L’euro numérique est-il la mort du dollar ?


Les crises mondiales pourraient permettre l’émergence de monnaies de réserve numériques, basées sur les blockchains.

La Banque de France a annoncé une nouvelle étape dans la création de ce qui pourrait devenir un remplaçant du dollar. Dans un communiqué de presse, le 20 mai, la banque centrale a annoncé le test réussi d’une transaction basée sur la blockchain avec une monnaie numérique de la banque centrale.

Les monnaies numériques, telles que le bitcoin et le libra de Facebook, lorsqu’elles sont soutenues par l’argent des contribuables et l’or, pourraient même défier le dollar des États-Unis.

Dans le test avec la Banque de France, la Société Générale, une des plus grandes banques d’investissement de France, a émis 40 millions d’euros (44,3 millions de dollars US) d’obligations sécurisées sous forme de jetons de sécurité. Les obligations ont été ensuite directement enregistrées sur une blockchain publique et réglées en euros numériques. La blockchain est la liste numérique qui fournit la sécurité nécessaire pour la transaction. Chaque transaction est appelée un bloc. La blockchain crée une liste de transactions qui ne peuvent pas être facilement éditées. De cette façon, personne ne peut dépenser la même unité de monnaie numérique deux fois. La plupart des monnaies numériques dépendent de cette technologie.

La Banque de France mène une série de tests pionniers de l’utilisation de l’euro numérique. Initialement, le projet testait seulement les échanges entre banques. « Cette expérience a été conduite en utilisant les infrastructures de la blockchain d’un bout à l’autre… Elle a démontré la faisabilité d’un règlement numérique de titres financiers et leur livraison en monnaie numérique de banque centrale (MNBC) pour les compensations interbancaires », a expliqué la Société Générale.

« Les résultats de ces expériences constitueront un élément important pour la contribution de la Banque de France à la réflexion plus globale menée par le système euro sur l’intérêt d’une MNBC», a déclaré la Banque de France.

Au cours des prochaines semaines, la banque centrale de France planifie de conduire d’autres tests avec d’autres parties. Finalement, ces tests viseront des institutions financières et des entreprises. À ce jour, la banque a révélé peu de choses sur ces projets. « Le fait que la Banque de France garde encore de l’information sous couvert est dû à l’importance et à l’ampleur de l’euro numérique », a expliqué btc-echo. « La monnaie est un projet prestigieux avec un effet de signal sur la politique étrangère—la banque ne peut se permettre d’échouer sur la scène internationale. Pour cette raison, des sections du plan d’action ne sont publiées qu’étape par étape. Malgré l’attrait de ce projet, la banque met l’accent sur le statut actuel de bac à sable virtuel de la monnaie numérique de banque centrale. »

Alors que la technologie n’a pas encore prouvé son caractère pratique, l’Europe et l’Asie font pression pour sa mise en œuvre. Le rapport de la Deutsche Bank d’Allemagne a noté, en janvier, que les monnaies numériques ont le « potentiel de changer radicalement les paiements, les opérations bancaires, les banques centrales et l’équilibre du pouvoir économique ».

La Chine a déjà fait des progrès importants dans le développement d’une MNBC. Le renminbi numérique est déjà en circulation avec certains représentants gouvernementaux sélectionnés dans la région de Xingcheng dans le Suzhou. Une MNBC pourrait améliorer l’automatisation, réduire les processus de paiement, et renforcer la sécurité.

Les transactions prennent souvent plusieurs jours à passer entre les mains de divers intermédiaires et dépendent des êtres humains pour assurer leur sécurité. Une monnaie numérique basée sur la blockchain peut offrir la même sécurité et donc accélérer le processus de manière significative en remplaçant le facteur humain par des ordinateurs, et en les automatisant.

Les monnaies numériques pourraient accélérer considérablement les transactions si la technologie peut fournir la sécurité nécessaire. Elles mettraient fin aussi à la guerre contre le blanchiment d’argent, car la monnaie papier deviendrait superflue. Une fois que la technologie sera suffisamment développée, les transactions internationales pourraient être effectuées en quelques secondes seulement.

La guerre de la monnaie de réserve

À mesure que les monnaies numériques gagnent en popularité, le statut de monnaie de réserve du dollar américain devient de plus en plus imprévisible. Mark Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, a laissé entendre le 23 août que la domination du dollar n’est plus tenable pour faire face aux développements mondiaux, mais empêcherait en fait la prospérité des pays en voie de développement. Il a suggéré que les nouvelles technologies pourraient fournir la solution en disant :

À plus long terme, nous devons changer le jeu. Il ne devrait pas y avoir l’illusion que le [Fond monétaire international] peut être réformé du jour au lendemain ou que les forces du marché sont susceptibles de forcer un changement rapide des avoirs de réserve. Mais l’acceptation tout aussi heureuse du statu quo est également une erreur. Les risques augmentent, et ils sont structurels. Comme Rudi Dornbusch a avertit : « En économie, les choses prennent plus de temps à se produire que vous le croiriez, puis elles arrivent plus vite que vous ne le penseriez ».

Quand les changements viennent, ce ne devrait pas être pour échanger l’hégémonie d’une monnaie contre une autre. Tout système unipolaire est inadapté à un monde multipolaire. Nous ferions bien de réfléchir à toutes les occasions, y compris celles que présentent les nouvelles technologies, pour créer un système mieux équilibré et plus efficace.

Le National Intelligence Council des États-Unis a prédit, dans « Tendances mondiales 2025 : un monde transformé », ce qui suit : « Malgré les entrées récentes dans les actifs en dollars et l’appréciation du dollar, le dollar pourrait perdre son statut de monnaie de réserve mondiale inégalée, d’ici 2025, et devenir une première parmi des égaux dans un panier du marché des devises ».

En théorie, une monnaie asiatique ou européenne pourrait servir comme monnaie de réserve additionnelle.

Mais jusqu’à présent, aucune autre monnaie ne jouit du même prestige ni de la même confiance que le dollar américain. Le dollar, cependant, a ses limites et ses faiblesses. Celles-ci sont particulièrement visibles en période de crises mondiales. Ledger Insights a expliqué dans « Le COVID-19 souligne les problèmes de la dominance du dollar. Un panier de monnaies numériques aiderait-il ? » :

En des temps favorables, si une grande partie des transactions mondiales sont libellées en dollars, c’est extrêmement pratique. Mais en cas de crise, cette dépendance excessive peut être un problème parce qu’il n’y a peut-être pas assez de dollars pour tout le monde. Bien que les banques centrales puissent contribuer à la liquidité dans leurs monnaies locales, dans certaines juridictions, c’est un plus grand défi d’aider les entreprises avec des dollars, comme le soulignent deux rapports de recherche du Crédit suisse.

La forte demande pour des dollars américains peut renforcer la monnaie de réserve, mais elle suscite également ceux qui cherchent à contester sa domination.

La crise récente liée au covid-19 a rendu encore plus probable le fait que le dollar perdra son statut de « monnaie de réserve mondiale inégalée », comme l’a suggéré le National Intelligence Council des États-Unis. Par exemple, la crise récente a ravivé le débat sur la relance du projet du Fond monétaire international (fmi) d’utiliser des droits de tirage spéciaux (dts). Il y a plus de 50 ans, les dts furent créés en tant que « principal actif de réserve dans le système monétaire international », selon les statuts de l’Accord du fmi.

Les dts peuvent agir en tant que monnaie de réserve monétaire internationale, et le fmi peut agir en tant que banque centrale mondiale. Le fmi peut émettre des dts, et les membres peuvent les échanger contre leur monnaie locale.

En temps de crises, les banques centrales impriment de l’argent. Le fmi peut également le faire sous forme d’offres de dts. Appuyés par les actionnaires du fmi, tous les membres ont reçu le droit de détenir des dts dans leur compte. En période de difficultés financières, les dts peuvent être échangés contre la monnaie nécessaire.

Le problème des dts, c’est qu’il ne s’agit pas d’une monnaie réelle et qu’elle n’est soutenue que par les monnaies de chaque État membre. Beaucoup doutent de sa capacité à devenir une monnaie de réserve mondiale.

« Mais le dts s’est avéré l’un des instruments de la coopération internationale les plus sous-utilisés », a écrit José Antonio Ocampo, ancien ministre colombien des Finances et du Crédit public et directeur de la Concentration du développement économique et politique à l’École des Affaires internationales et publiques de Colombie. Avec l’ancien gouverneur de la Banque populaire de Chine, Zhou Xiaochuan, Ocampo a été l’un des principaux promoteurs de l’utilisation plus large des DTS, depuis un certain temps.

Le renminbi chinois a été ajouté au panier des dts du fmi, en 2016. En 2019, l’ancienne directrice générale du fmi, Christine Lagarde, a proposé l’idée de lancer une version numérique des dts.

Le récent désespoir financier a augmenté la demande d’utiliser des dts. « De nombreuses personnalités ont préconisé que le fmi prenne en charge une “allocation de dts” pour assister les pays confrontés à cette crise financière mondiale provoquée par la pandémie du covid-19 », a remarqué le Center for Global Development [CGD].

À la mi-mai, le sénateur américain, Bernie Sanders, et le membre du Congrès, Ilhan Omar, ont envoyé une lettre signée par des centaines de législateurs de 40 pays aux chefs du fmi et de la Banque mondiale, les exhortant à augmenter leur assistance financière pour aider les pays en voie de développement. Ils exigeaient qu’une partie de l’aide soit fournie sous forme de dts.

« Pour la plupart des experts, l’idée semble comme aller de soi, mais certains actionnaires du fmi ont exprimé leurs inquiétudes, particulièrement les États-Unis, qui ont un vote de contrôle sur la question », a ajouté le CGD.

Mais l’utilisation des dts requiert encore l’approbation de 85 pour cent du total des voix détenues par les membres du fmi. Les États-Unis détiennent 16,5% des votes et leur opposition empêche les dts de jouer un rôle de premier plan.

Les dts sont émis proportionnellement à leurs parts au fmi. Les économies en difficulté pourraient les utiliser comme un allègement de la dette. Mais les pays économiquement forts, comme les États-Unis, n’en profiteraient pas. La banque centrale américaine, par exemple, peut imprimer des dollars et donc n’a pas besoin des dts. D’autres pays ne peuvent pas le faire sans craindre que leur monnaie locale ne perde de sa valeur. Ainsi, si le fmi pouvait émettre d’importantes sommes de dts, elles pourraient être utilisées pour soulager les pays ayant une importante dette en dollars.

Plus la crise financière s’aggrave, plus les nations accumulent des dettes, et plus les cris augmentent pour alléger la dette en dollars américains et créer des devises de réserve supplémentaires.

Il se peut que les dts, dans leur forme actuelle, ne puissent jamais s’élever pour devenir une monnaie de réserve mondiale, mais la demande des gens pour les utiliser est remarquable et leur principe sous-jacent peut avoir un avenir.

Crise et hostilités croissantes

L’Union européenne et divers pays asiatiques étudient depuis longtemps les options pour la création d’un marché financier indépendant du dollar américain. Les avancées technologiques et les défis financiers accrus dans la récente crise du coronavirus peuvent donner une nouvelle vie à ces tentatives.

Lorsque diverses nations asiatiques augmentent leurs échanges commerciaux les unes avec les autres tout en se détachant des États-Unis, elles ont peu d’intérêt à effectuer leur commerce en dollar. Il en va de même pour les nations européennes.

Mais le problème, c’est qu’aucune autre monnaie ne s’est révélée aussi fiable que le dollar. Bien que l’euro ait le soutien de nations économiquement fortes, comme l’Allemagne, il court aussi le risque de s’effondrer si le projet européen d’une union plus étroite échoue.

Mais un euro numérique qui n’est adopté que par un noyau de nations européennes pourrait changer cela radicalement. Premièrement, les banques centrales des nations européennes utiliseraient la monnaie numérique pour les transactions entre banques. Cela pourrait ensuite s’étendre aux entreprises, aux citoyens et, finalement, au marché international. Une telle monnaie aurait non seulement le soutien de nations économiquement fortes et de l’or, mais aussi la promesse de l’innovation.

Cette promesse d’innovation est particulièrement importante lorsqu’il est question d’alliances commerciales. Disons que la Chine et l’Allemagne décident d’un accord commercial. Habituellement, elles utiliseraient le dollar pour mener leurs affaires. Mais si elles devaient utiliser une monnaie numérique dans laquelle elles ont toutes deux confiance, cette alliance commerciale serait non seulement sécurisée, mais de nombreux procédés redondants, des intermédiaires et des jours de temps perdu dans l’attente des transactions seraient éliminés.

Une fois que l’innovation atteint les entreprises locales, la facilité des transferts monétaires internationaux encourage une interaction plus globale.

Le succès du projet exigerait que les nations fassent confiance à la nouvelle monnaie. La volonté de le faire augmenterait de façon importante si l’alternative était d’utiliser le dollar à un moment où l’animosité à l’égard des États-Unis est à son apogée.

Détenir la monnaie de réserve mondiale a non seulement soutenu l’économie américaine, mais elle a également permis à la nation d’agir à l’échelle mondiale à un niveau inégalé. Au cours des dernières années, la Chine, l’Iran, la Turquie, la Corée du Nord et d’autres pays ont vu leurs stocks s’effondrer alors que les États-Unis imposaient des sanctions ou menaçaient simplement de le faire.

Retirez aux États-Unis le statut de monnaie de réserve, ou ajoutez une autre monnaie de réserve, et les États-Unis perdent ce pouvoir et les intérêts sur leur dette montent en flèche et deviennent insoutenables.

À l’heure actuelle, le dollar est en forte demande à l’échelle mondiale ; aussi longtemps que ce sera le cas, les États-Unis peuvent imprimer de l’argent avec la pleine assurance que sa demande est couverte. Mais une fois que cette demande prendra fin, la valeur du dollar américain va chuter. Les gens ne chercheront plus à emprunter en dollars américains, et les États-Unis seront contraints de rembourser leur dette.

La puissance américaine est maintenue aussi longtemps qu’un nombre suffisant de pays acceptent sa suprématie ou jusqu’à ce qu’ils trouvent un remplaçant. Pour le moment, même divers pays asiatiques ne font pas suffisamment confiance à la Chine pour qu’elle établisse une monnaie de réserve supplémentaire. Mais au fil du temps, cela pourrait changer d’autant plus que les hostilités envers les États-Unis augmentent.

La crise actuelle a également montré que l’hostilité envers les États-Unis est non seulement croissante en Asie, mais aussi en Europe. Lors d’une enquête menée par l’institut de sondage public Kantar pour le compte de la Fondation Körber, 73% des sondés ont déclaré avoir une opinion pire sur les États-Unis aujourd’hui qu’avant la crise du coronavirus. Seulement 5% affirment que leur image des États-Unis s’est améliorée. C’est un changement important et spectaculaire.

Si l’Asie et l’Europe agissent de pair, elles pourraient se dissocier de la suprématie américaine. Elles pourraient créer une monnaie de réserve qui ne soit plus soutenue par les États-Unis, mais plutôt par leurs contribuables respectifs et leur accord de commercer l’une avec l’autre.

Pendant la guerre froide, un tel scénario était considéré comme impensable, mais les défis mondiaux et l’intensification des hostilités rendent ce scénario beaucoup plus probable, aujourd’hui.

La Bible prophétise une alliance commerciale, au temps de la fin, entre l’Europe et l’Asie. Ésaïe 23 prédit un « marché des nations » qui comprend Kittim (la Chine), Tarsis (le Japon) et Tyr (l’Europe dirigée par l’Allemagne). Ensemble, l’Asie et l’Europe ont le potentiel pour dominer le commerce mondial. Dans « L’Amérique est assiégée économiquement  », le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, a expliqué que cette alliance commerciale inclurait aussi l’Amérique latine, mais exclurait les États-Unis.

Une telle alliance n’aurait aucun intérêt à négocier en dollars. Mais un euro numérique comme monnaie de réserve, nouvelle ou supplémentaire, pourrait renforcer cette alliance.

Cela exigerait que les nations européennes s’unissent de manière puissante.

Feu Herbert W. Armstrong a écrit, en 1984, qu’une crise bancaire importante en Amérique « pourrait avoir comme résultat soudain de provoquer l’union des nations européennes en tant que nouvelle puissance mondiale, plus forte même que l’Union soviétique ou les États-Unis » (lettre aux co-ouvriers, 22 juillet 1984).

Cette unification renouvelée d’un noyau de nations européennes pourrait, également, amener une nouvelle monnaie, peut-être numérique.

Comme l’a montré la crise financière de 2008, une crise bancaire pourrait facilement entraîner l’effondrement du dollar américain. Les ennemis de l’Amérique en sont également conscients.

Se pourrait-il que ceux qui cherchent à renverser le dollar puissent provoquer délibérément une crise financière ?

Le gouvernement américain croit actuellement que le virus du covid-19 aurait pu sortir d’un laboratoire chinois. Il a également été prouvé que l’Organisation mondiale de la santé, dont les informations ont provoqué le confinement dans tant de pays, a été largement influencée par la Chine.

Nous n’avons pas encore vu la fin de cette pression en faveur de nouvelles monnaies de réserve. Nous n’avons pas non plus, vu la fin des hostilités envers l’Amérique. On ne peut écarter la possibilité d’une guerre commerciale à venir. La crise récente montre que tous ces scénarios deviennent de plus en plus probables. De plus, toutes ces tendances sont prophétisées dans la Bible.

Il est important que vous compreniez ces prophéties et que vous surveilliez de jour en jour comment elles s’accomplissent. Pour une étude détaillée de ces prophéties ainsi que l’espérance sous-jacente qui les accompagnent, je vous encourage à lire « Comment la crise financière mondiale produira l’avènement des dix rois de l’Europe » et à faire la demande d’un exemplaire gratuit de Ésaïe : sa vision du temps de la fin, de Gerald Flurry.

L’Allemagne et la France mène le Fonds de relance européen


L’Europe utilise la crise actuelle pour devenir plus centralisée.

L’Allemagne et la France ont proposé le 18 mai un fonds de relance de 500 milliards d’euros (549 milliards de dollars américains) pour aider la zone euro à faire face au coronavirus. Il proviendrait de la dette émise par la Commission européenne et s’ajoute aux 540 milliards d’euros convenus en avril.

Si l’accord réussit tel que proposé, ce serait un grand pas en avant pour l’intégration. Même si ce n’est pas le cas, cela montre que l’Allemagne est plus disposée que jamais à prendre la tête de l’économie.

La proposition verrait l’Union européenne emprunter de l’argent sur les marchés financiers. L’argent serait ensuite remis aux pays et aux entreprises dans le besoin. Cet argent viendrait sous forme de subventions, et non des prêts—un écart significatif pour l’UE. Tous les États membres, riches comme pauvres, devraient alors couvrir les dépenses par le biais du budget de l’UE. Le remboursement de ce prêt est estimé à prendre fin en 2060.

Les pays du Nord, plus riches et plus économes, devront payer pour les pays du Sud, plus pauvres et criblés de dettes. Cet accord renforce les querelles et les préjugés existants ; depuis 2008, de nombreux pays riches du nord de l’Europe sont venus à considérer leurs voisins en difficulté dans le sud comme paresseux et irresponsables.

Avant que le fonds ne soit adopté, les 27 États membres doivent l’approuver. Jusqu’à présent, cela ne s’est pas produit. Le résultat final est encore inconnu ; les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède et le Danemark travaillent actuellement sur une contre-proposition. L’Allemagne et la France peuvent se battre pour sauver l’accord, ou autoriser son édulcoration. Même s’il entre en vigueur, l’argent n’arrivera pas avant un an.

Malgré cela, le nouveau fonds marque un changement important pour la zone euro.

À ce stade, l’Allemagne a rejeté l’utilisation de ressources financières à l’échelle de l’UE pour aider les États membres. Elle a récemment fait la une des journaux pour avoir refusé d’émettre des « euro-obligations », également appelés « corona bonds » [obligations corona], qui auraient financé la reprise en combinant des titres de créance des divers membres de l’UE. Mais cela était impopulaire auprès des contribuables du Nord parce que cela les accablerait afin d’aider les nations moins frugales.

En prenant la tête d’un fonds de relance à l’échelle de l’UE, l’Allemagne modifie cette position. C’est la première fois qu’elle soutient une sorte de dette mise en commun pour la zone euro—une étape majeure vers un super-État.

« L’Allemagne et la France ont soudainement décidé de montrer la voie », a écrit le groupe financier Bloomberg. L’article dit qu’un accord réussi « pourrait être le germe d’un budget de l’UE plus important, fondé non seulement sur les contributions individuelles des États membres mais également sur de nouvelles taxes à l’échelle de l’UE. Si cela se produisait, la zone euro se rapprocherait un peu plus d’une ‘union budgétaire’, ce qui est nécessaire pour la mettre sur une base plus solide. »

Le site web CapX a également observé cette tendance, déclarant : « Les observateurs chevronnés de Bruxelles seront choqués d’apprendre que les propositions (de l’UE) ont très peu à voir avec la pandémie et tout à voir avec l’approfondissement de la centralisation du pouvoir de l’UE et l’élaboration de politiques de haut en bas. »

Une « union budgétaire » a longtemps été considérée comme le moment où la zone euro passe d’un regroupement de nations à un super-État. La dette partagée et les impôts partagés signifient que tous les éléments d’un gouvernement partagé devront être mis en place. L’Allemagne a refusé d’aller aussi loin. Elle ne veut pas permettre à d’autres pays d’accéder aux deniers publics allemands à moins qu’elle puisse contrôler la façon dont ils sont dépensés. Sinon, cet argent pourrait être gaspillé, ou de mauvaises décisions financières d’autres pays pourraient mettre en danger les moyens de subsistance allemands.

Le fonds est limité et beaucoup disent que ce n’est pas suffisant. Il n’y a pas de provision qui couvre les emprunts en cours. Ces nouvelles étapes ne seront pas franchies tant que l’Allemagne n’aura plus de contrôle sur l’économie de la zone euro. Mais il s’agit toujours d’une étape historique.

Si cet accord est conclu, il donnera à l’UE un nouveau niveau d’autorité et d’intégration.

La chancelière allemande Angela Merkel tient à préserver l’euro car elle le voit comme un moyen d’élargissement et de poursuite de l’intégration, selon Jean Quatremer, écrivant pour la publication française Libération . Merkel a déclaré qu’il était nécessaire « d’agir de manière responsable et intelligente pour que l’euro puisse survivre ». La monnaie unique « doit survivre », a-t-elle dit, « afin de faire progresser l’intégration ».

Quelle que soit la forme de l’accord, l’intégration européenne se poursuivra—en grande partie grâce au coronavirus.

« Le coronavirus ouvrira-t-il la voie au Saint Empire romain ? » a demandé le rédacteur en chef de la Trompette Gerald Flurry dans une émission récente de la Clef de David . Il a déclaré que les problèmes économiques auxquels l’Europe est confrontée, en raison du virus, accéléreront considérablement la formation d’une Europe unie moderne, dotée d’une plus grande puissance. Il a averti que la formation d’un tel empire « affecterait directement votre vie ». Il a déclaré que « de plus en plus de gens parlent en Europe de l’homme fort dont ils ont besoin, qu’il y a un manque de leadership pour vraiment traiter le problème du virus et les problèmes économiques. »

Pour la plupart, cela semble peu probable. L’Europe semble se fracturer : elle affiche un manque de coopération entre les États membres pour l’aide médicale, elle a recourt à un tribunal allemand contestant le droit de l’UE et elle ne s’accorde pas sur un stimulus au-delà de la coquille creuse d’un accord.

Mais l’Europe profitera de ces crises pour s’unir.

« Au début, la réponse de l’Union européenne à la crise de la COVID-19 a été extrêmement lente et incohérente », a écrit CapX. « Depuis lors, ‘ne jamais laisser une bonne crise se perdre’ semble être devenu le mantra à la fois de la Commission européenne et d’un certain nombre de dirigeants nationaux. »

Le coronavirus justifiera non seulement une politique budgétaire plus risquée, mais transformera également la politique.

La Bible dit qu’une superpuissance européenne sous la direction allemande apparaîtra peu de temps avant le retour de Jésus-Christ. Daniel 8 : 23 décrit le dirigeant fort à la tête de ce Saint Empire romain ressuscité comme « un roi au visage audacieux » (Daniel 8 : 23, version Darby). M. Flurry explique cette prophétie en détail dans sa brochure gratuite Un dirigeant allemand fort est imminent . « Ce dirigeant à venir bientôt pourrait littéralement être appelé un roi. Même s’il ne l’est pas, la Bible lui donne cette étiquette », écrit-il. « Lorsque la Bible parle d’un roi, dans la plupart des cas, elle dit que ce n’est pas un gouvernement démocratique. Même s’il n’a pas ce titre, il va diriger comme un roi. Cette vision dans Daniel montre que l’empire européen est sur le point de devenir beaucoup plus autoritaire. »

La Trompette observe cette tendance, tout comme son prédécesseur, La pure vérité, sous Herbert W. Armstrong. Il a écrit en 1978 que les nations européennes allaient bientôt « donner tout leur pouvoir militaire et monétaire au souverain central sur les dix—le futur dirigeant européen » (lettre aux co-ouvriers, 14 août 1978). Le fonds de relance franco-allemand pourrait aider l’Europe à aller dans cette direction.

Au final, ce fonds de relance ne suffira pas à sauver l’Europe d’une crise encore plus grande qui se profile. M. Armstrong a averti qu’un crash économique en Amérique « pourrait soudainement entraîner le déclenchement des nations européennes à s’unir en tant que nouvelle puissance mondiale plus grande que l’Union soviétique ou les États-Unis. En conséquence, cela pourraient soudainement provoquer la grande Tribulation » (lettre aux co-ouvriers, 22 juillet 1984).

Source: La Trompette

L’Europe va doter sa défense d’un «railgun»


Le projet de canon électromagnétique PILUM a récemment été sélectionné par l’Agence européenne de défense.

PILUM est l’acronyme anglophone de «augmentation des effets à longue portée à l’aide d’un canon électromagnétique», c’est-à-dire d’une arme qui utilise des champs magnétiques pour éjecter ses projectiles plutôt que de l’explosif.

«Le canon électrique doit pouvoir lancer les projectiles à des vitesses initiales bien supérieures à celles obtenues avec les canons chimiques existants. Il utilise la force électromagnétique, par injection de courants [électriques] très élevés dans des rails conducteurs. Le projet examinera également la possibilité d’intégrer l’arme au sein de plateformes terrestres et navales», explique Defense Brief.

Début juin, l’Agence européenne de défense a sélectionné PILUM au terme d’un appel à projets lancé en 2019. Il durera deux ans, débouchera sur un prototype et doit démontrer qu’une telle arme peut tirer avec précision à plusieurs centaines de kilomètres, changeant donc la donne en ce qui concerne l’appui-feu à longue portée des troupes au contact.

Cinq pays impliqués

L’Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis (ISL), dont la mission consiste à «apporter des innovations technologiques aux forces de défense et de sécurité», coordonne le projet. PILUM s’inscrit dans le programme Action préparatoire sur la recherche en matière de défense(PADR), supervisé par l’Agence européenne de défense et financé par la Commission européenne.

«Le projet inclut le Von Karman Research Institute (Belgique), les intégrateurs systèmes Naval Group et Nexter Systems (France), les fournisseurs de munitions Diehl Defence (Allemagne) et Nexter Munitions, le spécialiste du revêtement explosif des métaux Explomet (Pologne), le fabricant de condensateurs électriques à haute densité ICAR (Italie) et Erdyn Consultants (France)», détaille Defence Brief.

Source: Korii

France: incidents à Paris en marge de la manifestation contre les violences policières


15.000 personnes ont participé à la manifestation malgré l’interdiction du préfet.

Jets de projectiles, tirs de lacrymogènes, manifestants sur le périphérique: des incidents ont éclaté mardi soir à Paris en marge d’un vaste rassemblement pour dénoncer les violences policières.

« Quelques incidents en marge de la manifestation interdite pour lesquels les forces de l’ordre sont en train d’intervenir », a twitté peu après 21H00 la préfecture de police, qui avait interdit ce rassemblement à l’appel du collectif Adama, qui a réuni des milliers de personnes autour du palais de justice de Paris.

Certains manifestants ont brandi un drapeau palestinien lors du rassemblement.

Le préfet de police Didier Lallement avait initialement interdit le rassemblement organisé devant le tribunal judiciaire de Paris par le comité de soutien à la famille d’Adama Traoré, un jeune homme noir de 24 ans décédé en 2016 lors d’une interpellation.

La manifestation, prévue à 19H00, « n’a fait l’objet d’aucune déclaration préalable et pouvant rassembler de nombreuses personnes, n’est pas autorisée » en raison de l’état d’urgence sanitaire qui proscrit tout rassemblement public de plus de dix personnes, explique la préfecture de police (PP) dans un communiqué.

La PP estime également que « la tonalité de l’appel à manifester relayé par les réseaux sociaux laisse craindre que des débordements aient lieu sur un site sensible ».

« Le rassemblement de ce soir est maintenu, la préfecture de Paris et son préfet politique tentent d’intimider ceux qui réclament la justice! », a réagi sur Twitter le Comité Adama.

Le 19 juillet 2016, Adama Traoré était décédé dans la caserne de Persan, près de deux heures après son arrestation dans sa ville de Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) au terme d’une course-poursuite avec les gendarmes.

Source: i24 News

L’Allemagne réaffirme sa souveraineté contre l’Union Européenne


  • Cette décision apparemment obscure … a remis en question la légitimité de l’ordre juridique et politique supranational de l’UE … La décision de la Cour allemande marque une nouvelle étape dans le débat sur l’équilibre entre souveraineté nationale et souveraineté supranationale.
  • L’Union européenne est aujourd’hui engagée dans une lutte de pouvoir avec l’État membre le plus puissant, l’Allemagne. Cette querelle juridique menace non seulement la monnaie unique européenne, l’euro, mais l’UE elle-même.
  • « Le discours unilatéral et zélé que certains utilisent ici ne laisse pas d’étonner. A l’évidence depuis 50 ans, la Cour de justice européenne pousse pour que le droit européen prime sur le droit national ; mais sur la même durée, presque toutes les Cours constitutionnelles et toutes les Cours suprêmes nationales défendent leurs prérogatives. Tant que nous ne vivons pas dans un super-État européen, l’adhésion d’un pays est régie par son droit constitutionnel. » – Le juge Peter Michael Huber, membre de la Cour constitutionnelle allemande qui a contribué à la rédaction de l’arrêt.
  • « Il ne faut jamais oublier que l’Europe n’est pas un État fédéral, mais une communauté juridique qui s’est développée sur la base d’un noyau économique fondateur dans des domaines clairement limités par la souveraineté nationale. Toute souveraineté de l’Union européenne dérive de la souveraineté des États membres constituants. » – Klaus-Peter Willsch, membre du parlement allemand.

La Cour constitutionnelle allemande a rendu un arrêt sans précédent qui vise au cœur le pouvoir de décision de la Banque centrale européenne et de la Cour de justice des Communautés européennes.

Cet arrêt en apparence obscur qui réaffirme la souveraineté nationale sur les achats d’obligations de la Banque centrale européenne a remis en question la légitimité de l’ordre juridique et politique supranational de l’UE.

L’Union européenne est maintenant engagée dans une lutte de pouvoir avec son État membre le plus puissant, l’Allemagne. Ce conflit juridique menace d’anéantir non seulement la monnaie unique européenne, l’euro, mais l’UE elle-même.

Le 5 mai, la Cour constitutionnelle allemande (Bundesverfassungsgericht, BVerfG) a statué que la politique d’achat de dettes publiques de la Banque centrale européenne, une politique monétaire connue sous le nom de quantitative easing (assouplissement quantitatif), est illégale en vertu du droit allemand, car ni le gouvernement allemand ni le parlement allemand n’ont ordonné ces rachats.

Depuis mars 2015, la Banque centrale européenne a racheté 2 700 milliards d’euros de dette publique. A la même date, dans le but de stabiliser la zone euro pendant la crise de la dette souveraine européenne, cette même Banque centrale européenne a lancé un programme phare de relance, dit programme d’achat de titres du secteur public (public sector purchase program).

La Banque centrale européenne avance que ses achats massifs d’obligations d’État représentent un stimulus monétaire nécessaire au redémarrage économique de la zone euro. Les critiques rétorquent que ces achats d’obligations ont inondé les marchés avec de l’argent pas cher et ont encouragé les gouvernements à des dépenses excessives, notamment ceux d’Europe du sud qui sont déjà criblés de dettes.

L’arrêt en 110 pages de la Cour constitutionnelle allemande affirme que non seulement la politique massive de rachat de dettes de la Banque centrale européenne n’était pas justifiée, mais que ces achats n’ont pas respecté le « principe de proportionnalité » inscrit à l’article 5 du traité sur l’Union européenne.

Ce principe de proportionnalité qui est au fondement des pouvoirs que les États membres délèguent à l’UE, stipule qu’aucune action de l’UE ne saurait franchir les limites de ce qui est nécessaire pour atteindre un objectif quelconque.

La Cour constitutionnelle allemande a donc ordonné à la Banque centrale allemande de cesser sa participation au programme de rachat de dettes à moins que la Banque centrale européenne ne prouve, dans les trois mois qui suivent le jugement, la « proportionnalité » de son action. Sans participation allemande, le programme risque d’être interrompu.

La Cour allemande a également accusé la Cour de justice de l’Union européenne d’avoir « outrepassé son mandat judiciaire ». En décembre 2018, la Cour européenne a donné un avis favorable au programme de rachat de dettes de la Banque centrale européenne. Le tribunal allemand a déclaré que la décision de la Cour européenne était ultra vires (outrepassait son pouvoir) et devenait par conséquent non contraignante. La décision de la Cour constitutionnelle allemande pose un défi sans précédent à la Cour de justice de l’UE, la plus haute instance de l’Union européenne en matière de droit.

De par sa construction ou par défaut, la décision de la Cour allemande, prise et rendue publique au plus fort de la pandémie de coronavirus, a généré une extraordinaire incertitude financière, juridique et politique à un moment où l’Europe vivait un choc économique sans précédent.

L’Italie et l’Espagne, les pays de la zone euro les plus touchés par la pandémie, sont aussi les économies qui ont le plus besoin du soutien de la Banque centrale européenne, laquelle s’est récemment engagée à acheter 750 milliards d’euros supplémentaires d’obligations. Les experts économiques ont déclaré que si la Banque centrale européenne était contrainte de cesser d’acheter des obligations d’État, la perte de liquidité qui en résulterait pourrait mettre en défaut de paiement l’Italie et l’Espagne et conduire à l’effondrement de la zone euro.

Le jugement de la Cour constitutionnelle allemande marque une nouvelle étape dans le débat sur l’équilibre entre souveraineté nationale et pouvoir supranational. Compte tenu de l’enjeu, les responsables de l’UE ont marqué le coup. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que l’Allemagne n’avait aucun droit légal de contester l’UE et a menacé d’engager une action en justice :

« Le récent jugement de la Cour constitutionnelle allemande a mis en exergue deux sujets touchant à l’Union européenne : le système de l’Euro et le système juridique européen.

« Nous prenons bonne note de la déclaration très claire de la Cour de justice européenne du 8 mai.

« De même, la Commission européenne défend trois principes de base : que la politique monétaire de l’Union est une compétence exclusive ; que le droit européen prévaut sur le droit national ; et que les jugements rendus par la Cour de justice européenne sont contraignants pour les cours de justice nationales.

« La parole ultime sur le droit européen est rendue au Luxembourg.

« La Commission européenne a la tâche de sauvegarder le fonctionnement correct du système de l’Euro et du système juridique européen ».

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a fait savoir qu’elle n’était en rien découragée par l’arrêt de la Cour constitutionnelle allemande :

« Nous sommes une institution indépendante, responsable devant le Parlement européen, et nous agissons en fonction du mandat qui est le nôtre. Nous continuerons de faire tout ce qui est nécessaire … pour remplir ce mandat. Nous ne nous laisserons pas décourager. »

Dans un communiqué de presse, la Cour de justice des Communautés européennes a insisté sur la non-compétence de l’Allemagne :

« D’une manière générale, il est rappelé que, selon une jurisprudence constante de la Cour de justice, un arrêt rendu à titre préjudiciel par cette Cour lie le juge national pour la solution du litige au principal. Afin d’assurer une application uniforme du droit de l’Union, seule la Cour de justice, créée à cette fin par les États membres, est compétente pour constater qu’un acte d’une institution de l’Union est contraire au droit de l’Union. Des divergences entre les juridictions des États membres quant à la validité de tels actes seraient en effet susceptibles de compromettre l’unité de l’ordre juridique de l’Union et de porter atteinte à la sécurité juridique. Tout comme d’autres autorités des États membres, les juridictions nationales sont obligées de garantir le plein effet du droit de l’Union. Ce n’est qu’ainsi que l’égalité des États membres dans l’Union créée par eux peut être assurée. »

Dans une interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung, le juge Peter Michael Huber membre de la Cour constitutionnelle allemande, qui a contribué à la rédaction de l’arrêt, a répondu :

« Le discours unilatéral et zélé que certains utilisent ici ne laisse pas d’étonner. A l’évidence, la Cour de justice européenne pousse depuis 50 ans pour que le droit européen prime sur le droit national ; mais sur la même durée, presque toutes les Cours constitutionnelles et toutes les Cours suprêmes nationales ont défendu leurs prérogatives. Tant que nous ne vivons pas dans un super-État européen, l’adhésion d’un pays est régie par son droit constitutionnel. »

Huber a averti la Commission européenne que sa menace d’une action en justice aurait des conséquences :

« Une procédure d’infraction [action en justice] provoquerait une surenchère, qui aurait pour effet de plonger l’Allemagne et les autres États membres dans un conflit constitutionnel difficile à résoudre. À long terme, l’Union européenne en sortirait affaiblie pour ne pas dire mise en danger ».

Dans le Süddeutsche Zeitung, Huber a ajouté :

« La présidente de la Commission européenne, von der Leyen, estime que le droit européen s’applique toujours et sans aucune restriction. Elle a tort. D’autres États membres de l’UE estiment aussi que les constitutions nationales prévalent sur le droit européen.

« Le message adressé à la BCE est à dosage homéopathique. Cette institution ne devrait pas se considérer comme le « maître de l’univers ». Une institution comme la Banque centrale européenne, qui jouit d’une mince légitimité démocratique, n’est acceptable que si elle agit dans le cadre strict de ses attributions ».

Friedrich Merz, membre des conservateurs Démocrates-Chrétiens qui se bat pour succéder à Angela Merkel en tant que chancelier, a déclaré que la décision du tribunal allemand aura des conséquences d’une portée considérable:

« Ce jugement marquera l’histoire juridique européenne. La politique économique allemande devra s’inquiéter à l’avenir des conséquences négatives des programmes de rachat de dettes de la Banque centrale européenne. »

Martin Wolf, éditorialiste pro-européen, a affirmé dans le Financial Times :

« En l’absence d’autres programmes de soutien de la zone euro, les risques de défaillance ont bondi. En effet, les écarts de taux sur les obligations du gouvernement italien ont notablement augmenté depuis l’annonce de la Cour. Une crise pourrait avoir des effets dévastateurs ; et conduire peut être à une fracture de la zone euro.

« D’autres Etats-membres pourraient emboiter le pas de l’Allemagne dans son rejet du pouvoir juridictionnel de la CJE et de l’UE. La Hongrie et la Pologne sont des candidats évidents. Les historiens qui étudieront cette période pourraient considérer cela comme le tournant décisif vers la désintégration de l’Europe …

« Le point le plus clair est le suivant : la Cour constitutionnelle a décrété que l’Allemagne aussi pouvait reprendre le contrôle. En conséquence, elle a créé une crise potentiellement insoluble. »

Sur le très influent blog Tichys Einblick, Klaus-Peter Willsch, membre du parlement allemand, a écrit que l’arrêt de la Cour constitutionnelle avait fracassé les prétentions absolutistes de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et de la Cour de justice des Communautés européennes :

« Une chose ne doit jamais être oubliée : l’Europe n’est pas un État fédéral, mais une communauté juridique qui s’est développée sur la base d’un noyau économique fondateur dans des domaines clairement limités par la souveraineté nationale. Il n’est pas de souveraineté de l’Union européenne qui ne tire sa légitimité de la souveraineté des Etats membres. C’est pourquoi l’article 5, paragraphe 2, du traité sur l’Union européenne dispose :

« En vertu du principe d’attribution, l’Union n’agit que dans les limites des compétences qui lui sont conférées par les États membres dans les traités pour atteindre les objectifs qui y sont énoncés. Les compétences qui ne sont pas conférées à l’Union dans les traités sont celles des États membres. »

« J’en conclus que la critique de la décision des juges allemands les plus importants est non seulement inappropriée, mais aussi totalement infondée.

« La semaine dernière, notre Cour constitutionnelle a défendu les intérêts des citoyens allemands. Elle a rappelé à la Banque centrale européenne et à la Cour de justice européenne les limites de la loi applicable. Il nous appartient maintenant, en politique, d’accepter et d’appliquer avec satisfaction la décision de la Cour constitutionnelle fédérale au lieu d’accuser nos juges constitutionnels d’être devenus des ennemis de l’Europe ! L’État constitutionnel allemand vit et protège ses citoyens ! Nous devrions tous nous en réjouir ! »

Source: Gatestone Institute

L’UE veut contraindre Israël à abandonner ses plans d’annexion de pans de la Cisjordanie


« Nous ne sommes pas au stade de parler de sanctions »

L’Union européenne va lancer une offensive diplomatique pour empêcher Israël de poursuivre son plan d’annexion de certains pans de la Cisjordanie, a annoncé vendredi le chef de la diplomatie européenne.

L’Espagnol Josep Borrell a assuré que l’UE comptait utiliser « toutes ses capacités diplomatiques » pour tenter de dissuader le nouveau gouvernement israélien d’aller de l’avant avec ce projet, approuvé dans le cadre du plan de paix de Donald Trump.

Les pays de l’UE sont inquiets des conséquences d’une annexion qui, selon eux, violerait le droit international et nuirait aux chances de paix. Mais ils sont divisés sur les mesures à prendre contre Israël.

« Les positions au sein de l’UE sont différentes », rappelle Josep Borrell. Or toute sanction nécessite l’unanimité. « Nous ne sommes pas au stade de parler de sanctions », insiste-t-il.

« Tout le monde s’est mis d’accord sur la nécessité d’accroître nos efforts et nos pressions auprès de tous les acteurs concernés au Moyen-Orient », a-t-il déclaré à l’issue d’une visioconférence avec les ministres des Affaires étrangères de l’UE.

« Nous sommes prêts à le faire et nous le ferons dans les prochains jours en utilisant toutes nos capacités diplomatiques afin d’empêcher toute sorte d’action unilatérale », a-t-il expliqué.

L’UE souhaite s’entretenir avec Washington, les pays arabes, Israël et les Palestiniens, a-t-il précisé.

Le nouveau gouvernement israélien doit prêter serment dimanche devant la Knesset. L’accord de coalition entre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et Benny Gantz prévoit l’annexion de parties de la Cisjordanie dès le 1er juillet. 

Le roi de Jordanie a menacé Israël vendredi d’un « affrontement majeur » en cas d’annexion de la Cisjordanie. 

Source: i24 News

Lorsque 10 nations s’unissent


L’argent et le budget sont des questions qui concernent à la fois les individus et les nations. Ces thèmes peuvent être la motivation d’une action commune ou la source de conflits et de désaccords profonds. Les négociations sur le budget à long terme de l’Union européenne sont à différents stades de négociation et de discussion depuis la fin de 2018.

Le cadre financier pluriannuel (CFP) pour 2021-2027, qui sert de fondement aux budgets annuels des membres de l’UE, a été particulièrement problématique dans ce cycle, en raison de Brexit.

La décision de la Grande-Bretagne de quitter l’Union européenne a laissé un vide financier dans la planification du budget de l’UE. Tous les sept ans, l’Union européenne adopte son programme de dépenses à long terme (CFP), qui doit être approuvé à l’unanimité par les 27 pays. La nécessité d’un accord unanime entraîne généralement une longue période de négociation.

Les discussions ont été particulièrement intenses cette année, car les pays de l’UE qui sont des bénéficiaires nets de prestations veulent conserver ce statut, tandis que les pays qui sont des contributeurs nets veulent geler leurs niveaux de cotisation. Or, le départ du contributeur net, le Royaume-Uni, rend ces positions opposées plus difficiles. Pour combler la différence, certains pays devront cotiser davantage et d’autres devront s’attendre à recevoir moins.

Le président français Emmanuel Macron a exhorté les contributeurs nets à faire plus pour éviter une réduction des dépenses et pour maintenir le budget de 1,1 billion d’euros. Les principaux responsables politiques d’autres pays contributeurs nets tels que l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède et le Danemark ont adopté une approche plus conservatrice.

La perte des contributions britanniques au budget annuel de l’UE, sur la base des données budgétaires de l’UE pour 2017, suggère que l’écart serait de l’ordre de 8 milliards d’euros. Le seul membre de l’UE qui a contribué davantage au budget cette année-là était l’Allemagne, avec environ 13 milliards d’euros.

Ces luttes internes à l’UE se déroulent toutes à un moment où les résultats de l’industrie manufacturière allemande restent médiocres, où les accords commerciaux résultant de Brexit sont incertains et où l’instabilité politique règne sur le continent.

La prophétie biblique révèle qu’un temps viendra où une union de 10 nations en Europe donnera leur pouvoir à un leader puissant et charismatique (Apocalypse 17 : 12). L’indication est qu’une série d’événements, à la fois politiques et économiques, conduiront à la rupture et à la réorganisation de l’actuelle Union européenne de 27 nations en une puissance plus unifiée et cohésive de 10 nations. Cette « bête » prophétique aura un impact dramatique sur tous les peuples de cette planète.

Source: La Trompette

La France ressuscite le Saint Empire romain


La France défie l’Amérique et la Grande-Bretagne, s’allie à l’Église catholique et habilite une superpuissance européenne dirigée par l’Allemagne.

Sous la direction du président Emmanuel Macron, la France s’est retournée contre l’Amérique et la Grande-Bretagne. Au lieu de se ranger du côté de ses anciens alliés, la France courtise maintenant l’Allemagne, son ennemi de la Première et de la Seconde Guerre mondiale.

À la lumière de la prophétie biblique, cette tournure des événements est très alarmante ! En fait, cela conduira à une crise horrible. Mais en même temps, cette nouvelle peut vous donner une grande espérance si vous comprenez les promesses de Dieu.

L’année dernière, le monde entier a été témoin d’un affrontement amer entre la France et l’Amérique. Dans une interview accordée à The Economist en novembre, le président Macron a déclaré : « Les États-Unis nous tournent le dos. Ce que nous vivons actuellement, c’est la mort cérébrale de l’OTAN [Organisation du traité de l’Atlantique nord]. »

Les États-Unis n’ont pas parfaitement dirigé l’OTAN, mais ils paient pour la sécurité de l’Europe depuis des décennies ! Pendant ce temps, les États membres européens—y compris la France—n’ont pas dépensé les exigences minimales pour leurs forces armées, comme l’exigent les règles de l’OTAN. Mais au lieu d’appeler l’Europe à contribuer davantage à l’OTAN, Macron attise une rébellion contre les États-Unis.

Pourquoi des mots si durs ? Pourquoi Macron est-il si négatif envers les États-Unis alors que la France a tant profité de cette relation ? Sans le rôle de l’Amérique lors de deux guerres mondiales, la France ferait partie de l’Allemagne aujourd’hui !

Le président américain Donald Trump a répondu : « Personne n’a besoin de l’OTAN plus que la France, si vous regardez en arrière sur la dernière longue période de temps. Personne n’a plus besoin de l’OTAN que la France—et franchement, celui qui en profite le moins, ce sont les États-Unis. Nous en profitons le moins. Nous aidons l’Europe. »

M. Trump a parfaitement raison : La France a bénéficié le plus de l’OTAN. Mais il y a une raison profonde pour laquelle Macron s’oppose à l’Amérique comme il le fait.

Le véritable catalyseur de cette nouvelle approche de la France est l’ALLEMAGNE. L’Allemagne est la seule à bénéficier des déclarations de Macron. Il ne s’agit pas principalement de la sécurité de l’Europe. Il s’agit d’un ordre mondial en évolution. Il s’agit d’accepter ou de s’opposer à la domination de l’Amérique.

Il s’agit également de savoir si la France est disposée à capituler face à la domination allemande.

Macron ne discute pas de conflits d’intérêts mineurs ; il rejette les objectifs américains. Il croit que l’Europe et les États-Unis ont des objectifs militaires opposés.

Le premier secrétaire général de l’OTAN, Lord Hastings Ismay, a décrit les objectifs de l’alliance : « Garder les Russes dehors, les Américains dedans et les Allemands sous contrôle. »

Si vous considérez à quel point la France a souffert aux mains des Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, vous penseriez que ce serait dans l’intérêt de Macron. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Russie et l’Allemagne ont fait une alliance qui a permis à l’Allemagne de conquérir presque toute l’Europe ! Après la guerre, les Alliés voulaient s’assurer que l’Allemagne ne pourrait plus se réarmer. Ils ont convenu que l’Allemagne ne devrait jamais être autorisée à déclencher une autre guerre. L’OTAN a été créée pour protéger le continent de la menace russe sans laisser l’Allemagne se réarmer.

Macron s’oppose à ces objectifs. Il pense que le temps de la coopération américano-européenne contre la Russie est révolu. « Nous sommes dans une Europe où nous avons laissé la question des armes sous le contrôle de traités antérieurs à la fin de la guerre froide entre les États-Unis et la Russie », a-t-il déclaré à The Economist. « Est-ce que cela est une Europe qui pense à son destin et qui construit ? »

La France veut que l’Europe sorte de l’ombre du parapluie militaire américain. Elle veut une Europe indépendante des États-Unis et qui ne considère plus la Russie comme l’ennemi principal.

Mais sans l’OTAN, l’ordre d’après-guerre est en grave danger ! De nouvelles alliances militaires sont destinées à se former et à modifier considérablement l’équilibre des pouvoirs. Cela est particulièrement dangereux étant donné que le monde est désormais armé de bombes nucléaires. Une rupture de la paix relative depuis la Seconde Guerre mondiale conduirait à la fin de l’humanité si Dieu le permettait !

Macron risque tout cela et vous devez comprendre pourquoi.

La trahison de la France envers l’Amérique et la Grande-Bretagne devrait être un avertissement fort à ce monde. Macron ne demande pas seulement une réévaluation des relations—il demande une armée européenne, qui sera sans aucun doute dirigée par l’Allemagne ! En laissant l’Allemagne se réarmer après la guerre, l’Amérique et la Grande-Bretagne prenaient un risque calculé—comme le disaient à l’époque leurs dirigeants et même le chef de l’Allemagne. Je prophétise qu’à moins que l’Amérique et la Grande-Bretagne ne se repentent maintenant, ils vont regretter cette décision un millions de fois de plus ! C’est ce que dit votre Bible.

Ancré à l’Allemagne

Une tendance claire se dessine : le président Macron demande ce que l’Allemagne veut. Je ne pense pas que Macron dirait ce qu’il a dit à moins que l’Allemagne ne l’approuve. Il agit comme une sorte de marionnette pour l’Allemagne !

Lors d’un discours en octobre 1995, le Premier ministre Margaret Thatcher a averti : « Vous n’avez pas ancré l’Allemagne à l’Europe », qui était le plan d’origine, « vous avez ancré l’Europe à une Allemagne nouvellement unie et dominante. À la fin, mes amis, vous verrez que cela ne fonctionnera pas ! » La position ferme de Mme Thatcher contre l’Allemagne a contribué à la faire évincer de ses fonctions, et à ce jour elle est critiquée pour cela. Mais c’est la vérité !

C’est une grande raison pour laquelle une majorité d’électeurs britanniques a choisi de quitter l’Union européenne en 2016 : ils savent que l’Europe est ancrée à l’Allemagne. Comme CNBC l’a annoncé en février 2019, « Le Brexit est une révolte contre un super-État européen dirigé par l’Allemagne. »

Si la France soutenait l’opposition britannique à la domination allemande, le contrôle de l’Allemagne sur l’Europe serait considérablement diminué ! Mais Macron fait exactement le contraire.

Dès le début de son mandat, Macron a appelé toute l’Europe à se ranger derrière Bruxelles. En septembre 2017, Macron a déclaré que les critiques « oublient que Bruxelles, c’est nous, toujours, à chaque instant !… C’est à l’Europe de faire des propositions, à nous de les soutenir, ici et maintenant. » Cette demande est à l’opposé de ce que des millions de Britanniques ont voté. Mais c’est exactement ce que veut l’Allemagne ! Pour comprendre pourquoi, vous devez comprendre qui contrôle Bruxelles.

La force économique de l’UE dépend de l’Allemagne. L’Allemagne est le plus grand contributeur net de l’UE. Avec environ 83 millions de citoyens et un PIB de près de 4 trillions de dollars américains, l’Allemagne est le pays le plus peuplé de l’UE et sa plus grande économie. Pour ces raisons, l’Allemagne envoie le plus de membres au Parlement européen.

L’Allemagne en tire un pouvoir énorme. Les finances du gouvernement sont saines ; il rembourse en fait sa dette. Si un pays européen a besoin d’être renfloué, l’Allemagne est la seule à pouvoir offrir une aide substantielle. Mais cette aide nécessite de répondre aux conditions de l’Allemagne.

Le poids de l’Allemagne signifie qu’un bon nombre des meilleurs postes à Bruxelles sont occupés par des Allemands. La présidente de la Commission européenne—la position la plus puissante à Bruxelles—est allemande. Au Parlement européen, le parti le plus important et le plus puissant est dirigé par un Allemand. Le secrétaire général du Parlement est un Allemand. Il en va de même du secrétaire général dans la version européenne de son ministère des Affaires étrangères. D’autres pays de l’UE se plaignent généralement qu’il y a trop d’Allemands dans les postes les plus importants de Bruxelles.

Macron annonce la venue de cette armée européenne. Mais l’Allemagne va le réaliser.

Une armée dirigée par l’UE ferait entrer cette domination allemande dans la sphère militaire. Le fondateur de Geopolitical Futures, George Friedman, a écrit : « Collaborer sur les budgets de défense, avec chaque nation contribuant en fonction de la taille économique, signifierait que l’Allemagne serait à la fois la première puissance économique et militaire en Europe. »

L’ensemble du système de l’UE est conçu pour créer un super-État dépendant de, et dominé par l’Allemagne. Et la Grande-Bretagne quittant l’UE donne à l’Allemagne encore plus de pouvoir. L’opposition britannique est une des principales raisons pour lesquelles Bruxelles n’a pas été plus puissante.

En appelant toute l’Europe à soutenir Bruxelles, Macron demande essentiellement la reddition à l’Allemagne ! Plus l’Europe est unie, plus il sera difficile pour la Grande-Bretagne d’échapper aux griffes de l’Allemagne. Macron trahit la Grande-Bretagne et se rend à l’Allemagne !

Imaginez si un chancelier allemand prononçait un discours comme M. Macron, exigeant que toute l’Europe soutienne les diktats de Bruxelles. L’Allemagne n’oserait pas faire une telle proposition maintenant ! Mais c’est certainement dans l’intérêt de l’Allemagne—et Macron est celui qui pousse pour cela !

Lors d’un voyage en novembre 2018, Macron a déclaré au parlement allemand : « Si vous ne comprenez pas les mots de la France, souvenez-vous que la France vous aime » (je souligne tout au long). Il l’a dit juste après avoir appelé à une « véritable armée européenne » pour protéger l’Europe « vis-à-vis de la Chine, de la Russie et même des États-Unis d’Amérique » !

L’Amérique et la Grande-Bretagne ont littéralement sauvé la France, lors de deux guerres mondiales, d’être absorbée par l’Allemagne. Pourtant, aujourd’hui, la France méprise la Grande-Bretagne et l’Amérique et aime l’Allemagne ! C’est une tournure étonnante des événements !

Macron annonce la venue de cette armée européenne. Mais l’Allemagne sera celle qui fera que cela se produise, que le reste de l’Europe le veuille ou non, et beaucoup d’entre eux n’aimeront pas ça ! La Bible révèle dans Apocalypse 17 et d’autres passages que l’Union européenne sera réduite à 10 nations ou 10 rois.

Le regretté Herbert W. Armstrong l’a prédit pendant plus de 50 ans. Il a basé son avertissement sur la parole sûre de la prophétie biblique. Nous continuons de faire retentir cet avertissement. Dieu avertit et avertit parce qu’Il ne veut pas que l’humanité subisse cette souffrance. Mais nos nations, si elles ne se repentent pas, seront sévèrement punies.

La France et le Saint Empire romain

Alors que Macron cherche une alliance plus étroite avec l’Allemagne, il s’allie également avec la plus ancienne institution d’Europe : l’Église catholique romaine. Macron entraîne ainsi la France dans une dangereuse union église-État qui sévit sur le continent depuis des siècles : le Saint Empire romain.

Au nom de la religion, des millions de personnes ont combattu et sont mortes sur le continent européen. Pour avoir rejeté le catholicisme, beaucoup ont été torturés et tués par l’État mais sur l’ordre de l’église !

En raison de cette histoire, le gouvernement français est très sensible en matière de religion. Cela a donc été considéré comme une grande provocation lorsque Macron s’est adressé aux évêques de France en avril 2018 et a déclaré : « Nous partageons sans doute le même vague sentiment que le lien entre l’église et l’État a été endommagé, et nous le croyons tous les deux qu’il est important de le réparer. »

Ce lien a été endommagé en raison des guerres et du sang qu’il a causé au cours des siècles ! Pourquoi Macron veut-il le réparer maintenant ?

L’hebdomadaire Catholic Herald du Royaume-Uni donne un aperçu de la réponse. Dans « Pourquoi Macron courtise-t-il l’Église ? » le journal a noté que Macron « encourageait activement les catholiques français à participer à la vie française en tant que catholiques », probablement en partie comme une « stratégie pour relever le plus grand défi de la France : comment intégrer une population en croissance et, dans certaines zones, la population musulmane de plus en plus militante » (19 avril 2018 ; italique dans l’original).

Photo : Le pape François accueille Emmanuel Macron au Vatican.

En réponse à une population islamique croissante qui travaille activement pour influencer la politique européenne, Macron veut faire revivre les racines chrétiennes de l’Europe . Cela signifie le Saint Empire romain.

« Le discours de Macron aux catholiques pourrait-il être le début d’efforts pour repenser la laïcité [sécularité] de manière à ‘apprivoiser’ l’Islam en France ? », demandait l’article. « À ce stade, il est trop tôt pour le dire. Mais la poursuite de cet objectif reflète l’image de soi de Macron comme quelqu’un qui a l’intention de rénover la France en affrontant des problèmes qu’aucun politicien français depuis Charles de Gaulle n’a réussi à résoudre. »

Mais Macron a de plus grandes ambitions que de simplement repousser l’Islam politique.

« En effet, c’est parce que je refuse d’être indifférent », a déclaré Macron aux évêques, « que je suis conscient de la mesure dans laquelle l’histoire que l’État et l’Église partagent depuis si longtemps est maintenant semée de malentendus et de méfiance réciproque.… Mais aujourd’hui, en cette période de grande fragilité sociale, alors que même le tissu de la nation risque de s’effondrer, je pense qu’il est de ma responsabilité de ne pas laisser la confiance des catholiques pour la politique et les politiciens s’effriter. »

Macron a une vision très positive du Saint Empire romain. Il croit qu’en temps de crise, cet empire a besoin d’être ravivé.

Dans un article adressé aux citoyens européens et publié dans divers journaux le 5 mars 2019, M. Macron a écrit que l’avenir de l’Europe doit être discuté avec des « panels de citoyens et… des universitaires, des représentants du monde des affaires et du travail et des dirigeants religieux et spirituels. »

La politique et la religion fusionnent à nouveau en Europe ! Macron veut unir l’Europe à travers la foi catholique, s’opposer à l’Islam, et en même temps rompre avec l’Amérique et la Grande-Bretagne, qui sont principalement protestantes.

Mais Macron sait qu’il ne peut faire revivre le Saint Empire romain qu’avec le soutien non seulement de l’Église catholique romaine, mais aussi de l’Allemagne.

C’est exactement ce que la Bible prophétise arrivera !

La septième résurrection

La Bible parle de sept résurrections du Saint Empire romain. L’histoire en a déjà vu six. Il en reste encore une à venir.

Apocalypse 17 est une prophétie pour les « derniers jours », le temps dans lequel nous vivons en ce moment. Avec Daniel 2, il révèle que cette dernière résurrection du Saint Empire romain sera dirigée par 10 rois. Apocalypse 17 : 12-13 se lit : « Les dix cornes que tu as vues sont dix rois, qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais qui reçoivent autorité comme rois pendant une heure avec la bête. Ils ont un même dessein, et ils donnent leur puissance et leur autorité à la bête. »

Cette prophétie montre que l’Union européenne, qui compte actuellement 28 nations, sera réduite à 10 rois. La Grande-Bretagne s’est déjà retirée de l’UE. D’autres suivront ou seront expulsés.

Le verset 13 montre que ces 10 rois auront tous un esprit—et il tournera autour de l’esprit allemand et de l’esprit du Saint Empire romain. Ces rois « donneront leur puissance et leur autorité à la bête ». C’est une prophétie que ces nations seront ancrées à l’Allemagne ! De tous les pays, la France est la première à l’admettre ! La demande de Macron pour que la France s’allie à l’Allemagne et à l’Église catholique romaine accomplit cette prophétie à la lettre !

Ce chapitre utilise également le symbole d’une femme (versets 1-2) pour illustrer que cet empire est en union avec l’Église catholique. Même certains des plus anciens commentateurs de la Bible l’ont reconnu.

Cette résurrection du Saint Empire romain va faire des ravages ! Une centaine de prophéties dans votre Bible vous le disent ! Mais vous n’en entendez pas parler beaucoup dans ce monde, sauf dans ce magazine. Nous prophétisons depuis de nombreuses années. Dieu a donné un avertissement parce qu’Il ne veut pas que les gens souffrent. Il avertit également afin qu’ils puissent apprendre à quel point il peut être catastrophique de rejeter cet avertissement.

Le verset 14 explique comment cet empire finira : « Ils combattront contre l’agneau, et l’agneau les vaincra, parce qu’Il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois, et les appelés, les élus et les fidèles qui sont avec lui les vaincront aussi. » Tout cela est prophétisé pour arriver juste avant la Seconde venue ! Cette bête sera détruite lorsque Jésus-Christ reviendra pour sauver l’humanité !

Le Saint Empire romain contre Israël

Le Saint Empire romain est l’ennemi juré d’Israël, la nation choisie par Dieu. Comme Herbert W. Armstrong l’a expliqué dans Les Anglo-Saxons selon la prophétie , Israël est plus que la petite nation juive du Moyen-Orient qui s’appelle Israël aujourd’hui. Cette nation est la Juda biblique, seulement une tribu d’Israël.

Certains prétendent que nous ne pouvons pas identifier les autres tribus d’Israël aujourd’hui. Mais réfléchissez sur ce que Genèse 49 : 1-2 dit : « Jacob appela ses fils, et dit : Assemblez-vous, et je vous annoncerai ce qui vous arrivera dans la suite des temps [les derniers jours—selon la King James]. Rassemblez-vous, et écoutez, fils de Jacob ! Ecoutez Israël, votre père. »

Le nom de Jacob a été changé en Israël lors de sa conversion. Maintenant, tout le monde devrait « écouter » ce message, et c’est pour « les derniers jours ». Ce n’était pas pour l’ancien Israël. Il est prophétisé que cela arrivera dans les derniers jours aux 12 tribus d’Israël, qui sont devenues des nations modernes ! Rejeter ce fait clair signifie rejeter l’autorité de la Bible !

Si Dieu donne une prophétie, vous pouvez être sûr qu’Il la révèle à Ses élus pour qu’ils la comprennent. Sinon, quel est le but de la prophétiser ?

Quand Dieu prophétise ce qui arriverait aux différentes tribus d’Israël juste avant le retour du Christ, nous devons savoir  elles se trouvent aujourd’hui. Dans Matthieu 10 : 6, Christ a dit à Ses disciples « allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël ». Les disciples savaient où ils étaient et nous pouvons connaître leur identité aujourd’hui. Si vous ne savez pas quelles sont ces tribus aujourd’hui, demandez notre livre gratuit Les Anglo-Saxons selon la prophétie . Il l’explique en détail.

Le Saint Empire romain a travaillé pendant des siècles pour cacher cette vérité à l’humanité. C’est une des raisons pour lesquelles l’Église catholique a cherché à contrôler l’éducation pendant tant de siècles. Mais Dieu a fait en sorte que cette vérité soit connue de nos jours. Nous pouvons savoir quelles sont ces nations.

Remarquez Genèse 49 : 22 : « Joseph est le rejeton d’un arbre fertile, le rejeton d’un arbre fertile près d’une source ; les branches s’élèvent au-dessus de la muraille. » Ce sont les promesses du droit d’aînesse. Cela a commencé avec la Grande-Bretagne—l’empire le plus puissant de tous les temps. À partir des îles britanniques, les colonies des descendants de Joseph—de ses petits-fils Éphraïm et Manassé, sur lesquels il a placé le nom d’Israël (Genèse 48 : 13-16)—se sont répandues autour de la Terre. Éphraïm et Manassé étaient une nation jusqu’à ce qu’ils se séparent, et Manassé devint les États-Unis, la plus grande nation de tous les temps. Ses « branches s’élèvent au-dessus de la muraille » aussi, par son influence mondiale.

Pourquoi la Grande-Bretagne et l’Amérique sont-elles si riches depuis si longtemps ? Parce que les promesses du droit d’aînesse que Dieu a faites à Israël ont été transmises à Éphraïm et Manassé. Dieu ne choisit pas de favoris ici. Mais Il bénit l’obéissance—dans ce cas, l’obéissance d’Abraham.

Genèse 49 : 23-24 dit : « Ils l’ont provoqué, ils ont lancé des traits ; les archers l’ont poursuivi de leur haine. Mais son arc est demeuré ferme, et ses mains ont été fortifiées par les mains du Puissant de Jacob : il est ainsi devenu le berger, le rocher d’Israël. » Les descendants de Joseph ont donc de nombreux ennemis. Mais Dieu a promis de les protéger. Le terme « rocher d’Israël » est utilisé comme un type du trône même de David et, surtout, un type de Jésus-Christ, notre Rocher, notre Pierre et notre Berger. Il s’occupe de nous, et Il nous donne ces promesses de droit d’aînesse et de protection.

Dieu finira par verser ces bénédictions sur toute l’humanité alors qu’ils apprennent à lui obéir. Mais en cette fin des temps, l’accent est mis sur trois nations : les nations du droit d’aînesse—les États-Unis et la Grande-Bretagne—et la nation du sceptre, Juda. Juda, le père des Juifs d’aujourd’hui, a reçu la promesse du sceptre (verset 10). De sa lignée sont nés des rois qui se sont assis sur le trône de David, qui est toujours sur cette Terre en ce moment. Des puissances étrangères ont tenté de détruire ce trône depuis ses débuts. Le Saint Empire romain a également tenté de détruire le trône de David qui a été planté en Grande-Bretagne, mais a échoué.

Tristement, les descendants de Joseph n’ont pas suivi les pas d’Abraham. Au lieu de cela, ils se sont rebellés contre Dieu. Leurs bénédictions se transforment donc en malédictions (Deutéronome 28). Nous sommes dans « les derniers jours » maintenant, c’est donc une prophétie dont nous devons nous préoccuper. Pour la comprendre, il est crucial de comprendre que Ruben dans la prophétie biblique se réfère à la France. (Ceci est également expliqué dans Les Anglo-Saxons selon la prophétie .)

Les Français sont un peuple formidable. Mais en flirtant avec le Saint Empire romain, ils s’accrochent à quelque chose de vraiment dangereux.

La France dans la prophétie

Voici comment Jacob a commencé la prophétie dans Genèse 49 : « Ruben, toi, mon premier-né » (verset 3). Saviez-vous que Ruben aurait dû recevoir toutes ces grandes promesses de droit d’aînesse et être une nation riche comme la Grande-Bretagne et l’Amérique ?

La France aurait dû recevoir ces promesses, mais à cause des péchés de Ruben, les promesses du droit d’aînesse ont été données plutôt à Joseph. Précédemment dans le récit de la Genèse, nous lisons comment Ruben a trahi Joseph. C’est aussi une prophétie pour cette fin des temps : Ruben va se retourner contre son frère Joseph. C’est une tragédie, car la France fait aussi partie d’Israël.

Le verset 3 continue : « Ruben, toi, mon premier-né, ma force et les prémices de ma vigueur, supérieur en dignité et supérieur en puissance. » Dieu a des choses très élogieuses à dire sur la France. Mais Il a également quelques critiques : « Impétueux comme les eaux, tu n’auras pas la prééminence ! Car tu es monté sur la couche de ton père, tu as souillé ma couche en y montant » (verset 4). Autrefois, Ruben avait des relations avec la concubine de son père. Cette indiscrétion lubrique était un gros problème pour Ruben, et la France l’a toujours aujourd’hui.

Les Français ont toujours les mêmes caractéristiques que Ruben avait autrefois. Cela fait partie de la raison pour laquelle la France est « impétueuse comme les eaux », ce qui signifie qu’elle peut être manipulée par un pays comme l’Allemagne.

Sachez que Dieu aime toujours profondément le peuple français. Les Français sont un peuple formidable, tout comme les Allemands. Mais en flirtant avec le Saint Empire romain, ils s’accrochent à quelque chose de vraiment dangereux !

L’Amérique a restauré l’Allemagne après la Seconde Guerre mondiale grâce au plan Marshall. Cela a également beaucoup aidé la France. Mais l’Allemagne et la France vont maintenant trahir l’Amérique et la Grande-Bretagne et même la nation juive. Au niveau national, les cibles principales du Saint Empire romain sont l’Amérique, la Grande-Bretagne et la nation juive du Moyen-Orient. Dieu punira ces nations plus que les autres parce qu’elles ont été si richement bénies et n’ont pas écouté le message de Dieu.

Une puissance militaire prophétisée

Macron cherche à rétablir le lien entre l’Église catholique et l’État. Mais le Saint Empire romain était non seulement célèbre pour son union église-État, mais aussi pour ses forces armées.

Macron appelle à la fois à une armée européenne et à plus d’implication religieuse. C’est exactement ce qu’est le Saint Empire romain. Cet empire a un gouvernement, une religion, une armée et il règne sur diverses nations.

Mais le soi-disant Saint Empire romain n’est pas du tout saint. Il a provoqué à plusieurs reprises des fleuves de sang.

Apocalypse 13 et 17 contiennent certaines des prophéties les plus détaillées de cet empire dans le Nouveau Testament. Apocalypse 13: 4 se lit comme suit : « Et ils adorèrent le dragon, parce qu’il avait donné l’autorité à la bête ; ils adorèrent la bête, en disant : Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle ? »

Le monde entier demandera qui pourra rivaliser militairement avec cet empire. Il s’agit d’une prophétie selon laquelle l’Europe disposera d’une armée puissante ! La France le veut et entre à nouveau dans cette union du Saint Empire romain. Mais les Français ne réalisent pas que cela les conduit à adorer le diable, comme son principal outil militaire et religieux, symbolisé par le grand dragon ! (Apocalypse 12 :12).

L’Allemagne voulait depuis longtemps une armée européenne. Elle cherche à faire revivre la puissante armée du Saint Empire romain. Les Allemands ont prévu cela avant la fin de la Seconde Guerre mondiale. Nous devons voir ce que Dieu fait et pourquoi Dieu permet que cela se produise. En fait, Il met même dans leurs esprits d’exécuter cela ! (Apocalypse 17 : 17).

La France peut être celle qui appelle à une puissante armée européenne, mais l’Allemagne a le pouvoir de la créer ! Les gens n’en parlent pas parce qu’ils ne veulent pas faire face à la réalité.

La Bible révèle à maintes reprises que les amoureux de l’Amérique et de la Grande-Bretagne vont les trahir (par exemple, Ézéchiel 23). L’Amérique et la Grande-Bretagne dépendent aujourd’hui de leur prestige mondial et de leur gloire passée. Mais nous ne pouvons pas nous protéger, même si nous pensons que nous le pouvons. C’est une leçon douloureuse que nous devons encore apprendre.

Se tourner vers le Berger

Dieu veut que nous nous tournions vers notre Berger « le berger, la pierre d’Israël ». Dieu est la source et le fondement de toutes nos bénédictions. Notre peuple devrait avoir une certaine humilité et reconnaître que Dieu est derrière toute sa prospérité. Mais ce monde ne regarde pas vers Dieu.

Un berger regarde et protège les moutons. Sans berger, nous sommes des moutons impuissants qui serons dévorés par des loups voraces ! Aujourd’hui, Israël a rejeté son Berger. Le Saint Empire romain se lève maintenant pour dévorer ses bénédictions.

Chacun de nous a besoin de ce Berger dans nos vies, personnellement, ou nous sommes tous aussi impuissants que des moutons. Nous devons toujours nous rappeler de regarder vers ce Rocher, Jésus-Christ. Il sera votre Berger et veillera sur vous et vous protégera.

Voici une autre prophétie pour la fin des temps : « Et toi, fils de l’homme, je t’ai établi comme sentinelle sur la maison d’Israël. Tu dois écouter la parole qui sort de ma bouche, et les avertir de ma part » (Ézéchiel 33 : 7). Dieu veut que vous écoutiez Sa sentinelle, et vous devez savoir qui il est. Ce message est envoyé dans les derniers jours pour avertir Israël, principalement, mais le reste du monde aussi.

Israël sera puni en premier à cause de ses grands péchés. Le verset 11 se lit : « Dis-leur : je suis vivant ! dit le Seigneur, l’Eternel, ce que je désire, ce n’est pas que le méchant meure, c’est qu’il change de conduite et qu’il vive. Revenez, revenez de votre mauvaise voie ; et pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël ? » Ce message pourrait-il être plus fort ? Dieu veut que nous nous détournions de notre mauvaise voie ! Il sera alors notre Berger et nous sauvera, et tout ira bien !

Daniel 2 : 44 prophétise ceci au sujet de ces 10 rois : « Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d’un autre peuple ; Il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et Lui-même subsistera éternellement. » Les saints de Dieu—ceux qui défendront Christ et Son message et qui avertissent Israël aujourd’hui—recevront ce Royaume. Ils auront des positions et des récompenses comme personne n’a jamais eu !

Nous avertissons les gens aujourd’hui que la grande Tribulation et le Jour du Seigneur arrivent ! Dieu veut empêcher cela. Il veut que nous vivions, physiquement et spirituellement, et que nous prospérions de toutes les manières. Mais si Israël ne tient pas compte de Son message, alors Il doit les punir comme aucun peuple n’a jamais été puni.

C’est à nous de déclarer ce message et à Israël d’en tenir compte. Dieu bénira tous ceux qui soutiennent le message de Dieu maintenant ou en tiennent compte à l’avenir. Jésus-Christ est sur le point de revenir pour apporter la prospérité à toute l’humanité. Ceux qui soutiennent le message de Dieu aujourd’hui seront protégés de la Tribulation à venir et gouverneront avec Christ pour l’éternité ! Quel grand espoir nous avons si nous nous tournons vers notre Berger !

Source: La Trompette

Coronavirus : « nous nous préparons à une épidémie » en France indique le ministre de la Santé


Alors que plusieurs villes italiennes sont placées en quarantaine depuis le début du week-end, le nouveau ministre de la Santé Olivier Véran a indiqué dimanche que le risque d’épidémie en France était « très probable ».

La France se prépare à une possible « épidémie » du nouveau coronavirus, déclare le ministre de la Santé Olivier Véran dans un entretien au Parisien Dimanche.

Interrogé sur la possibilité de nouveaux cas en France, le ministre l’estime « très probable ».

« Une épidémie ? Nous nous y préparons », ajoute-t-il, évoquant notamment l’augmentation du « nombre de laboratoires équipés en tests de diagnostic pour atteindre une capacité de plusieurs milliers d’analyses par jour et sur tout le territoire, contre 400 aujourd’hui ».

« Nous poursuivons également l’équipement en masques », poursuit-il. Il indique également avoir « réuni mardi une soixantaine de décideurs en matière de santé car le partage d’informations et le retour d’expérience sont essentiels ».

La crainte de nouveaux modes de contamination

« Bien sûr que c’est sérieux, et nous nous mettons en situation. Si l’épidémie atteint l’Europe, je veux que nous soyons pleinement opérationnels », souligne le ministre, se disant attentif à la situation en Italie, « où un malade est décédé sans avoir été en Chine ni en contact connu avec un autre malade ».

Concernant le dernier groupe de 28 Français rapatriés vendredi de Chine et placés en quarantaine dans un village vacances de Normandie, le ministre souligne « qu’à ce stade, rien n’indique que l’un d’eux est infecté », mais assure que « nous restons en alerte maximale ».

Un seul patient reste hospitalisé en France, rappelle le ministre, alors qu’un touriste chinois est mort à Paris et que dix autres patients sont guéris.
Deux personnes sont décédées en Italie, pays d’Europe où le bilan est le plus lourd et où une trentaine de cas de contamination ont été répertoriés jusqu’à présent dont plus de 25 en Lombardie (région de Milan).

Source: Sud Ouest

L’Allemagne va déposer un dossier en soutien à Israël devant la CPI


La République tchèque compte également soutenir Israël devant la CPI.

L’Allemagne a déclaré vendredi qu’elle allait se ranger du côté d’Israël devant la Cour pénale internationale (CPI), qui devrait ouvrir une enquête sur les « crimes de guerre » présumés imputés à l’Etat hébreu en Cisjordanie, a rapporté vendredi le Times of Israel.

« La portée de la compétence territoriale de la CPI en vertu de l’article 12 du Statut de Rome ne s’étend pas aux Territoires », a fait valoir Berlin.

« L’article 12 du Statut de Rome suppose qu’il existe un ‘État’ qui a la capacité, en vertu du droit international, de déléguer à la Cour une compétence territoriale en ce qui concerne les affaires pertinentes », a justifié l’Allemagne.

Comme l’a fait la République tchèque jeudi, Berlin a présenté une demande pour prendre part à l’audience de la CPI concernant Ies accusations portées contre Israël en qualité d' »amicus curiae » (un organisme ou une entité qui ne fait officiellement pas partie de la procédure mais qui propose au tribunal de lui présenter des informations sous la forme de mémoires, ndlr).

L’Allemagne et la République tchèque devraient ainsi déposer des mémoires en soutien à Israël devant la CPI ce vendredi, date limite pour le dépôt de dossiers des parties tierces.

« Israël salue la prise de position de pays importants (…) contre l’interférence du droit pénal international dans la question du conflit israélo-palestinien. Il s’agit d’une position responsable conforme au droit international, qui empêche la politisation de la cour », s’est félicité le ministre israélien des Affaires étrangères, Israel Katz.

Fin décembre, l’Allemagne avait estimé que l’aptitude de la CPI à lancer une enquête contre Israël était « douteuse ».

Source: i24 News