Les pertes de récoltes au niveau mondial se succèdent : la pire jamais enregistrée en Australie


La production alimentaire mondiale est touchée de toute part, semble-t-il. En raison de conditions climatiques absolument folles, d’armées de sauterelles géantes en Afrique et au Moyen-Orient et d’une épidémie sans précédent de peste porcine africaine en Chine, la production alimentaire mondiale est bien moins importante que prévu.

Même dans les années les plus fastes, nous avons vraiment du mal à nourrir tous les habitants de la planète, et beaucoup de gens se demandent donc ce qui va se passer alors que les réserves alimentaires mondiales se raréfient de plus en plus. Les grands médias américains sont tellement obsédés par la politique en ce moment qu’ils n’ont pas accordé beaucoup d’attention à cette crise émergente, mais la vérité est que ce cauchemar grandissant ne fera que s’intensifier dans les mois à venir.

En Australie, les conditions ont été extrêmement chaudes et extrêmement sèches, ce qui a contribué à alimenter les terribles incendies de brousse dont nous avons été récemment témoins.

Et tout le monde savait que la production agricole en Australie allait être décevante cette année, mais il s’avère qu’elle va en fait être la pire jamais enregistrée

L’année la plus chaude et la plus sèche jamais enregistrée en Australie a entraîné une baisse de la production agricole, la production estivale devant tomber aux niveaux les plus bas jamais enregistrés, selon les projections officielles publiées mardi.

Le département de l’agriculture du pays a déclaré qu’il s’attendait à ce que la production de cultures comme le sorgho, le coton et le riz chute de 66 pour cent – les niveaux les plus bas depuis le début des enregistrements en 1980-81.

Le continent australien est considéré comme l’un des greniers du monde. Selon le ministère américain de l’agriculture, en 2018/19, l’Australie a exporté plus de 9 millions de tonnes de blé vers le reste du monde.

Mais en raison des incessantes mauvaises récoltes, l’Australie a commencé à importer du blé, et cela devrait se poursuivre dans un proche avenir.

Ainsi, au lieu d’aider à nourrir le reste du monde, l’Australie compte désormais sur le reste d’entre nous pour les aider à se nourrir.

Et ce qui se passe cette année n’a pas seulement fait tomber les vieux records. En fait, un économiste senior affirme que ce sera la pire production de cultures estivales que le pays ait jamais connue « par une large marge »…

« C’est de loin la plus faible production de cultures d’été de cette période », a déclaré à l’AFP Peter Collins, un économiste senior de l’organisme statistique du département ABARES.

Bien sûr, si le reste du monde se portait bien, nous pourrions certainement survivre à un ralentissement en Australie.

Malheureusement, ce n’est absolument pas le cas.

En ce moment, des milliards et des milliards de criquets dévorent avec voracité les fermes en Afrique de l’Est et au Moyen-Orient. Comme je l’ai expliqué l’autre jour, des armées de criquets géants, de la taille des grandes villes, parcourent jusqu’à 160 kilomètres par jour pour chercher de la nourriture. Quand ils descendent sur une ferme, toutes les récoltes peuvent être consommées littéralement en 30 secondes. C’est un cauchemar aux proportions épiques, et les responsables de l’ONU nous disent que cette crise ne fera qu’empirer au cours des deux prochains mois.

En Ouganda, l’armée a été appelée pour aider à combattre ce fléau de criquets, mais cela ne change pas grand-chose

Sous un soleil matinal chaud, des dizaines de soldats fatigués regardent avec insistance les millions de criquets jaunes qui s’élèvent dans le ciel du nord de l’Ouganda, malgré les heures passées à pulvériser la végétation avec des produits chimiques pour tenter de les tuer.

Du haut des karité, des champs de pois et de la savane d’herbes hautes, les insectes s’élèvent dans un murmure hypnotique, disparaissant rapidement pour semer la dévastation ailleurs.

Le moyen le plus efficace de lutter contre ces essaims de criquets est de les arroser d’insecticide depuis le ciel, mais même cela ne donne que des résultats très limités.

Mais au moins, c’est mieux que de ne rien faire.

L’ONU essaie de réunir beaucoup plus d’argent pour faire décoller plus d’avions, car si rien n’est fait, le nombre de criquets « pourrait augmenter jusqu’à 500 fois d’ici juin »…

L’ONU a déclaré que 76 millions de dollars sont nécessaires immédiatement. Mardi, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, lors d’une visite en Éthiopie, a déclaré que les États-Unis donneraient 8 millions de dollars supplémentaires à cet effort. Cela fait suite à un précédent don de 800 000 dollars.

Le nombre total de criquets pèlerins pourrait être multiplié par 500 d’ici juin, lorsque le temps plus sec commencera, selon les experts. D’ici là, on craint que de nouvelles pluies dans les semaines à venir permettent de fournir de la végétation nouvelle pour nourrir une autre génération d’insectes voraces.

Dans l’ensemble, ces criquets affectent des nations « dont la population combinée atteint près de 2 milliards d’habitants », et la quantité de nourriture que ces criquets détruisent est sans précédent.

Dans le même temps, la Chine a été confrontée à la pire épidémie de peste porcine africaine de son histoire.

La peste porcine africaine n’affecte pas les humains, mais elle se propage dans les cheptels de porcs comme un feu de forêt. Il n’y a pas de vaccin, il n’y a pas de remède, et une fois que la peste porcine africaine commence à infecter les porcs dans une certaines zones, la seule chose que l’on puisse faire est de tuer le reste du cheptel porcin pour éviter qu’elle ne se propage ailleurs.

Malheureusement, la Chine n’a pas été en mesure de maîtriser cette épidémie, et les pertes ont été considérables.

Selon le New York Times, le nombre de porcs qui ont été abattus en Chine équivaut déjà à « près d’un quart de tous les porcs du monde »…

La maladie a été signalée pour la première fois à Shenyang, dans la province de Liaoning, au début du mois d’août 2018. Fin août 2019, la population porcine totale de la Chine avait diminué d’environ 40 pour cent. La Chine représentait plus de la moitié du parc porcin mondial en 2018, et l’épidémie y a tué à elle seule près d’un quart de tous les porcs du monde.

Mais bien sûr, la Chine n’est pas la seule à être confrontée à la peste porcine africaine.

En fait, des cas de peste porcine africaine ont été identifiés « dans 50 pays » et les éleveurs de porcs américains ont une peur bleue de ce qui pourrait arriver si cette maladie commençait à se propager dans le pays.

En raison de cette crise, les prix du porc en Chine ont explosé et de nombreuses familles ne peuvent plus du tout manger de porc.

Jamais auparavant dans l’ère moderne, nous n’avons vu apparaître simultanément autant de menaces majeures pour la production alimentaire mondiale.

Plus de 7 milliards de personnes vivent aujourd’hui sur notre planète, et nous devons être en mesure de produire suffisamment de nourriture pour nourrir tout le monde.

Si nous n’y parvenons pas, les prix des denrées alimentaires commenceront à être très élevés et les habitants des régions les plus pauvres n’auront tout simplement pas assez de nourriture pour nourrir leur famille.

Source : Michael Snyder,The Economic Collapse

Traduction: Sott.net

Australie: le vent provoque la jonction de deux énormes brasiers dans le sud-est


Deux gigantesques incendies ont, sous l’effet des vents, fusionné vendredi dans le sud-est de l’Australie en un brasier qui a déjà détruit une superficie 55 fois plus grande que Paris, alors que des milliers de personnes manifestaient pour exiger des actes contre le réchauffement climatique.

« Les conditions sont difficiles aujourd’hui », a expliqué aux journalistes le chef des pompiers dans les zones rurales de Nouvelle-Galles du Sud, Shane Fitzsimmons. « Ce sont les vents chauds et secs qui constituent de nouveau le véritable défi »

Voilà plusieurs jours que les autorités redoutaient l’arrivée aujourd’hui d’une nouvelle vague de chaleur catastrophique dans un pays en proie depuis septembre à une crise catastrophique des feux de forêts.

Comme attendu, le mercure a dépassé vendredi les 40 degrés dans les Etats de Victoria et de Nouvelle-Galles du Sud, et l’inquiétude se portait désormais sur un « mégafeu » né vendredi après-midi de la jonction de deux incendies. 

Ce seul brasier a réduit en cendres une superficie de plus de 6.000 km2, soit plus de 55 fois la taille de Paris.

– Réfugiés sur la jetée –

L' »état de catastrophe naturelle » avait été prolongé de 48 heures en prévision de cette nouvelle vague de chaleur, survenue après quelques jours de températures plus favorables à la lutte contre les incendies. 

Et des ordres d’évacuation avaient été lancés dans les zones frontalières de de la Nouvelle-Galles du Sud et du Victoria.

La Première ministre de Nouvelle-Galles du Sud, Gladys Berejiklian, a fait état de plus de 130 incendies actifs dans son Etat, dont une cinquantaine échappant à tout contrôle.

La situation était particulièrement grave sur l’île Kangourou, dans le sud de l’Australie-méridionale, dont la principale localité, Kingscote, était coupée du reste du monde par de gigantesques brasiers. 

Nombre d’habitants se sont réfugiés près de la jetée en attendant qu’une route soit à nouveau praticable.

Particulièrement précoce et virulente, la saison des incendies a déjà fait 26 morts en Australie, réduit en cendres une superficie totale de 100.000 km2 -soit plus grande que la la Corée du Sud ou le Portugal- et détruit plus de 2.000 maisons.

– « Changez la politique » –

La catastrophe en cours est aussi écologique. Au terme d’une étude, le professeur Chris Dickman, de l’Université de Sydney, a estimé dans un communiqué publié lundi qu’un milliard d’animaux avaient péri, un chiffre qui inclut les mammifères, les oiseaux et les reptiles, mais pas les insectes ni les invertébrés.

Liés à une sécheresse particulièrement grave en Australie, ces incendies sont de plus aggravés par le réchauffement climatique, alors que les scientifiques prédisent de longue date que la récurrence de ces événements météorologiques extrêmes ne fera que s’aggraver.

L’année 2019 a été en Australie la plus chaude et la plus sèche depuis le début des relevés. La journée du 18 décembre a été la plus chaude jamais constatée, avec une moyenne nationale des températures maximales mesurée à 41,9°C.

A Sydney et Melbourne, des milliers de personnes ont encore manifesté pour demander au gouvernement conservateur australien d’en faire plus pour lutter contre le réchauffement climatique et d’en finir avec son soutien inconditionnel à l’industrie du charbon, qui a très largement contribué à l’essor économique du pays, mais qui a cependant un piètre bilan environnemental.

« Changez la politique, pas le climat », pouvait-on lire sur une banderole, reflétant une opinion de plus en plus répandue quant à la cause des incendies.

– Désinformation « sans précédent » –

Des chercheurs ont observé que la crise actuelle avait donné lieu à une campagne de désinformation « sans précédent » dans l’histoire du pays, avec des « bots » (programmes informatiques qui envoient automatiquement des messages) déployés pour défendre l’idée que les feux ne sont pas liés au réchauffement climatique.

Le hashtag #arsonemergency (« urgence incendie criminel ») est notamment utilisé en force, alors que des médias, des sites et des hommes politiques conservateurs du monde entier défendent l’idée que les feux seraient en fait criminels.

Timothy Graham, experts des médias numériques à l’Université de technologie du Queensland, a expliqué à l’AFP que, selon ses recherches, la moitié des comptes Twitter utilisant ce hashtag semblaient se comporter comme des « bots » ou des « trolls », ces internautes publiant des messages intentionnellement provocateurs.

« Nos conclusions révèlent un effort concerté pour désinformer le public sur les causes des feux de forêt », a dit M. Graham.

« Cette campagne est sans comparaison dans son ampleur avec ce qu’on a pu voir dans d’autres pays, comme lors de la présidentielle américaine de 2016, mais ce niveau de désinformation en Australie est sans précédent. »

De son côté, le Premier ministre conservateur Scott Morrison a tenté vendredi d’esquiver la question quand des journalistes lui ont demandé si la gravité de ces feux deviendrait la norme du fait du réchauffement climatique.

« Ecoutez, nous en avons déjà parlé nombre de fois », a-t-il balayé, en affirmant que des évaluations auraient lieu une fois finie la saison des incendies.

Source: Actu Orange

Incendies en Australie : des dizaines de milliers d’évacuations en cours, Sydney menacée de coupures de courant


Le bilan des incendies en Australie est catastrophique mais pourrait encore empirer ce week-end. En tout, plus de 100.000 personnes ont été appelées à évacuer. La ville de Sydney est désormais menacée de coupures de courant après la destruction de 2 postes électriques par des feux.

Les chiffres des zones brûlées dépassent l’entendement : plus de 6 millions d’hectares soit deux fois la taille de la Belgique. Pourtant, le pire est peut-être encore à venir en Australie, sur le front des incendies. L’Australie se prépare à une nouvelle aggravation des catastrophiques feux de forêt ce week-end, après  l’évacuation vendredi par la marine nationale d’un millier de personnes cernées  par les flammes dans une ville du sud-est. Dans le sud-est du pays où les feux sont incontrôlables, l’État d’urgence a été décrété. 

Des dizaines de milliers d’évacuations en cours. Des dizaines de milliers  d’Australiens ont évacué samedi leurs domiciles pour fuir les feux de forêt. Pas moins de cent mille personnes ont reçu l’ordre d’évacuer dans trois états du pays. L’état d’urgence a été décrété dans le Sud-Est de l’île-continent, la  région la plus peuplée.  

Sydney menacée de coupures de courant. L’approvisionnement en électricité de l’Etat  le plus peuplé d’Australie, et de sa plus grande ville, Sydney, est menacé  par les feux de forêt qui ont détruit deux postes électriques, les autorités  mettant en garde contre des pannes de courant si la situation empire. Les incendies ravagent la Nouvelle-Galles du Sud (Sud) ont fait tomber des  lignes de transmission dans le sud de l’État, qui sont connectées à l’Etat  voisin de Victoria, a tweeté le ministre de l’Energie Matt Kean. Le ministre a appelé les habitants à réduire leur consommation  d’électricité et à « éteindre les pompes des piscines, les lumières dans les pièces inoccupées et à éviter d’utiliser machines à laver et lave-vaisselle. » Le directeur de la compagnie d’électricité TransGrid Paul Italiano a  déclaré que le système tenait le coup à ce stade, mais était « sous stress ».

La perte d’une grande centrale électrique pourrait entraîner des coupures  de courant pour empêcher l’effondrement du réseau électrique, a-t-il averti sur  la chaîne de télévision ABC. Huit millions de personnes vivent en Nouvelle-Galles du Sud, dont 65% dans  l’agglomération de Sydney.

23 morts, 480 millions d’animaux tués. Ces feux ont fait 23 morts, selon le Premier ministre Scott Morrison, dont  17 dans l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud, le plus peuplé. Le nombre d’animaux morts s’élèverait à 480 millions, dans le seul Etat de  Nouvelle-Galles du Sud, selon une étude de l’Université de Sydney. Ce bilan  pourrait être « considérablement plus élevé », selon des spécialistes.

Près de 3 fois les incendies en Amazonie. Plus de 6 millions d’hectares, soit deux fois la taille de la Belgique, ont  été brûlés depuis septembre à travers l’immense île-continent. A titre de comparaison, près de 2,5 millions d’hectares sont partis en  fumée en août en Amazonie, la plus grande forêt tropicale au monde. Les incendies de 2018 en Californie avaient détruit près de 800.000  hectares lors d’une des pires saisons de feux de forêt qu’ait connu cet Etat  américain.

3000 militaires réservistes en renfort. Plus de 1.500 maisons ont été été réduites en cendres, un chiffre qui  pourrait augmenter à la suite des incendies en cours. Des villes entières des Etats de Nouvelle-Galles du Sud et de Victoria, situés au sud-est de l’Australie, ont été rasées de la carte à la veille du  Nouvel An. Des milliers de pompiers volontaires combattent ces incendies qui ont  débuté en septembre.  Samedi, le gouvernement a fait appel à 3.000 militaires réservistes, une  mobilisation sans précédent, selon la ministre de la Défense.

Plus de 48°C à l’ombre. Sydney a enregistré samedi des températures record, avec 48,1 degrés relevés à Penrith dans la banlieue ouest de la ville la plus peuplée  d’Australie. A Canberra, la température a atteint 42,9 degrés, un chiffre également sans  précédent, a indiqué le porte-parole des services météorologiques australiens,  Jonathan How. Dans ces deux villes, les températures pourraient encore augmenter, a-t-il  affirmé. Plusieurs messages d’alerte ont été émis samedi à travers le territoire  australien. L’un d’entre eux concerne un feu au sud-ouest de Sydney qui  pourrait atteindre la périphérie de la mégapole.

Source: LCI

Un demi-milliard d’animaux sont déjà morts dans les incendies en Australie


Le chiffre paraît invraisemblable. Alors qu’une grande partie de l’Australie est en proie à de violents incendies qui ont fait 18 morts chez les humains, le nombre de décès chez les animaux atteint près d’un demi-milliard.

Selon des chercheurs de l’université de Sydney, toutes les espèces sont concernées, que ce soit les mammifères, les reptiles ou les oiseaux. Des images de cadavres de koalas ou de perroquets carbonisés ont été largement partagés sur les réseaux sociaux. L’écosystème complet des zones touchées est donc en danger. 

Les koalas inquiètent particulièrement les chercheurs. Ces bêtes ne possèdent en effet pas la vitesse suffisante pour quitter leurs arbres et s’enfuir à l’approche des flammes. Près d’un tiers de la population de ce mammifère aurait déjà disparu en Nouvelles-Galles du Sud, Etat particulièrement touché par la catastrophe. 

Le chiffre avancé par les scientifiques n’a cependant pas encore été confirmé par les autorités. La ministre de l’Environnement, Sussan Ley, a ainsi expliqué que les données complètes ne seront connues que lorsque «les feux se seront calmés et qu’une bonne évaluation sera menée». 

Source: CNews

Incendies et records de chaleur en Australie : l’état d’urgence décrété pour sept jours


Les records de chaleur s’enchaînent en Australie et cette canicule aggrave les immenses incendies qui ravagent le bush depuis des semaines.

L’état d’urgence est déclaré pour sept jours dans l’Etat australien de Nouvelle-Galles du Sud, dans le sud-est du pays, dont Sydney est la capitale. Des températures records favorisent de gigantesques incendies, qui menacent de plus en plus la première ville du pays, avec ses cinq millions d’habitants.

Mardi et mercredi, l’Australie a battu des records de chaleur depuis le début des relevés, avec une moyenne nationale des températures maximales mesurée à 41,9 °C mercredi et 40,9 °C mardi. Et la situation pourrait s’être répétée ce jeudi, et encore vendredi. La journée la plus chaude enregistrée jusqu’alors remontait à janvier 2013 (40,3 °C).

À ces journées les plus chaudes s’ajoutent des records locaux : jeudi, le mercure a grimpé à 49,8° dans la localité d’Eucla, en Australie-Occidentale. Le record (49,5° à Birdsville, dans l’Etat du Queensland) datait de 1972. Le record absolu a été enregistré en 1960 à Oodnadatta, un village de 200 âmes en terre aborigène. Ce 2 janvier-là, il avait fait 50,7°.

« C’est juste un jour très chaud de plus », a expliqué à l’agence de presse Reuters Hayley Nunn, le patron du Pink roadhouse, une échoppe, peinte en rose bonbon, où s’arrêtent les touristes en chemin pour le désert de Simpson. « Les gens me disent qu’ils adorent l’été (saison en cours en Australie NDLR)… Si c’est le cas, venez et voyez car vous ne l’aimerez plus ! »

« Venez, et vous n’aimerez plus l’été ! »

Cette canicule aggrave les incendies qui ravagent toujours le pays. En Nouvelle-Galles du Sud, les pompiers ont affirmé ce jeudi que, sur les 106 incendies brûlant, 53 n’étaient pas maîtrisés. Dans ce territoire au climat subtropical humide, aride sur ses franges intérieures, au moins trois millions d’hectares sont partis en fumée ces dernières semaines. Six personnes sont mortes et plus de 800 maisons ont été détruites.

Plus de 70 feux font également rage dans l’Etat du Queensland, au nord de la Nouvelle-Galles du Sud, dont un à Peregian, près du centre touristique de Noosa, sur la côte. Le Sud et l’Ouest de l’Australie sont également le théâtre de plusieurs incendies.

En Nouvelle-Galles du Sud, plus de 2 000 pompiers sont à pied d’œuvre avec le renfort d’équipes canadiennes, ainsi que de militaires australiens. Shane Fitzsimmons, le patron du service rural des incendies de Nouvelle-Galles du Sud, a souligné « l’énormité et la complexité de certains de ces incendies, et les conditions météorologiques extrêmes annoncées pour la journée ».

Les organisations professionnelles de médecins s’étaient alarmées lundi que Sydney soit confrontée à « une urgence de santé publique » en raison des fumées toxiques liées aux incendies qui enveloppent la ville depuis des semaines. Les hôpitaux ont constaté une importante augmentation du nombre de visites aux urgences par des patients souffrant de problèmes respiratoires, dont un accroissement de 80 % des admissions le 10 décembre, quand la qualité de l’air a été la pire enregistrée ces derniers jours.

Les scientifiques ont noté que les incendies ont été plus précoces et plus violents que d’habitude cette année en raison d’une sécheresse record, due au réchauffement climatique. Des immensités de bush sont de ce fait extrêmement sèches et offrent des conditions idéales pour des départs de feux. Des villes sont aussi à court d’eau potable.

Les militants climatiques veulent faire pression sur le gouvernement conservateur, qu’ils accusent de ne pas prendre la mesure du phénomène. Ils ont prévu une marche vers la maison du Premier ministre Scott Morrison à Sydney pour demander une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ils ne devraient pas l’y trouver : Scott Morrison est actuellement en vacances, à l’étranger.

Source: Le Parisien

Des dizaines de feux dans l’est de l’Australie, au moins deux morts


Au moins deux personnes sont mortes, des dizaines d’autres ont été blessées et plus de cent maisons ont été détruites dans un nombre sans précédent de feux de brousse qui continuaient de faire rage samedi dans l’est de l’Australie.

Le corps d’un homme carbonisé a été retrouvé dans une voiture et une femme est également décédée en dépit des efforts déployés par les médecins pendant plusieurs heures pour la sauver, ont indiqué les services de secours de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud.  

De son côté, la Première ministre de cet Etat du sud-est de l’Autralie, Gladys Berejiklian, a également précisé que sept personnes sont portées disparues. « Je suis désolée de dire que ce nombre peut augmenter pendant la journée« , a-t-elle déclaré à propos du bilan. 

Malgré une accalmie samedi des conditions météo, elle a également alerté sur les prévisions de la semaine à venir, « qui signifierait que nous n’avons pas passé le pire« . 

Les pompiers débordés reconnaissaient avoir beaucoup de mal à venir à bout des plus dangereux, au nombre de huit, des plus de cent foyers qui se sont déclarés dans les zones rurales du Queensland (nord-est) et de Nouvelle-Galles du Sud (sud-est), des environs de Brisbane à Sydney. 

Des dizaines n’étaient toujours pas maîtrisés, malgré le déploiement de quelque 1.200 pompiers et de 70 aéronefs le long d’une bande de terre s’étalant sur un millier de kilomètres le long des côtes du Pacifique. 

« Pour l’instant, on en est à au moins 100 maisons détruites hier dans des feux de brousse« , ont annoncé tôt dans la matinée samedi les services de lutte contre les incendies de Nouvelle-Galles du Sud.  

Plus de 30 personnes ont été blessées, dont de nombreux pompiers, ont-ils précisé.  

« Nous n’avons jamais eu autant d’incendies en même temps et avec un tel niveau d’urgence« , a déclaré à la chaîne de télévision publique ABC un responsable de ces services, Shane Fitzsimmons. 

« Nous sommes en terrain inconnu« , a-t-il poursuivi, reconnaissant qu’il était très difficile de faire face à tant de feux à la fois. 

De tels incendies se produisent chaque année sur l’immense île-continent pendant le printemps et l’été en Australie. 

Mais cette année, ils ont été extrêmement nombreux et précoces. Les premiers se sont déclarés en septembre, du nord de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud jusqu’aux zones tropicales du Queensland. 

Si ce début de saison est dramatique, les scientifiques s’inquiètent pour les prochains mois.  

Le changement climatique et des cycles météorologiques défavorables ont généré une sécheresse exceptionnelle, un faible taux d’humidité et de forts vents qui contribuent à générer des feux de brousse. 

Jusqu’à présent, aucun décès n’a été déploré, même si des personnes se sont retrouvées prises au piège à leur domicile. 

– Journée difficile et dangereuse – 

Vendredi « a été une journée difficile et dangereuse. Malheureusement, de nombreuses personnes ont appelé à l’aide, mais face à l’ampleur et à la vitesse des incendies, nous n’avons pas pu atteindre tout le monde, même par la route ou en hélicoptère« , ont déclaré les pompiers de Nouvelle-Galles du Sud. 

Les autorités de cet Etat ont souligné que les feux avaient franchi les zones de confinement et une partie de l’autoroute du Pacifique qui relie Sydney à Brisbane a été fermée. 

Le long de la Sunshine Coast dans le Queensland, la police a ordonné l’évacuation totale de Tewantin, une banlieue d’environ 4.500 habitants, avant de revenir sur sa décision.  

Dans certaines régions, la population s’est retrouvée coincée et a reçu pour instructions de « chercher un abri car il est trop tard pour partir« .  

Des radios locales ont interrompu leurs programmes afin d’expliquer comment survivre à un incendie dans le cas où des personnes se retrouveraient bloquées dans leur maison ou dans leur véhicule. 

Le long de la côte située au nord et au sud de Sydney, des habitants ont posté des vidéos et des photos sur les réseaux sociaux montrant un ciel rempli de fumée de couleur orange et des eucalyptus d’une hauteur de plusieurs étages engloutis par les flammes. 

Cette région est l’habitat naturel des koalas, qui se nourrissent de feuilles d’eucalyptus et des centaines d’entre eux pourraient avoir péri dans les flammes, estiment les autorités.  

Les vents forts et les températures élevées que connaît actuellement l’est de l’Australie devraient se calmer au cours du week-end et offrir ainsi un répit sur le front des incendies.  

L’Australie a annoncé cette semaine la mise en place d’un programme d’aides financières pour lutter contre les conséquences de la sécheresse. 

Ce phénomène est une caractéristique de l’Australie, mais les scientifiques considèrent que le changement climatique aggrave ce problème. 

Source: L’Express

Australie : sommé de s’excuser pour avoir dit qu’il aimait Jésus, un rugbyman persiste !


En Australie, rugby et foi chrétienne ne sont pas compatibles. Après Israel Folau, actuellement en justice contre la fédération australienne de rugby qui l’a évincé de la sélection nationale pour avoir appelé les pécheurs  à se repentir (voir : Australie : un rugbyman chrétien écarté de l’équipe nationale pour avoir dénoncé le péché), c’est au tour de Samu Kerevi de se retrouver dans la tourmente en raison de sa foi en Jésus.

Samu Kerevi, un des meilleurs joueurs des Wallabies, s’est retrouvé mêlé à une controverse parce qu’il a déclaré « Je t’aime Jésus » à Pâques.

Tout a commencé pendant le week-end de Pâques où le joueur a publié ce post :

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils Jésus-Christ afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle Jean 3.16. Merci Jésus d’être mort à la croix pour moi. Je t’aime Jésus »

Instagram/Samu Kerevi

Alors que de nombreux fans ont exprimé leur soutien à la déclaration de foi de Kerevi, d’autres se sont demandé s’il soutenait le point de vue de son coéquipier Israël Folau .

Suite aux critiques,  Kerevi avait  publié un message sur Instagram qui disait: « Je présente mes excuses à quiconque a été offensé.

Beaucoup ont alors interprété cela comme des regrets, c »est alors que Kerevi s’est montré ferme quant à sa foi avec cette nouvelle publication :

«Pour être clair, je ne m’excuse pas pour ma foi en Jésus Christ, mon sauveur. Dieu viendra toujours en premier dans ma vie ainsi que pour beaucoup d’autres joueurs de rugby professionnels. Aujourd’hui, j’ai eu l’impression que certains articles avaient été sortis de leur contexte. Je ne me sens pas obligé de m’excuser auprès des gens à cause de la situation qui se passe actuellement avec un de mes frères. »

Instagram/Samu Kerevi)

Message accompagné du verset Jean 16.33 : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde ».

Samu a ajouté : «Je me suis excusé auprès des personnes qui ne connaissaient peut-être pas Dieu et ne comprenaient pas mon entretien d’après-match après un match de rugby en Afrique du Sud.

« Pour ces personnes, comprenez que pendant Pâques, ma famille et moi célébrons la mort et la résurrection de Jésus-Christ. »

Concernant Israel Folau, la contestation de son éviction des wallabies pour « faute de conduite » a commencé aujourd’hui.

Le 3 mai, il a tenu lui aussi à être clair à propos de ses convictions :

« Au travail, si on vous dit quelque chose qui compromet votre foi, c’est un test, vous allez être mis au défi, a-t-il assuré. La question, c’est « mais qu’est-ce que vous allez faire ? » », a-t-il ajouté en pleurs, avant de se donner l’étiquette de « Soldat du Christ ».

« Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ? », a-t-il affirmé, citant l’évangile selon Marc. « Cette vie que nous vivons est vraiment difficile. »

Folau sera entendu à huis clos, devant un panel de trois personnes, qui devront étudier son cas et opter pour une éventuelle sanction : amende, suspension, limogeage définitif.

PRIONS POUR EUX !!!

Sources : foxsports.com / ekklesia.pro/lequipe.fr

Via: La Lumière du monde

L’islamiste Erdogan menace de mort les Australiens et Néo-Zélandais « hostiles à l’islam »


Prenant la parole lundi lors d’un rassemblement politique, le président turc Recep Tayyip Erdogan a averti que tout Australien ou Néo-Zélandais qui serait hostile à l’islam retournerait chez lui « dans un cercueil » et subirait le même sort que les soldats australiens tués par les forces ottomanes lors de la bataille de Gallipoli, pendant la Première Guerre mondiale.

«Il y a un siècle, vos aïeuls sont repartis à pied ou dans des cercueils. Si votre intention est la même que la leur, nous vous attendons.» a déclaré le président R. Erdogan.

Le Premier ministre australien Scott Morrison, qui a convoqué l’envoyé de la Turquie au sujet de l’incident, a rapidement réprimandé ces propos, les qualifiant « d’ignobles » et « irréfléchis ». « Des propos ont été tenus par le président turc Erdogan que je considère extrêmement offensants pour les Australiens et extrêmement irréfléchis dans l’environnement très sensible dans lequel nous sommes« , a déclaré M. Morrison.

M. Erdogan semblait répondre aux commentaires formulés au sujet de la Turquie dans le « manifeste » de l’Australien Brenton Tarrant, 28 ans, accusé de meurtre dans le cadre de l’attaque terroriste de vendredi dernier à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, qui a fait 50 morts.

« Nous sommes ici depuis mille ans, et nous y serons jusqu’au jour du Jugement dernier. Vous ne pouvez pas faire d’Istanbul une ville de Constantinople « , a encore lancé M. Erdogan.

Source: TV Libertés

L’Australie vient de vivre son été le plus chaud et redoute un automne encore sec


L’Australie a connu entre décembre et février son été le plus chaud depuis le début des relevés de températures, et les prévisions n’augurent rien de bon pour l’automne austral qui débute, a annoncé jeudi le gouvernement.

« Après les records battus en décembre et janvier, personne ne sera surpris d’apprendre que cet été a été le plus chaud répertorié », a déclaré Andrew Watkins, responsable des prévisions à long terme au sein du Bureau météorologique.

Les chiffres définitifs ne seront pas connus avant vendredi. Mais le Bureau a indiqué qu’il était clair que la moyenne des températures -en ce qui concerne les températures maximales et moyennes- dépasserait pour la première fois de plus de deux degrés les moyennes à long terme.

Les précipitations sont en outre inférieures aux normales. Or le Bureau ne voit aucun répit à l’horizon en ce qui concerne la grave sécheresse qui sévit depuis plusieurs mois dans de vastes zones du coeur agricole du pays, dans l’est et le sud-est.

« Malheureusement, les prévisions ne donnent pas le sentiment d’un retour en automne aux moyennes saisonnières en ce qui concerne les précipitations dans de nombreuses régions », a déclaré M. Watkins.

Le Bureau avait déjà annoncé au début du mois que janvier avait été le mois le plus chaud jamais répertorié, avec une température moyenne sur l’île-continent pour la première fois supérieure à 30 degrés.

M. Watkins a mis en cause des conditions météorologiques particulières dans l’océan Indien et l’océan Pacifique, tout en ajoutant que des tendances de long terme liées au réchauffement climatique étaient aussi à l’oeuvre.

Les autorités affirment que la vague de chaleur du mois de janvier à contribué à la mort de plus d’un million de poissons dans le bassin hydrographique du Murray-Darling, un vaste systèmes de fleuve et rivières du sud-est.

Les feux de forêt, relativement fréquents dans le sud-est lors de l’été austral, se sont propagés en janvier dans le nord-est tropical de l’Australie.

Source: Sciences et Avenir

Australie: Le numéro trois du Vatican reconnu coupable de pédophilie


Il est le plus haut responsable de l’Eglise catholique condamné dans une affaire de pédophilie.

Le Cardinal George Pell à Melbourne, le 26 février 2019. — AFP

Les faits avaient été commis dans la sacristie de la cathédrale Saint-Patrick de Melbourne dans les années 1990. Le cardinal australien George Pell, numéro trois du Vatican, a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur mineur, devenant ainsi le plus haut responsable de l’Eglise catholique condamné dans une affaire de pédophilie, a annoncé mardi un tribunal australien.

Le tribunal de Melbourne (sud) a déclaré le cardinal de 77 ans coupable d’un chef d’agression sexuelle et de quatre chefs d’attentat à la pudeur contre deux enfants de chœur alors âgés de 12 et 13 ans. Le prélat avait initialement rejeté ces accusations et le jury n’était pas parvenu à une décision lors d’un premier procès en septembre. Il a cependant été déclaré coupable lors d’un nouveau procès le 11 décembre.

Une nouvelle audience mercredi pour fixer sa peine

Le tribunal de Melbourne avait cependant pris une « ordonnance de suppression » (suppressing order) qui interdisait aux médias toute mention de cette affaire, sous peine de poursuites. Cette obligation de silence avait été imposée dans le but de protéger le jury d’un second procès lors duquel le cardinal Pell devait initialement être jugé pour d’autres faits présumés.

Mais l’accusation a décidé de renoncer à cette seconde série de poursuites, ce qui a eu pour conséquence de lever mardi le blackout médiatique sur la première affaire, autorisant les médias à annoncer le verdict de culpabilité.

La peine à laquelle le cardinal sera condamné n’a pas été fixée. Une nouvelle audience est prévue mercredi. Les avocats du cardinal ont d’ores et déjà annoncé à l’AFP son intention de faire appel. George Pell, qui avait pris congé de ses fonctions au Vatican pour se défendre, reste cependant sur le papier à la tête du secrétariat pour l’économie du Saint-Siège, soit le numéro trois du Vatican.

Source: 20 Minutes