Le Canada soutient une résolution pro-palestinienne à l’ONU, une première depuis 10 ans


« Le Canada est attaché à l’objectif d’une paix globale, juste et durable au Moyen-Orient »

Le gouvernement Trudeau a défendu cette semaine une résolution visant à soutenir le droit à l’autodétermination du peuple palestinien, qui a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies lors d’une session de la Troisième Commission.

La résolution a été présentée par l’Autorité palestinienne, la Corée du Nord, le Zimbabwe et d’autres pays. Elle appelle à un « règlement de paix juste, durable et global » du conflit israélo-palestinien et fait explicitement référence aux « terres contestées ».

Au total, 164 pays ont voté en faveur de la résolution, y compris la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

Le Canada a régulièrement voté contre ou s’est abstenu d’adopter des résolutions en faveur des Palestiniens, notamment des résolutions sur l’autodétermination des Palestiniens.

Des groupes pro-israéliens ont exprimé leur déception devant la nouvelle politique du Canada, affirmant que c’était « une trahison après plus de dix ans de soutien. »

Source: i24 News

Les Canadiens élisent leurs députés, Justin Trudeau joue son poste


Plus de 27 millions de Canadiens sont appelés à élire leurs 338 députés

Un deuxième mandat pour Justin Trudeau, usé par quatre ans au pouvoir, ou un changement de camp avec le jeune conservateur Andrew Scheer ? Les Canadiens votent ce lundi pour décider qui formera le prochain gouvernement, lors de législatives s’annonçant très serrées. 

Dans ce pays qui s’étale sur six fuseaux horaires, les premiers bureaux de vote à avoir ouvert ont été ceux de Terre-Neuve et Labrador, dans l’est du Canada. Les derniers électeurs voteront en Colombie-Britannique (ouest) jusqu’à 02h00 GMT (mardi), mais les premiers résultats sont attendus dès lundi à partir de 23h00 GMT.

Plus de 27 millions de Canadiens sont appelés à élire leurs 338 députés. Si les sondages disent vrai, ils devraient mettre fin à la majorité absolue dont dispose le Premier ministre sortant depuis sa victoire surprise en 2015.

Les derniers sondages placent le parti libéral (centre) de Trudeau entre 31 et 34% et les conservateurs (droite) entre 32 et 33%. Selon les projections, ces chiffres ne permettraient à aucun de ces deux partis de franchir la barre des 170 sièges qui garantit une majorité absolue.

« Nous avons besoin d’un gouvernement progressiste fort qui unira les Canadiens et luttera contre le changement climatique, pas d’une opposition progressiste », a déclaré Trudeau dimanche, la voix enrouée par des dizaines de réunions publiques, en lançant un ultime plaidoyer en faveur d’un deuxième mandat.

Source: i24 News

L’accord commercial avec le Canada du CETA approuvé par la France


Alors que la plus grande partie du CETA, l’accord commercial avec le Canada, avait déjà été adoptée, la France s’est prononcée pour une approbation totale de ce traité controversé ce 3 juillet.

Le gouvernement français a approuvé le 3 juillet l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA) que l’Assemblée nationale devra ratifier le 17 juillet prochain, a annoncé le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne au sortir du conseil des ministres.

«Le conseil des ministres a délibéré et approuvé le projet de loi», a-t-il affirmé, soulignant l’importance de cet accord commercial, dont 90% sont déjà entrés en vigueur de manière provisoire depuis septembre 2017, pour les exportations françaises vers le Canada.

«On est là dans un processus qui a été déjà initié en 2009 […] qui s’est poursuivi en 2016 avec la signature de cet accord entre l’UE et le Canada. Et le président de la République avait tenu à ce que ce traité puisse faire l’objet d’une nouvelle méthode en terme d’évaluation, en terme d’impacts», a déclaré Jean-Baptiste Lemoyne. Il a expliqué que le texte était la résultante d’un processus d’examens mené par une commission indépendante, pour mettre en place un «plan d’action avec une véritable ambition climatique, environnementale avec nos amis canadiens». Un tel partenariat a été signé par François de Rugy, le ministre de la Transition écologique et son homologue canadienne. 

Arguments rassurants et explications peu convaincantes

Le secrétaire d’Etat a insisté sur «la mise en place d’une étude d’impact réalisée par un centre de recherche indépendant […] afin d’accompagner le projet de loi», au point de vue économique, qui promet selon lui un «surcroît de croissance sans que cela n’entraîne de fortes augmentations de gaz à effets de serre». A la question d’un journaliste s’interrogeant sur ces prédictions défiant toute logique, Jean-Baptiste Lemoine a expliqué que les échanges maritimes inter-continents qui allaient se substituer aux échanges routiers produisaient approximativement les mêmes émissions.

Jean-Baptiste Lemoyne a tenu à tranquilliser la filière agricole bovine, affirmant que le Canada n’était pas outillé pour répondre au marché européen, seules 36 fermes canadiennes satisfont en effet aux critères français, tout au moins pour le moment.

Il a également brandi l’argument d’un «veto climatique», «une mesure noir sur blanc dans l’accord», qui garantirait que «les Etats restent souverains pour édicter leur législation environnementale et sociale». Il éviterait que «les multinationales se retournent contre un Etat, pour obtenir des condamnations». Les ONG redoutent en effet les décisions des tribunaux d’arbitrage entre les Etats et les investisseurs privés canadiens, qui en cas de conflit, pourront demander des compensations financières. Et le «veto climatique» pourrait ne pas s’avérer être un bouclier suffisamment couvrant.  

Le secrétaire d’Etat a présenté un «bilan très positif» du CETA depuis son entrée en vigueur provisoire. «Nos exportations vers le Canada ont progressé de 6,6% entre 2017 et 2018», s’est-il réjoui.

Selon ses chiffres, les importations canadiennes en France ont, en revanche, plongé de 6%, pendant la même période, un repli attribué par le Canada au recul des achats de colza et du minerai de fer pour des raisons conjoncturelles.

Un accord controversé depuis 2017

Les arguments rassurants du secrétaire d’Etat ne suffiront pas à apaiser les inquiétudes des nombreux opposants au traité. Les agriculteurs ont manifesté le 2 juillet au soir. Tandis que l’ancien ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot a critiqué le feu vert donné à l’accord dans Le Monde : «Le Canada est l’un des pires élèves du G20. Signer le CETA, c’était le conforter, alors que ne pas le signer c’était l’encourager à faire autrement». Les associations sont d’ores et déjà à pied d’oeuvre pour demander aux parlementaires de ne pas ratifier le projet de loi le 17 juillet.

Affichant l’objectif de délivrer le monde des frontières économiques, les accords de libre-échange dont fait partie le CETA font l’objet de controverses, tant sur les conséquences sociales, économiques et environnementales de leur mise en place, qu’en ce qui concerne leur processus de négociation, souvent jugé opaque. 

Alors que l’accord avait été approuvé en février 2017 par le Parlement européen, 106 députés français avaient immédiatement saisi le Conseil constitutionnel à propos du CETA, le jugeant incompatible avec la Constitution française.

Cinq mois plus tard, l’institution avait pour sa part estimé que l’accord commercial de libre-échange entre l’UE et le Canada n’impliquait pas une révision de la Constitution. Et le 13 septembre, deux secrétaires d’Etat français, Jean-Baptiste Lemoyne (Affaires étrangères) et Brune Poirson (Transition écologique et solidaire), avaient annoncé lors d’une conférence de presse qu’il n’y aurait ni report ni gel du traité : 90% de son contenu est entré provisoirement en vigueur dès le 21 septembre, en attendant une approbation définitive par les parlements nationaux des membres de l’UE.

A l’époque, la directrice de Foodwatch avait donné son avis sur le traité à RT France : «Cet accord de commerce est dit de nouvelle génération. On ne s’attaque pas qu’aux barrières tarifaires : on cherche à enlever toutes les barrières au commerce, dont nos normes sociales et environnementales» […] Sur l’alimentation, [Foodwatch] veut que l’UE puisse retirer les perturbateurs neuro-endocriniens de notre alimentation, lutter contre les nouvelles formes d’OGM, profiter de notre étiquetage… Ce n’est pas acceptable de prendre [les risques posés par le traité], d’autant plus lorsqu’on considère qu’il n’y a pas de bénéfice vraiment démontré pour la France.»

Source: RT France

Vérifiez.Moi: un réseau permet de valider l’identité en sécurité


Certaines grandes banques du Canada s’associent pour lancer une application qui, affirment-elles, permet aux utilisateurs de valider leur identité en toute sécurité et d’accéder à des services et produits, que ce soit en ligne, en personne ou au téléphone.

L’application Vérifiez.Moi a été développée par la firme SecureKey Technologies après des années de recherche et de mises au point. Elle aide à vérifier l’identité d’une façon qu’on promet rapide et sécuritaire à partir d’un téléphone intelligent iOS ou Android, par l’utilisation des renseignements personnels ayant déjà été divulgués à des institutions telles les banques.

Il y a quelques mois, l’Agence de revenu du Canada (ARC) a testé le nouveau système pour savoir s’il pourrait permettre aux Canadiens de se connecter plus efficacement à leurs comptes en ligne, tout en éloignant les escrocs potentiels et les risques de fraude d’identité. L’Agence et SecureKey Technologies ont révélé en janvier que ces tests avaient été une réussite.

Vérifiez.Moi affirme que son service convient à plusieurs types d’entreprises dans les domaines des services financiers, de la télécommunication et de la câblodistribution, des assurances, de la vente en ligne et au détail, des pharmacies et des établissements de soins de santé et des organisations gouvernementales.

Les Caisses populaires Desjardins de même que les banques Royale, Scotia, CIBC et TD sont identifiées comme étant associées à Vérifiez.Moi alors que la Banque de Montréal et la Banque Nationale devraient s’y joindre à leur tour dans l’avenir.

Source: La Presse.ca

Un « tsunami de glace » s’est formé dans la région des Grands Lacs


Ces étranges formations de glace sont étudiées depuis les années 1820. 

L’hiver arrive le long des rives des Grands Lacs. Les murs de glace se sont littéralement soulevés des lacs et se sont entassés le long des rives.

Une famille marchant près d’une accumulation massive de glace sur la rive du parc Mather à Fort Erie, dans l’Ontario, le 25 février 2019. Une tempête de vent a brisé dimanche un barrage de glace dans le lac Érié et a permis à la glace en suspension de traverser un mur de soutènement,
PHOTOGRAPHIE DE TARA WALTON, THE CANADIAN PRESS/ AP

Ces sinistres « tsunamis de glace », dont certains sont suffisamment impressionnants pour submerger les lampadaires et les murs de soutènement, n’ont pas été érigés pour promouvoir la dernière saison de Game of Thrones. Ces tas de glace fragmentée ont été poussés vers le rivage par des vents particulièrement forts.

Depuis dimanche, des rafales de 100 km / h ou plus ont frappé la région des Grands Lacs, neutralisant le courant et perturbant le trafic aérien. Les images partagées sur les réseaux sociaux et par les services d’urgence locaux montrent également une immense banquise de glace encombrant des plages, des routes et même des résidences en bord de lacs.

« Nous avons eu des tempêtes dans le passé, mais rien de tel », explique Dave Schultz, habitant de Hoover Beach, à New York, au journal WGRZ. « Nous n’avons jamais vu la glace s’appuyer contre les murs ou directement sur nos patios. »

Ces tsunamis sur glace ne sont cependant pas sans précédent. La documentation scientifique de ces événements remonte à 1822, quand un naturaliste américain anonyme rapporta avoir vu « des rochers, sur un terrain plat, prenant une ligne progressive [le long d’un fond de lac] et surmontant tous les obstacles pour… échapper à la domination de Neptune ». Depuis 1825, les scientifiques étudiant les latitudes nord ont constaté que le mouvement de glace dans un lac pouvaient pousser loin ces rochers errants.

Ces phénomènes spectaculaires sont plus susceptibles de se produire au début du printemps, lorsque la glace commence tout juste à s’affaiblir et à se rompre. En outre, ils ont tendance à se produire lorsque des vents violents frappent directement les plages en pente douce. Plus la pente est douce, plus l’eau entrante peut repousser la glace vers les rives.

Ces tas de glace peuvent devenir immenses. En 2001, les glaces sur la côte de la mer des Tchouktches en Alaska ont atteint une hauteur de près de 5 mètres.

Au-delà des vents, la glace des lacs peut également se déplacer vers le rivage lorsque de brusques changements de température forcent la glace à se dilater et à se contracter. La combinaison de ces deux facteurs peut amener le déplacement des blocs rocheux au fond des lacs et même sur les rives, formant ainsi des crêtes de blocs rocheux appelés remparts, poussant la glace.

Les rochers à l’intérieur de ces remparts ont en moyenne une largeur de 30 à 90 cm – et peuvent même atteindre jusqu’à 1.5 m de largeur. Ces structures en bord de lacs ressemblent à des moraines, des débris rocheux, érodés et transportés par un glacier. 

Source: National Geographic

Le Canada va s’excuser pour avoir refusé d’accueillir des juifs en 1939


« Ces excuses ne pourront pas ramener ceux dont la vie a été volée », a affirmé Trudeau

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé mercredi qu’il allait présenter des excuses officielles au Parlement pour le refus du Canada d’accueillir en 1939 des centaines de juifs allemands qui cherchaient à fuir le régime nazi.

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