Témoignage de Nathaniel: Remonté des profondeurs


Comment raconter mon témoignage sans faire trop long ? Je vais essayer.

Je suis arrivé au monde alors que je n’étais ni prévu, ni désiré par mes parents. Il faut dire que j’ai été conçu par accident dans la cabine du camion de mon père qui était alors routier. Mes parents se sont connus très jeune. En effet, ils ont grandi à la DASS l’un et l’autre. Mon père a toujours été amoureux de ma mère qu’il surnommait « mon lapin », mais je ne pense pas que cela fût réciproque. Mon père ne m’a pas reconnu à la naissance. Il m’a abandonné. Je dis abandonné mais je dois avouer que les séjours en prison qu’il faisait en plus du fait que la police venait toquer à la porte de chez ma mère, à sans doute dirigée cette décision. Je ne l’ai connu que bien plus tard… à l’âge de 14 ans.

Je ne peux pas dire que j’ai grandi dans une cellule familiale stable. En effet, avant moi, ma mère a eu 2 enfants issus d’un mariage et ensuite, en 1997, alors que ma mère a rencontrée un autre homme et ma petite sœur est arrivée.

Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de mes premières années, cependant je me souviens d’un événement qui a sonné le glas du déchirement familial. L’incendie de l’appartement que j’ai involontairement provoqué. Suite à ce drame, et après plusieurs péripéties, j’ai été placé en foyer d’enfants pendant 1 an et demie avant de pouvoir retourner chez mes parents.

Pendant cette période, on m’a diagnostiqué une mucoviscidose intestinale. Une maladie incurable… qui a disparue au bout de quelques années.

A l’âge de 9 ans et ce régulièrement, j’ai été abusé par oncle. Ces faits, je n’ai pu les dénoncer que bien plus tard. Mon cerveau a occulté cette horreur pendant 2 ans. C’est uniquement grâce au un coup de téléphone de ma tante passé avec ma mère que j’ai pu tout dire. C’est ce jour-là que nous avions appris qu’il avait aussi abusé d’un de mes cousins.

En 2001, nous avons dû quitter notre ville natale pour partir dans le Sud de la France.

Pendant une période d’au moins un an, j’ai vécu dans une chambre de bonne, pièce à l’extérieur de l’appartement séparée d’un escalier. C’était, pour mon autonomie… j’avais alors 11 ans.

Pendant cette période, alors que j’avais toujours de très bonnes notes à l’école, j’ai commencé à faire l’école buissonnière. Je me baladais seul en ville, pendant des heures. Je passais le plus clair de mon temps à la gare, au centre-ville et même, pendant la période de fête foraine, dans les manèges.

Ayant un respect de Dieu, dès le départ, je passais beaucoup de temps dans l’église catholique qui se situe juste à côté du collège, mais j’y volais également des livres… et même des bibles. Si je volais ces choses, c’est parce que j’avais terriblement peur de demander quoique ce soit à mes parents. Il faut dire que plus le temps passait, plus la relation s’est détériorée. Seulement voilà… j’aimais profondément mes parents et je craignais ma mère.

Ma mère m’aimait-elle vraiment ? Je dois avouer que je ne pense pas. Pour preuve, j’ai des exemples de faits qui démontre que ce n’est pas de l’amour qui était partagé.

Je ne rentrais que très rarement manger avec la famille. Le soir, ma mère (et parfois mon beau-père) me déposait l’assiette en bas des escaliers et je mangeais dans ma chambre de bonne. Si je ne n’aimais pas quelque chose, c’est précisément ce que l’on m »imposait comme par exemple de la choucroute et des avocats. En rentrant de l’école à midi, mon beau-père m’avait réchauffé une assiette de ravioli avec une quantité de sel et de poivre qui rendait le plat immangeable… mais que je mangeais quand même, même si le poivre me sortait du nez.

Si je devais aller aux toilettes, j’avais un pot dans la chambre, jusqu’à l’âge de 11 ans. Pourquoi je ne pouvais pas aller aux toilettes ? Parce que j’étais enfermé dans ma chambre !

Il faut accorder à mes parents que si la porte était ouverte, je volais le plus souvent de l’argent pour m’acheter des bonbons. Je pouvais rester enfermé pendant des heures malgré ma soif… ou ma faim, et puis sinon il y avait le pot…

En 2003, après une décision du juge des enfants, j’ai été placé dans une maison d’enfants à caractère sociale qui se situe dans la capitale phocéenne. J’y suis resté pratiquement 6 ans… jusqu’à quelques mois de ma majorité.

Pendant ces années en foyer, j’ai tout vécu ou presque. Je me sentais totalement incompris des éducateurs, seul et abandonné. Je passais des nuits entières à pleurer dans ma chambre parce que ma mère me manquait terriblement.

Oui, aussi surprenant que ça puisse paraître, j’aimais toujours ma mère. Mais quelques années après mon placement, et suite à la séparation compliqué avec mon beau-père, ma mère est retournée dans le nord… à plus de 500 kilomètres du foyer. Donc ce fût encore plus dur pour moi de supporter cette séparation en plus de la distance. Alors que pendant le début de mon placement, j’allais chez ma mère au moins 2 fois par mois, pendant plus d’un an, je n’ai plus vu du tout. La situation était compliquée…

En 2005, j’ai été encore abusé par un jeune du foyer et c’est grâce à un ami que j’ai pu le dénoncer. S’il n’avait pas parlé, je n’aurai rien dit.

Pendant ces années de foyer, j’ai continué à voler, et faire l’école buissonnière. Je devenais instable et ce de plus en plus. Je perdais confiance au fur et à mesure et j’ai commencé à éprouver une profonde injustice de la part des institutions et un amour toujours plus grand de ma mère.

Pour me soulager du poids de la vie en foyer, l’équipe sociale a décidée de me faire changer d’air en allant dans des familles d’accueils pour le week-end.

On m’a envoyé dans une famille qui maltraitait les enfants accueillis, mais pour une raison inconnue, je n’étais pas ciblé. Par contre, c’est grâce au fait que j’ai fui et dénoncé cette famille qu’elle a été destituée.

C’est dans une association qui regroupe plusieurs familles que j’ai connu pour la première l’amour familial, mais tout en me sentant étranger. Plus le temps passait et je me sentais comme un indésirable dans ces familles, alors qu’en réalité ce ne fut pas le cas. En 2008, j’ai été placé dans une énième famille et c’est là-bas que j’ai vraiment ressenti l’amour. Alors que je n’y passais que les week-ends, je ne vivais que pour ça.

Aurais-je mentionné le fait que j’ai été aussi placé sous traitement ? Non. Pourtant c’est ça qui a failli causer ma perte. Pendant des années je prenais ces médicaments (que je considère encore aujourd’hui comme une simple camisole chimique), mais lorsque j’ai connu les bienfaits de la caféine, ma santé a commencée à défaillir. En effet, je prenais une quantité astronomique de café (pas moins de 21 tasses par jour). Je me faisais vomir après la prise des médicaments et plus le temps passait et plus je maigrissais. J’ai fini par ne plus pouvoir manger pendant une période, et j’ai perdu 11 kilos en 1 mois et des poussières. Je fumais (du shit et des cigarettes) et je buvais du café et je ne faisais que ça. Autant dire que je piquer de sacrée crise de nerfs. Et bien sûr, mon cœur a fait des siennes pendant une courte période.

Quand je suis arrivé dans cette famille en novembre 2008, j’ai mangé le père noël d’Intermarché le premier jour. Comprendre par là que j’ai fait une hypoglycémie à la caisse du magasin et je me suis encastré tête baissée dans la vitrine du magasin. Aujourd’hui, ma famille d’accueil, qui se reconnaîtra sans doute, aime toujours me charrier avec ça… Mais c’est pour dire dans l’état où je me trouvais. Pendant plusieurs mois, je ne mangeais pas vraiment. J’étais devenu extrêmement sensible et la moindre chose pouvait me donner des nausées.

Cette période a été la plus difficile de ma vie. Je vivais en foyer, je ne voyais plus ma mère, j’avais envie de tout envoyer balader. J’en voulais à tout le monde, je n’avais plus d’espoir.

Mais voilà… un lundi de mai 2009, j’ai dû partir quasi en urgence dans une nouvelle famille. Ce départ a été douloureux pour moi, parce que je devais partir de là où j’étais, et je ne voulais pas. Mais à cause d’un souci d’agrément, j’ai dû partir. Mais ce qui est le plus étonnant reste le fait que je n’aurai pas atterri où je suis arrivé. Mais à cause d’un appel téléphonique manqué, je suis arrivé dans cette famille à la campagne… Moi qui étais habitué à la ville, vivre à la campagne ? Non je voulais fuguer. Mais je ne l’ai pas fait.

Pourtant, j’avoue ne pas avoir été tendre avec cette nouvelle famille. Dès que je suis rentré dans la voiture je faisais la gueule. Quand je suis arrivé, je faisais la gueule… En bref : mais qu’est-ce que je fous là moi ?

Mais cette nouvelle famille d’accueil est devenue plus qu’une simple famille qui accueillait des enfants, c’est devenu ma famille !

Alors que j’atteignais ma majorité, j’ai dû faire la demande de contrat jeune majeur pour pouvoir rester dans cette famille.

Pendant l’été 2009, cette famille m’a parlé de Jésus. Mais elle ne m’a pas parlé de Jésus comme je le connaissais… comme étant un homme mort sur une croix (qui me faisait peur), mais comme étant Dieu fait homme, venu sur terre par amour pour moi, qu’il a payé le prix de sa vie, pour moi… Un soir, j’ai ainsi accepté ce Dieu si grand, j’ai accepté de m’abandonner à Lui. Je voulais vivre que pour et par Lui. Il est devenu mon Père et je suis devenu Son fils. En fait, je l’ai accepté de manière naturelle. Je l’ai vécu comme étant une simple retrouvaille familiale.

Pendant quelques semaines après ma conversion, je sentais une main me tenir le coup, tout le temps, et partout où que j’aille. Alors que je dormais dans la caravane dans le jardin, (j’en avais fait la demande pour que je puisse être tranquille et qu’ils ont volontiers accepté malgré le fait que ça ne soit pas autorisé par les services sociaux, mais il semble que tout le monde a fermé les yeux sur ce point : que ce soit mes éducateurs, assistante sociale et curatrice, tous ont vu et ont fermé les yeux), j’ai vécu des terreurs nocturnes. Je me couchais en nage, je sentais une présence mauvaise. Le simple bruit nocturne me terrifiait, alors que, c’était surtout les chats qui chassaient… Et du jour au lendemain, cette main m’a lâché.

Pendant la plus grande partie de cette période de placement dans cette famille, et vu que j’étais majeur, je voulais avoir des réponses sur mon passé et sur des décisions qui ont été prises. Pendant plusieurs mois, j’ai épluché des textes de lois, je regardais des documents qui racontaient le parcours similaire. Mais on ne voulait rien me dire… Pendant un temps, personne n’était au courant de mon dossier. Pourtant je n’ai rien lâché.

Je voulais simplement lire mon dossier médical, connaitre mon passé, mais on me baladait de services en services. Au début, plusieurs m’ont dit de ne rien faire, que cela ne sert à rien de vouloir s’attaquer aux services sociaux, qu’il fallait que je regarde mon futur plutôt que de connaître mon passé. Mais plus le temps passait et plus mon choix de connaitre mon passé s’accentuait. Je vous passe les détails, mais après une lettre de menaces au Président du Tribunal, j’ai eu audience avec la Juge des Tutelles. Cette audience a tout déclencher : soit ils me donnent les informations que je voulais, soit je devais par son ordre porter plainte contre eux.

Lorsque je suis arrivé dans le bureau de la chef de service de l’ASE, elle était debout, et voici, mot pour mot ce qu’elle m’a dit d’une voix tremblante : « Votre dossier se trouve dans le bureau à côté, je ne veux pas de problème avec la justice« . Autant dire que je jubilais…

Mais ce dossier, qui était d’une taille vraiment importante, il devait avoir 30 centimètres de papiers et de photos. Pourtant un seul document m’était nécessaire pour comprendre qui avait fait la demande de reconnaissance de travailleur handicapée et le choix de me placer sous curatrice renforcée.

En fait, je savais très bien qui était à l’origine : les services sociaux. Mais je voulais qu’ils plient le genou et en effet, lorsque j’ai vu le jugement demandant le retrait partiel de l’autorité parentale afin que le service gardien (ASE) puisse faire les documents nécessaires, j’ai regardé l’assistante sociale, qui a vu mes démarches pour chercher la vérité, je lui ai simplement dit d’une voix calme : donc c’est vous qui avez fait cette demande, et elle m’a répondu par un petit oui. Je lui ai répondu simplement par : « et vous avez attendu tout ce temps pour le dire ? ».

Mais en fait, un document tout autre m’a éclairé sur mon passé. C’est un document datant de 2003 qui a été rédigé quelques semaines après mon arrivé au foyer. Ce document interne incluait un fait que j’avais totalement oublié :

« … Mme Stef semble avoir abandonné Nathaniel, elle est partie en séjour de thalassothérapie pendant 1 semaine, Nathaniel demande beaucoup sa sœur et ne comprend pas ce qui lui arrive… »

Pour comprendre, il faut savoir comment s’est déroulait le matin du 28 juillet 2003 au matin.

Je me suis réveillais de bonne humeur, dans ma chambre de bonne. Etant en vacances, je n’avais rien de prévu, si ce n’est partir en ville me balader. La porte de l’appartement étant ouverte, j’entendis des bruits de vêtements que l’on range dans une valise et de la musique. Bien entendu, jamais je n’aurai pensé que c’était mes affaires qui se trouvent dans cette valise. J’étais assis en haut des escaliers quand j’entendis ma mère me dire de me préparer pour aller à la plage avec mon beau-père. Alors moi, tout content, je me suis habillé et voilà que je me trouvais dans la voiture seul avec mon beau-père. Quel naïf… Pendant plusieurs minutes et kilomètres, j’étais persuadé que j’allais à la plage, bien que je ne comprenais pas pourquoi ma mère et ma petite sœur n’était pas venue aussi. Seulement voilà, j’ai vite compris que finalement ce n’est pas à la plage que j’irai mais autre part.

Mon beau-père gara donc la voiture en plein centre-ville, dans un quartier que j’avais déjà vu quelques semaines auparavant alors que nous étions en visite dans un immeuble en travaux, et durant laquelle j’ai vu un psychiatre. Et voilà que quelques minutes après avoir coupé le contact, j’ai eu le choc de ma vie : on sort de la voiture, mon beau-père ouvre le coffre et je vois ma valise qu’il me demande de prendre.

Tout cela s’est fait dans un presque silence glaciale. Et à partir de ce lundi 28 juillet 2003 à 11h30, je n’ai plus jamais habité chez ma mère, j’avais alors 12 ans et 5 jours.

Pendant ces 6 années de placement, j’avais oublié ce fait.

Mais le plus surprenant dans mon histoire est à suivre.

Quelques jours après mon arrivée au foyer, un jeune aide-soignant est arrivé. Le premier soir de son service au sein du foyer, j’ai fini à l’hôpital car un autre éducateur m’a jeté dans les escaliers et j’ai finis avec un trou à la tête.

Cet aide-soignant, devenu éducateur, me racontait souvent des histoires avant de dormir. Il me grattait la tête, et me lisait Harry Potter, où me racontait son voyage en Martinique et sa peur de l’avion. Il faut dire que j’étais vraiment perdu et je faisais vraiment pitié….

On me surnommé Franklin. J’étais petit, avec des lunettes et un sac à dos avec mes peluches et mes livres.

Une fois, il m’a dit quelque chose assez troublante : « quand tu partiras, je partirais aussi ». Autant vous le dire, je ne l’ai pas cru du tout. C’est surement dû au fait que des éducateurs j’en ai vu aller et venir dans ce foyer. Et pourtant…

Plusieurs années après, alors j’étais convertis, j’ai eu des révélations concernant mon passé… mais pendant un temps ce n’était que révélation sur révélation et si le hasard a sa place dans ce qui va suivre, je ne m’appelle plus Nathaniel.

L’éducateur m’a raconté que Dieu lui avait parler et lui a dit de venir travailler dans ce foyer. Il lui a répondu qu’il ne connaissait rien en matière de soin (d’autant qu’il s’agit de pédopsychiatrie), mais qu’il accepté d’y aller par Sa Grâce. Et pourtant, dès le premier jour de travail, il a eu la peur de sa vie quand j’ai atterri à l’hôpital.

Effectivement, quelques semaines après mon départ précipité du foyer, il a démissionné. Pourtant il n’a aucun souvenir de m’avoir prévenu quelques années plus tôt.

J’aurai dû partir dans une famille d’accueil en urgence à Narbonne, mais comme dit précédemment, cette famille n’a pas répondu au téléphone, et j’ai été placé dans cette famille chrétienne.

C’est dans cette famille d’accueil, que j’ai appris que cet éducateur était aussi chrétien. Je lui alors envoyé un SMS : « j’ai le plaisir de t’informer que nous sommes frères en Christ ». Il a dû être surpris, car il ne s’attendait pas à ça. Il y a 3 ou 4 ans, il m’a avoué que bien qu’il sût que Dieu le voulait dans ce foyer, il ne comprenait pas pourquoi et jusqu’au jour où j’ai pu lui dire, il a été soulagé. Il a été clairement l’outil que Dieu avait placé pour moi dans ce foyer.

Ce qui est encore plus surprenant, c’est que suite à notre départ, la situation au foyer est devenue catastrophique. Des toxicomanes étaient en charge d’éduquer les jeunes. Lorsque je me suis rendu sur place, j’ai pris peur lorsque j’ai vu un jeune assis sur le réfrigérateur, les yeux vitreux et sans expressions. Un jeune complètement mort psychiquement, mort spirituellement.

Lorsqu’on est venu me chercher sur l’aire d’autoroute pour aller dans la famille d’accueil chrétienne, j’ai appris que bien plus tard, que lorsqu’ils m’ont vu, ils ont décidé de ne pas me garder. Je faisais vraiment peur et je comprends. Pourtant, cette chrétienne a entendu Dieu lui dire très clairement : lui, tu le gardes.

Quand je piquais des crises dans la caravane, elle était assise sur le rebord de la terrasse, et elle priait en langue.

J’avais accepté Christ quasiment dès mon arrivé, et pourtant je devais vivre une grande guérison et ça s’est fait doucement. Dieu est bon, Il a été patient avec moi, mais ce qui est sûr, c’est que cette famille n’avait que la Parole « Lui, tu le garde » et elle a dû faire preuve d’une grande foi.

Je me suis fait baptiser très rapidement. Je voulais vraiment vivre pour Christ, pourtant il est évident que ce n’était vraiment pas gagner d’avance. Sans les prières des chrétiens chez qui j’étais accueillis, sans leur patience, je ne serais pas là où je suis.

Aujourd’hui, tous ceux qui m’ont connu avant reconnaissent que ma vie tient du miracle. Alors qu’avant on m’avait prédit soit la mort, soit la prison. Je suis en pleine santé, plein de vie et de joie en Christ mais surtout libre de mon passé.

J’ai pu partager quelques mots sur ma foi à mes parents… hélas mon père est décédé sans accepter Christ (à ma connaissance) et les contacts sont totalement rompues avec ma mère.

Ai-je pardonné à ma mère ?

Oui, je lui ait totalement pardonné et ce de manière définitive. Bien que ces agissements soient contestables, je ne saurais la juger, et je l’aime encore plus qu’avant. A ce jour, j’ai bien tenté de reprendre contact avec elle, mais elle refuse, mais je sais que mon Jésus est le Dieu des miracles.

Aujourd’hui, lorsque je repense à mon passé je n’en garde que des bons souvenirs, bien que je n’aie rien oublié, mais je n’en tire que du positif et Dieu a changé le mal en bien, la haine en amour, la mort en la vie. Et pour ça, je lui en serais éternellement reconnaissant du miracle qu’Il a accompli dans ma vie. La vie n’avait rien à m’offrir, j’étais vraiment un cas désespéré et pourtant.

Soyez bénis.

Lire le témoignage complet:

Un sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent. Luc 1.71

En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui. Éphésiens 1.4

Tu nous feras remonter des abîmes de la terre. Psaumes 71.20

Car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie. Luc 15.24

« J’étais le dernier à sauver »


Après une vie de solitude, emplie d’alcool et autres substances addictives, littéralement rongé par la haine et la violence, Thierry Casasnovas arrive à 33 ans à un point de non retour.

Après avoir vu son habitat brûler, sa santé décline peu à peu, jusqu’à ce que son corps le « lâche » (pancréatite, hépatite, tuberculose, faiblesse et maigreur extrême). Thierry initie alors une démarche de repentance et il contacte toutes les personnes auxquelles il avait fait du tort pour leur proposer une compensation et leur demander pardon. Mais cela ne suffit pas et, après un séjour en Thaïlande, il rencontre une femme médecin qui va, avec son mari pasteur, lui annoncer la bonne nouvelle.

Ce couple lui propose d’assister à un baptême d’adultes dans une rivière et Thierry décide à ce moment là qu’il se fera baptiser un an après. Durant ce temps, il voit sa vie se transformer du tout au tout.

Aujourd’hui, Thierry a un travail, une famille, une bonne santé et, surtout, il a Christ dans son cœur, qui dirige et illumine sa vie. Un Christ agissant qui l’aide en toutes choses.

Thierry a assisté à bien des miracles dont le premier est sa guérison, tant physique que spirituelle, incluant la libération de ses addictions. Aujourd’hui, il invite toutes les personnes malades ou souffrant d’une manière ou d’une autre à ne pas se résigner. Car Dieu nous a promis la santé en abondance et Jésus nous a donné à nous aussi, ses disciples, de guérir les malades.

Corée du Nord: «Si tu as peur, tu ne peux pas être un chrétien secret»


En Corée du Nord, rencontrer d’autres chrétiens est extrêmement risqué. Sang-Hwa raconte comment elle est devenue une chrétienne secrète.

C’est le pays le plus fermé au monde. Les Nord-Coréens n’ont pas droit à internet. Les radios et les télévisions ne peuvent capter que les émissions d’État. La Corée du Nord interdit la Bible et tout autre matériel chrétien. Et pourtant, il y a une Église vivante mais totalement souterraine. Sang-Hwa (pseudonyme) a osé partager son histoire.

Bible trouvée «par hasard»

«J’ai grandi dans une famille chrétienne sans m’en rendre compte. Mes parents ne pouvaient pas nous raconter des histoires bibliques, ni parler de leur foi en Dieu. C’est trop dangereux. Un enfant peut accidentellement trahir ses parents et les conséquences sont désastreuses. Toute la famille est alors envoyée dans un camp. Très peu de gens en ressortent.

J’ai trouvé la Bible de mes parents «par hasard» lorsque j’avais 12 ans. Comme ils étaient absents, je l’ai ouverte. J’ai lu qu’au commencement Dieu a créé les cieux et la terre. Là, j’ai fait tomber le livre. Il ne décrivait ni le Big Bang ni la théorie de l’évolution. C’était un livre illégal! J’ai sérieusement envisagé de dénoncer mes parents. Mais je me suis ravisée et j’ai choisi d’affronter mon père. Il a accepté.

Un secret bien gardé

Il m’a d’abord demandé quel était l’animal le plus dangereux. Pour moi, c’était le serpent. Mon père m’a alors expliqué comment le péché était venu dans le monde et que nous avons tous besoin de rédemption. Pendant qu’il me parlait de la Bible, le Saint-Esprit est venu sur moi. Bien plus tard, j’ai découvert un secret:

«Mon père avait prié durant plus de cinq ans avant que Dieu ne lui donne l’occasion de partager l’Évangile avec moi.»

En Corée du Nord, les chrétiens secrets commencent généralement leur journée par la prière… sous leurs couvertures! Ils ne prient pas pour leurs besoins physiques ou matériels, mais ils cherchent d’abord le royaume de Dieu pour voir grandir l’Église souterraine.

Tu veux suivre Jésus? Sois prêt à mourir!

Sang-Hwa est devenue à son tour une chrétienne secrète. Elle poursuit: «À partir du moment où tu choisis de suivre Jésus, tu renonces à ta vie. Chaque jour, tu dois être prêt à mourir pour ta foi. Si tu as peur, tu ne peux pas être un chrétien secret. Tu ne peux compter que sur Dieu. Lui seul te garde fort. En Corée du Nord, nous avons ce dicton: « quand trois personnes se rencontrent, l’une d’elles est un espion qui fera un rapport aux autorités ». Cela signifie que vous ne pouvez pas parler librement dans ce pays. Ainsi, les réunions clandestines ne sont réservées qu’aux membres de la famille. Il est très difficile d’établir un réseau de chrétiens. Il faut pouvoir être sûr de leur fidélité et de leur loyauté. »

Ce que vous faites est si important!

Sang-Hwa croit que l’impact du travail de Portes Ouvertes est ressenti par les familles chrétiennes en Corée du Nord : «L’amour de Dieu coule à travers vous. Grâce à votre soutien, les chrétiens secrets expérimentent que Dieu les aime et pourvoit à leurs besoins. Ce que vous faites est si important pour leur survie.»

Source: Portes Ouvertes

Crissy Moran : ancienne star du X, elle est aujourd’hui impliquée dans l’œuvre de Dieu


Crissy Outlaw, 43 ans, était l’une des femmes les plus prospères de l’industrie du film pornographique ; elle est apparue dans plus d’une cinquantaine de films pour adultes entre 2001 et 2006, gagnant plus de 15 000 dollars par mois au sommet de sa carrière ; elle a été interviewée par le Daily Mail Online.

Victime de pédophilie

Dans son entretien avec le journal, elle explique comment elle est entrée très jeune dans l’industrie du porno, après une enfance troublée et durant laquelle elle a été sexuellement abusée. Ses parents étaient divorcés et elle vivait principalement avec son père qui lui prêchait continuellement la pureté sexuelle et le maintien de sa virginité jusqu’au mariage.

« Je ne pouvais pas comprendre pourquoi on me pelotait tant de fois, c’était déroutant pour moi », a-t-elle déclaré ; et d’ajouter : « pourquoi était-il si facile pour les gens de toucher mon corps ? Je ne pouvais pas le comprendre en tant qu’enfant. Je pensais que ce qui m’arrivait était ma faute. Et je ne disais rien à mon père parce que je ne pouvais pas avoir de relation avec lui ; c’est quelqu’un avec qui il est difficile de s’entendre ».

Poussée à avorter

Finalement, la jeune femme a déménagé avec sa mère et est tombée enceinte à 17 ans. Au troisième trimestre de sa grossesse, elle a avorté après avoir été rejetée par l’homme qu’elle avait l’intention d’épouser. « J’étais complètement réveillée et consciente de tout ce qui se passait pendant l’avortement et mon cœur a été brisé alors que la vie était littéralement arrachée de moi. C’était horrible… Mon école a eu connaissance de mon avortement et moi-même j’ai perdu tous mes amis. C’était l’une des choses les plus traumatisantes », témoigne Crissy.

Victime de viol et de l’indifférence

Elle est ensuite tombée dans la dépression et a tenté de trouver l’épanouissement dans ses relations avec les hommes. Un de ses petits amis, accro aux films pornos, l’a violée à plusieurs reprises et l’a forcée à subir par la suite de multiples avortements. « Je ne me sentais jamais assez bien pour les hommes que je rencontrais», a-t-elle déclaré ; et d’ajouter : « Je ne me sentais pas belle parce qu’ils regardaient du porno lors de nos rapports sexuels […] Je me sentais tellement sans valeur que je me suis tournée vers le porno, disant : ‘Un jour, je serai une des filles que tu regardes à l’écran’ ».

Débuts dans l’industrie du porno

Après avoir publié une image d’elle-même sur un site de modèles, la jeune femme a rapidement réussi à devenir une star du porno. Au cours de sa carrière de six ans, l’actrice a posé pour Playboy et a même mis en place son propre site Web qui lui rapportait plus de 15 000 dollars par mois. « J’aurais pu me faire des sommes d’argent illimitées », a-t-elle déclaré.

Jésus, le chemin

Malgré son mode de vie glamour, Crissy se sentait vide à l’intérieur. Une nuit, elle est tombée au sol et a crié à Dieu, brisée par ses relations et ne sachant vers qui se tourner. « Je suis tombé au sol et j’ai dit ‘Dieu, si tu es réel, j’ai besoin que tu me le dises. J’ai besoin d’un signe parce que tout ce que je connais de l’amour n’est pas juste. Et je dois te sentir dans ma vie parce que Je ne t’ai pas senti depuis l’âge de 11 ans’… et je suis restée au sol », a-t-elle témoigné.

Le lendemain, alors qu’elle rendait visite à son petit ami sur le tournage d’un film à Albuquerque, au Nouveau-Mexique, Crissy a été surprise lorsqu’elle vit un homme nommé Chris refusant de regarder une photo d’une femme topless qu’un membre de l’équipe faisait tourner. Après avoir parlé à Chris et avoué qu’elle était une star du porno, elle a découvert que son petit copain l’avait déjà dit à tout le monde et avait montré des photos nues d’elle à toute l’équipe de tournage. Et au lieu d’avoir honte de sa compagnie, Chris lui demanda : « Connaissez-vous Jésus ? » « J’ai commencé à pleurer quand il m’a demandé si je voulais reconsacrer ma vie », a-t-elle dit. « J’ai dit oui. [Après cela], je n’ai plus participé à de shootings et j’ai cessé d’accepter tout revenu du milieu de la pornographie ».

Changements drastiques

Après avoir donné sa vie à Jésus-Christ, la vie de Crissy Outlaw a pris un tournant drastique. Elle a déchiré les chèques qui continuaient d’arriver de son ancienne activité et a demandé de faire fermer son site Web. Elle a ensuite commencé à visiter un thérapeute et à fréquenter une église chrétienne où elle rencontra son futur mari, Lawton Outlaw, un pasteur de jeunes à l’époque. Le couple s’est marié en mai 2013, et Crissy voyage désormais dans tout le pays pour raconter aux autres, son expérience. « J’ai fait beaucoup d’erreurs, mais entrer dans le porno en était l’une des plus grosses », a-t-elle déclaré. « Cette erreur est là à jamais mais je suis en paix avec moi-même et ce que Dieu a fait de moi », conclut-elle.

Aujourd’hui, Crissy et d’autres anciennes stars du X sont engagées dans le ministère XXXchurch qui vise  à aider  les gens à se libérer de l’addiction et de l’industrie de la pornographie; avec notamment  Brittni de la Mora . (voir : Ancienne star du porno, Brittni est aujourd’hui mariée et diffuse le message de l’Évangile).

Source : La Lumière du monde (par : PERSCH Emmanuel)

Malgré les persécutions contre les chrétiens et l’évangélisation, un ministre iranien admet que le christianisme se répand dans tout le pays


Le ministre des Renseignements, Mahmoud Alavi, a admis publiquement pour la première fois que le christianisme se répandait dans tout le pays.

Dans un discours prononcé devant des religieux musulmans chiites dans la ville de Qom, Alavi a déclaré que le christianisme se répandait dans toutes les « régions » de l’Iran.

« Ces convertis sont des gens ordinaires, des vendeurs des snacks ou quelque chose de similaire », a-t-il déclaré, selon IranWire.

« Nous n’avions d’autre choix que de les appeler pour leur demander pourquoi ils se convertissaient au christianisme », a ajouté Alavi.

« Certains ont dit qu’ils cherchaient une religion qui leur donnerait la paix. Nous vous avons dit que l’islam est une religion de fraternité et de paix. »

Ils ont répondu : « Nous voyons tout le temps des membres du clergé musulman et ceux qui prêchent en chaire se parler les uns contre les autres. Si l’islam est la religion de la cordialité, en premier lieu, il doit y avoir de la cordialité et de la paix entre les membres du clergé eux-mêmes ».

Le ministre des Services de renseignement a tenté d’utiliser la conversion des musulmans au christianisme pour encourager les religieux à ne plus se battre.

« Ce n’est pas au Renseignement de chercher les racines de ces conversions. Mais cela se passe sous nos yeux », a-t-il déclaré.

Bien que l’Iran soit classé comme le neuvième pays qui persécute le plus les chrétiens dans le monde, selon l’organisation OpenDoors, il possède la population évangélique dont la croissance est la plus rapide au monde.

Par rapport aux près de 500 chrétiens déclarés en 1979, il y en a environ 500 000 aujourd’hui et jusqu’à un million de croyants secrets. Selon le ministère d’Elam, plus d’Iraniens sont devenus chrétiens au cours des 20 dernières années que pendant les 13 siècles précédents depuis que l’Islam est arrivé dans le pays.

En 2016, Operation World a désigné l’Iran comme l’église évangélique à la croissance la plus rapide au monde. La deuxième église dont la croissance est la plus rapide est en Afghanistan, que les Iraniens ont en partie atteinte en raison de la similitude des langues.

Source: AcontecerCristiano

Traduit par: Chrétiens 2000

Prophétie d’un ermite du 5ème siècle


Saint Nylus était un ermite qui vécut au au 5ème siècle, en voyant le monde dans lequel il vivait il était convaincu que la fin des temps était arrivée. Dieu dans sa bonté pour le détromper lui fit les révélations que voici.

Ses nombreux ouvrages, y compris une multitude de lettres, consistent en une dénonciation de l’hérésie, du paganisme, des abus de la discipline, du crime, ainsi qu’en des règles et principes d’ascétisme, notamment des maximes au sujet de la vie religieuse. Il ne craignait pas d’avertir et de menacer les gens haut placés : abbés et évêques, gouverneurs et princes, et jusqu’à l’Empereur lui-même. Il entretint une correspondance avec Gaina, chef des Goths, qu’il s’efforçait d’extirper de l’arianisme. Il dénonça avec vigueur la persécution de saint Jean Chrysostome tant auprès de l’Empereur Arcadius qu’auprès de ses courtisans. Voici donc la prophétie:

Après l’année 1900 et le milieu du XXème siècle, les gens de ce temps-là deviendront méconnaissable.  Quand le temps de la venue de l’Antichrist approchera, l’intelligence des hommes sera obscurcie par les passions charnelles : l’avilissement et la licence s’accentueront.

Le monde deviendra alors méconnaissable : les gens changeront d’apparence tellement qu’il sera impossible de distinguer les hommes des femmes à cause de l’effronterie dans leur manière de s’habiller et dans la mode de leurs cheveux. Ces gens-là seront cruels et comme des animaux sauvages à cause des tentations de l’Antichrist.

On ne respectera pas les parents et les aînés, l’amour disparaîtra, et bien des pasteurs chrétiens deviendront des hommes vains complètement incapables de distinguer le chemin à droite du chemin à gauche : en ce temps-là en effet les lois morales et les traditions des chrétiens et de l’Eglise changeront, les gens ne pratiqueront plus la modestie, et la dissipation règnera !

Le mensonge et la cupidité atteindront de grandes proportions, et malheur à ceux qui empileront des trésors. La luxure, l’adultère, l’homosexualité, les actions secrètes et le meurtre seront la règle de la société.

En ce temps futur, à cause du pouvoir de si grands crimes et d’une telle débauche, les gens seront privés de la grâce du Saint-Esprit reçue à leur Baptême, et, de même, ils n’auront pas de remords.

Les Eglises seront privées de pasteurs pieux et craignant Dieu, et malheur aux chrétiens qui resteront sur la terre à ce moment-là : ils perdront complètement leur Foi, car il n’y aura plus personne pour leur montrer la Lumière de la Vérité. Ils s’éloigneront du monde en allant dans de saints refuges dans le but d’alléger leurs souffrances spirituelles ; mais partout, ils ne rencontreront qu’obstacles et contraintes.

Tout cela résultera du fait que l’Antichrist voudra être le Seigneur de toutes choses et devenir le maître de tout l’univers. Il accomplira des miracles et des signes invraisemblables. Il donnera aussi au pauvre homme une sagesse dépravée pour découvrir une manière par laquelle un homme puisse mener une conversation avec un autre d’un bout à l’autre de la terre.

En ce temps-là aussi, les hommes voleront dans les airs comme des oiseaux, et descendront au sein de l’océan comme des poissons. Et lorsqu’ils en seront là, ces gens malheureux passeront leur vie dans le confort sans savoir, pauvres âmes, que c’est une supercherie de Satan.

Et lui, l’impie, remplira à tel point la science de vanité qu’elle s’écartera de la voie droite et conduira les gens jusqu’à la perte de la Foi dans l’existence de Dieu, d’un Dieu en trois Personnes.

Alors, le Dieu infiniment bon verra la déchéance de la race humaine et Il raccourcira les jours pour l’amour du petit nombre de ceux qui doivent être sauvés, car l’Ennemi voudrait amener même les élus dans la tentation si c’était possible. Alors, l’épée du châtiment apparaîtra soudain et elle abattra le corrupteur et ses serviteurs.

 

Témoignage du pasteur Hyeon Soo Lim, libéré d’un camp de travail nord-coréen


Témoignage du pasteur, Hyeon Soo Lim après plus de deux ans passés dans un camp de travail nord-coréen où il avait été condamné à la détention à vie à cause de sa foi.

Le pasteur Hyeon Soo Lim lors de sa comparution à la cour suprême de Corée du Nord en 2015.

Un immense sentiment de solitude

« Depuis mon premier jour de détention (fin janvier 2015) jusqu’au jour de ma libération, j’ai pris 2 757 repas seul. C’était dur d’imaginer quand et comment cette épreuve se terminerait », raconte Lim. Ce dont il se souvient surtout, c’est un immense sentiment de solitude.

Les travaux forcés ont détérioré sa santé

« L’hiver, je devais creuser des trous d’un mètre de largeur sur un mètre de profondeur. Le sol était gelé. La boue était tellement dure qu’il fallait deux jours pour creuser un trou. C’était un travail très dur. Je transpirais mais mes doigts et mes orteils étaient gelés. J’ai aussi travaillé dans un endroit où l’on entreposait du charbon, qu’il fallait casser en morceaux. Au printemps et en été, je travaillais dehors huit heures par jour, sous un soleil de plomb, gardé constamment par deux gardes. »
Lim raconte comment ce dur travail physique a détérioré sa santé. Il a perdu près de 23 kilos et il a été hospitalisé quatre fois. La première hospitalisation a duré deux mois.

Pas un seul jour de tristesse

Lim savait que les gens priaient pour lui et dans la journée, le sentiment de solitude et d’isolation se métamorphosait en « un sentiment de solitude paisible avec Dieu ».
« Alors que je travaillais, je priais sans cesse. Je n’ai pas eu un seul jour de tristesse. Les moments de découragement, de ressentiment, de contestation se changeaient en courage, en joie et en action de grâce. »

700 versets mémorisés

Il raconte qu’après presqu’un an de détention, des amis de son église au Canada lui ont envoyé une Bible en coréen et une autre en anglais. Aussi incroyable que cela puisse paraître dans le pays considéré comme le plus opposé à la pratique de la foi chrétienne, ses gardes lui ont permis de les garder. Il a lu entièrement la bible en coréen quatre fois et la bible en anglais une fois et il a mémorisé plus de 700 versets.
Le dimanche était jour de repos, il a passé 130 dimanches à louer Dieu pendant les 8 heures de la journée. Il a également écrit cinq nouveaux cantiques en coréens dont certains ont été chantés par son église de Toronto par des paroissiens émus jusqu’aux larmes.
Lisa Pak, une des assistantes du pasteur explique : « le pasteur Lim n’avait pas le droit d’écrire pendant sa détention. Pour compenser, il s’est efforcé de mémoriser chaque détail, c’est comme cela qu’il a retenu le nombre exact de repas qu’ il a pris seul et le nombre de dimanche qu’il a passés seul, à adorer Dieu. »

Arrêté en 2015 pour diffamation envers King Jong-Un

Tout a commencé en 1997 quand l’église du pasteur Lim a réalisé combien les Nord-Coréens souffraient de la faim. Avec l’aval du gouvernement canadien, l’église a lancé un programme à destination de la Corée du Nord qui s’est traduit par des millions de dollars d’investissement dans des œuvres caritatives en Corée du Nord. L’église du pasteur Lim a ouvert des orphelinats, des maisons d’accueil pour les personnes âgées, des usines fabriquant des pâtes et du tofu, des projets dans le domaine de l’éducation et de l’agriculture.
Lim s’est rendu plus de 110 fois dans le pays pour superviser tout cela. Il ne comprend toujours pas pourquoi, brusquement, en janvier 2015 il a été arrêté, accusé de « diffamer King Jong-Un », ce qu’il nie, et condamné à la détention à vie en camps de travaux forcés.

Soudainement relâché

Lim ne sait pas non plus pourquoi il a soudainement été relâché « pour raison de santé ». Des diplomates suédois ont aidé à sa libération, car le Canada n’a pas d’ambassade en Corée du Nord. Lim n’a appris sa libération 15 minutes seulement avant de quitter le camp. Il a atterrit à Toronto le 12 août 2017.

À la grande surprise de Lim, le médecin qui l’a examiné a déclaré qu’il ne souffrait d’aucune pathologie. Pour lui, c’est le résultat des prières de son église et des chrétiens du monde entier. Visiblement en bonne santé et heureux, il est descendu de l’avion sans avoir besoin d’aide, et a embrassé sa femme, son fils et sa petite-fille d’un an qu’il voyait pour la première fois.

Son retour à l’église le lendemain a été l’occasion d’une belle et joyeuse célébration!

Retrouvez ci-dessous  son témoignage en vidéo (en anglais):

Source: La lumière du monde

Syrie: comment une église apporte l’espoir dans la guerre


Dans 2 jours (demain), le conflit syrien aura huit ans. Le pasteur Abdallah et son épouse Aghna auraient pu fuir le pays. Ils ont décidé de rester. Son église est devenu un «Centre d’espoir».

L’église d’Alep, «Centre d’espoir» pour les enfants aussi

Huit ans déjà! Le 15 mars 2011, la Syrie plongeait dans un conflit qui a fait des centaines de milliers de morts et des millions de réfugiés.

Comme tant d’autres responsables d’église, Abdallah et Aghna sont restés à Alep. Ils ont encouragé des chrétiens syriens à les imiter. Leur mission? Servir au mieux l’Église d’Alep, où ils vivent. Leur arme? La mise en place d’un «Centre d’espoir».

«Notre église n’a jamais fermé ses portes»

Pourtant, leur assemblée n’a pas été épargnée par la guerre. Abdallah raconte: «Trois membres de l’église ont été enlevés par des rebelles en raison de leur foi. On ne sait pas ce qu’ils sont devenus. À un autre moment, de violents combats ont eu lieu aux alentours de l’église, provoquant une grande panique. Des hommes vivent cachés pour éviter d’être enrôlés dans l’armée. Ils dépriment, laissant les femmes occuper des emplois auxquels elles ne sont pas habituées. Les temps sont durs. Mais comme d’autres églises à travers la Syrie, notre église n’a jamais fermé ses portes.» Il ajoute:

«Nous avons continuellement travaillé en coulisses pour servir la communauté chrétienne grâce à votre aide.»

Déterminés à porter l’espoir

Portes Ouvertes a beaucoup aidé l’église dont Abdallah est le pasteur. Les 600 chrétiens de l’assemblée ne se sentent pas oubliés et sont très reconnaissants. Mieux: l’église est devenue «Centre d’espoir». Un «Centre d’espoir», c’est faire de l’église un lieu où s’exerce concrètement la solidarité pour aider et fédérer la communauté chrétienne. c’est aussi un centre d’activités et de rencontres où se tissent des liens avec la population.

L’effet est palpable dans cette église bourdonnante: les frais de scolarité sont couverts, et les enfants isolés bénéficient d’un suivi spirituel et psychologique grâce… au football ! Même les chrétiens kurdes d’arrière-plan musulman sont soutenus dans leur ministère auprès des réfugiés d’un camp proche d’Alep. «Nous travaillons au projet d’une clinique aménagée dans le cadre de l’église, pour pallier au manque de soins médicaux. Nous recrutons des médecins qualifiés», explique avec enthousiasme le pasteur Abdallah.

Grâce à vos prières et vos dons, 15 églises de Syrie se sont transformées en «Centres d’espoir» pour nourrir et habiller les nécessiteux, apporter du réconfort et partager la bonne nouvelle à ceux qui sont perdus.

Sources: Fil Rouge Portes Ouvertes