La Banque du Japon se joint à la Fed et à la BCE pour préparer le déploiement de la monnaie numérique


D’abord la Fed, puis la BCE, et maintenant la Banque du Japon : les banques centrales du monde se préparent tranquillement à lâcher les monnaies numériques dans le dos d’une population qui ne se doute de rien, dans une ultime tentative de déclencher l’inflation et de mettre fin à l’orthodoxie monétaire actuelle qui n’a pas réussi à améliorer les conditions de vie des masses (mais surtout, qui n’a pas réussi à faire disparaître une montagne croissante de dette mondiale insurmontable).

Vendredi dernier, la Banque du Japon a rejoint la Fed et la BCE en déclarant qu’elle commencerait à expérimenter le fonctionnement de sa propre monnaie numérique, plutôt que de se limiter à la recherche conceptuelle comme elle l’a fait jusqu’à présent.

La digitalisation a progressé dans divers domaines, tant au Japon qu’à l’étranger, grâce au développement rapide des technologies de l’information et de la communication. Il est possible que la demande du public pour une banque centrale des monnaies numériques (CBDC) augmente à l’avenir, compte tenu du développement rapide de l’innovation technologique. Bien que la Banque du Japon n’ait actuellement aucun projet d’émission de la CBDC, du point de vue de la stabilité et de l’efficacité de l’ensemble des systèmes de paiement et de règlement, la Banque considère qu’il est important de se préparer soigneusement pour répondre de manière appropriée à l’évolution des circonstances.

La banque a expliqué qu’elle pourrait créer une CBDC à vocation générale si la circulation des espèces diminue “sensiblement” et que la monnaie numérique privée ne suffit pas à remplacer les fonctions des espèces, tout en promettant de fournir des espèces physiques tant qu’il y aura une demande publique

Cette initiative, comme le rapporte Reuters, est venue s’ajouter à l’annonce faite par un groupe de sept grandes banques centrales, dont la BOJ, sur ce qu’elles considèrent comme les caractéristiques essentielles d’une monnaie numérique de banque centrale (CBDC), telles que la résilience et un cadre juridique clair. Elle s’inscrit également dans le droit fil de l’accent mis par le nouveau Premier ministre japonais Yoshihide Suga sur la promotion de la digitalisation et de la réforme administrative afin de stimuler la compétitivité du pays.

Dans un rapport exposant son approche sur la CBDC, la Banque du Japon a déclaré qu’elle mènerait une première phase d’expériences sur les fonctions de base essentielles des CBDC, telles que l’émission et la distribution, au début de l’exercice financier commençant en avril 2021. Ces expériences feront partie des efforts de la BOJ pour examiner de plus près comment elle peut émettre des CBDC d’usage général, destinées à être largement utilisées par le grand public, y compris les entreprises et les ménages.

Naturellement, pour éviter de déclencher une panique face à la sortie du papier-monnaie – et donc d’inciter la population à le thésauriser – la Banque du Japon a déclaré que les CBDC “compléteront, et non remplaceront, les espèces et se concentreront sur la facilitation des systèmes de paiement et de règlement”. Cependant, la question de savoir comment il est “plus pratique” pour la banque centrale de pouvoir éteindre à distance et sans préavis n’importe quelle somme d’argent dans son portefeuille numérique reste un mystère.

Contrairement à la Fed, la Banque du Japon prévoit que les institutions financières et autres entités privées servent d’intermédiaires entre la banque centrale et les utilisateurs finaux, plutôt que de laisser les entreprises et les ménages détenir des dépôts directement auprès de la Banque du Japon.

“Bien que la Banque du Japon n’ait actuellement aucun projet d’émettre une CBDC … il est important de se préparer minutieusement pour répondre aux changements de circonstances”, indique le rapport.

Dans la deuxième phase d’expérimentation, la Banque de justice examinera la conception potentielle des CBDC, par exemple si elle devrait fixer une limite au montant émis et payer une rémunération sur les dépôts.

Dans la dernière étape avant l’émission, la Banque du Japon lancera un programme pilote impliquant des entreprises privées et des ménages.

La Banque du Japon a ajouté qu’il serait souhaitable que la CBDC soit utilisée non seulement pour les paiements nationaux mais aussi transfrontaliers, bref ne vous inquiétez pas, ce n’est qu’une expérience… mais une fois opérationnelle, elle prendra en charge l’ensemble du système monétaire existant.

Il est certain qu’avoir le contrôle total de l’ensemble du mécanisme de transmission monétaire, jusqu’à chaque quantité de monnaie en circulation, a été un rêve de banquier central. L’une des principales raisons des taux négatifs était que les banques obligent les consommateurs à retirer leur argent de la banque et à le dépenser, ce qui permettait d’augmenter la vitesse de circulation de l’argent. Hélas, les taux d’intérêt les plus bas de l’histoire ont simplement incité à épargner encore plus et à dépenser moins, ce qui a eu des conséquences catastrophiques pour les secteurs financiers partout où des taux négatifs ont été adoptés, comme au Japon et en Europe.

Jusqu’à présent, le Japon s’était montré prudent quant à une évolution trop rapide des monnaies numériques, compte tenu des perturbations sociales que cela pourrait provoquer dans un pays qui a la population la plus friande de liquidités au monde. Mais les progrès constants de la Chine vers l’émission de monnaie numérique ont incité le gouvernement à reconsidérer sa position, surtout si la Chine prend l’initiative de déclencher une nouvelle vague de relance une fois qu’elle aura converti toute sa population en monnaie numérique, et s’est engagée dans la plate-forme politique de cette année à examiner l’idée de plus près.

Bien entendu, la véritable raison qui motive la banque centrale à mettre en place d’urgence des monnaies numériques est simple et n’a rien à voir avec le fait de servir la population, d’accroître la facilité des transferts ou de renforcer la stabilité et l’efficacité des systèmes de paiement et de règlement. Elle a tout à voir avec un contrôle discret de l’inflation et avec la possibilité de créer une “monnaie hélicoptère” mondiale. C’est ainsi que Bill Campbell, le responsable du portefeuille de titres à revenu fixe de DoubleLine, l’a décrit dans sa dernière note à lire absolument “La boîte de Pandore des monnaies numériques de la Banque centrale”.

Avec l’Assouplissement Quantitatif (QE), les banques centrales ont imprimé des réserves excédentaires qui n’ont profité qu’aux très riches et grandes institutions. L’innovation d’un système de monnaie numérique tel que décrit par Mastercard pourrait stimuler directement les consommateurs. Un tel mécanisme pourrait ouvrir de véritables vannes de liquidité dans l’économie de consommation et accélérer le taux d’inflation. Alors que les banques centrales ont essayé sans succès d’augmenter l’inflation au cours de la dernière décennie, la tentation de mettre en place des CBDC pourrait être très forte parmi les décideurs politiques. Cependant, les CBDC ne se contenteraient pas d’injecter des liquidités dans l’économie, mais pourraient également accélérer la vitesse de circulation de la monnaie. Ce coup de poing pourrait entraîner une inflation bien plus importante que ce que les banquiers centraux négocient.

Lors de la mise en œuvre initiale de l’Assouplissement Quantitatif, les banques centrales ont promis que cette mesure serait temporaire et qu’elle serait dénouée après la fin de la crise, une promesse dont je doute depuis un certain temps. Les banques centrales, comme nous le savons, ont perpétué l’assouplissement quantitatif dans le cadre de la mise à jour de leurs politiques monétaires. La première utilisation des monnaies numériques dans la politique monétaire pourrait commencer à petite échelle car les décideurs politiques, par prudence, cherchent à calibrer cette expérience dans le cadre d’une relance quasi budgétaire. Cependant, cette première retenue pourrait faire place à une complaisance croissante et à une utilisation accrue de l’outil – comme nous l’avons vu avec l’Assouplissement Quantitatif. Les tentations des CBDC ne se limitent pas aux excès de la politique monétaire. Les CBDC semblent également être un mécanisme efficace pour contourner les prérogatives du gouvernement en matière de fiscalité, d’émission de dette et de dépenses afin de mettre en œuvre une politique quasi-budgétaire. Imaginez, par exemple, la facilité avec laquelle la théorie monétaire moderne peut être mise en œuvre par l’intermédiaire des CBDC. Avec les CBDC, les banques centrales disposeraient de la plomberie nécessaire pour délivrer directement une monnaie numérique sur les comptes bancaires des particuliers, prête à être dépensée par le biais de cartes de débit.

Permettez-moi de citer à nouveau l’avertissement de Charles I. Plosser en 2012 : “Une fois qu’une banque centrale se lance dans la politique budgétaire, il est probable qu’elle se trouve sous la pression croissante du secteur privé, des marchés financiers ou du gouvernement pour utiliser son bilan afin de se substituer à d’autres décisions budgétaires”. D’une simple pression sur le bouton numérique, les CBDC peuvent permettre aux décideurs politiques de répondre à ces demandes, ou de s’y plier, au risque de déclencher une conflagration inflationniste, d’abandonner le peu qui reste de la discipline budgétaire souveraine et qui sait quoi d’autre. J’espère que les dirigeants des banques centrales du monde entier aborderont cette nouvelle technologie financière avec une extrême prudence, en se gardant d’en abuser ou de l’utiliser à outrance. Il est difficile d’être optimiste. Bientôt, nos pandores monétaires disposeront de leur propre boîte remplie de nouveaux pouvoirs, peut-être trop attrayants pour y résister.

Voici une autre raison pour laquelle il est difficile d’être optimiste : sans pratiquement aucun discours ou débat public, les banques centrales sont maintenant si loin dans le processus qu’elles ne sont qu’à quelques pas de lancer une entreprise du secteur privé avec l’un des plus grands processeurs de paiements numériques au monde. Vous trouverez ci-dessous un communiqué de presse que pratiquement personne n’a remarqué début septembre, émanant de nul autre que le géant du paiement électronique MasterCard, dans lequel il a révélé qu’il avait lancé une “plate-forme d’essai des Banques Centrales des Monnaies Numériques (CBDC), permettant aux banques centrales d’évaluer et d’explorer les monnaies numériques nationales”.

Alors que l’économie mondiale se bat pour adopter les paiements numériques, les banques centrales se tournent également vers l’avenir et étudient comment soutenir l’innovation tout en maintenant la politique monétaire et la stabilité financière lorsqu’elles émettent et distribuent des devises. En fait, 80 % des banques centrales interrogées se livrent à une forme quelconque de travail sur les Banques Centrales des Monnaies Numériques (CBDC), et environ 40 % des banques centrales sont passées de la recherche conceptuelle à l’expérimentation de concepts et de conceptions, selon une enquête récente de la Banque des règlements internationaux.

Aujourd’hui, Mastercard a annoncé la création d’un environnement de test virtuel propriétaire permettant aux banques centrales d’évaluer les cas d’utilisation des CBDC. La plateforme permet de simuler l’émission, la distribution et l’échange de CBDC entre les banques, les prestataires de services financiers et les consommateurs. Les banques centrales, les banques commerciales et les sociétés de technologie et de conseil sont invitées à s’associer à Mastercard pour évaluer les conceptions technologiques des CBDC, valider les cas d’utilisation et évaluer l’interopérabilité avec les moyens de paiement existants disponibles aujourd’hui pour les consommateurs et les entreprises.

Mastercard est un leader dans l’exploitation de plusieurs voies de paiement et réunit des partenaires pour garantir des conditions de concurrence équitables pour tous, des banques aux entreprises en passant par les opérateurs de réseaux mobiles, afin de faire entrer le plus grand nombre de personnes possible dans l’économie numérique. Mastercard veut mettre son expertise au service du développement pratique, sûr et sécurisé des monnaies numériques.

“Les banques centrales ont accéléré leur exploration des monnaies numériques avec des objectifs variés, allant de la promotion de l’inclusion financière à la modernisation de l’écosystème des paiements”, a déclaré Raj Dhamodharan, vice-président exécutif de Mastercard, chargé des produits et partenariats relatifs aux actifs numériques et aux blockchains. “Mastercard est le moteur de l’innovation avec le secteur public, les banques, les fintechs et les sociétés de conseil dans l’exploration des CBDC, en travaillant avec des partenaires qui sont alignés sur nos valeurs et principes fondamentaux. Cette nouvelle plateforme soutient les banques centrales dans leurs décisions actuelles et futures sur la voie à suivre pour les économies locales et régionales”, a ajouté M. Dhamodharan.

Sheila Warren, responsable de la Blockchain, des actifs numériques et de la politique des données au Forum économique mondial, a déclaré : “Les collaborations entre les secteurs public et privé dans l’exploration des monnaies numériques des banques centrales peuvent aider ces dernières à mieux comprendre l’éventail des possibilités et des capacités technologiques disponibles en ce qui concerne les CBDC. Les banques centrales peuvent bénéficier d’un soutien dans l’exploration de l’ensemble des options qui s’offrent à elles en ce qui concerne les CBDC, ainsi que d’un aperçu des opportunités qui pourraient se présenter”.

Enfin, pourquoi les banques centrales utilisent-elles la blockchain comme épine dorsale pour tous les efforts en matière de monnaie numérique ? Cela n’a rien à voir avec leur fascination pour les bitcoins, ou leur crainte que les cryptomonnaies puissent devenir dominantes (bien qu’il y ait certainement un élément de cela). La véritable raison est que la blockchain permet de suivre chaque unité monétaire, qu’il s’agisse du dollar numérique, de l’euro numérique, du yen numérique ou du yuan numérique, depuis sa création numérique, à travers chaque transaction, et jusqu’à quel porte-monnaie elle se trouve à un moment donné. En bref, les monnaies numériques basées sur des blockchains permettront aux banques centrales d’avoir une carte en temps réel d’absolument toutes les unités monétaires en circulation, et de chaque transaction économique, ce qu’elles ne peuvent pas faire avec des billions de billets anonymes qui traînent encore (le processus inverse a été lancé par la BCE lorsqu’elle a supprimé le fameux billet de 500 euros qui permettait aux Européens de contourner facilement les taux d’intérêt négatifs de l’Europe). Et, bien sûr, lorsque le moment sera venu, les banques centrales pourront également “avertir” le public que la monnaie numérique dans leurs portefeuilles numériques pourrait bientôt expirer, provoquant un flot inflationniste de dépenses en un tour de main.

Source: Aube Digitale

La pandémie de Covid-19 a entraîné une pénurie de cash


À tel point que les banques supplient la clientèle de rapporter de la monnaie dans leurs caisses.

Recevez un bonus de 5 dollars [4,30 euros] pour 100 dollars [86 euros] rapportés sous forme de pièces: c’est l’offre lancée le 14 juillet dernier par la Community State Bank, une banque du Wisconsin. Comme beaucoup d’autres établissements financiers aux États-Unis, la CSB est en manque cruel de pièces sonnantes et trébuchantes, alors que les consommateurs se détournent de l’argent liquide depuis la pandémie de Covid-19. Réticente à l’idée de manipuler des pièces et billets qui pourraient être contaminés, la population a délaissé les espèces au profit d’autres moyens de paiement.

Le confinement a également ralenti la circulation de la monnaie, de nombreux commerces gourmands en cash tels que les laveries automatiques, cafés et restaurants étant fermés. Pour couronner le tout, l’inquiétude envers la situation économique a poussé les ménages à faire de l’épargne de précaution en stockant leur argent sous le matelas. Résultat: de nombreuses banques et commerces se retrouvent à court d’argent liquide. Certains cafés Starbucks ou supermarchés interdisent carrément à leur clientèle de payer en espèces, n’étant pas en mesure de rendre la monnaie.

Fabriquer des pièces de monnaie à tour de bras

La situation est suffisamment grave pour inquiéter la Réserve fédérale américaine (Fed), qui a commencé à allouer aux banques des fonds provenant de son stock de pièces existants à titre de «mesure temporaire». La limite légale d’argent liquide que peuvent détenir les banques a étalement été relevée, et l’institution a créé fin juin une «task force» spéciale pour «atténuer la pénurie de monnaie due à la pandémie de Covid-19». Après avoir vu sa production ralentir en raison du confinement, la Monnaie américaine (US Mint) est sur le pied de guerre pour fabriquer des nouvelles pièces à tour de bras. Chaque mois, 1,6 milliard de pièces devraient sortir de ses usines, amenant le total de pièces en circulation à 19,8 milliards d’ici fin 2020, soit 7,4 milliards de plus que l’an dernier.

Parallèlement, le patron de l’Independent Community Bankers of America (ICBA), qui regroupe de petites banques indépendantes aux États-unis, supplie la clientèle de rapporter au plus vite son cash à la banque ou de le dépenser dans les boutiques. En attendant, certains commerces tentent de trouver des parades contre la pénurie. La chaîne de supermarchés Kroger rend par exemple de la monnaie sous forme d’une carte de fidélité pouvant être utilisée lors d’une prochaine visite.

L’offre bonus de la Community State Bank a elle remporté un succès au-delà de ses espérances, à tel point que la banque a décidé de suspendre l’opération le 21 juillet. «Nous avons reçu une abondance de pièces en un temps record, témoigne Katie Stolp, directrice des opérations de détail. Je n’avais jamais rien vu de tel. Nous allons à présent pouvoir aider tous les propriétaires d’entreprises locales du sud-est du Wisconsin.» Payer les gens pour qu’ils dépensent leur argent: l’économie est décidément bien détraquée.

Source: Korii

Des tests vont commencer en Afrique pour l’identification biométrique, les « dossiers de vaccination » et les « systèmes de paiement »


Des tests vont bientôt débuter dans les régions d’Afrique touchées par la pauvreté pour une identification biométrique qui sera également votre système de paiement et votre dossier de vaccination. La plateforme d’identité numérique biométrique qui « évolue au fur et à mesure de votre évolution » est soutenue par nul autre que l’alliance GAVI pour les vaccins, Mastercard, soutenue par Bill Gates, et la société d’ »authentification d’identité » alimentée par l’IA, Trust Stamp.

L’Alliance GAVI, qui est largement financée par les fondations Bill et Melinda Gates et Rockefeller, ainsi que par les gouvernements alliés et l’industrie des vaccins, s’intéresse principalement à l’amélioration de « la santé des marchés des vaccins et autres produits de vaccination », plutôt qu’à la santé des individus, selon son propre site web. De même, le partenariat de GAVI avec Mastercard est directement lié à son effort « Le monde au-delà du cash », qui renforce principalement son modèle commercial qui a longtemps dépendu d’une réduction de l’utilisation de l’argent physique.

La réduction de l’utilisation de l’argent liquide est nécessaire. L’argent liquide est impossible à suivre, mais si vous utilisez une monnaie numérique centralisée, la classe dirigeante a un contrôle total sur ce que vous pouvez dépenser.

Le programme, qui a été lancé fin 2018, verra la plateforme d’identité numérique de Trust Stamp intégrée à la carte GAVI-Mastercard « Wellness Pass » (Passeport bien-être), un système numérique de dossier de vaccination et d’identité qui est également lié au système « cliquer pour jouer » de Mastercard qui fonctionne grâce à sa technologie d’IA et d’apprentissage automatique appelée NuDataMastercard, outre son engagement à promouvoir la « centralisation des dossiers de vaccination des enfants », se décrit comme un leader vers un « monde au-delà de l’argent », et son partenariat avec GAVI marque une nouvelle approche pour relier un système d’identité numérique biométrique, des dossiers de vaccination et un système de paiement en une seule plate-forme cohérente. Depuis son lancement il y a près de deux ans, cet effort a été financé par 3,8 millions de dollars de fonds de donateurs de la GAVI, en plus d’un don équivalent de la Fondation Bill et Melinda Gates. –Activist Post

Début juin, la GAVI a annoncé que le programme Wellness Pass de Mastercard serait adapté en réponse à la pandémie de coronavirus (COVID-19). Environ un mois plus tard, Mastercard a annoncé que la plateforme d’identité biométrique de Trust Stamp serait intégrée au Wellness Pass, car le système de Trust Stamp est capable de fournir une identité biométrique dans les régions du monde qui manquent d’accès à Internet ou de connectivité cellulaire et ne nécessite pas non plus la connaissance du nom légal ou de l’identité d’une personne pour fonctionner. Le programme Wellness impliquant GAVI, Mastercard et Trust Stamp sera bientôt lancé en Afrique de l’Ouest et sera couplé à un programme de vaccination COVID-19 dès qu’un vaccin sera disponible.

Ce qui est peut-être le plus alarmant dans cette nouvelle initiative du « Wellness Pass », c’est qu’elle relie ces solutions numériques « à double usage » à des solutions de paiement sans numéraire qui pourraient bientôt devenir obligatoires, car les méthodes de paiement sans contact et sans numéraire ont été considérées comme des modes potentiels de contagion par les groupes alignés sur la GAVI, comme l’Organisation mondiale de la santé, entre autres, depuis que la pandémie a été déclarée au début de l’année. –Activist Post

Avez-vous compris ? Tout est lié à la même chose, et la pandémie est une excuse pour y parvenir. Réveillez-vous. Ils ne viennent pas vous sauver, bien au contraire, en fait.

Pour ceux qui pensent que le président Donald Trump a déclaré que « le vaccin sera sur la base du volontariat », vous avez probablement raison. Ce sera « volontaire », c’est sûr. Et si vous ne l’obtenez pas et ne participez pas au nouveau programme d’identification biométrique, vous ne pourrez rien acheter ou vendre, y compris de la nourriture. Cela ne ressemble en rien à la définition du volontariat pour moi, mais croyez en la religion que vous souhaitez et faites confiance à qui vous voulez. Je compterai sur moi plutôt que sur un politicien pour me sauver.

Oh, pourquoi Trump a-t-il besoin de 300 millions de doses du vaccin si c’est « volontaire » ? Nous allons connaître un « hiver rigoureux », comme ils nous l’ont déjà dit plusieurs fois. Il est temps de faire preuve d’esprit critique et d’arrêter de tomber dans le piège de toutes ces psy.

Ceux qui ont planifié l’asservissement de l’humanité nous mettent en garde contre « un hiver rigoureux ».

Cela ne signifie pas que vous ne devez pas rester vigilant et savoir ce qui se passe. Mettez de l’ordre dans vos préparatifs. Faites un nouvel audit, achetez plus de nourriture et améliorez votre stockage d’eau. Ce système est là et il ne sera pas volontaire dans aucun sens du terme. Il est similaire à notre système de « taxe volontaire ». Allez-y et choisissez de ne pas payer, et des hommes armés viendront chez vous pour vous faire payer. Oui, c’est comme ça que fonctionne l’interaction volontaire (remarque : c’était du sarcasme). Croyez les hommes politiques que vous voulez, mais ce sont tous des marionnettes pour la Réserve fédérale, et leur prise de pouvoir est imminente, à moins que nous ne nous réveillions et que nous soyons solidaires. (Note de SENTINELLE SAPS: se réveillez et être solidaire, ce n’est pas suffisant: ce n’est pas ça qui sauve, c’est Christ.)

L’intégralité de la décomposition de ce nouveau système de bêtes peut être lue en cliquant ici (en anglais)

Ne vous contentez pas de me croire sur parole. Examinez ces questions par vous-même. Tout est lié ci-dessus, et mieux encore, trouvez vos propres informations. Je vous implore tous de ne pas croire ce que vous disent les autres, y compris Trump ou moi-même. Faites des recherches, lisez, apprenez et préparez-vous.

Source: SHTFPlan.com

Traduction par Aube Digitale

L’euro numérique est-il la mort du dollar ?


Les crises mondiales pourraient permettre l’émergence de monnaies de réserve numériques, basées sur les blockchains.

La Banque de France a annoncé une nouvelle étape dans la création de ce qui pourrait devenir un remplaçant du dollar. Dans un communiqué de presse, le 20 mai, la banque centrale a annoncé le test réussi d’une transaction basée sur la blockchain avec une monnaie numérique de la banque centrale.

Les monnaies numériques, telles que le bitcoin et le libra de Facebook, lorsqu’elles sont soutenues par l’argent des contribuables et l’or, pourraient même défier le dollar des États-Unis.

Dans le test avec la Banque de France, la Société Générale, une des plus grandes banques d’investissement de France, a émis 40 millions d’euros (44,3 millions de dollars US) d’obligations sécurisées sous forme de jetons de sécurité. Les obligations ont été ensuite directement enregistrées sur une blockchain publique et réglées en euros numériques. La blockchain est la liste numérique qui fournit la sécurité nécessaire pour la transaction. Chaque transaction est appelée un bloc. La blockchain crée une liste de transactions qui ne peuvent pas être facilement éditées. De cette façon, personne ne peut dépenser la même unité de monnaie numérique deux fois. La plupart des monnaies numériques dépendent de cette technologie.

La Banque de France mène une série de tests pionniers de l’utilisation de l’euro numérique. Initialement, le projet testait seulement les échanges entre banques. « Cette expérience a été conduite en utilisant les infrastructures de la blockchain d’un bout à l’autre… Elle a démontré la faisabilité d’un règlement numérique de titres financiers et leur livraison en monnaie numérique de banque centrale (MNBC) pour les compensations interbancaires », a expliqué la Société Générale.

« Les résultats de ces expériences constitueront un élément important pour la contribution de la Banque de France à la réflexion plus globale menée par le système euro sur l’intérêt d’une MNBC», a déclaré la Banque de France.

Au cours des prochaines semaines, la banque centrale de France planifie de conduire d’autres tests avec d’autres parties. Finalement, ces tests viseront des institutions financières et des entreprises. À ce jour, la banque a révélé peu de choses sur ces projets. « Le fait que la Banque de France garde encore de l’information sous couvert est dû à l’importance et à l’ampleur de l’euro numérique », a expliqué btc-echo. « La monnaie est un projet prestigieux avec un effet de signal sur la politique étrangère—la banque ne peut se permettre d’échouer sur la scène internationale. Pour cette raison, des sections du plan d’action ne sont publiées qu’étape par étape. Malgré l’attrait de ce projet, la banque met l’accent sur le statut actuel de bac à sable virtuel de la monnaie numérique de banque centrale. »

Alors que la technologie n’a pas encore prouvé son caractère pratique, l’Europe et l’Asie font pression pour sa mise en œuvre. Le rapport de la Deutsche Bank d’Allemagne a noté, en janvier, que les monnaies numériques ont le « potentiel de changer radicalement les paiements, les opérations bancaires, les banques centrales et l’équilibre du pouvoir économique ».

La Chine a déjà fait des progrès importants dans le développement d’une MNBC. Le renminbi numérique est déjà en circulation avec certains représentants gouvernementaux sélectionnés dans la région de Xingcheng dans le Suzhou. Une MNBC pourrait améliorer l’automatisation, réduire les processus de paiement, et renforcer la sécurité.

Les transactions prennent souvent plusieurs jours à passer entre les mains de divers intermédiaires et dépendent des êtres humains pour assurer leur sécurité. Une monnaie numérique basée sur la blockchain peut offrir la même sécurité et donc accélérer le processus de manière significative en remplaçant le facteur humain par des ordinateurs, et en les automatisant.

Les monnaies numériques pourraient accélérer considérablement les transactions si la technologie peut fournir la sécurité nécessaire. Elles mettraient fin aussi à la guerre contre le blanchiment d’argent, car la monnaie papier deviendrait superflue. Une fois que la technologie sera suffisamment développée, les transactions internationales pourraient être effectuées en quelques secondes seulement.

La guerre de la monnaie de réserve

À mesure que les monnaies numériques gagnent en popularité, le statut de monnaie de réserve du dollar américain devient de plus en plus imprévisible. Mark Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, a laissé entendre le 23 août que la domination du dollar n’est plus tenable pour faire face aux développements mondiaux, mais empêcherait en fait la prospérité des pays en voie de développement. Il a suggéré que les nouvelles technologies pourraient fournir la solution en disant :

À plus long terme, nous devons changer le jeu. Il ne devrait pas y avoir l’illusion que le [Fond monétaire international] peut être réformé du jour au lendemain ou que les forces du marché sont susceptibles de forcer un changement rapide des avoirs de réserve. Mais l’acceptation tout aussi heureuse du statu quo est également une erreur. Les risques augmentent, et ils sont structurels. Comme Rudi Dornbusch a avertit : « En économie, les choses prennent plus de temps à se produire que vous le croiriez, puis elles arrivent plus vite que vous ne le penseriez ».

Quand les changements viennent, ce ne devrait pas être pour échanger l’hégémonie d’une monnaie contre une autre. Tout système unipolaire est inadapté à un monde multipolaire. Nous ferions bien de réfléchir à toutes les occasions, y compris celles que présentent les nouvelles technologies, pour créer un système mieux équilibré et plus efficace.

Le National Intelligence Council des États-Unis a prédit, dans « Tendances mondiales 2025 : un monde transformé », ce qui suit : « Malgré les entrées récentes dans les actifs en dollars et l’appréciation du dollar, le dollar pourrait perdre son statut de monnaie de réserve mondiale inégalée, d’ici 2025, et devenir une première parmi des égaux dans un panier du marché des devises ».

En théorie, une monnaie asiatique ou européenne pourrait servir comme monnaie de réserve additionnelle.

Mais jusqu’à présent, aucune autre monnaie ne jouit du même prestige ni de la même confiance que le dollar américain. Le dollar, cependant, a ses limites et ses faiblesses. Celles-ci sont particulièrement visibles en période de crises mondiales. Ledger Insights a expliqué dans « Le COVID-19 souligne les problèmes de la dominance du dollar. Un panier de monnaies numériques aiderait-il ? » :

En des temps favorables, si une grande partie des transactions mondiales sont libellées en dollars, c’est extrêmement pratique. Mais en cas de crise, cette dépendance excessive peut être un problème parce qu’il n’y a peut-être pas assez de dollars pour tout le monde. Bien que les banques centrales puissent contribuer à la liquidité dans leurs monnaies locales, dans certaines juridictions, c’est un plus grand défi d’aider les entreprises avec des dollars, comme le soulignent deux rapports de recherche du Crédit suisse.

La forte demande pour des dollars américains peut renforcer la monnaie de réserve, mais elle suscite également ceux qui cherchent à contester sa domination.

La crise récente liée au covid-19 a rendu encore plus probable le fait que le dollar perdra son statut de « monnaie de réserve mondiale inégalée », comme l’a suggéré le National Intelligence Council des États-Unis. Par exemple, la crise récente a ravivé le débat sur la relance du projet du Fond monétaire international (fmi) d’utiliser des droits de tirage spéciaux (dts). Il y a plus de 50 ans, les dts furent créés en tant que « principal actif de réserve dans le système monétaire international », selon les statuts de l’Accord du fmi.

Les dts peuvent agir en tant que monnaie de réserve monétaire internationale, et le fmi peut agir en tant que banque centrale mondiale. Le fmi peut émettre des dts, et les membres peuvent les échanger contre leur monnaie locale.

En temps de crises, les banques centrales impriment de l’argent. Le fmi peut également le faire sous forme d’offres de dts. Appuyés par les actionnaires du fmi, tous les membres ont reçu le droit de détenir des dts dans leur compte. En période de difficultés financières, les dts peuvent être échangés contre la monnaie nécessaire.

Le problème des dts, c’est qu’il ne s’agit pas d’une monnaie réelle et qu’elle n’est soutenue que par les monnaies de chaque État membre. Beaucoup doutent de sa capacité à devenir une monnaie de réserve mondiale.

« Mais le dts s’est avéré l’un des instruments de la coopération internationale les plus sous-utilisés », a écrit José Antonio Ocampo, ancien ministre colombien des Finances et du Crédit public et directeur de la Concentration du développement économique et politique à l’École des Affaires internationales et publiques de Colombie. Avec l’ancien gouverneur de la Banque populaire de Chine, Zhou Xiaochuan, Ocampo a été l’un des principaux promoteurs de l’utilisation plus large des DTS, depuis un certain temps.

Le renminbi chinois a été ajouté au panier des dts du fmi, en 2016. En 2019, l’ancienne directrice générale du fmi, Christine Lagarde, a proposé l’idée de lancer une version numérique des dts.

Le récent désespoir financier a augmenté la demande d’utiliser des dts. « De nombreuses personnalités ont préconisé que le fmi prenne en charge une “allocation de dts” pour assister les pays confrontés à cette crise financière mondiale provoquée par la pandémie du covid-19 », a remarqué le Center for Global Development [CGD].

À la mi-mai, le sénateur américain, Bernie Sanders, et le membre du Congrès, Ilhan Omar, ont envoyé une lettre signée par des centaines de législateurs de 40 pays aux chefs du fmi et de la Banque mondiale, les exhortant à augmenter leur assistance financière pour aider les pays en voie de développement. Ils exigeaient qu’une partie de l’aide soit fournie sous forme de dts.

« Pour la plupart des experts, l’idée semble comme aller de soi, mais certains actionnaires du fmi ont exprimé leurs inquiétudes, particulièrement les États-Unis, qui ont un vote de contrôle sur la question », a ajouté le CGD.

Mais l’utilisation des dts requiert encore l’approbation de 85 pour cent du total des voix détenues par les membres du fmi. Les États-Unis détiennent 16,5% des votes et leur opposition empêche les dts de jouer un rôle de premier plan.

Les dts sont émis proportionnellement à leurs parts au fmi. Les économies en difficulté pourraient les utiliser comme un allègement de la dette. Mais les pays économiquement forts, comme les États-Unis, n’en profiteraient pas. La banque centrale américaine, par exemple, peut imprimer des dollars et donc n’a pas besoin des dts. D’autres pays ne peuvent pas le faire sans craindre que leur monnaie locale ne perde de sa valeur. Ainsi, si le fmi pouvait émettre d’importantes sommes de dts, elles pourraient être utilisées pour soulager les pays ayant une importante dette en dollars.

Plus la crise financière s’aggrave, plus les nations accumulent des dettes, et plus les cris augmentent pour alléger la dette en dollars américains et créer des devises de réserve supplémentaires.

Il se peut que les dts, dans leur forme actuelle, ne puissent jamais s’élever pour devenir une monnaie de réserve mondiale, mais la demande des gens pour les utiliser est remarquable et leur principe sous-jacent peut avoir un avenir.

Crise et hostilités croissantes

L’Union européenne et divers pays asiatiques étudient depuis longtemps les options pour la création d’un marché financier indépendant du dollar américain. Les avancées technologiques et les défis financiers accrus dans la récente crise du coronavirus peuvent donner une nouvelle vie à ces tentatives.

Lorsque diverses nations asiatiques augmentent leurs échanges commerciaux les unes avec les autres tout en se détachant des États-Unis, elles ont peu d’intérêt à effectuer leur commerce en dollar. Il en va de même pour les nations européennes.

Mais le problème, c’est qu’aucune autre monnaie ne s’est révélée aussi fiable que le dollar. Bien que l’euro ait le soutien de nations économiquement fortes, comme l’Allemagne, il court aussi le risque de s’effondrer si le projet européen d’une union plus étroite échoue.

Mais un euro numérique qui n’est adopté que par un noyau de nations européennes pourrait changer cela radicalement. Premièrement, les banques centrales des nations européennes utiliseraient la monnaie numérique pour les transactions entre banques. Cela pourrait ensuite s’étendre aux entreprises, aux citoyens et, finalement, au marché international. Une telle monnaie aurait non seulement le soutien de nations économiquement fortes et de l’or, mais aussi la promesse de l’innovation.

Cette promesse d’innovation est particulièrement importante lorsqu’il est question d’alliances commerciales. Disons que la Chine et l’Allemagne décident d’un accord commercial. Habituellement, elles utiliseraient le dollar pour mener leurs affaires. Mais si elles devaient utiliser une monnaie numérique dans laquelle elles ont toutes deux confiance, cette alliance commerciale serait non seulement sécurisée, mais de nombreux procédés redondants, des intermédiaires et des jours de temps perdu dans l’attente des transactions seraient éliminés.

Une fois que l’innovation atteint les entreprises locales, la facilité des transferts monétaires internationaux encourage une interaction plus globale.

Le succès du projet exigerait que les nations fassent confiance à la nouvelle monnaie. La volonté de le faire augmenterait de façon importante si l’alternative était d’utiliser le dollar à un moment où l’animosité à l’égard des États-Unis est à son apogée.

Détenir la monnaie de réserve mondiale a non seulement soutenu l’économie américaine, mais elle a également permis à la nation d’agir à l’échelle mondiale à un niveau inégalé. Au cours des dernières années, la Chine, l’Iran, la Turquie, la Corée du Nord et d’autres pays ont vu leurs stocks s’effondrer alors que les États-Unis imposaient des sanctions ou menaçaient simplement de le faire.

Retirez aux États-Unis le statut de monnaie de réserve, ou ajoutez une autre monnaie de réserve, et les États-Unis perdent ce pouvoir et les intérêts sur leur dette montent en flèche et deviennent insoutenables.

À l’heure actuelle, le dollar est en forte demande à l’échelle mondiale ; aussi longtemps que ce sera le cas, les États-Unis peuvent imprimer de l’argent avec la pleine assurance que sa demande est couverte. Mais une fois que cette demande prendra fin, la valeur du dollar américain va chuter. Les gens ne chercheront plus à emprunter en dollars américains, et les États-Unis seront contraints de rembourser leur dette.

La puissance américaine est maintenue aussi longtemps qu’un nombre suffisant de pays acceptent sa suprématie ou jusqu’à ce qu’ils trouvent un remplaçant. Pour le moment, même divers pays asiatiques ne font pas suffisamment confiance à la Chine pour qu’elle établisse une monnaie de réserve supplémentaire. Mais au fil du temps, cela pourrait changer d’autant plus que les hostilités envers les États-Unis augmentent.

La crise actuelle a également montré que l’hostilité envers les États-Unis est non seulement croissante en Asie, mais aussi en Europe. Lors d’une enquête menée par l’institut de sondage public Kantar pour le compte de la Fondation Körber, 73% des sondés ont déclaré avoir une opinion pire sur les États-Unis aujourd’hui qu’avant la crise du coronavirus. Seulement 5% affirment que leur image des États-Unis s’est améliorée. C’est un changement important et spectaculaire.

Si l’Asie et l’Europe agissent de pair, elles pourraient se dissocier de la suprématie américaine. Elles pourraient créer une monnaie de réserve qui ne soit plus soutenue par les États-Unis, mais plutôt par leurs contribuables respectifs et leur accord de commercer l’une avec l’autre.

Pendant la guerre froide, un tel scénario était considéré comme impensable, mais les défis mondiaux et l’intensification des hostilités rendent ce scénario beaucoup plus probable, aujourd’hui.

La Bible prophétise une alliance commerciale, au temps de la fin, entre l’Europe et l’Asie. Ésaïe 23 prédit un « marché des nations » qui comprend Kittim (la Chine), Tarsis (le Japon) et Tyr (l’Europe dirigée par l’Allemagne). Ensemble, l’Asie et l’Europe ont le potentiel pour dominer le commerce mondial. Dans « L’Amérique est assiégée économiquement  », le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, a expliqué que cette alliance commerciale inclurait aussi l’Amérique latine, mais exclurait les États-Unis.

Une telle alliance n’aurait aucun intérêt à négocier en dollars. Mais un euro numérique comme monnaie de réserve, nouvelle ou supplémentaire, pourrait renforcer cette alliance.

Cela exigerait que les nations européennes s’unissent de manière puissante.

Feu Herbert W. Armstrong a écrit, en 1984, qu’une crise bancaire importante en Amérique « pourrait avoir comme résultat soudain de provoquer l’union des nations européennes en tant que nouvelle puissance mondiale, plus forte même que l’Union soviétique ou les États-Unis » (lettre aux co-ouvriers, 22 juillet 1984).

Cette unification renouvelée d’un noyau de nations européennes pourrait, également, amener une nouvelle monnaie, peut-être numérique.

Comme l’a montré la crise financière de 2008, une crise bancaire pourrait facilement entraîner l’effondrement du dollar américain. Les ennemis de l’Amérique en sont également conscients.

Se pourrait-il que ceux qui cherchent à renverser le dollar puissent provoquer délibérément une crise financière ?

Le gouvernement américain croit actuellement que le virus du covid-19 aurait pu sortir d’un laboratoire chinois. Il a également été prouvé que l’Organisation mondiale de la santé, dont les informations ont provoqué le confinement dans tant de pays, a été largement influencée par la Chine.

Nous n’avons pas encore vu la fin de cette pression en faveur de nouvelles monnaies de réserve. Nous n’avons pas non plus, vu la fin des hostilités envers l’Amérique. On ne peut écarter la possibilité d’une guerre commerciale à venir. La crise récente montre que tous ces scénarios deviennent de plus en plus probables. De plus, toutes ces tendances sont prophétisées dans la Bible.

Il est important que vous compreniez ces prophéties et que vous surveilliez de jour en jour comment elles s’accomplissent. Pour une étude détaillée de ces prophéties ainsi que l’espérance sous-jacente qui les accompagnent, je vous encourage à lire « Comment la crise financière mondiale produira l’avènement des dix rois de l’Europe » et à faire la demande d’un exemplaire gratuit de Ésaïe : sa vision du temps de la fin, de Gerald Flurry.

L’Allemagne et la France mène le Fonds de relance européen


L’Europe utilise la crise actuelle pour devenir plus centralisée.

L’Allemagne et la France ont proposé le 18 mai un fonds de relance de 500 milliards d’euros (549 milliards de dollars américains) pour aider la zone euro à faire face au coronavirus. Il proviendrait de la dette émise par la Commission européenne et s’ajoute aux 540 milliards d’euros convenus en avril.

Si l’accord réussit tel que proposé, ce serait un grand pas en avant pour l’intégration. Même si ce n’est pas le cas, cela montre que l’Allemagne est plus disposée que jamais à prendre la tête de l’économie.

La proposition verrait l’Union européenne emprunter de l’argent sur les marchés financiers. L’argent serait ensuite remis aux pays et aux entreprises dans le besoin. Cet argent viendrait sous forme de subventions, et non des prêts—un écart significatif pour l’UE. Tous les États membres, riches comme pauvres, devraient alors couvrir les dépenses par le biais du budget de l’UE. Le remboursement de ce prêt est estimé à prendre fin en 2060.

Les pays du Nord, plus riches et plus économes, devront payer pour les pays du Sud, plus pauvres et criblés de dettes. Cet accord renforce les querelles et les préjugés existants ; depuis 2008, de nombreux pays riches du nord de l’Europe sont venus à considérer leurs voisins en difficulté dans le sud comme paresseux et irresponsables.

Avant que le fonds ne soit adopté, les 27 États membres doivent l’approuver. Jusqu’à présent, cela ne s’est pas produit. Le résultat final est encore inconnu ; les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède et le Danemark travaillent actuellement sur une contre-proposition. L’Allemagne et la France peuvent se battre pour sauver l’accord, ou autoriser son édulcoration. Même s’il entre en vigueur, l’argent n’arrivera pas avant un an.

Malgré cela, le nouveau fonds marque un changement important pour la zone euro.

À ce stade, l’Allemagne a rejeté l’utilisation de ressources financières à l’échelle de l’UE pour aider les États membres. Elle a récemment fait la une des journaux pour avoir refusé d’émettre des « euro-obligations », également appelés « corona bonds » [obligations corona], qui auraient financé la reprise en combinant des titres de créance des divers membres de l’UE. Mais cela était impopulaire auprès des contribuables du Nord parce que cela les accablerait afin d’aider les nations moins frugales.

En prenant la tête d’un fonds de relance à l’échelle de l’UE, l’Allemagne modifie cette position. C’est la première fois qu’elle soutient une sorte de dette mise en commun pour la zone euro—une étape majeure vers un super-État.

« L’Allemagne et la France ont soudainement décidé de montrer la voie », a écrit le groupe financier Bloomberg. L’article dit qu’un accord réussi « pourrait être le germe d’un budget de l’UE plus important, fondé non seulement sur les contributions individuelles des États membres mais également sur de nouvelles taxes à l’échelle de l’UE. Si cela se produisait, la zone euro se rapprocherait un peu plus d’une ‘union budgétaire’, ce qui est nécessaire pour la mettre sur une base plus solide. »

Le site web CapX a également observé cette tendance, déclarant : « Les observateurs chevronnés de Bruxelles seront choqués d’apprendre que les propositions (de l’UE) ont très peu à voir avec la pandémie et tout à voir avec l’approfondissement de la centralisation du pouvoir de l’UE et l’élaboration de politiques de haut en bas. »

Une « union budgétaire » a longtemps été considérée comme le moment où la zone euro passe d’un regroupement de nations à un super-État. La dette partagée et les impôts partagés signifient que tous les éléments d’un gouvernement partagé devront être mis en place. L’Allemagne a refusé d’aller aussi loin. Elle ne veut pas permettre à d’autres pays d’accéder aux deniers publics allemands à moins qu’elle puisse contrôler la façon dont ils sont dépensés. Sinon, cet argent pourrait être gaspillé, ou de mauvaises décisions financières d’autres pays pourraient mettre en danger les moyens de subsistance allemands.

Le fonds est limité et beaucoup disent que ce n’est pas suffisant. Il n’y a pas de provision qui couvre les emprunts en cours. Ces nouvelles étapes ne seront pas franchies tant que l’Allemagne n’aura plus de contrôle sur l’économie de la zone euro. Mais il s’agit toujours d’une étape historique.

Si cet accord est conclu, il donnera à l’UE un nouveau niveau d’autorité et d’intégration.

La chancelière allemande Angela Merkel tient à préserver l’euro car elle le voit comme un moyen d’élargissement et de poursuite de l’intégration, selon Jean Quatremer, écrivant pour la publication française Libération . Merkel a déclaré qu’il était nécessaire « d’agir de manière responsable et intelligente pour que l’euro puisse survivre ». La monnaie unique « doit survivre », a-t-elle dit, « afin de faire progresser l’intégration ».

Quelle que soit la forme de l’accord, l’intégration européenne se poursuivra—en grande partie grâce au coronavirus.

« Le coronavirus ouvrira-t-il la voie au Saint Empire romain ? » a demandé le rédacteur en chef de la Trompette Gerald Flurry dans une émission récente de la Clef de David . Il a déclaré que les problèmes économiques auxquels l’Europe est confrontée, en raison du virus, accéléreront considérablement la formation d’une Europe unie moderne, dotée d’une plus grande puissance. Il a averti que la formation d’un tel empire « affecterait directement votre vie ». Il a déclaré que « de plus en plus de gens parlent en Europe de l’homme fort dont ils ont besoin, qu’il y a un manque de leadership pour vraiment traiter le problème du virus et les problèmes économiques. »

Pour la plupart, cela semble peu probable. L’Europe semble se fracturer : elle affiche un manque de coopération entre les États membres pour l’aide médicale, elle a recourt à un tribunal allemand contestant le droit de l’UE et elle ne s’accorde pas sur un stimulus au-delà de la coquille creuse d’un accord.

Mais l’Europe profitera de ces crises pour s’unir.

« Au début, la réponse de l’Union européenne à la crise de la COVID-19 a été extrêmement lente et incohérente », a écrit CapX. « Depuis lors, ‘ne jamais laisser une bonne crise se perdre’ semble être devenu le mantra à la fois de la Commission européenne et d’un certain nombre de dirigeants nationaux. »

Le coronavirus justifiera non seulement une politique budgétaire plus risquée, mais transformera également la politique.

La Bible dit qu’une superpuissance européenne sous la direction allemande apparaîtra peu de temps avant le retour de Jésus-Christ. Daniel 8 : 23 décrit le dirigeant fort à la tête de ce Saint Empire romain ressuscité comme « un roi au visage audacieux » (Daniel 8 : 23, version Darby). M. Flurry explique cette prophétie en détail dans sa brochure gratuite Un dirigeant allemand fort est imminent . « Ce dirigeant à venir bientôt pourrait littéralement être appelé un roi. Même s’il ne l’est pas, la Bible lui donne cette étiquette », écrit-il. « Lorsque la Bible parle d’un roi, dans la plupart des cas, elle dit que ce n’est pas un gouvernement démocratique. Même s’il n’a pas ce titre, il va diriger comme un roi. Cette vision dans Daniel montre que l’empire européen est sur le point de devenir beaucoup plus autoritaire. »

La Trompette observe cette tendance, tout comme son prédécesseur, La pure vérité, sous Herbert W. Armstrong. Il a écrit en 1978 que les nations européennes allaient bientôt « donner tout leur pouvoir militaire et monétaire au souverain central sur les dix—le futur dirigeant européen » (lettre aux co-ouvriers, 14 août 1978). Le fonds de relance franco-allemand pourrait aider l’Europe à aller dans cette direction.

Au final, ce fonds de relance ne suffira pas à sauver l’Europe d’une crise encore plus grande qui se profile. M. Armstrong a averti qu’un crash économique en Amérique « pourrait soudainement entraîner le déclenchement des nations européennes à s’unir en tant que nouvelle puissance mondiale plus grande que l’Union soviétique ou les États-Unis. En conséquence, cela pourraient soudainement provoquer la grande Tribulation » (lettre aux co-ouvriers, 22 juillet 1984).

Source: La Trompette

Karat, la carte de crédit qui dépend de votre nombre de likes


Des start-ups développent des produits financiers sur mesure pour les créatrices et influenceurs.

Spencer Donnelly est un créateur de contenus liés au jeu vidéo sur YouTube. Sous le pseudo TheRussianBadger, il accumule près de 2,7 millions d’abonné·es sur sa chaîne, et, grâce au pourcentage obtenu sur les revenus publicitaires de la plateforme, il a pu en faire son occupation principale.

Son entreprise, The Russian Badger, gagne certaines années entre 2 et 3 millions de dollars. Pourtant, aucune banque n’a accepté de lui donner une carte de crédit lui permettant de dépenser plus de 20.000 dollars [17.700 euros] par mois: son revenu, irrégulier, provenant de multiples sources et souvent sans contrat à long terme, ne serait pas perçu comme assez stable.

Entre en scène Karat. La start-up américaine vient de lancer une carte de crédit pour influencers, dotée d’avantages spécifiques en fonction de leur secteur (le jeu vidéo, les produits de beauté, etc.).

Cette offre dispose d’une ligne de crédit de 50.000 dollars [44.400 euros] par mois, mais ce plafond peut grimper en fonction des revenus –certain·es de leurs client·es gagnent des millions de dollars par an– et, surtout, de leurs statistiques sur les réseaux sociaux. Pour placer ces limites, il a d’abord fallu mettre en place un système pour déterminer la valeur de l’influenceur.

Chiffrer l’influence

L’entreprise accepte en priorité des client·es dont le nombre d’abonnements vérifiés est d’au moins 100.000. Mais «ce n’est pas si simple»explique à Wired Will Kim, cofondateur de Karat. «Des millions d’abonnés ne signifient pas des millions de dollars.»

Par exemple, 1 million d’abonné·es sur YouTube ont davantage de crédit que 10 millions sur TikTok aux yeux de la start-up: sur YouTube, il est possible de gagner de l’argent grâce aux revenus publicitaires et aux abonnements, alors que sur TikTok, il n’existe encore aucune option directe de monétisation de ses contenus.

L’engagement est aussi un aspect critique pour évaluer le potentiel et la stabilité d’un influenceur ou d’une influenceuse: 1 million de followers avec 10% d’engagement seront plus précieux que 10 millions avec 1% d’engagement. Il est également important que l’influencer ne dépende pas, financièrement, d’une seule plateforme.

Karat n’est pas la seule entreprise qui cherche à séduire les influencers. De plus en plus d’options émergent sur le marché pour les cartes, les banques ou la comptabilité à destination des auto-entreprises.

Karat estime d’ailleurs que déjà plus d’un million de créateurs et créatrices sont des professionnelles à temps plein gagnant en moyenne 80.000 dollars [71.000 euros] par an, et le marché de l’influence, selon certaines estimations, pourrait peser 15 milliards de dollars en 2022.

Source: Korii

Les fonds d’investissement religieux ont le vent en poupe


Des financiers proposent d’investir dans des entreprises en accord avec ses croyances religieuses.

Ces dernières années ont vu l’émergence de nouveaux fonds de placements échangés en bourse (ETF). Ceux-ci n’investissent pas en prenant seulement en compte un potentiel retour sur investissement, mais font également reposer leurs décisions sur des critères éthiques nommés ESG –environnementaux, sociaux et de gouvernance.

Souvent, les ETF visent à investir en priorité dans des entreprises qui respectent les normes écologiques et adoptent un comportement socialement responsable. Mais les critères peuvent englober des paramètres plus spécifiques et de plus en plus de fonds d’investissement obéissent à des principes religieux.

C’est le cas de Wahed Invest, une société de conseil américaine qui vise les investisseurs musulmans et propose de «trouver une manière d’investir [ses] richesses en restant en accord avec [son] éthique».

Pour un fonds musulman, cela peut se traduire par éviter d’investir dans des entreprises qui tirent leurs revenus de la vente d’alcool, de porc ou des jeux de hasard, mais aussi par la volonté d’obéir à des règles plus philosophiques. Par exemple, l’islam tend à réprouver les intérêts banquaires, parfois considérés comme une manière haram de faire fructifier son argent.

Investissements halal

Côté chrétien, Global X, qui gère 11 milliards de dollars [9,79 milliards d’euros], va agrandir son fonds nommé Catholic values. Celui-ci obéit aux «Principes d’investissement socialement responsables» de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, et a gagné plus de 330 millions de dollars [294 millions d’euros] depuis son lancement en 2016.

Catholic values rejette les investissements dans toute entreprise liée, en vrac, à la pornographie, aux expériences sur les cellules souches, aux armes chimiques ou encore à l’avortement. Les entreprises qui tirent jusqu’à 50% de leurs revenus par des contrats avec l’armée sont en revanche acceptées.

Les critères établis par ces fonds ne sont pas monolithiques mais reflètent plutôt les débats internes à leur religion. Par exemple, Wahed Invest n’a pas dans son portfolio de sociétés d’armement, alors que d’autres fonds musulmans n’y voient pas d’inconvénient. Elle accepte par contre de placer de l’argent chez Tesla, qui porte une lourde dette productrice d’intérêts.

L’ETF de Wahed Invest fait partie des huit fonds lancés en 2019 qui affirment investir selon des principes religieux. En tout, Bloomberg estime qu’1,9 milliard de dollars [1,7 milliard d’euros] sont gérés par ce type de société.

C’est une goutte dans l’océan des fonds de placement, mais elle pourrait faire des émules, car c’est un marché encore relativement inexploré. Il y a près de trois millions et demi de musulman·es aux États-Unis et pourtant, «beaucoup d’entreprises n’osent pas viser la communauté musulmane», explique un membre de Wahed Invest.

Source: Korii

Vous pourrez bientôt payer avec votre doigt grâce à une carte bancaire biométrique


BNP Paribas va lancer la première carte bancaire biométrique en France. La “commercialisation de masse” est prévue pour la fin de l’année 2020. 

Fini le code à 4 chiffres à retenir, vous pourrez bientôt payer avec votre simplement votre doigt. D’après Le Parisien, BNP Paribas va inaugurer la première carte bancaire par empreintes digitales en France dès cet automne.

Si la Société Générale a été le premier établissement bancaire à expérimenter la carte biométrique, la BNP compte déployer cette innovation technologique à grande échelle. “De nombreuses initiatives et prototypes ont vu le jour ces dernières années à travers le monde mais aucun n’a donné lieu à une commercialisation de masse auprès du grand public”, note Jean-Marie Dragon, responsable monétique et paiements innovants chez BNP Paribas. Dans un premier temps, 10 000 à 15 000 clients pourront bénéficier de cette offre avant la fin de l’année.

Une innovation qui tombe à pic

Pour payer, rien de plus simple. Il suffira de mettre son doigt sur la carte bancaire biométrique à quelques centimètres du boîtier du commerçant. Un voyant lumineux vert s’allumera et un léger “bip” retentira pour vous signaler que la transaction s’est bien déroulée. Le client peut réaliser tous ses paiements sans limitation autre que celle de la carte Visa Premier. 

Pour l’activer, il faudra “avoir préalablement enregistré son empreinte digitale grâce à un petit lecteur recyclable envoyé avec la carte”, indique Le Parisien. Aucun tarif n’a filtré sur le coût de cette opération pour le client.

Une chose est certaine, la carte biométrique semble receler un vrai potentiel commercial. Selon un sondage réalisé par TNS Kantar pour CB en 2017, 52% des Français préféreraient utiliser l’empreinte digitale plutôt que le code secret pour s’authentifier. Cette carte 2.0 présente aussi l’avantage de limiter les manipulations chez les commerçants. Un atout forcément salutaire en ces temps de crise sanitaire.

Source: Yahoo News

Le « grand reset » de l’économie ou l’après-pandémie


Pour ceux qui se demandent ce qui va se passer après que la pandémie de COVID-19 ait pratiquement paralysé l’ensemble de l’économie mondiale, propageant la pire dépression depuis les années 1930, les dirigeants de la première ONG de la mondialisation, le Forum économique mondial de Davos, viennent de dévoiler les grandes lignes de ce à quoi nous pouvons nous attendre. Ces personnes ont décidé d’utiliser cette crise comme une opportunité.

Le 3 juin dernier, le Forum économique mondial de Davos (FEM) a dévoilé, via son site web, les grandes lignes de son prochain forum qui se tiendra en janvier 2021. Ils l’appellent « The Great Reset« . Il s’agit de profiter de l’impact stupéfiant du coronavirus pour faire avancer un programme très spécifique. Il est à noter que ce programme s’inscrit parfaitement dans un autre programme spécifique, à savoir l’Agenda 2030 des Nations Unies pour 2015. L’ironie de la situation du premier forum mondial des grandes entreprises, celui qui a fait avancer le programme de mondialisation des entreprises depuis les années 1990, en adoptant maintenant ce qu’ils appellent le développement durable, est énorme. Cela nous donne un indice que cet agenda ne correspond pas tout à fait à ce que le FEM et ses partenaires prétendent.

La grande réinitialisation (« The Great Reset« )

Le 3 juin, le président du FEM, Klaus Schwab, a publié une vidéo annonçant le thème annuel pour 2021, « The Great Reset« . Il semble qu’il ne s’agisse de rien de moins que de promouvoir un programme mondial de restructuration de l’économie mondiale selon des lignes très spécifiques, qui ne ressemblent étonnamment pas à celles préconisées par le GIEC*, par la Suédoise Greta et ses amis du monde des affaires comme Al Gore ou Larry Fink de Blackwater.

Il est intéressant de noter que les porte-parole du FEM situent la « réinitialisation » de l’économie mondiale dans le contexte du coronavirus et de l’effondrement de l’économie industrielle mondiale qui en découle. Le site internet du FEM déclare : « Il y a de nombreuses raisons de poursuivre une grande réinitialisation, mais la plus urgente est celle de COVID-19 ». La Grande Réinitialisation de l’économie mondiale découle donc de COVID-19 et de « l’opportunité » qu’il représente.

En annonçant le thème de 2021, le fondateur du FEM, M. Schwab, a ensuite déclaré, en changeant habilement l’ordre du jour :

« Nous n’avons qu’une seule planète et nous savons que le changement climatique pourrait être la prochaine catastrophe mondiale avec des conséquences encore plus dramatiques pour l’humanité« .

L’implication est que le changement climatique est la raison sous-jacente de la catastrophe de la pandémie de coronavirus.

Pour souligner son programme vert « durable », le FEM accueille ensuite le futur roi du Royaume-Uni, le prince Charles. Le prince de Galles fait référence à la catastrophe mondiale du COVID-19,

« S’il y a une leçon essentielle à tirer de cette crise, c’est que nous devons placer la nature au cœur de notre fonctionnement. Nous ne pouvons tout simplement pas perdre plus de temps ».

À bord de Schwab et du Prince se trouve le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Il déclare :

« Nous devons construire des économies et des sociétés plus égales, plus inclusives et plus durables, qui soient plus résistantes face aux pandémies, au changement climatique et aux nombreux autres changements mondiaux auxquels nous sommes confrontés ».

Notez son discours sur les « économies et sociétés durables » – nous y reviendrons plus tard. La nouvelle directrice du FMI, Kristalina Georgieva, a également approuvé le projet « The Great Reset ». Parmi les autres resetters (réinitialisateurs) du FEM, citons Ma Jun, président du Comité des finances vertes de la Société chinoise de finance et de banque et membre du Comité de politique monétaire de la Banque populaire de Chine ; Bernard Looney, PDG de BP ; Ajay Banga, PDG de Mastercard ; Bradford Smith, président de Microsoft.

Ne vous y trompez pas, la Grande Réinitialisation n’est pas une idée du moment de Schwab et ses amis. Le site internet du FEM déclare :

« Les mesures de verrouillage de COVID-19 s’atténuent peut-être progressivement, mais l’anxiété concernant les perspectives sociales et économiques du monde ne fait que s’intensifier. Il y a de bonnes raisons de s’inquiéter : un fort ralentissement économique a déjà commencé, et nous pourrions être confrontés à la pire dépression depuis les années 1930. Mais, si cette issue est probable, elle n’est pas inévitable ».

Les financeurs du FEM ont de grands projets : « …le monde doit agir conjointement et rapidement pour réorganiser tous les aspects de nos sociétés et de nos économies, de l’éducation aux contrats sociaux et aux conditions de travail. Chaque pays, des États-Unis à la Chine, doit participer, et chaque industrie, du pétrole et du gaz à la technologie, doit être transformée. En bref, nous avons besoin d’un « Grand Rétablissement » du capitalisme ». C’est un gros truc.

Des changements radicaux

Schwab nous en dit plus sur l’agenda à venir : « …un des points positifs de la pandémie est qu’elle a montré à quelle vitesse nous pouvons apporter des changements radicaux à nos modes de vie. Presque instantanément, la crise a forcé les entreprises et les particuliers à abandonner des pratiques longtemps considérées comme essentielles, depuis les voyages aériens fréquents jusqu’au travail au bureau ». Ce sont censés être des points positifs ?

Il suggère que ces changements radicaux soient prolongés : « L’agenda de la Grande Restitution aurait trois composantes principales. Le premier orienterait le marché vers des résultats plus équitables. À cette fin, les gouvernements devraient améliorer la coordination… et créer les conditions d’une « économie des parties prenantes… » Elle comprendrait « des modifications de l’impôt sur la fortune, la suppression des subventions aux combustibles fossiles et de nouvelles règles régissant la propriété intellectuelle, le commerce et la concurrence« .

Le deuxième volet du programme Great Reset garantirait que « les investissements fassent progresser les objectifs communs, tels que l’égalité et la durabilité ». Ici, le chef du WEF déclare que les récents budgets de relance économique énormes de l’UE, des États-Unis, de la Chine et d’ailleurs doivent être utilisés pour créer une nouvelle économie, « plus résistante, équitable et durable à long terme ». Cela signifie, par exemple, la construction d’infrastructures urbaines « vertes » et la création d’incitations pour les industries afin d’améliorer leurs résultats en matière de mesures environnementales, sociales et de gouvernance (ESG)« .

Enfin, la troisième étape de cette grande réinitialisation consistera à mettre en œuvre l’un des projets favoris de Schwab, la quatrième révolution industrielle : « La troisième et dernière priorité d’un programme Great Reset est d’exploiter les innovations de la quatrième révolution industrielle pour soutenir le bien public, notamment en relevant les défis sanitaires et sociaux. Pendant la crise COVID-19, des entreprises, des universités et d’autres ont uni leurs forces pour développer des diagnostics, des thérapies et d’éventuels vaccins, établir des centres d’essai, créer des mécanismes de traçage des infections et fournir des services de télémédecine. Imaginez ce qui pourrait être possible si des efforts concertés similaires étaient déployés dans tous les secteurs« . La quatrième révolution industrielle comprend les biotechnologies d’édition de gènes, les télécommunications 5G, l’intelligence artificielle, etc.

L’Agenda 2030 de l’ONU et la grande réinitialisation

Si nous comparons les détails de l’Agenda 2030 de l’ONU pour 2015 avec la Grande Restitution du WEF, nous constatons que les deux s’accordent très bien. Le thème de l’Agenda2030 est un « monde durable », c’est-à-dire un monde où règnent l’égalité des revenus, l’égalité des sexes, les vaccins pour tous, sous l’égide de l’OMS et de la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI), qui a été lancée en 2017 par le WEF avec la Fondation Bill & Melinda Gates.

En 2015, les Nations unies ont publié un document intitulé « Transformer notre monde : l’Agenda 2030 pour le développement durable ». L’administration Obama ne l’a jamais soumis au Sénat pour ratification, sachant qu’il échouerait. Pourtant, il est en train d’être mis en œuvre à l’échelle mondiale. Il comprend 17 objectifs de développement durable, prolongeant ainsi un Agenda21 antérieur. Les 17 incluent « mettre fin à la pauvreté et à la faim, sous toutes leurs formes et dimensions… protéger la planète de la dégradation, notamment par une consommation et une production durables, en gérant de manière durable ses ressources naturelles et en prenant des mesures urgentes pour lutter contre le changement climatique… Il appelle à une croissance économique durable, à une agriculture durable (OGM), à une énergie durable et moderne (éolienne, solaire), à des villes durables, à une industrialisation durable… Le mot durable est le mot clé. Si nous creusons un peu plus, il est clair qu’il s’agit d’un mot de code pour une réorganisation de la richesse mondiale par des moyens tels que des taxes punitives sur le carbone qui réduiront considérablement les voyages en avion et en voiture. Le monde moins développé ne s’élèvera pas au niveau des pays développés, mais à l’inverse, les civilisations avancées doivent voir leur niveau de vie baisser pour devenir « durables ».

Maurice Strong

Pour comprendre le double langage de la durabilité, il faut remonter à Maurice Strong, un pétrolier canadien milliardaire et ami proche de David Rockefeller, l’homme qui a joué un rôle central dans les années 1970 pour l’idée que les émissions de CO2 dues à l’homme rendaient le monde non durable. Strong a créé le Programme des Nations unies pour l’environnement et, en 1988, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pour étudier exclusivement le CO2 d’origine humaine.

En 1992, Strong a déclaré :

« Le seul espoir pour la planète n’est-il pas que les civilisations industrialisées s’effondrent ? N’est-ce pas notre responsabilité d’y parvenir ? » Au Sommet de la Terre de Rio Strong, la même année, il a ajouté : « Les modes de vie et de consommation actuels de la classe moyenne aisée – impliquant une consommation élevée de viande, l’utilisation de combustibles fossiles, d’appareils électroménagers, de climatisation et de logements de banlieue – ne sont pas durables« .

La décision de diaboliser le CO2, l’un des composés les plus essentiels à la survie de toute vie, humaine et végétale, n’est pas le fruit du hasard. Comme le dit le professeur Richard Lindzen, physicien de l’atmosphère au MIT :

« Le CO2 a des attraits différents selon les personnes. Après tout, qu’est-ce que c’est ? – Ce n’est pas un polluant, c’est le produit de la respiration de chaque créature vivante, c’est le produit de toute respiration végétale, c’est essentiel pour la vie des plantes et la photosynthèse, c’est le produit de toute combustion industrielle, c’est le produit de la conduite – je veux dire, si jamais vous vouliez un point de levier pour tout contrôler, de l’expiration à la conduite, ce serait un rêve. C’est donc une sorte d’attrait fondamental pour la mentalité bureaucratique« .

N’oublions pas que l’exercice sur la pandémie de New York, curieusement bien choisi, l’événement 201 du 18 octobre 2019 a été coparrainé par le Forum économique mondial et la Fondation Gates. Il était basé sur l’idée que « ce n’est qu’une question de temps avant qu’une de ces épidémies ne devienne mondiale – une pandémie aux conséquences potentiellement catastrophiques. Une pandémie grave, qui devient « Evénement 201″, nécessiterait une coopération fiable entre plusieurs industries, gouvernements nationaux et institutions internationales clés ». Le scénario « Event201 » postule « l’apparition d’un nouveau coronavirus zoonotique transmis de la chauve-souris au porc et à l’homme, qui finit par se transmettre efficacement d’homme à homme, entraînant une grave pandémie ». L’agent pathogène et la maladie qu’il provoque sont largement inspirés du SRAS, mais il est plus transmissible dans le cadre communautaire par des personnes présentant des symptômes légers« .

La déclaration du Forum économique mondial de faire un grand retour en arrière est, à tous les égards, une tentative à peine voilée de faire avancer le modèle dystopique « durable » de l’Agenda 2030, un « Green New Deal » mondial (la nouvelle donne verte mondiale) dans le sillage des mesures de lutte contre la pandémie de COVID-19. Leurs liens étroits avec les projets de la Fondation Gates, avec l’OMS et avec les Nations unies laissent penser que nous pourrions bientôt être confrontés à un monde bien plus sinistre après la fin de la pandémie de COVID-19.

F. William Engdahl

Article original en anglais : Now Comes the Davos Global Economy “Great Reset”. What Happens After the Covid-19 Pandemic?

Traduit par Maya pour Mondialisation

Le marché du pétrole se noie dans sa propre production


La chute brutale de la demande mondiale transforme le stockage des hydrocarbures en problème urgent.

La guerre entamée entre l’Arabie saoudite et la Russie associée à l’émergence de la pandémie de Covid-19 auront peut-être la peau d’un marché du pétrole que l’on savait déjà mal en point.

L’Agence internationale de l’énergie estime que la contraction de la demande au niveau mondial pourrait atteindre 20%. Bloomberg rapporte que l’un des enjeux les plus pressants pour les producteurs est le stockage de leurs hydrocarbures, dont le cours a chuté à son plus bas niveau depuis dix-sept ans.

L’offre dépasse à ce point les besoins que les réservoirs viennent à manquer sur la terre ferme et qu’il est fait appel à des supertankers, immobilisés par la paralysie globale, pour accueillir une partie du surplus.

Malgré cette extension navale, les capacités de stockage seront dépassées d’ici deux à trois mois. Le problème est encore plus criant pour les entreprises dont les exploitations n’ont aucun accès à la mer ou à un quelconque pipeline.

Moins cher que du papier toilette

Selon un autre article de Bloomberg, le coût du transport du Western Canadian Select, produit de l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta et considéré par beaucoup comme désastreux pour l’environnement et pour les communautés autochtones, dépasse désormais son prix de vente.

Son cours a chuté sous la barre des 5 dollars [4,5 euros]: un baril de bitume canadien revient aujourd’hui moins cher qu’un cappuccino élaboré chez Starbucks ou qu’un paquet de papier toilette.

Quant au boom du fracking aux États-Unis, qui a fait du pays un surprenant nouveau leader mondial de la production d’hydrocarbures, il prend des airs de très coûteux château de cartes qui, sous les récentes pressions, menace plus que jamais de s’effondrer.

Il y a quelques semaines, Bloomberg évoquait l’étrange possibilité de voir le pétrole être vendu à un prix négatif, de la même manière qu’il existe des taux d’intérêt négatifs. Ce point de rupture approchant beaucoup plus vite qu’envisagé, le marasme actuel est peut-être le moment idéal pour accélérer la transition vers un futur énergétique moins fossile.

Source: Korii