Israël: réunion sécuritaire en vue de l’annexion de pans de la Cisjordanie


Un plan de préparation aux attaques de la part des Palestiniens sera discuté.

Les chefs de la sécurité israélienne se réunissent mercredi pour une discussion clé en vue de l’annexion de pans de la Cisjordanie, prévue le le 1er juillet prochain, selon l’accord de coalition du gouvernement.

Le chef d’Etat-major de l’armée israélienne, Aviv Kohavi, accueillera le chef du Shin Bet, Nadav Argaman, ainsi que plusieurs hauts responsables de Tsahal et des renseignements intérieurs au siège militaire de la Kirya à Tel Aviv (quartier général de l’armée). 

Au cours de la réunion, plusieurs scénarios sécuritaires seront débattus afin de préparer au mieux les forces de sécurité à d’éventuelles flambées de violence de la part des Palestiniens.

Un plan de préparation pour empêcher les attaques de loups solitaires, les violentes émeutes et même une troisième Intifada sera notamment exposé.

Les chefs de la sécurité aborderont également le sujet des possibles ramifications qu’une telle escalade des tensions pourrait engendrer, à commencer par un soulèvement palestinien dans la bande de Gaza.

Les analystes de la Défense ont en effet mis en garde contre une flambée de violence en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, suite à l’annexion.

Le projet d’annexion qui figure dans le plan de paix de Donald Trump a suscité la colère des Palestiniens et a été largement rejeté dans le monde arabe, en particulier en Jordanie. Le roi Abdallah II a menacé Israël d’un « conflit majeur » si celui-ci se concrétisait. 

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a quant à lui annoncé la fin de la coopération sécuritaire avec Israël le mois dernier.

Source: i24 News

L’Arabie saoudite condamne le projet d’annexion de pans de la Cisjordanie par Israël


« Cette décision pourrait empêcher la reprise des pourparlers de paix et saper la sécurité régionale »

L’Arabie saoudite a exprimé jeudi sa ferme opposition au projet du nouveau gouvernement israélien d’annexer des pans de la Cisjordanie.

Dans un communiqué cité par le diffuseur saoudien Al Arabiya, le ministère des Affaires étrangères du pays a déclaré qu’il rejetait les mesures unilatérales et toute violation des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, car elles pourraient empêcher la reprise des pourparlers de paix et saper la sécurité régionale.

La déclaration souligne la « position ferme du Royaume envers le peuple palestinien frère et son soutien à ses choix, et la création d’un État palestinien indépendant, avec Jérusalem-Est comme capitale ».

Le ministère a également exprimé « son soutien aux efforts visant à faire avancer les négociations conformément aux lois internationales, afin de parvenir à une solution juste et globale qui réponde aux aspirations du peuple frère palestinien ».

L’Arabie saoudite a longtemps défendu l’Initiative de paix arabe, une proposition de 2002 qui verrait les États arabes reconnaître Israël en échange d’un État palestinien dans toute la Cisjordanie et la bande de Gaza – avec des échanges de terres convenus – et une capitale située à Jérusalem-Est.

Source: i24 News

L’UE veut contraindre Israël à abandonner ses plans d’annexion de pans de la Cisjordanie


« Nous ne sommes pas au stade de parler de sanctions »

L’Union européenne va lancer une offensive diplomatique pour empêcher Israël de poursuivre son plan d’annexion de certains pans de la Cisjordanie, a annoncé vendredi le chef de la diplomatie européenne.

L’Espagnol Josep Borrell a assuré que l’UE comptait utiliser « toutes ses capacités diplomatiques » pour tenter de dissuader le nouveau gouvernement israélien d’aller de l’avant avec ce projet, approuvé dans le cadre du plan de paix de Donald Trump.

Les pays de l’UE sont inquiets des conséquences d’une annexion qui, selon eux, violerait le droit international et nuirait aux chances de paix. Mais ils sont divisés sur les mesures à prendre contre Israël.

« Les positions au sein de l’UE sont différentes », rappelle Josep Borrell. Or toute sanction nécessite l’unanimité. « Nous ne sommes pas au stade de parler de sanctions », insiste-t-il.

« Tout le monde s’est mis d’accord sur la nécessité d’accroître nos efforts et nos pressions auprès de tous les acteurs concernés au Moyen-Orient », a-t-il déclaré à l’issue d’une visioconférence avec les ministres des Affaires étrangères de l’UE.

« Nous sommes prêts à le faire et nous le ferons dans les prochains jours en utilisant toutes nos capacités diplomatiques afin d’empêcher toute sorte d’action unilatérale », a-t-il expliqué.

L’UE souhaite s’entretenir avec Washington, les pays arabes, Israël et les Palestiniens, a-t-il précisé.

Le nouveau gouvernement israélien doit prêter serment dimanche devant la Knesset. L’accord de coalition entre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et Benny Gantz prévoit l’annexion de parties de la Cisjordanie dès le 1er juillet. 

Le roi de Jordanie a menacé Israël vendredi d’un « affrontement majeur » en cas d’annexion de la Cisjordanie. 

Source: i24 News

Annexion de pans de la Cisjordanie: les Palestiniens menacent d’annuler les accords avec Israël et les USA


« Les États-Unis n’ont pas le droit de céder des terres palestiniennes »

L’Autorité palestinienne (AP) a fustigé mercredi les propos du secrétaire d’État américain Mike Pompeo selon lesquels il appartenait à Israël de décider d’annexer des pans entiers de la Cisjordanie.

« Les Israéliens prendront ces décisions en dernier ressort, c’est une décision qui revient à Israël », a déclaré plus tôt le chef de la diplomatie américaine lors d’une conférence de presse à Washington.

Le président de l’AP, Mahmoud Abbas, a affirmé dans un discours en amont du mois du Ramadan avoir averti Israël et les États-Unis que toute annexion entraînerait l’annulation de tous les accords avec eux, une menace souvent répétée.

« Les États-Unis n’ont pas le droit de céder des terres palestiniennes », a de son côté souligné Nabil Abu Rudeineh, porte-parole de M. Abbas, estimant que les déclarations de M. Pompeo risquaient de donner le feu vert au nouveau gouvernement israélien pour faire avancer les plans d’annexion.

« Ces commentaires prouvent que les États-Unis ne peuvent pas jouer le role de médiateur dans les négociations de paix », a-t-il par ailleurs ajouté.

Le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Riyad al-Malki, a pour sa part exhorté son homologue français, Jean-Yves Le Drian, à rallier l’Europe aux côtés des Palestiniens pour mettre un terme aux plans d’Israël.

Source: i24 News

Promesse de Netanyahu / Vallée du Jourdain : Macron et Abdallah II inquiets


La promesse électorale de Benjamin Netanyahu a fait couler beaucoup d’encre

Le roi de Jordanie Abdallah II, à gauche, et le président français Emmanuel Macron au Palais de l’Elysée , à Paris, le 19 juin 2017. (Crédit : Gonzalo Fuentes/Pool/AFP)

Emmanuel Macron et le roi Abdallah II de Jordanie ont « partagé leur inquiétude » suite à la promesse électorale du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’annexer les implantations juives de la vallée du Jourdain et réaffirmé qu’il n’y avait « pas d’alternative à la solution des deux Etats », a indiqué l’Elysée.

Macron et le roi de Jordanie, qui se sont entretenus au téléphone lundi, « sont convenus de rester en contact étroit au cours des prochaines semaines pour éviter une montée dangereuse des tensions ».

Benjamin Netanyahu a promis la semaine dernière, s’il était réélu aux législatives du 17 septembre, d’annexer à Israël les implantations juives construites dans la vallée du Jourdain, une bande de terre fertile qui s’étire du sud du Lac de Tibériade au nord de la mer Morte.

Il a précisé que l’annexion ne comprendrait pas les villes palestiniennes, comme par exemple Jéricho, qui serait alors en réalité encerclée.

Sa promesse électorale a provoqué une pluie de critiques, dont celle de l’OLP, qui a fustigé une « violation flagrante du droit international » mais aussi des mises en garde de la Turquie, la Jordanie et l’Arabie saoudite.

L’ONU a aussi mis en garde contre une annexion qui « serait dévastatrice pour la possibilité de relancer les négociations, la paix régionale et l’essence même d’une solution à deux Etats », israélien et palestinien vivant côte-à-côte.

Pour l’Union européenne, le plan de M. Netanyahu « compromet » les perspectives de paix.

Source: Times of Israël

Le plan de paix américain sera un « point de départ » pour la résolution du conflit (Kushner)


Le conseiller de Trump confirmé que le plan ne devrait pas faire référence aux « deux Etats ».

Le conseiller et gendre de Donald Trump, Jared Kushner, a déclaré jeudi soir que le plan de paix israélo-palestinien concocté par l’administration américaine était un « document opérationnel approfondi » qui servirait de « point de départ » au règlement du conflit israélo-palestinien, et a indiqué qu’il était disposé à discuter de l’annexion par Israël parties de la Cisjordanie.

Au Washington Institute for Near East Policy, M. Kushner a déclaré que Donald Trump, n’avait pas encore vu la dernière version du plan, qu’il a décrit en termes vagues avant sa diffusion prévue le mois prochain.

Il a toutefois précisé que « le président était impliqué depuis le début » dans la préparation du plan.

Selon lui, le plan présente « une solution qui constitue un bon point de départ pour les questions politiques, puis un aperçu de ce qui peut être fait pour aider ces personnes à commencer une vie meilleure ».

Jared Kushner a par ailleurs confirmé que le plan ne devrait pas faire référence aux « deux Etats ».

« Je réalise que ça signifie des choses différentes selon les gens. Si vous dites +deux Etats+, ça veut dire une chose pour les Israéliens, ça veut dire une autre chose pour les Palestiniens », a expliqué Jared Kushner lors d’une conférence organisée par le cercle de réflexion Washington Institute.

« Alors on a dit, vous savez, on a qu’à ne pas le dire. Disons juste qu’on va travailler sur les détails de ce que cela signifie », a-t-il ajouté sans plus de précisions.

Selon lui, son plan, concocté dans le plus grand secret avec une petite équipe « s’attaque à beaucoup de sujets », « probablement d’une manière plus détaillée que jamais auparavant ».

« J’espère que cela montrera aux gens que c’est possible, et s’il y a des désaccords, j’espère qu’ils porteront sur le contenu détaillé plutôt que sur les concepts généraux », a-t-il poursuivi, estimant que ces seuls concepts, connus depuis des années, n’avaient pas permis de résoudre cet inextricable conflit.

Jérusalem capitale d’Israël

De leur côté, les dirigeants palestiniens ont déjà annoncer leur refus de négocier avec le gouvernement américain, après la décision sur Jérusalem et la suppression de nombreuses aides de Washington aux Palestiniens.

Face à ce noeud a priori insurmontable, le conseiller présidentiel a tenté de prendre à témoin la population de Gaza et de Cisjordanie.

Son équipe, a-t-il rapporté, à parlé à de nombreux hommes d’affaires ou citoyens lambda palestiniens, pour aboutir à un plan qui « peut être très acceptable par eux » car il « aidera les Palestiniens à avoir de la dignité » en « cassant ce cycle ». 

Un pragmatisme affiché qui semble confirmer que ses propositions porteront davantage sur le développement économique pour leurs territoires que sur un statut d’Etat à part entière.

« La question à présent se pose de savoir si les dirigeants ont le courage de monter à bord » pour « vraiment améliorer la vie de leur peuple », a-t-il plaidé. « C’est très décourageant pour nous de voir les dirigeants palestiniens attaquer un plan dont ils ne connaissent pas le contenu au lieu de tenter de discuter avec nous », a-t-il ajouté, en les accusant d’avoir pris de mauvaises décisions depuis « 20 ans ».

Source et vidéos: i24 News

Tout comprendre de la promesse d’annexion de la Cisjordanie faite par Benjamin Netanyahu


« Je vais étendre la souveraineté « , a-t-il déclaré dans une interview accordée samedi soir à la chaîne israélienne 12, ajoutant que  » je ne fais pas la différence entre les blocs de colonies et les colonies isolées « . Cette promesse électorale était une tentative de dernière minute d’obtenir des votes pour la droite dans une course électorale serrée. Mais que signifie annexer les colonies de Cisjordanie ? Comment cela affecterait-il les pourparlers de paix israélo-palestiniens et la géographie générale de l’État juif ? Est-ce que cela se produira vraiment ? Voici ce que vous devez savoir.

Il y a peu de gens sur cette planète qui passent une meilleure semaine que le nouveau Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Non seulement il a remporté une élection historique qui fera de lui le plus long chef de file des serviteurs d’Israël, mais il a eu deux ans et demi étourdissants à regarder un nombre vertigineux d’éléments de sa  » dream list  » que le président américain Donald Trump lui accorde. La question qui se pose maintenant est : jusqu’où Netanyahou va-t-il vraiment aller ?

« Que le roi sache que nous sommes allés dans la province de Judée, dans la maison du grand Dieu, qui est bâtie avec de grandes pierres, et que du bois a été mis dans les murs, et que cette œuvre va vite et prospère entre leurs mains. Nous, les anciens, nous leur avons demandé qui vous avait ordonné de bâtir cette maison et d’édifier ces murs, et nous leur avons dit : Qui vous l’a ordonné ? »

Esdras 5:9 (KJV)

En tant que croyants bibliques, nous savions que toute la terre d’Israël appartient aux Juifs, et que pendant le règne millénaire du roi Jésus de Jérusalem, Israël remplira une fois de plus les frontières de la terre originelle que Dieu a donnée à Abraham. Netanyahou n’a aucun intérêt à une solution à deux États, et je crois qu’il dépensera son capital politique nouvellement créé pour étendre les frontières d’Israël d’une manière très significative. Et pourquoi pas ? C’est probablement son dernier mandat, il le sait, maintenant il s’attaque aux très gros poissons.

Bien sûr, étant donné la haine mondiale à l’égard d’Israël, au moment où Netanyahou commence à prendre ces mesures, il faut s’attendre à d’énormes réactions de la part des Nations Unies et d’autres groupes antisémites. Ce sont les jours de prophétie, et un temps très excitant et passionnant à vivre et à attendre le retour du Seigneur pour venir attraper son épouse avant le temps de la détresse de Jacob.

La promesse de Netanyahou d’annexer les colonies de Cisjordanie, expliquée

Qu’est-ce que la Cisjordanie ?

La Cisjordanie est un territoire pris en sandwich entre Israël et la Jordanie du nom de son emplacement : la rive ouest du Jourdain. Environ 2,5 millions de Palestiniens et 400 000 Israéliens juifs y vivent.

La Jordanie a conquis la Cisjordanie après la guerre d’indépendance d’Israël en 1948. Puis Israël s’est emparé du territoire jordanien pendant la guerre des Six Jours de 1967, mais ne l’a jamais complètement annexé au pays. Ainsi, depuis plus de 50 ans, la Cisjordanie est contrôlée par Israël, mais son statut fait l’objet de débats.

Le débat porte sur la question de savoir qui devrait contrôler la zone à l’avenir. Les Palestiniens, la plupart de la communauté internationale et la gauche israélienne le considèrent maintenant comme un territoire palestinien occupé. Ils disent que le contrôle d’Israël est illégal et veulent que la Cisjordanie (ou presque) soit le site d’un État palestinien. Mais le gouvernement israélien affirme qu’il contrôle à juste titre la Cisjordanie.

La Cisjordanie fait-elle donc partie d’Israël ?

Pas officiellement, non. L’État d’Israël contrôle la région, parfois connue en Israël sous son nom biblique, Judée et Samarie, depuis un demi-siècle sans l’annexer. C’est ce qui pourrait changer si Nétanyahou gagne et tient sa promesse.

Beaucoup d’Israéliens pensent que cette région fait déjà partie du pays. La droite israélienne, et certains partisans d’Israël à l’étranger, considèrent la Cisjordanie comme un territoire contesté qui n’appartient pas aux Palestiniens. Ils disent qu’Israël le contrôle légalement parce qu’il a été gagné dans une guerre défensive – la troisième dans les 20 premières années d’existence du pays.

Et les Israéliens sionistes religieux (qui sont pour la plupart à droite) parlent souvent de la Cisjordanie comme du centre de la Terre biblique d’Israël. Historiquement, et par tradition juive, c’est ici que vivaient les patriarches juifs et que se déroulaient beaucoup des événements de la Bible.

« Le même jour, l’Éternel fit alliance avec Abram, en disant : Je donne ce pays à ta postérité, du fleuve d’Égypte au grand fleuve, le fleuve d’Euphrate : Les Kéniens, les Kénizites, les Kadmonites, les Hittites, les Phéréziens, les Phéréziens, les Rephaïm, les Amorites, les Cananéens, les Girgashites, les Jébusiens. »

Genèse 15:18-21 (KJV)
Qui occupe qui ? Regardons la concession originelle de la nation d’israël à Abraham.

Attendez un peu. Donc, techniquement, ce n’est pas une partie d’Israël, mais les Israéliens y vivent ?

Oui : Bienvenue dans les colonies. Après la conquête de la Cisjordanie par Israël, des groupes de Juifs de gauche à droite y ont établi des villages. Certaines des colonies situées au fin fond de la Cisjordanie sont des communautés idéologiques et religieuses féroces. Beaucoup d’autres sont des banlieues bourgeoises de Jérusalem et de Tel-Aviv, qui ne se distinguent d’Israël d’avant 1967 que par leur emplacement et certaines mesures de sécurité supplémentaires.

La plupart des grandes colonies (et la plupart des colons) se trouvent près de la Ligne verte – le nom de la frontière internationalement acceptée entre la Cisjordanie et Israël. La population totale des colonies est passée à plus de 400 000 aujourd’hui.

La plupart des membres de la communauté internationale considèrent ces colonies comme illégales. Les Palestiniens considèrent les colonies de peuplement comme des colonies qui les empêchent de devenir des États et blâment leurs habitants de leur avoir infligé des violences. Les colons et leurs défenseurs considèrent les colonies comme un rempart de sécurité contre le terrorisme palestinien en Cisjordanie et en Israël.

Et le gouvernement israélien considère les colonies comme légitimes. Les Israéliens religieux disent que les colonies sont une manifestation du retour des Juifs sur la terre que Dieu leur a donnée.

Qu’en est-il des Palestiniens ?

C’est là que ça devient encore plus compliqué. Les Palestiniens n’ont pas la citoyenneté israélienne, le droit de vote et la liberté de circulation. Ils sont sous contrôle israélien à des degrés divers.

Depuis environ 25 ans, la Cisjordanie est divisée en trois zones. La zone A est entièrement sous contrôle palestinien – gérée par des institutions palestiniennes, gardée par les forces de sécurité palestiniennes et soumise aux lois palestiniennes. L’armée israélienne y mène des opérations, mais sa présence est relativement minime.

La zone B est mixte : soumise aux lois civiles palestiniennes, mais sous le contrôle de l’armée israélienne. La grande majorité des Palestiniens vivent dans les zones A et B.

La zone C est tout le reste, et elle est entièrement contrôlée par l’armée israélienne. C’est là que vivent tous les colons et un petit nombre de Palestiniens. Elle occupe environ 60 pour cent de la superficie terrestre totale de la Cisjordanie.

Les trois zones ne sont pas bien tranchées. Ils sont entrecoupés les uns avec les autres dans une mosaïque en forme de labyrinthe.

En quoi l’annexion changerait-elle les choses ?

L’annexion ferait officiellement partie d’Israël, en tout ou en partie, des colonies de peuplement. C’est une grosse affaire.

Depuis 50 ans, Israël détient la Cisjordanie à titre temporaire et a proposé à plusieurs reprises de la céder presque entièrement dans un accord de paix. Les colonies annexées feraient ainsi autant partie d’Israël – en vertu du droit israélien – que Tel-Aviv. Aux yeux d’Israël, il n’y aurait aucune différence entre les colonies annexées et le reste du pays.

La communauté internationale protesterait probablement contre l’annexion, et avec force, et les Palestiniens le feraient presque certainement. Commandants pour la sécurité d’Israël, un groupe d’officiers militaires israéliens à la retraite qui soutient la création d’un État palestinien, prédit que l’annexion conduira à l’effondrement de l’Autorité palestinienne, qui gouverne les zones palestiniennes de la Cisjordanie. Le groupe affirme que l’annexion de toutes les colonies coûtera 2,35 milliards de dollars à Israël.

Sur le terrain, peu de choses changeraient probablement dans la vie quotidienne des Palestiniens, du moins au début.

De même, si Israël n’annexe que les colonies, et non les zones palestiniennes, il laisserait toujours les Palestiniens dans la même situation. Ils vivraient dans des enclaves au milieu d’un Israël élargi, mais sans citoyenneté israélienne.

Quant aux colons, ils vivent déjà sous la loi israélienne, et les Israéliens ont peu de mal à se rendre dans les colonies et à en revenir. Au contraire, cela rendra la construction dans les colonies plus facile à mener.

Pourquoi est-ce que ça arrive maintenant ?

Deux raisons : Les élections israéliennes et Donald Trump.

Netanyahou est dans une course serrée pour être réélu et veut consolider sa base. Lors de la dernière campagne, en 2015, il l’a fait en disant qu’il n’établirait pas d’État palestinien. La promesse d’annexion lui fait faire un pas de plus vers la droite.

C’est une pièce pour éloigner les électeurs des petits partis qui courent encore plus vers la droite de Nétanyahou, comme le Nouveau parti de droite dirigé par Naftali Bennett et Ayelet Shaked, deux des ennemis de longue date de Nétanyahou.

La promesse d’annexion vient également quelques semaines après que le président Trump ait reconnu l’annexion du plateau du Golan par Israël, un autre territoire controversé (quoique moins controversé) qu’Israël a pris en 1967. Israël a annexé le plateau du Golan en 1981, mais aucun président américain n’a officiellement reconnu cette décision.

Netanyahou voyait la décision de Trump dans l’affaire Golan comme un signal que l’annexion, dans un sens plus large, est maintenant kasher.

« Tout le monde dit que vous ne pouvez pas tenir un territoire occupé, mais cela prouve que vous le pouvez « , a déclaré Netanyahou aux journalistes. « Si elle est occupée dans une guerre défensive, alors c’est la nôtre. »

Qu’est-ce que cela signifierait pour la paix israélo-palestinienne ?

Si vous soutenez un État palestinien, c’est une mauvaise nouvelle. Par le passé, Israël a proposé de se retirer de presque toute la Cisjordanie en échange d’un accord de paix. Mais faire de la Cisjordanie une partie importante d’Israël exclurait la possibilité qu’elle devienne un jour partie intégrante d’un État de Palestine.

Dennis Ross, un ancien négociateur américain en Israël, a twitté qu’après l’annexion, les Palestiniens abandonneraient l’espoir de leur propre État et commenceraient à exiger la pleine citoyenneté et les droits en Israël.

Qu’en disent les Israéliens ?

Certains Israéliens de droite préconisent l’annexion depuis des années. En 2012, Bennett a proposé une annexion complète du secteur C. Et la plupart des politiciens du parti du Likoud de Nétanyahou soutiennent une forme d’annexion.

L’opposant centriste de Netanyahou à l’élection, Benny Gantz, n’a pas commenté la déclaration du Premier ministre. Il concentre plutôt son attention sur les allégations de corruption contre Netanyahu et un tas d’autres problèmes.

Mais Tamar Zandberg, la présidente du parti de gauche Meretz, a déclaré que Gantz devrait condamner le voeu d’annexion.

« L’annexion des colonies est dangereuse pour l’État d’Israël et met fin à la vision de deux États « , a-t-elle ajouté samedi sur Twitter, ajoutant qu’elle insisterait pour  » des négociations plutôt que l’annexion « .

Qu’en disent les Palestiniens ?

L’Autorité palestinienne n’a pas considéré Netanyahou comme un partenaire de négociation fiable depuis des années. En 2017, après que Trump eut reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, l’Autorité palestinienne a cessé de dialoguer avec les Etats-Unis car elle voit Jérusalem-Est comme une future capitale palestinienne. Et elle a menacé de cesser de coopérer avec l’armée israélienne sur la sécurité en Cisjordanie.

Ainsi, le principal négociateur palestinien, Saeb Erekat, a qualifié l’annexion de Netanyahou de promesse d’une nouvelle violation du droit international par Israël.

« Une telle déclaration de Netanyahou n’est pas surprenante, a-t-il dit dans un communiqué. « Israël continuera de violer effrontément le droit international tant que la communauté internationale continuera de récompenser Israël en toute impunité. »

L’annexion aura-t-elle lieu ?

Qui sait ? Qui sait ? Si Nétanyahou perd, la promesse d’annexion ira probablement avec lui. Et même s’il gagne, il aura besoin de l’appui des autres partis de sa coalition gouvernementale pour adopter des lois, surtout une mesure aussi importante. Tout dépend donc de ce qui se passe mardi. Les sondages montrent la course au coude à coude.

Note de SENTINELLE SAPS: Et la réponse à la dernière question serait sans doute un oui, car Bibi a bien remporté les élections…

La promesse du Premier ministre israélien Netanyahou d’annexer les colonies de Cisjordanie dénoncée

Netanyahou annexerait-il finalement la Cisjordanie ?

Pourquoi tant de citoyens américains déménagent-ils en Cisjordanie ?

Source: NTEB et Jérusalem Post

Traduit par: SENTINELLE SAPS

Neuf groupes juifs demandent à Trump de restreindre Netanyahu à l’annexion de la Cisjordanie


Dans une lettre inhabituelle, voire sans précédent, les principales organisations juives, y compris les mouvements réformistes et conservateurs, implorent un président américain de retenir un Premier ministre israélien.

Neuf groupes juifs, dont cinq associés aux mouvements réformiste et conservateur, ont écrit au président américain Donald Trump pour lui demander de préserver la solution des deux États malgré l’engagement pris par le Premier ministre Benjamin Netanyahu d’annexer le territoire de la Cisjordanie .

La lettre est inhabituelle, sinon sans précédent, dans les groupes juifs traditionnels qui implorent un président américain de prendre des mesures pour restreindre la présence d’un Premier ministre israélien.

«Nous pensons que cela conduira à un conflit plus intense entre Israéliens et Palestiniens, portera gravement atteinte, voire totalement, à la coordination sécuritaire réussie entre l’État d’Israël et l’Autorité palestinienne, et galvanisera des efforts tels que le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions qui ont pour but d’isoler et de délégitimer Israël », indique la lettre publiée vendredi matin à l’Agence télégraphique juive. « Cela va créer d’intenses divisions aux États-Unis et rendre le soutien indéfectible à Israël et à sa sécurité beaucoup plus difficile à maintenir. »

L’avertissement selon lequel un territoire annexant «créerait d’intenses divisions» aux États-Unis était significatif de la part des dirigeants des deux plus grands courants religieux des États-Unis, avec une composition combinée qui constituerait une écrasante majorité de Juifs américains en synagogue.

La Conférence centrale des rabbins américains et l’Union for Reform Judaism, affiliée au mouvement Reform, ont signé la lettre; et la Synagogue unie du judaïsme conservateur, son assemblée rabbinique, et le MERCAZ, affilié sioniste du mouvement conservateur.

Les quatre autres signataires sont la Ligue anti-diffamation, le principal groupe de défense des droits civils juif; Ameinu, un groupe sioniste libéral; le Conseil national des femmes juives; et le Forum politique israélien, un groupe axé sur la recherche d’une solution à deux États. Tous, à l’exception de l’IPF, sont membres de la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines.

Notamment, à peu près au même moment où la lettre a été rendue publique, le juriste constitutionnel et auteur Alan Dershowitz, l’un des plus célèbres défenseurs d’Israël, a tweeté son soutien à une solution prévoyant deux États.

«Mazal va à @IsraeliPM @netanyahu, que je connais depuis qu’il est étudiant au MIT», a déclaré Dershowitz. «En attendant que le nouveau plan de paix soit mis en œuvre. Il est temps d’adopter une solution équitable à deux États garantissant la sécurité d’Israël. « 

La lettre note que Netanyahu s’est engagé à étendre la loi israélienne aux colonies juives juste avant les élections de cette semaine, qu’il a remportées, et a averti que sa mise en œuvre porterait atteinte au soutien américain à Israël.

« L’annexion de la Cisjordanie est un sujet qui fait actuellement l’objet de débats en Israël et a été entérinée juste avant les élections par le Premier ministre Netanyahu lui-même comme un engagement électoral », a-t-il déclaré.

«Nous vous demandons respectueusement d’affirmer le consensus bipartisan de longue date sur le fait que la solution à deux États est la voie essentielle vers un Israël existant aux côtés d’un futur État de paix et de sécurité en Palestine et que vous déclarez que les États-Unis n’appuieront aucune proposition israélienne. annexer la Cisjordanie, en tout ou en partie « , a déclaré la lettre.

Trump a renoncé à l’approbation officielle des États-Unis d’un résultat prévoyant la création de deux États, bien qu’il ait suggéré qu’il le favorise personnellement. Il a annoncé qu’il publierait bientôt un plan de paix israélo-palestinien. Deux semaines avant les élections, Trump, dans un geste perçu comme augmentant les chances électorales de Netanyahu, a reconnu la décision prise par Israël en 1981 d’étendre la souveraineté israélienne sur les hauteurs du Golan, ce que Netanyahu avait apparemment interprété comme un signe qu’il pouvait aller de l’avant avec des mesures similaires dans certaines parties du territoire. Banque de l’Ouest.

Lors d’ entretiens qui ont eu lieu quelques jours avant les élections, il a annoncé son intention d’appliquer progressivement le droit israélien à toutes les colonies de peuplement, et a exprimé l’espoir qu’il pourrait le faire avec l’accord des États-Unis.

Source: Times of Israël