Présidentielle en Algérie: cinq candidats retenus, dont deux ex-Premiers ministres


L’autorité électorale algérienne a annoncé samedi avoir validé les dossiers de cinq candidats à la l’élection présidentielle prévue le 12 décembre, dont ceux de deux ex-Premiers ministres du président déchu Abdelaziz Bouteflika.

Au total, 23 candidats avaient déposé leur dossier en vue de participer à se scrutin destiné à trouver un successeur à M. Bouteflika forcé à la démission début 3 avril, après 20 ans au pouvoir, a précisé le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie), Mohamed Charfi, lors d’une conférence de presse à Alger.

L’Anie est censée offrir des garanties de sincérité au scrutin. Désormais, le Conseil constitutionnel a sept jours pour rendre officielle la liste des candidats, après d’éventuels recours.

Trois des candidats retenus ont travaillé sous l’autorité de M. Bouteflika: Ali Benflis, directeur de cabinet à la présidence puis Premier ministre, Abdelmaldjid Tebboune, plusieurs fois ministre puis Premier ministre, et Azzedine Mihoubi, ministre.

Le quatrième candiat est Abdelkader Bengrina, ancien ministre du Tourisme (1997-1999) et ancien député d’Alger, issu d’un parti qui a soutenu M. Bouteflika. Le cinquième, Abdelaziz Belaïd, a notamment fait partie d’organisations de jeunes qui ont aussi soutenu l’ancien président.

L’élection du 12 décembre est rejetée par le mouvement de contestation inédit né fin février et sous la pression duquel M. Bouteflika a été forcé par l’armée à démissionner à deux semaines de la fin de son quatrième quinquennat. Le pouvoir a dû annuler, faute de candidats, un premier scrutin prévu le 4 juillet.

Ali Benflis, 75 ans, se présente depuis 15 ans comme le principal opposant de M. Bouteflika, dont il fut chef du gouvernement en 2000.

Limogé en 2003, il est candidat contre M. Bouteflika l’année suivante, puis en 2014. Il arrive à chaque fois deuxième, très loin derrière un président réélu avec plus de 80% des voix. Ancien secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), il a fondé le Parti Avant-garde des Libertés.

De son côté, M. Tebboune, 73 ans, a été haut fonctionnaire, puis plusieurs fois wali (préfet) avant d’être nommé ministre de la Communication de M. Bouteflika à son arrivée au pouvoir en 1999. Ce dernier le rappelle au gouvernement en 2012 et lui en confie la tête en mai 2017, avant de le limoger trois mois plus tard sur fond de lutte de clans dans son entourage. M. Tebboune se définit comme candidat « indépendant ».

Azzedine Mihoubi, 60 ans, dirige depuis quelques mois le Rassemblement national démocratique (RND), pilier de la coalition ayant soutenu M. Bouteflika durant sa présidence. Il était son ministre de la Culture jusqu’en mars.

Abdelkader Bengrina, représente El-Bina (Construction), petit parti membre d’une coalition islamiste, dont l’un des députés a été élu en septembre à la présidence de l’Assemblée nationale.

Abdelaziz Belaïd, ancien cadre du FLN, a fondé le Front El-Moustakbel, micro-parti proche du pouvoir.

Le mouvement de contestation refuse que l’élection présidentielle soit organisée par le pouvoir, aux mains d’ex-figures des 20 ans de présidence Bouteflika.

Source: Courrier International

Lettre ouverte à Emmanuel Macron concernant les chrétiens persécutés algériens


Au travers de cette lettre, j’aimerais attirer votre attention sur la situation des chrétiens persécutés en Algérie. Une situation qui dure depuis plusieurs mois et pour laquelle votre gouvernement refuse de se prononcer.  

Je me présente, je m’appelle Nathaniel, j’ai 28 ans, je suis français, chrétien protestant évangélique. Je suis une personne sans aucun souci avec la justice, aucun casier judiciaire, je n’ai rien à cacher, rien à prouver. Je suis une personne normale, vivant d’une manière normale, de manière simple. Je ne suis pas dirigeant d’une entreprise. Je suis une personne lambda mais surtout, je suis une personne inquiète tant votre idéal politique est loin du mien et tant vos valeurs sont totalement éloignées des miennes ; cependant je suis respectueux face à vous, parce que vous avez été choisi pour gouverner notre pays. Je suis inquiet de voir mes frères chrétiens souffrir sans raison et de me rendre compte que vous avez choisi le silence, vous mais également votre gouvernement.  

Je m’intéresse énormément à la vie politique, de mon pays bien sûr, mais également du monde entier. Je m’y intéresse beaucoup.

C’est en m’informant, comme je le fais tous les jours, que j’ai pu voir que depuis la crise politique qui a agitée l’Algérie cette année, la situation des chrétiens (qui restent minoritaires dans ce pays) s’aggrave jour après jour. Il y a quelques temps, la plus grande église protestante du pays a été fermée par le gouvernement militaire d’Algérie. Entre le 15 et le 16 octobre ce ne sont pas moins de 3 églises protestantes qui ont été fermées par les autorités.  

L’EPA, qui revendique 46 lieux de cultes dans 12 des 48 régions du pays et une dizaine de milliers de fidèles, est une association agréée depuis sa création en novembre 1974. Celle-ci a annoncé que les autorités algériennes ont fermé mardi 15 et mercredi 16 octobre trois nouveaux lieux de culte qui regroupent une cinquantaine de communautés. Le motif officiel de ces fermetures est « exercice du culte sans autorisation », mais « c’est un prétexte ». Les trois églises sont situées l’une à Makouda et deux à Tizi-Ouzou, deux localités de la région de Kabylie, à environ 90 km à l’est d’Alger. 

L’ordonnance du 28 février 2006 sur les « conditions et règles d’exercice des cultes autres que musulman » conditionne l’ouverture d’un lieu de culte à une « Commission nationale des cultes ». Il y a 11 mois, le ministre des Affaires religieuses Mohamed Aïssa avait rappelé que la liberté de culte est garantie par la Constitution, mais affirmé que l’EPA « ne respecte pas les lois algériennes ». Mais il parait évident que c’est une volonté délibérée de faire taire la voix de ces chrétiens car selon eux « ils font trop de bruit ».  

Une vidéo a été partagée dans laquelle nous pouvons voir que les autorités chassent de manière violente les chrétiens de ces lieux et ce, de manière délibérée. 

Voilà en ce qui concerne les faits. 

Mais si j’attire votre attention, c’est parce qu’il est inquiétant de voir que votre gouvernement ne veut pas se prononcer (officiellement) et la question que je vous pose, Monsieur le Président de la République, est simple : pourquoi ? 

Pourquoi lorsqu’il s’agit des musulmans, vous pouvez faire de si long discours (sur un ton si poétique presque émouvant) alors que vous ne vous prononcez jamais sur les chrétiens, les chrétiens de France, mais aussi d’ailleurs.  

Je vous entends rarement parler de vos compatriotes qui sont chrétiens. Les chrétiens vous dérangent-ils à ce point ? Qu’est-ce que cela cache ?  

Je ne suis pas islamophobe, pour la simple et bonne raison que je n’ai pas peur de l’islam. Je ne crains pas les musulmans. Je suis, certes, en désaccord avec eux, mais cela ne m’a jamais empêché de nouer des relations amicales avec des musulmans. Oh bien entendu, on peut débattre entre-nous sur des sujets religieux, mais n’est-ce pas le principe même de la démocratie dont la France se vante de la promouvoir ? Seulement voilà : 

Nous sommes conscients que nous, chrétiens évangéliques, nous sommes de plus en plus considérés comme des indésirables. Cela est évident. Comme, lors des débats sur le projet de loi sur la bioéthique, vous nous avez fermé la porte. Vous avez accepté la présence des catholiques, des musulmans, des protestants, des juifs, mais en ce qui concernent les évangéliques, c’est porte fermée. Pourtant, vous n’êtes pas sans savoir que nous représentons 650 000 évangéliques en France, soit environ un français sur 100. Donc notre voix est tout aussi audible sur les projets de lois. Cette mise à l’écart en ce qui concerne est vue comme du mépris à notre égard, et ne soyez pas surpris si je vous annonce que nous ne sommes pas surpris.  

Bien sûr que nous voyons que lorsque qu’il y a des reportages télévisés, nous sommes considérés comme une secte officieusement. Mais ce n’est pas un problème, cependant, Monsieur le Président, j’aimerais vous rappeler ceci : vous n’êtes pas le président d’une partie de la France, mais de toute la France. Vous êtes le président de tous les français, et pourtant, lorsque l’on se rend compte que vous pouvez être méprisant à notre égard, cela pose problème. Nous voyons nos libertés se rétrécir jour après jour. Nous voyons qu’une véritable pensée unique s’est installée dans les médias. Cette même pensée qui vous a porté au pouvoir.  

Pourtant, vous voilà, à la tête du pays, ce pays si grand, ce pays qui se vante d’être le principal auteur de la déclaration des droits de l’homme et citoyen. Rappelez-vous, l’article 10 de cette déclaration dit que : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi. » 

Pourtant, Monsieur le Président, cette règle fondamentale, n’est pas acceptée, appliquée dans ce grand pays qu’est l’Algérie. Elle est tout simplement déformée, appliquée en mettant en place des lois restrictives dans le but de pouvoir persécutés nos frères. Un pays qui est, on peut le dire, un pays ami de la France. Un pays qui était il y a encore quelques années un département français. Cette déclaration, vous en êtes, de par votre position, le garant.  

Sachez, Monsieur le Président, que je suis français, respectueux des règles et des lois françaises, mais surtout et avant toute chose, je suis chrétien et ce sont mes frères algériens qui souffrent en ce moment. Je suis étonné et quelques peu scandalisé par votre silence, le vôtre mais aussi celui de votre gouvernement. Je suis scandalisé de voir que vous pouvez passer des heures à nous faire des discours sur un ton de mauvais acteur, qui ne ferait même pas verser une larme à un singe, je prends en exemple votre discours télévisé d’avril 2019 lorsque mon pays a traversé une crise majeure, celle des gilets jaunes. Un discours que je n’ai pu regarder les 2 premières minutes tant j’avais l’impression de voir à l’écran un jeune acteur, un mauvais jeune acteur mais définitivement pas mon président. Je prends le risque de dire ceci : votre capacité à nous parler, ressemble plus à une hypocrisie à peine cachée qu’une déclaration solennel sincère.

Serait-ce cette hypocrisie qui vous empêche de prendre des positions qui défendent cette déclaration à laquelle nous, français, sommes si attachés ? Une déclaration qui a coutée la vie à des centaines de milliers de personnes pour ne pas dire des millions, une déclaration pour laquelle, nous français, à travers les dirigeants successifs, faisons preuve d’un orgueil tellement flagrant dans le monde que cela nous rend totalement ridicule. Mais voilà, cette déclaration commune n’est pas respectée chez nos amis algériens et cela est inadmissible.  

Il est de votre devoir, Monsieur le Président, de dénoncer ces faits qui sont inacceptables pour nous de la même manière que vous dénoncez les violences commises sur les musulmans qui sont respectueux des règles de la République et qui, de par leur religion sont stigmatisés et souvent violentés.  

Il est de votre devoir, Monsieur le Président, de dénoncer la cruauté dont font preuve les dirigeants algériens, de la même manière que vous n’hésitez pas à prendre position pour nos amis musulmans français. Il est de votre devoir, en tant que garant de notre constitution, en tant que représentant de notre pays, de le faire sans plus attendre et ce publiquement.   

J’aimerais pour conclure, attirer votre attention sur le fait qu’une vidéo est présente sur Internet dans laquelle vous êtes interpellé directement et personnellement sur ce même sujet. Cette vidéo, publiée sur la page Facebook de l’église de la Porte Ouverte Chrétienne dans laquelle plusieurs pasteurs français vous interpellent, il vous est demandé pour le moins, Monsieur le Président, de la visionner, mais surtout d’y répondre. Notre voix sera entendue, car notre voix est tout aussi importante, voire davantage, que celle des musulmans français, de par notre nombre. Nous avons une certaine chance d’être en majorité dans ce pays, mais nous savons également que nous vivrons des pressions constantes de votre part. Nous le savons au travers des prises de positions que vous avez prises, au travers des lois que votre gouvernement vote et qui étouffent peu à peu notre voix. 

Cependant Monsieur le Président, nous chrétiens, nous sommes une seule voix, une voix unique, à vous interpeller sur la situation. Et croyez-le bien Monsieur le Président, jamais nous ne nous tairons. Notre voix sera entendue sur la terre mais également dans les Cieux. Jamais nous ne nous tairons face aux atrocités faites par vos amis, partenaires et même adversaires politiques. Nous avons le devoir d’être un phare.

Nous avons le devoir en tant que chrétiens français de faire savoir à nos frères algériens qu’ils sont soutenus et ce de toute les manières que ce soient. Qu’ils ne sont pas seuls et oubliés malgré les persécutions quotidiennes qu’ils subissent et malgré le silence des politiques. Nous le faisons, parce que nous les aimons, car nous, chrétiens du monde entier, nous sommes une seule et même famille. Si l’un souffre, l’autre le soutient dans l’amour. Nous avons tous cela à cœur, et croyez-le bien, nous le faisons depuis presque 2000 ans d’existence de l’Eglise. Nous, chrétiens protestants français, nous soutenons de manière indéfectible nos frères algériens. Tout comme nous soutenons, aimons et priions pour nos frères persécutés dans le monde entier. Et quels que soient les plans d’un ennemi, jamais la Voix de l’Eglise ne sera étouffée. A chaque seconde, une voix est portée, dans l’intimité de la prière, pour soutenir ces chrétiens et personne, que ce soit sur terre, dans les cieux, sous la terre et sous la mer ne pourra taire notre prière, jamais. Si vous avez choisi ce silence, nous, nous avons choisi de parler, de dénoncer mais également de prier. Car nous savons que c’est la prière qui soutient, qui porte.  

Oui, nous chrétiens protestants évangélistes nous ne vous soutenons pas toujours dans vos choix politiques, mais nous vous respectons de par votre position et c’est parce que vous avez cette position que nous avons tous, le désir de vous interpeller face à cette situation. Nous en avons le désir, le devoir, et la possibilité de le faire et c’est la raison d’être de cette lettre.  

Sachez, Monsieur le président, que ce courrier sera également envoyé à tous les dirigeants des partis politiques de mon pays, la France. Ce courrier sera également envoyé à la plupart des rédactions (TV, RADIO) et pour finir, il sera envoyé dans les ministères concernés, à l’Assemblée Nationale Française et au Sénat. De plus, ce courrier sera envoyé au Conseil européen de Strasbourg ainsi qu’à la plupart des ONG qui seront aptes à diffuser cette alerte. Cela est fait uniquement par soucis de visibilité afin que ce courrier ne devienne pas lettre morte. Car, comme je l’ai dit précédemment, notre voix sera entendue d’une manière ou d’une autre car il est inadmissible, inacceptable, intolérable que votre gouvernement se taise face à la situation de ces chrétiens persécutés en Algérie. Nous nous attendons tous, chrétiens protestants évangélistes français, à une réaction officielle, publique et sans langue de bois de votre part. Nous nous attendons à ce que des prises de positions soient engagées. Nous les attendons sans plus attendre, car cette situation s’aggrave jour après jour. Je ne désire pas être mis en lumière, car il ne s’agit pas moi, mais je souhaite, nous souhaitons, que cela soit rendu publique. C’est pourquoi je ne m’attends pas à une réponse personnelle, cela ne servirait pas la cause des chrétiens algériens.  

Bien entendu nous ne sommes pas parfaits, et bien que certaines dérives existent au sein de certaines assemblées comme il en existe dans toute organisation humaine, ce n’est pas pour autant que le silence doit primer alors que la violence elle, elle est bien réelle. Et la violence ne saurait être dénoncée, impunie. Je ne désire pas que cette citation s’avère vraie pour vous : « le silence consent ».  

La laïcité, c’est de ne pas préférer une religion par rapport à une autre ou d’avoir une préférence pour un courant plutôt que pour un autre. Parce que si tel est le cas, c’est simple : la France deviendra une terre musulmane ou la loi islamique sera appliquée. C’est une logique évidente, que même un enfant de 4 ans pourrait comprendre.  

Dans l’attente d’une réaction de votre part, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération. 

A Mulhouse

Le 23 octobre 2019

France: Des rassemblements le 24 octobre pour dénoncer la fermeture des églises en Algérie


Plusieurs rassemblements pacifiques sont annoncés le 24 octobre à 17h dans plusieurs villes de France dont Strasbourg, Paris, Lille, Lyon, Marseille et Metz pour dénoncer la fermeture des églises en Algérie et la violation de la liberté de culte pourtant inscrite dans la constitution algérienne (article 42).

C’est une mobilisation importante au niveau national qui a été lancée par le collectif #JeSuisChrétienAlgérien. Près de 500 pasteurs et responsables d’Eglises en France réunis lors d’un congrès à l’Eglise de La Porte Ouverte à Mulhouse ont lancé un appel au président Emmanuel Macron, dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux. Une pétition a été lancée depuis et a déjà récolté 60 000 signatures en une semaine.

Ces initiatives font directement suite à la fermeture soudaine de l’église de Tizi Ouzou le 15 octobre, les autorités prétextant «un exercice du culte sans autorisation». Douze lieux de culte ont été fermés en deux ans par les autorités algériennes.

Source: Evangéliques.info

La présidentielle en Algérie fixée au 12 décembre (officiel)


Le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, ne peut être candidat selon la Constitution du pays.

L’élection présidentielle en Algérie aura lieu le 12 décembre, a annoncé dimanche soir le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, dans un discours à « la Nation », retransmis par la télévision publique.

La date annoncée coïncide avec les délais réclamés par le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, véritable homme fort du pays depuis la démission forcée du président Abdelaziz Bouteflika le 2 avril.

« J’ai décidé (…) que la date de l’élection présidentielle sera le jeudi 12 décembre 2019 », a déclaré M. Bensalah qui, selon la Constitution du pays, ne peut être candidat.

M. Bensalah, qui a signé dimanche le décret pour la convocation du corps électoral, a appelé les Algériens « à contribuer collectivement (…) le 12 décembre prochain, à l’écriture de l’histoire de leur pays et au choix de leur nouveau président ».

Le chef de l’Etat par intérim a « exhorté » les Algériens à « la mobilisation pour faire de ce rendez-vous le point de départ du processus de renouveau de la Nation ».

Le général Ahmed Gaïd Salah s’est récemment dit certain que l’élection se tiendrait rapidement. 

La présidentielle pour élire un successeur à M. Bouteflika, initialement prévue le 4 juillet, avait dû être annulée, aucun candidat ne s’étant déclaré, face à l’ampleur de la contestation qui secoue le pays depuis le 22 février.

Source: i24 News

Algérie : L’Église protestante redoute de nouvelles fermetures de lieux de culte


Dans un communiqué diffusé le 19 août et relayé cette semaine dans la presse locale, l’Église protestante d’Algérie (EPA) a fait part de sa « vive inquiétude » devant la « vague de fermetures » de lieux de culte à laquelle elle est confrontée.

© Pixabay

L’EPA alerte sur les menaces de fermetures qui pèsent sur deux nouvelles Eglises qui se trouvent dans la wilaya (circonscription administrative) de Béjaïa en Petite Kabylie.

Les responsables de l’organisation faîtière des protestants en Algérie ont recensé cinq lieux de culte mis sous scellés sous ordre des autorités locales depuis 2018. « D’autres lieux de culte sont également sous la menace de fermeture. (…) Cela portera à sept, le nombre des lieux de culte chrétiens mis sous scellés, en l’espace d’un an », déplore l’EPA dans son communiqué.

L’EPA rappelle que le droit à pratiquer son culte est censé être garanti par la Constitution algérienne dans son article 42. L’Église protestante d’Algérie déclare que face « à la hogra (injustice) qu’elle subit », elle «ne baissera pas les bras et compte obtenir la réouverture de ses lieux de culte par tous les moyens légaux ». Elle « prend à témoin l’opinion publique nationale et internationale ».

Source : Evangéliques.info

ONU : L’Alliance évangélique mondiale appelle l’Algérie à garantir la liberté de culte


L’Alliance évangélique mondiale (AEM), a fait part de sa préoccupation sur la situation des chrétiens en Algérie, le 2 juillet, lors de la 41e session du Conseil des droits de l’homme. Par la voix de son représentant permanent auprès de l’ONU, Michaël Mutzner, l’AEM a rappelé que quatre Eglises protestantes ont été mises sous scellés ces douze derniers mois dans le pays.

Michaël Mutzner a également cité les cas de deux chrétiens condamnés en juin par la justice algérienne. Le premier a été condamné pour avoir installé une tente dans son jardin pour célébrer le culte, l’Eglise étant fermée; le second pour avoir invité un couple à prier chez lui, «se rendant coupable d’avoir organisé une réunion religieuse non autorisée».

«L’Alliance évangélique mondiale appelle les autorités algériennes à garantir la liberté de culte aux Eglises et institutions religieuses fermées ou menacées de fermeture, en leur permettant de poursuivre leurs activités et en leur octroyant les autorisations nécessaires», a déclaré Michaël Mutzner lors de sa prise de parole.

L’AEM appelle également les autorités algériennes «à suspendre et à réviser l’ordonnance de février 2006 qui fixe les conditions et règles d’exercice des cultes non musulmans».

Source: Evangeliques.info

Algérie: Une huitième Eglise fermée par les autorités


Le 27 mai, la police a posé des scellés sur la porte de l’Eglise de Boudjima, dans le département de Tizi Ouzou, en Algérie. Les fonctionnaires avaient aussi ordre de fermer l’école rattachée à l’Eglise, que dirige le pasteur Youcef Ouaramane.

C’est la huitième Eglise à connaître ce sort depuis 2017, auxquelles s’ajoute la fermeture d’une crèche et d’une libriairie chrétienne, rapporte l’ONG de défense des chrétiens persécutés Portes Ouvertes. Depuis, certaines ont toutefois pu ré-ouvrir.

«L’État se méfie beaucoup de l’Église algérienne dont la croissance spectaculaire est aujourd’hui connue au-delà des frontières nationales », indique le communiqué de Portes Ouvertes. «Et le phénomène fait même trembler certains pays musulmans. Ils craignent que des chrétiens algériens soient envoyés comme missionnaires dans des pays arabes! ».

Pour sa part, le journal Tamurt.info indique qu’un citoyen de confession chrétienne de la région d’Akbou, dans le département de Bgayet, a été présenté le 30 mai devant le juge en raison de ses convictions religieuses. Accusé de «pratique religieuse sans autorisation», il risque une peine de prison de trois ans et une forte amende, ajoute le journal en ligne.

Malgré ces intimidations, les chrétiens kabyles ne baissent pas les bras, prient pour leur pays et continuent de défendre leurs droits. Ils espèrent notamment que les élections du 4 juillet seront propices à un changement en Algérie et que leurs droits pourront enfin être reconnus.

Source: Evangéliques.info

Algérie: Saïd Bouteflika et les généraux Toufik et Tartag arrêtés en Algérie, selon TSA


Les services de sécurité algériens ont arrêté Saïd Bouteflika ainsi que les généraux Toufik et Tartag, deux anciens patrons des services de renseignement, indique le site d’information Tout sur l’Algérie (TSA) se référant à une «source sûre».

Saïd Bouteflika, ancien conseiller spécial et frère cadet de l’ex-chef de l’État, ainsi que le général Mohamed Mediène, surnommé Toufik, et le général Athmane Tartag ont été arrêtés et sont actuellement auditionnés par les services de la DGSI, dans le cadre de l’enquête sur leurs activités, indique TSA.

​Le site précise que le chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, avait auparavant appelé Toufik à cesser ses activités l’accusant publiquement de comploter contre l’armée et le mouvement populaire.

Quant au général Tartag, qui a quitté son poste de chef de la Direction des services de sécurité (DSS) le jour de la démission d’Abdelaziz Bouteflika, il était considéré, selon le site, comme proche du clan présidentiel, notamment de Saïd Bouteflika.

Ce dernier est accusé par Gaïd Salah d’être à la tête d’un groupe qui a confisqué le pouvoir présidentiel dans le pays. Selon le général Khaled Nezzar, Saïd Bouteflika voulait instaurer l’état d’urgence ou l’état de siège, et avait envisagé de limoger Gaïd Salah.

Plusieurs médias algériens, dont Alg24 et Ennahar TV, confirment ces arrestations.

Source: Sputnik News

Algérie: Il insiste sur la tenue d’une présidentielle avant d’appeler au dialogue – Gaïd Salah entretient le flou sur les intentions de l’armée


Le chef d’état-major de l’ANP entretient le flou autour des intentions de l’armée concernant la crise politique actuelle. Alors que l’impasse est totale, Ahmed Gaïd Salah donne l’impression de vouloir continuer à manœuvrer pour… imposer une feuille de route rejetée par le mouvement populaire.

Comme ce fut le cas la semaine dernière, le premier militaire du pays est revenu, cette fois-ci encore, avec deux discours, qualifiés par les observateurs de «contradictoires».

En visite depuis lundi dernier à la 5e Région militaire, il s’est «sacrifié» à ce qui est devenu, depuis le début de la révolution populaire, un rituel : donner l’avis, voire les recommandations, du haut commandement de l’armée pour une sortie de crise.

En effet, dans son premier discours, prononcé mardi dernier, le vice-ministre de la Défense a fait un virage à 180 degrés. Il ignore carrément «les solutions possibles» évoquées le 24 avril dernier et plaide pour la tenue d’«une présidentielle dans les meilleurs délais».

«Dans cette optique et dans le respect de la Constitution et des institutions de l’Etat, il nous incombe d’œuvrer à réunir les conditions idoines pour l’organisation d’une élection présidentielle le plus tôt possible, du fait qu’elle constitue la solution idéale pour sortir de la crise, faire face à toutes les menaces et tous les dangers qui guettent notre pays et déjouer les desseins hostiles visant à nous mener vers le vide constitutionnel et entraîner le pays dans les spirales de l’anarchie et la déstabilisation», lance-t-il.

Selon lui, «ce mécanisme constitutionnel permettra d’élire un président de la République ayant la légitimité et les prérogatives pour concrétiser le reste des revendications populaires légitimes et constitue la règle de base pour que notre pays reprenne le cours du développement et de l’édification».

«Dialogue avec les institutions de l’État»

Moins de 24 heures après, Ahmed Gaïd Salah prononce un nouveau discours, dont le texte est diffusé sur le site du MDN, pour prôner, cette fois-ci, le «dialogue avec les institutions de l’Etat». «(…) Je demeure entièrement convaincu qu’adopter le dialogue constructif avec les institutions de l’Etat est l’unique moyen pour sortir de la crise, étant conscient que le dialogue est l’un des moyens les plus civilisés et les plus nobles dans les relations humaines et la voie la plus judicieuse pour présenter des propositions constructives, rapprocher les points de vue et atteindre un consensus autour des solutions disponibles», précise-t-il.

Le chef d’état-major de l’ANP se félicite, dans la foulée, de «l’adhésion de nombreuses personnalités et partis à l’idée de l’importance d’adopter le principe de dialogue, qui doit aboutir à des mécanismes raisonnables de sortie de crise». «C’est là une position qui leur sera reconnue durant cette phase, où l’intérêt de la nation doit être le dénominateur commun entre toutes les parties», ajoute-t-il.

Dénonçant à nouveau «des parties aux intentions malveillantes», sans toutefois les citer, Ahmed Gaïd Salah estime aussi le peuple a accepté «ses propositions». «L’ensemble des dispositions jusque-là prises a suscité un consensus national que nous avons perçu à travers les slogans scandés lors des marches dans les différentes wilayas du pays, à l’exception de certaines parties qui rejettent toutes les initiatives proposées et œuvrent à semer les graines de la discorde en conformité avec leurs intérêts étroits et ceux de leurs commanditaires», dit-il, alors que les manifestations réclamant le départ de tout le système et de ses représentants se poursuivent dans tout le pays.

«Le MDN détient des dossiers de corruption»

«Ces parties aux intentions malveillantes ont été démasquées et dénoncées par les différentes franges du peuple, qui ont fait preuve d’une conscience nationale exceptionnelle et authentique, dans la mesure où elles ont rejeté leurs thèses visant à porter atteinte à la crédibilité et aux efforts des institutions de l’Etat à dégager et trouver des sorties de crise pacifiques», indique-t-il.

Le chef d’état-major de l’ANP est revenu aussi, dans son discours de mardi dernier, sur la justice et la lutte contre la corruption.

Alors que des juristes et des politiques mettent en garde contre toute interférence dans le travail des juges, Ahmed Gaïd Salah persiste et signe.

Après avoir annoncé que le MDN détient des «dossiers lourds de corruption», il appelle au traitement de toutes les affaires sans délai. «Nous insistons également sur la nécessité d’éviter tout retard dans le traitement de ces dossiers, sous le prétexte de révision des procédures légales, laquelle requiert beaucoup de temps, ce qui donne la possibilité à certains d’échapper à la justice», recommande Gaïd Salah.

Source: El Watan

Algérie: Abdelkader Bensalah, nouveau président par intérim, promet «un scrutin présidentiel transparent et régulier»


Il s’est engagé à organiser le scrutin sous 90 jours, comme prévu par la Constitution.

Abdelkader Bensalah au Palais des Nations à Alger, le 9 avril 2018. — RYAD KRAMDI / AFP

Le président par intérim algérien Abdelkader Bensalah s’est engagé mardi à organiser « un scrutin présidentiel transparent et régulier », dans un discours à la Nation retransmis à la télévision nationale. « Nous sommes tenus de concourir, citoyens, classe politique et institutions de l’Etat, afin de réunir les conditions, toutes les conditions, d’un scrutin présidentiel transparent et régulier, dont nous serons tous les garants, un scrutin qui permettra à notre peuple d’exercer son choix libre et souverain », a-t-il déclaré.

Abdelkader Bensalah, auparavant président du Conseil de la Nation – chambre haute du Parlement – a été nommé président par intérim mardi par les parlementaires, une semaine après la démission d’Abdelaziz Bouteflika.

Abdelkader Bensalah, considéré comme un membre du «système»

« Le tournant que va traverser notre pays débutera par une phase décisive qui consistera à remettre, constitutionnellement, les pouvoirs au Président de la République démocratiquement élu, dans un délai qui ne saurait dépasser les 90 jours à compter de la date de mon entrée en fonction en tant que Chef de l’Etat », a-t-il dit.

Alors que la réunion des parlementaires était en cours dans la matinée, des étudiants commençaient à se rassembler dans les rues d’Alger. A l’annonce de la nomination d’Abdelkader Bensalah, telle que prévue par la Constitution algérienne en sa qualité de président du Conseil de la Nation, les manifestants ont scandé « Bensalah démission ». Les Algériens, qui continuent de manifester en masse pour réclamer le départ des membres du « système », avaient clairement affiché leur refus de voir Abdelkader Bensalah, 77 ans et pur produit du régime algérien, prendre l’intérim.

Source: 20 Minutes