Algérie : L’Église protestante redoute de nouvelles fermetures de lieux de culte


Dans un communiqué diffusé le 19 août et relayé cette semaine dans la presse locale, l’Église protestante d’Algérie (EPA) a fait part de sa « vive inquiétude » devant la « vague de fermetures » de lieux de culte à laquelle elle est confrontée.

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L’EPA alerte sur les menaces de fermetures qui pèsent sur deux nouvelles Eglises qui se trouvent dans la wilaya (circonscription administrative) de Béjaïa en Petite Kabylie.

Les responsables de l’organisation faîtière des protestants en Algérie ont recensé cinq lieux de culte mis sous scellés sous ordre des autorités locales depuis 2018. « D’autres lieux de culte sont également sous la menace de fermeture. (…) Cela portera à sept, le nombre des lieux de culte chrétiens mis sous scellés, en l’espace d’un an », déplore l’EPA dans son communiqué.

L’EPA rappelle que le droit à pratiquer son culte est censé être garanti par la Constitution algérienne dans son article 42. L’Église protestante d’Algérie déclare que face « à la hogra (injustice) qu’elle subit », elle «ne baissera pas les bras et compte obtenir la réouverture de ses lieux de culte par tous les moyens légaux ». Elle « prend à témoin l’opinion publique nationale et internationale ».

Source : Evangéliques.info

Syrie: comment une église apporte l’espoir dans la guerre


Dans 2 jours (demain), le conflit syrien aura huit ans. Le pasteur Abdallah et son épouse Aghna auraient pu fuir le pays. Ils ont décidé de rester. Son église est devenu un «Centre d’espoir».

L’église d’Alep, «Centre d’espoir» pour les enfants aussi

Huit ans déjà! Le 15 mars 2011, la Syrie plongeait dans un conflit qui a fait des centaines de milliers de morts et des millions de réfugiés.

Comme tant d’autres responsables d’église, Abdallah et Aghna sont restés à Alep. Ils ont encouragé des chrétiens syriens à les imiter. Leur mission? Servir au mieux l’Église d’Alep, où ils vivent. Leur arme? La mise en place d’un «Centre d’espoir».

«Notre église n’a jamais fermé ses portes»

Pourtant, leur assemblée n’a pas été épargnée par la guerre. Abdallah raconte: «Trois membres de l’église ont été enlevés par des rebelles en raison de leur foi. On ne sait pas ce qu’ils sont devenus. À un autre moment, de violents combats ont eu lieu aux alentours de l’église, provoquant une grande panique. Des hommes vivent cachés pour éviter d’être enrôlés dans l’armée. Ils dépriment, laissant les femmes occuper des emplois auxquels elles ne sont pas habituées. Les temps sont durs. Mais comme d’autres églises à travers la Syrie, notre église n’a jamais fermé ses portes.» Il ajoute:

«Nous avons continuellement travaillé en coulisses pour servir la communauté chrétienne grâce à votre aide.»

Déterminés à porter l’espoir

Portes Ouvertes a beaucoup aidé l’église dont Abdallah est le pasteur. Les 600 chrétiens de l’assemblée ne se sentent pas oubliés et sont très reconnaissants. Mieux: l’église est devenue «Centre d’espoir». Un «Centre d’espoir», c’est faire de l’église un lieu où s’exerce concrètement la solidarité pour aider et fédérer la communauté chrétienne. c’est aussi un centre d’activités et de rencontres où se tissent des liens avec la population.

L’effet est palpable dans cette église bourdonnante: les frais de scolarité sont couverts, et les enfants isolés bénéficient d’un suivi spirituel et psychologique grâce… au football ! Même les chrétiens kurdes d’arrière-plan musulman sont soutenus dans leur ministère auprès des réfugiés d’un camp proche d’Alep. «Nous travaillons au projet d’une clinique aménagée dans le cadre de l’église, pour pallier au manque de soins médicaux. Nous recrutons des médecins qualifiés», explique avec enthousiasme le pasteur Abdallah.

Grâce à vos prières et vos dons, 15 églises de Syrie se sont transformées en «Centres d’espoir» pour nourrir et habiller les nécessiteux, apporter du réconfort et partager la bonne nouvelle à ceux qui sont perdus.

Sources: Fil Rouge Portes Ouvertes