Israël: Lieberman ne soutiendra aucun candidat au poste de PM après les élections


Lieberman pourrait envisager de proposer son propre nom au poste de Premier ministre.

Le chef du parti Israel Beitenou, Avigdor Lieberman, a affirmé vendredi dans une interview accordée à Maariv, qu’il ne soutiendra aucun des candidats au poste de Premier ministre après les prochaines élections législatives, à moins que l’un d’entre eux ne réponde à ses « exigences fondamentales pour former un gouvernement sioniste libéral ».

M. Lieberman a ajouté qu’il n’avait toujours pas décidé quel candidat il recommanderait au président Reuven Rivlin, tout en ajoutant qu’il pourrait envisager de proposer son propre nom au poste de Premier ministre.

« Ma recommandation [auprès du président] dépendra des positions et principes de base que les candidats présenteront après les élections du 2 mars », a déclaré le chef du parti Israel Beitenou.

« Peu importe qui sera Premier ministre, les positions de base du prochain gouvernement sont vraiment importantes pour nous. En ce qui nous concerne, toutes les options sont ouvertes et sont sur la table », a-t-il ajouté.

En novembre dernier, M. Lieberman avait publié une liste de revendications, affirmant qu’elles constituaient « le minimum absolu » pour que son parti puisse rejoindre les négociations dans le cadre de la formation d’un gouvernement.

Ses revendications comprenaient notamment la conscription pour la communauté ultra-orthodoxe, l’autorisation de rouler pendant Shabbat pour les transports publics (soumis à la discrétion de chaque municipalité), et l’ouverture du mariage civil à tous.

Source: i24 News

Le coup d’État inachevé marque la fin de l’ère Netanyahou et le séisme politique qui s’annonce


Rien ne semble fonctionner pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a tout essayé pour sauver sa carrière politique et éviter une éventuelle peine de prison. Néanmoins, pour le dirigeant le plus ancien d’Israël, la fin est presque certainement proche.

Netanyahu a décrit son inculpation pour fraude, corruption et abus de confiance du Procureur général israélien, Avichai Mandelblit, le 21 novembre, comme une « tentative de coup d’Etat ». Ses loyalistes sont d’accord. Le 26 novembre, quelques milliers de partisans du Likoud se sont réunis à Tel Aviv sous le slogan «Stop au coup d’État» pour exprimer leur colère face à ce qu’ils considèrent comme une conspiration massive impliquant Mandelblit, les médias, diverses institutions de l’État et des membres «déloyaux» du Likoud. .

Le principal rival du Premier ministre dans le Likoud, Gideon Sa’ar, a été victime d’une grande partie des violences verbales. Sa’ar, qui avait presque sombré dans l’oubli après avoir quitté la Knesset en 2014, a refait surface sur la scène politique israélienne après les élections législatives peu concluantes d’avril dernier. L’échec de Netanyahu à former un gouvernement s’est alors aggravé par un échec similaire à la formation d’une coalition gouvernementale après la deuxième élection générale tenue en septembre.

Depuis 2014, personne n’a osé contester le règne de Netanyahu sur le Likoud. « Ce n’était pas nécessaire », écrivait Yossi Verter à Haaretz le 29 novembre. Netanyahu “les a amenés au pouvoir, maintes fois. Mais [quelques] choses [sont] arrivées depuis. « 

C’est à cause de ces «petites choses» que Sa’ar a osé défier Netanyahu une fois de plus. L’important dans son défi à la direction n’est pas la possibilité qu’il renverse Netanyahu, mais le fait que le «roi d’Israël» ne commande plus le type de crainte et de respect qu’il a scrupuleusement épousé au cours d’une décennie au pouvoir quasi incontesté.

Dès que Sa’ar a appelé à de nouvelles primaires au Likoud, les minions politiques de Netanyahu, tels que le ministre des Affaires étrangères Yisrael Katz, ainsi que des hommes politiques influents – Nir Barkat et Miri Regev, entre autres – se sont jetés sur Saar, le décrivant comme « un homme déloyal. ”. Les manifestants de Tel-Aviv avaient des mots bien plus humiliants pour le membre rebelle du Likoud. Cependant, malgré les cris assourdissants et les insultes, Netanyahu a concédé, promettant le 23 novembre qu’il s’organiserait et ferait face à un défi de la direction du parti dans les prochaines semaines.

Netanyahu en difficulté n’a pas d’autre choix. Même s’il peut encore prendre la tête si les primaires se tiennent à temps, il ne peut pas se permettre d’approfondir les doutes au sein du Likoud. S’il ne parvient pas à assurer sa légitimité au sein de son propre parti, il pourrait difficilement affirmer qu’il est le seul à diriger Israël à la suite d’une éventuelle troisième élection générale en mars prochain.

Cependant, Sa’ar n’est pas le plus gros problème de Netanyahu. La situation de Netanyahu – en fait, de tout Israël – se complique de jour en jour. Le dirigeant israélien a réussi à concilier ses propres intérêts politiques et familiaux avec les intérêts collectifs de tous les Israéliens. « Je fais tout ce qui est nécessaire pour que le travail du gouvernement et du cabinet se déroule de toutes les manières nécessaires pour assurer la sécurité des citoyens israéliens », a-t-il déclaré à un journaliste le 23 novembre, affirmant qu’il s’acquittait toujours de sa tâche. Premier ministre « de la meilleure façon possible, par dévouement suprême à la sécurité d’Israël ».

Désireux de rester au pouvoir le plus longtemps possible, Netanyahu utilise toujours le même discours politique qui l’a aidé à unifier de nombreux secteurs de la société israélienne pendant plus de dix ans. Ce stratagème, cependant, ne récolte plus le résultat escompté. Le principal rival de Netanyahu, Benny Gantz du Parti bleu et blanc (Kahol Lavan), a neutralisé le succès du Premier ministre dans la manipulation du terme «sécurité», car il est aussi un partisan de la guerre, partout où la guerre est possible.

La dernière guerre de Netanyahu contre la bande de Gaza, le 12 novembre, lorsque l’armée israélienne a tué 34 Palestiniens, y compris des femmes et des enfants, en est un exemple. Au cours de la courte mais destructive offensive, Gantz était occupé à essayer de former un gouvernement, après l’échec de Netanyahu. Recourant à la guerre, Netanyahu a tenté d’envoyer trois messages, tous destinés au public israélien: un à Mandelblit, pour remettre à plus tard l’acte d’accusation; le second à Gantz, pour reconsidérer sa décision de l’empêcher de prendre part à un futur gouvernement; et le dernier au public israélien, pour lui rappeler sa propre capacité supposée de contenir la «terreur».

Mais tout cela a échoué: Gantz a annoncé son incapacité à former un gouvernement le 20 novembre, préférant l’échec à l’extension d’une ligne de vie à Netanyahu, dont l’acte d’accusation était imminent. En effet, la décision du procureur général est arrivée le lendemain, faisant de la première fois dans l’histoire du pays un premier ministre inculpé dans l’exercice de ses fonctions. Pire encore, Bleu et Blanc ont considérablement élargi leur avance sur le Likoud, selon un sondage d’opinion commandé par la télévision israélienne Channel 12 , publié le 26 novembre.

Quelle autre langue, mis à part celle de la guerre au nom de la «sécurité» et des accusations fortuites de conspiration politique, Netanyahu peut-elle employer pendant cette période? De telles tactiques ont souvent fonctionné dans le passé. En fait, ils ont si bien travaillé que toute sa doctrine politique s’est construite autour d’eux. À présent, le dirigeant israélien est à court d’idées et à court d’alliances, non seulement de l’extérieur, comme son ancien allié et le chef de Yisrael Beiteinu Avigdor Lieberman, mais également au sein de son propre parti.

La raison pour laquelle Netanyahu est toujours au pouvoir après tous les revers et les échecs a priori tient au fait que ses rivaux n’ont pas encore mobilisé les voix et le soutien de la population nécessaires pour le renverser à jamais. Il faudra certainement plus que Gantz pour se débarrasser de Netanyahu obstiné, car ce dernier a consolidé et enraciné son pouvoir par le biais d’un système complexe de favoritisme politique qui touche profondément de nombreux aspects de la société israélienne.

Dans cet esprit, il semble que la fin de l’ère Netanyahu soit enfin arrivée, mais la fin sera probablement plus longue et plus laide que prévu. S’il reste vrai qu’un changement fondamental dans le système politique israélien ne procurera ni paix ni justice aux Palestiniens – ni à la stabilité de la région – il pourrait potentiellement constituer l’équivalent d’un tremblement de terre politique qui guettait Israël. Les conséquences de cela ne sont pas encore connues, mais il est peu probable qu’elles soient jolies.

Source: Middle East Monitor

Traduit par: SENTINELLE SAPS

Liberman : aucun compromis sur les questions de religion et d’Etat


Le leader de Yisrael Beytenu évoque le mariage civil, les transports publics le samedi et l’abolition de la loi contre les commerces pendant Shabbat comme ‘minimum’

Le leader de Yisrael Beytenu, le député Avigdor Liberman, a publié vendredi une liste de demandes concernant les questions de religion et d’Etat, disant qu’elles étaient le « minimum » absolu à satisfaire pour que le parti laïc accepte d’entrer dans des négociations visant à former un gouvernement de coalition.

Dans un post publié sur sa page Facebook, Liberman a demandé l’adoption d’une loi – sans amendement – obligeant les membres de la communauté ultra-orthodoxe à faire leur service dans l’armée qu’il avait élaborée lorsqu’il était encore ministre de la Défense. Les partis ultra-orthodoxes, qui représentent une communauté qui rejette très largement le service militaire obligatoire, avait demandé que le texte soit modifié et que les quotas annuels d’enrôlement soient révisés à la baisse.

Liberman a ensuite déclaré qu’il réclamait l’abolition d’une législation interdisant l’ouverture des petits commerces le samedi. Sous les termes de la loi dite des « petits commerces », qui a été adoptée l’année dernière seulement, le ministère de l’Intérieur a le pouvoir de superviser et de rejeter des ordonnances locales relatives aux entreprises dont l’ouverture est autorisée lors du Shabbat – journée juive de repos qui s’étend du vendredi soir jusqu’à la nuit de samedi.

De la même manière, les transports publics doivent être autorisés à circuler le samedi à la discrétion de toutes les municipalités, a statué Liberman. En Israël, les bus et les trains ne fonctionnent généralement pas dans les villes à majorité juive du vendredi soir au samedi, avant le crépuscule. Les Israéliens laïcs critiquent depuis longtemps leur mobilité réduite pendant le week-end et Tel Aviv a récemment lancé un service gratuit de mini-bus pour résoudre le problème.

De plus, a écrit Liberman, les rabbins municipaux doivent pouvoir avoir l’autorité de mener à bien des conversions au judaïsme et il doit y avoir des droits illimités au mariage civil.

Actuellement, le mariage et la conversion sont contrôlés par le rabbinat orthodoxe, qui refuse le mariage civil. Des parcours alternatifs à la conversion sont une demande déterminante de la communauté russophone où un grand nombre de personnes cherchent à se convertir au judaïsme, mais ne souhaitent pas adopter les pratiques ultra-orthodoxes réclamées par certains, au sein du grand rabbinat israélien.

De plus, un plan accepté par le gouvernement portant sur la construction d’une zone de prière pluraliste, au mur Occidental, doit être dégelé et mis en oeuvre, a noté Liberman.

« Ce package minimum est valable aujourd’hui pour toutes les parties intéressées », a écrit Liberman.

Liberman a souligné qu’il avait avancé des requêtes similaires immédiatement après les élections du mois de septembre. Une différence notable toutefois : le politicien n’exige plus que la communauté ultra-orthodoxe applique le programme de l’Education nationale, qui se concentre sur des matières laïques, dans ses propres écoles religieuses.

La Treizième chaîne a fait savoir que les partis ultra-orthodoxes avaient demandé à Liberman de soumettre une liste finale de ses demandes après qu’il a déclaré, jeudi, que si le Premier ministre avait été prêt à faire des compromis sur les questions relatives à la religion et à l’Etat, il était prêt à rejoindre un gouvernement de droite aux côtés des partis religieux.

Liberman — qui avait refusé de s’allier au gouvernement de Netanyahu au mois de mai en raison de désaccords avec les partis orthodoxes sur le service militaire des élèves de yeshiva – prône un gouvernement d’unité constitué du Likud, de Kakhol lavan et de Yisrael Beytenu.

« Nous sommes à un pas seulement d’un troisième scrutin inutile », a écrit Liberman vendredi, répétant son appel à la formation d’un gouvernement d’unité.

Deux séries d’élections, au mois d’avril et au mois de septembre, n’ont pas permis de former un gouvernement élu – une première dans l’histoire politique israélienne. La Knesset a dorénavant jusqu’au 11 décembre pour que les législateurs s’accordent sur un député qu’ils chargeraient de la mission de mettre en place un gouvernement. Le cas échéant, le parlement sera dissous et un troisième scrutin sera organisé, probablement au mois de mars.

Dans la mesure où le Likud de Netanyahu et Kakhol lavan de Benny Gantz ont été dans l’incapacité de mettre en place un gouvernement suite au vote du 17 septembre, des spéculations laissent entendre que d’autres candidats – comme Gideon Saar, du Likud ou Yuli Edelstein, président de la Knesset – pourraient tenter de rassembler les signatures de 61 députés qui leur donnerait le droit de tenter de former une coalition.

Source: Times of Israël

Liberman ne soutient ni Gantz ni Netanyahu, signalant un 3è scrutin


« La seule chose qui nous a empêchés de mettre en place un gouvernement d’unité a été une question d’agendas personnels », a-t-il dit.

Le leader du parti Yisrael Beytenu Avigdor Liberman a déclaré mercredi qu’il ne s’allierait ni au Likud, ni à Kakhol lavan, donnant ainsi le signal qu’Israël devrait connaître un troisième scrutin – un fait sans précédent – en une seule année.

Lors d’une réunion de faction, Liberman a fait savoir que les partis de Benny Gantz et de Netanyahu avaient refusé de faire des compromis au cours des négociations de coalition.

« Et en ce qui me concerne, je les considère tous les deux comme coupables », a-t-il clamé devant les journalistes.

« La seule chose qui nous a empêchés de mettre en place un gouvernement d’unité a été une question d’agendas personnels », a-t-il ajouté.

Source: Times of Israël

Liberman : les Israéliens ne pardonneront pas à Gantz et Netanyahu un 3e scrutin


Le chef de Yisrael Beytenu, qui a contribué à la convocation de 2e élections, estime que les différences idéologiques entre le Likud et Kakhol lavan sont minimes.

Avigdor Liberman a averti dimanche le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son rival Benny Gantz que les Israéliens ne leur pardonneraient pas s’ils ne parvenaient pas à former un gouvernement d’unité et qu’ils conduisaient le pays à un troisième scrutin en moins d’un an.

« Les citoyens d’Israël ne vous pardonneront que vous nous conduisiez à un autre cycle électoral en raison de questions d’égo », a écrit le chef du parti Yisrael Beytenu sur Facebook en amont de Rosh HaShana.

Avigdor Liberman avait contribué à la convocation des élections du 17 septembre en refusant de rejoindre un gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu au lendemain du scrutin du 9 avril à moins qu’une loi sur le service militaire des étudiants de yeshiva ne soit adoptée sans changement — une exigence rejetée par les alliés ultra-orthodoxes du Premier ministre.

Lui manquant alors un siège pour obtenir la majorité, Netanyahu s’était empressé de faire voter fin mai la dissolution de la Knesset et de convoquer un nouveau scrutin, plutôt que de confier à un autre député la tâche périlleuse de former un gouvernement.

Avigdor Liberman, dont le parti est passé de cinq à huit sièges à l’issue des élections du 17 septembre et qui détient l’équilibre du pouvoir au Parlement entre le Likud et Kakhol lavan, a fait campagne sur la promesse de forcer à un gouvernement d’union entre les deux partis si aucun d’eux ne pouvait bâtir une coalition sans lui — une promesse réitérée depuis la fin des élections.

« La population exige un gouvernement d’unité », a-t-il déclaré, soulignant que les partis de Gantz et Netanyahu n’ont même pas besoin de Yisrael Beytenu pour former une telle coalition, puisque réunis, ils disposent de la majorité. (Kakhol lavan a obtenu 33 sièges et le Likud, 32.)

Liberman a affirmé que les différences idéologiques entre les deux formations étaient minimes et que les sympathisants du Likud ne votaient pas pour les partenaires religieux de Netanyahu lorsqu’ils déposaient leur bulletin dans l’urne.

À la suite du scrutin, les dirigeants de l’alliance nationale-religieuse Yamina et les partis ultra-orthodoxes Yahadout HaTorah et Shas ont conclu un accord stipulant qu’ils ne négocieraient l’entrée dans une coalition qu’ensemble, soit un bloc de 55 sièges dirigé par le chef du Likud. Liberman et Gantz ont tous deux fustigé la manœuvre, le n°1 de Kakhol lavan la désignant comme un obstacle crucial aux négociations avec le Likud.

« Un autre tour d’élections ne donnera pas lieu à un résultat différent, mais à un désastre national et une paralysie économique qui porteront votre nom », a mis en garde Avigdor Liberman.

« Pour cette nouvelle année… je vous appelle à faire preuve de responsabilité, à mettre vos egos et intérêts personnels de côté et à établir un gouvernement qui pourra commencer à s’attaquer aux problèmes et aux défis auxquels nous sommes confrontés. »

Liberman a rencontré Benny Gantz la semaine dernière, mais n’a pas discuté avec Benjamin Netanyahu depuis les élections, bien que le parti Yisrael Beytenu a indiqué qu’il était prêt à rencontrer le Premier ministre si celui-ci l’y invitait officiellement.

Les négociations entre les représentants du Likud et de Kakhol lavan sur la possibilité de constituer un gouvernement d’union ont pris fin dimanche après-midi. Les deux camps se sont mutuellement reprochés l’absence de progrès et la rupture des discussions.

Le Likud a fait savoir que Netanyahu tenterait une dernière fois mercredi de parvenir à un accord — le jour-même du début de ses audiences avec le procureur général — lors de discussions directes avec son homologue de Kakhol lavan.

Immédiatement après la rencontre de dimanche, Kakhol lavan a publié un communiqué indiquant : « Nous regrettons que le Likud s’accroche à sa condition préalable de ‘Netanyahu d’abord’. Dans ce cadre, le Likud persiste sur son bloc de 55 membres et sur des grandes phrases dans le seul but de s’attirer des faveurs en vue de traîner Israël dans un autre tour d’élections sur ordre de Netanyahu. »

« L’État d’Israël a besoin d’un gouvernement d’union large, stable et progressiste sous la direction de Benny Gantz — nous continuerons à poursuivre cet objectif et aucun autre », a ajouté l’alliance centriste.

Dans son communiqué, le Likud a lui attribué l’absence de progrès au « refus de Kakhol lavan d’accepter le gouvernement d’union [proposé par] le président de l’État — un gouvernement égalitaire avec une rotation entre Netanyahu et Gantz ».

Le Likud a accusé Kakhol lavan d’avoir « stratégiquement décidé de claquer la porte à un gouvernement d’union » et lui aussi de « traîner le pays dans des élections ».

Netanyahu et Gantz se rencontreront mercredi soir, a fait savoir le Likud, au retour de Londres du dirigeant de Kakhol lavan.

Netanyahu a été chargé mercredi soir par Reuven Rivlin de tenter de former un gouvernement au vu de la puissance de son bloc de 55 députés avec les partis de droite et ultra-orthodoxes. Il a 28 jours pour y parvenir. Son rival est, lui, à la tête d’un bloc de 54 députés du centre et de partis de gauche et arabes, mais les 10 députés arabes concernés ne rejoindront pas de coalition. Aucun candidat ne dispose ainsi d’une voie toute tracée pour obtenir une majorité de 61 sièges à la Knesset.

Yisrael Beytenu insiste pour que les deux plus grands partis bâtissent un gouvernement d’union sans les partis ultra-orthodoxes, « messianiques », de gauche et arabes.

Source: Times of Israël

Israël: Avigdor Lieberman rencontrera Benny Gantz lundi


Selon les résultats des élections, Lieberman détient la clé pour former le prochain gouvernement

Le dirigeant du parti Israel Beitenou, Avigdor Lieberman, rencontrera lundi Benny Gantz, un jour après s’être abstenu de choisir entre le chef de la liste Bleu Blanc ou Benyamin Netanyahou pour les recommander au poste de Premier ministre.

Les deux hommes se rencontreront à Tel-Aviv lundi après-midi, a déclaré Lieberman dimanche soir – notant que M. Gantz avait convoqué la réunion – plusieurs heures après la consultation de son parti avec le président Reuven Rivlin.

Dans une déclaration, le dirigeant d’Israel Beitenou a suggéré que Gantz et Netanyahou « tirent à pile ou face » pour désigner l’identité du prochain premier ministre dans le cadre d’un accord de rotation, les exhortant à abandonner leur conflit « puéril » et à former un gouvernement d’union nationale.

Selon les résultats des élections, Lieberman détient la clé pour former le prochain gouvernement à la suite d’une impasse politique entre le Likoud et Bleu et Blanc. 

Lieberman a promis de faire pression pour un gouvernement d’union « libéral, nationaliste et large » composé des deux plus grands partis. Il a également déclaré pendant la campagne qu’il soutiendrait le plus grand parti et ne se tournerait pas automatiquement vers son partenaire de longue date, le Likoud.

Mais dimanche, Israel Beitenou s’est abstenu de soutenir Gantz, en raison du soutien de la liste arabe unifiée au leader Bleu Blanc. 

Source: i24 News

Les résultats sont encore officieux mais le cauchemar d’un 3e vote pointe déjà


Si Netanyahu considère que c’est son dernier espoir et que Gantz pense en sortir plus fort encore, Israël pourrait glisser petit à petit vers ce que tout le monde veut éviter

Il est encore prématuré de tenter de comprendre quel gouvernement pourrait émerger de ces élections israéliennes dont la complexité nous apporte quotidiennement son lot de migraines. Nous ne disposons pas encore des résultats définitifs. Néanmoins, l’issue que tout le monde affirme vouloir éviter commence d’ores et déjà se profiler à l’horizon.

Aucun des deux responsables des camps rivaux – le Premier ministre en titre Benjamin Netanyahu et son challenger Benny Gantz – n’a su s’attirer le soutien de la majorité des 120 membres de la prochaine Knesset. Netanyahu, leader du Likud, s’est garanti l’appui des deux partis ultra-orthodoxes, le Shas et Yahadout HaTorah, et de la formation orthodoxe et nationaliste Yamina.

Gantz, à la tête de Kakhol lavan, peut supposer que les deux partis de gauche, le Camp démocratique et l’alliance Travailliste-Gesher, se tiendront à ses côtés et que la Liste arabe unie œuvrera également contre l’attribution du mandat à Netanyahu.

Avigdor Liberman de Yisrael Beytenu – un faucon vivant dans les implantations, qui se positionne plutôt à droite de l’échiquier politique lorsqu’il s’agit des questions de sécurité, mais plus proche de Kakhol lavan dans sa détermination à s’opposer à la coercition ultra-orthodoxe – tient, pour sa part, l’équilibre du pouvoir entre les deux blocs.

Ayant pris l’initiative de renforcer sa mainmise en unissant les trois alliés naturels du Likud derrière lui, Netanyahu a, de manière peu sincère, invité Gantz, jeudi, à le rencontrer « sans conditions préalables » pour évoquer la possibilité d’un gouvernement « d’unité ».

De façon guère surprenante, Gantz a refusé. Le dirigeant de Kakhol lavan veut faire entrer le Likud dans sa coalition « d’unité » – mais sous son leadership, et seulement après que le Likud a libéré Netanyahu de ses obligations pour qu’il puisse se consacrer à ses déboires judiciaires.

Netanyahu, il n’est pas nécessaire de le dire, savait très bien que Gantz rejetterait son offre. Son objectif est de donner l’impression de chercher ) former un gouvernement d’unité, de traquer toutes les faiblesses dans les rangs des membres de la Knesset s’alignant sur Gantz pour retourner, d’une manière ou d’une autre, ces résultats électoraux en sa faveur… Et, si tout le reste échoue, il pourra imputer cet échec à Gantz, ostensiblement intransigeant, car il aura dédaigné ses gestes d’ouverture, obligeant l’Etat juif à retourner aux urnes pour la troisième fois – ce scénario que tous nos dirigeants fraîchement élus, ils nous l’assurent, feront tout pour éviter.

Gantz, pour sa part – clamant que Netanyahu a perdu même s’il hésite à revendiquer la victoire – va traquer, lui aussi, les faiblesses dans les soutiens de Netanyahu.

Il a peut-être moins d’appuis fiables dans son bloc – cela dépendra de la volonté de la Liste arabe unie de le recommander auprès du président pour le poste de Premier ministre et du positionnement qui sera adopté par Liberman lorsqu’il rendra visite, lui aussi, à Reuven Rivlin dimanche soir.

Mais le pari de Gantz est que, au cours des prochaines semaines, voire au cours des prochains mois, avec des négociations de coalition encore une fois dans l’impasse, le Likud commencera à se fissurer.

Alors que la perspective d’un troisième scrutin – dernier recours obligatoire si les parties échouent à former une coalition – semblera se pointer davantage à l’horizon, espère-t-il, les législateurs du Likud commenceront à prendre en compte la possibilité que leur parti obtienne un résultat encore un moins bon lors du prochain vote.

Il semblerait que le Likud a perdu environ quatre sièges depuis les 35 fauteuils engrangés au mois d’avril mais il a, en réalité, chuté davantage dans la mesure où, lors des élections de mardi, il avait phagocyté Koulanou dans ses rangs – un parti qui avait gagné, à lui seul, quatre sièges la dernière fois.

Les formations ultra-orthodoxes ont gagné un peu de terrain mais l’essor de la Liste arabe unie et la hausse significative du soutien apporté à Liberman – dont les électeurs savaient mardi, et contrairement au mois d’avril, qu’un vote pour Yisrael Beytenu ne représentait plus un suffrage automatique apporté à un gouvernement Netanyahu – n’ont pas échappé aux députés du Likud.

De plus, si un troisième scrutin devait être organisé, Netanyahu pourrait bien être à ce moment-là inculpé dans les dossiers pour corruption à son encontre.

Et alors qu’il pourrait tenter de s’afficher, de manière plus désespérée encore, comme la victime d’une chasse aux sorcières politique, il semble que ce stratagème n’ait pas tourné à son avantage mardi. En effet, plusieurs de ses tactiques les plus classiques ont entraîné un effet boomerang – notamment les caméras dans les bureaux de vote résultant de la manœuvre de la dite « fraude électorale » dans les communautés arabes, la diabolisation de l’électorat arabe, et la ruse du « Gevalt… nous sommes en train de perdre », reprise en boucle dans les interviews et sur les réseaux sociaux.

Alors que Gantz espère que le Likud se fissurera, Netanyahu cherche des options – en jouant sur le temps et avec l’avantage d’être Premier ministre en titre. Nous sommes au Moyen-Orient, où les affaires étrangères peuvent, à tout moment, faire irruption, dans les plans et les programmes des politiciens ; et où ces manœuvres sont parfois même encouragées.

Netanyahu est sur la défensive : il s’est trouvé dans l’obligation d’annuler son déplacement à l’ONU, à New York, la semaine prochaine et donc contraint – une ignominie – à annuler également une rencontre prévue avec le président américain Donald Trump qui a répondu mercredi avec la révélation dévastatrice qu’il ne s’était pas entretenu avec Netanyahu depuis le scrutin et que, d’une manière ou d’une autre, « c’est avec Israël que nous entretenons une relation ». Mais, à l’heure actuelle, son parti lui reste fidèle.

Alors que Gantz espère que le Likud se fissurera, Netanyahu cherche des options – en jouant sur le temps et avec l’avantage d’être Premier ministre en titre. Nous sommes au Moyen-Orient, où les affaires étrangères peuvent, à tout moment, faire irruption, dans les plans et les programmes des politiciens ; et où ces manœuvres sont parfois même encouragées.

L’électorat israélien a eu son mot à dire. L’homme qui pourrait seul nous faire sortir de l’impasse que nous avons nous même produite, Liberman, insiste sur le partenariat d’unité que les deux responsables des deux partis affirment vouloir – mais pas véritablement avec l’autre.

Et c’est ainsi que notre président, dimanche, va commencer sa délicate mission consistant à transformer la volonté du peuple, la volonté diverse des uns et des autres, en leadership viable pour Israël – en persuadant nos représentants élus de mettre en place un gouvernement stable. Le cas échéant, si Netanyahu considère cette éventualité comme son dernier espoir et que Gantz estime qu’il en sortira plus fort, nous pourrions encore une fois devoir tout recommencer.

Source: Times of Israël

Soit Liberman cède, soit de nouvelles élections ? Non, Netanyahu a une 3e option


Qu’en est-il de l’alchimiste Daniel Birnbaum de SodaStream, ou de Marie Nahmias qui inspire le Premier ministre ? Non, je plaisante. Mais encore une fois, Netanyahu aussi.

L’État d’Israël semble avoir un poste vacant au sommet.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est reçu par le ministre de la Santé Yaakov Litzman du parti Yahadout HaTorah (à gauche), lors d’un repas pour célébrer la naissance du petit-fils de Litzman, le 18 juin 2017. (Shlomi Cohen/FLASH90)

Sept semaines après la tenue des élections et la désignation de nos 120 députés, aucun de ces 120 députés ne semble capable d’obtenir l’appui d’une majorité de ses collègues pour diriger le pays.

Oui, 65 d’entre eux, immédiatement après le vote, ont recommandé au président Reuven Rivlin que notre hyper-talentueux, qui a fait ses preuves depuis longtemps et qui est extrêmement controversé, Benjamin Netanyahu, soit chargé de former un autre gouvernement. Mais sept semaines après que nous, citoyens, ayons consciencieusement placé nos bulletins de vote dans ces petites enveloppes bleues – les projecteurs du monde entier étant depuis longtemps passés à autre chose et la plupart des gens dans le monde ayant sans doute supposé que Netanyahu était bien installé à nouveau au pouvoir, il n’a pas réussi a réunir toutes ces différentes factions qui se chamaillent et qui lui apportent leur appui. Et ses fidèles ont été réduits à implorer divers députés de partis qui ne veulent absolument pas se joindre à lui pour faire défection et aider Netanyahu à obtenir une majorité avec des promesses manifestement insuffisamment attractives de haute fonction ministérielle s’ils transgressent la ligne du parti.

Contrecarré principalement par son ennemi juré de longue date, Avigdor Liberman, qui a soudainement décidé qu’un effort législatif sans importance particulière (nous reviendrons sur ce point dans un instant) doit tout simplement passer par le Parlement sans en changer une ligne, Netanyahu est maintenant confronté à ce qu’il semble croire être deux options : Il peut se retirer à contre-cœur et dire à Rivlin qu’il ne peut former un gouvernement majoritaire et que quelqu’un d’autre peut essayer ; ou, il peut organiser de nouvelles élections et espérer que le public le récompensera dans quelques mois avec une récolte légèrement différente de députés – en espérant exclure le gênant Liberman – qu’il pourra former en une majorité compatible.

Le président d’Israël Reuven Rivlin (à droite) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la résidence du président à Jérusalem le 17 avril 2019, alors que Rivlin demande à Netanyahu de former une nouvelle coalition après les élections du 9 avril. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

petit-fils de Litzman, le 18 juin 2017. (Shlomi Cohen/FLASH90)

L’État d’Israël semble avoir un poste vacant au sommet.

Sept semaines après la tenue des élections et la désignation de nos 120 députés, aucun de ces 120 députés ne semble capable d’obtenir l’appui d’une majorité de ses collègues pour diriger le pays.

Oui, 65 d’entre eux, immédiatement après le vote, ont recommandé au président Reuven Rivlin que notre hyper-talentueux, qui a fait ses preuves depuis longtemps et qui est extrêmement controversé, Benjamin Netanyahu, soit chargé de former un autre gouvernement. Mais sept semaines après que nous, citoyens, ayons consciencieusement placé nos bulletins de vote dans ces petites enveloppes bleues – les projecteurs du monde entier étant depuis longtemps passés à autre chose et la plupart des gens dans le monde ayant sans doute supposé que Netanyahu était bien installé à nouveau au pouvoir, il n’a pas réussi a réunir toutes ces différentes factions qui se chamaillent et qui lui apportent leur appui. Et ses fidèles ont été réduits à implorer divers députés de partis qui ne veulent absolument pas se joindre à lui pour faire défection et aider Netanyahu à obtenir une majorité avec des promesses manifestement insuffisamment attractives de haute fonction ministérielle s’ils transgressent la ligne du parti.

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Contrecarré principalement par son ennemi juré de longue date, Avigdor Liberman, qui a soudainement décidé qu’un effort législatif sans importance particulière (nous reviendrons sur ce point dans un instant) doit tout simplement passer par le Parlement sans en changer une ligne, Netanyahu est maintenant confronté à ce qu’il semble croire être deux options : Il peut se retirer à contre-cœur et dire à Rivlin qu’il ne peut former un gouvernement majoritaire et que quelqu’un d’autre peut essayer ; ou, il peut organiser de nouvelles élections et espérer que le public le récompensera dans quelques mois avec une récolte légèrement différente de députés – en espérant exclure le gênant Liberman – qu’il pourra former en une majorité compatible.

Le président d’Israël Reuven Rivlin (à droite) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la résidence du président à Jérusalem le 17 avril 2019, alors que Rivlin demande à Netanyahu de former une nouvelle coalition après les élections du 9 avril. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Ces deux options sont terribles pour Netanyahu. La première option, admettre sa défaite et donner à quelqu’un d’autre la chance d’être Premier ministre, est tout à fait inconcevable. Si les mots « Premier ministre » et « Benjamin Netanyahu » sont synonymes dans l’esprit de nombreux Israéliens, ils sont véritablement soudés ensemble dans la psyché de l’homme lui-même. Il ne peut tout simplement pas en être autrement. Mais la deuxième option est également impensable, car de nouvelles élections, qui auraient lieu en septembre, ne lui laisseraient probablement pas suffisamment de temps pour faire avancer les manœuvres législatives anti-démocratiques par lesquelles il espère s’immuniser contre des poursuites dans les trois affaires pénales dans lesquelles il est accusé. Son audience préalable à l’inculpation devant le procureur général est prévue pour octobre, et s’il n’arrive pas à persuader le procureur général de revenir sur sa décision, et s’il ne peut légiférer pour obtenir une immunité qui lui permettrait de ne pas être poursuivi, il sera jugé pour corruption dans les jours suivants.

Bien que pour le moment, Netanyahu ne soit toujours pas parvenu à obtenir les votes nécessaires pour former une coalition majoritaire, il semble pour l’instant qu’aucun de ses 119 collègues législateurs ne puisse le faire non plus. Les 65 députés qui, le mois dernier, ont recommandé Netanyahu à Rivlin comme Premier ministre, y compris Liberman et ses quatre collègues d’Yisrael Beytenu, confirment tous leur choix. Il est vrai que parmi ces 65 personnes, il y a beaucoup d’hommes et de femmes qui émettent des réserves privées à l’égard de Netanyahu.

De plus, plusieurs députés dans les rangs inférieurs de la liste du Likud de la Knesset craignent de perdre leur siège si nous sommes condamnés à un nouveau tour de scrutin (et surtout si le parti Koulanou de Moshe Kahlon est intégré au Likud), et il est plausible que ceux-ci voteront contre la dissolution de la Chambre si nous procédons à un vote de dissolution mercredi. Dans le cas improbable où le projet de loi de dissolution échouerait, l’aura d’invincibilité de Netanyahu serait brisée et il serait dans de graves ennuis.

Mais au moment d’écrire ces lignes, aucun des 65 membres n’est prêt à défier ouvertement Netanyahu et à se ranger du côté d’un candidat Premier ministre différent.

Benny Gantz, leader de l’alliance politique Kakhol lavan, revendique la victoire à l’issue des élections du 9 avril 2019, dans un discours à Tel Aviv. (MENAHEM KAHANA / AFP)

Cela signifie que Benny Gantz, l’ancien chef de l’armée israélienne à la tête de la principale alliance de l’opposition Kakhol lavan, est aussi incapable qu’il y a sept semaines de rassembler suffisamment de soutien pour une majorité à la Knesset sous sa direction. Il en va de même pour les 54 autres députés de l’opposition.

Gantz, qui a prononcé un discours de « victoire » spectaculairement inopportun quelques heures après la fermeture des bureaux de vote le 9 avril – alors qu’il était clair pour tous, sauf pour lui, qu’il n’avait pas la majorité – est à nouveau réticent à affronter l’arithmétique politique. Nous avons donc assisté à la vision surréaliste, tôt dans la matinée de mardi, de Netanyahu et de ses partisans votant en faveur de la première lecture d’un projet de loi pour dissoudre le Parlement sept semaines après une élection où ils se sont imposés, alors que Gantz et ses partisans ont voté contre sa dissolution, dans le vague espoir que Gantz puisse, dans les jours et semaines qui ont suivi, défier la gravité politique et convaincre plusieurs députés de droite ou ultra-orthodoxes à le rejoindre comme Premier ministre.

Vous auriez pensé que l’opposition ne serait que trop heureuse de permettre à Netanyahu et à ses alliés d’admettre leur défaite embarrassante – de faire en sorte que le Likud et ses partis satellites, autrement dit de démontrer au public qu’ils ne sont pas capables de mettre leurs différends mineurs de côté et constituer une majorité – et de tous nous faire subir une autre élection. On aurait pu penser que l’opposition aurait suffisamment confiance en elle – surtout si l’on considère les signes de consternation publique face aux efforts post-électoraux de Netanyahu pour se placer au-dessus de la loi – pour penser que de nouvelles élections seraient l’occasion de transformer la défaite d’avril en succès pour septembre.

De toute évidence, non.

Nous nous retrouvons donc ici, sept semaines après les élections, avec 120 députés fraîchement assermentés, et aucun d’entre eux n’est capable de commander une majorité parlementaire. Netanyahu ne peut pas le faire. Personne au Likud, au Shas, à Yahadout HaTorah, à Koulanou ou à l’Union des partis de droite n’ose à ce stade chercher à l’usurper. Le rebelle en chef Liberman est ravi de le contrecarrer, mais ne peut le remplacer. Et personne dans l’opposition ne peut obtenir les votes non plus.

Le moment est donc peut-être venu de faire preuve d’un peu de créativité. Si nous voulons nous épargner de nouvelles élections – si nous voulons éviter, comme l’a dit Netanyahu lundi soir, de devenir « l’Italie d’autrefois » – nous devons peut-être sortir des sentiers battus ou, plutôt, regarder au-delà de la Knesset.

N’y a-t-il pas quelqu’un, en dehors des 120 législateurs nouvellement élus, sur qui une majorité de ces 120 députés pourraient s’entendre pour se nommer un nouveau chef ? Qu’en est-il de Benny Begin, le fils infailliblement éthique du légendaire Premier ministre du Likud, Menachem ? Ou l’impressionnante Aliza Bloch, la nouvelle maire de Beit Shemesh ? Ou si nous sommes déjà en train de déployer le filet, qu’en est-il de l’alchimiste Daniel Birnbaum de SodaStream, un alchimiste qui transforme l’eau pétillante en or ?

Ou encore Marie Nahmias, la matriarche de 93 ans d’origine tunisienne qui a accueilli 52 enfants juifs et arabes et qui a rassemblé ce pays fracturé pendant quelques instants avec son appel à la tolérance lorsqu’elle a allumé un flambeau lors des festivités du Yom HaAtsmaout le mois dernier ? Elle n’a probablement pas de gardes du corps, mais il ne fait aucun doute que Gabi Eizenkot, le chef d’état-major de Tsahal récemment à la retraite, serait très heureux de lui offrir son aide.

Non, je ne suis pas sérieux. Nahmias n’accepterait probablement pas le poste (bien que Birnbaum pourrait le faire). Mais la loi israélienne, en tout cas, exige que le Premier ministre soit un député, et un député ne peut pas simplement se retirer sur un coup de tête et permettre à un étranger de son choix d’entrer et de prendre sa place.

Je ne suis pas sérieux. Mais encore une fois, les politiciens, dirigés par Netanyahu, ne le sont pas non plus, au grand détriment de ce pays.

Liberman, débordant d’inimitié personnelle pour le Premier ministre – qu’il a qualifié au fil des ans de « tricheur, menteur et escroc », de « champion du monde du zigzag », de « Premier ministre incapable de prendre une décision » et de leader qui « trompe sans vergogne le peuple israélien » – nous interdit une coalition, et ce faisant nous condamne à des élections tout à fait inutiles. Il le fait pour la prétendue cause d’une loi qui change à peine la situation intenable et discriminatoire actuelle, dans laquelle seule une infime partie du secteur ultra-orthodoxe effectue un service militaire ou national quelconque.

Et Netanyahu supplie Liberman de changer d’avis plutôt que d’avertir les dirigeants ultra-orthodoxes – Yaakov Litzman de Yahadout HaTorah, Aryeh Deri du Shas, et leurs mentors rabbiniques – que s’ils n’approuvent pas l’adoption de cette loi, il les frappera avec une législation qui pourrait vraiment exiger de leur communauté d’assumer sa juste part du service national.

Tandis que Netanyahu examine ses deux options foireuses – laisser quelqu’un d’autre essayer (et presque certainement échouer) de former un gouvernement, ou nous livrer à de nouvelles élections – il en a une troisième : renverser le processus habituel par lequel les politiciens ultra-orthodoxes l’extorquent, ainsi que le reste du pays, et leur dire qu’ils feraient mieux de faire la queue ou autre chose. Les ultra-orthodoxes peuvent penser qu’ils n’ont rien à perdre dans de nouvelles élections en termes de sièges à la Knesset, mais ils auraient beaucoup à perdre d’un Premier ministre moins empathique et moins accommodant.

Si Netanyahu ne se rend pas compte que c’est la voie qu’il doit suivre, et s’il ne peut pas rassembler les compétences nécessaires pour l’emporter, alors même certains de ses fidèles partisans commenceront à se demander ce qu’est devenu leur formidable Premier ministre.

Source: Times of Israël

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