Le gouvernement britannique autorise Amazon à accéder aux données de 40 millions de patients


L’ONG Privacy International dénonce un accord passé entre le fabricant d’Alexa et le ministère de de la Santé qui va au-delà de l’annonce initiale.

Outre-Manche, l’exécutif dirigé par Boris Jonhson essuie actuellement une pluie de critiques pour avoir validé une autorisation d’accès aux informations médicales stockées sur les serveurs du NHS (National Health Service) et mises à la disposition d’Amazon sans aucune compensation financière et sans l’accord des patient·es.

Privacy International, une ONG qui milite contre la violation de la vie privée commise par les gouvernements, a révélé, après enquête et publication de l’intégralité du contrat, qu’il incluait «toutes les informations sur les soins de santé, y compris, sans s’y limiter, les symptômes, les causes et les définitions, ainsi que tout le contenu, les données, les informations et autres documents protégés par le droit d’auteur», détenus par le NHS et le ministère de la Santé et des Affaires Sociales. Le mastodonte du e-commerce a par ailleurs reçu un blanc-seing pour utiliser ces données à d’autres fins que de fournir des conseils médicaux.

Boris Johnson persiste et signe

En résumé, le gouvernement de Boris Johnson a remis entre les mains d’Amazon les clés du coffre-fort contenant l’intégralité des données de santé sensibles et personnelles de la grande majorité des Britanniques, avec toute latitude pour ce dernier de s’en servir comme il l’entend. L’accord empêche même le ministère de la Santé et des Affaires Sociales «d’émettre toute publicité sans une autorisation préalable écrite d’Amazon».

Ces révélations ont provoqué un véritable tollé dans les rangs des travaillistes et au sein de la population, après avoir été rendues publiques il y a quelques jours par Privacy International. Amazon s’est tout de suite défendu en affirmant que les personnes qui utilisent Alexa n’auront en réalité accès qu’à du «contenu général sur la santé». Pour l’instant, le gouvernement de Boris Johnson n’a pas prévu de faire machine arrière et maintient l’accord dans son intégralité.

Source: Korii

Critiques, insultes… Le sommet du 70e anniversaire de l’Otan s’ouvre dans une ambiance électrique


Deux sujets de désaccords risquent d’animer les échanges lors de ce nouveau sommet de l’Otan: l’offensive turque en Syrie et la participation des pays européens au budget de défense de l’Alliance.

Les dirigeants des pays de l’Otan se réunissent ce mardi et ce mercredi en sommet à Watford, près de Londres, pour le 70e anniversaire de l’alliance, mais l’ambiance est loin d’être festive à cause de multiples différends. Le plus virulent oppose Emmanuel Macron et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan au sujet de l’intervention lancée par Ankara dans le nord-est de la Syrie sans en informer les autres membres de l’Alliance.

Les critiques du président français contre l’Alliance, jugée en état de « mort cérébrale », ont choqué tous ses partenaires. La charge d’Emmanuel Macron a notamment ulcéré Erdogan qui a jugé que c’est le président français qui est « en état de mort cérébrale ». Le dirigeant turc veut porter le différend au sommet. Paris a déploré ses insultes, mais Emmanuel Macron assume ses propos et n’entend pas renoncer à ses griefs.

Leurs partenaires espèrent qu’ils crèveront l’abcès mardi, au cours d’une réunion sur la Syrie organisée à Londres avec la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson. Le président Erdogan ne sera pas beaucoup soutenu après sa décision d’acheter un système de défense anti-missile S-400 à la Russie, incompatible avec les équipements de l’Otan. Mais il sait que son pays ne peut pas être expulsé et l’appui de Donald Trump lui suffit.

Trump et le budget de la défense

L’autre inconnue sera justement le comportement du milliardaire. Le président américain n’a qu’un seul sujet de discussion depuis son élection lorsqu’il vient à l’Otan: le partage du fardeau pour les dépenses militaires et son corollaire, l’augmentation des budgets de la défense des alliés européens et canadien.

Les responsables de l’Otan espèrent que l’accord pour réduire la contribution américaine au budget de fonctionnement de l’Alliance et les efforts financiers fournis par les alliés pour augmenter leurs dépenses militaires vont l’apaiser. Le secrétaire général de l’Otan, le Norvégien Jens Stoltenberg, assure que l’année prochaine, les alliés non américains auront augmenté leurs dépenses pour la défense de 130 milliards de dollars depuis 2016.

Mais beaucoup redoutent que cela ne suffise pas et craignent un nouveau coup de sang de Donald Trump. L’année dernière à Bruxelles, il avait pris à partie Angela Merkel, accusée de ne pas payer assez et de contribuer à l’effort militaire de la Russie avec ses achats massifs de gaz. Les alliés se sont engagés en 2014 à consacrer 2% de leur PIB pour leurs dépenses militaires en 2024. Neuf pays ont atteint cet objectif en 2019 et si la France va l’atteindre en 2025, l’Allemagne est encore très loin du but.

Un sommet bref

Le sommet sera bref: une session de travail de trois heures mercredi dans l’hôtel d’un golf prestigieux à Watford, dans la banlieue de Londres. Mais les décisions seront significatives, car à Londres, l’espace va devenir un domaine d’opérations de défense pour l’Otan et l’Alliance va se positionner face à la montée en puissance de la Chine, second budget militaire du monde et très présente dans le cyberespace.

Jens Stoltenberg pourrait par ailleurs être mandaté pour conduire une réflexion demandée par la France sur la relation de l’Otan avec la Russie et sur les futurs grands enjeux de sécurité collective, comme la menace terroriste. 

Source: BFM TV

Royaume-Uni : les députés refusent à Johnson des élections anticipées en décembre


Boris Johnson a raté ce 28 octobre une nouvelle tentative de convoquer des législatives anticipées en décembre pour sortir le Brexit de l’impasse actuelle, la sortie du Royaume-Uni ayant été reportée une troisième fois.

Les députés britanniques ont rejeté le 28 octobre la tenue d’élections anticipées le 12 décembre, voulues par le Premier ministre Boris Johnson pour sortir le Brexit de l’impasse.

La motion du gouvernement a échoué, avec 299 voix, à recueillir les deux-tiers des voix requises, soit 434. Le dirigeant conservateur a aussitôt annoncé préparer un nouveau vote sur l’organisation d’élections. Il espère que celles-ci lui donneront la majorité qui lui permettrait enfin de remplir sa promesse de mettre en œuvre le Brexit, trois ans et demi après le référendum de 2016.

Les travaillistes, première formation d’opposition, ont bloqué le texte en s’abstenant, expliquant vouloir d’abord écarter le risque d’une sortie sans accord et se disant réticents à un vote à l’approche de Noël, période où les étudiants rendent visite à leurs familles.

Cette assemblée ne peut plus retenir le pays en otage

«Nous ne permettrons pas à cette paralysie de continuer», a assuré le Premier ministre après ce vote, ajoutant : «Cette assemblée ne peut plus retenir le pays en otage. Des millions de familles et d’entreprises ne peuvent pas faire de projet pour l’avenir».

Son gouvernement a annoncé déposé un projet de loi permettant par une autre procédure de convoquer des élections, par le biais d’une loi, avec une majorité simple, à la date du 12 décembre ou une autre. Un vote est attendu ce 29 octobre.

Un tel texte pourrait obtenir le soutien de certains partis d’opposition, comme les formations europhiles d’opposition, le parti national écossais (SNP) et les Libéraux-démocrates.

Dernier report ?

Le 28 octobre, les 27 autres membres de l’UE avaient donné leur feu vert à un nouveau report du Brexit jusqu’au 31 janvier, à moins que l’accord de divorce conclu il y a une dizaine de jours à Bruxelles ne soit ratifié d’ici là.

Si le Parlement britannique «résiste» et bloque la tenue d’élections, «je voudrais exhorter les Etats membres de l’Union européenne à indiquer clairement qu’un autre report [du Brexit] après le 31 janvier n’est pas possible», a écrit Boris Johnson au président du Conseil européen, Donald Tusk, prenant acte de la décision européenne.

Il s’agit du troisième report du Brexit, plus de trois ans après le vote de 52% des Britanniques, en juin 2016, pour quitter l’Union européenne. D’abord prévu le 29 mars, le Brexit a été repoussé au 12 avril puis au 31 octobre.

Le nouveau record décidé par les 27 prévoit une date butoir au 31 janvier mais avec la possibilité pour le Royaume-Uni de quitter l’UE au 30 novembre ou au 31 décembre en cas de ratification de l’accord de sortie avant ces échéances, selon un document consulté par l’AFP.

Source: RT France

Brexit : que va-t-il se passer après le report du vote sur l’accord ?


Le gouvernement britannique assure que le Royaume-Uni quittera bien l’Union européenne le 31 octobre, faisant de la demande à Bruxelles d’un nouveau report, imposée par les députés, une simple formalité.

Ce devait être le grand jour pour Boris Johnson. Samedi 19 octobre, au cours d’une séance extraordinaire à Westminster, le Premier ministre britannique a soumis à l’approbation des députés le nouvel accord de Brexit qu’il avait conclu de haute lutte avec les Européens. Mais dans l’un de ces coups de théâtre dont la classe politique a le secret outre-Manche, les élus de la Chambre des communes ont repoussé leur vote fatidique et bloqué les plans de « BoJo ». Après cette journée folle, l’interminable feuilleton, qui dure depuis plus de trois ans, a une fois de plus basculé dans l’incertitude, à onze jours de la date-butoir pour éviter une sortie de l’Union européenne sans accord. Que va-t-il se passer maintenant ? Franceinfo tente d’y voir plus clair. 

Un Brexit reporté au 31 janvier 2020 ?

L’amendement, adopté par 322 voix contre 306 par les députés britanniques samedi, reporte tout vote sur l’accord de Brexit, tant que la législation nécessaire à son application n’a pas été votée au Parlement britannique. En votant ce texte, les élus de la Chambre des communes ont enclenché une autre loi, le « Benn Act », adopté début septembre par les opposants à une sortie sans accord.

La loi Benn – du nom d’un de ses auteurs : le député travailliste Hilary Benn – exige du Premier ministre qu’il « cherche à obtenir » par une lettre adressée au président du Conseil européen une extension du calendrier de la sortie du Royaume-Uni de l’UE jusqu’au 31 janvier 2020 dans l’éventualité où le Parlement britannique n’approuvait pas un accord de retrait ou un divorce sans accord à la date du 19 octobre.

Cette loi a été adoptée en septembre pour éviter un « no deal », Boris Johnson s’étant dit prêt à cette option s’il s’agissait du prix à payer pour sortir de l’Union européenne le 31 octobre. « BoJo » espérait y échapper en faisant approuver samedi son nouvel accord. En vain. Initialement prévu le 29 mars et déjà repoussé deux fois, le Brexit, prévu pour le 31 octobre, pourrait donc à nouveau être reporté, au 31 janvier 2020 cette fois, si l’UE y consent.

Un report refusé par les Européens ?

En septembre, Boris Johnson avait déclaré qu’il préférerait « crever la gueule ouverte » plutôt que de demander un report de la date du Brexit à Bruxelles. Samedi soir, contraint par ses députés, le chef du gouvernement britannique n’a eu d’autre choix que d’en faire la demande par écrit au président du Conseil européen, Donald Tusk. Mais une fois de plus, le conservateur iconoclaste n’a rien fait comme tout le monde. Et Donald Tusk a reçu trois lettres de la part des Britanniques. Trois missives disant tout et son contraire.

La première, non signée et prenant pour modèle une lettre-type, demande une prolongation de trois mois du Brexit. La deuxième, reproduite par le Guardian (en anglais), est signée par Boris Johnson cette fois. Mais le Premier ministre y déclare qu’il ne veut pas de ce délai et qu’il considère qu’un report serait une erreur.

Depuis que je suis Premier ministre et à nouveau aujourd’hui devant le Parlement, j’ai clairement indiqué mon opinion et la position du gouvernement, qu’une nouvelle extension nuirait aux intérêts du Royaume-Uni et de nos partenaires européens, et à notre relation.Boris Johnsondans sa lettre à Donald Tusk

La troisième lettre est une note de « couverture » de l’ambassadeur britannique auprès de l’Union européenne. Tim Barrow y explique que le gouvernement est tenu par la loi de demander ce report et celui-ci n’a été demandé que pour se plier à la loi Benn.

A Bruxelles, le président du Conseil européen Donald Tusk a confirmé dès samedi soir avoir reçu la demande de report de la part des autorités britanniques. Et il a indiqué dans un tweet qu’il allait désormais « consulter les dirigeants de l’UE » pour décider de la réponse commune à donner au Royaume-Uni. Samedi, l’Elysée a fait savoir que, pour Emmanuel Macron, un délai supplémentaire ne serait dans l’intérêt d’aucune partie. Mais outre-Rhin, le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, a déclaré au journal Bild que « si une prolongation de quelques semaines est nécessaire, cela ne [lui] poserait aucun problème ». Selon lui, une sortie rapide et ordonnée est encore possible.

Dimanche matin la réunion des ambassadeurs européens a été essentiellement consacrée à la transmission de l’accord de divorce aux eurodéputés, qui se réuniront cette semaine en séance plénière à Strasbourg. « Comme prévu les ambassadeurs européens se sont vus ce matin pour fixer les prochaines étapes de la ratification par l’UE », a déclaré le négociateur européen du Brexit, Michel Barnier, à l’issue de la rencontre. Au Parlement, une réunion des chefs de groupes autour du président David Sassoli est prévue lundi pour préciser le calendrier. Côté européen, le processus de ratification se poursuit, en dépit des dernières péripéties britanniques. Les Européens pourraient donc choisir de refuser la demande de report britannique.

Une sortie de l’UE le 31 octobre comme prévu ?

Malgré cette demande de report, « nous allons sortir le 31 octobre. Nous avons les moyens et l’habilité de le faire », a assuré dimanche Michael Gove, bras droit de Boris Johnson, lors d’un entretien sur la chaîne Sky News. « Nous savons que l’Union européenne veut que nous sortions, et nous avons un accord qui nous permet de le faire. » Sur la BBC, le ministre des Affaires étrangères britannique, Dominic Raab, s’est aussi estimé « confiant », jugeant qu’« il y avait beaucoup de gens dans l’UE qui ne veulent pas d’un report »

Samedi, Boris Johnson a en effet assuré aux parlementaires qu’il leur présenterait « la semaine prochaine » la législation nécessaire à la mise en œuvre de son accord de Brexit. Jacob Rees-Mogg, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, a déclaré samedi que le gouvernement envisageait de soumettre l’accord de Brexit à un débat et à un vote dès lundi. Pour Michael Gove, « si nous passons la législation à temps, alors il n’y a pas d’extension. Le 31 octobre est en vue ».

Le gouvernement peut désormais compter sur le soutien de certains rebelles conservateurs, ayant été expulsés du parti pour avoir justement soutenu la loi qui a contraint Boris Johnson à demander un report. Maintenant que le report a été demandé pour « éviter un Brexit sans accord »« je soutiendrai l’accord du Premier ministre », a ainsi annoncé l’ancienne ministre Amber Rudd sur Sky News.

Le « speaker » de la Chambre des communes, John Bercow, a toutefois déclaré qu’il se prononcerait lundi sur la possibilité d’organiser ce nouveau débat. Plusieurs parlementaires lui avaient auparavant rappelé qu’il avait lui-même exhumé sous le gouvernement de Theresa May, en mars, une disposition remontant à 1604 et interdisant qu’une même question soit soumise deux fois à un vote lors d’une même session parlementaire. Cette démarche pourrait en outre offrir la possibilité aux députés, y compris dans l’opposition, d’amender ces textes, voire d’essayer – pour le Parti travailliste par exemple – d’introduire l’obligation d’organiser un référendum de confirmation de cet accord.

En attendant, faute d’accord adopté, le Royaume-Uni est menacé d’un « no deal », scénario redouté des milieux économiques faisant craindre des perturbations aux frontières, des pénuries de produits alimentaires et médicaments et une poussée des prix, voire une récession. Trois ans et quatre mois après le référendum du 23 juin 2016 par lequel ils ont voté à 52% pour le Brexit, les Britanniques ignorent toujours quand – et si – ils quitteront l’Union européenne.

Source: France TV Info

Une convergence soudaine de « paix et sécurité » ?


Plusieurs des plus grands obstacles géopolitiques du monde sont soudainement sur le point d’être résolus, du moins dans l’état actuel des choses. Cette soudaine confluence de résolutions pourrait-elle être le mantra des 1 Thessaloniciens 5 de « paix et sécurité » avant la destruction soudaine ?

Un cessez-le-feu inattendu entre les forces turques et les Kurdes dans le nord de la Syrie a mis les dirigeants du monde à l’aise dans ce qui était auparavant une situation d’escalade rapide impliquant non seulement la Turquie et le PKK, mais aussi la Russie, l’UE et les Etats-Unis. Le cessez-le-feu doit durer 120 heures, ce qui donnera aux Kurdes le temps d’évacuer une étroite « zone de sécurité » le long de la frontière que la Turquie est en train de tracer. Notez ici deux thèmes « jours de Noé » : d’abord, la Turquie abrite le Mont Ararat, lieu supposé de repos de l’Arche de Noé (bien que certains suggèrent que le vrai Mont Ararat se trouve en Iran). Deuxièmement, le calme avant la tempête doit durer 120 heures. Comparez à l’avertissement de Dieu dans Genèse 6:3 que 120 ans sont restés jusqu’au Déluge :

Alors l’Éternel dit : Mon esprit ne demeurera pas éternellement dans l’homme, car il est chair ; ses jours seront de 120 ans.

Un accord de dernière minute a été conclu entre l’équipe de négociation du Premier ministre Boris Johnson et l’UE sur les termes d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne le 31 octobre ( » Brexit « ). Le Parlement britannique votera sur l’accord aujourd’hui.

Le leader bleu et blanc Benny Gantz capitule soudainement devant la suggestion du président israélien de faire alterner le poste de Premier ministre avec celui de Benjamin Netanyahou, permettant à ce dernier de servir en premier puisqu’il pourrait bientôt être accusé. Aucune décision finale n’a été prise, mais même une ouverture à la proposition semble être un progrès dans l’impasse actuelle. Une nouvelle encore plus importante est que Jared Kushner se rendra en Israël dans un peu plus d’une semaine pour rencontrer Netanyahou et Gantz, sûrement au sujet du dévoilement imminent de l’accord du siècle.

Source: Unsealed

Traduit par: SENTINELLE SAPS

Brexit : samedi sous haute tension au Parlement britannique


Le Parlement est réuni ce samedi pour voter l’accord sur la sortie du Royaume-Uni négocié par Boris Johnson. Le Premier ministre devra se battre pour chaque voix, tant le vote s’annonce serré.

Tous les regards sont rivés ce samedi vers Westminster, où se déroule une séance exceptionnelle du Parlement britannique, la première à se dérouler un samedi depuis la guerre des Malouines il y a 37 ans.  Les députés sont réunis pour un vote historique afin de dire oui ou non à l’ accord négocié de haute lutte ce jeudi par Boris Johnson et l’Union européenne sur le Brexit.

Décidé à sortir son pays de l’Union européenne le 31 octobre, le Premier ministre britannique s’est dit « confiant » que ce « très bon accord » soit approuvé. Mais le dirigeant devra se battre pour chaque voix, tant le vote s’annonce serré ce samedi. Jeudi et vendredi, il a multiplié les coups de téléphone aux députés de tous les partis.

Une majorité de 320 voix

Les partis de l’opposition ont déjà prévenu qu’ils donneraient consigne de voter contre l’accord. Le Labour y voit un risque de détérioration des droits des travailleurs après le Brexit. Et le parti unioniste nord-irlandais maintient également son opposition. De quoi compliquer la tache du Premier ministre.

Selon le « Times », il compte sur 117 soutiens « tories » a priori indéfectibles puisque liés d’une manière ou d’une autre au gouvernement. S’y ajouteraient environ 150 députés conservateurs du rang qui souhaitent soutenir un deal. Un renfort est espéré auprès de 24 élus indépendants (dont une partie des 21 rebelles « Tories » récemment exclus pour avoir osé voter la loi anti- « no deal »).

Les 10 voix du DUP, le parti unioniste nord-irlandais allié au parti conservateur, permettraient à Boris Johnson d’atteindre 301 voix. Quelque 17 députés Labour ont indiqué qu’ils pourraient soutenir un accord. Et Boris Johnson pense pouvoir convaincre l’essentiel des 25 députés conservateurs jusqu’au boutistes qui ont toujours refusé de voter pour l’accord signé en novembre 2018 avec Bruxelles par Theresa May. Mais rien n’est assuré à ce stade.

Les scénarios possibles

Côté Union européenne, la majorité prône pour un accord rapide. « Le délai du 31 octobre doit être tenu », a déclaré Emmanuel Macron vendredi à l’issue d’un sommet à Bruxelles. « Je ne pense pas que de nouveaux délais doivent être accordés ».

Un rejet du nouvel accord par les députés britanniques samedi déclencherait cependant automatiquement l’obligation pour Boris Johnson de demander un report du Brexit à Bruxelles jusqu’au 31 janvier. La loi anti- « no deal » le lui impose en effet si aucun accord n’est conclu avec Bruxelles et endossé par Westminster avant le 19 octobre.

Cela l’obligerait certes à revenir sur sa promesse d’une sortie de l’UE avec ou sans accord au 31 octobre. Mais cela lui donnerait aussi le temps d’affronter les électeurs à l’occasion d’élections législatives anticipées, de tenter de reconstituer à cette occasion sa majorité parlementaire, puis de soumettre à nouveau aux députés l’accord conclu ce jeudi avec Bruxelles. Il aurait alors bien plus de chances de l’emporter.

Dans le cas ou le Parlement britannique reconnaîtrait finalement ce samedi l’accord négocié par Boris Johnson, le texte devra passer devant le Parlement européen avant le 31 octobre, date effective de ce divorce attendu autant que redouté.

Source: Les Echos

Brexit : Jean-Claude Juncker annonce un accord entre Londres et l’Union européenne


Le Premier ministre britannique Boris Johnson se réjouit d’« un excellent nouvel accord ».

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a annoncé ce jeudi qu’un accord a été trouvé sur le Brexit, à quelques heures d’un sommet européen à Bruxelles, qui doit sceller le sort du départ du Royaume-Uni​ de l’Union européenne, prévu dans deux semaines.

« Nous en avons un ! », a-t-il lancé sur son compte Twitter, après plusieurs jours d’intenses tractations. Jean-Claude Juncker a qualifié l’accord d’« équitable et équilibré » et recommandé aux dirigeants des 27 de donner leur feu vert.

« Un excellent nouvel accord »

« Nous avons un excellent nouvel accord qui reprend le contrôle », a tweeté le Premier ministre britannique Boris Johnson, en référence aux promesses du camp « Leave » lors du référendum de juin 2016 de reprendre le contrôle de ses lois et de sa politique commerciale.

Le dirigeant conservateur a appelé les députés britanniques à approuver cet accord lors d’une séance parlementaire exceptionnelle samedi.

La livre sterling est remontée face au dollar, et face à l’euro dans une moindre mesure, atteignant de nouveaux sommets en cinq mois peu après l’annonce de cet accord. Vers 09h45 GMT (11h45 à Paris), la livre sterling gagnait 0,86 % face au billet vert, à 1,2942 dollar, et 0,60 % face à l’euro, à 86,01 pence pour un euro, quelques minutes après avoir atteint 1,2990 dollar et 85,76 pence pour un euro, des niveaux plus vus depuis mai.

Source: 20 Minutes

Brexit : Les négociations entre Londres et Bruxelles au point mort


L’Union européenne a donné jusqu’à la fin de la semaine au gouvernement britannique pour présenter un accord satisfaisant.

A trois semaines du Brexit, prévu le 31 octobre, les tensions entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ne cessent de grimper, Bruxelles accusant le Premier ministre britannique Boris Johnson de jouer avec « l’avenir de l’Europe ».

L’Union européenne a donné jusqu’à la fin de la semaine au gouvernement britannique pour présenter un accord satisfaisant permettant d’éviter le scénario tant redouté du « no deal ». Mais les deux partis ne cachent pas leur pessimisme. Après un entretien téléphonique, ce mardi, entre Boris Johnson et Angela Merkel, une source à Downing Street a jugé un accord « pratiquement impossible ».

Pour Bruxelles, Boris Johnson joue avec « l’avenir de l’Europe et du Royaume-Uni »

Selon cette source, la chancelière allemande a prévenu le chef du gouvernement conservateur qu’un accord était « extrêmement improbable » faute de nouvelles propositions de Londres prévoyant un maintien de l’Irlande du Nord britannique dans l’union douanière européenne. Ce que le Royaume-Uni refuse, son plan prévoyant simplement un alignement réglementaire, mais pas douanier, avec la République d’Irlande voisine, membre de l’UE. Il s’agit d’éviter le rétablissement d’une frontière physique entre les deux Irlande et de préserver la paix sur l’île, après plusieurs décennies de violences.

Sur Twitter, le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, a accusé Boris Johnson de jouer avec « l’avenir de l’Europe et du Royaume-Uni » en se prêtant à un « stupide jeu de reproches » sur les responsabilités d’un échec des négociations.

« Nous restons ouverts à la finalisation d’un accord de Brexit juste mais il faut un gouvernement britannique désireux de travailler avec l’UE pour y arriver », a renchéri le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney, sur le même réseau social.

« Maintenant nous devons voir quelque chose bouger du côté de l’UE »

De difficiles négociations se poursuivaient mardi à Bruxelles pour éviter un « no deal » le 31 octobre, sur la base d’un projet présenté mercredi dernier par Boris Johnson pour tenter de mettre fin au casse-tête de la frontière irlandaise. Le plan britannique a été rejeté en l’état par les Européens. Ils refusent le droit de veto que Londres souhaite accorder à l’assemblée et à l’exécutif nord-irlandais et les propositions pour les contrôles douaniers entre les deux Irlande. « Ces discussions atteignent un point critique. Le Royaume-Uni a fait un grand pas en avant et maintenant nous devons voir quelque chose bouger du côté de l’UE », a commenté un porte-parole britannique.

Londres avait tenté lundi d’apporter des clarifications. Mais selon une source européenne, « rien n’a bougé ». « A ce rythme-là, on voit mal comment on pourrait être prêt pour le Conseil » européen des 17 et 18 octobre, a dit une autre source. Arrivé au poste de Premier ministre fin juillet, Boris Johnson s’est engagé à sortir le Royaume-Uni de l’UE à tout prix le 31 octobre, malgré une loi le contraignant à demander un report si aucun accord n’est trouvé d’ici au 19 octobre, juste après ce sommet européen présenté comme celui de la dernière chance.

Source: 20 Minutes

Brexit: Boris Johnson dévoile son « offre finale » à l’UE


Le Premier ministre britannique Boris Johnson doit présenter devant le Parti conservateur mercredi son « offre finale » sur la sortie de l’UE, présentée comme à prendre ou à laisser pour éviter un Brexit sans accord dans moins d’un mois.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson doit présenter devant le Parti conservateur mercredi son « offre finale » sur la sortie de l’UE, présentée comme à prendre ou à laisser pour éviter un Brexit sans accord dans moins d’un mois.

Selon ses services, ces propositions formelles présentées lors de son discours du clôture du congrès de son parti à Manchester doivent permettre d’arriver à « un compromis juste et raisonnable ».

Mais « si Bruxelles ne noue pas le dialogue sur cette offre, alors ce gouvernement cessera de négocier jusqu’à ce que nous ayons quitté l’UE » le 31 octobre, ont-ils prévenu dans un communiqué.

L’objectif est de résoudre en particulier le casse-tête de la frontière irlandaise pour mettre fin à trois ans d’une saga qui a plongé le Royaume-Uni dans une profonde crise politique, sans un « no deal » aux conséquences économiques potentiellement désastreuses.

Ce plan, dont les détails qui ont fuité ont été accueillis froidement à Dublin, a été aussitôt commenté dans la presse britannique comme une dernière sommation aux Européens. C’est un « ultimatum » pour le tabloïd The Sun, une « menace » pour The Guardian tandis que The Telegraph s’interroge: « Les Européens veulent-ils continuer avec cette saga qui semble sans fin ? »

Deux frontières 

A 29 jours de la date prévue pour le départ du Royaume-Uni de l’UE, le temps presse pour trouver un accord de divorce.

Celui négocié par Theresa May, la prédécesseure de Boris Johnson, avait été rejeté à trois reprises par le Parlement britannique, mécontent notamment du « filet de sécurité » (ou « backstop » en anglais), mécanisme visant à éviter le retour d’une frontière en Irlande entre la province britannique du Nord et la république membre de l’UE au sud, après le Brexit.

Selon The Telegraph, la nouvelle proposition britannique prévoit que l’Irlande du Nord reste dans le marché unique européen jusqu’en 2025, tout en formant une union douanière avec le Royaume-Uni.

Il y aurait donc en quelque sorte deux frontières: des contrôles douaniers entre les deux Irlande et des contrôles réglementaires en mer d’Irlande, qui sépare la Grande-Bretagne de sa province nord-irlandaise.

« Ce ne sera certainement pas acceptable pour le gouvernement irlandais, mais aussi pour l’UE dans son ensemble », a jugé la ministre irlandaise des Affaires européennes Helen McEntee, sur la chaîne irlandaise RTE.

Sous sa forme actuelle, le « backstop » prévoit de maintenir le Royaume-Uni tout entier dans une union douanière avec l’UE, ainsi qu’un alignement règlementaire sur l’UE plus poussé pour l’Irlande du Nord.

La perspective du rétablissement d’une frontière entre les deux Irlande en cas de « no deal » inquiète particulièrement Dublin, qui y voit une menace pour la paix en Irlande du Nord, difficilement établie en 1998 après trois décennies de violences entre des républicains nationalistes (catholiques), partisans de la réunification de l’île, et loyalistes unionistes (protestants), défenseurs du maintien dans la Couronne britannique.

« C’est une partie très triste de notre histoire », a souligné le sénateur irlandais Neale Richmond, du parti du Premier ministre. « Si nous revenons à l’ère des contrôles douaniers, des divisions, à notre frontière (…) beaucoup de choses inquiétantes pourraient malheureusement arriver », a-t-il prévenu sur la BBC4, jugeant les propositions relayées dans la presse « extrêmement décevantes ».

« Réalisons le Brexit ! » 

Boris Johnson a prévenu qu’en cas d’échec des négociations avec l’UE, il ne demanderait « en aucune circonstance » de report du Brexit à Bruxelles. Une loi lui impose pourtant de demander un nouveau report s’il n’obtenait pas d’accord avec l’UE d’ici le 19 octobre, juste après le prochain sommet européen.

« Réalisons le Brexit! », doit-il dire devant les militants lors d’une prise de parole en fin de matinée, se présentant comme le sauveur du Brexit, voté en 2016 par 52% des Britanniques, face au leader de l’opposition travailliste, Jeremy Corbyn, qui a refusé de prendre position en faveur du retrait ou du maintien.

Un appel du pied du dirigeant tory aux électeurs soutenant le « Leave » alors que se profilent des élections générales anticipées au Royaume-Uni. En précampagne électorale, l’exécutif a multiplié les promesses d’investissements dans les services publics.

Jusqu’ici, la stratégie de Boris Johnson a systématiquement été mise en échec par le Parlement, où il ne dispose plus de majorité. Les tensions avec les députés ont atteint un nouveau paroxysme la semaine dernière après l’annulation par la Cour suprême de sa décision de suspendre le Parlement durant cinq semaines.

Source: Challenges