Le Congrès américain va soumettre une résolution en faveur d’une solution à deux États


« Nous devons dire la vérité: le mot ‘occupation’ a été retiré [de la résolution] » (Rashida Tlaib)

Le Congrès américain a surmonté jeudi le dernier obstacle pour soumettre au vote une résolution en faveur d’une solution à deux États afin de résoudre le conflit israélo-palestinien, a rapporté le Hill.

Deux amendements ont été adoptés afin de parvenir à un consensus bipartite entre les républicains et les démocrates, et l’ensemble de la résolution sera soumise au vote vendredi.

Les amendements réaffirment le soutien militaire américain à Israël, et appellent à la reprise de l’aide humanitaire aux Palestiniens, qui a été réduite par le gouvernement Trump.

La représentante du Michigan au Congrès, Rashida Tlaib, a critiqué la résolution car elle ne qualifie Israël de « force occupant les territoires palestiniens ».

« Ayant ma grand-mère vivant là-bas, mais également un certain nombre de parents, je pense que nous devons être honnêtes et dire la vérité : le mot ‘occupation’ a été retiré [de la résolution] », a-t-elle déclaré.

Cette résolution serait considérée comme allant à l’encontre des efforts déployés par le gouvernement Trump: en avril, le Washington Post considérait que le « deal du siècle » du président américain « supprime la création d’un État [palestinien] comme principe de base dans les efforts de paix ».

Source: i24 News

Enquête sur la destitution de Trump: soutien solide quoique tempéré des Américains


Un plus grand nombre d’Américains approuvent l’enquête sur la destitution du président Donald Trump, bien qu’un tiers seulement des répondants estiment que l’enquête devrait être une priorité absolue pour le Congrès, selon un nouveau sondage réalisé par l’Associated Press et le Centre de recherche sur les affaires publiques NORC.

Ce soutien solide, quoique modéré, sert de signal d’avertissement pour la Maison-Blanche et la campagne de réélection de Donald Trump, qui ont insisté sur le fait que la poursuite finirait par être une vulnérabilité pour les démocrates à l’horizon 2020.

Mais les résultats présentent aussi certaines mises en garde pour les démocrates : de plus en plus de personnes disent que les membres de la Chambre sont motivés principalement par la politique partisane plutôt que par le devoir alors qu’ils enquêtent sur les relations du président républicain avec l’Ukraine.

Dans l’ensemble, plus d’Américains approuvent l’enquête, soit 47 %, comparativement à 38 % qui la désapprouvent.

Néanmoins, 53 % des Américains sondés estiment que la Chambre agit principalement pour des raisons politiques et pour contester la présidence de Donald Trump.

Une proportion un peu moins grande d’Américains, soit 43 %, croit que les membres agissent surtout en raison de leur bonne foi et de la responsabilité d’enquêter sur le pouvoir exécutif.

Débat polarisé

Plus les témoignages dans l’enquête sur la destitution sont concrets, plus les républicains se rangent fortement derrière le président Donald Trump.

Témoins après témoins, lors d’audiences à huis clos à la Chambre des représentants, corroborent des faits qui, selon les démocrates, constituent un dossier solide contre le président.

Donald Trump a exercé des pressions sur l’Ukraine, pays allié des États-Unis, pour qu’il enquête sur Joe Biden, sa famille et les démocrates. Durant la même période, l’administration Trump a suspendu l’aide militaire à la jeune démocratie confrontée à l’agression russe.

Pour les démocrates, il s’agit là d’un abus de pouvoir effronté, d’un quid pro quo, qui aurait vu l’administration Trump transiger des fonds de politique étrangère à des fins politiques personnelles.

« Je pense que rien ne justifie l’inconduite de ce président », a déclaré lors d’une entrevue le président du comité du renseignement menant l’enquête, Adam Schiff.

Les républicains, eux, ne veulent rien entendre. M. Trump dit qu’il ne s’agit que d’une « chasse aux sorcières », et ses partisans sont d’accord.

« La population américaine voit bien ce qu’il en retourne », a dit croire le représentant de l’Ohio Jim Jordan, plus haut républicain au comité de surveillance faisant partie de l’enquête. « Nous voyons cela tout comme la population américaine, et nous savons — vraiment — que c’est faux. »

Tandis que cette enquête se déroule dans le sous-sol du Capitole, une autre version se joue à l’étage pour le public.

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a organisé un vote cette semaine pour officialiser l’enquête sur la destitution et le résultat a été scindé en fonction de lignes de parti.

Pas un seul républicain n’a rejoint les démocrates pour approuver la tenue de l’enquête. Tous les démocrates, à l’exception de deux d’entre eux, ont soutenu l’enquête.

Dans les précédentes procédures de destitution de l’ère moderne, au moins certains législateurs avaient traversé les frontières des partis pour apporter initialement un soutien bipartite aux enquêtes sur Richard Nixon et Bill Clinton.

Mais les temps sont différents. La polarisation du pays se manifeste dans presque tous les aspects de la vie politique. Jusqu’à présent, les procédures sur la destitution ne font que refléter cette division, au Congrès comme dans l’ensemble du pays.

Ni Donald Trump ni les républicains du Congrès ne contestent la transcription brute de la conversation téléphonique de M. Trump en juillet avec le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy. Ils soutiennent que cette transcription prouve que le président n’a rien fait de mal.

Julian Zelizer, professeur à l’Université de Princeton, estime que la partisanerie est plus grande que durant le Watergate et que « la loyauté envers le parti est encore plus imposante ».

Il est donc fort peu probable qu’un groupe de législateurs républicains se rende à la Maison-Blanche pour dire au président qu’il en est fini pour lui, comme lors de la procédure de destitution contre Nixon.

Jusqu’à présent, les républicains soutiennent sans réserve Donald Trump. Les enquêteurs à la Chambre se préparent maintenant à amener les audiences de destitution sur la scène publique.

Source: LaPresse.ca

Les démocrates veulent aller vite dans la procédure de destitution de Trump


Donald Trump « ne nous a pas laissé le choix »

Les démocrates affichaient vendredi leur volonté d’aller vite dans la procédure de destitution de Donald Trump, après une semaine qui pourrait marquer un basculement dans la présidence du milliardaire républicain.

« Il ne faut pas que ça traîne », a déclaré la chef des démocrates au Congrès Nancy Pelosi sur MSNBC. Refusant de préciser un calendrier, elle a jugé que « les documents fournis par la Maison Blanche avaient de fait accéléré » la cadence en vue d’une mise en accusation du président.

Après avoir tempéré pendant des mois les ardeurs de l’aile gauche du parti démocrate, Mme Pelosi a créé la surprise mardi en décidant de lancer cette procédure rare et explosive qui, si elle a peu de chances d’aboutir à la destitution de M. Trump pour cause de majorité républicaine au Sénat, augure de luttes acharnées jusqu’à la présidentielle de 2020.

Donald Trump « ne nous a pas laissé le choix », a-t-elle assuré vendredi pour expliquer son changement de position. « Ce que le président a fait est clair », a-t-elle poursuivi: il a « trahi son serment, mis en péril la sécurité nationale et l’intégrité des élections ».

Les démocrates lui reprochent d’avoir demandé à l’Ukraine de l’aider à rassembler des informations compromettantes sur son rival politique Joe Biden, parmi les favoris pour l’affronter dans les urnes, et dont le fils travaillait pour une entreprise ukrainienne au moment où il était vice-président de Barack Obama. 

Source: i24 News

Ventes d’armes à Ryad: Washington invoque « l’agression iranienne », le Congrès proteste


« La guerre menée par l’Arabie au Yémen n’est pas une urgence, c’est un crime contre l’humanité »

L’administration américaine de Donald Trump a annoncé vendredi de nouvelles ventes d’armes à l’Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, en invoquant « l’agression iranienne » pour contourner un Congrès de plus en plus hostile à l’attitude de Ryad.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a confirmé le recours à une procédure d' »urgence » pour débloquer 22 contrats d’armement en souffrance, qui concernent également la Jordanie, pour un montant total d’environ 8,1 milliards de dollars.

Bon nombre d’observateurs et d’élus d’opposition soupçonnent les plus va-t-en-guerre dans l’entourage présidentiel d’exagérer les risques pour renforcer la pression sur la République islamique, voire pour provoquer une confrontation ou même un conflit.

Par ailleurs, « les Saoudiens ont créé l’un des pires désastres humanitaires au monde au Yémen », a accusé la sénatrice démocrate Dianne Feinstein. « La guerre menée par l’Arabie au Yémen n’est pas une urgence, c’est un crime contre l’humanité », a-t-elle tonné.

Côté républicain, « la décision présidentielle d’utiliser une procédure d’urgence pour ces ventes est regrettable et nuira aux futurs échanges avec le Congrès », a estimé l’élu texan Michael McCaul, président de la commission de la Sécurité intérieure à la Chambre des représentants.

Le Congrès, démocrates et républicains confondus, est également remonté contre Ryad depuis l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en octobre dans le consulat de son pays à Istanbul, un meurtre dont le Sénat américain a unanimement attribué la responsabilité au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.

Source: i24 News

Révélation : Des hauts responsables du Congrès ont signé un accord secret pour faire tomber Trump


Sara Carter, l’une des plus brillantes journalistes d’investigation de ces dernières années, vient de découvrir une nouvelle tentative de membres Démocrates du Congrès pour abattre Trump.

Le président du Comité de surveillance de la Chambre des Représentants, et Démocrate Elijah Cummings, a envoyé une lettre à la députée Démocrate extrémiste Maxine Waters, présidente du Comité des services financiers de la Chambre, et ancienne présidente du Conseil noir du Congrès, et à Adam Schiff, Démocrate et président du Comité du renseignement de la Chambre. Cette lettre est un protocole d’accord secret sur la façon d’abattre Trump.

Sara Carter

Adam Schiff s’est ridiculisé pendant deux ans en affirmant sur toutes les télévisions avoir vu de ses yeux les preuves de la conspiration entre Trump et la Russie. Lorsque Mueller a conclu qu’il n’existe aucune conspiration, il n’a présenté ni excuses ni explications – essentiellement parce qu’aucun journaliste ne le lui a demandé : ils sont tous dans le même camp anti-Trump.

Ils veulent maintenant passer à la prochaine théorie du complot sans s’excuser pour l’ancienne.

Sara Carter serait plusieurs fois couronnée du prix Pulitzer si elle était de gauche. Elle a révélé, avec John Solomon du média The Hill, qu’Hillary Clinton a commandé et payé le dossier Steele qui a déclenché l’enquête contre Trump.

Elle vient de faire une nouvelle révélation explosive, hier soir, au micro do Sean Hannity sur Fox News :

C’est vraiment incroyable. Jim Jordan est un membre de haut rang de la Chambre des Représentants. Il supervise le gouvernement et le comité de réforme, et il a découvert ces derniers jours qu’Adam Schiff ainsi que Maxine Waters et Elijah Cummings ont signé un accord pour atteindre Trump. Et Elijah Cummings est le président du comité.

Essentiellement, ils ont caché cela au membre le plus haut placé de la commission du Sénat, ce qui va à l’encontre des règles du comité.

Ils ont donc signé ce protocole d’accord secret. C’est un peu comme un pacte, un engagement passé entre eux de s’en prendre au président Trump.

L’une des choses qu’ils visent, c’est Mazar USA LLP, l’ancien cabinet comptable de Trump lorsqu’il était dans le secteur privé, et ils veulent toute la documentation, tous les dossiers financiers remontant à 2009.

Je suis cette affaire, et c’est vraiment incroyable. Mais ils vont avoir une énorme bagarre juridique sur les bras parce qu’il faut le répéter une fois de plus, l’enquête de Robert Mueller est terminée, il n’a trouvé aucune conspiration, aucune collusion avec la Russie. Par contre nous en avons vu une de l’autre côté.

Pour ce qui est de l’obstruction, il n’y a eu aucune accusation d’obstruction, quelle qu’elle soit.

Maintenant, ils cherchent autre chose, ils creusent, mais ils vont avoir une énorme bagarre sur les bras.

Je sais que les membres du Congrès, Jordan, Meadows et d’autres sont très en colère à ce sujet, et je ne pense pas qu’ils [Cummings, Waters et Schiff] obtiendront ces documents de sitôt.

Après avoir reçu une copie de l’accord secret, le député Jim Jordan l’a vigoureusement dénoncé, et a excorié les Démocrates qui « n’ont pas consulté les membres Républicains de la commission, ni permis aux membres d’examiner et de débattre des termes de leur protocole d’accord avant de le signer avec la présidente Waters.

« Vous n’avez pas révélé l’existence du protocole d’accord aux membres ou au peuple américain avant que je ne soulève la question, » a-t-il indiqué dans sa lettre.

Si vous avez l’intention de continuer à utiliser les ressources limitées du Comité pour attaquer le Président Trump à des fins politiques, j’espère que vous ferez au moins preuve de transparence dans vos actions », a ajouté Jordan à la fin de sa lettre.

« Votre capacité à fonctionner en tant qu’enquêteur juste et impartial des faits est maintenant gravement menacée. Les membres du Comité – et, surtout, les citoyens américains que nous représentons – méritent de savoir exactement comment vous dirigez ce Comité.

J’attends avec impatience vos réponses détaillées à ces questions. »

Et vous n’entendrez pas parler de cette nouvelle conspiration contre Trump dans vos journaux du soir, ni du matin.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.