Royaume-Uni : les députés refusent à Johnson des élections anticipées en décembre


Boris Johnson a raté ce 28 octobre une nouvelle tentative de convoquer des législatives anticipées en décembre pour sortir le Brexit de l’impasse actuelle, la sortie du Royaume-Uni ayant été reportée une troisième fois.

Les députés britanniques ont rejeté le 28 octobre la tenue d’élections anticipées le 12 décembre, voulues par le Premier ministre Boris Johnson pour sortir le Brexit de l’impasse.

La motion du gouvernement a échoué, avec 299 voix, à recueillir les deux-tiers des voix requises, soit 434. Le dirigeant conservateur a aussitôt annoncé préparer un nouveau vote sur l’organisation d’élections. Il espère que celles-ci lui donneront la majorité qui lui permettrait enfin de remplir sa promesse de mettre en œuvre le Brexit, trois ans et demi après le référendum de 2016.

Les travaillistes, première formation d’opposition, ont bloqué le texte en s’abstenant, expliquant vouloir d’abord écarter le risque d’une sortie sans accord et se disant réticents à un vote à l’approche de Noël, période où les étudiants rendent visite à leurs familles.

Cette assemblée ne peut plus retenir le pays en otage

«Nous ne permettrons pas à cette paralysie de continuer», a assuré le Premier ministre après ce vote, ajoutant : «Cette assemblée ne peut plus retenir le pays en otage. Des millions de familles et d’entreprises ne peuvent pas faire de projet pour l’avenir».

Son gouvernement a annoncé déposé un projet de loi permettant par une autre procédure de convoquer des élections, par le biais d’une loi, avec une majorité simple, à la date du 12 décembre ou une autre. Un vote est attendu ce 29 octobre.

Un tel texte pourrait obtenir le soutien de certains partis d’opposition, comme les formations europhiles d’opposition, le parti national écossais (SNP) et les Libéraux-démocrates.

Dernier report ?

Le 28 octobre, les 27 autres membres de l’UE avaient donné leur feu vert à un nouveau report du Brexit jusqu’au 31 janvier, à moins que l’accord de divorce conclu il y a une dizaine de jours à Bruxelles ne soit ratifié d’ici là.

Si le Parlement britannique «résiste» et bloque la tenue d’élections, «je voudrais exhorter les Etats membres de l’Union européenne à indiquer clairement qu’un autre report [du Brexit] après le 31 janvier n’est pas possible», a écrit Boris Johnson au président du Conseil européen, Donald Tusk, prenant acte de la décision européenne.

Il s’agit du troisième report du Brexit, plus de trois ans après le vote de 52% des Britanniques, en juin 2016, pour quitter l’Union européenne. D’abord prévu le 29 mars, le Brexit a été repoussé au 12 avril puis au 31 octobre.

Le nouveau record décidé par les 27 prévoit une date butoir au 31 janvier mais avec la possibilité pour le Royaume-Uni de quitter l’UE au 30 novembre ou au 31 décembre en cas de ratification de l’accord de sortie avant ces échéances, selon un document consulté par l’AFP.

Source: RT France

Brexit : que va-t-il se passer après le report du vote sur l’accord ?


Le gouvernement britannique assure que le Royaume-Uni quittera bien l’Union européenne le 31 octobre, faisant de la demande à Bruxelles d’un nouveau report, imposée par les députés, une simple formalité.

Ce devait être le grand jour pour Boris Johnson. Samedi 19 octobre, au cours d’une séance extraordinaire à Westminster, le Premier ministre britannique a soumis à l’approbation des députés le nouvel accord de Brexit qu’il avait conclu de haute lutte avec les Européens. Mais dans l’un de ces coups de théâtre dont la classe politique a le secret outre-Manche, les élus de la Chambre des communes ont repoussé leur vote fatidique et bloqué les plans de « BoJo ». Après cette journée folle, l’interminable feuilleton, qui dure depuis plus de trois ans, a une fois de plus basculé dans l’incertitude, à onze jours de la date-butoir pour éviter une sortie de l’Union européenne sans accord. Que va-t-il se passer maintenant ? Franceinfo tente d’y voir plus clair. 

Un Brexit reporté au 31 janvier 2020 ?

L’amendement, adopté par 322 voix contre 306 par les députés britanniques samedi, reporte tout vote sur l’accord de Brexit, tant que la législation nécessaire à son application n’a pas été votée au Parlement britannique. En votant ce texte, les élus de la Chambre des communes ont enclenché une autre loi, le « Benn Act », adopté début septembre par les opposants à une sortie sans accord.

La loi Benn – du nom d’un de ses auteurs : le député travailliste Hilary Benn – exige du Premier ministre qu’il « cherche à obtenir » par une lettre adressée au président du Conseil européen une extension du calendrier de la sortie du Royaume-Uni de l’UE jusqu’au 31 janvier 2020 dans l’éventualité où le Parlement britannique n’approuvait pas un accord de retrait ou un divorce sans accord à la date du 19 octobre.

Cette loi a été adoptée en septembre pour éviter un « no deal », Boris Johnson s’étant dit prêt à cette option s’il s’agissait du prix à payer pour sortir de l’Union européenne le 31 octobre. « BoJo » espérait y échapper en faisant approuver samedi son nouvel accord. En vain. Initialement prévu le 29 mars et déjà repoussé deux fois, le Brexit, prévu pour le 31 octobre, pourrait donc à nouveau être reporté, au 31 janvier 2020 cette fois, si l’UE y consent.

Un report refusé par les Européens ?

En septembre, Boris Johnson avait déclaré qu’il préférerait « crever la gueule ouverte » plutôt que de demander un report de la date du Brexit à Bruxelles. Samedi soir, contraint par ses députés, le chef du gouvernement britannique n’a eu d’autre choix que d’en faire la demande par écrit au président du Conseil européen, Donald Tusk. Mais une fois de plus, le conservateur iconoclaste n’a rien fait comme tout le monde. Et Donald Tusk a reçu trois lettres de la part des Britanniques. Trois missives disant tout et son contraire.

La première, non signée et prenant pour modèle une lettre-type, demande une prolongation de trois mois du Brexit. La deuxième, reproduite par le Guardian (en anglais), est signée par Boris Johnson cette fois. Mais le Premier ministre y déclare qu’il ne veut pas de ce délai et qu’il considère qu’un report serait une erreur.

Depuis que je suis Premier ministre et à nouveau aujourd’hui devant le Parlement, j’ai clairement indiqué mon opinion et la position du gouvernement, qu’une nouvelle extension nuirait aux intérêts du Royaume-Uni et de nos partenaires européens, et à notre relation.Boris Johnsondans sa lettre à Donald Tusk

La troisième lettre est une note de « couverture » de l’ambassadeur britannique auprès de l’Union européenne. Tim Barrow y explique que le gouvernement est tenu par la loi de demander ce report et celui-ci n’a été demandé que pour se plier à la loi Benn.

A Bruxelles, le président du Conseil européen Donald Tusk a confirmé dès samedi soir avoir reçu la demande de report de la part des autorités britanniques. Et il a indiqué dans un tweet qu’il allait désormais « consulter les dirigeants de l’UE » pour décider de la réponse commune à donner au Royaume-Uni. Samedi, l’Elysée a fait savoir que, pour Emmanuel Macron, un délai supplémentaire ne serait dans l’intérêt d’aucune partie. Mais outre-Rhin, le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, a déclaré au journal Bild que « si une prolongation de quelques semaines est nécessaire, cela ne [lui] poserait aucun problème ». Selon lui, une sortie rapide et ordonnée est encore possible.

Dimanche matin la réunion des ambassadeurs européens a été essentiellement consacrée à la transmission de l’accord de divorce aux eurodéputés, qui se réuniront cette semaine en séance plénière à Strasbourg. « Comme prévu les ambassadeurs européens se sont vus ce matin pour fixer les prochaines étapes de la ratification par l’UE », a déclaré le négociateur européen du Brexit, Michel Barnier, à l’issue de la rencontre. Au Parlement, une réunion des chefs de groupes autour du président David Sassoli est prévue lundi pour préciser le calendrier. Côté européen, le processus de ratification se poursuit, en dépit des dernières péripéties britanniques. Les Européens pourraient donc choisir de refuser la demande de report britannique.

Une sortie de l’UE le 31 octobre comme prévu ?

Malgré cette demande de report, « nous allons sortir le 31 octobre. Nous avons les moyens et l’habilité de le faire », a assuré dimanche Michael Gove, bras droit de Boris Johnson, lors d’un entretien sur la chaîne Sky News. « Nous savons que l’Union européenne veut que nous sortions, et nous avons un accord qui nous permet de le faire. » Sur la BBC, le ministre des Affaires étrangères britannique, Dominic Raab, s’est aussi estimé « confiant », jugeant qu’« il y avait beaucoup de gens dans l’UE qui ne veulent pas d’un report »

Samedi, Boris Johnson a en effet assuré aux parlementaires qu’il leur présenterait « la semaine prochaine » la législation nécessaire à la mise en œuvre de son accord de Brexit. Jacob Rees-Mogg, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, a déclaré samedi que le gouvernement envisageait de soumettre l’accord de Brexit à un débat et à un vote dès lundi. Pour Michael Gove, « si nous passons la législation à temps, alors il n’y a pas d’extension. Le 31 octobre est en vue ».

Le gouvernement peut désormais compter sur le soutien de certains rebelles conservateurs, ayant été expulsés du parti pour avoir justement soutenu la loi qui a contraint Boris Johnson à demander un report. Maintenant que le report a été demandé pour « éviter un Brexit sans accord »« je soutiendrai l’accord du Premier ministre », a ainsi annoncé l’ancienne ministre Amber Rudd sur Sky News.

Le « speaker » de la Chambre des communes, John Bercow, a toutefois déclaré qu’il se prononcerait lundi sur la possibilité d’organiser ce nouveau débat. Plusieurs parlementaires lui avaient auparavant rappelé qu’il avait lui-même exhumé sous le gouvernement de Theresa May, en mars, une disposition remontant à 1604 et interdisant qu’une même question soit soumise deux fois à un vote lors d’une même session parlementaire. Cette démarche pourrait en outre offrir la possibilité aux députés, y compris dans l’opposition, d’amender ces textes, voire d’essayer – pour le Parti travailliste par exemple – d’introduire l’obligation d’organiser un référendum de confirmation de cet accord.

En attendant, faute d’accord adopté, le Royaume-Uni est menacé d’un « no deal », scénario redouté des milieux économiques faisant craindre des perturbations aux frontières, des pénuries de produits alimentaires et médicaments et une poussée des prix, voire une récession. Trois ans et quatre mois après le référendum du 23 juin 2016 par lequel ils ont voté à 52% pour le Brexit, les Britanniques ignorent toujours quand – et si – ils quitteront l’Union européenne.

Source: France TV Info

Une convergence soudaine de « paix et sécurité » ?


Plusieurs des plus grands obstacles géopolitiques du monde sont soudainement sur le point d’être résolus, du moins dans l’état actuel des choses. Cette soudaine confluence de résolutions pourrait-elle être le mantra des 1 Thessaloniciens 5 de « paix et sécurité » avant la destruction soudaine ?

Un cessez-le-feu inattendu entre les forces turques et les Kurdes dans le nord de la Syrie a mis les dirigeants du monde à l’aise dans ce qui était auparavant une situation d’escalade rapide impliquant non seulement la Turquie et le PKK, mais aussi la Russie, l’UE et les Etats-Unis. Le cessez-le-feu doit durer 120 heures, ce qui donnera aux Kurdes le temps d’évacuer une étroite « zone de sécurité » le long de la frontière que la Turquie est en train de tracer. Notez ici deux thèmes « jours de Noé » : d’abord, la Turquie abrite le Mont Ararat, lieu supposé de repos de l’Arche de Noé (bien que certains suggèrent que le vrai Mont Ararat se trouve en Iran). Deuxièmement, le calme avant la tempête doit durer 120 heures. Comparez à l’avertissement de Dieu dans Genèse 6:3 que 120 ans sont restés jusqu’au Déluge :

Alors l’Éternel dit : Mon esprit ne demeurera pas éternellement dans l’homme, car il est chair ; ses jours seront de 120 ans.

Un accord de dernière minute a été conclu entre l’équipe de négociation du Premier ministre Boris Johnson et l’UE sur les termes d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne le 31 octobre ( » Brexit « ). Le Parlement britannique votera sur l’accord aujourd’hui.

Le leader bleu et blanc Benny Gantz capitule soudainement devant la suggestion du président israélien de faire alterner le poste de Premier ministre avec celui de Benjamin Netanyahou, permettant à ce dernier de servir en premier puisqu’il pourrait bientôt être accusé. Aucune décision finale n’a été prise, mais même une ouverture à la proposition semble être un progrès dans l’impasse actuelle. Une nouvelle encore plus importante est que Jared Kushner se rendra en Israël dans un peu plus d’une semaine pour rencontrer Netanyahou et Gantz, sûrement au sujet du dévoilement imminent de l’accord du siècle.

Source: Unsealed

Traduit par: SENTINELLE SAPS

Brexit : samedi sous haute tension au Parlement britannique


Le Parlement est réuni ce samedi pour voter l’accord sur la sortie du Royaume-Uni négocié par Boris Johnson. Le Premier ministre devra se battre pour chaque voix, tant le vote s’annonce serré.

Tous les regards sont rivés ce samedi vers Westminster, où se déroule une séance exceptionnelle du Parlement britannique, la première à se dérouler un samedi depuis la guerre des Malouines il y a 37 ans.  Les députés sont réunis pour un vote historique afin de dire oui ou non à l’ accord négocié de haute lutte ce jeudi par Boris Johnson et l’Union européenne sur le Brexit.

Décidé à sortir son pays de l’Union européenne le 31 octobre, le Premier ministre britannique s’est dit « confiant » que ce « très bon accord » soit approuvé. Mais le dirigeant devra se battre pour chaque voix, tant le vote s’annonce serré ce samedi. Jeudi et vendredi, il a multiplié les coups de téléphone aux députés de tous les partis.

Une majorité de 320 voix

Les partis de l’opposition ont déjà prévenu qu’ils donneraient consigne de voter contre l’accord. Le Labour y voit un risque de détérioration des droits des travailleurs après le Brexit. Et le parti unioniste nord-irlandais maintient également son opposition. De quoi compliquer la tache du Premier ministre.

Selon le « Times », il compte sur 117 soutiens « tories » a priori indéfectibles puisque liés d’une manière ou d’une autre au gouvernement. S’y ajouteraient environ 150 députés conservateurs du rang qui souhaitent soutenir un deal. Un renfort est espéré auprès de 24 élus indépendants (dont une partie des 21 rebelles « Tories » récemment exclus pour avoir osé voter la loi anti- « no deal »).

Les 10 voix du DUP, le parti unioniste nord-irlandais allié au parti conservateur, permettraient à Boris Johnson d’atteindre 301 voix. Quelque 17 députés Labour ont indiqué qu’ils pourraient soutenir un accord. Et Boris Johnson pense pouvoir convaincre l’essentiel des 25 députés conservateurs jusqu’au boutistes qui ont toujours refusé de voter pour l’accord signé en novembre 2018 avec Bruxelles par Theresa May. Mais rien n’est assuré à ce stade.

Les scénarios possibles

Côté Union européenne, la majorité prône pour un accord rapide. « Le délai du 31 octobre doit être tenu », a déclaré Emmanuel Macron vendredi à l’issue d’un sommet à Bruxelles. « Je ne pense pas que de nouveaux délais doivent être accordés ».

Un rejet du nouvel accord par les députés britanniques samedi déclencherait cependant automatiquement l’obligation pour Boris Johnson de demander un report du Brexit à Bruxelles jusqu’au 31 janvier. La loi anti- « no deal » le lui impose en effet si aucun accord n’est conclu avec Bruxelles et endossé par Westminster avant le 19 octobre.

Cela l’obligerait certes à revenir sur sa promesse d’une sortie de l’UE avec ou sans accord au 31 octobre. Mais cela lui donnerait aussi le temps d’affronter les électeurs à l’occasion d’élections législatives anticipées, de tenter de reconstituer à cette occasion sa majorité parlementaire, puis de soumettre à nouveau aux députés l’accord conclu ce jeudi avec Bruxelles. Il aurait alors bien plus de chances de l’emporter.

Dans le cas ou le Parlement britannique reconnaîtrait finalement ce samedi l’accord négocié par Boris Johnson, le texte devra passer devant le Parlement européen avant le 31 octobre, date effective de ce divorce attendu autant que redouté.

Source: Les Echos

Brexit : Jean-Claude Juncker annonce un accord entre Londres et l’Union européenne


Le Premier ministre britannique Boris Johnson se réjouit d’« un excellent nouvel accord ».

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a annoncé ce jeudi qu’un accord a été trouvé sur le Brexit, à quelques heures d’un sommet européen à Bruxelles, qui doit sceller le sort du départ du Royaume-Uni​ de l’Union européenne, prévu dans deux semaines.

« Nous en avons un ! », a-t-il lancé sur son compte Twitter, après plusieurs jours d’intenses tractations. Jean-Claude Juncker a qualifié l’accord d’« équitable et équilibré » et recommandé aux dirigeants des 27 de donner leur feu vert.

« Un excellent nouvel accord »

« Nous avons un excellent nouvel accord qui reprend le contrôle », a tweeté le Premier ministre britannique Boris Johnson, en référence aux promesses du camp « Leave » lors du référendum de juin 2016 de reprendre le contrôle de ses lois et de sa politique commerciale.

Le dirigeant conservateur a appelé les députés britanniques à approuver cet accord lors d’une séance parlementaire exceptionnelle samedi.

La livre sterling est remontée face au dollar, et face à l’euro dans une moindre mesure, atteignant de nouveaux sommets en cinq mois peu après l’annonce de cet accord. Vers 09h45 GMT (11h45 à Paris), la livre sterling gagnait 0,86 % face au billet vert, à 1,2942 dollar, et 0,60 % face à l’euro, à 86,01 pence pour un euro, quelques minutes après avoir atteint 1,2990 dollar et 85,76 pence pour un euro, des niveaux plus vus depuis mai.

Source: 20 Minutes

Brexit : Les négociations entre Londres et Bruxelles au point mort


L’Union européenne a donné jusqu’à la fin de la semaine au gouvernement britannique pour présenter un accord satisfaisant.

A trois semaines du Brexit, prévu le 31 octobre, les tensions entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ne cessent de grimper, Bruxelles accusant le Premier ministre britannique Boris Johnson de jouer avec « l’avenir de l’Europe ».

L’Union européenne a donné jusqu’à la fin de la semaine au gouvernement britannique pour présenter un accord satisfaisant permettant d’éviter le scénario tant redouté du « no deal ». Mais les deux partis ne cachent pas leur pessimisme. Après un entretien téléphonique, ce mardi, entre Boris Johnson et Angela Merkel, une source à Downing Street a jugé un accord « pratiquement impossible ».

Pour Bruxelles, Boris Johnson joue avec « l’avenir de l’Europe et du Royaume-Uni »

Selon cette source, la chancelière allemande a prévenu le chef du gouvernement conservateur qu’un accord était « extrêmement improbable » faute de nouvelles propositions de Londres prévoyant un maintien de l’Irlande du Nord britannique dans l’union douanière européenne. Ce que le Royaume-Uni refuse, son plan prévoyant simplement un alignement réglementaire, mais pas douanier, avec la République d’Irlande voisine, membre de l’UE. Il s’agit d’éviter le rétablissement d’une frontière physique entre les deux Irlande et de préserver la paix sur l’île, après plusieurs décennies de violences.

Sur Twitter, le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, a accusé Boris Johnson de jouer avec « l’avenir de l’Europe et du Royaume-Uni » en se prêtant à un « stupide jeu de reproches » sur les responsabilités d’un échec des négociations.

« Nous restons ouverts à la finalisation d’un accord de Brexit juste mais il faut un gouvernement britannique désireux de travailler avec l’UE pour y arriver », a renchéri le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney, sur le même réseau social.

« Maintenant nous devons voir quelque chose bouger du côté de l’UE »

De difficiles négociations se poursuivaient mardi à Bruxelles pour éviter un « no deal » le 31 octobre, sur la base d’un projet présenté mercredi dernier par Boris Johnson pour tenter de mettre fin au casse-tête de la frontière irlandaise. Le plan britannique a été rejeté en l’état par les Européens. Ils refusent le droit de veto que Londres souhaite accorder à l’assemblée et à l’exécutif nord-irlandais et les propositions pour les contrôles douaniers entre les deux Irlande. « Ces discussions atteignent un point critique. Le Royaume-Uni a fait un grand pas en avant et maintenant nous devons voir quelque chose bouger du côté de l’UE », a commenté un porte-parole britannique.

Londres avait tenté lundi d’apporter des clarifications. Mais selon une source européenne, « rien n’a bougé ». « A ce rythme-là, on voit mal comment on pourrait être prêt pour le Conseil » européen des 17 et 18 octobre, a dit une autre source. Arrivé au poste de Premier ministre fin juillet, Boris Johnson s’est engagé à sortir le Royaume-Uni de l’UE à tout prix le 31 octobre, malgré une loi le contraignant à demander un report si aucun accord n’est trouvé d’ici au 19 octobre, juste après ce sommet européen présenté comme celui de la dernière chance.

Source: 20 Minutes

Brexit : les députés britanniques tentent de trouver une alternative au deal de May


Union douanière, marché unique, référendum: les députés britanniques tentent de nouveau lundi de trouver une alternative à l’accord de Brexit de la Première ministre Theresa May, et pourraient faire pencher la balance pour un divorce « plus doux » avec l’Union européenne.

Union douanière, marché unique, référendum: les députés britanniques tentent de nouveau lundi de trouver une alternative à l’accord de Brexit de la Première ministre Theresa May, et pourraient faire pencher la balance pour un divorce « plus doux » avec l’Union européenne.

La semaine dernière, les parlementaires ont déjà tenté de prendre le contrôle du processus de Brexit en examinant huit options, essayant de trouver une solution à l’impasse actuelle. Le Royaume-Uni était en effet censé quitter l’Union européenne le 29 mars mais cette sortie a dû être repoussée, faute de soutien parlementaire à l’accord de retrait négocié par Theresa May avec l’UE.

Mais les députés ont échoué à dégager toute majorité. Lundi, ils votent de nouveau sur un nombre réduit d’options, sélectionnées par le président de la Chambre des Communes. Lors du premier vote, les plus populaires étaient un référendum sur tout accord de divorce conclu avec Bruxelles, et une union douanière.

La proposition d’un modèle « Norvège + », également connu comme « Common Market 2.0 », pourrait aussi se distinguer. Elle signifierait la mise en place d’une union douanière spécifique avec l’UE, en plus du maintien dans le marché unique.

« Nous avons de l’espoir », a déclaré lundi le député conservateur Nick Boles, porteur de cette proposition. « Ce qui compte, c’est que nous atteignons une majorité stable à la Chambre des Communes, tous partis confondus » alors que le « parti conservateur a été constamment divisé », a-t-il dit à la BBC.

Mais la dirigeante conservatrice a déjà signifié qu’elle s’opposerait au choix des députés s’il se portait vers un marché unique ou vers une union douanière européenne, car Londres perdrait la possibilité de mener une politique commerciale autonome après le Brexit.

Les votes des députés n’ont en effet qu’une valeur indicative. Mais, signe d’un cabinet divisé, le ministre de la Justice David Gauke a estimé dimanche qu’il ne serait pas « viable » pour le gouvernement d’ignorer la volonté des parlementaires, alors que la ministre du Budget Elizabeth Truss a déclaré sur la BBC que « l’option de la Première ministre reste l’option la plus populaire » et la « plus réfléchie ».

Le cabinet de Theresa May est « le pire exemple d’indiscipline de l’histoire politique britannique », a jugé le responsable de la discipline à la Chambre des Communes, le « Chief Whip » Julian Smith, dans une rare prise de position lors d’un entretien avec la BBC.

Vers un « Brexit plus modéré » ?

Theresa May devra tout de même présenter ses plans lors du prochain sommet européen convoqué le 10 avril. Face à des dirigeants européens dont la patience est en train de « s’épuiser », a déclaré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, sur la chaîne italienne Rai 1.

Vendredi, Theresa May avait laissé planer la perspective d’élections législatives anticipées, en soulignant que le processus parlementaire atteignait ses « limites ».

Mais l’entreprise n’est pas sans risque: la dirigeante avait déjà convoqué des élections en juin 2017, espérant asseoir son autorité avant d’entamer les négociations avec l’UE. Elles s’étaient soldées par un revers, son parti conservateur devant s’allier avec le petit parti nord-irlandais DUP pour pouvoir gouverner.

Selon Julian Smith, c’est cette perte de majorité en 2017 qui conduira « inévitablement » à « une forme de Brexit plus modéré » compte tenu de « l’arithmétique parlementaire ».

Le traité de Mme May, censé permettre au Royaume-Uni de quitter le giron de l’UE avec une période de transition jusqu’à fin 2020, a été rejeté vendredi pour la troisième fois par les députés.

Elle a toutefois convaincu davantage de parlementaires que lors des votes précédents, signe, selon un porte-parole de Theresa May, que « nous nous dirigeons dans la bonne direction ».

La dirigeante conservatrice pourrait le présenter une quatrième fois cette semaine.

Theresa May a assuré vendredi qu’elle continuerait à « plaider en faveur d’un Brexit ordonné ». Elle a aussi souligné que l’option « par défaut » était celle d’un Brexit sans accord (« no deal ») le 12 avril, redouté par les milieux économiques.

A moins qu’elle ne demande un nouveau report, de plus longue durée, mais celui-ci doit être justifié et obligerait le Royaume-Uni à organiser des élections européennes fin mai.

Source: Challenges


Les députés britanniques rejettent une 3e fois le Traité de Brexit


Le gouvernement britannique a désormais jusqu’au 12 avril pour proposer un plan B.

Les députés britanniques ont rejeté vendredi, pour la troisième fois, le Traité de retrait du Brexit conclu en novembre entre Londres et Bruxelles, par 344 voix contre 286.

Les implications de ce vote sont « graves », a déclaré la Première ministre Theresa May, soulignant que le scénario par défaut était désormais un Brexit sans accord au 12 avril.

Ce vote est un cinglant désaveu pour la Première ministre conservatrice, qui a âprement négocié ce texte de près de 600 pages pendant de longs mois avec Bruxelles, et pose la question de sa survie à la tête de l’exécutif.

L’adoption de l’accord était censée permettre au Royaume-Uni de quitter le giron de l’UE le 22 mai, avec une période de transition jusqu’au 31 décembre 2020, afin d’éviter une rupture trop brutale de liens tissés pendant 46 ans.

Elle aurait offert aux Britanniques une sortie de crise après des mois d’incertitude et de disputes quant à la forme que prendra le Brexit.

Ironie de l’histoire, ce vote a eu lieu le jour-même où le Royaume-Uni aurait théoriquement dû quitter l’UE, ce vendredi 29 mars. Mais Londres avait obtenu des dirigeants européens un report pour sortir de l’impasse au parlement.

Le gouvernement britannique a désormais jusqu’au 12 avril pour proposer un plan B aux dirigeants de l’Union européenne. Sinon, le Royaume-Uni quittera ses partenaires européens sans accord (« no deal »), et sans transition, un scénario cauchemar pour les milieux économiques.

Dans une ultime tentative pour sauver ce traité, Theresa May avait promis mercredi qu’elle quitterait ses fonctions si son texte était approuvé, cédant aux appels d’élus de son camp qui conditionnaient leur soutien à sa démission.

Et bien que cette condition ne soit pas remplie, la cheffe de l’exécutif, cible d’incessantes critiques ces derniers mois, est désormais plus que jamais sur la sellette.

L’offre de Theresa May avait certes convaincu certains eurosceptiques de rentrer dans le rang, comme son rival et ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, de crainte que le Brexit finisse par leur échapper.

Source: i24 News

Brexit : Theresa May promet de démissionner si le Parlement vote son accord avec l’UE


La première ministre n’a pas précisé de date pour son départ. Les députés devraient voter une troisième fois sur le texte d’ici à la fin de la semaine.

La première ministre britannique, Theresa May, le 12 mars, au Parlement à Londres. Jessica Taylor / AP

Theresa May se sacrifie sur l’autel du Brexit. Prenant la parole mercredi 27 mars, en fin d’après-midi, devant les députés conservateurs, la première ministre britannique a annoncé qu’elle est « disposée à quitter ses fonctions plus tôt qu’[elle] n’en avait l’intention afin d’accomplir ce qui est bon pour notre pays et notre parti ». Autrement dit, Mme May promet qu’elle ne conduira pas la deuxième phase des négociations avec l’UE et démissionnera – sans préciser la date de son départ.

Cette annonce vient toutefois à une condition : que les députés adoptent son accord sur le Brexit avec l’UE, texte qu’ils ont rejeté à deux reprises. « Je demande [aux députés conservateurs] de soutenir cet accord afin que nous puissions terminer notre devoir historique : mettre en œuvre la décision du peuple britannique et quitter l’Union européenne sans accroc et de façon ordonnée. »

Dans une atmosphère chargée d’émotion, Mme May a affirmé qu’elle avait « parfaitement entendu » l’humeur des parlementaires, dont un certain nombre ont effectivement conditionné leur vote à son départ.Sur la journée de mercredi : Démission et vain sacrifice : après une folle journée, le Brexit toujours dans l’impasse

Une succession féroce à venir

Cette décision intervient alors que s’est ouvert, mercredi, à la Chambre des communes, le débat destiné à dégager une majorité sur des propositions alternatives au « deal » conclu en novembre dernier par Mme May à Bruxelles. La promesse de démission de Theresa May devrait peser lourd sur ce débat. Elle devrait déboucher, dès demain jeudi ou vendredi, sur un troisième vote sur l’accord sur le Brexit.

En promettant de s’effacer, la première ministre a mis toutes les chances de son côté pour l’emporter enfin. Si l’accord est voté cette semaine, le Brexit aurait lieu le 22 mai. Sinon, il surviendra le 12 avril.

Qui prendra alors la succession de Theresa May au 10, Downing Sreet ? La bataille risque d’être féroce pour la remplacer à la tête du Parti conservateur, entre l’éternel rival Boris Johnson, le ministre de l’environnement, Michael Gove, le néo-Brexiter Jeremy Hunt, ou encore le ministre de l’intérieur opposé au Brexit, Sajid Javid. Ou tous les outsiders qui pourraient sortir du bois à cette occasion.

Source: Le Monde

Les députés britanniques excluent un Brexit sans accord avec l’Union européenne


Les députés britanniques ont rejeté d’extrême justesse l’option d’un Brexit sans accord. Ils se prononceront encore pour savoir si le Royaume-Uni demandera à l’UE un report «limité» dans le temps au-delà du 31 mars pour sortir de l’Union.

312 députés ont voté ce 13 mars contre la possibilité d’un Brexit sans accord avec l’Union européenne tandis que 308 ont voté pour, au lendemain du rejet de l’accord de divorce conclu avec Bruxelles par le Premier ministre Theresa May.

Ce vote n’en représente pas moins un nouvel échec pour le chef du gouvernement qui avait proposé un texte différent de celui qui a été adopté, excluant également un no deal mais sans l’enlever définitivement de la table.

Les députés doivent à présent se prononcer lors d’un troisième vote, sur une demande de report «limité» du Brexit. Celle-ci devra cependant obtenir l’aval de l’Union européenne, qui presse le Royaume-Uni de préciser ce qu’il veut. Le rejet d’une sortie sans accord n’a pas non plus éloigné «le nuage d’incertitude» décrit par le chancelier de l’Echiquier ce même jour quant à l’avenir du  pays.

Dans ce contexte incertain, l’institut officiel OBR a réduit à 1,2% sa prévision de croissance pour 2019. Près de trois ans après avoir voté, en juin 2016, pour quitter l’Union européenne, le Royaume-Uni, profondément divisé, ne parvient pas à se décider sur la manière d’en partir. Comme l’a résumé le ministre de l’Environnement, Michael Gove, jusqu’à présent la Chambre des communes «a été très bonne pour dire non», mais «elle doit désormais décider ce qu’elle veut».

Theresa May va désormais soumettre au vote des députés britanniques une motion proposant d’organiser d’ici le 20 mars un nouveau vote sur l’accord de divorce qu’elle a conclu avec l’Union européenne, a annoncé le gouvernement ce même jour. Cet accord, conclu fin novembre, a déjà été retoqué à deux reprises par les élus britanniques. S’il est adopté cette fois, le chef de l’exécutif demandera aux dirigeants européens un court report du Brexit, jusqu’au 30 juin. S’il est recalé à nouveau, alors le report devra aller au-delà du 30 juin et impliquera que le pays organise des élections européennes en mai, précise la motion.

Source: RT France