L’Arabie saoudite condamne le projet d’annexion de pans de la Cisjordanie par Israël


« Cette décision pourrait empêcher la reprise des pourparlers de paix et saper la sécurité régionale »

L’Arabie saoudite a exprimé jeudi sa ferme opposition au projet du nouveau gouvernement israélien d’annexer des pans de la Cisjordanie.

Dans un communiqué cité par le diffuseur saoudien Al Arabiya, le ministère des Affaires étrangères du pays a déclaré qu’il rejetait les mesures unilatérales et toute violation des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, car elles pourraient empêcher la reprise des pourparlers de paix et saper la sécurité régionale.

La déclaration souligne la « position ferme du Royaume envers le peuple palestinien frère et son soutien à ses choix, et la création d’un État palestinien indépendant, avec Jérusalem-Est comme capitale ».

Le ministère a également exprimé « son soutien aux efforts visant à faire avancer les négociations conformément aux lois internationales, afin de parvenir à une solution juste et globale qui réponde aux aspirations du peuple frère palestinien ».

L’Arabie saoudite a longtemps défendu l’Initiative de paix arabe, une proposition de 2002 qui verrait les États arabes reconnaître Israël en échange d’un État palestinien dans toute la Cisjordanie et la bande de Gaza – avec des échanges de terres convenus – et une capitale située à Jérusalem-Est.

Source: i24 News

L’Arabie saoudite, le Qatar et les Emirats arabes unis saluent le plan de paix de Trump


A l’inverse, la Jordanie et l’Iran ont affirmé leur opposition au plan de paix

L’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis ont publié mardi des déclarations saluant le plan de paix de l’administration Trump.

« Le royaume apprécie les efforts de l’administration du président Trump d’œuvrer pour un plan de paix complet entre les parties palestinienne et israélienne », a écrit le ministère saoudien des Affaires étrangères dans un communiqué publié par la presse d’Etat.

L’ambassadeur des Emirats arabes unis à Washington, Youssef al-Otaïba, a également déclaré sur Twitter « apprécier les efforts persistants des Etats-Unis pour parvenir à un accord de paix palestino-israélien ».

Le ministère qatari des Affaires étrangères a quant à lui déclaré mercredi qu’il « appréciait les efforts américains pour trouver des solutions au conflit arabo-israélien tant qu’ils s’inscrivaient dans le cadre de la légitimité internationale », selon la télévision d’Etat Al Jazeera.

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré mardi soir dans un communiqué « apprécier les efforts continus déployés par l’administration américaine pour parvenir à un règlement complet et juste de la question palestinienne ».

Cependant, le Caire insiste sur « l’importance de rétablir au peuple palestinien leurs droits légitimes complets, grâce à l’établissement d’un état indépendant souverain dans les territoires occupés », ajoute le communiqué.

Dans le même temps, la Jordanie et l’Iran ont affirmé mardi leur opposition au plan de paix américain.

La Jordanie a estimé, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, que l’établissement d’un Etat palestinien indépendant sur les frontières de 1967 restait « la seule voie pour une paix globale et durable ».

« Le plan de paix de la honte imposé par l’Amérique aux Palestiniens est la trahison du siècle et est voué à l’échec », a écrit le ministère des Affaires étrangères iranien dans un communiqué.

La Ligue arabe a annoncé qu’elle convoquerait une réunion urgente samedi en réponse au plan de paix israélo-palestinien du président américain Donald Trump.

Source: i24 News

Les Houthis du Yémen affirment préparer de nouvelles frappes contre l’Arabie saoudite


Alors que les Houthis et l’Arabie saoudite ont affiché depuis plusieurs semaines leur volonté de désescalade des tensions, le mouvement chiite se dit prêt à de nouvelles hostilités si les efforts de paix échouent.

Les rebelles houthis du mouvement chiite Ansar Allah, qui gouvernent le nord du Yémen, se sont dit prêts à porter de nouvelles frappes contre l’Arabie saoudite si leurs tentatives d’amorcer une désescalade s’avéraient infructueuses.

«Des préparatifs d’envergure sont en cours pour des frappes illimitées et puissantes qui suffiront pour infliger une défaite à l’agresseur au cas où les efforts de paix ainsi que le dialogue ne seraient pas couronnés de succès», a indiqué le Conseil politique des Houthis dans un communiqué cité par la TV.

Le Conseil politique a ajouté que l’attaque contre les sites pétroliers saoudiens était «la partie émergée de l’iceberg» par rapport à leurs capacités.

Relancer un processus de paix

Fin septembre, l’Arabie saoudite a accepté de mettre en œuvre un cessez-le-feu partiel au Yémen, une semaine après la proclamation par les Houthis d’une trêve unilatérale.

Ces derniers ont libéré lundi 30 septembre plusieurs centaines de prisonniers. L’émissaire des Nations unies a souhaité que ce geste relance un processus de paix au point mort. Selon le Comité international de la Croix-Rouge, qui a joué les médiateurs, 290 Yéménites ont pu quitter Sanaa et regagner leurs domiciles alors que le mouvement chiite tient la capitale.

L’accord conclu en Suède en décembre prévoit l’échange de 7.000 prisonniers dans le cadre de mesures de restauration de la confiance, mais la poursuite des combats a empêché sa mise en œuvre.

Le 20 septembre, les Houthis avaient déjà proposé de mettre fin à leurs attaques de drones et tirs de missiles si la coalition militaire dirigée par Riyad faisait de même.

Attaques de drones

Les rebelles chiites ont revendiqué les attaques du 14 septembre dernier contre des infrastructures pétrolières saoudiennes. Riyad et ses alliés occidentaux ont pourtant accusé l’Iran d’avoir commandité l’attaque, ce que Téhéran a rejeté.

Source: Sputnik News

Arabie saoudite: MBS craint un effondrement de l’économie mondiale


L’agence de notation Fitch a abaissé lundi d’un cran la note de la dette de l’Arabie saoudite

Une guerre entre l’Arabie saoudite et l’Iran provoquerait un « effondrement total de l’économie mondiale », a déclaré dimanche le prince Mohammad ben Salmane dans un entretien télévisé pour la chaîne CBS, appelant la communauté internationale à « dissuader » Téhéran.

« Si le monde n’agit pas fortement, fermement, pour dissuader l’Iran, nous assisterons à une escalade encore plus grave qui menacera les intérêts mondiaux », a affirmé le prince héritier.

« L’approvisionnement en pétrole sera perturbé et les cours grimperont à des hauteurs inimaginables, que nous n’avons jamais vues de notre vivant », a-t-il expliqué. 

« La région représente environ 30% de l’approvisionnement mondial en énergie, à peu près 20% du trafic mondial de marchandises, environ 4% du PIB du monde. Imaginez que ces trois choses-là s’arrêtent toutes ». 

« Cela signifie un effondrement total de l’économie mondiale, et pas seulement de l’Arabie saoudite ou des pays du Moyen-Orient », a avancé MBS.

Il a estimé absurde l’attaque menée le 14 septembre contre des installations pétrolières saoudiennes, et que Riyad et Washington attribuent à l’Iran. « Il n’y a pas d’objectif stratégique. Seul un dingue attaquerait 5% de l’approvisionnement mondial. Le seul but stratégique est de prouver qu’ils sont stupides et c’est ce qu’ils ont fait », a-t-il conclu.

L’agence de notation Fitch a abaissé lundi d’un cran la note de la dette de l’Arabie saoudite, de A+ à A, avec perspective stable, sur fond de tensions dans le Golfe et de « risque » de nouvelles attaques contre le royaume.

Source: i24 News

Yémen: les rebelles houthis proposent la paix à l’Arabie saoudite


C’est une annonce très surprenante. Les rebelles houthis du Yémen proposent une « initiative de paix ». Ils affirment envisager l’arrêt des attaques contre l’Arabie saoudite. Après cinq années de guerre, ces miliciens disent ainsi espérer mettre un terme au conflit qui dévaste leur pays.

Il y a une semaine jour pour jour, les rebelles houthis revendiquaient une opération dévastatrice en Arabie saoudite. Une double attaque aux drones contre des installations pétrolières, prive alors Riyad de 50% de ses capacités d’exportations de brut.

Mais désormais, le changement est radical. Le président du Conseil politique des Houthis (équivalent du président de la République), Mehdi Machat, apparaît à la télévision. La date n’est pas choisie au hasard, cela fait cinq ans exactement que ces miliciens houthis ont pris Sanaa, la capitale.

Dans son discours, Mehdi Machat, lance une « initiative de paix ». Il invite toutes les parties prenantes au conflit à la réconciliation. Depuis 2015, l’Arabie saoudite, à la tête d’une coalition arabe écrase le Yémen sous une pluie de bombes, sous couvert d’une intervention légitime à la demande du gouvernement yéménite.

Mais la paix à un prix, précisent les Houthis, Riyad doit à son tour cesser les hostilités et lever son triple blocus, terrestre, aérien et maritime imposé au Yémen.

A travers cette initiative, les rebelles Houthis affirment vouloir préserver le sang des Yéménites.

Source: RFI

Trump qualifie d’«option ultime» une guerre contre l’Iran


Washington impute à Téhéran les récentes attaques aux drones contre les infrastructures pétrolières en Arabie saoudite, mais le Président états-unien déclare devant les journalistes ne pas envisager pour le moment de guerre contre l’Iran, bien qu’il parle de nouvelles sanctions contre la République islamique.

Donald Trump a affirmé mercredi disposer de «beaucoup d’options» pour répondre à l’Iran après les attaques contre les infrastructures pétrolières saoudiennes que Washington impute à Téhéran.

«Il y a beaucoup d’options. Il y a l’option ultime et il y a des options bien moins élevées que cela. Évoquant l’option ultime, j’entends une guerre. Non, il ne s’agit pas pour le moment de cette option ultime», a indiqué le Président états-unien aux journalistes l’interrogeant depuis Los Angeles, en faisant allusion à une possible réponse militaire à l’Iran.

Pas de guerre, mais les sanctions se durcissent

M.Trump a également précisé que le détail des nouvelles sanctions contre la République islamique serait précisé «d’ici 48 heures», quelques heures après avoir annoncé leur durcissement «substantiel» sur Twitter.

Les États-Unis ont imputé la responsabilité des attaques à l’Iran, grand rival de l’Arabie saoudite, ce que Téhéran a démenti. Les Houthis yéménites ont revendiqué la responsabilité de ces raids, affirmant que 10 drones avaient été utilisés. Qui plus est, les Houthis ont déclaré avoir utilisé un nouveau type de drones à quatre ogives lancés depuis trois positions différentes, en direct sur la chaîne Al Masirah. Le représentant des Houthis a tenu à souligner que parallèlement aux drones ont été lancés des objets volants afin de détourner l’attention.

Pour sa part, le ministre iranien de la Défense a rejeté toute responsabilité de son pays dans les attaques, répondant aux autorités américaines qui en avaient accusé Téhéran.

Attaque de drones

Samedi 14 septembre, des drones ont pris pour cibles deux installations stratégiques de la compagnie pétrolière Aramco sur les gisements d’Abqaïq et Khurais, à plus d’un millier de kilomètres de Sanaa, la capitale du Yémen. Les Houthis yéménites ont revendiqué l’attaque.

Source: Sputnik News

Arabie Saoudite : les prix à la pompe vont augmenter « assez rapidement » selon les professionnels


La flambée des cours du pétrole à la suite de l’attaque d’installations saoudiennes est un événement « considérable » qui se traduira « assez rapidement » par une hausse de l’ordre de 5 centimes à la pompe en France, ont prévenu lundi les professionnels du secteur.

« On peut s’attendre assez rapidement à une augmentation de l’ordre de 4 ou 5 centimes » parce que « les grandes sociétés répercutent au jour le jour l’évolution des prix sur le marché de Rotterdam sur l’essence et le gazole », pronostique Francis Duseux, président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP).

« Quand vous payez 1,50 euro sur un litre d’essence, vous avez à peu près 50 centimes de matières premières, de raffinage et de distribution », le reste étant constitué de taxes diverses, rappelle-t-il. « Cinq centimes, à supposer que ça reste à ce niveau, c’est tout à fait considérable. C’est peut-être ce qu’il y a de plus inquiétant pour les Français », souligne Francis Duseux.

Les cours du pétrole ont grimpé de 10% lundi matin, deux jours après des attaques contre des infrastructures pétrolières en Arabie saoudite qui ont entraîné une réduction de moitié de sa production. Elles ont provoqué une réduction brutale de production de 5,7 millions de barils par jour, soit environ 6% de l’approvisionnement mondial.

En France, trois mois de stocks de réserve

« C’est une attaque militaire frontale, surprenante, inattendue » qui représente un événement « tout à fait considérable » pour le secteur, commente Francis Duseux.

Toutefois, la France est à l’abri d’une rupture d’approvisionnement, selon lui: « On a en France trois mois de stocks de réserve, c’est la loi qui nous oblige à posséder dans des stockages trois mois de la consommation de l’année précédente. » « Au cas où l’approvisionnement en brut deviendrait un peu plus tendu, je pense qu’il n’y aurait pas de problème pour continuer à approvisionner les Français dans les stations-service ou pour remplir leur cuve de fioul domestique », indique-t-il.

L’évolution de la situation va désormais dépendre de plusieurs facteurs comme le temps pour réparer les installations endommagées, la mobilisation des stocks saoudiens et l’augmentation de la production d’autres pays mais surtout la réaction diplomatique et éventuellement militaire. « Le danger c’est, est-ce qu’on pourrait voir un embrasement de cette région, avec toutes les conséquences que ça pourrait avoir? Franchement je pense que ce n’est pas souhaitable », conclut Francis Duseux.

Source: Dernières Nouvelles d’Alsace

Attaque de drones. Les États-Unis « prêts à riposter »


Les États-Unis se disent « prêts à riposter » aux attaques de drones contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, qui ont entraîné une réduction de moitié de sa production, stratégique pour l’économie mondiale.

« L’approvisionnement en pétrole de l’Arabie saoudite a été attaqué. Il y a des raisons de croire que nous connaissons le coupable. Nous sommes prêts à riposter (…), mais nous attendons que le Royaume (saoudien, NDLR) nous dise qui il estime être le coupable de cette attaque et sous quelle forme nous devrons agir ! », a tweeté Donald Trump, faisant ainsi pour la première fois allusion à une éventuelle réponse militaire.

Dans un tweet précédent, le président américain avait « autorisé l’utilisation du pétrole de la Strategic Petroleum Reserve, si besoin, pour une quantité qui reste à définir ».

Les rebelles yéménites Houthis, qui sont soutenus par l’Iran et qui font face depuis cinq ans à une coalition militaire menée par Ryad, ont revendiqué ces attaques contre les installations du géant Aramco.

Il n’y a aucune preuve que cette « attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique mondial » soit venue du Yémen, avait commenté, samedi, Mike Pompeo, secrétaire d’État américain, accusant l’Iran d’être à l’origine de l’attaque et assurant que les États-Unis allaient œuvrer pour assurer l’approvisionnement des marchés.

Des accusations « insensées »

Téhéran a jugé ces accusations « insensées » et « incompréhensibles », par la voix d’Abbas Moussavi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, laissant entendre qu’elles avaient pour but de justifier « des actions futures » contre l’Iran.

L’Irak a, de son côté, réfuté tout lien avec cette attaque après que le « Wall Street Journal » a indiqué que des responsables américains et saoudiens étudiaient la possibilité que des missiles aient pu être tirés sur les installations pétrolières depuis l’Irak.

Les Saoudiens aimeraient que d’autres se battent pour eux

« Agression terroriste »

Mohammed ben Salmane, prince héritier saoudien, dont le pays est le grand rival régional de l’Iran, a assuré que Ryad était « disposé et capable » de réagir à cette « agression terroriste ». Mais James Dorsey, expert du Moyen-Orient à la S. Rajaratnam School of International Studies, à Singapour, considère que des représailles directes sont peu probables : « Les Saoudiens ne veulent pas d’un conflit ouvert avec l’Iran (…). Ils aimeraient que d’autres se battent pour eux, mais les autres sont réticents ».

Source: Le Télégramme

L’Iran saisit un pétrolier, la tension régionale à son comble


Les gardiens de la révolution ont intercepté un navire qui transporte 250 000 litres de fioul.

Téhéran a saisi un navire soupçonné de contrebande de pétrole et arrêté son équipage de 11 membres près d’un important couloir de navigation pour pétroliers, aux abords du détroit d’Ormuz, a annoncé lundi 16 septembre une chaîne de télévision d’Etat iranienne sur son site.

Une patrouille navale des gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique, a intercepté le navire qui transportait 250 000 litres de fioul, selon cette chaîne de télévision, citant un responsable des gardiens.

« Ce bateau naviguait de Bandar Lengeh vers les eaux des Emirats arabes unis avant d’être saisi 20 miles (32 kilomètres) à l’est de l’île de la Grande Tomb », a dit le Brigadier général Ali Ozmayi. « Les onze membres d’équipage du bateau ont été arrêtés », a-t-il ajouté, sans dire quand cela s’était produit et sans donner leur nationalité.

Il s’agit de la deuxième saisie de ce genre depuis le début du mois. Le 7 septembre, un bateau soupçonné de contrebande de carburant avait été saisi dans le détroit d’Ormuz et 12 membres de son équipage, des Philippins, avaient été arrêtés.

Cette saisie s’ajoute à une situation déjà extrêmement tendue dans la région. Des installations pétrolières saoudiennes ont en effet été attaquées deux jours plus tôt, réduisant brutalement l’approvisionnement mondial en pétrole. Les Etats-Unis se sont d’emblée dits « prêts à riposter » aux attaques de drones, après que le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a accusé samedi l’Iran d’être à l’origine de l’attaque. Le reste de la communauté internationale appelle, elle, à la retenue.

Source: Nouvel Obs

Hajizadeh : l’Iran est prêt à une « guerre totale » contre les Etats-Unis


« Les bases américaines et leurs porte-avions à une distance de 2 000 km autour de l’Iran sont à portée de nos missiles, » a mis en garde le général iranien

Le général de brigade Amir Ali Hajizadeh, responsable des forces aériennes du Corps des gardiens de la révolution iraniens. (Crédit : capture d’écran YouTube/MEMRI)

Dimanche, un haut gradé iranien a prévenu que Téhéran était prêt à un conflit total avec les Etats-Unis, précisant que son pays pouvait lancer des missiles sophistiqués contre des bases américaines et des porte-avions à une distance de 2 000 kilomètres.

La déclaration a semblé être une réponse à l’accusation lancée samedi par Washington contre l’Iran après que des rebelles Houthi du Yemen ont mené des attaques de drone contre la plus grande installation de traitement du pétrole en Arabie Saoudite et un très important champ pétrolier, déclenchant des incendies gigantesques sur un lieu sensible pour l’approvisionnement en énergie mondiale.

Le ministre de l’Energie d’Arabie saoudite a déclaré que le royaume avait temporairement arrêté sa production sur les deux usines d’Aramco qui ont été attaquées par les rebelles yéménites, bloquant environ la moitié de la production totale de l’entreprise.

Les rebelles Houthis soutenus par l’Iran, qui contrôlent la capitale du Yémen, Sanaa, et d’autres territoires dans le pays le plus pauvre du monde arabe, ont revendiqué les attaques dans le cadre du conflit contre la coalition conduite par l’Arabie saoudite qui lutte depuis 2015 pour remettre en place le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale. Les Etats-Unis ont accusé l’Iran, et le Secrétaire d’Etat Mike Pompeo a tweeté : « Il n’y a pas de preuves que les attaques venaient du Yémen ».

« L’Iran a maintenant lancé une attaque sans précédent contre un fournisseur mondial de l’énergie », a ajouté Pompeo.

Dimanche, le commandant des Forces aériennes des Gardiens de la révolution, Amir Ali Hajizadeh, a été cité par l’agence de presse semi-officielle Tasnim comme ayant déclaré : « Tout le monde devrait savoir que toutes les bases américaines et leurs porte-avions à une distance de 2 000 kilomètres autour de l’Iran sont à portée de nos missiles », selon Reuters.

« L’Iran a toujours été prêt pour un conflit total », a ajouté Hajizadeh, sans mentionner directement les attaques en Arabie Saoudite.

Dimanche également, le ministre iranien des Affaires étrangères a rejeté comme étant « infondées » les accusations américaines, suggérant qu’il s’agissait d’un prétexte pour riposter contre la République islamique.

« De telles accusations et remarques inutiles et aveugles sont incompréhensibles et infondées », a déclaré un porte-parole du ministère Abbas Mousavi, cité dans un communiqué.

Les accusations sur les frappes de samedi auraient pour but de justifier de « futures actions » contre l’Iran, a-t-il ajouté.

Les attaques de drone ont affecté jusqu’à la moitié des sources d’approvisionnement du plus grand exportateur de pétrole dans le monde, même si la production devrait revenir à la normale dans les prochains jours, ont annoncé de multiples agences de presse, citant des sources non-identifiées. On ne sait pas précisément si quelqu’un a été blessé à l’usine de production de pétrole d’Abqaiq et dans le champ de pétrole de Khurais.

Les attaques ont suivi plusieurs semaines d’attaques similaires de drones contre l’infrastructure pétrolière du royaume, mais aucune des frappes précédentes n’avait semblé causer autant de dégâts. Les attaques vont probablement renforcer les tensions dans la zone du Golfe persique en pleine crise entre les Etats-Unis et l’Iran au sujet de l’accord sur le nucléaire iranien.

L’Iran a été plus vif dans ses attaques verbales contre les Etats-Unis en réaction à la décision du président Donald Trump de quitter l’accord sur le nucléaire de 2015 et sur les sanctions économiques dures imposées contre la République islamique, qui ont sérieusement entravé l’économie.

Il y a cependant eu des rumeurs sur une potentielle rencontre entre Trump et son homologue iranien, Hassan Rouhani, même si ce dernier a déclaré que des négociations avec les Etats-Unis sont inutiles à moins que les sanctions ne soient d’abord levées. Alors que Trump a dit qu’il était prêt à une rencontre sans pré-condition, le Secrétaire américain au Trésor Steve Mnuchin a déclaré jeudi qu’une telle rencontre n’était pas encore prévue.

Source: Times of Israël