Le Liban porte plainte contre Israël à l’ONU pour « violations répétées de sa souveraineté »


Beyrouth affirme que « les navires militaires israéliens pénètrent régulièrement dans ses eaux territoriales ».

Le ministre libanais des Affaires étrangères Nassif Hitti a déposé une plainte contre l’Etat hébreu devant le Conseil de sécurité de l’ONU, a rapporté vendredi le média libanais L’Orient-Le-Jour.

Nassif Hitti dénonce notamment les « violations répétées de la souveraineté libanaise » qui auraient été commises par Israël le long de la frontière terrestre et maritime entre les deux pays.

Beyrouth affirme que « les navires militaires israéliens pénètrent régulièrement dans ses eaux territoriales ».

En Israël, un porte-parole de Tsahal avait annoncé le 19 janvier la construction d’un dispositif doté de capteurs souterrains le long de la frontière libanaise pour contrer les tunnels terroristes creusés par le Hezbollah, depuis le Liban.

« L’armée israélienne a commencé à déployer une infrastructure technologique pour détecter et identifier des activités de construction souterraine le long de la frontière libanaise », avait indiqué l’armée dans un communiqué. 

L’année dernière, l’armée israélienne a détruit six tunnels souterrains du Hezbollah détectés de son côté de la frontière avec le Liban.

Selon Israël, ces tunnels devaient servir au Hezbollah pour enlever ou assassiner des soldats ou des civils israéliens, et pour s’emparer d’une frange du territoire israélien en cas d’hostilités. 

Source: i24 News

Etat d’alerte en Judée Samarie : Tsahal se prépare à des émeutes massives avant le plan de paix de Trump


Dans le cadre d’une série de préparatifs visant à empêcher les émeutes musulmanes violentes et les attaques terroristes, le commandement central de Tsahal mettra à la disposition de chaque brigade régionale un bataillon de combat qui serait prêt à se précipiter en quelques heures.

Les dirigeants arabes appellent à des émeutes de masse et à des attaques terroristes pour arrêter le plan de paix, qu’ils appellent une «conspiration américano-sioniste».

Au milieu des tensions accrues, le chef d’état-major, le lieutenant-général Aviv Kohavi a annulé un symposium auquel lui-même et tous les brigadiers généraux de Tsahal étaient censés assister dimanche, pour permettre de se préparer sur des questions opérationnelles.

Le Premier ministre Netanyahu a déclaré qu’il s’attendait à ce que le plan de paix du président Trump pour le Moyen-Orient soit historique avant son voyage à Washington. « Une opportunité comme celle-ci arrive une fois dans l’histoire et ne peut être manquée », a-t-il déclaré.

Source: Info Israël News

Nouvelle évaluation des renseignements de Tsahal : L’Iran pourrait avoir assez d’uranium pour le nucléaire d’ici le printemps


L’Iran ne veut pas nécessairement construire une arme nucléaire, mais plutôt obtenir de meilleures  » cartes  » pour les négociations avec les puissances mondiales, selon l’évaluation,

La Direction du renseignement militaire des FDI (Tsahal) a publié mardi son évaluation annuelle pour 2020, avertissant que l’Iran pourrait avoir suffisamment d’uranium enrichi pour une bombe nucléaire d’ici le printemps.

Selon le site d’information israélien Mako, le rapport indique que l’assassinat par les Etats-Unis du commandant de la force iranienne Qassem Soleimani au début du mois aurait un effet dissuasif, même si la situation doit encore être suivie de près.

Malgré la mort de Soleimani, cependant, sans intervention, l’Iran pourrait réussir à enrichir suffisamment d’uranium pour une arme nucléaire d’ici le printemps, selon le rapport. Mais il faudra encore deux ans pour qu’il soit suffisamment armé pour être placé dans une ogive, selon le rapport.

Le rapport a néanmoins théorisé que l’Iran ne voulait pas réellement construire une arme nucléaire, mais plutôt obtenir de meilleures  » cartes  » pour les négociations avec les puissances mondiales, dans le cadre de son objectif principal – la propagation de la  » révolution islamique « .

En ce qui concerne les autres défis stratégiques d’Israël, l’évaluation a montré que sur le front nord, la Syrie continuerait d’être une force déstabilisatrice et potentiellement explosive. La Turquie renforcera son implication dans l’arène nord et la Russie consolidera sa puissance dans cette région.

L’évaluation a indiqué que le régime au pouvoir d’Assad déciderait cette année de la manière de traiter la présence et l’influence continues de son allié l’Iran en Syrie. Israël s’est engagé à empêcher l’Iran de s’implanter en Syrie et a mené une action militaire contre les tentatives du régime de Téhéran en ce sens.

Sur le front palestinien, les services de renseignement des FDI estiment que, même si le niveau de terrorisme restera probablement faible, la campagne politique contre Israël s’intensifiera et la lutte pour savoir qui succédera en fin de compte au président vieillissant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s’intensifiera.

Dans la bande de Gaza, le groupe terroriste au pouvoir, le Hamas, gardera son calme tout en essayant de renforcer son pouvoir, prédit le rapport.

Dans une perspective plus large, l’évaluation prévoit que les États-Unis continueront de s’éloigner lentement du Moyen-Orient, tandis que la Russie se positionnera pour combler le vide.

Source: World Israël News

Traduit par: SENTINELLE SAPS

A dessein ou non, l’escalade à Gaza favorise l’idée d’un gouvernement d’unité


Benny Gantz prétend que rien ne change, mais sait qu’une guerre limite ses chances et aide Netanyahu, tout en tuant son Plan B, un gouvernement minoritaire soutenu par les Arabes.

Le chef de l’opposition, le député Benny Gantz, a déclaré mardi que l’escalade de la violence dans la bande de Gaza n’affectera pas ses négociations en cours pour former une coalition.

« Cette action n’aura aucun effet sur les processus politiques en cours », a déclaré M. Gantz, dans un communiqué appuyant la frappe aérienne d’Israël qui a tué tôt ce matin un haut commandant du Jihad islamique palestinien dans la bande de Gaza.

Mais Gantz a tort. Et il le sait.

Alors qu’il ne reste que huit jours à Gantz pour former un gouvernement et que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que l’opération qui s’ensuivrait à Gaza « pourrait prendre beaucoup de temps », l’action aura un effet profond sur les processus politiques en cours.

Le président Reuven Rivlin a chargé Gantz de tenter de former une coalition après l’échec de Netanyahu à la suite des élections du 17 septembre. Mais les chances de Gantz de réussir là où le Premier ministre a échoué semblent minces, le bloc de Netanyahu soutenant les députés du Likud, la droite et les partis religieux ne voulant pas bouger.

Jusqu’à mardi, Gantz avait trois options : former un gouvernement d’unité avec le Likud avec un poste de Premier ministre tournant partagé avec Netanyahu ; former un gouvernement minoritaire avec le soutien extérieur du parti de la Liste arabe unie ; ou accepter de perdre – une décision qui pourrait bien se traduire en un troisième scrutin électoral en un an.

En minorité

Jusqu’à présent, les pourparlers d’unité entre Kakhol lavan et le Likud sont au point mort, ni Gantz ni Netanyahu n’ayant consenti à accepter la deuxième position dans un accord sur la rotation des postes de Premier ministre. L’un des principaux obstacles à ces pourparlers a été le fait que Netanyahu a conditionné le gouvernement à l’inclusion de ses alliés politiques de droite et religieux, ainsi que le refus de Gantz de servir sous un Premier ministre suspecté de corruption. Netanyahu devrait être inculpé dans les semaines à venir.

Les deux principaux partis se sont régulièrement reprochés l’un à l’autre l’absence de progrès dans les négociations et ont cherché à rejeter la responsabilité sur l’autre si le pays était contraint de déclencher un troisième tour des élections.

Dans le même temps, M. Gantz n’a ni manifesté sa volonté d’établir un gouvernement minoritaire ni nié les informations selon lesquelles l’option était sur la table, mais il a rencontré les dirigeants de la Liste arabe unie pour tenir les premiers pourparlers de coalition avec des partis arabes depuis des décennies. Il lui faudrait au moins quelques membres du parti pour voter en faveur de sa coalition, même sans s’y joindre, afin de recevoir une pluralité de votes de la Knesset exprimant la confiance en son leadership.

Selon des sources du Likud, cependant, Kakhol lavan a utilisé l’idée d’un gouvernement soutenu de l’extérieur par la Liste arabe unie pour tenter d’amener le Likud à la table des négociations afin de former un gouvernement d’unité selon ses termes.

Dès les premières heures de la matinée de mardi, lorsqu’un avion de chasse de Tsahal a pris pour cible le commandant du Jihad islamique palestinien Baha Abu al-Ata, l’option d’un gouvernement minoritaire soutenu par la Liste arabe unie – et donc la pression que cette option met sur le Likud – semble maintenant nulle et non avenue, plusieurs sources du Likud et de Kakhol lavan l’ont indiqué au Times of Israel.

« Les négociations politiques ne peuvent pas ne pas être affectées par ce qui se passe dans le pays en temps normal, et encore moins lorsque nous sommes presque en guerre », a déclaré un député Kakhol lavan.

« Nous ne disons pas que cela a été fait dans l’intention de nous mettre en difficulté, mais il ne fait aucun doute que cela a un impact sur nos options », a dit le député, ajoutant « surtout après le discours de Netanyahu hier. »

Les députés arabes ont condamné Israël pour cet assassinat ciblé, qui a été salué par Kakhol lavan.

« Une gifle au visage »

S’exprimant lundi soir, quelques heures avant la frappe aérienne, Netanyahu a pris pour cible Gantz, qui était chef d’état-major de l’armée israélienne pendant la guerre de Gaza en 2014, affirmant que la perspective de former un gouvernement minoritaire soutenu par la Liste arabe unie à majorité arabe serait une « gifle au visage des soldats de Tsahal que nous avons envoyés au combat ensemble. »

Un tel gouvernement serait « une menace pour la sécurité d’Israël », a accusé M. Netanyahu lors d’une conférence organisée par le journal Makor Rishon et le mouvement de jeunesse Bnei Akiva.

M. Netanyahu a ensuite spécifiquement cité les mesures prises à l’époque par le député Ahmad Tibi de la Liste arabe unie pour protester contre l’offensive militaire de 2014, à savoir qu’Israël commet des crimes de guerre et demande la tenue d’une enquête. Il a également mentionné un récent clip électoral de la Liste arabe unie disant que les mains de Gantz étaient « trempées du sang des enfants de Gaza ».

« Et je vous demande, Benny Gantz : Est-ce avec eux que vous voulez former un gouvernement ? » a dit Netanyahu. « Un gouvernement qui dépendrait d’Ahmad Tibi et d’Ayman Odeh ? Ce serait une gifle directe contre les soldats de Tsahal, les combattants que vous et moi avons envoyés au combat. C’est tout simplement incroyable. Oubliez cette idée folle. »

Il n’est pas clair si Netanyahu savait que l’assassinat ciblé aurait lieu quelques heures plus tard. Il a expliqué mardi que l’opération avait fait l’objet de discussions au sein du cabinet de sécurité depuis plusieurs mois et qu’elle avait été approuvée à l’unanimité il y a dix jours, sans toutefois préciser quand le feu vert final avait été donné.

Odeh a fustigé Netanyahu après la frappe aérienne, l’accusant d’avoir ordonné l’assassinat d’Abu al-Ata à des fins politiques à un moment où son emprise sur le poste de Premier ministre était la plus fragile depuis une décennie.

« Un homme cynique qui a perdu deux élections consécutives ne partira pas sans laisser la terre brûlée dans une tentative désespérée de rester en fonction », a tweeté Odeh. « Depuis dix ans, il se lève tous les matins dans le but de renforcer l’occupation [de la Cisjordanie] et d’éloigner les chances de paix. »

Odeh était soutenu par d’autres membres de la Liste arabe unie, la députée Aida Touma-Sliman, qui a tweeté que « le cynisme et la cruauté de Netanyahu ne connaissent pas de limites – il a commencé une guerre comme exercice politique » et le député Ofer Kasif, qui a écrit que « pour sauver sa peau – Netanyahu a eu recours à la seule chose dont il était capable – tuer, détruire ».

S’exprimant mardi après-midi devant une délégation américaine du Council for a Secure America, le président de la Knesset, Yuli Edelstein, a critiqué les membres de la Liste arabe unie pour leurs réponses à l’escalade à Gaza. Exprimant publiquement ce que des sources du Likud disaient déjà anonymement aux journalistes, Edelstein a déclaré que les réponses prouvaient à quel point il serait « irresponsable » de former une coalition basée sur le soutien du parti à majorité arabe.

« Les seules voix que nous avons entendues ce matin qui n’ont pas exprimé leur soutien à Tsahal viennent d’ici, de la Knesset. La Liste arabe unie a été la seule à publier une déclaration politique expliquant qu’il s’agissait d’une décision politique », a déclaré Edelstein. « C’est très décevant et je pense que cela montre à quel point il est irresponsable de parler d’une coalition ou d’un gouvernement basé sur le soutien de la Liste arabe… et c’est vrai. »

« Pouvez-vous imaginer la réaction du public si Kakhol lavan était perçu comme travaillant avec les Arabes alors qu’ils s’opposent à Tsahal ? a déclaré un responsable du Likud sous couvert d’anonymat.

L’opinion publique israélienne manifestant presque toujours un large soutien à l’armée pendant les opérations militaires, il est difficile d’imaginer autre chose qu’une réaction publique négative véhémente à un tel scénario, ont convenu des sources Kakhol lavan.

« La donne a changé »

Bien que l’opération militaire diminue la probabilité d’un gouvernement minoritaire, elle augmente la possibilité que Gantz et Netanyahu acceptent de travailler ensemble – selon les termes de Netanyahu.

Alors que plusieurs députés de l’opposition, outre ceux de la Liste arabe unie, ont accusé Netanyahu d’être motivé par des considérations politiques en ordonnant l’assassinat ciblé tôt mardi matin, M. Gantz a déclaré que le gouvernement avait pris la « bonne décision », jurant de soutenir les actions en cours contre Gaza.

« La campagne contre le terrorisme est continue et exige des moments où des décisions difficiles doivent être prises », a dit M. Gantz. « Les dirigeants politiques et Tsahal ont pris la bonne décision ce soir dans l’intérêt de la sécurité des civils israéliens et des habitants du sud ».

« Kakhol lavan soutiendra toutes les actions appropriées dans l’intérêt de la sécurité d’Israël et mettra la sécurité des résidents au-dessus de la politique », a poursuivi M. Gantz. « Tout terroriste qui met en danger notre sécurité devrait savoir qu’il mérite la mort. »

Dans le passé, Gantz a reproché à Netanyahu d’“anéantir” la dissuasion d’Israël contre les groupes terroristes en se retenant d’une action militaire ferme et en ne cherchant pas de solution diplomatique. Aucune critique de ce genre n’a été entendue mardi.

M. Gantz sait qu’attaquer le Premier ministre au cours d’une opération militaire délicate, quelle que soit la situation politique, sera perçu comme anti-patriotique.

Mais il sait aussi que le même sentiment pourrait inciter l’opinion publique à soutenir un gouvernement d’unité, le poussant à accepter un accord en vertu duquel il serait, par exemple, ministre de la Défense sous la direction d’un Premier ministre Netanyahu pour la conduite des opérations ou même pour une guerre en cours.

« Personne ne veut d’élections. Personne ne veut la guerre. Mais absolument personne ne veut d’élections pendant une guerre », a déclaré un responsable de Kakhol lavan au Times of Israel. « Que ce soit exprès ou non, la donne a changé. »

Source: Times of Israël

Israël : Tel-Aviv se prépare à une attaque iranienne par des missiles ou par drone (sources israéliennes)


L’armée israélienne est en alerte maximale

La station de radio de l’armée israélienne a révélé que Tel-Aviv se préparait à une attaque iranienne par un missile de croisière ou par drone, en réponse aux récentes attaques israéliennes contre des groupes armés soutenus par l’Iran, a rapporté jeudi l’ONG Middle East Monitor.

Contrairement aux missiles balistiques, les missiles de croisière et les drones volent à basse altitude, ce qui les rend plus difficile à les détecter, a expliqué la radio.

Selon des sources israéliennes non identifiées, l’armée israélienne est déjà en alerte maximale et le cabinet de sécurité devrait organiser une réunion mardi prochain.

Si elle a lieu, ce sera la deuxième fois ce mois-ci que le cabinet tient une réunion de haut niveau, sur fond de tensions avec Téhéran.

La première réunion a eu lieu le 6 octobre, lorsque des dirigeants israéliens avaient averti d’une menace  portant atteinte à la sécurité de l’Etat hébreu de la part de la République islamique, et avait duré six heures.

Au cours de la réunion, les ministres avaient examiné une proposition du Premier ministre sortant Benyamin Netanyahou concernant un projet d’un milliard de shekels visant à renforcer les défenses aériennes d’Israël, afin de lutter contre les attaques par missiles de croisière.

Cette annonce intervient alors qu’Aviv Kochavi, chef d’état-major de l’armée, a annoncé jeudi le plan décennal de sa nouvelle doctrine militaire.

Source: i24 News

« Il n’y aura probablement pas d’autre choix que de mener une opération à Gaza » (Netanyahou)


Netanyahou a également déclaré qu’il « choisirait le moment » opportun

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a averti jeudi qu’Israël n’aura « probablement pas d’autre choix que de mener une opération à Gaza », lors d’une interview avec le radiodiffuseur public Kan. 

« Nous n’avons probablement pas d’autre choix que de lancer dans une opération d’envergure, une guerre contre les forces terroristes à Gaza », a-t-il déclaré. 

« Nous l’avons (déjà fait par le passé). Nous avons mené l’opération Plomb durci, l’opération Pilier de défense, puis l’opération Bordure protectrice, qui ont été suivies de quelques années de calme », a poursuivi le Premier ministre.

Il a également déclaré qu’il « choisirait le moment » opportun, car « il existe une organisation terroriste qui cherche à nous détruire ». Netanyahou a également laissé entendre qu’Israël pourrait effectuer plusieurs étapes préliminaires avant de se lancer dans une opération militaire de grande envergure.

L’armée de l’air israélienne a visé mercredi soir des positions du Hamas dans le nord de la bande de Gaza, selon les médias palestiniens. Quelques minutes plus tard, l’alerte à la roquette a retenti dans les localités du sud d’Israël, proches de Gaza.

Source: i24 News

Après avoir été critiqué, Netanyahu se vante d’avoir « changé les règles du jeu »


Les écoles à Beer Sheva, Sdérot, Yavne et Kiryat Malachi ont annoncé qu’elles ouvriraient leurs portes ; Vives critiques après ce cessez-le-feu ; 4 morts et plus de 700 projectiles.

Des Israéliens assistent aux funérailles de Moshe Agadi dans la ville d’Ashkelon, en Israël, le 5 mai 2019. Agadi a été tué plus tôt dans la journée devant son domicile à Ashkelon par une roquette tirée depuis la bande de Gaza. (Sebastian Scheiner/AP)

Les écoles rouvrent dans le sud d’Israël

L’armée a levé lundi toutes les mesures d’urgence en direction des habitants du sud d’Israël après la mise en vigueur d’un cessez-le-feu présumé qui aurait été conclu avec les groupes terroristes palestiniens de la bande de Gaza.

Les écoles à Beer Sheva, Sdérot, Yavne et Kiryat Malachi ont annoncé qu’elles ouvriraient leurs portes lundi, comme à l’accoutumée. Les établissements situés dans les régions d’Eshkol, de Shaar Hanegev et de Sdot Negev, plus proches de Gaza, resteront fermés.

Dans la nuit de samedi, alors que les groupes terroristes se livraient à des tirs de roquettes et de mortiers en direction d’Israël, l’armée avait annoncé qu’un certain nombre de mesures de sécurité seraient prises dans les villes et municipalités israéliennes dans un rayon de 40 kilomètres, le long de la frontière avec Gaza, avec notamment la fermeture des écoles et l’interdiction de rassemblements publics.

Selon des informations parues dans les médias palestiniens, l’Etat juif et Gaza auraient conclu un cessez-le-feu qui aurait été mis en vigueur à 4h30, dans la nuit de dimanche à lundi. Israël n’a pas confirmé officiellement cette trêve, Jérusalem évitant de commenter ses négociations avec les groupes terroristes.

Gideon Saar : le cessez-le-feu à Gaza est « défavorable » pour Israël

Le député du Likud Gideon Saar critique la décision d’accepter un accord de cessez-le-feu à Gaza négocié par l’Egypte, affirmant que les termes de cet accord ne présentent que peu d’avantages et n’empêcheront pas des violences futures.

« Les circonstances dans lesquelles ce cessez-le-feu a été conclu sont défavorables pour Israël », a écrit Saar sur Twitter, dans une rare critique voilée du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Les périodes entre les phases d’hostilités visant Israël et ses citoyens diminuent, et les groupes terroristes à Gaza se renforcent », a-t-il dit.

« Une campagne a été évitée, mais reportée. »

Gantz : « une reddition devant le chantage exercé par les groupes terroristes »

Le leader de Kakhol lavan Benny Gantz a indiqué que la pluie de roquettes émanant de la bande de Gaza qui s’est abattue sur l’Etat juif au cours des dernières quarante-huit heures a été le résultat de la perte de la force de dissuasion israélienne face aux groupes terroristes palestiniens.

L’ancien chef d’Etat-major, qui devrait devenir le numéro un de l’opposition, a estimé qu’afin de mettre un terme à la flambée de violences, Israël s’était rendu au Hamas et au Jihad islamique.

« Ce sont presque 700 projectiles qui ont été tirés en direction du territoire israélien, faisant quatre morts et de nombreux blessés », a posté Gantz sur Twitter. « Tout cela est le résultat de la perte de notre capacité de dissuasion et s’achève par une reddition devant le chantage exercé par le Hamas et les autres groupes terroristes ».

« Tout ce que le gouvernement a consenti nous mènera une fois encore à une prochaine confrontation », a-t-il ajouté.

Hier, Gantz avait déclaré qu’Israël devait répondre au plus important barrage de roquettes en provenance de la bande de Gaza « sans compromis » avec pour objectif de « restaurer la dissuasion qui s’est érodée de manière catastrophique depuis plus d’un an ».

La trêve avec Israël reposerait sur l’allègement du blocus – Jihad islamique

Un responsable du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien a fait savoir lundi que le cessez-le-feu présumé reposait notamment sur un allègement du blocus sur l’enclave palestinienne.

Selon le responsable, l’accord inclut un assouplissement des limites de la zone de pêche dans la bande et une amélioration de la situation à Gaza en termes d’approvisionnement en électricité et en carburant.

Si l’armée a refusé de commenter l’accord, il n’y a pas eu de tirs de roquettes ou de frappes israéliennes après la mise en vigueur de la trêve présumée qui aurait été négociée par l’Egypte.

Lapid accuse Netanyahu d’avoir « cédé » face au Hamas

Le numéro 2 du parti Kakhol lavan a fustigé le Premier ministre Benjamin Netanyahu qui a « cédé » au Hamas au acceptant tacitement un accord de cessez-le-feu avec le groupe terroriste de Gaza ce matin.

« Netanyahu utilise les résidents du sud comme gilets pare-balles pour céder face au Hamas », a tweeté Lapid. « Netanyahu ne résoudra pas le problème à Gaza, il n’a pas le courage opérationnel ni politique pour le faire. »

« La moindre des choses serait d’expliquer au peuple d’Israël ce qui se passe, et il n’a pas le courage de le faire. »

Israël n’a pas confirmé le cessez-le-feu mais les hostilités qui ont agité la région de Gaza ces deux derniers jours ont pris subitement fin ce matin.

L’armée a levé les mesures restrictives imposées aux résidents du sud d’Israël, ce qui indique qu’elle a accepté les termes de l’accord négocié par l’Egypte, et annoncé par les groupes terroristes de Gaza.

Smotrich déplore qu’Israël n’ait pas fait autant de morts à Gaza que de roquettes

Le député d’extrême-droite Bezalel Smotrich a critiqué lundi le gouvernement qui, selon lui, n’a pas suffisamment infligé de dommages à la bande de Gaza pendant la flambée de violences qui a eu lieu pendant le week-end, disant que l’armée israélienne aurait dû tuer des centaines de terroristes lors de ses frappes aériennes de représailles.

« Les combats à Gaza auraient dû s’achever avec sept cent terroristes morts (un terroriste pour chaque missile lancé vers Israël) et des dégâts matériels immenses pour le Hamas – pour qu’il leur faille des années pour se remettre en état et avoir seulement l’idée de nous réattaquer », a écrit Smotrich sur Twitter.

Le ministère de la Santé dirigé par le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza a fait savoir que 23 personnes étaient mortes pendant les raids israéliens menés samedi et dimanche. Ce bilan comprend au moins neuf terroristes, un jeune adolescent de 12 ans, deux femmes enceintes et deux bébés.

Quatre Israéliens ont perdu la vie sous la pluie de roquettes et de mortiers tirés de l’autre côté de la frontière de l’enclave côtière pendant le week-end.

Gabbay salue la trêve à Gaza, accuse Netanyahu de « renforcer » les terroristes

Le chef du parti travailliste Avi Gabbay salue l’apparent accord de cessez-le-feu entre Israël et les groupes terroristes palestiniens de Gaza, mais critique la façon dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu a géré l’escalade de violences.

« Après 20 ans à renforcer le Hamas, à relâcher [le défunt chef du Hamas Sheikh Ahmad] Yasin, l’échange des prisonniers contre [Gilad] Shalit et les fonds qataris, cette année, il a aussi décidé de renforcer le Jihad islamique palestinien, qui participe aux négociations du Caire comme si c’était un partenaire d’égal à égal », a-t-il écrit sur Twitter.

S’il salue l’annonce du cessez-le-feu, Gabbay avertit que « sans solution politique à long-terme, l’arrivée de la prochaine flambée n’est qu’une question de temps ».

Les travailleurs et les entreprises du sud sont admissibles à une indemnisation

Le ministre de l’Économie et de l’Industrie, Eli Cohen, a déclaré que les employés et les chefs d’entreprise du sud d’Israël touchés par l’attaque qui a duré deux jours à Gaza sont éligibles pour une aide financière.

M. Cohen a déclaré au site d’information Ynet que « les salariés et les entreprises seront pleinement indemnisés » suite à l’explosion meurtrière qui s’est produite samedi et dimanche.

Il a ajouté qu’ »il est clair pour nous tous que la prochaine série d’hostilités aura lieu. »

« Le Hamas est une organisation terroriste et nous devons la faire tomber. « Quiconque pense que nous parviendrons à un règlement politique ne comprend pas la réalité. »

« Nous nous attendons à un affrontement majeur, vital pour les habitants du sud qui sont devenus prisonniers du Hamas et du Jihad islamique. »

Netanyahu : la campagne à Gaza n’est pas finie, Israël se « prépare à continuer »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu affirme qu’Israël a porté un coup dur aux groupes terroristes palestiniens à Gaza, et que le pays se prépare à une autre série de confrontations avec l’enclave côtière.

« Ces deux derniers jours, nous avons frappé le Hamas et le Jihad islamique avec force », a-t-il dit dans un communiqué diffusé quelques heures après qu’un cessez-le-feu négocié par l’Egypte est apparemment entré en vigueur.

« Nous avons frappé plus de 350 cibles, frappé des agents du terrorisme et leur dirigeant, et détruit des infrastructures terroristes. »

Et pourtant, « la campagne n’est pas finie, elle demande de la patience et des considérations », dit-il. « Nous nous préparons à continuer. »

Aucune partie n’a fait d’annonce officielle sur le cessez-le-feu, mais les hostilités ont pris subitement fin tôt ce matin, et les résidents de part et d’autre de la frontière ont repris leurs activités.

Netanyahu est précautionneux dans sa gestion de Gaza, craignant de déclencher une guerre ouverte sans objectif clair, dans le même temps il fait l’objet de critiques au sein même de son parti et de la part de potentiels partenaires de coalition, qui lui reprochent de ne pas en faire assez pour étouffer les groupes terroristes.

Pour le Hamas, les propos de Netanyahu sont « ridicules »

Le porte-parole du Hamas Sami Abu Zuhri a fustigé lundi le Premier ministre Benjamin Netanyahu qui a clamé que les frappes de représailles israéliennes qui ont pris pour cibles des groupes terroristes dans la bande de Gaza, au cours du week-end, avaient porté un coup majeur au Hamas et au Jihad islamique.

« Les propos de Netanyahu concernant les frappes qui ont touché la résistance sont ridicules », a dit Zuhri dans un communiqué retransmis par les médias palestiniens.

« La résistance est parvenue à dissuader l’armée de Netanyahu et à lui mettre le nez dans la poussière », a-t-il ajouté. « Notre message, c’est que cette série de combats est terminée mais que le conflit ne s’achèvera pas avant que nous ayons regagné nos droits ».

Dans la matinée, Netanyahu avait émis un communiqué disant que tandis que l’armée israélienne avait « frappé le Hamas et le Jihad islamique avec une grande puissance » dans une série d’attaques aériennes menées au cours de ces dernières quarante-huit heures, la confrontation n’était pas terminée et qu’Israël se « prépare à continuer ».

Gaza affirme que le nombre de morts palestiniens s’élève à 31

Le ministère de la Santé dirigé par le Hamas dans la bande de Gaza affirme que deux autres personnes ont été tuées lors de frappes aériennes israéliennes la nuit dernière, ce qui porte à 31 le nombre de morts dans l’enclave palestinienne depuis vendredi.

Le ministère affirme que les corps de deux hommes ont été retirés des décombres de leur maison dans le nord de la bande de Gaza plus tôt ce matin.

Le nombre de Palestiniens tués au cours de ces deux jours d’escalade de la violence comprend au moins 11 terroristes, a confirmé le Times of Israel. Selon les autorités sanitaires de Gaza, deux femmes enceintes et deux bébés figurent également parmi les victimes.

Tsahal dit qu’Israël continuera à « frapper avec force » à Gaza « si nécessaire »

En dépit d’un accord de cessez-le-feu qui est entré en vigueur plus tôt ce matin, le chef d’état-major de Tsahal Aviv Kohavi déclare qu’Israël continuera à opérer dans la bande de Gaza si nécessaire.

« L’armée terroriste opérant dans la bande de Gaza, qui se cache parmi ses propres civils, a été témoin de la force de l’armée israélienne et de notre système de défense », a-t-il déclaré à Jérusalem.

« Tsahal continuera de frapper avec force, comme on le lui a demandé, partout où c’est nécessaire », a-t-il déclaré.

Au cours des dernières 48 heures, a indiqué M. Kohavi, Tsahal a détruit des centaines de cibles liées au Hamas et au Jihad islamique à Gaza, en réponse aux tirs de roquettes sur Israël depuis l’enclave côtière.

Plus tôt, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu’Israël se « préparait à poursuivre » les affrontements avec les groupes terroristes palestiniens dans la bande de Gaza.

Hamas : « Désormais, vous n’essuierez que des échecs »

Le groupe terroriste du Hamas affirme qu’Israël n’a pas réussi à intercepter son réseau de communication international dans une nouvelle vidéo publiée en hébreu.

Dans cette séquence, le groupe terroriste palestinien qui contrôle la bande de Gaza a cité deux exemples où les forces de sécurité israélienne ont tenté d’écouter mais ont « échoué ».

« Désormais, vous n’essuierez que des échecs », a-t-il conclu.

Israël bouclera la Cisjordanie et Gaza pendant Yom HaZikaron et Yom HaAtsmaout

L’armée israélienne annonce qu’elle fermera cette semaine les points de passage vers la Cisjordanie et la bande de Gaza à l’occasion de Yom HaZikaron et de Yom HaAtsmaout, comme il est d’usage pendant les célébrations et les fêtes.

Le bouclage commencera à minuit lundi soir et se poursuivra jusqu’à vendredi à 12h01.

Des exceptions seront faites pour des « cas humanitaires, médicaux ou autres cas exceptionnels » avec la permission de la liaison militaire d’Israël avec les Palestiniens, a indiqué l’armée, le général de division Kamil Abu Rukun.

Après avoir été critiqué, Netanyahu se vante d’avoir « changé les règles du jeu »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou s’est entretenu avec l’état-major militaire à Beer Sheva et a déclaré aux journalistes que « nous avons changé les règles du jeu, et le Hamas le sait très bien ».

« Au cours des deux derniers jours, nous avons renouvelé notre politique d’assassinat ciblés de hauts responsables du terrorisme, tué des dizaines de terroristes du Hamas et du Jihad islamique et détruit des tours terroristes », a déclaré Netanyahu après avoir été vivement critiqué, de droite à gauche, en acceptant un cessez-le-feu après deux jours de crise dans Gaza.

« Cependant, ce n’est pas la fin de la bataille, et j’ai donc ordonné à [l’armée] de se préparer pour la suite et de laisser les forces blindées et d’artillerie autour de la bande de Gaza », a-t il ajouté.

« Je tiens à féliciter les habitants du Sud pour leur fermeté, ainsi que les soldats et les commandants de Tsahal pour leurs actions fermes. »

Auparavant, Netanyahu, qui est également ministre de la Défense, avait rendu visite à plusieurs soldats blessés à l’hôpital Soroka de Beer Sheva.

Un ballon incendiaire lancé depuis Gaza vers Israël déclenche un incendie

Malgré le cessez-le-feu, un ballon incendiaire criminel lancé depuis Gaza provoque un incendie en Israël, dans un champ de blé dans la région d’Eshkol, dans le sud d’Israël, ont annoncé les services de secours.

Les pompiers ont éteint l’incendie plus tôt dans la journée. Ensuite, les enquêteurs ont pu déterminer que la cause de l’incendie était un « ballon criminel », a déclaré un porte-parole du service des incendies, qui ajoute qu’il y a eu un autre incendie dans la région aujourd’hui qui n’a pas été causé par un incendie criminel de Gaza.

L’attaque présumée intervient malgré un cessez-le-feu non officiel en vigueur depuis ce matin, qui n’a vu aucune roquette tirée depuis la Bande de Gaza ou des frappes aériennes israéliennes après deux jours de violence.

Israël bâtira un mur pour protéger une route ciblée par un missile antichar

Après avoir reconnu que la menace de missiles antichars sur les routes proches de la bande de Gaza avait été sous-estimée, ce qui a conduit à l’attaque d’hier qui a tué Moshe Feder, âgé de 68 ans, les autorités de sécurité ont décidé de construire un mur pour protéger la route ciblée, rapporte la Treizième chaîne.

Il est prévu que le mur mesure deux mètres de haut et 600 mètres de long, pour bloquer la zone actuellement exposée.

Les plans pour la construction du mur ont déjà commencé, indique le rapport.

Source: Times of Israël

La trêve à Gaza laisse Israël et le Hamas très exactement là où ils en étaient


Cette dernière escalade meurtrière et le cessez-le-feu qui a suivi sont nés de la capitulation passée de Jérusalem face à l’extorsion des gouvernants de la bande.

Une barrière de sécurité établie autour d’un cratère causé par une frappe à la roquette dans la ville d’Ashkelon, dans le sud d’Israël, près de la frontière avec Gaza, le 5 mai 2019 (Crédit : Jack Guez/AFP)

Cette matinée succédant à la dernière série de violences meurtrière entre l’Etat juif et le Hamas ressemble très exactement à la matinée qui l’avait précédée. Comme si rien ne s’était passé.

En quarante-huit heures de conflit, plus de 700 roquettes ont été tirées vers Israël. Quatre Israéliens ont été tués, ainsi que 29 Gazaouis (au moins onze d’entre eux appartenaient à des groupes terroristes), et des dégâts considérables ont été infligés aux infrastructures du Hamas et du Jihad islamique palestinien dans la bande.

Mais comme d’habitude, le Hamas et Israël se retrouvent dans un cessez-le-feu incertain – et sans que la situation n’ait évolué d’un millimètre. Comme le dit la sagesse populaire, « plus ça change, plus c’est la même chose ».

Aucune des deux parties n’est en mesure de revendiquer un résultat réjouissant, pas plus qu’elles n’ont pris d’initiative susceptible de modifier le statu-quo.

Le Hamas a montré que ses capacités militaires s’étaient améliorées, au vu du bilan très meurtrier de ses attaques à la roquette et de la capacité de ces dernières à vaincre le système de défense antimissile du Dôme de fer à de multiples occasions, ainsi que des dommages minimaux subis par les membres de l’organisation terroriste.

Des éléments qui attestent de l’amélioration constante de l’aile militaire des terroristes – en préparation pour leur prochaine campagne.

D’un autre côté, l’armée israélienne a fait des progrès dans la liste de ses cibles et est parvenue à frapper d’importantes structures militaires du Hamas. Elle a également montré qu’elle était capable de mener l’assassinat ciblé d’un membre du groupe terroriste qui tentait d’échapper à la surveillance des services de renseignements, avec une frappe sur la voiture dans laquelle circulait Hamed Hamdan al-Khodari, qui faisait entrer des fonds iraniens à destination des groupes terroristes palestiniens dans la bande.

Côté israélien, il y a néanmoins de nombreuses raisons de se montrer inquiet.

Il est clair que le Hamas a appris à se défendre. La majorité de ses meilleurs agents se sont abrités dans les bunkers et les tunnels creusés par le groupe sous l’enclave et ont ainsi échappé à la flambée de violence. Les capacités de lancement de missiles, de commandement et de contrôle du groupe terroriste ont été impressionnantes.

Tout cela doit servir de sonnette d’alarme à l’Etat juif.

Le gros problème pour le Hamas, c’est qu’en cette première matinée du mois sacré du Ramadan, il ne peut présenter l’espoir d’une solution économique à la population de Gaza – et qu’il ne peut pas plus présenter, c’est certain, une solution politique.

Cet échec du Hamas survient malgré la volonté exprimée par de nombreux Gazaouis de mener une opération militaire majeure, ne serait-ce que pour changer un tant soit peu leur situation.

Tandis que l’argent du Qatar pourrait entrer à Gaza au cours des prochains jours, il ne viendra pas à bout de la crise dans son ensemble : le taux de chômage s’élève à 51 % au sein de l’enclave côtière, et la pauvreté atteint un niveau inquiétant.

Le Hamas ne fait rien pour venir en aide à la population locale. Au contraire. Il impose toujours davantage d’impôts qu’il utilise pour les infrastructures militaires (notamment pour les tunnels et bunkers évoqués ci-dessus, exploités par les hauts-responsables du groupe terroriste) au détriment de l’amélioration de la situation de la population.

Les habitants de l’enclave commencent à montrer des signes de mécontentement envers le Hamas – mais pas assez pour descendre dans la rue, comme cela avait été le cas au début de l’année.

Mais des critiques de l’organisation terroriste ont fait leur apparition sur les réseaux sociaux.

Cette dernière série de violences meurtrières relevait aussi probablement d’une tentative de la part du Hamas de détourner la colère de l’opinion publique gazaouïe contre lui vers Israël.

Enfin, les deux parties sont prises en otage par la décision israélienne, il y a six mois, d’approuver le transfert de fonds livrés par le Qatar pour payer les salaires des employés du Hamas.

Cet argent a été interprété à Gaza d’une seule manière – comme une reddition de l’Etat juif face aux activités d’extorsion de l’organisation terroriste.

Et il est clair que du côté israélien, ceux qui avaient conclu l’accord avec le groupe terroriste, qu’ils soient issus du Mossad ou du bureau du Premier ministre, n’avaient pas compris cela.

Ce qui était apparu du côté israélien comme l’opportunité de conclure un accord avec le Hamas avait été interprété par l’autre partie comme un signe de faiblesse à exploiter.

Et ainsi, lorsque les fonds qataris ont été retardés, la semaine dernière – ce n’était aucunement la faute d’Israël – le Hamas a immédiatement déclenché une confrontation plus importante que d’habitude, pensant que ce qui avait réussi il y a six mois réussirait à nouveau.

Et il semble que le Hamas ait eu raison.

Tandis que les Qataris ne s’étaient pas initialement impliqués, l’argent devrait être transféré sous peu à Gaza – juste à temps pour assurer le jeûne du Ramadan.

Source: Times of Israël

Tsahal envoie des renforts autour de Gaza en amont de plusieurs jours de combats


Alors que plus de 600 (Mise à jour le 5 mai 2019 à 17h00) projectiles se sont abattus sur Israël, Tsahal a déclaré avoir frappé plus de 220 cibles militaires du Hamas à Gaza.

La maison de Moshe Agadi, âgé de 58 ans, qui a été décédé des suites de ses blessures d’obus après que sa maison a été touchée par une roquette tirée depuis la bande de Gaza à Ashkelon, dans le sud d’Israël le 5 mai 2019. (Noam Rivkin Fenton/Flash90)

L’armée israélienne a envoyé une brigade supplémentaire de tank à la frontière de Gaza dimanche en se préparant à des combats pour les prochains jours après que plus de 450 roquettes et obus de mortier ont été tirés dans le sud d’Israël depuis la bande de Gaza au cours des dernières 24 heures, tuant un homme israélien et blessant plusieurs autres civils.

En réponse aux attaques, Tsahal a déclaré avoir bombardé plus de 220 cibles militaires dans la bande de Gaza, causant des dégâts considérables aux installations des groupes terroristes, mais relativement peu de victimes dans l’enclave côtière très peuplée.

Les combats ont commencé peu après 9h30 samedi, ils ont continué jusqu’à dimanche matin avec quelques périodes plus calmes dans la nuit.

Les échanges de tirs de roquettes palestiniennes et de frappes aériennes israéliennes ont semblé diminuer dimanche matin, mais les deux camps ont dit qu’ils renforceraient leurs ripostes si les attaques de l’autre camp persistaient.

La fumée émane d’une explosion provoquée par une frappe aérienne israélienne dans la ville de Gaza, dimanche 5 mai 2019 (Crédit: MOHAMMED ABED / AFP)

Un porte-parole de Tsahal a déclaré que l’armée avait envoyé sa 7ème brigade blindée vers le sud « pour qu’il y ait une force disponible dans la division de Gaza en cas de besoin ».

Un autre porte-parole de l’armée, le lieutenant colonel Jonathan Conricus, a déclaré que Tsahal se préparait à des combats qui pourraient durer plusieurs jours.

La violence intense dans laquelle s’est engouffrée la zone au cours du weekend a commencé vendredi soir, quand un sniper de Gaza a tiré sur deux soldats le long de la frontière, en les blessant. L’armée israélienne a riposté avec une frappe sur une position du Hamas qui a tué plusieurs membres du groupe terroriste islamiste.

L’échange de tirs intervient après plusieurs semaines de calme relatif entre Israël et Gaza dans le contexte d’une trêve non officielle, qui semble ne plus être appliquée alors que des terroristes dans la bande de Gaza ont renforcé leurs actions violentes le long de la frontière dans les journées qui ont précédé cette nouvelle flambée de violence. Des groupes terroristes de Gaza ont déclaré que leurs actions étaient des représailles contre Israël qui ne respecterait pas l’accord de cessez-le-feu en bloquant le transfert de l’argent Qatari vers Gaza – une accusation que Jérusalem a démentie, en accusant le Qatar et les Nations unies pour ce retard.

Selon Tsahal, environ 70 % des plus de 450 roquettes et obus de mortier ont été tirés sur Israël dans des terrains vagues, où il n’ont causé aucun dégât ni fait de blessés. Plus de 150 projectiles qui se dirigeaient vers des zones à forte densité de population ont été interceptés par le système de défense de missile du Dôme de fer, a déclaré l’armée.

Même si l’armée a déclaré que l’efficacité du Dôme de Fer était excellente, plusieurs projectiles ont directement frappé des maisons et des appartements ou sont tombés juste à côté. Un projectile a notamment touché la maison de Moshe Agadi, âgé de 58 ans et père de quatre enfants, qui a été déclaré mort après avoir été transporté de toute urgence vers l’hôpital Barzilai d’Ashkelon avec des blessures d’obus vers environ 2h30 du matin dimanche.

Au moins deux autres roquettes sont tombées à proximité d’écoles dans le sud d’Israël, qui étaient vides pendant le week-end, causant des dégâts sur les bâtiments.

Agadi est la première victime israélienne des attaques de roquettes de Gaza depuis la guerre de 2014 avec les terroristes basés dans la bande de Gaza. Un homme palestinien travaillant en Israël avait été tué par une frappe de roquette à Ashkelon en novembre.

L’armée a déclaré que la grande majorité des projectiles tirés depuis Gaza avaient été lancés par le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, et le Jihad islamique palestinien, le deuxième groupe terroriste le plus puissant de Gaza. Un petit nombre de missiles ont été tirés par d’autres groupe dans Gaza.

Dimanche, l’armée a déclaré avoir mené environ 220 raids de riposte contre des cibles liées au Hamas et au Jihad islamique soutenu par l’Iran depuis samedi et qu’elle continuait de le faire dimanche matin.

Image d’une explosion sur des immeubles lors d’une frappe israélienne à Gaza ville en riposte à des tirs de roquettes depuis l’enclave palestinienne le 4 mai 2019.
(Mahmud Hams / AFP)

Au moins quatre hommes palestiniens dans la vingtaine auraient été tués dans les frappes israéliennes. Tous faisaient partie d’équipes de lanceurs des roquettes.

Les autorités gazaouies ont accusé Israël d’être responsable de la mort d’une mère et de son bébé, mais Tsahal a rejeté cette affirmation en déclarant que leurs morts avaient été causés par un lancement de roquette raté.

« Selon nos renseignements, nous pouvons confirmer qu’ils ont été tués dans un accident avec des armes du Hamas », a déclaré le lieutenant colonel Jonathan Conricus, porte-parole de l’armée, dimanche en soulignant que leurs morts étaient « malheureuses ».

Conricus a déclaré qu’il « ne s’agissait probablement pas du dernier cas » où des Palestiniens accusaient Israël d’être responsables de morts causés par le Hamas.

Tsahal a expliqué que ses frappes ciblaient un tunnel d’attaque transfrontalier du Jihad islamique, les points d’entrée de plusieurs autres tunnels, un lieu souterrain de production de missiles du Hamas, des caches d’armes, des bases militaires, des points d’observations, une usine de ciment utilisée pour produire les revêtements des tunnels et des bunkers souterrains, et plusieurs immeubles utilisés par des groupes terroristes dans la bande de Gaza.

Dimanche matin, l’armée israélienne a publié des images de ce qu’elle a déclaré être une de ses frappes sur une usine souterraine de roquettes du Hamas. Dans la vidéo, après la première explosion, on voit une seconde explosion qui aurait été causée par les munitions de l’installation.

L’armée a déclaré avoir bombardé plusieurs bateaux appartenant aux unités de commando naval du Hamas et du Jihad islamique.

« Dans le cadre de l’attaque, une base militaire a été touchée. Elle était utilisée pour loger des membres de l’unité commando naval du Hamas et une structure militaire dans la maison du commandant d’une unité de commando naval dans la ville Khan Younis, qui abritait des outils utilisés pour creuser des tunnels militaires », a déclaré l’armée.

Une maison, de la ville de Rafah dans la bande de Gaza, appartenant à un chef du Hamas où Tsahal affirme que des munitions étaient conservées, qui a été bombardée en réponse à des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza le 5 mai 2019. (Crédit : armée israélienne)

Dans les frappes, l’armée de l’air israélienne a bombardé plusieurs structures civiles, dont les maisons de chefs terroristes où des munitions étaient stockées dans les villes de Khan Yonis, Rafah et le camp de réfugiés d’al-Shati, mais aussi dans une mosquée d’al-Shati dont l’armée a déclaré qu’elle était utilisée comme le quartier général du Jihad islamique.

L’armée israélienne a également rasé un immeuble abritant les bureaux de l’agence de presse Andalou dirigée par l’état turc dans le quartier de Rimal de Gaza ville, entraînant une vive réaction d’Ankara. Tsahal a déclaré que l’immeuble de huit étages était utilisé par le Hamas et le Jihad islamique pour mener des activités terroristes.

Un autre immeuble de plusieurs étages à Rimal, dont l’armée israélienne a dit qu’il abritait le service de renseignement militaire et de sécurité intérieur du Hamas, a été également été détruit dans les frappes.

L’armée israélienne a dit qu’elle était prête à continuer à mener des raids si les attaques de Gaza continuaient. Des groupes terroristes dans l’enclave ont fait des menaces similaires, déclarant qu’ils frapperaient plus au coeur d’Israël si Tsahal continuait ses frappes.

Des résidents inspectent les dégâts à un immeuble dans la ville de Gaza le 4 mai 2019. (AP/Adel Hana)

Les Etats-Unis ont déclaré dans un communiqué qu’il soutenaient le droit d’Israël de se défendre.

« Les Etats-Unis condamnent fermement les tirs continus de roquettes par le Hamas et le Jihad islamique palestinien depuis Gaza sur des civils innocents et leurs communautés à travers Israël. Nous appelons les responsables de ces violences à cesser immédiatement à cette agression », a déclaré la porte-parole du Département d’Etat Morgan Ortagus dans un communiqué.

Emanuele Giaufret, l’ambassadeur de l’Union européenne en Israël, a fermement critiqué les attaques de roquettes sur Twitter, déclarant que « tirer sur des civils (est) inacceptable ».

Le COGAT, l’organisme israélien de la Défense responsable des affaires civiles palestiniennes, a également déclaré avoir bloqué la zone de pêche autour de l’enclave côtière et avoir fermé les deux points de passage terrestre vers Israël – Kerem Shalom et Erez – avec l’enclave côtière.

Les points de passage sont utilisés par des patients médicaux palestiniens pour entrer et sortir du territoire. Ils permettent aussi l’accès de ravitaillements dans le territoire sous blocus.

Dimanche, du gazole et de l’essence ont pu entrer dans Gaza à travers Kerem Shalom malgré la fermeture afin d’ »empêcher la détérioration des conditions humanitaires des civils de la bande », a déclaré un officiel israélien, s’exprimant sous conditions d’anonymat.


L’aile militaire du groupe terroriste du Jihad islamique basé à Gaza a publié une vidéo menaçant de lancer des attaques de roquettes sur le réacteur nucléaire de Dimona et d’autres sites sensibles en Israël, le 4 mai 2019. (Capture d’écran)

Dans un communiqué, le Hamas a déclaré qu’il était « prêt à répondre aux crimes d’Israël » et a promis de l’empêcher de « faire couler le sang de notre peuple ». Le Jihad islamique a menacé de perturber le Concours de l’Eurovision qui aura lieu à Tel Aviv du 14 au 18 mai, et le groupe terroriste a aussi publié une vidéo menaçant de frapper l’installation nucléaire de Dimona, l’aéroport de Ben Gurion et d’autres sites sensibles en Israël.

Nickolay Mladenov, l’envoyé spécial au Moyen-orient des Nations unies, a déclaré que les Nations unies travaillaient avec l’Egypte pour restaurer le calme et appelaient les deux camps à la « désescalade » et à revenir aux accords récents.

« Ceux qui cherchent à les détruire porteront la responsabilité d’un conflit qui aura des graves conséquences pour tout le monde », a-t-il dit dans un communiqué.

Des Palestiniens s’opposent aux troupes israéliennes lors de manifestations à la frontière entre Israël et Gaza, le 3 mai 2019.
(Hassan Jedi/Flash90)

Après des affrontements violentes début avril, Israël avait accepté d’assouplir son blocus sur Gaza en échange d’un arrêt des tirs de roquettes. Cela incluait un élargissement de la zone de pêche autour de l’enclave côtière, une augmentation des importations dans la bande de Gaza et autoriser l’entrée de l’aide financière du Qatar dans Gaza qui est à court d’argent.

L’accord semblait être sur le point de dérailler ces derniers jours, avec des Palestiniens qui ont lancé des ballons incendiaires et des roquettes sur Israël et avec des avions de chasse israéliens qui ont tiré sur des cibles du Hamas. Ce dernier a dit que les ballons incendiaires étaient un message envoyé à Israël de ne pas bloquer le transfert de millions de dollars d’aide qatarie vers Gaza.

Le ministre israélien Tzachi Hanegbi a accusé le Qatar et les Nations unies d’être responsables du retard.

Jeudi, une délégation du Hamas conduite par le chef du groupe terroriste à Gaza, Yahya Sinwar, s’est rendue au Caire pour mener des négociations avec des officiels égyptiens sur une trêve avec Israël, selon des officiels du Hamas.

Israël et l’Egypte maintiennent un blocus ferme de Gaza depuis que le Hamas, qui cherche ouvertement à détruire Israël, a pris le contrôle du territoire en 2007. Jérusalem affirme que le blocus est nécessaire pour empêcher des groupes terroristes de se réarmer et de devenir une menace plus importante.

Les deux camps sont des ennemis jurés et ont mené trois guerres en plus d’autres épisodes de flambées de violence.

Source: Times of Israël

Israël: 3 morts, 83 personnes évacuées vers des hôpitaux, le sud du pays sous les roquettes


Les tirs se sont poursuivis toute la journée sans interruption.

Trois civils ont été tués dimanche par des tirs de roquettes depuis Gaza, deux par des débris de missile dans la région de Sderot et un homme âgé de soixante ans à Ashkelon identifié comme Moshe Agadi. 

M. Agadi est le premier civil tué par une roquette depuis l’opération Bordure protectrice lancée contre Gaza en 2014.

Agé de 58 ans, et père de 4 enfants, cet habitant de la ville balnéaire d’Ashkelon (sud) avait été grièvement blessé à la poitrine par un éclat d’obus. Il a succombé à ses blessures dans la nuit de samedi à dimanche au centre médical de Barzilai. La roquette avait explosé devant sa maison, endommageant gravement les habitations voisines.

« Toutes mes condoléances à la famille du défunt. Vous pouvez compter sur la municipalité d’Ashkelon si nécessaire », a déclaré le maire, Tomer Glam.

Une femme de 80 ans, a également été grièvement touchée à la tête et au corps par des éclats de roquette, samedi après-midi à Kiryat Gat, à 20 km de Gaza. Elle est toujours hospitalisée.

Depuis samedi soir, des équipes médicales ont soigné et évacué vers différents hôpitaux 83 personnes, dont neuf blessées par des éclats d’obus, 12 atteintes de blessures superficielles, et 62 autres souffrant d’anxiété, selon le servive d’urgence israélien Magen David Adom.

Samedi, les sirènes d’alerte n’ont cessé de retentir tout au long de la journée et jusqu’à tard dans la nuit, tandis que pas moins de 430 roquettes ont été tirées sur Israël en moins de 24 heures, et des dizaines d’entre elles ont été interceptées par le système de défense anti-missiles Dôme de fer.

Les tirs nourris se sont poursuivis dimanche par centaine.

L’armée israélienne a par ailleurs riposté et frappé près de 200 positions du groupe islamiste Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, mais aussi des cibles du Djihad islamique.

Sept Palestiniens ont été tués et 40 blessés selon le ministère de la Santé relevant du Hamas.

Ce dimanche, les trains entre Beer-Sheva et Ashkelon sont suspendus. Et plusieurs écoles du sud du pays sont restées fermées fermées.

Les municipalités de Beer Sheva, Ashkelon, Ashdod, Kiryat Malachi, Yavneh et Rishon Le Zion (sud de Tel Aviv) ont ordonné l’ouverture des abris publics.

Source: i24 News