Un tiers des banques pourraient fermer en cas de crise financière


Une étude réalisée par le cabinet de conseil McKinsey révèle qu’en cas de retournement de conjoncture, une banque sur trois pourrait mettre la clé sous la porte.

Les temps sont durs pour le secteur bancaire. Selon une étude de McKinsey, relayée par Les Échos, 354 banques seraient en grande difficulté. Des établissements majoritairement situés en Europe de l’Ouest et en Asie.

Ainsi, une banque sur trois présenterait une rentabilité anormalement faible, qui pourrait lui être fatale notamment en cas de ralentissement de la croissance. « Ce qui peut rendre particulièrement alarmiste, au-delà des enjeux industriels et stratégiques déjà connus pour les banques, c’est le ralentissement de la croissance. On pourrait arriver en bout de cycle », s’inquiète Sébastien Lacroix, senior partner chargé du secteur financier chez McKinsey.

Dans l’étude que doit publier le cabinet de conseil mardi 22 octobre, 35 % des 1.000 banques passées au crible dégagent une rentabilité moyenne d’à peine 1,6 %. Pire, 80% d’entre elles détruisent de la valeur au lieu d’en créer. Le signe que la rentabilité des fonds propres est inférieure à leur coût moyen. Certains experts s’interrogent donc de l’utilité de certains établissements bancaires. Une situation qui ne devrait pas s’arranger avec des prévisions de croissance revues à la baisse. Le Fonds monétaire international ne prévoit qu’une hausse de 3% du PIB mondial.

L’heure des choix

Plusieurs milliers de postes ont d’ailleurs été supprimés ces dernières années dans le secteur bancaire. Comme le rappellent Les Échos, 600.000 emplois ont disparu entre 2008 et 2018, rien que dans l’Union européenne. Objectif pour les banques : améliorer leur rentabilité. Selon Sébastien Lacroix, pour s’en sortir, les établissements vont devoir « choisir leurs batailles ». « Les banques doivent désormais se concentrer sur leur cœur de métier, sachant que ce cœur de métier va fortement varier d’une banque à l’autre : il peut s’agir d’une focalisation en termes de segmentation de clientèle, de géographie ou même de métiers. »

Un choix que certaines ont déjà fait. La Société Générale et la BNP Paribas ont par exemple déjà décidé d’abandonner leurs activités de trading. La Deutsche Bank a quant à elle mis de côté son ambition de conquérir les marchés action outre-Atlantique. Par ailleurs, HSBC pourrait très prochainement annoncer renoncer au marché de détail en France.

Source: Capital

Les banques américaines en pénurie de liquidité


La Réserve fédérale américaine a injecté d’urgence 128 milliards de dollars dans le système financier du pays à cause d’une crise inattendue de liquidité: les demandes de prêt des banques à la Fed ont nettement augmenté.

Les créanciers continuent de se débarrasser de la dette publique américaine. La Russie a revu une fois de plus à la baisse ses placements dans les obligations américaines – jusqu’à 8,5 milliards de dollars. Selon les récentes informations du Trésor américain, depuis le printemps dernier les placements de Moscou dans les obligations ont été divisés par plus de 11.

Les perturbations sur le marché financier américain sont-elles le présage d’une nouvelle crise mondiale?

Le chaos sans raisons apparentes

Lundi 16 septembre, les demandes de banques pour des prêts à court terme à la Fed ont soudainement doublé, en passant de 27 milliards de dollars vendredi à 53,2 milliards de dollars. Ce qui a provoqué une hausse des taux d’intérêt de 2,29% à 4,75%.

Au cours des dernières 24 heures, les banques ont déposé des requêtes pour 80,05 milliards de dollars. Après quoi le taux d’intérêt a franchi la barre de 10%. Et vu que la limite des créances à court terme de la Fed est fixée à 75 milliards, les demandes pour 5 milliards de dollars n’ont pas été satisfaites.

Un autre indicateur clé, le taux des fonds fédéraux (avec lequel les banques prêtent à court terme les réserves excédentaires à d’autres banques), a dépassé pour la première fois l’intervalle fixé par la Fed à hauteur de 2,3% pour atteindre 2,35%.

Les dollars ne valaient pas autant ni en pleine crise de 2008, ni après l’éclatement de la bulle internet en 2002.

Afin de sauver le marché financier d’une paralysie définitive, la Reserve Federal Bank de New York a annoncé le rachat aux banques des actifs (les obligations publiques américaines, les obligations des agences fédérales et des engagements hypothécaires) pour 128 milliards de dollars. Suivi jeudi par une nouvelle vague d’assouplissement quantitatif – pour 75 milliards de dollars.

Si après cela les taux d’intérêt ne reviendront pas à la norme, la Fed n’aurait plus qu’une solution – lancer un programme d’envergure comme à l’époque de la crise mondiale de 2008.

Entre temps, mercredi, la Fed a réduit le taux directeur de 0,25% pour la deuxième fois cette année, sans pour autant annoncer un changement de sa politique attendu par les investisseurs. Le patron de la Fed Jerome Powell a seulement noté qu’il était «tout à fait possible que l’on soit obligé de relancer la croissance de l’équilibre organique plus tôt que prévu».

Il n’y a pas de fumée sans feu

Ni la Fed ni les analystes indépendants ne peuvent comprendre les raisons de cette crise soudaine.

«Si un déficit durable de la liquidité s’est formé, alors la Fed a perdu le contrôle du marché», constate la Bank of America. En d’autres termes, la crise financière est imminente.

En réalité, les signaux alarmants retentissaient depuis longtemps. En particulier, les acteurs du marché financier indiquaient que les réserves bancaires américaines diminuaient constamment depuis 2014.

Cette situation fait douter de plus en plus de la capacité de la Fed à contrôler l’expansion économique par la politique monétaire – la baisse du taux directeur pour soutenir l’économie et son hausse pour se prémunir d’une surchauffe du marché.

Les experts rappellent: c’est le marché de la liquidité à court terme qui a joué un rôle clé dans la dernière crise financière. Les investisseurs doutent de la fiabilité des actifs proposés à crédit. Tout avait précisément commencé par l’effondrement du système de créance à court terme. En voyant les pertes grandissantes de ces actifs, les investisseurs ne font plus confiance aux grandes banques.

Un sondage auprès des directeurs des plus grandes compagnies américaines mené par l’Université Duke a été publié mercredi. 53% des personnes interrogées s’attendent à une crise économique dans le pays avant la présidentielle de 2020.

Un déficit de mille milliards

Les acteurs du marché ont plusieurs versions sur l’épuisement soudain de la liquidité pour le financement à court terme. En particulier, ils disent que le déficit est apparu après le paiement par les entreprises des impôts trimestriels et la vente par le Trésor de nouvelles obligations pour des milliards de dollars.

L’instabilité a été aggravée par la hausse de l’écart entre les dépenses et les revenus du budget fédéral. Cette année, le déficit a dépassé 1.000 milliards de dollars, pour la première fois en sept ans.

Le déficit budgétaire est principalement comblé par la vente d’obligations publiques. Mais les désireux de financer l’économie américaine sont de moins en moins nombreux. Selon les informations officielles, la dette publique américaine avoisine 22.500 milliards de dollars (106% du PIB). Doutant de la solvabilité de Washington, les plus grands créanciers se débarrassent progressivement des «instruments les plus fiables et liquides du monde» – des obligations américaines.

Le trou de la dette

Une récente étude de la société américaine Alliance Berstein a jeté de l’huile sur le feu. En s’appuyant sur leurs propres méthodes les économistes de cette compagnie qui gère des actifs pour 586 milliards de dollars, ont calculé que la dette publique réelle des Etats-Unis atteignait 1832% de l’économie globale.

Il s’agit des obligations, de la dette financière et des engagements sociaux. Les estimations aussi sinistres ne font que saper davantage la confiance des investisseurs pour les obligations et montrent clairement que le défaut de paiement sur les titres du gouvernement américain et l’effondrement des marchés financiers mondiaux sont tout à fait envisageables.

Ce serait une véritable catastrophe, car les portefeuilles des plus grands créanciers des dettes américaines s’élèvent à des centaines de milliards de dollars. Le Japon en détient pour 1.131 milliards de dollars, la Chine – pour 1.100 milliards de dollars, le Royaume-Uni – 334,7 milliards de dollars. En 2010, la Russie en possédait pour 170 milliards de dollars.

Après l’adoption de sanctions par les Etats-Unis, depuis 2014 Moscou réduisait progressivement ses réserves d’actifs américains. Et au printemps 2018, après une nouvelle vague de sanctions, la Banque de Russie a procédé à une vente massive en divisant par deux son portefeuille d’obligations américaines – de 96,05 jusqu’à 48,724 milliards de dollars. A présent, il n’en reste pratiquement plus.

Source: Sputnik News

Les cinq menaces qui pèsent sur les banques européennes


Cette année, certaines banques en Europe doivent redoubler d’efforts pour affronter la concurrence et un environnement économique instable, écrit Les Échos, qui dresse un tableau des principaux problèmes à résoudre pour ces établissements.

Risque du taux négatif et de blanchiment, incertitudes conjoncturelles, évolutions réglementaires, influence des technologies, tels sont les défis majeurs que les banques européennes doivent relever, rapporte le quotidien français Les Échos.

«Blanchiment» et «fraude fiscale»

Les amendes liées à la crise des subrimes et aux manipulations des indices Libor et Euribor sont l’un de ces dangers, précise le média. En effet, des banques comme UBS et HSBC sont dans le viseur de certains pays européens qui luttent contre la fraude fiscale et se sont vue infliger des amendes considérables. Le 6 août, la banque britannique a consenti à payer près de 300 millions d’euros pour mettre fin à une enquête pénale pour «blanchiment» et «fraude fiscale» en Belgique. Les établissements financiers Danske Bank et ABN Amro sont aussi dans l’œil du cyclone.

Évolutions réglementaires

Depuis la crise financière, les autorités françaises «n’ont cessé de renforcer l’arsenal réglementaire pour discipliner une industrie exposée à des dérives», explique Les Échos. D’après la Banque de France, entre la crise et l’année 2016, les banques françaises ont plus que doublé leurs fonds, à 296 milliards d’euros. Mais ce n’est pas tout.

Les banques font face à «la transposition des règles prudentielles de Bâle III, qui viendrait augmenter en moyenne de 24 % leurs exigences en capital, soit 135 milliards d’euros», affirme l’Autorité bancaire européenne à laquelle se réfère le quotidien d’information économique et financière.

«Cet accord se traduirait par une rupture d’égalité des conditions de concurrence et de rentabilité avec les banques américaines, qui verront leurs exigences de capital augmenter de 1,5 % seulement», ont expliqué en juillet les présidents des fédérations bancaires française (FBF) et allemande (BDB) aux Échos.

Le média précise que d’autres évolutions réglementaires menacent le modèle économique des banques, à savoir DSP2 (paiements), MiFID II (marchés financiers), RGPD (protection des données), etc.

L’influence des technologies

Comme l’explique Les Échos, avec la révolution technologique, le «statut d’intermédiaire financier» des banques est en danger.

«Les forces duales de l’innovation technologique (et des données) et les changements dans l’environnement réglementaire et plus largement sociopolitique ouvrent des pans de ce système d’intermédiation financière à des nouveaux entrants», affirme McKinsey dans un rapport.

Par exemple, des sociétés telles que PayPal, Stripe ou AliPay, ou encore Facebook avec son portefeuille Calibra, ne cessent de se développent et menacent désormais les établissements bancaires traditionnels.

«Les banques traditionnelles seront sous pression pour trouver des partenaires ou se réinventer», estime le cabinet de conseil.

Les «incertitudes conjoncturelles»

Suite en grande partie à la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), les banques ont profité du fait que le «coût du risque reste collé à un plancher extrêmement bas. Autrement dit, les faillites sont rares, les clients restent solvables, le risque de prêter de l’argent est quasiment nul», indique Les Échos.

Mais en prenant en considération les incertitudes conjoncturelles observées ces derniers temps, ce système peut faire l’objet de changements. Le 7 août, Commerzbank a déjà vu un doublement du coût du risque en hausse au deuxième trimestre et a mentionné des «cas individuels». En France, Crédit Agricole a aussi observé une hausse de 60 % de son coût du risque.

Vers le taux négatif?

L’un des défis les plus importants pour les banques est de continuer d’enregistrer des bénéfices alors que l’argent est «devenu quasiment gratuit».

«De fait, sous l’influence du QE (pour «quantitative easing»), les banques qui transforment de la ressource à court terme en crédit à long terme ont vu leurs marges de crédit s’aplatir. Ce n’est pas nouveau mais, dans l’esprit des banquiers, cette période « anormale » était sur le point de se refermer», explique Les Échos.

Enfin, la BCE a «ouvert la porte» à une nouvelle baisse du taux de dépôts négatif imputé aux réserves excédentaires que les établissements financiers placent auprès d’elle tous les jours.

Source: Sputnik News

Facebook veut désormais accéder à vos données bancaires


Facebook a approché de grandes banques américaines pour leur demander de partager des données de leurs clients également membres du réseau social, dans l’objectif de proposer de nouveaux services sur son service de messagerie interne Messenger, a indiqué lundi une source proche du dossier. Lire la suite

Les USA s’attaquent aux banques européennes


Les actions de la Deutsche Bank ont chuté aujourd’hui de presque 10% pour terminer la journée à leur minimum historique. La menace est venue de l’autre côté de l’Atlantique, où une filiale de la Deutsche Bank s’est retrouvée sur la liste des banques problématiques aux USA.

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