Coup d’état judiciaire : Le Parquet proposerait une amnistie totale à Benjamin Netanyahu s’il abandonnait son poste de 1er Ministre


Le Parquet proposerait une amnistie totale à Benjamin Netanyahu s’il abandonnait son poste de 1er Ministre.

Pour ceux qui avaient encore des doutes, il devient très clair que les dossiers contre le premier ministre ont été montés de toutes pièces dans l’unique but de faire tomber Netanyahu.

Cela ressemble à un putsch judiciaire, un coup d’état judiciaire monté par la gauche et qui risque de viser d’autres personnalités de droite.

Aujourd’hui le ministre de la Justice, Amir Ohana, conseiller juridique du gouvernement qui ose braver le procureur Mendelblit, est lui aussi visé dans une pseudo « affaire ».

Qui sera le prochain sur la liste ?

Le procureur général d’Israël, Avichaï Mandelblit, a annoncé jeudi son intention d’inculper l’avocat du Premier ministre sortant Benyamin Netanyahou pour blanchiment d’argent dans l’achat de sous-marins à la firme allemande Thyssenkrupp.

Dans un communiqué, le ministère de la Justice a aussi annoncé l’intention du procureur d’inculper un homme d’affaires qui agissait à titre de représentant de cette société allemande en Israël et un ancien chef de la marine israélienne pour corruption dans cette affaire.

L’affaire dite « 3.000 » porte sur des soupçons de corruption autour de la vente par l’Allemagne à Israël de sous-marins militaires et autres bateaux conçus par le géant industriel allemand ThyssenKrupp, pour une somme d’environ deux milliards de dollars.

Le procureur Avichaï Mandelblit avait annoncé il y a deux semaines jour pour jour l’inculpation de M. Netanyahou pour « corruption », « malversations » et « abus de confiance » dans un total de trois affaires différentes, les dossiers « 1000 », « 2000 » et « 4000 ».

Benyamin Netanyahou est devenu le premier chef de gouvernement en exercice à être inculpé dans l’histoire d’Israël. Il a aussitôt dénoncé une tentative de « coup d’Etat ».

Source: Europe Israël

Le coup d’État inachevé marque la fin de l’ère Netanyahou et le séisme politique qui s’annonce


Rien ne semble fonctionner pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a tout essayé pour sauver sa carrière politique et éviter une éventuelle peine de prison. Néanmoins, pour le dirigeant le plus ancien d’Israël, la fin est presque certainement proche.

Netanyahu a décrit son inculpation pour fraude, corruption et abus de confiance du Procureur général israélien, Avichai Mandelblit, le 21 novembre, comme une « tentative de coup d’Etat ». Ses loyalistes sont d’accord. Le 26 novembre, quelques milliers de partisans du Likoud se sont réunis à Tel Aviv sous le slogan «Stop au coup d’État» pour exprimer leur colère face à ce qu’ils considèrent comme une conspiration massive impliquant Mandelblit, les médias, diverses institutions de l’État et des membres «déloyaux» du Likoud. .

Le principal rival du Premier ministre dans le Likoud, Gideon Sa’ar, a été victime d’une grande partie des violences verbales. Sa’ar, qui avait presque sombré dans l’oubli après avoir quitté la Knesset en 2014, a refait surface sur la scène politique israélienne après les élections législatives peu concluantes d’avril dernier. L’échec de Netanyahu à former un gouvernement s’est alors aggravé par un échec similaire à la formation d’une coalition gouvernementale après la deuxième élection générale tenue en septembre.

Depuis 2014, personne n’a osé contester le règne de Netanyahu sur le Likoud. « Ce n’était pas nécessaire », écrivait Yossi Verter à Haaretz le 29 novembre. Netanyahu “les a amenés au pouvoir, maintes fois. Mais [quelques] choses [sont] arrivées depuis. « 

C’est à cause de ces «petites choses» que Sa’ar a osé défier Netanyahu une fois de plus. L’important dans son défi à la direction n’est pas la possibilité qu’il renverse Netanyahu, mais le fait que le «roi d’Israël» ne commande plus le type de crainte et de respect qu’il a scrupuleusement épousé au cours d’une décennie au pouvoir quasi incontesté.

Dès que Sa’ar a appelé à de nouvelles primaires au Likoud, les minions politiques de Netanyahu, tels que le ministre des Affaires étrangères Yisrael Katz, ainsi que des hommes politiques influents – Nir Barkat et Miri Regev, entre autres – se sont jetés sur Saar, le décrivant comme « un homme déloyal. ”. Les manifestants de Tel-Aviv avaient des mots bien plus humiliants pour le membre rebelle du Likoud. Cependant, malgré les cris assourdissants et les insultes, Netanyahu a concédé, promettant le 23 novembre qu’il s’organiserait et ferait face à un défi de la direction du parti dans les prochaines semaines.

Netanyahu en difficulté n’a pas d’autre choix. Même s’il peut encore prendre la tête si les primaires se tiennent à temps, il ne peut pas se permettre d’approfondir les doutes au sein du Likoud. S’il ne parvient pas à assurer sa légitimité au sein de son propre parti, il pourrait difficilement affirmer qu’il est le seul à diriger Israël à la suite d’une éventuelle troisième élection générale en mars prochain.

Cependant, Sa’ar n’est pas le plus gros problème de Netanyahu. La situation de Netanyahu – en fait, de tout Israël – se complique de jour en jour. Le dirigeant israélien a réussi à concilier ses propres intérêts politiques et familiaux avec les intérêts collectifs de tous les Israéliens. « Je fais tout ce qui est nécessaire pour que le travail du gouvernement et du cabinet se déroule de toutes les manières nécessaires pour assurer la sécurité des citoyens israéliens », a-t-il déclaré à un journaliste le 23 novembre, affirmant qu’il s’acquittait toujours de sa tâche. Premier ministre « de la meilleure façon possible, par dévouement suprême à la sécurité d’Israël ».

Désireux de rester au pouvoir le plus longtemps possible, Netanyahu utilise toujours le même discours politique qui l’a aidé à unifier de nombreux secteurs de la société israélienne pendant plus de dix ans. Ce stratagème, cependant, ne récolte plus le résultat escompté. Le principal rival de Netanyahu, Benny Gantz du Parti bleu et blanc (Kahol Lavan), a neutralisé le succès du Premier ministre dans la manipulation du terme «sécurité», car il est aussi un partisan de la guerre, partout où la guerre est possible.

La dernière guerre de Netanyahu contre la bande de Gaza, le 12 novembre, lorsque l’armée israélienne a tué 34 Palestiniens, y compris des femmes et des enfants, en est un exemple. Au cours de la courte mais destructive offensive, Gantz était occupé à essayer de former un gouvernement, après l’échec de Netanyahu. Recourant à la guerre, Netanyahu a tenté d’envoyer trois messages, tous destinés au public israélien: un à Mandelblit, pour remettre à plus tard l’acte d’accusation; le second à Gantz, pour reconsidérer sa décision de l’empêcher de prendre part à un futur gouvernement; et le dernier au public israélien, pour lui rappeler sa propre capacité supposée de contenir la «terreur».

Mais tout cela a échoué: Gantz a annoncé son incapacité à former un gouvernement le 20 novembre, préférant l’échec à l’extension d’une ligne de vie à Netanyahu, dont l’acte d’accusation était imminent. En effet, la décision du procureur général est arrivée le lendemain, faisant de la première fois dans l’histoire du pays un premier ministre inculpé dans l’exercice de ses fonctions. Pire encore, Bleu et Blanc ont considérablement élargi leur avance sur le Likoud, selon un sondage d’opinion commandé par la télévision israélienne Channel 12 , publié le 26 novembre.

Quelle autre langue, mis à part celle de la guerre au nom de la «sécurité» et des accusations fortuites de conspiration politique, Netanyahu peut-elle employer pendant cette période? De telles tactiques ont souvent fonctionné dans le passé. En fait, ils ont si bien travaillé que toute sa doctrine politique s’est construite autour d’eux. À présent, le dirigeant israélien est à court d’idées et à court d’alliances, non seulement de l’extérieur, comme son ancien allié et le chef de Yisrael Beiteinu Avigdor Lieberman, mais également au sein de son propre parti.

La raison pour laquelle Netanyahu est toujours au pouvoir après tous les revers et les échecs a priori tient au fait que ses rivaux n’ont pas encore mobilisé les voix et le soutien de la population nécessaires pour le renverser à jamais. Il faudra certainement plus que Gantz pour se débarrasser de Netanyahu obstiné, car ce dernier a consolidé et enraciné son pouvoir par le biais d’un système complexe de favoritisme politique qui touche profondément de nombreux aspects de la société israélienne.

Dans cet esprit, il semble que la fin de l’ère Netanyahu soit enfin arrivée, mais la fin sera probablement plus longue et plus laide que prévu. S’il reste vrai qu’un changement fondamental dans le système politique israélien ne procurera ni paix ni justice aux Palestiniens – ni à la stabilité de la région – il pourrait potentiellement constituer l’équivalent d’un tremblement de terre politique qui guettait Israël. Les conséquences de cela ne sont pas encore connues, mais il est peu probable qu’elles soient jolies.

Source: Middle East Monitor

Traduit par: SENTINELLE SAPS

Bolivie : une sénatrice de droite s’auto-proclame présidente, Morales dénonce un coup d’Etat


La sénatrice Jeanine Añez s’est proclamée le 12 novembre présidente par intérim de la Bolivie et est entrée au palais une Bible à la main. Evo Morales a dénoncé le «coup d’Etat le plus astucieux et le plus désastreux de l’histoire».

Lors d’une séance éclair au Sénat, la sénatrice de droite Jeanine Añez s’est proclamée le 12 novembre présidente par intérim de la Bolivie. L’annonce a aussitôt été qualifiée de «coup d’Etat» par Evo Morales, l’ancien président actuellement en exil au Mexique.

Devant une assemblée à moitié vide, Jeanine Añez s’est en effet proclamée à la tête de la Bolivie malgré l’absence de quorum au Parlement, arguant de «la nécessité de créer un climat de paix sociale» dans le pays. Elle s’est immédiatement rendue au siège du gouvernement, où elle a prêté serment. Le Tribunal constitutionnel a validé sa présidence par intérim. Elle s’est ensuite réunie avec les chefs de l’armée et de la police, qui se sont ligués contre l’ancien président indigène. 

La présidente autoproclamée est ensuite entrée au palais présidentiel une grande Bible à la main en criant : «La Bible est de retour dans le palais».

Jeanine Añez entend marquer sa différence radicale avec le président Evo Morales, qui a tout au long de sa vie défendu la pluralité culturelle de la Bolivie et les droits des indigènes auquel il appartient, comme 65% de la population du pays.

Pour sa part, Jeanine Añez s’est souvent fait remarquer par des déclarations fracassantes empruntes de racisme envers les indigènes. Pour rappel, la chaîne Telesur a publié à cet égard une capture d’écran d’un tweet de la sénatrice datant de 2013 dans lequel elle écrivait : «Je rêve d’une Bolivie libérée des rites sataniques autochtones, la ville n’est pas aux « Indiens », ils feraient mieux d’aller dans les hauts plateaux ou à El Chaco.» 

«Coup d’Etat le plus astucieux et le plus désastreux de l’histoire»

Le président, contraint à la démission, a rejeté la manœuvre de l’opposition qu’il a qualifiée de «coup d’Etat le plus astucieux et le plus désastreux de l’histoire». «Une sénatrice de droite se nomme présidente du Sénat, puis présidente par intérim de la Bolivie, sans quorum, entourée d’un groupe de complices et soutenue par les forces armées et la police, qui réprime le peuple», a écrit Evo Morales sur son compte Twitter.

Depuis son exil, Evo Morales a dénoncé «devant la communauté internationale» l’acte d’auto-proclamation de la sénatrice à la présidence, qui «viole la Constitution politique de l’État plurinational de Bolivie (CPE) et les normes internes de l’Assemblée législative». Pour le dirigeant indigène, cette violation «se consume sur le sang de frères tués par la police et les forces militaires ayant servi au coup d’État».

Réélu au premier tour le 20 octobre, Evo Morales a dû quitter le pouvoir le 10 novembre, sous la pression des forces militaires et de la police qui se sont mutinées dans plusieurs villes du pays

Son départ a également été précipité par la pression de groupes d’opposition, qui ont organisé des manifestations attaquant violemment les partisans du président déchu et jusqu’à sa propre famille. Ces affrontement se poursuivaient encore le 12 novembre, comme en atteste de nombreux articles de la presse régionale et témoignages sur les réseaux sociaux.

Depuis Mexico, où il est arrivé dans l’après-midi en avion militaire après un périple rocambolesque de seize heures au gré des ordres et contrordres des pays latino-américains survolés, Evo Morales a promis de poursuivre «la lutte», affirmant qu’il ne cesserait pas de «faire de la politique». 

«Tous les peuples ont le droit de se libérer», a dit celui qui a longtemps était un symbole d’émancipation aux yeux des populations indigènes de son pays. Il a aussi remercié le Mexique de lui avoir «sauvé la vie». «Ça me fait mal d’abandonner le pays pour des raisons politiques, mais […] je reviendrai bientôt avec plus de force et d’énergie», avait tweeté le 11 novembre au soir Evo Morales, qui avait démissionné la veille après avoir été lâché par l’armée. 

Droite contre gauche

Jeanine Añez, avocate de 52 ans, doit désormais nommer son gouvernement et convoquer de nouvelles élections dans un délai de 90 jours, selon la Constitution. Elle a promis qu’elles auraient lieu avant le 22 janvier 2020.

«Je félicite la nouvelle présidente constitutionnelle de Bolivie Jeanine Añez», a réagi sur Twitter le candidat centriste Carlos Mesa, qui contestait les résultats de la présidentielle du 20 octobre et réclamait un second tour. Le leader de la contestation, Luis Fernando Camacho, évangéliste très ancré à droite, a également reconnu la sénatrice d’opposition comme présidente par intérim et appelé à une «suspension des manifestations», notamment dans son fief de Santa Cruz, dans l’est du pays.

Le 12 novembre, La Paz restait paralysée, les transports publics étant à l’arrêt. La veille, après de violentes protestations, l’armée avait été déployée dans les rues pour appuyer la police. Sept personnes ont été tuées, selon un nouveau bilan annoncé le 12 novembre par le procureur général, et au moins 383 autres blessées.

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a demandé à l’armée bolivienne de rétablir dans ses fonctions l’ancien chef de l’Etat, considérant que le pays courait un risque de «guerre civile». 

L’auto-proclamation de Jeanine Añez n’est pas sans rappeler, celle, fin janvier, de Juan Guaido au Venezuela. Sans surprise, celui-ci s’est d’ailleurs fendu d’un tweet pour féliciter la sénatrice. «Du gouvernement légitime du Venezuela, nous reconnaissons Jeanine Añez», n’a-t-il pas hésité à écrire. «Vous êtes une inspiration pour notre pays, nous avons la conviction que nous réaliserons la liberté», a-t-il ajouté.

Sans un mot pour Evo Morales, la France a appelé «au calme et à la retenue toutes les autorités de transition» tandis que Washington, qui a applaudi la défection du président indigène, a conseillé aux citoyens américains de ne plus voyager en Bolivie pour cause de «troubles civils» et a limité sa présence diplomatique dans le pays.

Source: RT France

Maduro appelle les Vénézuéliens à dire «non» au coup d’État et aux États-Unis


À la suite de l’échec du coup d’État organisé par Juan Guaido, le Président Maduro s’est adressé aux Vénézuéliens sur Twitter, appelant ces derniers à interdire aux États-Unis d’intervenir dans leur pays.

Le lendemain de la tentative de coup d’État, le Président vénézuélien Nicolas Maduro a lancé un appel à ses compatriotes pour dire «non» à l’ingérence des États-Unis. Il a posté ce message adressé aux Vénézuéliens sur son compte Twitter, à l’occasion des célébrations du 1er-Mai.

«Aujourd’hui la classe ouvrière du Venezuela se mobilise dans tout le pays pour célébrer sa journée et défendre ses réussites en organisant un grand défilé pour dire «non» au coup d’État, pour dire «non» à l’ingérence des Yankee. Nerfs d’acier, calme et bon sens! Vive les ouvriers et les ouvrières de la patrie!», a déclaré Maduro.

À Caracas, la Journée internationale des travailleurs est marquée par de nouvelles manifestations réunissant des partisans du Président et ceux de l’opposition, a indiqué RFI. Des centaines de manifestants se sont déjà rassemblés.

Mardi 30 avril, Juan Guaido était intervenu devant ses partisans réunis à l’extérieur d’une base militaire, annonçant le début de la «fin définitive de l’usurpation» et appelant à rejoindre les manifestants dans leur lutte contre le gouvernement en place.

Le chef de l’État a ensuite déclaré l’échec du coup d’État et a fait savoir qu’il avait ordonné d’ouvrir une enquête sur cette tentative et que plusieurs putschistes présumés étaient déjà interrogés. Il a ajouté que tous ceux qui avaient pris les armes pour renverser le pouvoir seraient retrouvés et jugés.

Pour le 1er-Mai, le «Président par intérim» Juan Guaido, reconnu par une cinquantaine de pays dont les États-Unis, avait promis d’organiser «la plus grande marche de l’histoire vénézuélienne». Le pouvoir a, lui aussi, appelé à manifester le 1er mai dans le centre de Caracas pour le traditionnel défilé de la fête du Travail.

Source: Sputnik News