L’ONU lance une enquête sur les violations des droits humains au Venezuela


Le Venezuela a accepté la « présence continue » de deux responsables du Haut-Commissariat de l’ONU.

Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a décidé vendredi de créer un groupe d’experts chargés d’enquêter sur les violations des droits humains commises au Venezuela depuis 2014, une initiative que Caracas a qualifiée d' »hostile ».

Une résolution en ce sens, proposée notamment par des pays du Groupe de Lima (composé de pays latino-américains et du Canada) et soutenue par l’Union européenne, a été adoptée par le Conseil à Genève (Suisse) par 19 voix pour, sept contre et 21 abstentions, dont le Mexique et l’Uruguay.

Cette décision intervient alors que le Venezuela a réussi de son côté jeudi à faire adopter une autre résolution par le Conseil sur le « renforcement de la coopération » dans le domaine des droits humains avec le bureau de la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet.

Le Haut-Commissariat a d’ailleurs annoncé pour sa part mardi la signature d’un accord avec le gouvernement vénézuélien visant justement à accroître la coopération en matière de droits humains, avec pour objectif notamment d’ouvrir un bureau permanent sur place. En attendant, le Venezuela a accepté la « présence continue » de deux responsables du Haut-Commissariat.

Mme Bachelet, qui a déploré la persistance de la torture et des disparitions forcées au Venezuela, n’a d’ailleurs jamais demandé une enquête, contrairement à son prédécesseur Zeid Ra’ad al Hussein.

La résolution adoptée vendredi, saluée par l’ONG Human Rights Watch, demande que la « mission internationale indépendante d’établissement des faits » soit « déployée d’urgence » au Venezuela.

Source: i24 News

Au Venezuela, le président Maduro suspend le dialogue avec l’opposition


Le gouvernement vénézuélien entend ainsi protester contre un nouveau train de sanctions imposées par les Etats-Unis.

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a suspendu, mercredi 7 août, le dialogue qu’il a engagé avec l’opposition en vue d’une sortie de crise au Venezuela, en réponse aux nouvelles sanctions économiques prises par les Etats-Unis contre Caracas.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro le 7 août à Caracas. Leonardo Fernandez / AP

« Bien que la délégation de l’opposition désignée par le député Juan Guaido se trouve déjà à La Barbade pour la session de discussions prévue pour cette semaine, le président Nicolas Maduro a décidé de ne pas envoyer la délégation vénézuélienne à cette occasion, en raison de la grave et brutale agression perpétrée de manière continuelle et retorse par l’administration Trump contre le Venezuela », selon un communiqué officiel.

Le gouvernement affirme néanmoins qu’il ne quitte pas la table des négociations : « Le Venezuela se prépare à revoir les mécanismes de ce processus afin qu’ils s’accordent avec les intérêts de notre peuple ».

La Barbade annulée

Après des contacts exploratoires et une première rencontre à la mi-mai à Oslo, les discussions entre les deux camps avaient repris à La Barbade le 8 juillet. Les délégations devaient se retrouver sur l’île caribéenne pour de nouveaux pourparlers jeudi et vendredi, toujours sous l’égide de la Norvège.

Dans un communiqué publié vendredi, le gouvernement norvégien avait indiqué que les délégués du gouvernement et de l’opposition s’étaient engagés à trouver une solution « constitutionnelle » à la crise vénézuélienne.

La décision du dirigeant socialiste intervient au surlendemain de l’annonce par la Maison Blanche que le président Donald Trump avait ordonné un gel total des biens aux Etats-Unis du gouvernement vénézuélien de Nicolas Maduro, que Washington souhaite voir quitter le pouvoir.

« Stratégie »

Dans un entretien téléphonique mercredi avec la chaîne de télévision publique VTV, le président vénézuélien, soulignant que l’opposition avait applaudi les nouvelles sanctions américaines, a conclu qu’on ne pouvait pas négocier dans ces conditions.

Le chef de l’opposition,Juan Guaido, qui s’est déclaré président par intérim du Venezuela en janvier et a été reconnu par plus d’une cinquantaine de pays, dont les Etats-Unis, s’est félicité mardi du gel décidé par les Etats-Unis à l’encontre des biens du gouvernement. Il a estimé sur Twitter que la mesure prise par les Etats-Unis visait à « protéger les Vénézuéliens » et a une nouvelle fois accusé M. Maduro d’usurper le pouvoir parce que son mandat actuel est issu d’une élection présidentielle que l’opposition considère comme entachée de fraude.

Mercredi, il a assuré que les sanctions allaient frapper les dirigeants chavistes et non pas les citoyens. « Elles sont dirigées contre le régime, contre Maduro », a-t-il déclaré au cours d’une petite cérémonie dans un quartier huppé de l’est de Caracas pour demander la libération du député Juan Requesens.

Ce dernier est en prison depuis un an pour son lien supposé avec une attaque aux drones contre le chef de l’Etat socialiste. « Il y a une stratégie nationale et internationale, dirigée par le Venezuela, pour mettre fin à la souffrance de notre peuple », a ajouté le social-démocrate Guaido.

« Terrorisme économique »

Au lendemain de l’annonce du gel de ses biens aux Etats-Unis, dernière en date d’une série de sanctions économiques américaines contre le pouvoir de M. Maduro, qui incluent un embargo pétrolier, Caracas avait accusé Washington de « terrorisme économique » et de chercher à provoquer une rupture du dialogue avec l’opposition.

Mercredi, au moment où des milliers de partisans de Nicolas Maduro défilaient à Caracas pour dénoncer les sanctions américaines, le ministre vénézuélien de la défense, le général Vladimir Padrino, demandait, lui, que la justice punisse ceux qui au Venezuela se déclarent favorables aux mesures prises par l’administration Trump.

« L’impunité, ça suffit ! », a écrit le ministre sur Twitter. « Ceux qui ont commencé le jeu de demander des sanctions contre la nation (…) avec des buts politiques minables doivent être punis par la loi ».

Elections libres réclamées

Le général Padrino n’a pas précisé nommément qui il visait. Mais le communiqué officiel du gouvernement annonçant la suspension des pourparlers a attaqué directement Juan Guaido pour son approbation des sanctions américaines. « Nous avons noté avec une profonde indignation que le chef de la délégation de l’opposition, Juan Guaido, célèbre, promeut et appuie ces actions qui nuisent à la souveraineté de notre pays et aux droits humains les plus élémentaires de ses habitants », déclare le communiqué.

Depuis La Barbade, où elle est arrivée, la délégation de l’opposition a répété qu’elle souhaitait la tenue d’élections libres et « la fin de la corruption, de la pauvreté et des violations des droits humains » au Venezuela.

Sous la présidence de M. Maduro, héritier du président Hugo Chavez (1999-2013), le Venezuela s’est enfoncé dans la plus grave crise économique, sociale et politique de son histoire moderne. Quelque 3,3 millions de Vénézuéliens se sont exilés depuis 2015, selon l’ONU.

Source: Le Monde

Un raid de la police américaine contre l’ambassade du Venezuela à Washington


Des policiers américains ont fait irruption dans l’ambassade du Venezuela à Washington pour convaincre les partisans de Nicolas Maduro de quitter les lieux, en vain. Les militants, privés d’électricité, sont quand même restés dans le bâtiment.

La police américaine est entrée dans l’ambassade du Venezuela à Washington, où se trouvent retranchés les derniers partisans de Nicolas Maduro.

Les négociations en vue de les pousser à quitter l’ambassade ont duré une demi-heure, puis les policiers sont partis en fermant l’entrée, les militants restant à l’intérieur.

L’ambassade et les consulats du Venezuela aux États-Unis avaient été fermés en janvier 2019, le personnel diplomatique avait quitté les lieux fin avril, privé de visas par l’administration Trump qui considère comme déchu le Président Nicolas Maduro. Des militants avaient alors occupé l’ambassade, affirmant vouloir empêcher une intervention militaire américaine à Caracas.

Au départ une cinquantaine, ils ne sont plus qu’une quinzaine, assiégés par les opposants à M. Maduro et privés d’électricité depuis quelques jours. Le Président vénézuélien les avait remerciés pour la défense de l’ambassade en exprimant sa «profonde admiration».

Les États-Unis, le Canada, de nombreux pays d’Amérique latine et certains pays européens ont reconnu Juan Guaido comme Président par intérim du Venezuela. La Russie, la Bolivie, la Chine, Cuba, la Turquie et un certain nombre d’autres pays ont exprimé leur soutien à Nicolas Maduro, élu constitutionnellement, en tant que seul Président légitime du Venezuela.

Source: Sputnik News

Maduro demande à l’armée de se tenir «prête» à repousser une attaque américaine contre le Venezuela


Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a estimé dans un message adressé au «peuple vénézuélien» que le «temps de la transition» était venu. De son côté, le président Nicolas Maduro s’est affiché proche de l’armée, qui continue à le soutenir.

Le président du Venezuela Nicolas Maduro a exhorté ses troupes à se tenir «prêtes à défendre le pays, armes en main, si un jour l’empire nord-américain ose toucher à ce pays, cette terre sacrée». Le chef de l’Etat, qui accuse Washington d’être derrière une récente tentative de coup d’Etat avortée, s’adressait à de jeunes soldats en ce 4 mai, dans l’Etat de Cojedes.

«Nous ne sommes pas un pays faible ou sans défense. Nous sommes un pays avec une puissante Force armée nationale bolivarienne, qui devrait être plus unie et loyale que jamais», a affirmé le président élu du pays.

Le même jour, l’opposant Juan Guaido (qui s’est autoproclamé dirigeant par intérim du pays, avant d’être reconnu comme tel par plusieurs dizaines de pays à la tête desquels les Etats-Unis) a appelé les Vénézuéliens à remettre un tract aux militaires pour leur demander de lâcher Nicolas Maduro. L’homme politique a promis l’amnistie aux soldats, qui continuent pourtant de soutenir le dirigeant élu.

Juan Guaido avait appelé le 30 avril à un soulèvement militaire depuis la base de La Carlota, mais celui-ci a échoué.

«Le moment de la transition est venu», menace Washington

De son côté, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a diffusé sur Twitter une vidéo adressée aux Vénézuéliens. «Le moment de la transition est venu», affirme-t-il, ajoutant : «Les Etats-Unis se tiennent fermement à vos côtés dans votre quête de liberté et de démocratie.»

«Nous sommes avec vous», a conclu en espagnol celui dont le pays a plusieurs fois fait savoir que l’option d’une intervention militaire visant à forcer au départ Nicolas Maduro restait sur la table.

Source: RT France

Au Venezuela les blindés foncent et roulent sur les manifestants


Pendant qu’en France les Gilets Jaunes se plaignent de se faire gazer et matraquer…

Les affrontements qui ont éclaté, mardi à Caracas, entre les manifestants descendus dans la rue à l’appel du président par intérim, Juan Guaido, et les forces loyales au régime de Nicolas Maduro, ont pris une nouvelle tournure avec le recours aux véhicules blindés.
Des vidéos relayées par les médias internationaux montraient des véhicules blindés foncer à plusieurs reprises sur les manifestants.

Dans ces vidéos, des véhicules blindés ont roulé à plusieurs reprises au milieu de la foule, renversant plusieurs personnes, avant qu’un de ces véhicules ne prenne feu, après avoir reçu un cocktail Molotov, et ne recule.

Vers midi, des groupes de manifestants avaient ont tenté de pénétrer dans la base La Carlota, près de l’endroit où le président Juan Guaido avait affirmé avoir reçu le soutien de l’armée pour mettre fin à « l’usurpation » du pouvoir au Venezuela, mais l’armée a riposté avec des tirs de bombes lacrymogènes et des véhicules blindés.

Des images véhiculées par les médias, montraient également des rues remplies de fumée de gaz lacrymogène, des manifestants arborant le drapeau national et des échanges de tirs entre des membres de la Garde nationale bolivarienne loyale à Nicolás Maduro et des gardes appuyant Juan Guaido.

Plus tôt dans la journée, des policiers avaient lancé du gaz lacrymogène contre les manifestants qui avaient répondu à l’appel de M. Guaido à sortir dans les rues.

« Peuple du Venezuela, nous allons dans la rue (avec) les forces armées nationales, pour continuer le déploiement jusqu’à la consolidation de la fin de l’usurpation qui est déjà irréversible », avait affirmé Juan Guaido sur son compte Twitter.

Dans une série de Tweets, M. Guaido, également président de l’Assemblée nationale (Parlement), a assuré qu’il avait rencontré les principales unités militaires des forces armées, et qu’il avait entamé la phase finale de « l’opération liberté ».

Dans une autre vidéo postée sur les réseaux sociaux, le chef de file de l’opposition a affirmé avoir le soutien de « vaillants soldats », depuis une base militaire de la capitale.

« Aujourd’hui, de vaillants soldats, de vaillants patriotes, de vaillants hommes attachés à la Constitution ont répondu à notre appel, nous avons répondu aussi à l’appel et nous nous sommes retrouvés dans les rues du Venezuela », avait poursuivi Guaido, reconnu par une cinquantaine de pays en tant que président par intérim, accompagné du chef de l’opposition, Leopoldo Lopez, qui a été libéré de sa résidence surveillée.

Réagissant à la situation au Venezuela, le président brésilien Jair Bolsonaro, a indiqué, sur les réseaux sociaux, que son pays suivait de près la situation au Venezuela et réaffirme son soutien au président par intérim du pays voisin, Juan Guaido.

« Le Brésil suit de près la situation au Venezuela et réaffirme son soutien à la transition démocratique qui se déroule dans le pays voisin. Le Brésil est aux côtés du peuple du Venezuela, du président (par intérim) Juan Guaido et de la liberté des Vénézuéliens », a indiqué le chef d’Etat sur son compte Twitter.

Exprimant sa solidarité avec le peuple Venezuela, le président Bolsonaro a souhaité que les Vénézuéliens « vivent enfin une véritable démocratie ».

Cette escalade de violence est le dernier chapitre de la profonde crise politique économique qui ne cesse d’empirer au Venezuela depuis 15 ans.

Le pays sud-américain vit actuellement un effondrement économique et humanitaire, avec une inflation supérieure à 1.000.000%, qui a forcé des millions de Vénézuéliens à l’exil.

Ce mois-ci, plusieurs coupures d’électricité et des pénuries d’eau risquent de déclencher une catastrophe sanitaire dans le pays.

Source: TSQ

Venezuela : Maduro passe à l’offensive contre les « putschistes »


L’opposant Juan Guaido a lui appelé à manifester « en paix » samedi devant les bases militaires du pays pour demander à l’armée de lâcher le président socialiste.

Le président Nicolas Maduro et l’armée, pilier du pouvoir au Venezuela, sont passés jeudi 2 mai à l’offensive contre « tous les putschistes », deux jours après une tentative de soulèvement manquée d’un groupe de soldats passé dans le camp de l’opposant Juan Guaido.

« Oui, nous sommes en plein combat, le moral doit être au maximum dans cette lutte pour désarmer tous les traîtres, tous les putschistes », a asséné le chef de l’Etat devant 4 500 soldats rassemblés à Caracas dans la cour du Fort Tiuna, la principale caserne du pays, au cours d’une cérémonie radio-télévisée.

« Loyauté toujours, trahison jamais ! », a scandé le président vénézuélien, flanqué de son ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino, et de plusieurs autres officiers de haut rang.

Chasse aux « traîtres » et appel à manifester

Ce discours s’inscrit dans la continuité de la chasse aux « traîtres » que Nicolas Maduro a lancée dès mardi soir, lorsqu’il a affirmé avoir déjoué l’« escarmouche putschiste »entreprise par un groupe de militaires entrés en rébellion pour rejoindre Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, dont les Etats-Unis.

L’armée est un acteur central du pouvoir vénézuélien. Elle tient le secteur pétrolier, poumon économique du Venezuela, dont ce pays tire 96 % de ses revenus, et plusieurs ministères. L’opposant Juan Guaido, lui, a appelé à manifester « en paix » samedi devant les bases militaires du pays pour demander à l’armée de lâcher le président socialiste.

« Samedi 4 : mobilisation nationale en paix vers les principales unités militaires pour qu’elles se rallient à la Constitution », a tweeté dans la nuit de jeudi à vendredi Juan Guaido.

Lopez réfugié dans l’ambassade d’Espagne

La tentative de soulèvement de mardi s’est rapidement dégonflée. Quelque 25 militaires rebelles ont demandé l’asile à l’ambassade du Brésil à Caracas. Puis Leopoldo Lopez, une des figures de l’opposition qui était assigné à résidence depuis 2017 et était apparu aux côtés de Juan Guaido et des soldats insurgés, s’est réfugié dans l’ambassade d’Espagne.

La justice vénézuélienne a ordonné jeudi son arrestation mais le gouvernement espagnol a aussitôt annoncé qu’il ne livrerait « en aucun cas » l’opposant.

Dans des déclarations effectuées dans la résidence de l’ambassadeur d’Espagne, Leopoldo Lopez a affirmé que la tentative de soulèvement « fait partie d’un processus, c’est une brèche qui va se transformer en brèche plus grande et qui va finir par rompre le barrage ».

« La chute a commencé » pour le régime vénézuélien et « c’est un processus irréversible » car « les militaires se sont rendus compte qu’ils ne sont pas seuls », a-t-il ajouté. « J’ai parlé à beaucoup de généraux (…) Cette dictature va se terminer. »

Quatre morts

La tentative de soulèvement a été accompagnée dans tout le Venezuela mardi et mercredi de manifestations monstre des partisans de Juan Guaido, émaillées de violents heurts entre des manifestants et les forces de l’ordre.

La tentative de soulèvement a été accompagnée dans tout le Venezuela mardi et mercredi de manifestations monstre.

Ces affrontements ont fait quatre morts parmi les manifestants, selon l’opposition et les familles. Selon Amnesty International, les troubles ont par ailleurs fait quelque 200 blessés et 205 personnes ont été arrêtées.

Le mécontentement populaire est alimenté par les conséquences de la pire crise de l’histoire récente du pays. L’hyperinflation pourrait atteindre 10 000 000 %, selon le FMI, les coupures de courant se multiplient et les hôpitaux ne peuvent plus soigner les malades, faute de médicaments et d’équipement.

Malgré l’échec de la manifestation de mercredi censée être le point final de l’« opération liberté » qui doit le mener au palais présidentiel de Miraflores, Juan Guaido a appelé à la poursuite des manifestations et appuyé l’idée de grèves tournantes pour arriver à la grève générale.

Réunion Pompeo-Lavrov

Pour Nicolas Maduro, le véritable donneur d’ordres derrière cette « escarmouche putschiste » est John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.

« La répression brutale du peuple vénézuélien doit s’achever et doit s’achever rapidement », a déclaré jeudi Donald Trump.« Les gens ont faim. Ils n’ont pas de nourriture, ils n’ont pas d’eau dans ce qui fut l’un des pays les plus riches du monde. »

Et pour accentuer un peu la pression et tenter de déloger Nicolas Maduro du pouvoir, Washington a pris un très grand nombre de sanctions, dont la plus récente est la plus marquante : un embargo sur le pétrole vénézuélien, depuis dimanche.

Les Etats-Unis évoquent aussi l’option militaire. « Une intervention militaire est possible. Si c’est nécessaire, c’est que ce feront les Etats-Unis », a ainsi assuré mercredi Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine.

A l’inverse, Nicolas Maduro a notamment le soutien de la Chine et de la Russie, dont Mike Pompeo a affirmé le même jour qu’elle « déstabilisait » le Venezuela, demandant à Moscou de cesser de soutenir le président vénézuélien.

Mike Pompeo discutera de la situation au Venezuela en début de semaine prochaine avec son homologue russe Sergueï Lavrov en marge d’une réunion en Finlande.

Source: L’OBS

Maduro appelle les Vénézuéliens à dire «non» au coup d’État et aux États-Unis


À la suite de l’échec du coup d’État organisé par Juan Guaido, le Président Maduro s’est adressé aux Vénézuéliens sur Twitter, appelant ces derniers à interdire aux États-Unis d’intervenir dans leur pays.

Le lendemain de la tentative de coup d’État, le Président vénézuélien Nicolas Maduro a lancé un appel à ses compatriotes pour dire «non» à l’ingérence des États-Unis. Il a posté ce message adressé aux Vénézuéliens sur son compte Twitter, à l’occasion des célébrations du 1er-Mai.

«Aujourd’hui la classe ouvrière du Venezuela se mobilise dans tout le pays pour célébrer sa journée et défendre ses réussites en organisant un grand défilé pour dire «non» au coup d’État, pour dire «non» à l’ingérence des Yankee. Nerfs d’acier, calme et bon sens! Vive les ouvriers et les ouvrières de la patrie!», a déclaré Maduro.

À Caracas, la Journée internationale des travailleurs est marquée par de nouvelles manifestations réunissant des partisans du Président et ceux de l’opposition, a indiqué RFI. Des centaines de manifestants se sont déjà rassemblés.

Mardi 30 avril, Juan Guaido était intervenu devant ses partisans réunis à l’extérieur d’une base militaire, annonçant le début de la «fin définitive de l’usurpation» et appelant à rejoindre les manifestants dans leur lutte contre le gouvernement en place.

Le chef de l’État a ensuite déclaré l’échec du coup d’État et a fait savoir qu’il avait ordonné d’ouvrir une enquête sur cette tentative et que plusieurs putschistes présumés étaient déjà interrogés. Il a ajouté que tous ceux qui avaient pris les armes pour renverser le pouvoir seraient retrouvés et jugés.

Pour le 1er-Mai, le «Président par intérim» Juan Guaido, reconnu par une cinquantaine de pays dont les États-Unis, avait promis d’organiser «la plus grande marche de l’histoire vénézuélienne». Le pouvoir a, lui aussi, appelé à manifester le 1er mai dans le centre de Caracas pour le traditionnel défilé de la fête du Travail.

Source: Sputnik News

Le Venezuela de nouveau plongé dans le noir


Selon l’AFP et de nombreux témoignages, une nouvelle panne d’électricité a touché une grande partie du Venezuela dans la nuit du 9 au 10 avril. Pour l’heure, aucune explication n’a été donnée à cette panne générale.

La ville de Maracaibo plongée dans le noir, le 31 mars 2019 (image d’illustration).

La capitale vénézuélienne Caracas et une grande partie du pays étaient à nouveau plongées dans le noir dans la nuit du 9 au 10 avril en raison d’une nouvelle panne d’électricité, selon l’AFP et des témoignages publiés sur les réseaux sociaux. Cette nouvelle panne d’électricité, la plus importante depuis une semaine, s’est déclaré à 23H20 (3H20 GMT le 10 avril), touchant une grande partie de la capitale ainsi que des zones importantes d’au moins 20 des 23 Etats du Venezuela, dont Vargas, Miranda, Aragua, Carabobo, Cojedes (centre), Lara, Zulia (ouest) et l’île de Margarita, selon les mêmes sources.

Ni le gouvernement, ni la compagnie nationale d’électricité Corpoelec n’ont apporté d’explication à cette panne générale, alors que l’opposant Juan Guaido a appelé ce 10 avril à des manifestations pour protester contre les défaillances des services publics. 

Depuis le 7 mars et une méga-panne qui avait laissé presque tout le pays dans l’obscurité pendant cinq jours, les coupures d’électricité ont été sporadiques au Venezuela, affectant notamment les services de distribution d’eau, les transports et les réseaux de téléphone et internet.

Le gouvernement du président Nicolas Maduro attribue ces pannes à des «attaques électromagnétiques, cybernétiques et physiques» contre la centrale hydrolélectrique de Guri, qui produit 80% de l’énergie du pays. Il accuse les Etats-Unis d’être derrière ces attaques dans le but de déstabiliser son gouvernement.  

Les pannes d’électricité sont néanmoins courantes dans le pays et généralement attribués par l’opposition et des experts au délabrement général des installations techniques. L’opposant Juan Guaido, auto-proclamé «président par intérim» et reconnu par une cinquantaine de pays comme tel, a appelé le pays à manifester ce 10 avril  à l’occasion d’une «Opération Liberté» contre le président Maduro.

Source: RT France

Venezuela: les coupures mettent à mal la mobilisation de l’opposition


Les partisans de Nicolas Maduro et ses opposants doivent manifester dans un nouveau bras-de-fer ce samedi 6 avril. Chacun se rejette la responsabilité des grandes coupures d’électricité qui ont paralysé le pays de nombreuses fois au cours du dernier mois. Juan Guaido espère mobiliser les foules contre le gouvernement après un mois de mars particulièrement difficile.

Le leader de l’opposition vénézuelienne Juan Guaido, durant une conférence de presse le 2 avril 2019. Manaure Quintero / Reuters

Malgré l’immense popularité de Juan Guaido, les Vénézuéliens n’ont pas vraiment répondu présent aux dernières mobilisations qu’il a convoqué pendant les coupures de courant. Il y avait du monde, mais rien à voir avec les foules qui ont investi les rues du pays en janvier et en février.

L’opposition l’expliquait par les coupures d’électricité : sans courant, les réseaux ne fonctionnent pas donc l’information circule mal. D’autant que de nombreuses personnes étaient trop occupées à tenter de survivre en cherchant de l’eau et de la nourriture plutôt que d’aller manifester. Les convocations étant par ailleurs lancées un peu à la dernière minute, cela n’a pas permis au bouche-à-oreille de prendre.

Sauf que cette fois-ci, la manifestation est prévue depuis plus d’une semaine. Et la colère est très vive, de nombreuses manifestations spontanées ont éclaté le week-end dernier à cause des pénuries, parfois sévèrement réprimées par les forces de l’ordre.

Il est donc capital pour Juan Guaido que cette manifestation soit très suivie. D’autant qu’elle est la première étape de son opération « Libertad » : une opération pour prendre à terme Miraflores, le Palais présidentiel, dans un ultime défi lancé à Nicolas Maduro. Mais sans un immense soutien populaire, l’opération risque d’être compromise.

Source: RFI

Venezuela : l’Assemblée constituante lève l’immunité de Juan Guaido


Acquise à Nicolas Maduro, l’Assemblée constituante permet ainsi des poursuites pénales contre le chef de l’opposition. Juan Guaido dénonce une forme d’« inquisition ».

L’Assemblée constituante vénézuélienne s’est réunie pour voter la levée de l’immunité parlementaire de Juan Guaido, le 2 avril à Caracas. ARIANA CUBILLOS / AP

L’Assemblée constituante vénézuélienne a levé mardi 2 avril l’immunité et autorisé des poursuites pénales pour usurpation de fonctions contre le chef du Parlement, Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par plus de cinquante pays. L’Assemblée constituante a voté à l’unanimité pour « autoriser la continuation des poursuites pénales engagées contre le député »d’opposition devant la Cour suprême, a annoncé le président de cette institution Diosdado Cabello.

Tant la Cour suprême que l’Assemblée constituante sont jugées comme acquises au pouvoir du chef de l’Etat socialiste, Nicolas Maduro, par l’opposition, tous leurs membres ayant été désignés par le chavisme (du nom du défunt Hugo Chavez). « Le peuple est déterminé et rien ne nous arrêtera », a immédiatement réagi Juan Guaido, lors d’une allocution devant ses partisans et des journalistes, ajoutant qu’il n’y avait « aucune marche arrière dans ce processus ».

« Ce n’est plus de la persécution, c’est l’inquisition »

Avant même ce vote, M. Guaido avait dit redouter d’être arrêté par les autorités. « Ils peuvent essayer de m’enlever », avait-il déclaré. « Vous savez comment agit le régime. Ce n’est même plus de la persécution, c’est l’inquisition », avait estimé le député de centre droit. L’Assemblée constituante et la Cour suprême « n’ont pas la qualité pour perquisitionner ou lever l’immunité, il faut dire les choses comme elles sont », avait-il souligné.

Le 29 janvier, la Cour suprême a ouvert une enquête contre M. Guaido, 35 ans, sous l’accusation d’avoir usurpé les fonctions du président Maduro, qui l’avait à son tour accusé d’avoir planifié une attaque contre lui. « Nous agissons sur la base de la Constitution », a dit M. Cabello, également no 2 du parti au pouvoir, en clôturant les travaux de l’Assemblée qu’il dirige.

Les Etats-Unis ont déjà mis en garde Caracas à plusieurs reprises contre toutes représailles à l’encontre de celui qu’ils considèrent comme le chef de l’Etat légitime du Venezuela. Ce rebondissement survient alors que le président Nicolas Maduro et son principal opposant se disputent le pouvoir depuis le début de l’année, dans un Venezuela exaspéré par les pannes de courant à répétition et le manque d’eau courante.

Source: Le Monde