La NASA craint l’arrivée d’un astéroïde géant, « le dieu du chaos »


Et si la vie sur Terre était éradiquée dans les dix prochaines années ? Ce scénario, digne d’un film de science-fiction, est pourtant pris très au sérieux par les scientifiques de la Nasa qui surveillent de près l’évolution d’Apophis, un astéroïde géant qui frôlera notre planète en 2029.

En cas de changement de trajectoire qui lui ferait prendre le chemin de notre planète, l’astéroïde Apophis éradiquerait toute vie sur Terre. [Crédit : Nasa].

Du même nom qu’une divinité de la mythologie égyptienne, connu pour être le « Dieu du mal et du chaos », Apophis constitue en effet une menace bien réelle et de plus en plus pressante, à mesure que l’échéance, peut-être fatidique, se rapproche. 

Selon l’agence spatiale américaine, l’astéroïde devrait, dans le meilleur des scénarios, passer juste en-dessous des satellites de télécommunication.

Mais le risque d’une collision avec la Terre n’est pas non plus exclu. En cause : les proportions impressionnantes d’Apophis qui en font un véritable monstre céleste.

UN ASTÉROÏDE IMPRESSIONNANT

L’astéroïde mesure en effet 340 mètres de large et si, d’après les dernières projections, il devrait passer à moins de 30.000 km de la surface de la Terre, la moindre variation de trajectoire lui faisant prendre la direction de la planète bleue signerait, ni plus ni moins, l’arrêt de mort de l’humanité tout entière.

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DES STRATÉGIES DE DÉVIATION ÉLABORÉES

Dans ce contexte, le premier objectif de la Nasa a donc d’abord été de récolter toutes les informations possibles sur l’astéroïde, des données indispensables permettant d’imaginer des moyens à même de le dévier, le cas échéant.

A ce stade, plusieurs scénarios sont envisagés allant de l’option nucléaire à l’envoi d’un vaisseau spatial spécialement dédié qui, voyageant à ses côtés, amènerait, par effet gravitationnel, Apophis à prendre un autre parcours.

D’autres chercheurs sont en toutefois plus optimistes et estiment qu’une collision a seulement une « chance » sur 100.000 de se produire.

UNE CHANCE POUR LA SCIENCE

Tous les scientifiques s’accordent en revanche sur le fait qu’Apophis leur offre une formidable opportunité d’en apprendre davantage sur les astéroïdes. 

Marina Brozovic, chercheure à la Nasa, a ainsi déclaré au quotidien britannique Daily Express : que pouvoir voir Apophis d’aussi près en 2029 «constituera une opportunité incroyable pour la science.»

Cela, en plus, d’offrir un spectacle grandiose à toute l’humanité. La roche présente à la surface de l’astéroïde devrait en effet briller exceptionnellement dans le ciel lors de son passage en 2029. De quoi mettre des étoiles plein les yeux.

Source : CNEWS

Un astéroïde de la taille de la pyramide de Khéops se rapproche de la Terre


Un astéroïde «potentiellement dangereux» de la taille de la grande pyramide de Gizeh, plus connue sous le nom de pyramide de Khéops, se rapprochera de la Terre à la fin du mois d’août, selon la Nasa.

L’astéroïde 2019 OU1 considéré comme «potentiellement dangereux» et plus grand que la pyramide de Khéops se rapprochera de la Terre fin août, indique la Nasa.

Son diamètre est de 160 mètres, dépassant de 20 mètres celui de la pyramide égyptienne la plus connue.

Selon la Nasa, le 28 août la distance entre 2019 OU1 et la Terre sera 40 fois inférieure à celle séparant notre planète de Vénus.

L’Agence spatiale européenne (ESA) avait précédemment mis à jour la liste des objets spatiaux représentant une menace potentielle pour la Terre.

Selon les spécialistes de l’agence, l’incident hypothétique le plus proche dans le temps pourrait être la collision de la Terre avec l’astéroïde 2006 QV89 le 9 septembre prochain.

Le tableau des risques évalue à environ une chance sur 7.000 que l’astéroïde percute la Terre.

La plus grande menace potentielle est celle de l’astéroïde 2010 RF12. Des experts supposent que son rapprochement dangereux de la Terre aura lieu en 2095. Il y a environ une chance sur 16 qu’il percute la Terre.

Source: Sputnik News

L’Europe teste un nouveau système de défense contre les astéroïdes


En coordination avec la NASA, l’agence spatiale européenne (ESA) travaille sur un système de déviation d’astéroïdes. Un premier test grandeur nature est prévu pour 2022 sur le géocroiseur Didymos. 

L’impacteur DART tentera de faire dévier la lune Didymoon de son orbite autour de Didymos en s’écrasant à une vitesse de 6 km/s à sa surface.

Notre planète est régulièrement la cible d’astéroïdes. Preuves en sont les nombreux cratères présents à sa surface. Pour s’en protéger, l’ESA et la NASA prévoient d’envoyer en 2022 un impacteur nommé DART (Double Asteroid Redirect Test), pesant 550 kg, sur l’astéroïde Didymos et sa petite lune Didymoon découverts en 1996 par Spacewatch à l’observatoire de Kitt Peak. Une mission articulée autour de deux phases nommée AIDA (Asteroid Impact & Deflection Assessment), qui aura pour objectif d’évaluer la possibilité de dévier les futurs astéroïdes prenant la direction de la Terre et ainsi d’éviter toute collision.

AIDA/HERA : TEST GRANDEUR NATURE

Didymos est un géocroiseur ; ce corps du système solaire orbite autour du Soleil avec sa lune, pouvant l’amener à naviguer à proximité de notre planète. En novembre 2003, il est ainsi passé à moins de 0,05 UA de la Terre. Cette caractéristique en fait un candidat de tout premier choix ; même s’il ne présente pour l’instant aucun risque d’impact avec notre planète, « il va de nouveau passer près de la Terre en 2022 » affirme Patrick Michel, directeur de recherche au CNRS et spécialiste des astéroïdes à l’Observatoire de Côte d’Azur.

La cible de la première phase de cette mission est sa petite lune Didymoon, dont la masse ne représente que 1 % de celle du géocroiseur. L’impacteur DART tentera de faire dévier Didymoon de son orbite autour de Didymos en s’écrasant à une vitesse de 6 km/s à sa surface. « L’impact de DART va modifier la période orbitale de Didymoon autour de Didymos, ce qu’on va mesurer depuis la Terre. Du fait de la toute petite masse de cette lune, ce changement de période orbitale ne va pas induire de déviation de trajectoire de l’astéroïde double [Didymos et Didymoon] mais seulement celle de la lune autour de son corps central. Ceci évite le risque d’un impact de Didymos avec la Terre » ajoute Patrick Michel. 

En 2026, lors de la seconde partie de la mission, la sonde Hera rendra visite au système et explorera le résultat de l’impact en mesurant la masse de la lune et les propriétés détaillées du cratère au centimètre près, ainsi que la structure de sous-surface.

UN IMPACT SIMILAIRE À CELUI SUR RYUGU

« Si DART est un succès, on saura qu’on est capables de viser un objet dont on a aucune connaissance de la forme à 6 km/s et qu’on est capables de dévier un corps de cette taille-là, de l’ordre de la centaine de mètres » affirme Patrick Michel. La déviation d’un corps plus gros nécessitera une plus grande quantité d’énergie, en jouant sur la vitesse du projectile ou sa masse. « Quand on s’approche du kilomètre en taille, l’énergie qu’il faut est bien plus élevée que celle d’un projectile passif qu’on pourrait envoyer, donc il faudrait envisager une technique non pacifique comme le nucléaire » ajoute le chercheur.

La mission AIDA rappelle une mission menée par l’agence spatiale japonaise, la JAXA : la mission Hayabusa2, sur laquelle Patrick Michel occupe un poste de scientifique interdisciplinaire. Lancée en 2012, la sonde japonaise a lancé le 5 avril dernier un impacteur baptisé Small Carry-On Impactor (SCI) sur l’astéroïde Ryugu, qui fait 900 mètres de diamètre. SCI transportait une charge explosive qui a propulsé un projectile de cuivre de près de 2,5 kg à une vitesse d’environ 2 km/s à sa surface, créant un cratère. L’objectif de cette mission est de récupérer différents matériaux afin de les ramener sur terre pour une analyse détaillée. Mise en sécurité de l’autre côté de l’astéroïde, la sonde a pu observer le 25 avril dernier le site d’impact.

« Le fait d’avoir des données issues de SCI et Hera sur la taille des cratères dans deux régimes de vitesse d’impact différents nous permettra de recueillir des informations cruciales. De plus, DART et Hera tireront parti de l’expérience d’impact Hayabusa2 et aideront à combler nos lacunes dans le domaine de la déflection d’astéroïdes ; elles pourront nous amener à un point où une telle méthode pourrait être utilisée pour de vrai » conclut le chercheur.

Source: National Geographic