Extinction Rebellion vise Google et exige plus de censure


Des mères qui allaitent et des jeunes ont bloqué le siège de Google à Londres mercredi pour protester contre le financement des négationnistes par l’entreprise, alors que la rébellion de l’Extinction a défié un ordre de la police en continuant à organiser des actions dans la capitale.

Une enquête du Guardian a révélé la semaine dernière que Google avait apporté des contributions « substantielles » à certains des plus célèbres négationnistes du climat à Washington, en dépit de son insistance à soutenir l’action sur l’urgence climatique.

Des mères de nourrissons ont tenu un « nurse-in » devant les bureaux de l’entreprise à King’s Cross et des membres de XR Youth ont grimpé sur l’entrée de YouTube, propriété de Google, de l’autre côté du même bâtiment, tenant une banderole de lecture, « YouTube, finissez-en avec le climato-scepticisme ».

Dans une lettre adressée à YouTube, ils ont déclaré que la plate-forme, qui compte 1,9 milliard d’utilisateurs, avait la responsabilité d’arrêter d’héberger des vidéos « trompeuses et intrinsèquement dangereuses » de négation du climat. Ils ont fait remarquer qu’une enquête récente a révélé que plus de la moitié des adolescents aux États-Unis ont déclaré qu’ils avaient reçu leurs nouvelles sur YouTube.

Selon la police métropolitaine, 1 642 arrestations avaient eu lieu mercredi à 8 heures du matin, à la suite de la manifestation d’Extinction Rebellion. Le taux d’arrestations s’est accéléré lundi soir après que la police a imposé une ordonnance en vertu de l’article 14 interdisant toute protestation du groupe à Londres.

Source: The Guardian

Traduction par Nouvelordremondial.cc

France : La Cour de cassation condamne Zemmour pour avoir dit la vérité sur l’invasion islamique


Le 18 septembre 2019, la condamnation de la Cour d’appel contre le journaliste et commentateur politique Eric Zemmour a été confirmée par l’arrêt de la Cour de cassation.

Zemmour est définitivement condamné pour « incitation à la discrimination, à la haine ou à la violence », confirmant ainsi que la loi avait été correctement appliquée par la cour d’appel dans cette affaire.

Eric Zemmour, l’un des derniers journalistes politiques dont la voix n’a pas été réduite au silence, a été reconnu coupable d’avoir dit :

Nous vivons depuis trente ans une invasion, une colonisation, qui a conduit à une conflagration. Dans d’innombrables banlieues françaises où de nombreuses jeunes filles sont voilées, c’est aussi l’Islam, c’est aussi le djihad, c’est aussi la lutte pour islamiser un territoire qui ne l’est pas, qui est normalement une terre non islamique, une terre de mécréants. C’est la même chose, c’est l’occupation d’un territoire. Je pense qu’il faut leur donner le choix entre l’Islam et la France ».

Les juges de la Haute Cour ont décidé de condamner Zemmour, qui s’est contenté de rapporter des faits largement acceptés, parce que selon eux la vérité est susceptible de générer la haine.

Les faits allégués n’ont été contestés par aucun des deux tribunaux, mais leur publication l’a été. La Cour de cassation a estimé que cela pourrait nuire aux populations ciblées – alors qu’en réalité, cela les sert. L’exclusion de la société occidentale est une opération construite par les islamistes pour séparer les musulmans de la tentation de s’intégrer.

Piège mortel

Le piège est d’ailleurs bien monté : chaque fois que nous dénonçons l’islam, les islamistes se tournent vers les mauvais musulmans pour leur dire « voyez comme ils nous haïssent malgré tous vos efforts pour vous intégrer ». Et si l’on ne dit rien, ils avancent sans que la population ne soit alertée.

Une telle décision de justice n’aurait jamais pu s’épanouir dans une vraie démocratie qui protège la liberté d’expression. Ca ne vous manque pas, des fois, la démocratie ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Tuer la liberté d’expression en France, en Allemagne et sur Internet


En mai, la France a appelé à une surveillance accrue de Facebook par le gouvernement.

Aujourd’hui, Facebook a accepté de remettre aux juges français les données d’identification des utilisateurs français soupçonnés d’incitation à la haine sur sa plate-forme, selon le secrétaire d’État français au secteur numérique, Cédric O.

Précédemment, selon un rapport de Reuters, « Facebook s’était abstenu de communiquer les données d’identification des personnes soupçonnées de discours haineux parce qu’il n’était pas tenu de le faire en vertu des conventions juridiques franco-américaines et parce qu’il craignait que des pays dépourvus de justice indépendante puissent en abuser ». Jusqu’à présent, a noté Reuters, Facebook n’avait coopéré avec la justice française sur des questions liées à des attentats terroristes et à des actes de violence qu’en transférant les adresses IP et autres données d’identification des suspects à des juges français qui l’avaient officiellement demandé.

Aujourd’hui, cependant, le « discours de haine » – comme on l’appelle commodément « discours non conforme à l’orthodoxie politique actuelle » – semble être devenu comparable au terrorisme et aux crimes violents. Comme c’est autocratique, mais Cédric O est apparemment ravi : « C’est une énorme nouvelle, cela signifie que le processus judiciaire pourra se dérouler normalement ».

Il est fort probable que d’autres pays voudront conclure une entente semblable avec Facebook ; il semble également probable que Facebook s’y conformera. En mai, par exemple, alors que la France débattait d’une législation qui donnerait à un nouveau « régulateur indépendant » le pouvoir aux entreprises de haute technologie d’obtenir jusqu’à 4% de leur chiffre d’affaires mondial si elles ne font pas assez pour supprimer les « contenus haineux » de leur réseau, Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, a déclaré :

« J’espère qu’elle [la proposition française] pourra devenir un modèle qui pourra être utilisé dans toute l’UE ».

La France est le premier et jusqu’à présent le seul pays à avoir conclu un tel accord avec Facebook.

Le nouvel accord pourrait marquer la fin de fait de la liberté d’expression sur Facebook pour les citoyens français. L’autocensure en Europe est déjà largement répandue : une enquête récente en Allemagne a montré que deux tiers des Allemands sont « très prudents » sur les sujets dont ils discutent en public, l’islam et les migrants étant les plus tabous. Sachant qu’un simple message sur Facebook pourrait vous mener devant un juge en cour est très susceptible d’entraver de façon décisive le désir de quiconque de s’exprimer librement.

Les autorités françaises sont déjà en train de donner un exemple extrêmement public de ce qui peut arriver à ceux qui utilisent leur liberté d’expression sur Internet. Marine Le Pen, chef du Parti du Rassemblement national, a récemment été condamné à un procès et encourt une peine maximale de trois ans de prison et une amende de 75 000 euros (85 000 dollars) pour avoir diffusé des « messages violents incitant au terrorisme ou à la pornographie ou portant gravement atteinte à la dignité humaine ». En 2015, elle avait tweeté sur Twitter des images d’atrocités commises par l’ISIS en Syrie et en Irak pour montrer ce que faisait l’ISIS.

Si l’accord de Facebook avec la France est repris par d’autres pays européens, tout ce qui reste de la liberté d’expression en Europe, en particulier sur Internet, risque de se tarir rapidement.

Début juillet, l’Assemblée nationale française a adopté un projet de loi visant à réduire la propagande haineuse sur Internet. L’avant-projet de loi donne 24 heures aux plateformes de médias sociaux pour supprimer les « contenus haineux » ou risquer des amendes allant jusqu’à 4% de leurs revenus mondiaux. Le projet de loi a été renvoyé au Sénat français et pourrait devenir loi après la pause parlementaire de l’été. Si c’est le cas, la France sera le deuxième pays d’Europe après l’Allemagne à adopter une loi qui oblige directement une entreprise de médias sociaux à censurer ses utilisateurs au nom de l’État.

Début juillet également, en Allemagne, où la loi sur la censure, connue sous le nom de NetzDG, exige également que Facebook supprime les contenus dans les 24 heures, sous peine d’amendes pouvant atteindre 50 millions d’euros, l’Office fédéral de la justice a imposé une amende réglementaire de 2 millions € à Facebook « pour les renseignements incomplets fournis dans son rapport publié[la publication de son rapport de transparence pour le premier semestre 2018 requis par NetzDG] au sujet des plaintes reçues pour contenu illicite. Cela donne au grand public une image déformée à la fois de la quantité de contenus illicites et de la réponse du réseau social ».

Selon l’Office fédéral allemand de la justice, Facebook n’informe pas suffisamment ses utilisateurs de la possibilité de signaler un « contenu criminel » dans le formulaire spécifique « NetzDG reporting form » :

Facebook a mis en place deux systèmes de reporting : d’une part, ses canaux standard de retour d’information et de reporting et, d’autre part, le  » formulaire de reporting NetzDG « . Les utilisateurs qui souhaitent déposer une plainte concernant un contenu criminel en vertu de la loi sur l’application des réseaux se voient orienter vers les canaux standard, étant donné que l’existence parallèle des canaux standard et du « formulaire de rapport NetzDG » n’est pas suffisamment transparente et que le « formulaire de rapport NetzDG » est trop secret…Lorsque les réseaux sociaux offrent plus d’un canal de rapport, cela doit être rendu clair et transparent pour les utilisateurs et les plaintes reçues via ces canaux doivent être incluses dans le rapport de transparence. Après tout, les procédures de traitement des plaintes pour contenu illicite ont un impact considérable sur la transparence. »

En réponse, Facebook a dit :

« Nous voulons éliminer le discours haineux le plus rapidement et le plus efficacement possible et nous nous efforçons de le faire. Nous sommes convaincus que nos rapports publiés par NetzDG sont conformes à la loi, mais comme de nombreux critiques l’ont souligné, la loi manque de clarté. »

Bien que Facebook prétende lutter contre le discours haineux en ligne, y compris le fait d’avoir retiré des millions d’éléments de contenu terroriste de sa plateforme, selon un rapport récent du Daily Beast, 105 messages de certains des terroristes les plus notoires d’al-Qaïda sont toujours affichés sur Facebook, de même que sur YouTube.

Parmi les terroristes figurent Ibrahim Suleiman al-Rubaish, emprisonné pendant plus de cinq ans à Guantanamo Bay pour s’être entraîné avec Al-Qaïda et avoir combattu aux côtés des talibans en Afghanistan contre les États-Unis, et Anwar al-Awlaki, un terroriste né aux États-Unis, tués par des drone américains. Selon un responsable américain de la lutte contre le terrorisme, s’exprimant en septembre 2016 :

« Si vous regardez les gens qui ont commis des actes de terrorisme ou qui ont été arrêtés et que vous faites un sondage, vous constaterez que la majorité d’entre eux ont été exposés aux Awlaki. »

Awlaki prêchait et diffusait son message de djihad dans les mosquées américaines dès les années 1990. À la mosquée Masjid Ar-Ribat al-Islami de San Diego, entre 1996 et 2000, deux des futurs pirates de l’air du 11 septembre ont assisté à ses sermons. Il aurait également inspiré plusieurs autres terroristes, comme le terroriste de Fort Hood, le major Nidal Malik Hasan, avec qui il a échangé des courriels, et les frères Tsarnaev, qui ont bombardé le marathon de Boston en 2013. Apparemment, ce genre d’activité ne dérange pas Facebook : Le Daily Beast aurait trouvé les vidéos par de simples recherches en arabe en utilisant uniquement les noms des djihadistes.

Le fait que Facebook semble être « créativement » sélectif dans la façon dont il choisit de suivre ses propres règles n’est pas nouveau. Comme l’a déjà signalé le Gatestone Institute, Ahmad Qadan en Suède a collecté publiquement des fonds pour ISIS pendant deux ans. Facebook n’a supprimé les messages qu’après que le service de sécurité suédois (Säpo) ait contacté Facebook. En novembre 2017, Ahmad a été condamné à six mois de prison pour avoir utilisé Facebook pour collecter de l’argent afin de financer l’achat d’armes pour les groupes terroristes ISIS et Jabhat al-Nusra et pour avoir affiché des messages appelant à  » de graves actes de violence visant principalement ou de façon disproportionnée des civils dans le but de créer la terreur dans le public « .

En septembre 2018, les médias canadiens ont révélé qu’un chef terroriste torontois, Zakaria Amara, alors qu’il purgeait une peine d’emprisonnement à perpétuité pour avoir comploté des attentats à la bombe commis par des camions piégés par Al-Qaïda au centre-ville de Toronto, avait néanmoins une page Facebook où il avait affiché des photos et des notes sur les raisons de son appartenance au terrorisme. Ce n’est qu’après que les médias canadiens eurent contacté Facebook pour poser des questions sur le compte que Facebook a supprimé le compte d’Amara « pour avoir violé les normes de notre communauté ».

Quand Facebook — et YouTube — feront-ils de l’enlèvement du contenu mettant en vedette le terroriste Awlaki, dont l’incitation a inspiré de vrais terroristes à tuer des gens ?

Source: Zero Hedge

Traduit par: SENTINELLE SAPS

La fin de l’Internet tel que nous le connaissons


Faites attention à ce que vous écrivez sur Twitter.

Nous entrons dans les années du crépuscule de l’Internet gratuit. Un Internet où tout le monde peut poster n’importe quoi, et où n’importe qui peut le trouver et le lire. L’existence continue de cette liberté en ligne (et tout le bien, le mauvais et l’affreux qu’elle produit) fait face à un éventail de menaces.

Les grandes entreprises qui choisissent ce que la plupart des gens lisent expulsent plus d’utilisateurs hors de leurs sites. La liberté que donne l’Internet devient une liberté pour ces grandes entreprises de nous espionner. Mais l’une des plus grandes menaces de l’Internet vient des gouvernements.

Les gouvernements autoritaires ont toujours essayé de contrôler ce que les gens disent. Si les individus peuvent planifier et s’organiser librement, ils peuvent planifier de renverser le gouvernement. Les dictateurs ont aussi tendance à contrôler la presse. Mais c’est bien moins efficace si les citoyens peuvent aller en ligne pour trouver la vérité.

Il y a longtemps que le soleil s’est couché sur la liberté de l’Internet en Chine, et la Chine tente maintenant de contrôler des pièces cruciales de l’infrastructure de l’Internet bien au-delà de ses frontières. Au début de mai, le gouvernement russe a adopté une nouvelle loi qui va resserrer la liberté de l’Internet là-bas. L’Union Européenne se sert de son pouvoir comme une arme pour réglementer l’Internet. La fin de l’Internet tel que nous le connaissons approche.

Le grand pare-feu

Près d’un milliard de personnes utilisent l’Internet en Chine, mais leur Internet n’est pas notre Internet. Le gouvernement bloque de nombreux sites Internet. Les sites qui sont autorisés, mais qui sont basés en dehors de la Chine, téléchargent plus lentement. Et le gouvernement surveille ce à quoi vous avez accès en ligne : Google, Facebook, You Tube, Wikipedia, et notre propre site laTrompette.fr sont tous bloqués. Certaines entreprises ont des versions beaucoup plus restreintes de leurs sites disponibles. Tout cela fait partie de ce que Élizabeth Economy, membre du Conseil des relations étrangères, a appelé « l’opération de censure en ligne la plus importante et la plus sophistiquée au monde ». En 2013, des experts ont estimé que plus de 2 millions de personnes étaient employées dans la censure en ligne―en lisant et en effaçant souvent les publications sur les médias sociaux.

Les dirigeants chinois se sont montrés si efficaces à bloquer les informations qu’ils ne veulent pas que leur peuple voie, que cette compétence est devenue l’une des plus récentes exportations « fabriquées en Chine ».

« La Chine, en d’autres mots, semble lancer la première alternative concurrentielle à l’Internet ouvert―un modèle qui prolifère constamment dans le monde entier », a publié Samm Sacks, du Centre d’études stratégiques internationales, dans la revue Atlantic en 2018. « Au fur et à mesure que ce modèle se propage, que ce soit à travers les propres efforts de Pékin ou par l’attrait inhérent du modèle pour certains pays en voie de développement ayant plus de similitudes avec la Chine qu’avec l’Occident, nous ne pouvons pas prendre pour acquis que l’Internet restera un lieu de libre expression où les marchés ouverts pourront prospérer. »

« Les partenaires de la Chine comme l’Éthiopie, le Soudan et l’Égypte exercent un contrôle agressif du contenu en ligne », a écrit S. Sacks. Foreign Policy a écrit en 2018, « Partout dans l’Afrique subsaharienne, la liberté d’expression est injustement restreinte, et l’Internet est de plus en plus utilisé par les autorités pour censurer et surveiller les citoyens. » Ce sont souvent les experts chinois qui rendent cela possible. Dès 2015, la Chine a aidé la Tanzanie à créer son propre grand pare-feu Internet.

Le rideau de fer de l’Internet

Au début de mai, le président russe Vladimir Poutine a signé une nouvelle loi demandant à la Russie de développer son propre Internet. Dans ce contexte, la Russie devrait pouvoir se déconnecter complètement du World Wide Web―mais tous les sites internet en Russie continueraient à fonctionner. « La nouvelle loi procurerait un contrôle centralisé de tout le trafic Internet, et en principe, éliminerait la nécessité d’envoyer des données à des serveurs étrangers et de recevoir des données provenant de ces serveurs étrangers », a expliqué Forbes. « Ce contrôle introduirait clairement une surveillance du trafic et une censure sévère des sites qui pourraient être visités par les utilisateurs russes. »

Le gouvernement russe bloque déjà les sites internet, bien que pas tout à fait sur la même échelle que la Chine. Cependant ce que cette nouvelle loi tente de faire, est même plus ambitieux. « Aucun pays n’a jamais essayé auparavant de mettre en place sa propre architecture internet », a écrit le Time. « Même la Chine, le leader mondial quand il est question de censurer l’Internet, a construit son ‘grand pare-feu’ sur un dns [Domain Name System] mondial existant―il filtre le trafic, mais il fait toujours partie du même système mondial d’adressage. »

Parce qu’elle est si ambitieuse, la tentative de la Russie pourrait échouer. Mais Éric Schmidt, ancien PDG de Google, a prévenu que l’Internet pourrait se scinder en deux, d’ici 10 à 15 ans. Une version pourrait être libre et ouverte, et centrée sur l’Amérique. Une autre serait très restrictive et dirigée par la Chine.

Bâtir un nouvel Internet

Ces craintes reposent sur le fait que la Chine construit littéralement un nouvel Internet.

La quête de la firme chinoise Huawei pour construire un réseau Internet 5G à travers le monde est la manifestation la plus visible de cela.

L’infrastructure de l’Internet 5G (5ème génération) est une mise à niveau majeure qui transmet l’information beaucoup plus rapidement. Un téléphone mobile de 5G devrait avoir une vitesse moyenne de téléchargement de 1GBps, plus rapide que votre connexion haut de gamme actuelle par fibre optique.

Elle peut également gérer plus d’appareils connectés. Alors elle deviendra l’épine dorsale de « l’Internet des objets ». À mesure que les voitures, les routes et même les réfrigérateurs commencent à communiquer les uns avec les autres, ils le feront principalement par le réseau 5G.

Rob Stayer, le sous-secrétaire adjoint aux communications internationales et cybernétiques au département d’État des États-Unis, a dit à la bbc, « Nous pensons que les enjeux ne pourraient pas être plus élevés en ce qui concerne la technologie 5G, à cause de toutes les choses que nous construiront au cours des années à venir basées sur cette technologie. C’est vraiment une décision monumentale en train d’être prise maintenant. »

Huawei est le plus grand fabricant d’équipement de télécommunication au monde, et comme toutes les grandes entreprises chinoises, elle est contrôlée par le gouvernement chinois. L’Agence centrale de renseignement (CIA) affirme que Huawei reçoit de l’argent des services de sécurité de la Chine. En dépit de cela, elle va construire une grande partie de l’infrastructure 5G. L’Europe considère sérieusement d’utiliser Huawei. Même le Royaume-Uni a décidé d’utiliser Huawei, mais cela mettra en péril ses relations étroites avec les États-Unis.

Mais ce n’est pas le seul élément de l’infrastructure contrôlé par les Chinois. Dans le cadre de son initiative « Ceinture et Route », la Chine construit et améliore les réseaux partout en Asie centrale. Un rapport du Pentagone en janvier a averti que ce projet de « route de la soie numérique » pourrait « permettre une censure politiquement motivée ».

Huawei s’en va aussi sous les océans. Huawei Marine a travaillé sur plus de 100 projets de câbles sous-marins, devenant la quatrième plus grande entreprise de câbles sous-marins au monde. « Alors que les États-Unis lancent une campagne de grande envergure pour exclure Huawei Technologies Co. de la prochaine génération de réseaux mobiles sur des craintes d’espionnage, l’entreprise s’implante dans des réseaux de câbles sous-marins qui transportent la quasi-totalité de toutes les données internet du monde », a rapporté le Wall Street Journal en mars. Il a prévenu que des fonctionnaires américains disent que « la connaissance de la compagnie et son accès aux câbles sous-marins pourraient permettre à la Chine de connecter des dispositifs qui détournent ou surveillent le trafic―ou, en cas de conflit, rompre les liens avec des nations entières. Une telle ingérence pourrait se faire à distance… »

Le conseiller sur la sécurité nationale de la Grande-Bretagne, Mark Sedwill, a prévenu en 2017 que des attaques sur ces câbles pourraient avoir « le même effet qu’auparavant, disons pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le bombardement des quais de Londres ou la destruction d’une centrale électrique ».

La Chine, avec toute son expérience d’espionnage sur l’utilisation de l’Internet par ses 1,3 milliard de citoyens, pourrait bientôt espionner le monde entier.

Le grand canon

En mars 2015, la Chine a dévoilé une nouvelle arme―son « grand canon ». Sa première cible était les sites Web étrangers qui aidaient les internautes chinois à contourner son pare-feu. Le canon a transformé les 800 millions d’utilisateurs chinois de l’Internet en une armée. Il a pris les utilisateurs de Baidu, l’équivalent chinois de Google, et les a dirigés sur les sites internet ciblés. En peu de temps, ces sites furent inondés avec plus de trafic qu’ils ne pouvaient en gérer, et furent mis hors ligne. Dans son livre Le grand pare-feu de la Chine, James Griffiths décrit cela comme un moment crucial « quand les architectes du grand pare-feu ont tourné leur attention sur le reste du monde, refusant de tolérer les défis de leur domination d’où qu’ils venaient ».

« C’était un message », écrit Griffiths, « un nouveau front dans la guerre de la Chine sur l’Internet. »

Déjà les entreprises doivent être très prudentes sur ce qu’elles font en ligne. L’an dernier, un employé gérant le compte Twitter de Marriott International « aimait » un tweet venant d’un groupe séparatiste de Tibétains. Cela semblait une chose raisonnable à faire―le groupe avait loué Marriott d’avoir inscrit le Tibet sur la liste des pays distincts de la Chine.

Le gouvernement chinois a répondu en bloquant le site internet du Marriott et son application mobile pour une semaine. Marriott a cédé. Ils ont congédié l’employé et affiché un message de soumission.

Avec la Chine contrôlant de plus en plus l’Internet, cette action offensive continuera-t-elle ? Combien de temps cela prendra-t-il avant que les grandes entreprises cessent de présenter du contenu que la Chine désapprouve ? La Trompette est interdite en Chine―la Chine pourrait-elle commencer à cibler des sites Web comme les nôtres au-delà de ses frontières ?

Une grande famine

L’Internet a été une aide majeure pour la Trompette. Comme toutes les organisations d’informations, nous sommes confrontés à d’énormes défis. Comment vous distinguez-vous avec un message souvent impopulaire quand il y a autant d’autres contenus qui se disputent l’attention ? Mais au moins notre message est disponible et facile d’accès pour les personnes qui sont intéressées.

Ceci ne sera pas toujours le cas. La Bible avertit qu’il viendra un temps où ce message ne sera pas si facilement disponible.

« Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, l’Éternel, où j’enverrai la famine dans le pays, non pas la disette du pain et la soif de l’eau, mais la faim et la soif d’entendre les paroles de l’Éternel » (Amos 8 : 11).

Le temps viendra où « les centaines de milliers de livres et brochures que nous imprimons et distribuons chaque année ne seront plus facilement disponibles », a expliqué Mark Saranga dans notre revue de vie chrétienne la Vision Royale. « Les millions de magazines que nous distribuons chaque année ne seront plus distribués. La Clef de David, telle que nous la connaissons aujourd’hui, ne sera plus diffusée. La voix des serviteurs de Dieu ne sera plus entendue comme elle l’est aujourd’hui (Ézéchiel 33 : 31-33). »

Cette prophétie va de pair avec certaines de nos autres prévisions importantes. La Bible nous dit que nous avançons vers une période de dirigeants autoritaires―qui ne permettront pas la liberté d’expression, sur ou hors de l’Internet.

La montée de ces dictateurs est plus visible dans les pays comme la Russie et la Chine. Et c’est la même chose avec la censure de l’Internet. Mais la scène est dressée pour que cela prenne de l’expansion. Dans notre prochain numéro de la Trompette, le rédacteur en chef, Gerald Flurry présentera un article sur la poussée de l’Europe en faveur de la censure de l’Internet―et comment il expose la nature du pouvoir qui s’élève en Europe. Une autre partie de cette tendance importante est la montée de la gauche radicale aux États-Unis et son insistance à supprimer tout ce qu’ils n’approuvent pas.

L’état de l’Internet sous les dictateurs que nous voyons aujourd’hui, nous montre à quoi ressemblera l’Internet dans cette ère de dictateurs qui approche.

Source: La Trompette

N’appelez pas ça censure, appelez ça droits d’auteur


Avec l’adoption au Parlement européen du texte final de la législation sur les droits d’auteur, l’Union Européenne a perdu l’occasion historique d’élaborer des lois sur les droits d’auteur adaptées à Internet et au XXIe siècle. En fin de compte, ce qui a été voté, c’est un texte technophobe, fait sur mesure pour les monopoles du copyright, qui de plus ne garantit pas le droit des auteurs à vivre dignement de leur travail.

Ce texte ne servira qu’à restreindre les libertés et à censurer au coup par coup, dans la perspective délirante que tout ce qui ne produit pas d’argent pour les majors – et non pour les auteurs – doit être interdit et supprimé. Une tragédie pour les travailleurs du monde de la culture qui, d’un autre côté, ont une fois de plus été incapables – sauf quelques exceptions courageuses et louables – de bien comprendre la réalité de la situation. Ils ont avalé passivement la version de leurs maîtres et, se victimisant avec empressement, ont été le principal haut-parleur de la propagande liberticide sans même savoir que tout cela ne profitera pas à leurs droits, mais éliminera ceux de tous.

Les alarmes se sont déclenchées il y a près de deux ans lorsque nous avons découvert qu’en plus d’être une proposition obsolète en matière de droits d’auteur, cette nouvelle législation était utilisée comme cheval de Troie pour introduire la surveillance, le traitement automatique des données, le gouvernement par algorithmes opaques, la censure sans mandat judiciaire, etc…

Cette menace qui s’applique aujourd’hui pour des droits aussi fondamentaux que la liberté d’expression ou l’accès à la culture et à l’information se concentre sur les pièges cachés principalement dans deux articles :

Article 13 (plus tard 17) : il est interdit de télécharger du contenu sans licence.

Les plates-formes – des services d’hébergement web de taille moyenne aux géants de l’Internet – seront tenues responsables de toute violation de droits d’auteur commise par leurs utilisateurs et devront prendre des mesures préventives, c’est-à-dire qu’il ne s’agit plus de supprimer des contenus mais de les empêcher directement d’être téléchargés.

Naturellement, on ne les oblige à rien. Ils ne sont responsables que de ce que leurs utilisateurs téléchargent.

C’est comme si le vendeur de voiture était responsable des crimes routiers commis par ses acheteurs.

Cela ne peut conduire qu’à des filtres algorithmiques de téléchargement de tout et n’importe quoi. En d’autres termes, une censure préalable, automatique et massive de l’Internet.

Récemment, Youtube a empêché le pianiste James Rhodes de télécharger une vidéo de lui jouant Bach au piano. Ce type « d’erreurs » qui jouent toujours en faveur de la privatisation du domaine public font partie de la vie quotidienne de tous les auteurs qui utilisent Youtube.

Et il ne s’agit pas seulement « d’erreurs » privatisant le domaine public. Il s’agit de la difficulté ou de l’impossibilité de télécharger sur Internet des œuvres dérivées : parodies, mimes, remixes, satires… l’essence même de la culture et de la liberté politique et la liberté d’expression.

Article 11 (plus tard 15) : Interdiction de créer des liens sans licence.

Le projet d’article 11, dit « Linktax » – imposé sur le lien – crée un nouveau « droit » économique pour le patronat de la presse écrite. Ce « droit » implique également de restreindre indéfiniment la possibilité de la citer.

Si cela vous semble absurde, arbitraire et contre-productif, nous vous invitons à lire la proposition elle-même, un texte ambigu que le juriste Andrej Savin a défini comme :

« Le pire texte juridique que j’ai vu en 23 ans de carrière universitaire« .

Face à cette imprécision, la chose la plus sûre pour toute plate-forme sera de ne pas établir de lien vers un média sans autorisation explicite.

Cette mesure perverse serait l’équivalent européen du « Canon AEDE » qui est déjà en vigueur en Espagne et en Allemagne et que ses propres promoteurs ont déploré après la fermeture de Google News en Espagne pour son approbation. Le Canon AEDE est paradoxal et les promoteurs de cette initiative savent qu’il ne fonctionnera pas en Europe. Par exemple, chez Xnet, nous avons découvert que le grand groupe d’édition Axel Springer se payait lui-même – ils se payaient entre eux – dans une simulation farfelue de « tout se passe bien ».

A quoi bon que les patrons de presse insistent pour faire adopter des lois qui interdisent de créer un lien, de diffuser et de commenter son contenu, est-ce simplement le mélange de l’ignorance et de la cupidité qui pousserait à se tirer une balle dans le pied ?

Il y a un peu de cela, sans doute, mais nous croyons plutôt que c’est le mélange de l’ignorance et de la cupidité qui amène à s’arracher un œil pour que l’ennemi en ait deux.

Avec des lois de ce type, les patrons de la presse pourraient légalement harceler les agrégateurs sociaux et les communautés, éliminant tout nouveau concurrent et consolidant leur position monopolistique. Devenir la seule voix dans un Internet où ils seront les seuls à parler et qu’ils aspirent à transformer en une nouvelle télévision.

Tout ceci ressemble à une dystopie de science-fiction, à une tentative impossible de mettre des barrières sur la toile ou à une sombre prophétie exagérée par des militants concernés et les grandes plates-formes l’ont déjà mis en œuvre.

Pour l’instant, il y a deux options.

  • Modèle Spotify

Il s’agit pour la plate-forme d’acquérir toutes les licences nationales et internationales et de rendre tous les contenus disponibles de manière unidirectionnelle, empêchant les utilisateurs de télécharger. Pourtant, dans le cas de Spotify, l’un des rares géants à pouvoir se le permettre aujourd’hui, payer les monopoles des droits d’auteur a rendu leur activité si coûteuse que leur pérennité n’est pas garantie à moyen terme malgré leur succès commercial. Si c’est le cas avec Spotify, nous pouvons imaginer ce qui arrivera aux moyennes entreprises sur Internet.

Ce modèle a un autre défaut qui est déjà évident pour la plupart des artistes. Le montant final d’argent que les auteurs réels reçoivent est nul ou proche de zéro.

  • Modèle Facebook/Google

Ces nouveaux monopoles Internet refusent de partager leur gâteau avec les anciens monopoles des droits d’auteur et optent donc déjà pour un filtrage massif et automatique de tous les contenus. Leur adaptation à l’article 13 sera facilitée.

Cette technologie, en plus d’être opaque et exclusive, est très coûteuse et son caractère obligatoire rendra presque impossible l’émergence et la prospérité des concurrents de ces géants.

Google a dépensé environ 100 millions de dollars pour créer la technologie qui lui a permis de répondre aux demandes de droits d’auteur qui lui parviennent de seulement 1% de ses utilisateurs.

L’effet que ces règles arbitraires auraient sur la libre conversation sur Internet et sur la diffusion et l’accès à la culture et à l’information est dévastateur.

Les droits d’auteur sont importants, mais de quels droits s’agit-il ? Et de quels auteurs ?

Une proposition démocratique avec une vocation de large consensus qui aurait aspiré à garantir le travail décent des auteurs sans violer les droits fondamentaux des citoyens aurait dû affronter audacieusement et pour de bon les monopoles des droits d’auteur et les entités de gestion suspectes (quand elles ne faisaient pas directement l’objet d’une enquête, étaient jugées et condamnées comme la SGAE). Il aurait également fallu supposer que le concept d’auteur ou de médium a changé au cours des 20 dernières années. Depuis la création du Web 2.0, le contenu généré par les utilisateurs est passé d’une expérience sociale intéressante à la réalité numérique dans laquelle nous nous plongeons tous les jours. Le contenu généré par ce qui était autrefois les « grands » médias n’atteint pas 5% du trafic Internet dans une société comme l’Espagne. L’UE a raté une occasion de traiter ses citoyens comme des créateurs de contenu et non comme de simples voleurs de contenu d’une élite. Aucune entreprise, aucun média ni aucun auteur n’a écrit sur Wikipédia, n’a fait du Net le dépôt de toutes les vidéos du monde ou n’a généré des millions de tweets par jour. Nous, les gens, nous l’avons fait. Internet n’est pas à eux.

Les menaces cachées contenues dans la législation sur les droits d’auteur adoptée aujourd’hui s’inscrivent dans le cadre d’une tentative visant à remettre le génie dans sa bouteille et à mettre en place une inquisition qui permettra enfin de contrôler l’internet. Nos politiciens et les grandes entreprises nous envient la Chine comme modèle.

L’idée initiale des pères et des mères du World Wide Web et de l’Internet tel que nous le connaissons, l’idée d’une architecture ouverte pour partager les liens sans restriction, a été la clé de son succès. Cette architecture changera radicalement si cette législation est mise en œuvre telle qu’elle est conçue.

Aujourd’hui, l’UE veut créer un internet sous licence : en tant que société civilisée, on ne peut pas parler de censure, c’est pourquoi on l’appelle droits d’auteur.

Lors du vote final, tout le pouvoir et l’argent ont été mis d’un côté. Les gens de l’autre côté – en faveur de la liberté d’expression, d’un internet ouvert et d’un droit d’auteur adapté au XXIe siècle qui permette aux auteurs de vivre dans la dignité et non dans les miettes des sociétés de gestion collective – dans la plus grande mobilisation qu’il y ait eu contre une directive, nous avons été vilipendés, appelés voleurs, pirates et accusés d’absurdités. Notre mobilisation ne les a pas empêchés d’approuver cette aberration, mais elle a été camouflée comme quelque chose de positif.

La citoyenneté active pour les droits civiques sur Internet continuera à remplir notre obligation et à mener la bataille. Internet a une mémoire et les députés qui ont voté en faveur de cette aberration doivent en assumer les conséquences lors des prochaines élections.

Nous continuerons à nous battre aujourd’hui et lors de la transposition de la réglementation en Espagne pour préserver un Internet libre, un outil pour la démocratie et l’avenir avec ou sans l’aide des « artistes » ou de la « gauche parlementaire », mais non sans constater avec amertume le dangereux avenir de la liberté d’expression et d’information et nos libertés dans le nouveau contexte de l’ère numérique, où l’outil et le messager sont tués pour préserver un statu quo qui ne peut durer.

Source: X-Net

Traduit par: Réseau Internationnal

Les eurodéputés adoptent la réforme du droit d’auteur malgré l’opposition des Gafa


Une majorité de députés européens ont adopté ce 26 mars la réforme européenne du droit d’auteur. Décriée par les géants de la Silicon Valley, la directive entend adapter la législation européenne du droit d’auteur à l’ère du numérique.

Les eurodéputés ont approuvé ce 26 mars la réforme européenne du droit d’auteur, une victoire pour les grands groupes de presse et les artistes célèbres mais un revers pour les géants américains du numérique, comme Google, et les partisans de la liberté du net.

«C’est une victoire historique pour les créateurs européens»

Sur les 658 eurodéputés présents en plénière à Strasbourg, 348 ont dit oui à la réforme, 274 s’y sont opposés et 36 se sont abstenus. Présentée par la Commission européenne en septembre 2016, cette réforme aux enjeux financiers conséquents a fait l’objet d’un lobbying sans précédent de la part de ses partisans comme de ses opposants, mobilisés jusqu’au dernier jour. Le texte entend adapter à l’ère du numérique la législation européenne du droit d’auteur datant de 2001, alors que YouTube, détenu par Google, n’existait pas encore.

«C’est une victoire historique pour les créateurs européens, qui pourront désormais exercer leurs droits et recevoir une rémunération équitable de plateformes telles que YouTube», s’est félicité le groupement européen des sociétés d’auteurs et compositeurs (GESAC), qui représente plus d’un million d’ayants droit dans le domaine de la musique, des arts plastiques, de l’audiovisuel, du théâtre.

Les partisans de la réforme insistaient pour que les géants américains, tels Google et Facebook, qui profitent des retombées publicitaires générées par les œuvres qu’ils hébergent, rétribuent plus justement les créateurs.

Dans l’autre camp, les géants de la Silicon Valley, mais aussi les partisans d’un internet libre, craignaient de voir restreint ce canal de diffusion. Le 23 mars, des manifestations avaient eu lieu un peu partout dans l’UE, à l’appel de Save the internet, un collectif que Google affirme «ne pas financer» et qui est mobilisé depuis des mois pour la défense de «l’échange libre d’opinions sur internet». En Allemagne, cœur du mouvement de contestation, des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans plusieurs villes. 

Deux articles contestés 

Dans le collimateur des opposants à la réforme, deux articles : le 13 qui a pour objectif de renforcer la position de négociation des créateurs et ayants droit(compositeurs, artistes…) face aux plateformes comme YouTube ou Tumblr, qui utilisent leurs contenus. Il tient désormais les plateformes juridiquement responsables des contenus, les forçant à s’assurer qu’ils respectent bien le droit d’auteur. Or, pour trier les contenus, le plus simple est d’utiliser des filtres de téléchargement automatiques, mais ceux-ci sont accusés par les partisans de la liberté sur internet d’ouvrir la porte à une forme de censure. 

«Les filtres de téléchargement ne fonctionnent pas pour la simple raison que les algorithmes sont incapables de faire la différence entre les violations du droit d’auteur et les usages légaux, comme par exemple les parodies», s’est emporté Julia Reda, eurodéputée allemande de 32 ans, seule représentante du Parti pirate au parlement européen.

Autre article, particulièrement contesté, le 11, qui préconise la création d’un «droit voisin» du droit d’auteur pour les éditeurs de presse. Il doit permettre aux médias, comme l’Agence France-Presse (AFP), de se faire mieux rémunérer lors de la réutilisation en ligne de leur production par des agrégateurs d’informations, comme Google News, ou des réseaux sociaux, comme Facebook.

Une partie de la directive européenne «rapidement» transposée en droit français

Les Etats membres (qui doivent encore donner leur aval définitif à la réforme) auront deux ans pour transposer le texte dans leur droit national après sa publication au journal officiel de l’UE. «[En France], le combat de Franck Riester, ministre de la Culture, en faveur du droit d’auteur va s’illustrer par une transposition d’une partie de la directive (droits voisins) dans le droit français très rapidement», a déclaré son cabinet à l’AFP, visant le mois de mai.

«La directive, si elle est bien transposée, peut contribuer au maintien d’un journalisme de terrain dont tout montre que c’est encore le meilleur moyen de lutter contre la désinformation», a réagi le PDG de l’AFP, Fabrice Fries.

Pour Google, le texte «va conduire à de l’insécurité juridique et va nuire aux économies créatives et numériques de l’Europe». Et d’ajouter: «Les détails sont importants, et nous nous réjouissons de travailler avec les décideurs politiques, les éditeurs, les créateurs et les ayants droit alors que les États membres de l’UE s’apprêtent à transposer ces nouvelles règles.»

Source: RT France

Emmanuel Macron plaide pour une levée progressive de toute forme d’anonymat en ligne


Vers la fin de la liberté d’expression en France ?

Le 18 janvier, Emmanuel Macron a plaidé en faveur d’une « levée progressive de tout anonymat » devant les maires réunis pour le deuxième acte du grand débat national au Palais des congrès de Souillac (Lot). Le Président français estime que pour améliorer la qualité de la démocratie participative, l’on « doit aller vers une levée progressive de toute forme d’anonymat » en faisant mention de « processus où on sait distinguer le vrai du faux et où on doit savoir d’où les gens parlent et pourquoi ils disent les choses ». Macron pense que cela est nécessaire étant donné qu’aujourd’hui, « on a beaucoup d’informations, tout le temps, mais on ne sait pas d’où elles viennent. » Lire la suite