Le gouvernement chinois utilise des empreintes faciales et des empreintes digitales sur les chrétiens lorsqu’ils entrent dans l’église


Dans le but de maintenir un contrôle plus étroit sur la communauté chrétienne grandissante du pays, le gouvernement chinois utilise maintenant une technologie de reconnaissance faciale et de numérisation des empreintes digitales à l’entrée des églises.

Le mois dernier, les autorités ont installé deux scanners biométriques à l’entrée de l’église de Muyang, dans le Hubei. Selon Bitter Winter , chien de garde de la persécution chrétienne , les fidèles ont ensuite été obligés de se faire scanner le visage et les empreintes digitales avant de pouvoir entrer dans le sanctuaire.

Plus de Bitter Winter:

«Un croyant a révélé à  Bitter Winter  qu’il y a plus d’un mois, les Deux Conseils chrétiens chinois locaux exigeaient que tous les lieux de réunion établis par les églises Trois-Soi de la ville de Huangshi prennent les empreintes digitales des croyants et enregistrent leurs informations personnelles et familiales.

Les fidèles sont dérangés par l’ordre car cette exigence place non seulement les membres de la congrégation sous la surveillance et la surveillance constantes du gouvernement, mais peut également impliquer les membres de leur famille et leurs proches. Il a ajouté que les membres de leur famille qui sont fonctionnaires ou membres du Parti communiste seraient très probablement punis ou soumis à des restrictions de leurs activités; cela peut même avoir un impact négatif sur leur promotion au travail. « 

La pratique consistant à installer de tels dispositifs se répand dans la province et fournit aux autorités des informations vitales sur les disciples de Jésus.

Une source qui avait vu le système en action a dit à la sortie que c’était comme si les fidèles étaient «au travail» quand ils assistaient au culte.

« De cette façon, l’église peut savoir clairement qui assiste aux offices et qui ne les assiste pas », a ajouté le président.

Des représentants du gouvernement chinois ont récemment été critiqués pour avoir interrogé des croyants qui étaient surpris en train d’acheter des livres religieux en ligne.

Les chrétiens sont invités à des «séances de thé», un terme familier pour des interrogatoires de police, après avoir tenté d’obtenir des livres chrétiens par le biais de l’application de messagerie instantanée «WeChat» et d’un magasin en ligne associé appelé «Wheat Bookstore».

S’adressant à  International Christian Concern (ICC) , le père Francis Liu de la communauté chrétienne de la justice chrétienne a confirmé que de nombreux croyants cherchant à acheter des articles dans le magasin font actuellement l’objet d’une enquête par des responsables de l’administration chinoise.

La CPI a noté que l’un de ces croyants avait « récemment reçu la visite de responsables de la sécurité de l’Etat grâce à l’achat qu’il avait effectué l’année dernière ».

«On lui a demandé de fournir son numéro de téléphone portable et son compte WeChat et de signer un document confirmant son appartenance religieuse. Son superviseur a également été invité à signer », a expliqué le chien de garde de la persécution.

À la suite de l’intervention de la police, la librairie Wheat Bookstore a averti que tout achat effectué auprès de celle-ci pourrait donner lieu à une visite de la police. Le magasin a également indiqué aux clients potentiels comment aborder toute conversation avec des officiels.

Selon une source locale qui a parlé à la CPI, les autorités chinoises tentent d’étouffer le flot de littérature chrétienne afin de créer une «famine spirituelle» parmi les croyants.

«La répression contre les chrétiens et les autres communautés religieuses en Chine est une stratégie à multiples facettes mise en œuvre par le gouvernement chinois», a déclaré à Faithwire Matias Perttula, directeur du plaidoyer de la CPI.

«La surveillance des achats de matériaux confessionnels fabriqués par des chrétiens n’est qu’un autre indicateur de l’oppression exercée par le gouvernement chinois pour faire pression sur les chrétiens pour qu’ils cessent de pratiquer leur religion. Les États-Unis et leurs alliés doivent continuer à faire la lumière sur ces méthodes oppressives et mettre au défi le gouvernement chinois d’appliquer la véritable liberté de religion et les droits de l’homme dans le pays. « 

Source: Faithwire

Traduit par: SENTINELLE SAPS

La Chine porte un coup dur à la première puissance économique européenne


Alors qu’une guerre commerciale fait rage entre les États-Unis et la Chine, la baisse de croissance du pays du Milieu a frappé l’économie allemande, qui est entrée en récession pour la première fois depuis 2013.

Plus de 80% des entreprises allemandes opérant sur le marché chinois ont été directement touchées par la guerre commerciale sino-américaine, indique une enquête menée par la chambre de commerce allemande en Chine. Depuis une trentaine d’années, la Chine était un client stable pour plusieurs secteurs allemands, en particulier les automobiles, les machines et les outils d’ingénierie. Mais la baisse de croissance du géant chinois met l’économie allemande à rude épreuve, prévient le New York Times.

L’impact sur l’économie allemande

En effet, la rapide croissance de la Chine au cours des dernières décennies avait contribué à l’émergence de l’Allemagne en tant que première économie européenne. Bien que les exportations vers la Chine ne constituent pas la clé de voûte de son économie, celles-ci étaient l’une des rares composantes sur lesquelles Berlin pouvait compter pour croître d’année en année.

La baisse de la demande en Chine a engendré une chute des exportations allemandes de 1,3 point au deuxième trimestre, son pire résultat depuis 2013. Autrefois friands de voitures et de technologies allemandes, les Chinois semblent désormais lever le pied. La stratégie America First de Donald Trump nuit aux échanges mondiaux, et les usines chinoises sont en passe de devenir les rivales de leurs fournisseurs allemands, souligne le quotidien new-yorkais.

Aujourd’hui, seules un quart des entreprises allemandes qui commercent avec la Chine s’attendent à atteindre leurs objectifs de 2019. Ainsi, le constructeur automobile Volkswagen a déjà revu à la baisse ses prévisions de ventes pour cette année. L’étude de la chambre de commerce allemande en Chine a toutefois révélé que plus de deux tiers des firmes allemandes interrogées continueront à investir dans le pays du Milieu au cours des deux prochaines années.

Source: Sputnik News

La Chine commence déjà à se pencher sur la 6G


Le pays doit conserver l’avance sur les États-Unis qu’il a réussi à prendre avec la 5G.

Alors que l’on ne sait pas encore exactement à quoi va ressembler la vie avec la 5G, un réseau internet sans fil annoncé comme jusqu’à dix fois plus rapide que celui d’aujourd’hui, la Chine pense déjà à la prochaine étape.

Le pays est en avance sur le déploiement de la 5G, la nouvelle génération de réseau internet mobile. Alors que son lancement était attendu pour 2020, le service a été rendu disponible dans tout le pays dès la fin octobre, damant par la même occasion le pion aux États-Unis, qui ne proposent le service que dans des zones très localisées.

Pékin compte bien profiter de cette longueur d’avance pour continuer à distancer la concurrence. Le ministre des Sciences et de la Technologie a ainsi annoncé que le gouvernement allait dès cette année mettre en place des équipes chargées de développer la 6G.

Début d’un long processus

Une première équipe sera constituée de représentant·es des départements gouvernementaux, dont la mission sera de déterminer comment promouvoir et organiser le déploiement du réseau. Une seconde équipe rassemblera quant à elle des spécialistes issu·es de trente-sept universités, afin d’apporter un savoir technique et de conseiller le gouvernement.

C’est bien sûr la première étape d’un long processus, qui n’annonce rien de concret pour le moment. Le ministère affirme à ce titre que «la 6G en est à son stade initial, les moyens techniques ne sont pas encore clairs et les scénarios d’application ne sont ni standardisés, ni définis».

La Chine a réussi un coup de force avec la 5G, mais les États-Unis ne sont pas loin derrière et ne devraient pas tarder à mettre en place leur propre réseau.

Se pencher dès maintenant sur la 6G est donc une manière pour la Chine de rester sur sa lancée et de consolider la transition du pays d’«atelier du monde» à «département de recherche et développement du monde» –et, peut-être, d’imposer seule un standard au reste de la planète.

Source: Korii

Démolition d’une mega-church pendant un culte et arrestation de ses pasteurs en Chine


L’église, qui pouvait accueillir 3000 personnes, a été détruite par les autorités chinoises.

La vidéo, diffusée par China Aid, révèle l’horreur de la persécution en Chine. Ce week-end, une église, qui pouvait accueillir 3000 fidèles, vient d’être démolie en Chine grâce à des engins de chantier. Les pasteurs, Geng Yimin et Sun Yongyao, soupçonnés d’avoir « rassemblé une foule pour perturber l’ordre social », ont été arrêtés.

Elle faisait pourtant partie d’un réseau d’églises autorisées et n’avait pas reçu d’avis de démolition.

Pour le président de China Aid, Bob Fu, il s’agit d’un « mépris total ».

« Le mépris total de la protection de la liberté de religion telle qu’elle est inscrite dans la propre constitution du Parti communiste dit au monde entier que le président Xi est déterminé à poursuivre sa guerre contre les fidèles chrétiens pacifiques. Cette campagne échouera sûrement à la fin. »

En juillet dernier, une église de la province de Shangcai avait également été détruite. Mille membres des autorités chinoises étaient présents pour cette opération de destruction. Le magazine sur la liberté religieuse en Chine Bitter Winter précise que l’église a été « fouillée » et que la police « a emporté un piano et quatre unités de climatisation » mais a laissé les biens des croyants à l’intérieur.

En seulement trois jours, l’église a été rasée par huit excavateurs de chantier. Puis des travaux de jardinage ont immédiatement pris place. Une pelouse arborée enlève désormais toute trace de cette église. Plusieurs arrestations ont suivies, dont celle de 8 responsables et de 13 membres de l’église.

Source: Info Chrétienne

Cette nouvelle caméra de 500 mégapixels destinée à la reconnaissance faciale fait polémique


Une «super caméra», développée par des chercheurs chinois, sera capable de reconnaître un visage dans une foule immense, révèle le groupe audiovisuel américain ABC. Une technologie qui fait polémique, dans un pays où la vidéosurveillance est déjà utilisée comme un outil de contrôle social.

Des scientifiques chinois ont développé une caméra de 500 mégapixels, soit une qualité d’image quatre fois supérieure à celle de l’œil humain. Équipée d’un logiciel de reconnaissance faciale, combinée avec l’intelligence artificielle et une énorme base de données, «cette caméra sera capable de détecter un visage ou un objet, de localiser instantanément une cible même dans un stade rempli», explique Xiaoyang Zeng, l’un des créateurs de cette «super caméra», au groupe médiatique américain ABC.

Actuellement, l’ensemble du système de surveillance de masse chinois (environ 200 millions de caméras installées, selon le New York Times), vise à collecter des informations sur ses citoyens. La «super caméra» a été conçue pour remédier à un point faible des caméras actuelles, qui ne sont pas assez puissantes pour capturer une image claire d’un individu dans une foule.

Le système du crédit social

Depuis quelques années, la Chine a développé un système de crédit social qui évalue les citoyens et les entreprises selon un facteur économique et social. Le tout est traduit sous forme d’une note générale.

Ceux qui ont une bonne note ont droit à des privilèges tels qu’un traitement VIP dans les hôtels et les aéroports, des prêts à taux réduit ou un meilleur accès à certaines universités ou à certains emplois. Ceux dont la note est basse peuvent se voir interdire de voyager, de contracter un prêt ou d’avoir accès à un poste de fonctionnaire. Le système repose sur un vaste réseau de caméras de surveillance qui permet au gouvernement de reconnaître et de suivre ses concitoyens de manière constante.

«L’État possède des données massives de photos de personnes et ont la capacité de les relier à leur identité» explique la spécialiste de l’Institut politique australien Samantha Hoffman au groupe audiovisuel américain. Les données fournies par cette nouvelle caméra, une fois «regroupées avec d’autres données (…), grâce à l’intervention de l’intelligence artificielle, peuvent créer un outil de contrôle social, y compris des outils liés au système de crédit social» a-t-elle expliqué.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs personnes ont déjà fait part de leur inquiétude quant à l’utilisation de ce type de technologie.

Source: Sputnik News

La banque centrale chinoise s’apprête à lancer une monnaie virtuelle


La banque centrale chinoise s’apprête à lancer une monnaie virtuelle soutenue par le gouvernement chinois, surnommée DC/EP (Digital Currency/Electronic Payments ou Monnaie numérique/Paiements électroniques). Celle-ci sera distribuée à sept grandes institutions du pays, à charge pour elles d’en assurer la diffusion auprès de la population et des entreprises. C’est ce qu’affirme un ancien cadre de la seconde plus grande banque du monde, la China Construction Bank, maintenant devenu chercheur.

Selon ses dires, son ancien employeur, ainsi que la plus grande banque du monde, la Banque industrielle et commerciale de Chine, la Bank of China, l’Agricultural Bank of China, Union Pay, une association de banques chinoises, et les deux mastodontes technologiques Alibaba (le géant de l’e-commerce chinois), et Tencent (la firme derrière le réseau social chinois très populaire WeChat), se verront confier cette monnaie virtuelle, avec pour objectif de la disséminer auprès du grand public.

Une inaguration lors de la fête des célibataires

D’après une autre source, cette monnaie virtuelle serait prête depuis l’année dernière, et son lancement effectif pourrait avoir lieu le 11 novembre de cette année. Cette date n’a pas été choisie au hasard. Elle correspond en effet à la journée des Célibataires, une fête très populaire en Asie, assez proche de notre Saint-Valentin, qui s’accompagne d’un shopping intensif. L’année dernière, Alibaba avait réalisé pas moins de 213,5 milliards de yuan, soit 27,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur cette seule journée, ce qui en avait fait la journée la plus juteuse de tous les temps pour le e-commerce (notre photo).

La banque centrale chinoise espère que la monnaie virtuelle fera ultimement son chemin vers d’autres économies, au travers des banques correspondantes occidentales.

Une contradiction pour la Chine qui interdit les transactions en monnaie virtuelle

La démarche consistant à faire appel à des institutions financières accréditées pour assurer la distribution de la monnaie et sa vulgarisation, en quelque sorte, n’est pas sans rappeler le panier de monnaies qui est à la base du Libra, la monnaie virtuelle dont Facebook vient d’annoncer la création, ou encore la suggestion de création d’une monnaie composite pour remplacer le dollar, que le gouverneur de la banque centrale d’Angleterre, Mark Carney, a faite la semaine dernière, affirme Forbes. Le Libra de Facebook s’appuie également sur des entreprises partenaires de renom (notamment Uber, Spotify, PayPal, Visa et Mastercard) pour sa promotion.

Elle vise également à assurer la prééminence de cette crypto-monnaie sur toutes les autres, en éliminant la demande du public pour ces dernières, tout en maintenant le contrôle de la banque centrale chinoise.

Cette création est d’autant plus étonnante, que la Chine réprime activement les transactions portant sur les monnaies virtuelles depuis plusieurs années. L’Empire du Milieu a également prohibé les Initial Coin Offerings (les opérations de levée de fonds qui accompagnent le lancement d’une monnaie virtuelle) ainsi que le minage des cryptomonnaies.

Source: EXPRESS.LIVE

Des caméras de surveillance capables de lire sur les lèvres changeront radicalement la société


Londres est un terrain d’essai pour la technologie de surveillance visuelle. Environ 420 000 caméras de surveillance en circuit fermé (CCTV) ont été installées à l’intérieur et autour de la ville, ce qui fait de la capitale britannique la deuxième ville la plus surveillée au monde après Beijing. Mais en plus de filmer, ces caméras seront également bientôt capables de lire sur les lèvres. « 1984 » ressemblera alors à un terrain de jeu par rapport à la réalité.

De nombreuses caméras ont été installées à Londres au début des années 90. C’était une réaction aux attaques de l’IRA dans la ville. Cela a été suivi par une série de nouvelles installations à la suite des attentats du 11 septembre et de celles de Londres même en juillet 2005. Enfin, une nouvelle vague d’installations a eu lieu dans la perspective des Jeux olympiques de 2012. 

Pendant des années, ces caméras disséminées dans la ville n’étaient guère plus que des appareils « stupides ». Elles se bornaient à filmer ce qui se passait devant elles. Mais les progrès de l’intelligence artificielle, ainsi que la baisse des coûts des caméras elles-mêmes, ont totalement transformé le contrôle visuel. 

Big Brother vit à Londres

Les algorithmes sont formés par apprentissage automatique pour identifier des individus, des objets ou des comportements étranges spécifiques. Ces caméras peuvent en effet « vous voir » efficacement. Un rapport du commissaire britannique aux caméras de surveillance, Tony Porter, montre que le nombre de « caméras intelligentes » dans les espaces publics et privés va augmenter de manière exponentielle au cours des cinq prochaines années. Des caméras de surveillance sont maintenant installées dans les écoles, les toilettes publiques, les hôpitaux, etc. Londres devient progressivement une « ville intelligente » qui complète les yeux et les oreilles de forces de police traditionnellement surchargées.

Des caméras qui peuvent aussi lire sur les lèvres

Mais en attendant, les mesures visant à renforcer le contrôle de la population dépassent tout ce que George Orwell avait osé imaginer dans son livre « 1984 ». Le même Tony Porter craint aujourd’hui que les possibilités technologiques sans cesse croissantes ne constituent une menace pour une société libre et ouverte. Selon Porter, la technologie de reconnaissance faciale est presque obsolète par rapport à la capacité automatisée des derniers systèmes de vidéosurveillance, qui peuvent lire sur les lèvres et capter les signaux suspects des personnes en fonction de leur seule façon de se mouvoir.

La question est donc de savoir comment nous, en tant que société, gèrerons ces nouvelles technologies. En particulier, la capacité qui permet aux machines de déchiffrer ce que les gens disent peut avoir des conséquences très graves, déclare Porter dans le British Evening Standard.

Une société dans laquelle nous renonçons à notre droit à la vie privée

Cela menace de changer considérablement notre comportement dans la société. Les gens auraient peur d’entamer des conversations dans la rue. Un phénomène qui est déjà visible dans le monde du sport aujourd’hui. Lesfootballeurs se couvrent la bouche avec leur main lorsqu’ils discutent de directives tactiques. Uniquement pour empêcher leurs adversaires de lire sur les lèvres ce qu’ils disent.

« Multipliez cela par des millions », dit Porter. Aujourd’hui, il n’existe pas de cadre juridique clair pour cela. Le spectre d’une société de surveillance étendue et omniprésente, dans laquelle les personnes renoncent à leur droit à la vie privée, menace de devenir une réalité.

1984

Porter se réfère également à « 1984 », le roman de 1949, dans lequel l’auteur décrit un État dans lequel les citoyens sont surveillés en permanence par « Big Brother ». « 70 ans après Orwell, nous devons prendre ses avertissements au sérieux. Et dire quel genre de société nous voulons et celle dont nous ne voulons pas. » Le risque d’une société dans laquelle le contrôle est encore bien plus grand que celui de « Big Brother » devient bien réel.

Mais de plus en plus de gens résistent aux tentatives d’introduction de nouvelles technologies de surveillance. Des chercheurs de l’Université d’Essex affirment qu’il n’est pas évident que la police métropolitaine de Londres respecte les droits de l’homme lorsqu’elle utilise une technologie de reconnaissance faciale. La police du Sud du Pays de Galles a également été accusée d’utilisation illégale de technologies.

Source : Express.live

En Chine, des écoles financées par l’industrie du tabac


La première productrice mondiale de tabac investit dans les écoles primaires des zones rurales de la Chine, et cherche à exporter ce modèle à l’étranger.

Un enfant souffle la fumée d’une cigarette, à Beijing, en Chine, en 1998 | Chai Hin Goh / AFP

«Le génie provient du labeur, le tabac vous aide à exceller», peut-on lire sur les murs d’une école primaire du Sichuan, en Chine. Si le slogan semble tout droit sorti d’une mauvaise dystopie, il reflète le quotidien d’une petite partie de la Chine rurale, où la plus grande industrie du tabac au monde investit dans la création d’écoles.

La China Tobacco, ou Bureau du monopole national du tabac, qui détient 40% de la production mondiale de cigarettes et revend ses produits à plus de 300 millions de fumeurs chinois, est une entreprise tenue par le gouvernement et dont le pouvoir financier aussi bien que politique est considérable. Étant censée suivre les orientations du gouvernement chinois, son investissement dans le milieu scolaire s’inscrit dans l’objectif de réduction de la pauvreté formulé par celui-là : c’est le projet « Hope » («Espoir»), qui vise au développement des zones rurales à travers la création d’écoles primaires.

Une « responsabilité sociale » ?

Nombre de ces écoles ont été construites à la suite du terrible séisme de 2008 qui avait ravagé la province du Sichuan. Il n’existe pas de données officielles exactes, mais on estime leur nombre à plus de cent. Parrainage oblige, elles sont nommées d’après le fabricant de tabac, on retrouve ainsi l’école primaire « Sichuan Tobacco Hope», ou la «Yingkesong Hope». Cette initiative, présentée comme l’exigence et le fruit d’une responsabilité sociale, procure surtout des vitrines studieuses à l’industrie du tabac.

Entre charité et propagande, le cœur des parents et des écolier·es balance. Un groupe d’universitaires du Peking Medical Union College et de la Simon Fraser University ayant mené une étude dans un village du Yunnan où se tient l’une de ces «écoles du tabac» a noté que l’opinion publique était largement favorable à ce type de projet. De fait, cela contribue à financer les fournitures scolaires, les bibliothèques, les bourses d’étude, et parfois même des primes destinées aux enseignant·es.

Parmi les directeur·ices d’écoles et les instituteur·ices interrogées, la plupart mettent l’accent sur la « gentillesse » de l’industrie envers la communauté et témoignent de leur « gratitude », constatant les avantages ainsi apportés aux élèves. Des élèves ont quant à eux exprimé leur souhait d’« étudier dur pour rembourser » l’entreprise.

Ou une « propagande déguisée » ?

Certains parents restent plus sceptiques, évoquant une « propagande déguisée ». Mais dans des régions où les gouvernements locaux manquent de moyens pour offrir des infrastructures de qualité à la population, le dilemme moral semble insoluble : « le tabac, c’est mauvais, mais l’argent, c’est de l’argent », résume un parent.

Ces écoles parrainées par l’industrie du tabac ne sont d’ailleurs pas réservées au seul territoire chinois. La China National Tobacco a déjà investi dans deux autres pays: au Zimbabwe, depuis 2005, et au Cambodge, à partir de 2013, à travers sa filiale Viniton Group.

Source : The Conversation via Slate

L’économie mondiale survivra-t-elle au mois d’août?


Les marchés boursiers ont vécu un début de mois d’août chaotique et les risques se multiplient pour l’économie mondiale. Entre tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, marché pétrolier au bord de la crise et marges de manœuvre réduites du côté des banques centrales, l’heure est à l’inquiétude.

«Ce serait une erreur d’exclure la possibilité d’un choc comparable à celui qui a suivi l’effondrement de Lehman Brothers.»

Masanari Takada de la banque japonaise Nomura a, comme le rapportent nos confrères du Parisien, exprimé son inquiétude concernant un mois d’août à haut risque sur le terrain économique. Il faut dire que les marchés financiers mondiaux, dopés par une abondance de liquidité ces dernières années, font du yoyo depuis le début du mois d’août.

Comme le souligne au Parisien Alexandre Baradez, responsable des analyses marché du courtier IG France, «les indices actions européennes ont effacé deux mois de hausse en quelques jours seulement».

La journée du 5 août a été particulièrement rude pour les opérateurs de marché. 500 des hommes d’affaires les plus riches de la planète avaient perdu jusqu’à 117 milliards de dollars (104,5 milliards d’euros) en une seule journée. Signe d’une conjoncture qui se dégrade, le 7 août, l’once d’or a passé le seuil des 1.500 dollars pour la première fois depuis avril 2013, mais que se passe-t-il sur la planète éco?

​L’inquiétude principale concerne la guerre commerciale entre Pékin et Washington. Alors que les négociations semblaient avancer, Donald Trump a considéré que la Chine ne tenait pas ses promesses et a décidé de lancer une nouvelle salve de tarifs douaniers sur 300 milliards de dollars d’importations de produits chinois à partir du 1er septembre. Sans surprise, Pékin a réagi. L’empire du Milieu a laissé se déprécier sa monnaie jusqu’à atteindre le seuil de 7 yuans pour un dollar, un niveau record en dix ans. Et les choses ne semblent pas sur le point de s’arranger. Le 9 août, le Président américain a rappelé que les États-Unis n’étaient «pas prêts» à signer un accord avec Pékin. Une annonce qui avait d’ailleurs fait tanguer momentanément les marchés mondiaux, signe de la tension ambiante.

«Le mois d’août est donc clairement un mois à risque pour les marchés: les prochaines réunions de la Fed et de la BCE n’auront lieu qu’en septembre, de même pour les prochaines phases de négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine…» a expliqué au Parisien Alexandre Baradez.

Le marché du pétrole est quant à lui au bord de la crise et ne sait plus où donner de la tête entre facteurs haussiers et baissiers. Là encore, les tensions commerciales entre les deux plus grandes économies de la planète jouent un grand rôle. «Les chances d’un accord politique entre la Chine et les États-Unis se sont réduites, ce qui pourrait avoir comme conséquences une plus faible activité commerciale et une plus faible croissance de la demande», expliquait le 9 août l’Agence internationale de l’énergie (AIE). De plus, les États-Unis produisent toujours plus d’or noir ce qui a pour effet d’augmenter l’offre.

D’un autre côté, la situation dans le détroit d’Ormuz représente un risque qui pourrait faire monter les prix. Durant les dernières semaines, pas moins d’une dizaine de tankers ont fait l’objet de divers incidents. Les tensions entre Washington et Téhéran ont failli dégénérer en conflit armé avec l’abattage d’un drone dans chaque camp. Situé entre l’Iran et le Sultanat d’Oman, le détroit d’Ormuz est une zone clé du transport de pétrole qui voit transiter environ 20 % de l’or noir mondial ainsi que 30 % du GNL, le gaz naturel liquéfié. Francis Perrin, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), a préféré relativiser la situation chez nos confrères du Monde: «Les choses sont en partie sous contrôle: aucun navire n’a coulé, aucun marin n’a été tué ou blessé».

Ce lundi 12 août, le baril de brent s’échangeait autour des 58 dollars. C’est bien en dessous du prix espéré par les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et la Russie qui, en juillet dernier, ont pris la décision de continuer dans la voie des réductions de production afin de soutenir les prix.

Autre point d’inquiétude pour de nombreux experts: les marges de manœuvre limitées des banques centrales.

«En 2008, l’action coordonnée des principales banques centrales, ainsi que les politiques de relance budgétaire dans de nombreux pays (plan de relance en Chine notamment) avaient permis de redresser rapidement l’économie mondiale et soutenir un système financier au bord de l’asphyxie. Actuellement, la donne a changé: les taux d’intérêt sont proches de 0 dans les économies développées, l’endettement public est reparti en forte hausse de par le monde, ce qui limite de facto les possibilités de relance économique par des mesures classiques», analyse Bertrand Schumacher (ING) dans un article publié sur Paperjam.

Reste que malgré ces nuages noirs qui planent au-dessus de l’économie mondiale, plusieurs spécialistes jugent qu’il ne faut pas céder à la panique. C’est notamment le cas de Jean-Jacques Friedman, directeur des investissements de la banque Française NWM, qui a assuré au Parisien que la tempête financière ne sévirait pas au mois d’août:

«La faiblesse des taux d’intérêt nous protège et Trump doit s’éviter une récession pour être réélu l’année prochaine».

Source: Sputnik News