Le « drapeau rouge de la mort » symbolisant la bataille à venir est hissé au sommet de la plus haute mosquée d’Iran


Pour la première fois dans l’histoire, le symbolique « drapeau rouge » de l’Iran a été hissé au-dessus du dôme sacré de la célèbre mosquée Jamkarān, qui se trouve dans la ville de Qom. Selon divers messages de sources iraniennes sur les médias sociaux, ce drapeau rouge symbolise qu’une grande bataille se profile à l’horizon.

Les experts en la matière disent que le drapeau a été hissé au sommet de l’une des plus grandes et des plus importantes mosquées en Iran, comme un autre geste symbolique pour indiquer la grande sévérité des temps. Le Tweet ci-dessous, de Siffat Zahra, montre quelques images du drapeau levé et donne une explication de sa signification symbolique.

C’est certainement un geste sans précédent pour le gouvernement iranien qui, depuis un certain temps déjà, fait trembler les États-Unis. Les tensions entre les deux pays se sont accrues depuis de nombreuses années, mais après le récent assassinat du général Shahid Qassem Suleimani dans des frappes aériennes ciblées, les relations n’ont jamais été aussi mauvaises. En fait, depuis que l’attaque a été signalée pour la première fois, des expressions comme  » troisième guerre mondiale  » ont été utilisées dans le monde entier et, à juste titre, l’Iran a menacé d’exercer de dures représailles en réponse à ces attaques.

Le gouvernement des États-Unis a justifié les attaques en suggérant que le général Shahid Qassem Suleimani aidait les ennemis du Moyen-Orient qui se battaient contre les forces américaines. Suleimani a été pris pour cible alors qu’il se trouvait dans une zone de combat en Irak, mais on lui attribue également le mérite d’avoir aidé des groupes à lutter contre l’ISIS et d’autres groupes de la région, de sorte qu’il ne serait pas très inhabituel ou suspect qu’il ait des affaires dans l’une de ces zones de conflit.

Après l’attaque, un haut responsable militaire en Iran a menacé d’attaquer des dizaines de  » cibles américaines « , qui comprendraient des  » destroyers et des navires de guerre  » situés dans le golfe Persique.

Source: Anonymous News

Traduit par: SENTINELLE SAPS

Mort de Soleimani: l’Iran menace d’attaquer Tel Aviv et des bases US au Moyen-Orient


Des milliers d’Irakiens scandaient samedi « Mort à l’Amérique et à Israël »

Un commandant iranien de haut rang a menacé samedi de cibler des bases militaires américaines au Moyen-Orient, ainsi que la ville de Tel Aviv, « à portée de Téhéran », pour venger la mort du général Qassem Soleimani, tué dans un raid américain vendredi.

« Le détroit d’Ormuz est un point crucial pour l’Occident et un grand nombre de navires de guerre américains le traversent … Des cibles américaines dans la région ont été identifiées par l’Iran depuis longtemps », a déclaré le général Gholamali Abuhamzeh, commandant des Gardiens de la révolution, rapporte Reuters.

« Quelque 35 cibles américaines dans la région, ainsi que Tel Aviv sont à notre portée », a-t-il averti.

Par ailleurs, des milliers d’Irakiens scandaient samedi « Mort à l’Amérique et à Israël », en cortège autour des cercueils du général iranien Qassem Soleimani et d’Abou Mehdi al-Mouhandis, son principal lieutenant en Irak, tués la veille.

Les participants à ce cortège funéraire, dans le quartier de Kazimiya à Bagdad qui abrite un sanctuaire chiite, ont également crié « Vengeance pour Abou Mehdi al-Mouhandis », chef opérationnel du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires intégrés aux forces de sécurité irakiennes.

Qassem Soleimani sera enterré mardi dans sa ville natale de Kerman en Iran à l’issue de trois jours de cérémonies d’hommage.

Source: i24 News

L’Iran promet de venger la mort d’un de ses généraux tué par les Etats-Unis


L’Iran a promis de venger « au bon moment et au bon endroit » l’assassinat d’un de ses puissants généraux, Qassem Soleimani, tué vendredi dans une attaque de drone des Etats-Unis à Bagdad, une escalade qui fait craindre un conflit ouvert entre les deux pays ennemis.

L’Irak a dit redouter « une guerre dévastatrice » sur son sol après le raid inédit qui a tué l’homme-clé de l’influence iranienne au Moyen-Orient et son premier lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, ces paramilitaires irakiens majoritairement pro-iraniens.

La frappe, qui a suscité des réactions inquiètes dans le monde, a été ordonnée par le président américain Donald Trump après une attaque mardi des partisans et des combattants du Hachd contre l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad.

C’est le « tir de précision d’un drone », a indiqué à l’AFP un responsable militaire américain, qui a pulvérisé en pleine nuit les deux véhicules à bord desquels se trouvaient Soleimani et Al-Mouhandis, à la sortie de l’aéroport international de Bagdad.

Soleimani, chef de la Force Qods des Gardiens de la révolution, chargée des opérations extérieures d’Iran, est mort sur le coup, tout comme Al-Mouhandis, homme de l’Iran à Bagdad et ennemi numéro un en Irak des Etats-Unis depuis des décennies.

Selon un responsable local, le commandant irakien « était venu chercher Qassem Soleimani à l’aéroport, ce qui d’habitude n’arrive pas. Il l’a accueilli ainsi que deux autres visiteurs et leurs véhicules ont ensuite été touchés ». En tout, 10 personnes sont mortes selon le Hachd.

« Soleimani aurait dû être tué il y a des années! » a tweeté Donald Trump, en affirmant que le général iranien avait « tué ou grièvement blessé des milliers d’Américains sur une longue période et prévoyait d’en tuer beaucoup d’autres ».

Son secrétaire d’Etat Mike Pompeo a affirmé que Soleimani préparait une « action d’envergure » menaçant des « centaines de vies américaines », après que les Etats-Unis ont appelé leurs ressortissants à quitter l’Irak « immédiatement ».

Il s’agit de « la plus importante opération de +décapitation+ jamais menée par les Etats-Unis, plus que celles ayant tué Abou Bakr al-Baghdadi ou Oussama ben Laden », les chefs des groupes jihadistes Etat islamique et Al-Qaïda, a commenté Phillip Smyth, spécialiste américain.

– « Plus grave erreur » –

Les bruits de bottes ont été à la mesure du choc en Irak et en Iran, où Soleimani, 62 ans, était perçu comme intouchable.

« L’Amérique doit savoir que son attaque criminelle contre le général Soleimani a été sa plus grave erreur (…) Ces criminels subiront une dure vengeance au bon endroit et au bon moment », a averti le Conseil suprême de la sécurité nationale, la plus haute instance sécuritaire d’Iran.

Le guide suprême iranien Ali Khamenei et le président Hassan Rohani ont eux aussi appelé à venger celui qui était considéré comme un adversaire redouté des Etats-Unis.

« L’Iran et les autres nations libres de la région prendront leur revanche sur l’Amérique criminelle », a menacé M. Rohani, alors que les autorités iraniennes ont rapidement annoncé un successeur à Soleimani, Esmaïl Qaani.

Trois jours de deuil ont été décrétés en Iran, où des dizaines de milliers de personnes ont manifesté aux cris de « Mort à l’Amérique ».

Téhéran n’a pas évoqué les détails du rapatriement du corps de Soleimani. Le Hachd a annoncé qu’Al-Mouhandis serait enterré samedi dans la ville sainte de Najaf (sud) après une cérémonie à Bagdad.

Les commandants du Hachd ont appelé leurs combattants à se « tenir prêts ». Il faut, a exhorté Hadi al-Ameri, « serrer les rangs pour bouter les troupes étrangères » hors d’Irak.

Le Parlement irakien doit se réunir dimanche et pourrait dénoncer l’accord irako-américain qui encadre la présence de 5.200 soldats américains sur le sol irakien.

Le turbulent leader chiite irakien Moqtada Sadr a réactivé l’Armée du Mehdi, sa milice dissoute après avoir harcelé l’occupant américain en Irak (2003-2011).

Au Liban, le Hezbollah pro-iranien a promis « un juste châtiment » aux « assassins ».

Et au Yémen, les rebelles Houthis, soutenus par Téhéran, ont appelé à des « représailles rapides ».

L’assaut de l’ambassade américaine à Bagdad, qui a ravivé pour Washington le traumatisme de la prise d’otages à l’ambassade de Téhéran en 1979, a eu lieu deux jours après un bombardement américain meurtrier d’une base d’une faction du Hachd en Irak.

Ce bombardement était en représailles à des attaques à la roquette contre des installations abritant des Américains en Irak, dont l’une, attribuée par Washington aux paramilitaires pro-iraniens, a tué le 27 décembre un sous-traitant américain.

– Craintes d’une guerre? –

« Les renseignements américains suivaient (Soleimani) depuis des années, mais ils n’ont jamais appuyé sur la détente. Lui le savait mais n’a pas mesuré à quel point ses menaces de créer une autre crise des otages à l’ambassade (de Bagdad) changerait » les choses, a expliqué à l’AFP Ramzy Mardini, de l’Institut of Peace.

En renversant en 2003 Saddam Hussein, les Etats-Unis avaient pris la haute main en Irak mais après leur retrait en 2011 ils ont perdu de leur influence au profit de l’Iran et de ses alliés irakiens.

Le Hachd, désormais intégré aux forces irakiennes, a combattu les jihadistes au côté du pouvoir et de la coalition antijihadistes emmenée par Washington, mais aujourd’hui certaines de ses factions sont considérées par les Américains comme une importante menace.

A moins d’un an de la présidentielle américaine et alors que le Congrès n’a pas été notifié en amont du raid selon un élu, les avis divergent à Washington: la plupart des ténors républicains ont fait bloc derrière M. Trump mais les démocrates ont exprimé leurs craintes.

La communauté internationale, elle, a exprimé sa vive inquiétude.

Pour Moscou, l’assassinat de Soleimani risque de « sérieusement aggraver la situation » au Proche-Orient. Paris a dit vouloir « éviter une nouvelle escalade dangereuse ». Pékin et Londres ont appelé à la « désescalade » et l’ONU a estimé que « le monde ne peut se permettre une nouvelle guerre dans le Golfe ».

Les cours du pétrole ont bondi, les marchés craignant une confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran.

Source: Challenges

Escalade en Irak : le pétrole grimpe, les Bourses mondiales se crispent


Les cours du pétrole flambaient vendredi dans la foulée de la mort du haut dignitaire iranien lors d’un raid américain à Bagdad

Les cours du pétrole flambaient vendredi dans la foulée de la mort d’un haut dignitaire iranien lors d’un raid américain à Bagdad, un assassinat ciblé ravivant les craintes d’une confrontation violente entre les deux pays qui inquiète les Bourses mondiales.

Vers 15H45 (14H45 GMT), le cours du WTI, référence américaine du brut prenait 3,71 % et celui du Brent, référence européenne, grimpait de 3,83 %.

La frappe, qui a suscité des réactions inquiètes dans le monde, a été ordonnée par le président américain Donald Trump après une attaque contre l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, mardi.

« Le marché prend la menace d’une escalade militaire au sérieux, en particulier parce que l’administration Trump est imprévisible dans ses actions », explique à l’AFP John Hall, du cabinet Alfa Energy.

Et l’Iran a d’ores et déjà promis de prendre sa « revanche sur l’Amérique criminelle pour cet horrible meurtre ».

« L’Iran pourrait bloquer le détroit d’Ormuz, s’emparer des pétroliers ou même les attaquer. Bien entendu, de telles actions susciteraient une réaction rapide de la part de pays tiers et cela pourrait mener à une guerre totale au Moyen-Orient », craint Réda Aboutika, analyste pour le courtier en ligne XTB.

Ce bond des prix du pétrole intervient par ailleurs dans un contexte de réduction de la production des pays de l’Opep, décidée en décembre.

Wall Street dans le rouge

Logiquement, du côté des valeurs, les titres des sociétés pétrolières faisaient partie des rares gagnantes du jour.

À Paris, Total prenait 0,93 % et TechnipFMC 1,98 %. Shell grimpait aussi, tant à Londres (+1,51 %) qu’à Amsterdam (+1,36 %).

Les Bourses mondiales faisaient grise mine à l’image de Wall Street où le Dow Jones (-1,25 %) comme le Nasdaq (-1,27 %) ont ouvert en nette baisse.

Les places boursières européennes, déjà en recul vendredi matin n’ont cependant pas trop accentué leurs pertes au cours de la journée.

Vers 15H55 (14H55 GMT), la Bourse de Paris résistait plutôt bien (-0,10 %) et le FTSE-100 à Londres était même timidement dans le vert (+0,07 %).

En revanche, la bourse de Francfort perdait beaucoup de terrain (-1,28 %) et celle de Milan reculait de 0,44 %.

« La nouvelle selon laquelle le président Trump a ordonné la frappe qui a tué le général iranien renforce les inquiétudes sur un conflit au Moyen-Orient », note Samuel Springett, analyste chez Accendo Markets.

Pour le premier ministre irakien démissionnaire Adel Abdel Mahdi, cet assassinat ciblé va même « enclencher une guerre dévastatrice en Irak ».

Du côté des marchés asiatiques, Hong Kong (-0,32 %) et Shenzhen (-0,05 %) ont fini en baisse et Shanghai a terminé sur une hausse très modérée (+0,27 %). Tokyo, fermé pour les festivités du Nouvel-an, ne rouvre que lundi.

L’once d’or jouait quant à elle son rôle de valeur refuge et montait nettement à 1.548,95 euros contre 1.529,13 euros la veille. Le yen progressait également pour les mêmes raisons, de 0,43 % contre le dollar et de 0,55 % contre l’euro.

La devise japonaise, qui s’apprécie en période d’incertitudes, est « le grand gagnant » de l’accroissement des tensions géopolitiques, a expliqué Kit Juckes, analyste pour Société Générale.

Source: Times of Israël

Soleimani préparait une action menaçant des « centaines de vies américaines »


« Nous savons que c’était imminent. Nous avons pris notre décision sur la base des évaluations de nos services de renseignement », a déclaré Mike Pompeo

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a affirmé vendredi que le général iranien Qassem Soleimani, tué dans un raid américain à Bagdad, préparait une « action d’envergure » menaçant des « centaines de vies américaines ».

« Il s’affairait activement à mener des actions dans la région – une action d’envergure, comme il disait – qui auraient mis en danger des dizaines, voire des centaines, de vies américaines », a déclaré le secrétaire d’Etat sur CNN.

« Nous savons que c’était imminent. Nous avons pris notre décision sur la base des évaluations de nos services de renseignement. »

Source: Times of Israël

Le puissant général iranien Qassem Soleimani tué en Irak sur ordre de Donald Trump


Le raid américain, qui a visé un convoi de véhicules dans l’enceinte de l’aéroport de Bagdad, a tué en tout au moins neuf personnes au total – dont cette figure très populaire du régime iranien.

L’opposition entre Washington et Téhéran sur le sol irakien est entrée dans une nouvelle phase. Le puissant général iranien Qassem Soleimani, émissaire de la République islamique en Irak, a été tué tôt vendredi 3 janvier dans une frappe aérienne américaine survenue à Bagdad. Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, s’est immédiatement engagé à « venger » la mort de son chef militaire et a décrété un deuil national de trois jours dans son pays.

Peu après l’opération, le Pentagone a annoncé que le président américain Donald Trump avait lui-même donné l’ordre de « tuer » Qassem Soleimani, un dirigeant des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique. Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires majoritairement pro-Iran désormais intégrés à l’Etat irakien, est également mort dans ce bombardement.

Un lieutenant également visé par ce raid

Cette frappe intervient trois jours après l’attaque par des militants pro-Iran de l’ambassade américaine à Bagdad. Les Etats-Unis ont en outre subi depuis la fin du mois d’octobre une dizaine d’attaques à la roquette, qui ont visé des soldats et des diplomates, tuant il y a une semaine un sous-traitant américain. Non revendiquées, ces frappes ont été attribuées par Washington aux forces favorables à Téhéran en Irak. L’armée américaine a déjà répondu dimanche soir en bombardant plusieurs bases de forces pro-Iran près de la frontière syrienne, faisant 25 morts.

« Sur ordre du président, l’armée américaine a pris des mesures défensives décisives pour protéger le personnel américain à l’étranger en tuant Qassem Soleimani », a commenté le Pentagone dans un communiqué. Donald Trump n’a pour l’heure par réagi à ce tournant majeur du conflit avec Téhéran, si ce n’est en publiant sur son compte Twitter un drapeau américain.

Le raid américain, qui a visé un convoi de véhicules dans l’enceinte de l’aéroport de Bagdad, a tué au moins neuf personnes au total, selon des responsables des services de sécurité irakiens. L’autre grande figure tuée est Abou Mehdi al-Mouhandis, lieutenant du général Soleimani pour l’Irak depuis des décennies.

Une opération en forme de déclaration de guerre

L’assassinat ciblé de Qassem Soleimani, une des figures les plus populaires d’Iran, soulève l’inquiétude, à moins d’un an de la présidentielle américaine. « Le président Trump amène notre nation au bord d’une guerre illégale avec l’Iran, sans l’approbation du Congrès », a notamment fustigé le sénateur démocrate Tom Udall.

Sur Twitter, le directeur adjoint de l’Institut de relations internationales et stratégiques Didier Billion juge que « la décision irresponsable de Donald Trump ouvre une nouvelle séquence et risque de déchaîner une vague de violences ».

La nouvelle a fait bondir de plus de 4% les cours du pétrole. L’or noir iranien est déjà sous le coup de sanctions américaines et la montée en puissance de l’influence de Téhéran en Irak, deuxième producteur de l’Opep, fait redouter aux experts un isolement diplomatique et des sanctions politiques et économiques.

Source: France Info

Erdogan est-il en train de déclencher un nouveau conflit cataclysmique au Moyen-Orient ?


Une guerre aux conséquences multiples se préparerait-elle en Méditerranée ? Il semble bien que oui.

Selon de multiples sources, le gouvernement Erdogan se préparerait à dépêcher des djihadistes de Syrie du Nord à sa solde, encadrés par des troupes turques, pour se battre aux côtés des djihadistes libyens contre « l’Armée Nationale Libyenne » sous le contrôle du maréchal Haftar, soutenu par l’Égypte, l’Arabie saoudite et les Émirats Arabes Unis.

Les djihadistes sous contrôle turc, en partance pour Tripoli, seraient transportés par avions ou bateaux d’un pays membre de l’OTAN, la Turquie, à travers la Méditerranée.

Il serait intéressant de connaître la réaction de cette organisation et des États-Unis, si cela devait se produire.

  • L’Algérie, qui vit une période de transition précaire, marquée par une instabilité qui semble durable et une grave crise économique, a déclaré être en totale opposition avec l’intervention turque en Libye, et s’est dite prête à agir militairement pour l’en empêcher. Rien de mieux que la fuite en avant et le risque d’un conflit pour galvaniser un peuple, surtout quand celui-ci manifeste toutes les semaines contre le gouvernement, et ne reconnaît pas les résultats des récentes élections.
    Mais, en même temps, l’Algérie a des intérêts à défendre dans la région. Autant elle a laissé les djihadistes du Nord Mali agir à leur guise, autant elle ne voit pas d’un bon œil la présence de ces mêmes forces en Libye où il deviendraient une menace pour elle et un risque pour l’islamisation du pays.
  • Erdogan est allé en Tunisie cette semaine, probablement à la recherche de soutien et d’une base arrière pour sa logistique et ses troupes. On ne connaît pas la réponse officielle tunisienne et il semble que les Tunisiens sont contre toute implication, mais comme Rachid Ghanouchi, le président de l’Assemblée nationale, est un ami personnel et un compagnon de route de plusieurs décennies de son « Frère Musulman » Erdogan, il n’est pas impossible que la Tunisie se retrouve entraînée d’une manière ou d’une autre dans ce conflit.
    D’autant que le nouveau Président de la République tunisienne, peu expérimenté politiquement, a laissé Erdogan s’exprimer contre ses «ennemis» de manière agressive, en sa présence, et à partir du territoire tunisien, pays qui partage une longue frontière avec la Libye.
  • En Libye, sont déjà présents sur le terrain des mercenaires russes très probablement envoyés par Poutine, ainsi que des Soudanais, dont Erdogan dénonce la présence en condamnant, avec une belle ironie et toute honte bue, la présence de mercenaires «étrangers» sur le territoire libyen. Ces facteurs contribuent encore plus à internationaliser ce conflit.

Quelles seront les réactions européennes, au premier rang de ce conflit, dont l’Europe subirait les conséquences directement et à plusieurs niveaux, énergétiques, migratoires, etc., et quelle intensité aurait une guerre où l’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats, la Turquie, l’Algérie et, en sous-main le Qatar qui finance la Turquie, seraient impliquées avec en plus une forte présence de djihadistes qui pourraient, comme ça a été le cas en Syrie, être rejoints par des «collègues» en provenance d’Europe ?

Déjà la Grèce, à la fois membre de l’OTAN, comme la Turquie, et de l’Union européenne, est opposée à la présence turque dans cette région, d’autant qu’elle a été accompagnée d’un accord de partage des ressources sous-marines, signé avec le GNA djihadiste de Tripoli, qui nuit à ses intérêts.

Outre la situation géographique et géostratégique de ce pays, les ressources en hydrocarbures de la Libye intéressent beaucoup de monde, et donc toutes les convoitises sont prêtes à s’exprimer avec véhémence, vigueur et bien entendu violence.

La situation y est confuse et compliquée et, à moins d’une reculade – peu envisageable dans l’état actuel des choses – de certains protagonistes, ou une intervention diplomatique de grande envergure, on ne voit pas très bien ce qui peut empêcher ce conflit de dégénérer et de prendre des proportions cataclysmiques.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Eddad Aber

L’OTAN prépare un conflit militaire de grande ampleur


L’augmentation en intensité des exercices de l’OTAN à la frontière russe sont le signe que l’Alliance atlantique se prépare à un conflit militaire de grande envergure d’après l’état-major russe, qui appelle l’OTAN à une reprise de la collaboration.

Si Emmanuel Macron a appelé l’OTAN à réorienter sa stratégie contre le «terrorisme international» lors du sommet de l’Alliance atlantique début décembre, force est de constater qu’il s’agit, en l’état actuel des choses, d’un vœu pieux. C’est le constat dressé par le chef d’état-major des forces de la Fédération de Russie armées Valéri Guérassimov lors d’un d’un discours prononcé, le 17 décembre, devant les attachés militaires étrangers, et publié par le journal russe Krasnaïa Zvezda.

Selon lui, les exercices militaires et les déploiements de troupes dans les pays baltes et en Pologne sont des signes évidents que l’Alliance atlantique considère plus que jamais la Russie comme une menace, comme elle le fait depuis trois décennies. «Le déploiement des éléments de la défense antimissile des Etats-Unis se poursuit. L’activité militaire s’intensifie dans les pays baltes et en Pologne, dans les eaux de la mer Noire et de la mer Baltique, et l’intensité des exercices militaires du bloc augmente», a-t-il ainsi souligné. Et pour le chef d’état-major, l’analyse des scénarii de ces exercices militaires est très clair : ils témoignent «de préparatifs ciblés de l’OTAN en vue d’un déploiement de ses forces dans un conflit militaire de grande ampleur».

Une analyse partagée par le Kremlin, comme l’a souligné son porte-parole Dmitri Peskov lors d’un point-presse ce 18 décembre. «Dans ce cas précis, il s’agit de l’avis d’un professionnel qui repose sur l’analyse menée par nos militaires dans le processus de suivi des manœuvres effectuées par l’OTAN. En l’occurrence, seul l’avis des professionnels peut être correct», a-t-il fait valoir, précisant que «l’administration du président ne [pouvait] pas évaluer [la situation] du point de vue militaire».

Il est nécessaire de reprendre la collaboration entre la Russie et l’OTAN dans le but de résoudre les sujets de préoccupation qui se sont accumulés

Dans son discours, Valéri Guérassimov est par ailleurs revenu sur les arguments avancés par les Occidentaux pour justifier ces mouvements de troupes et exercices, à savoir que les activités militaires de Moscou constitueraient une «menace pour la paix». «Dans le domaine de la garantie de sa sécurité militaire, toute démarche de la Russie, tout événement, est planifié et transparent pour construire une armée et une marine. Or chaque exercice est clairement présenté par les propagandistes occidentaux et des médias producteurs de fake news comme une « menace pour la paix »», a-t-il fait remarquer.

Une situation inquiétante que ne souhaite pas voir perdurer Valéri Guérassimov, qui appelle à une reprise de la collaboration entre Moscou et l’Alliance atlantique : «La réduction des risques d’incidents dangereux dans le domaine militaire doit demeurer au cœur du dialogue entre la Russie d’un côté et les Etats-Unis et l’OTAN de l’autre. Il est nécessaire de reprendre la collaboration entre la Russie et l’OTAN dans le but de résoudre les sujets de préoccupation qui se sont accumulés.»
102 exercices en 2019

Préoccupations en tête desquelles trône donc la multiplication des exercices militaires de l’OTAN aux frontières de la Russie. Dans un rapport publié le 13 octobre sur les 102 exercices prévus en 2019, l’Alliance atlantique explique en effet avoir «recentré son attention» sur «la sécurité collective et les priorités de défense à l’intérieur des frontières de l’Alliance» à la suite du rattachement de la Crimée à la Russie en 2014. «L’Alliance est aujourd’hui amenée, face à la Russie, à remobiliser des aptitudes de dissuasion politique et militaire datant de la guerre froide tout en cherchant à s’adapter à des tactiques modernes de guerre hybride», est-il notamment écrit.

La présence en rotation de l’OTAN dans la région de la Baltique ne suffirait pas à repousser une invasion de forces conventionnelles russes

C’est dans ce cadre que l’OTAN a décidé d’intensifier ces dernières années ces exercices militaires. A titre d’exemple, en 2018, l’exercice «Trident Juncture 18» qui se déroulait en Norvège constituait la plus grande manœuvre militaire organisée par l’Alliance atlantique depuis la fin de la guerre froide. 50 000 soldats, 250 aéronefs, 65 navires et quelque 10 000 véhicules terrestres en provenance de 31 Etats membres de l’OTAN y ont pris part. Ajoutez à cela que l’Alliance atlantique juge dans son rapport publié en octobre que «la présence en rotation de l’OTAN dans la région de la Baltique ne suffirait pas à repousser une invasion de forces conventionnelles russes», et l’inquiétude de l’état-major russe peut difficilement ne pas être considérée comme légitime.
«Affrontement de communications interposées»

En dépit de la sortie de l’état-major russe, le directeur du Centre européen d’analyses stratégique (CEAS) Philippe Migault, spécialiste des questions stratégiques, ne croit pourtant pas à la possibilité d’un tel conflit. Selon lui, il s’agit plutôt d’un «affrontement de communications interposées, qui vise essentiellement à influencer l’adversaire et sa propre opinion publique», comme il l’a confié à RT France. Moscou jouerait ainsi le même jeu que l’OTAN, qui «hurle au loup» à chaque fois qu’il y a une manœuvre russe, en affirmant que la Russie se prépare à envahir les pays baltes ou la Pologne.

«Je ne suis pas persuadé que ça reflète une véritable montée de la tension et à une situation dont il faut s’alarmer, en tout cas à moyen terme. […] On est vraiment dans une opération de communication à destination des opinions publiques qu’il s’agit de fédérer, afin de les convaincre qu’il existe un danger. Mais je ne pense pas que cela soit l’illustration véritablement d’une montée des tensions», explique-t-il.

Interrogé par RT France, Patrick Charaix, ancien général et chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) estime, quant à lui, que les exercices menés par l’OTAN ne deviennent pas plus agressifs mais plus complexes, compte tenu des «nouvelles menaces réelles», tel que le cyber, ou encore les attaques hyper véloces de missiles nucléaires. «Il suffit de voir les attaques cyber, qui pour le coup, sont bien attribuées à la Russie. Et puis toute son activité satellitaire en missiles nucléaires, missiles balistiques et anti–missiles», note-t-il, soutenant que l’OTAN faisait ainsi preuve de dissuasion à l’égard de Moscou.

«Je rappelle que la dissuasion s’appuie sur trois crédibilités fortes: politique, technique et opérationnelle. Et l’OTAN est en train de jouer ça vis-à-vis de la Russie», explique-t-il, tout en confiant, d’un autre côté, comprendre la réaction de Moscou qui se sent «oppressé, agressé».

Source: RT France

Un responsable du Pentagone dit qu’il y a des indications qu’une « agression » iranienne pourrait se produire


Un haut responsable du Pentagone a déclaré mercredi qu’il avait été annoncé que l’Iran pourrait potentiellement mener des actions agressives à l’avenir, alors que la tension régressait entre Téhéran et Washington, rapporte l’ agence Reuters .

Les tensions dans le Golfe se sont accrues depuis les attaques contre les pétroliers au cours de l’été, y compris au large des Émirats arabes unis, et contre les installations énergétiques en Arabie saoudite. Les États-Unis ont blâmé l’Iran, qui a nié être à l’origine des attaques contre les infrastructures énergétiques mondiales.

« Nous continuons également de voir des indices, et pour des raisons évidentes, je n’entrerai pas dans les détails, une éventuelle agression iranienne pourrait se produire », a déclaré aux journalistes John Rood, le responsable n ° 3 du Pentagone.

Rood n’a pas fourni de détails sur les informations sur lesquelles il se basait ni sur un calendrier.

« Nous avons envoyé des signaux très clairs et directs au gouvernement iranien sur les conséquences potentielles d’une agression », a déclaré Rood.

Sous couvert d’anonymat, deux responsables américains ont déclaré qu’il y avait eu des renseignements le mois dernier indiquant que l’Iran déplaçait des forces et des armes dans la région.

On ne savait pas exactement ce que l’Iran cherchait à faire avec ces mouvements, ont-ils ajouté.

L’un des responsables a déclaré que l’inquiétude était en partie liée aux activités iraniennes en Irak, qui connaissent des manifestations anti-gouvernementales.

L’année dernière, Reuters a annoncé que l’Iran avait donné des missiles balistiques aux mandataires chiites en Irak et qu’il développait la capacité d’y construire de nouveaux moyens pour dissuader les attaques visant ses intérêts au Moyen-Orient et lui donner les moyens de s’attaquer aux ennemis régionaux.

Les États-Unis ont déployé des milliers de forces militaires supplémentaires au Moyen-Orient, y compris des bombardiers et du personnel de la défense aérienne, pour dissuader ce que Washington qualifie de comportement provocateur de la part de l’Iran.

Les responsables américains ont déclaré que des discussions étaient en cours sur l’ajout de troupes américaines dans la région, mais qu’aucune décision n’avait été prise et que la situation était fluide. Ils ont dit que l’armée parlait régulièrement de forces dans le monde entier, y compris au Moyen-Orient.

L’Iran fait face depuis des semaines à des manifestations parfois violentes contre la hausse des prix de l’essence.

Les troubles, qui ont débuté le 15 novembre après que le gouvernement a brutalement augmenté les prix de l’essence de 300%, se sont étendus à plus de 100 villes et villages et sont devenus politiques, alors que les manifestants jeunes et ouvriers réclamaient la démission des dirigeants cléricaux.

Les dirigeants religieux de Téhéran ont accusé les « voyous » liés à ses opposants en exil et les principaux ennemis du pays – les États-Unis, Israël et l’Arabie saoudite – d’être responsables de ces troubles.

Source: The Middle East Monitor

Traduit par: SENTINELLE SAPS

Les Etats-Unis craignent que Israël n’attaque l’Iran pour sauver Netanyahu


Des responsables militaires américains et israéliens se sont rencontrés dimanche (24 novembre) et ont discuté de la menace iranienne pour Israël, a déclaré une source militaire israélienne à l’ agence Anadolu.

La source, qui a préféré rester anonyme, n’a pas donné plus de détails, mais le journal israélien Haaretz a publié un article d’Amos Harel révélant l’essentiel des discussions.

Harel a déclaré qu’Israël et les États-Unis avaient discuté de garanties concernant l’Iran.

Les réunions se sont déroulées en présence du général Mark Milley, président des chefs d’état-major des États-Unis, et du chef d’état-major israélien Aviv Kochavi.

Selon Harel, Israël craint que les États-Unis n’abandonnent le problème de l’Iran tandis que les États-Unis craignent que Israël ne mène une attaque unilatérale contre Téhéran, forçant Washington à une guerre.

Harel a averti qu’il est impossible de séparer le chaos interne israélien de la question iranienne; en particulier en ce qui concerne l’ acte d’ accusation du Premier ministre Benjamin Netanyahu et son incapacité à former un gouvernement.

Il a également souligné les tentatives du nouveau ministre de la Défense, Naftali Bennett, de tirer parti du peu de temps qu’il a passé au pouvoir pour « marquer des points politiques ».

Source: The Middle East Monitor

Traduit par: SENTINELLE SAPS