Les Palestiniens organiseront-ils réellement des élections législatives et présidentielles ?


Ces derniers temps, les Palestiniens ont eu des raisons d’être optimistes quant à la tenue d’élections démocratiques dans les territoires palestiniens occupés. Cela faisait suite à des réunions marathon entre le chef de la Commission électorale centrale (CEC), Hanna Nasir, et des représentants des factions palestiniennes.

Après avoir reçu des réponses positives des deux principales factions – Hamas et Fatah – Nasir a exprimé l’espoir que son comité pourrait commencer à préparer les urnes bientôt. L’engagement pris par le Qatar de payer les dépenses électorales a encore renforcé les espoirs des Palestiniens. Les Palestiniens et les observateurs attendent que l’Autorité palestinienne, le Fatah et le président de l’OLP, Mahmoud Abbas, publient son décret et donnent le feu vert pour que le processus démocratique puisse commencer pour la première fois depuis 2006.

Le peuple palestinien attend que les élections mettent fin à la division interne, à la corruption de l’Autorité palestinienne – elle agit sans contrôle parlementaire depuis près de 15 ans – et aux crises administratives qui touchent différents ministères et qui ont abouti à l’existence de deux gouvernements. Ils voudraient également que l’on mette fin à la désunion de la représentation palestinienne étrangère.

Cependant, il y a maintenant des signes qui pourraient conduire à l’évaporation d’un tel optimisme, avec l’AP, le Fatah et les responsables de l’OLP qui font des remarques provocatrices sur la réponse écrite du Hamas aux élections envoyées à Abbas via Nasir. Ce dernier a déclaré à plusieurs reprises qu’il publierait un décret présidentiel dès que le Hamas lui aurait donné sa réponse, y compris son plein consentement à la tenue et à la participation au processus démocratique. La CEC l’a reçu le 26 novembre et l’a remis à Abbas, qui était au Qatar le lendemain. Toutefois, le Président palestinien n’a ni publié le décret ni même répondu au mouvement islamique.

Selon Azzam Al-Ahmad, chef du bloc parlementaire du Fatah, « Abbas ne publiera le décret présidentiel que lorsque le Hamas expliquera ce qu’il entend par l’expression « règles d’engagement » mentionnée dans sa réponse écrite ». C’est ce qu’il a dit aux médias locaux dimanche.

Le lendemain, le ministre des Affaires civiles de l’AP, Hussein Al-Sheikh, a également été dénoncé par un média palestinien, affirmant que  » Abbas ne publiera pas le décret présidentiel relatif aux élections tant que le Hamas n’aura pas mis ses armes sous le contrôle des services de sécurité de l’AP.

Aujourd’hui, le secrétaire du Conseil révolutionnaire du Fatah, Majed Al-Fityani, a déclaré :  » Si le Hamas est sérieux quant à son intention de se rendre aux élections, il doit cesser de faciliter les missions américaines et israéliennes à Gaza. Il s’agissait d’une référence à l’hôpital américain qui est en construction dans le nord de la bande de Gaza avec deux portes, l’une contrôlée par les gardes de sécurité palestiniens à Gaza et l’autre par les Israéliens.

En outre, s’adressant à Felesteen Radio, Ahmed Hellis, haut responsable du Fatah à Gaza, a accusé le Hamas de « tourner le dos » aux élections et d’être impliqué dans la réalisation de gains égoïstes à travers « ses discussions et relations » avec Israël et les Américains. Tout cela, souvenez-vous, vient d’une personne loyale à un président de l’Autorité palestinienne qui a déclaré ouvertement que la coopération en matière de sécurité – certains disent que la collaboration – avec l’occupation israélienne est « sacrée ».

En réponse à ces commentaires, le porte-parole du Hamas, Abdul Latif Al-Qanou, m’a dit que  » le terme  » règles d’engagement  » fait référence aux relations avec l’État d’occupation israélien, y compris la sécurité et la coordination civile « .

Par ailleurs, un autre porte-parole du mouvement, Fawzi Barhoum, a souligné que  » l’hôpital américain de Gaza a été discuté et approuvé par toutes les factions palestiniennes et en coopération avec le Qatar et l’Egypte. Cela a été proposé par les médiateurs comme une solution au manque de traitement médical approprié pour plusieurs types de maladies graves. »

Al-Qanou aurait pu ajouter que les  » règles d’engagement  » font référence à la coordination de la sécurité entre l’Autorité palestinienne et Israël contre la résistance palestinienne armée et populaire, et que toutes les factions palestiniennes, à l’exception du Fatah, sont opposées à une telle coordination. Et Barhoum aurait pu noter que la demande d’avoir une solution pour les crises de maladies graves à Gaza a surgi après les sanctions imposées par l’Autorité palestinienne à Gaza qui incluent le blocage du transfert des patients palestiniens de l’enclave pour obtenir un traitement en Cisjordanie, Israël, Jordanie et Egypte.

Il semble qu’Abbas n’émettra jamais de décret présidentiel pour donner le coup d’envoi des élections et a ordonné à ses fonctionnaires de mettre un bâton dans les roues des élections afin de faire dérailler le processus et d’obtenir une réponse ferme du Hamas. Cela lui donnerait alors, pensait sans doute Abbas, une autre excuse pour annuler les élections.

Cependant, les commentaires des responsables de l’AP et du Fatah ressemblent davantage à de la procrastination de la part de personnes qui veulent s’accrocher au pouvoir à tout prix, plutôt qu’à des critiques sérieuses et réfléchies. Je suis convaincu plus que jamais que même si le Hamas gardait le silence, Abbas n’émettrait toujours pas de décret pour lancer les élections. Il nie au peuple palestinien son droit de s’engager dans le processus démocratique.

Source: The Middle East Monitor

Traduit par: SENTINELLE SAPS

Le Canada soutient une résolution pro-palestinienne à l’ONU, une première depuis 10 ans


« Le Canada est attaché à l’objectif d’une paix globale, juste et durable au Moyen-Orient »

Le gouvernement Trudeau a défendu cette semaine une résolution visant à soutenir le droit à l’autodétermination du peuple palestinien, qui a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies lors d’une session de la Troisième Commission.

La résolution a été présentée par l’Autorité palestinienne, la Corée du Nord, le Zimbabwe et d’autres pays. Elle appelle à un « règlement de paix juste, durable et global » du conflit israélo-palestinien et fait explicitement référence aux « terres contestées ».

Au total, 164 pays ont voté en faveur de la résolution, y compris la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

Le Canada a régulièrement voté contre ou s’est abstenu d’adopter des résolutions en faveur des Palestiniens, notamment des résolutions sur l’autodétermination des Palestiniens.

Des groupes pro-israéliens ont exprimé leur déception devant la nouvelle politique du Canada, affirmant que c’était « une trahison après plus de dix ans de soutien. »

Source: i24 News

L’Autorité palestinienne a dépensé près de 2 milliards d’euros dans le financement du terrorisme


Le mois dernier, M. Abbas avait renouvelé son engagement à tenir des élections

L’Autorité palestinienne a financé à hauteur d’au moins 7,5 milliards de shekels (près de 2 milliards d’euros) des activités et des institutions terroristes entre 2011 et 2018, selon un nouveau rapport de Palestinian Media Watch.

Le groupe de surveillance israélien a publié cette semaine un rapport financier de l’Autorité palestinienne basé sur ses propres registres financiers pour les années 2011 – 2018. 

Le rapport indique que l’Autorité palestinienne a transféré au moins 7 milliards de shekels à l’OLP, l’organisation politique et paramilitaire, au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) mais aussi au Front de libération palestinien (FLP). Les FPLP et FLP ont été désignés organisations terroristes par les États-Unis et l’Union européenne.

Le mois dernier, M. Abbas avait renouvelé son engagement à tenir des élections -qui seraient les premières depuis 2006-, sans toutefois fixer de calendrier. 

Les divisions inter-palestiniennes sont telles qu’aucun scrutin n’a eu lieu depuis plus de 13 ans.

Le Hamas avait remporté en 2006 les législatives mais le groupe terroriste avait été privé de sa victoire et avait pris le pouvoir à Gaza en 2007 au prix de combats meurtriers avec le Fatah de M. Abbas.

Source: i24 News

Le président de l’Autorité palestinienne va appeler à l’ONU à de nouvelles élections


Il demandera également davantage de soutien de la part de la communauté internationale.

Le président de l’Autorité palestinienne palestinien Mahmoud Abbas va profiter de son discours aux Nations unies jeudi pour renouveler sa promesse de tenir des élections législatives rapidement, les Palestiniens n’ayant pas voté à ce type de scrutin depuis 2006, selon un de ses conseillers.

Dans son discours à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, M. Abbas indiquera qu' »après son retour en Palestine, il appellera à des élections parlementaires, fixera une date et commencera les préparatifs », a affirmé Ahmed Majdalani, conseiller de M. Abbas. 

En décembre 2018, Abbas avait déjà promis de convoquer des élections dans les six mois.

Les divisions inter-palestiniennes sont telles qu’aucune élections législatives n’a eu lieu depuis plus de 13 ans à la fois dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.

Séparés géographiquement par Israël, ces deux territoires sont aussi divisés politiquement par des années d’animosité entre le Fatah laïc, force palestinienne dominante dans la Cisjordanie, et le Hamas islamiste, qui dirige sans partage Gaza.

Le Hamas a pris le pouvoir à Gaza en 2007 au prix d’une quasi guerre civile avec le Fatah.

Le président palestinien, 84 ans, devrait également se servir de la tribune de l’ONU pour demander davantage de soutien de la part de la communauté internationale « pour le peuple palestinien sous occupation » israélienne, selon M. Majdalani.

Source: i24 News

Trump n’a pas encore décidé quand il dévoilera son plan de paix pour le Moyen-Orient (Greenblatt)


« Nous ne cherchons pas un changement de régime, le président Abbas est le chef des Palestiniens »

L’envoyé spécial des États-Unis Jason Greenblatt assiste à une conférence de presse concernant l’accord sur l’eau entre Israël et l’Autorité palestinienne, le 13 juillet 2017. (Yonatan Sindel/ Flash90)

Le président Donald Trump n’a pas encore décidé s’il dévoilera son plan de paix pour le Moyen-Orient avant ou après les élections israéliennes prévues pour le mois prochain, et les États-Unis espèrent un jour conclure un accord avec l’Autorité palestinienne, a déclaré lundi l’envoyé spécial Jason Greenblatt.

De plus, il a affirmé que les États-Unis ne cherchaient pas à un changement de régime en Cisjordanie, tout en indiquant que le pays continuera à éviter toute relation avec le Hamas, le groupe islamiste qui dirige la bande de Gaza.

« Nous ne cherchons pas un changement de régime, le président Abbas est le chef des Palestiniens, nous espérons donc qu’il sera en mesure de venir à la table des négociations », a déclaré Greenblatt dans une interview accordée à Bloomberg Television. 

« Nous espérons avoir un engagement continu ou un éventuel réengagement avec l’Autorité palestinienne », a-t-il ajouté. 

Greenblatt n’a donné aucune indication sur le futur plan politique, mais a précisé que Trump devrait « décider sous peu » s’il le mettrait en place avant les élections israéliennes ou après, et s’il attendrait la formation du nouveau gouvernement. 

« Ce conflit ne sera résolu que par des négociations directes entre les parties », a encore rappelé Greenblatt. 

Source: i24 News

Cisjordanie: Abbas visite un camp de réfugiés pour la première fois depuis des années


Le président de l’Autorité palestinienne y a rencontré des habitants ainsi que des représentants du camp.

Le président palestinien Mahmoud Abbas s’est rendu samedi, pour la première fois depuis plusieurs années, dans un camp de réfugiés en Cisjordanie, a annoncé l’agence de presse officielle palestinienne Wafa.

M. Abbas a visité le camp de Jalazone, près de Ramallah, dans le centre de la Cisjordanie, et était accompagné du Premier ministre Mohammad Chtayyeh et du secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) Saëb Erekat, selon Wafa.

Le président de l’Autorité palestinienne y a rencontré des habitants ainsi que des représentants du camp, a indiqué l’agence.

Le bureau de M. Abbas a confirmé qu’il s’agissait de sa première visite dans un camp de réfugiés depuis plusieurs années, sans donner plus de précisions.  

Selon des analystes, l’Autorité palestinienne est impopulaire dans plusieurs camps de réfugiés –où d’autres factions palestiniennes exercent souvent une influence notable– en raison de l’incapacité de son gouvernement à améliorer la vie des habitants.

La visite M. Abbas succède à celle jeudi du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou dans l’implantation de Beit El, pour l’inauguration de 650 logements.

Selon Wafa, M. Abbas a rappelé aux habitants du camp de Jalazone que « le peuple palestinien demeurait résolument opposé à l’occupation israélienne. »

Source: i24 News

Conflit israélo-palestinien: « s’il n’y a pas d’accord lors de mon mandat, il n’y en aura jamais » (Trump)


« Nous avons cessé de subventionner les Palestiniens parce qu’ils ont tenu des propos négatifs à notre égard »

Le président américain Donald Trump a déclaré samedi soir lors d’une conférence de presse en marge du sommet du G-20 à Osaka au Japon que selon lui, les Palestiniens « souhaitent un accord (avec les Israéliens) ».

US President Donald Trump listens to a question from a journalist during a press conference on the sidelines of the G20 Summit on June 29, 2019. (Photo by Jacquelyn Martin / POOL / AFP)

Il a par ailleurs jugé que « si aucun accord (entre les deux parties) n’était conclu lors de mon mandat, aucun accord ne saurait être conclu un jour ».

« Je sais que les Palestiniens veulent un accord, mais ils veulent rendre les choses difficiles et je les comprends », a déclaré Trump à Osaka.

« Nous avons cessé de les subventionner parce qu’ils ont tenu des propos négatifs à notre égard malgré nos subventions », a-t-il indiqué ajoutant que « si un accord était signé, nous recommencerions à leur fournir de l’aide, et il y a une véritable opportunité de conclure un accord ».

Mais de nouvelles élections législatives prévues le 17 septembre en Israël « retardent le processus », selon le président américain qui estime qu’il faudra « patienter encore environ trois mois » avant de reprendre des pourparlers.

L’administration palestinienne a boycotté la conférence de Bahreïn, durant laquelle Jared Kushner, gendre et conseiller du président américain Donald Trump, a défendu le volet économique d’un plan américain de règlement au Proche-Orient, un préalable selon lui à un accord de paix.

Aux yeux de l’Autorité palestinienne, M. Kushner a fait miroiter ce plan de 50 milliards de dollars d’investissements dans les Territoires palestiniens et les pays voisins afin de permettre à l’administration Trump, « ouvertement pro-israélienne », d’imposer une solution politique qui serait « défavorable aux Palestiniens et ignorerait leur revendication d’un Etat indépendant ».

Source: i24 News

Avec le lancement du sommet du Bahreïn, un agenda chargé mais peu d’attentes


Tony Blair, Steve Mnuchin et Jared Kushner interviendront à Manama, ainsi que des technocrates et des hommes d’affaires – mais le nom des absents devrait être tout aussi parlant.

Avec, dans l’ombre, les critiques âpres émanant des Palestiniens et un certain scepticisme affiché par d’autres, l’administration Trump va donner le coup d’envoi de son initiative de paix israélo-palestinienne mardi à Manama – espérant lever des milliards de dollars pour soutenir la vision d’une économie palestinienne prospère en cas de conclusion d’un accord de paix.

Les Etats-Unis n’ont obtenu qu’un soutien peu enthousiaste de la part de leurs partenaires traditionnels de paix au Moyen-Orient alors que va s’ouvrir la conférence intitulée « De la prospérité à la paix » au sein de la minuscule capitale bahreïnie, sur fond de tensions croissantes avec l’Iran qui pourraient provoquer un conflit régional.

Cette session de travail de deux jours, qui commence mardi, s’illustrera par l’absence de délégations israélienne ou palestinienne. Elle réunira des participants gouvernementaux et du secteur privé venus de douzaines de pays, même si certains n’ont pas de lien connu avec la politique ou l’économie régionale.

Parmi les personnalités qui assisteront à la conférence, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international (FMI) et le patron de la fédération internationale de football (FIFA) Gianni Infantino.

Si Blair s’est profondément impliqué dans les aspects socio-économiques du conflit israélo-palestinien depuis fort longtemps, Infantino et Lagarde ne se sont, pour leur part, jamais particulièrement distingués dans les affaires régionales.

L’événement comprendra également une présentation effectuée par le gendre et haut-conseiller de Trump, Jared Kushner, et par le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin.

Certains des intervenants les plus connus qui prendront la parole à la conférence sont issus de la communauté des affaires, comme Stephen Schwarzman, directeur-général du Blackstone Group, et Dina Powell, directrice de Goldman Sachs, qui ont d’ores et déjà travaillé avec l’administration Trump dans le passé.

Powell en particulier a été profondément impliquée dans les toutes premières négociations menées par Kushner entre Israéliens et Palestiniens avant de partir pour rejoindre le secteur privé.

Mais il y a quelque chose de peut-être plus éloquent encore que le nom de ceux qui se trouveront à l’ordre du jour à Manama : C’est le nom de ceux qui n’y figurent précisément pas.

Un seul intervenant palestinien est mentionné. Aucun Israélien ne figure au programme et seuls quelques représentants des Etats arabes ayant décidé d’envoyer une délégation au Bahreïn monteront à la tribune de salle de conférence où aura lieu le sommet.

Sur le programme de la session de travail, aucune mention non plus d’Israël et de la Palestine et seulement quatre références au nom « Palestiniens ».

L’une de ces références figure dans la description du seul participant palestinien qui prendra la parole lors de la rencontre, un homme d’affaires de Cisjordanie qui travaille avec les habitants d’implantation israéliens et qui est considéré avec suspicion par une grande partie de sa communauté.

Les critiques notent également que le programme de l’atelier – qui fait sept pages – ne contient aucune discussion portant sur le moyen de résoudre les querelles politiques au cœur du conflit.

Un document de 40 pages soulignant un plan de 50 milliards de dollars dont l’objectif est de redonner un élan à l’économie palestinienne a été raillé par certains qui y ont vu des propositions utopiques, ou rabâchant de vieilles idées.

Un commentateur l’a comparé à une brochure immobilière.

« Je ne pense pas qu’ils réalisent la difficulté de l’entreprise », déclare Dave Harden, ancien directeur de mission pour l’Agence américaine de développement international (USAID) en Cisjordanie et à Gaza. « Même s’il y a des fonds, la mise en oeuvre est un défi immense ».

Les Palestiniens ont d’ores et déjà rejeté le plan, disant qu’il était une tentative de les acheter, et ils boycottent la conférence.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, pour sa part, a indiqué dimanche que son gouvernement de transition donnerait une chance au sommet. Quelques heures auparavant, néanmoins, l’un de ses ministres, Tzachi Hanegbi, avait dédaigné l’idée d’une liaison terrestre entre Gaza et la Cisjordanie, la qualifiant « d’inappropriée ».

L’administration Trump a reconnu que ses propositions économiques ambitieuses dépendent de l’acceptation d’un plan politique, dont les lignes ne seront pas révélées avant l’automne.

« Difficile de savoir si quelque chose va sortir de cet ordre du jour », estime Shibley Telhami, experte du Moyen-Orient et professeure à l’université du Maryland, au sein de l’institut Sadate pour la paix et le développement.

En passant aux affaires

Alors que pourront donc attendre de ce sommet de quarante-huit heures les personnes qui y seront présentes et celles et ceux qui la suivront viaune retransmission en direct sur YouTube ?

Le sommet doit commencer, mardi soir, par un bref discours de Kushner, suivi d’une discussion appelée « le temps est venu : Construire une coalition pour la prospérité au Moyen-Orient ».

Schwarzman, qui a dirigé pendant une courte période le forum de politique d’entreprise de Trump – qui n’existe plus aujourd’hui – et l’homme d’affaires émirati Mohamed Alabbar évoqueront la manière dont le secteur privé pourra « accompagner une nouvelle ère de prospérité », selon le programme de la conférence.

Mercredi matin, il y aura un panel réunissant Lagarde – qui a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu l’année dernière à Munich – le ministre d’Etat saoudien des Affaires économiques et du développement Mohammed Al-Sheikh et l’homme d’affaires nigérian Tony Elumelu.

Un second groupe, réunissant des personnalités des affaires des Etats-Unis, du Bahreïn, de la Turquie et du Royaume-Uni se consacreront aux moyens, pour la Cisjordanie et Gaza, de créer une « renaissance économique. »

Selon les organisateurs de l’atelier, cette renaissance ne va pas seulement « nécessiter des engagements financiers mais également un cadre politique pro-croissance et favorable pour inciter aux investissements ».

Plus tard dans la matinée, Infantino et le réalisateur de film Fernando Sulichin, basé aux Etats-Unis, évoqueront la manière dont le sport et l’industrie du divertissement pourront « dynamiser le voyage vers la prospérité économique ».

« Une industrie florissante du sport et des loisirs ne créerait pas seulement des opportunités d’emploi de haute qualité pour la population de la région mais elle présenterait également des bénéfices tangentiels et d’ampleur, avec notamment la promotion de la créativité et d’un mode de vie sain », dit le document de la conférence.

D’autres panels seront organisés entre des hommes d’affaires et des experts venus de divers pays, notamment des Emirats arabes unis et d’Inde. Powell débattra de l’émancipation des femmes avec l’entrepreneuse égyptienne Reem Fawzy et la diplomate américaine Josette Sheeran.

Après une pause-déjeuner d’une heure, le président de la Banque mondiale, David Malpass, présenté comme un « expert du développement », aux côtés du directeur-général d’AT&T, Randall Stephenson, discuteront de stratégies visant à « renforcer les institutions publiques, les processus gouvernementaux et l’environnement juridique et régulatoire » dans la région.

Ashraf Jabari, un homme d’affaires de Hébron — et l’un des quelques Palestiniens qui n’a pas boycotté l’événement – sera interrogé sur les moyens à mettre en oeuvre pour développer un environnement commercial local prospère.

Jabari est décrit dans le programme comme le président du Palestinian Business Network, ignorant son rôle de co-président de la Chambre de commerce de Judée et Samarie, un groupe pro-implantations qui prône une coopération plus étroite entre Israéliens et Palestiniens en Cisjordanie.

Plusieurs autres hommes d’affaires palestiniens devraient participer, selon l’homme d’affaire américano-israélien Charles Tawil, à la tête de la délégation, qui n’a toutefois pas souhaité révéler leurs identités en raison « d’inquiétudes en termes de sécurité »

Lundi, un autre homme d’affaires palestinien qui avait confirmé de prime abord sa présence s’est retiré après avoir vu la liste des autres participants, qui sont tous liés à Jabari, selon Tawil.

« Cela ne me fait pas honneur de me trouver à leurs côtés », a estimé Mohammed Massad, 54 ans, un homme né à Jénine qui travaille dans le développement agricole et qui vit à Haïfa depuis 22 ans. Il a refusé de détailler son positionnement.

La conférence s’achèvera par une discussion entre Blair – reconnu comme un ami fervent d’Israël et qui est également un soutien convaincu de la solution à deux Etats – et Kushner, qui, jusqu’à présent, s’est retenu d’appeler à la création d’un Etat palestinien.

« Afin d’ouvrir la voir vers une prospérité économique durable pour la Cisjordanie, pour Gaza et la région, les parties prenantes devront s’attacher aux expériences précieuses des responsables internationaux à même de saisir au plus près les réalités de la région », dit le programme.

« Ce n’est qu’en tirant les leçons apprises ailleurs dans le monde que la Cisjordanie, Gaza et la région seront en mesure de construire une plateforme de croissance et de développement économiques forte », ajoute-t-il.

Lors du panel final, les ministres des Finances s’entretiendront avec Mnuchin.

Néanmoins, l’absence d’autres noms à l’ordre du jour souligne le profond scepticisme sur la conférence qui s’exprime en coulisses, et même parmi les plus grands alliés des Américains du le Golfe qui ont refusé d’envoyer des représentants autres que des ministres de bas niveau ou des adjoints.

La plupart d’entre eux ont lancé une mise en garde, avertissant qu’ils ne soutiendraient pas un plan de paix qui ne serait pas accepté par les Palestiniens.

L’Egypte et la Jordanie, qui sont les seuls alliés de l’Etat juif dans la région, ont également minimisé la conférence et tenté d’expliquer leur participation comme étant simplement à titre d’information. Leur absence dans les panels confirment ce positionnement.

« Nous avons le droit d’évaluer et d’examiner », a dit le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry dans une interview accordée à Russia Today dans la journée de lundi, défendant la présence du pays à la conférence, une initiative très impopulaire dans les rues du Caire. « Mais », a-t-il ajouté, « la décision finale en reviendra à l’Autorité palestinienne ».

Source: Times of Israël

La Ligue arabe réitère son engagement à verser 100 millions de dollars par mois aux Palestiniens


Les ministres des Finances arabes n’ont toutefois pas fourni les modalités des paiements.

La Ligue arabe a réitéré dimanche au Caire son engagement à verser 100 millions de dollars par mois aux Palestiniens, sans en fournir les modalités, au lendemain de l’annonce du volet économique du plan américain pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

Les ministres des Finances arabes, réunis au siège de la Ligue au Caire, ont confirmé un engagement pris par l’organisation le 22 avril « d’activer un filet de sécurité financière destiné à soutenir le budget de l’Autorité palestinienne avec un montant de 100 millions de dollars (près de 88 millions d’euros) par mois », selon un communiqué.

La Ligue arabe n’a pas indiqué les échéances du paiement de cette somme destinée à « soutenir la Palestine face aux pressions et aux crises financières », le calendrier des versements dépendant des pays membres.

Cet engagement de la Ligue arabe intervient en réponse au gel en février par Israël d’environ 10 millions de dollars (près de 9 millions d’euros) de TVA et de droits de douane que l’Etat hébreu prélève sur les produits importés par les Palestiniens, et qu’il est censé leur reverser.

Selon le gouvernement israélien, la somme gelée correspond au montant des allocations versées par l’Autorité aux familles de terroristes palestiniens emprisonnés ou tués pour avoir commis des attentats anti-israéliennes. L’Autorité palestinienne a qualifié de vol le gel de cet argent et a décidé de renoncer entièrement aux droits de TVA et de douane.

Source: i24 News

Mahmoud Abbas assure que la conférence de Barheïn est vouée à l’échec


Le plan US vise à lever plus de 50 milliards USD pour les Palestiniens et à créer un million d’emplois.

« Nous sommes certains que la conférence de Manama ne sera pas un succès », a déclaré M. Abbas, lors d’une conférence de presse à Ramallah.

Les Etats-Unis ont rendu public samedi le volet économique de leur plan de résoudre le conflit israélo-palestinien, et doivent le présenter cette semaine à Bahreïn. Selon eux, il vise à lever plus de 50 milliards de dollars pour les Palestiniens et à créer un million d’emplois en une décennie.

Mais l’Autorité palestinienne boycotte cette conférence intitulée « De la paix à la prospérité », estimant que l’administration du président américain Donald Trump, qui affiche son soutien à Israël, cherche à acheter les Palestiniens et à les priver d’un Etat indépendant.

« Nous ne serons ni les esclaves ni les serviteurs de (Jason) Greenblatt, (Jared) Kushner et (David) Friedman », a déclaré Mahmoud Abbas, évoquant, dans l’ordre, un conseiller de M. Trump, le gendre du président américain et l’ambassadeur des Etats-Unis en Israël.

« Nous avons besoin de (soutien) économique, d’argent et d’aide, mais avant tout, il faut une solution politique », a-t-il ajouté.

« Nous ne pouvons accepter que l’Amérique transforme cette cause qui est politique en une cause économique » a-t-il poursuivi.

Source: i24 News