L’Arabie saoudite, le Qatar et les Emirats arabes unis saluent le plan de paix de Trump


A l’inverse, la Jordanie et l’Iran ont affirmé leur opposition au plan de paix

L’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis ont publié mardi des déclarations saluant le plan de paix de l’administration Trump.

« Le royaume apprécie les efforts de l’administration du président Trump d’œuvrer pour un plan de paix complet entre les parties palestinienne et israélienne », a écrit le ministère saoudien des Affaires étrangères dans un communiqué publié par la presse d’Etat.

L’ambassadeur des Emirats arabes unis à Washington, Youssef al-Otaïba, a également déclaré sur Twitter « apprécier les efforts persistants des Etats-Unis pour parvenir à un accord de paix palestino-israélien ».

Le ministère qatari des Affaires étrangères a quant à lui déclaré mercredi qu’il « appréciait les efforts américains pour trouver des solutions au conflit arabo-israélien tant qu’ils s’inscrivaient dans le cadre de la légitimité internationale », selon la télévision d’Etat Al Jazeera.

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré mardi soir dans un communiqué « apprécier les efforts continus déployés par l’administration américaine pour parvenir à un règlement complet et juste de la question palestinienne ».

Cependant, le Caire insiste sur « l’importance de rétablir au peuple palestinien leurs droits légitimes complets, grâce à l’établissement d’un état indépendant souverain dans les territoires occupés », ajoute le communiqué.

Dans le même temps, la Jordanie et l’Iran ont affirmé mardi leur opposition au plan de paix américain.

La Jordanie a estimé, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, que l’établissement d’un Etat palestinien indépendant sur les frontières de 1967 restait « la seule voie pour une paix globale et durable ».

« Le plan de paix de la honte imposé par l’Amérique aux Palestiniens est la trahison du siècle et est voué à l’échec », a écrit le ministère des Affaires étrangères iranien dans un communiqué.

La Ligue arabe a annoncé qu’elle convoquerait une réunion urgente samedi en réponse au plan de paix israélo-palestinien du président américain Donald Trump.

Source: i24 News

Abou Dhabi : la Maison d’Abraham réunira église, mosquée et synagogue


Note de SENTINELLE SAPS: Cet article date de novembre dernier. Je pensais l’avoir publié, mais visiblement non… A lire en tout cas !

La Maison de la famille d’Abraham sera située sur l’île de Sadiyaat et doit être construite d’ici 2022.

Annoncée en février dernier, la Maison de la famille d’Abraham, qui doit être construite à Abou Dhabi d’ici 2022, réunira église, mosquée et synagogue. Cet édifice dans la capitale des Emirats arabes unis visera à promouvoir le dialogue inter-religieux et la co-existence.

Il s’agit du premier projet du Haut Comité, né en septembre dernier, issu du Document sur la fraternité humaine, signé par le pape et le grand imam de l’université Al-Azhar, principale autorité de l’islam sunnite dans le monde, en février.

À l’occasion de cette signature, lors de sa visite des Emirats en début d’année, le pape François avait rencontré les protagonistes du projet, dont le grand imam d’Al-Azhar, Ahmed al-Tayeb. Les deux hommes se sont à nouveau rencontrés ce vendredi au Vatican.

Le responsable musulman était notamment accompagné du vice-Premier ministre des Emirats Arabes Unis, Saif bin Zayed Al Nahyan, et de l’ambassadeur égyptien au Vatican, Mahmoud Samy.

La Maison de la famille d’Abraham sera située sur l’île de Sadiyaat. L’architecte britannique Sir David Adjaye a été nommé pour mener à bien le projet.

Parmi les membres du Haut Comité, on retrouve : Irina Georgieva Bokova, ancienne directrice générale de l’UNESCO ; le cardinal Miguel Ángel Ayuso Guixot, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux du Saint-Siège : le juge Mohamed Mahmoud Abdel Salam, ancien conseiller du grand imam d’Al Azhar ; Son Éminence le cheikh Ahmad At-Tayyeb ; le rabbin M. Bruce Lustig, grand rabbin de la congrégation hébraïque de Washington ; Mgr Yoannis Lahzi Gaid, secrétaire personnel du Saint-Père ; le professeur Mohamed Hussein Mahrasawi, président de l’université Al-Azhar ; Mohamed Khalifa Al Mubarak, directeur du département de la culture d’Abou Dhabi ; le Dr Sultan Faisal Al Remeithi, secrétaire général du Conseil des aînés musulmans ; et Yasser Hareb, présentateur de télévision et écrivain émirati.

Source: Times of Israël

Le Koweït appelle à une position arabe unifiée après l’attaque américaine contre l’Iran


Le président de l’Assemblée nationale koweïtienne, Marzouq Al-Ghanim, a annoncé vendredi que les récents développements exigent une position unifiée en ce qui concerne la direction politique, tandis que les Émirats arabes unis (EAU) ont appelé à donner la priorité à la pratique et à la sagesse, suite à l’assassinat de Qassem Soleimani.

Al-Ghanim a posté sur son compte Twitter : « Les développements rapides, qui ont eu lieu dernièrement, sont très alarmants, et nécessitent une cohésion sociale forte et réelle, loin des réactions émotionnelles, des tensions et des actions irresponsables, au détriment de l’intérêt national du Koweït ».

Il a ajouté : « En tant que Koweïtiens, nous avons traversé les situations les plus difficiles, et nous avons toujours réussi à survivre aux épreuves grâce à notre sens de la solidarité, à la tolérance de nos différences, et à agir avec une vision à long terme concernant l’avenir de notre pays et de nos enfants ».

Le ministre d’État des affaires étrangères des Émirats arabes unis, Anwar Gargash, a appelé à donner la priorité aux solutions politiques plutôt qu’à la confrontation et à l’escalade.

Gargash a posté sur Twitter : « A la lumière des développements régionaux rapides, toutes les parties devraient privilégier la sagesse et l’équilibre, et se concentrer sur la recherche de solutions politiques au lieu de s’engager dans des confrontations et d’escalader la situation. »

Il a continué dans le même tweet : « Les problèmes auxquels la région est confrontée sont complexes et cumulatifs, en raison d’une crise de confiance entre les parties concernées. Traiter ces questions de manière rationnelle nécessite une approche calme et sans émotion. »

La télévision officielle irakienne a cité une source des médias des Forces de mobilisation populaire (FMP), à l’aube du vendredi, indiquant que le général de division Soleimani, commandant de la force de Quds, et Abu Mahdi Al-Muhandis, chef adjoint des FMP, ont été tués lors d’un raid aérien qui a visé leur véhicule sur la route de l’aéroport de Bagdad.

Ces développements sont survenus après que des dizaines de manifestants aient pris d’assaut le siège de l’ambassade américaine à Bagdad mardi dernier, et aient mis le feu à deux portes et à des tours d’observation, avant que la police anti-émeute irakienne ne parvienne à repousser les manifestants loin des environs de l’ambassade.

L’incursion était une réponse aux frappes aériennes menées par les forces américaines, dimanche, visant des sites de la Brigade irakienne du Hezbollah, une des factions du PMF dans le gouvernorat d’Al-Anbar, qui ont fait 28 morts et 48 blessés parmi les combattants affiliés au bataillon attaqué.

Les Etats-Unis ont lancé des frappes aériennes en réponse aux attaques de missiles menées par les factions contre les bases militaires irakiennes accueillant des soldats et des diplomates américains, au cours desquelles un entrepreneur civil américain a été tué près de la ville de Kirkouk.

Les responsables américains ont accusé l’Iran de lancer des attaques de missiles contre les bases militaires accueillant des soldats et des diplomates américains en Irak, par l’intermédiaire de ses mandataires des factions chiites, ce que Téhéran a nié précédemment.

Source: Middle East Monitor

Traduit par: SENTINELLE SAPS

L’ouverture de la première synagogue d’Abu Dhabi prévue en 2022


La première synagogue des EAU a été érigée en 2008 à Dubaï.

Les Émirats arabes unis construiront une nouvelle synagogue dans le cadre d’un complexe interconfessionnel qui abritera également une mosquée et une église. Son ouverture est prévue pour 2022, ont rapporté les médias dimanche.

L’annonce de l’ouverture du complexe sur l’île Saadiyat à Abu Dhabi, fait suite à une visite du pape François aux Etats arabes unis en février, lors de laquelle il a signé une déclaration commune avec le grand imam d’Al Azhar, le Dr Ahmed el-Tayeb, appelant à la tolérance religieuse et au dialogue.

Après sa visite, un Comité supérieur de la fraternité humaine avait été créé pour promouvoir la tolérance entre les cultes et la construction du complexe religieux est leur première initiative.

« C’est une occasion importante pour tous ceux qui croient au pouvoir de la foi et en l’humanité. Cela contribuera à créer des liens entre les chefs religieux et les communautés, ainsi qu’à favoriser la paix et l’harmonie à une époque trop souvent régie par les différences », a déclaré le rabbin M. Bruce Lustig, grand rabbin de la congrégation hébraïque de Washington et représentant juif du comité. 

La construction des édifices devrait prendre trois ans.

La première synagogue des Etats arabes unis a été érigée en 2008 à Dubaï.

Source: i24 News

Avec le lancement du sommet du Bahreïn, un agenda chargé mais peu d’attentes


Tony Blair, Steve Mnuchin et Jared Kushner interviendront à Manama, ainsi que des technocrates et des hommes d’affaires – mais le nom des absents devrait être tout aussi parlant.

Avec, dans l’ombre, les critiques âpres émanant des Palestiniens et un certain scepticisme affiché par d’autres, l’administration Trump va donner le coup d’envoi de son initiative de paix israélo-palestinienne mardi à Manama – espérant lever des milliards de dollars pour soutenir la vision d’une économie palestinienne prospère en cas de conclusion d’un accord de paix.

Les Etats-Unis n’ont obtenu qu’un soutien peu enthousiaste de la part de leurs partenaires traditionnels de paix au Moyen-Orient alors que va s’ouvrir la conférence intitulée « De la prospérité à la paix » au sein de la minuscule capitale bahreïnie, sur fond de tensions croissantes avec l’Iran qui pourraient provoquer un conflit régional.

Cette session de travail de deux jours, qui commence mardi, s’illustrera par l’absence de délégations israélienne ou palestinienne. Elle réunira des participants gouvernementaux et du secteur privé venus de douzaines de pays, même si certains n’ont pas de lien connu avec la politique ou l’économie régionale.

Parmi les personnalités qui assisteront à la conférence, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international (FMI) et le patron de la fédération internationale de football (FIFA) Gianni Infantino.

Si Blair s’est profondément impliqué dans les aspects socio-économiques du conflit israélo-palestinien depuis fort longtemps, Infantino et Lagarde ne se sont, pour leur part, jamais particulièrement distingués dans les affaires régionales.

L’événement comprendra également une présentation effectuée par le gendre et haut-conseiller de Trump, Jared Kushner, et par le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin.

Certains des intervenants les plus connus qui prendront la parole à la conférence sont issus de la communauté des affaires, comme Stephen Schwarzman, directeur-général du Blackstone Group, et Dina Powell, directrice de Goldman Sachs, qui ont d’ores et déjà travaillé avec l’administration Trump dans le passé.

Powell en particulier a été profondément impliquée dans les toutes premières négociations menées par Kushner entre Israéliens et Palestiniens avant de partir pour rejoindre le secteur privé.

Mais il y a quelque chose de peut-être plus éloquent encore que le nom de ceux qui se trouveront à l’ordre du jour à Manama : C’est le nom de ceux qui n’y figurent précisément pas.

Un seul intervenant palestinien est mentionné. Aucun Israélien ne figure au programme et seuls quelques représentants des Etats arabes ayant décidé d’envoyer une délégation au Bahreïn monteront à la tribune de salle de conférence où aura lieu le sommet.

Sur le programme de la session de travail, aucune mention non plus d’Israël et de la Palestine et seulement quatre références au nom « Palestiniens ».

L’une de ces références figure dans la description du seul participant palestinien qui prendra la parole lors de la rencontre, un homme d’affaires de Cisjordanie qui travaille avec les habitants d’implantation israéliens et qui est considéré avec suspicion par une grande partie de sa communauté.

Les critiques notent également que le programme de l’atelier – qui fait sept pages – ne contient aucune discussion portant sur le moyen de résoudre les querelles politiques au cœur du conflit.

Un document de 40 pages soulignant un plan de 50 milliards de dollars dont l’objectif est de redonner un élan à l’économie palestinienne a été raillé par certains qui y ont vu des propositions utopiques, ou rabâchant de vieilles idées.

Un commentateur l’a comparé à une brochure immobilière.

« Je ne pense pas qu’ils réalisent la difficulté de l’entreprise », déclare Dave Harden, ancien directeur de mission pour l’Agence américaine de développement international (USAID) en Cisjordanie et à Gaza. « Même s’il y a des fonds, la mise en oeuvre est un défi immense ».

Les Palestiniens ont d’ores et déjà rejeté le plan, disant qu’il était une tentative de les acheter, et ils boycottent la conférence.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, pour sa part, a indiqué dimanche que son gouvernement de transition donnerait une chance au sommet. Quelques heures auparavant, néanmoins, l’un de ses ministres, Tzachi Hanegbi, avait dédaigné l’idée d’une liaison terrestre entre Gaza et la Cisjordanie, la qualifiant « d’inappropriée ».

L’administration Trump a reconnu que ses propositions économiques ambitieuses dépendent de l’acceptation d’un plan politique, dont les lignes ne seront pas révélées avant l’automne.

« Difficile de savoir si quelque chose va sortir de cet ordre du jour », estime Shibley Telhami, experte du Moyen-Orient et professeure à l’université du Maryland, au sein de l’institut Sadate pour la paix et le développement.

En passant aux affaires

Alors que pourront donc attendre de ce sommet de quarante-huit heures les personnes qui y seront présentes et celles et ceux qui la suivront viaune retransmission en direct sur YouTube ?

Le sommet doit commencer, mardi soir, par un bref discours de Kushner, suivi d’une discussion appelée « le temps est venu : Construire une coalition pour la prospérité au Moyen-Orient ».

Schwarzman, qui a dirigé pendant une courte période le forum de politique d’entreprise de Trump – qui n’existe plus aujourd’hui – et l’homme d’affaires émirati Mohamed Alabbar évoqueront la manière dont le secteur privé pourra « accompagner une nouvelle ère de prospérité », selon le programme de la conférence.

Mercredi matin, il y aura un panel réunissant Lagarde – qui a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu l’année dernière à Munich – le ministre d’Etat saoudien des Affaires économiques et du développement Mohammed Al-Sheikh et l’homme d’affaires nigérian Tony Elumelu.

Un second groupe, réunissant des personnalités des affaires des Etats-Unis, du Bahreïn, de la Turquie et du Royaume-Uni se consacreront aux moyens, pour la Cisjordanie et Gaza, de créer une « renaissance économique. »

Selon les organisateurs de l’atelier, cette renaissance ne va pas seulement « nécessiter des engagements financiers mais également un cadre politique pro-croissance et favorable pour inciter aux investissements ».

Plus tard dans la matinée, Infantino et le réalisateur de film Fernando Sulichin, basé aux Etats-Unis, évoqueront la manière dont le sport et l’industrie du divertissement pourront « dynamiser le voyage vers la prospérité économique ».

« Une industrie florissante du sport et des loisirs ne créerait pas seulement des opportunités d’emploi de haute qualité pour la population de la région mais elle présenterait également des bénéfices tangentiels et d’ampleur, avec notamment la promotion de la créativité et d’un mode de vie sain », dit le document de la conférence.

D’autres panels seront organisés entre des hommes d’affaires et des experts venus de divers pays, notamment des Emirats arabes unis et d’Inde. Powell débattra de l’émancipation des femmes avec l’entrepreneuse égyptienne Reem Fawzy et la diplomate américaine Josette Sheeran.

Après une pause-déjeuner d’une heure, le président de la Banque mondiale, David Malpass, présenté comme un « expert du développement », aux côtés du directeur-général d’AT&T, Randall Stephenson, discuteront de stratégies visant à « renforcer les institutions publiques, les processus gouvernementaux et l’environnement juridique et régulatoire » dans la région.

Ashraf Jabari, un homme d’affaires de Hébron — et l’un des quelques Palestiniens qui n’a pas boycotté l’événement – sera interrogé sur les moyens à mettre en oeuvre pour développer un environnement commercial local prospère.

Jabari est décrit dans le programme comme le président du Palestinian Business Network, ignorant son rôle de co-président de la Chambre de commerce de Judée et Samarie, un groupe pro-implantations qui prône une coopération plus étroite entre Israéliens et Palestiniens en Cisjordanie.

Plusieurs autres hommes d’affaires palestiniens devraient participer, selon l’homme d’affaire américano-israélien Charles Tawil, à la tête de la délégation, qui n’a toutefois pas souhaité révéler leurs identités en raison « d’inquiétudes en termes de sécurité »

Lundi, un autre homme d’affaires palestinien qui avait confirmé de prime abord sa présence s’est retiré après avoir vu la liste des autres participants, qui sont tous liés à Jabari, selon Tawil.

« Cela ne me fait pas honneur de me trouver à leurs côtés », a estimé Mohammed Massad, 54 ans, un homme né à Jénine qui travaille dans le développement agricole et qui vit à Haïfa depuis 22 ans. Il a refusé de détailler son positionnement.

La conférence s’achèvera par une discussion entre Blair – reconnu comme un ami fervent d’Israël et qui est également un soutien convaincu de la solution à deux Etats – et Kushner, qui, jusqu’à présent, s’est retenu d’appeler à la création d’un Etat palestinien.

« Afin d’ouvrir la voir vers une prospérité économique durable pour la Cisjordanie, pour Gaza et la région, les parties prenantes devront s’attacher aux expériences précieuses des responsables internationaux à même de saisir au plus près les réalités de la région », dit le programme.

« Ce n’est qu’en tirant les leçons apprises ailleurs dans le monde que la Cisjordanie, Gaza et la région seront en mesure de construire une plateforme de croissance et de développement économiques forte », ajoute-t-il.

Lors du panel final, les ministres des Finances s’entretiendront avec Mnuchin.

Néanmoins, l’absence d’autres noms à l’ordre du jour souligne le profond scepticisme sur la conférence qui s’exprime en coulisses, et même parmi les plus grands alliés des Américains du le Golfe qui ont refusé d’envoyer des représentants autres que des ministres de bas niveau ou des adjoints.

La plupart d’entre eux ont lancé une mise en garde, avertissant qu’ils ne soutiendraient pas un plan de paix qui ne serait pas accepté par les Palestiniens.

L’Egypte et la Jordanie, qui sont les seuls alliés de l’Etat juif dans la région, ont également minimisé la conférence et tenté d’expliquer leur participation comme étant simplement à titre d’information. Leur absence dans les panels confirment ce positionnement.

« Nous avons le droit d’évaluer et d’examiner », a dit le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry dans une interview accordée à Russia Today dans la journée de lundi, défendant la présence du pays à la conférence, une initiative très impopulaire dans les rues du Caire. « Mais », a-t-il ajouté, « la décision finale en reviendra à l’Autorité palestinienne ».

Source: Times of Israël

Elections en Israël : Un nouveau problème pour le plan de paix Trump


Pour d’anciens diplomates et des experts du Moyen Orient, le temps travaille contre le plan car la campagne électorale américaine battra son plein quand Israël aura un gouvernement.

La surprenante défaite du Premier ministre Benjamin Netanyahu la semaine dernière, lorsqu’il n’a pas réussi à former une coalition majoritaire et a déclenché de nouvelles élections, a plongé Israël dans une période de paralysie politique et d’incertitude.

De l’autre côté de l’Atlantique, elle a également remis en question le sort du plan de paix tant attendu du président américain Donald Trump pour le Moyen Orient, que l’administration avait prévu de dévoiler cet été.

Aujourd’hui, alors qu’Israël se dirige vers les élections du 17 septembre et que l’Amérique se prépare pour ses propres élections, d’anciens diplomates et experts américains de la région disent que la proposition de Trump pourrait ne pas voir le jour de sitôt.

« De toute évidence, cela signifie qu’il faut attendre que le gouvernement soit formé avant d’agir », a déclaré l’ambassadeur Dennis Ross, un diplomate américain expérimenté qui travaille depuis des décennies sur le dossier israélo-palestinien.

« Cela signifie qu’étant donné le moment des élections et des vacances, on parle de novembre », a dit M. Ross au Times of Israel. « Alors la question est de savoir dans quelle mesure l’administration est déterminée à aller de l’avant maintenant, puisque nos propres élections vont commencer ? »

Dans le passé, M. Trump a déclaré qu’Israël « paiera le prix » de sa décision de déplacer l’ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem, et des responsables de la Maison Blanche comme Jared Kushner ont indiqué que la proposition obligerait les deux parties à faire des compromis difficiles.

Mais Trump ne voudra peut-être pas soumettre un plan qui comporte des éléments impopulaires pour la plupart des composantes de sa base.

« La question est de savoir si l’administration sera prête à présenter des éléments dont certains de ses partisans – évangéliques, juifs orthodoxes – seront mécontents », a dit Ross.

Kushner et l’envoyé de la Maison Blanche pour la paix au Moyen Orient, Jason Greenblatt, avaient déjà déclaré que le plan serait publié en juin. Le mois dernier, l’administration a annoncé qu’elle accueillait à Bahreïn un « atelier économique » pour discuter des stratégies d’amélioration de l’économie palestinienne, qui doit avoir lieu les 25 et 26 juin.

L’Autorité palestinienne a déclaré qu’elle boycotterait la conférence, affirmant qu’elle est biaisée et est en faveur d’Israël. Les Saoudiens, les Émirats arabes unis et le Qatar ont déclaré qu’ils y participeraient.

Jeudi, le Département d’Etat a déclaré que les Etats-Unis participeront toujours à la table ronde. Mais certains observateurs américains sont sceptiques.

« Je pense qu’il y a de vraies questions sur l’utilité d’un tel effort, quelles que soient les circonstances, mais surtout maintenant », a déclaré Susie Gelman, présidente du conseil d’administration du Israel Policy Forum, un groupe de pression qui préconise une solution à deux États. « Ils ne pourront pas organiser l’atelier économique et le faire suivre d’un plan politique en temps opportun. »

Mais Aaron David Miller, négociateur de paix de longue date au Moyen Orient dans les administrations démocrate et républicaine, a prédit que la réunion aurait lieu – au moins pour convaincre les acteurs régionaux qu’ils travaillent, en fait, sur un plan de paix.

Je pense que Bahreïn continuera d’être ce que j’appelle une « preuve de vie », a déclaré M. Miller au Times of Israel. « Qu’il existe quelque chose qui s’appelle le plan Kushner.

« Je pense qu’ils se débattent avec le timing de la deuxième partie de ce plan », a-t-il ajouté, faisant référence à la partie politique du plan. L’administration Trump a suggéré que sa proposition comporte deux composantes principales – économique et politique.

Miller a dit que l’équipe de Trump sera probablement aussi en train d’attendre Netanyahu, un proche allié du président.

Trump a été perçu comme aidant le Premier ministre israélien alors qu’il faisait face à une réélection difficile en mars dernier. Dans les jours et les semaines qui ont précédé les élections du 9 avril, M. Trump a reconnu la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan et a plus tard désigné le Corps des gardiens de la révolution iranienne comme un groupe terroriste – les deux étant considérés comme des cadeaux de campagne au Premier ministre.

« Si l’objectif est de naviguer entre l’échec total d’une part et ne pas mettre Netanyahu dans une position très difficile d’autre part, les élections ont seulement augmenté l’incertitude et la vulnérabilité de Netanyahu, » a dit Miller. « S’il y a quoi que ce soit là-dedans qui repousse les limites, et que nous entendons dire qu’il y aura quelque chose qui sera difficile pour les Israéliens, il est difficile de voir comment cela pourrait avoir un sens d’ici la mi-septembre ».

Pendant ce temps, ceux qui ont hâte de savoir ce que sera en fin de compte le plan de paix très attendu de Trump ne devraient pas retenir leur souffle.

« J’ai l’impression qu’ils tiennent compte de trois choses : ne pas échouer, ne pas aggraver les choses pour Netanyahu, et toujours garder un œil sur 2020 », explique Miller.

Source: Times of Israël

Attaque contre des navires dans le Golfe: Téhéran rejette les accusations US


4 navires, dont deux pétroliers saoudiens ont été la cible d' »actes de sabotage » au large de Fujairah

L’Iran a « fermement rejeté » mercredi les accusations américaines « risibles » tenant Téhéran pour responsable du sabotage de quatre navires le 12 mai au large des Emirats arabes unis.

« Il n’est pas étonnant (que les Etats-Unis formulent) des accusations aussi risibles », a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, en réaction à des propos tenus plus tôt aux Emirats par John Bolton, conseiller du président Donald Trump en matière de sécurité nationale.

L’Iran est « très vraisemblablement » derrière les actes de sabotage du 12 mai contre quatre navires au large du port émirati de Fujairah, à l’entrée du Golfe, a affirmé mercredi à des journalistes le conseiller américain

Les bateaux, dont deux pétroliers saoudiens, ont été la cible de « mines navales, très vraisemblablement d’Iran », a dit M. Bolton qui est arrivé mardi aux Emirats arabes unis, pays allié de Washington. Les Etats-Unis se sont joints avec d’autres pays à l’enquête sur ces incidents qui ont fait monter la tension dans le Golfe.

« Il n’y a aucun doute dans l’esprit de qui que ce soit à Washington sur l’identité du responsable de cette situation », a dit M. Bolton, faisant référence à l’Iran, grand ennemi des Etats-Unis.

« Qui d’autre aurait pu faire ça selon vous? Quelqu’un du Népal? », a-t-il ajouté, ironiquement.

Le responsable américain a aussi fait état d’une « attaque infructueuse sur le port saoudien de Yanbu quelques jours avant celle des pétroliers ».

Source: i24 News

Irak : tir d’une roquette dans la « zone verte » alors que les tensions montent dans la région


Cette attaque survenue dans le secteur de Bagdad où se trouve l’ambassade américaine s’ajoute à de multiples incidents survenus entre les alliés de Washington et de l’Iran.

Une roquette est tombée, dimanche 19 mai, dans la « zone verte » de Bagdad, secteur ultra-sécurisé où se trouvent notamment l’ambassade des Etats-Unis et les sièges du gouvernement et du Parlement irakiens, ont fait savoir les forces de sécurité du pays dans un communiqué. Les mêmes sources ont précisé qu’aucune victime n’était à déplorer, sans mentionner la cible visée.

Selon une source policière citée par l’Agence France-presse (AFP), les informations préliminaires font état d’un projectile tiré d’une « zone abandonnée » dans le sud de la capitale irakienne.

Peu après l’incident le président des Etats-Unis, Donald Trump, a menacé sur Twitter l’Iran de destruction en cas d’attaque contre des intérêts américains.

Cet évènement intervient au moment où les tensions montent dans la région entre Washington et la République islamique qui dispose de nombreux relais en Irak.

Les Etats-Unis ont déjà ordonné, le 15 mai, le départ de certains employés de leur ambassade à Bagdad, mettant en cause des risques d’attaquesimminentes orchestrées par des groupes armés alliés de Téhéran. Cette décision a été prise après qu’une série d’incidents survenus dans le golfe Arabo-Persique soulignaient des tensions accrues entre l’Arabie saoudite, ses alliés du Golfe d’une part et l’Iran d’autre part.

Ligne dure qui divise

La presse américaine spécule sur des divergences au sein du cabinet de Donald Trump sur la manière de traiter le dossier iranien. Selon les médias outre-Atlantique, le conseiller à la sécurité nationale John Bolton fait pression en faveur d’une ligne dure contre Téhéran, mais d’autres au sein de l’administration y sont opposés. Le président lui-même a dit récemment qu’il avait dû « tempérer » M. Bolton.

Le 5 mai, l’administration américaine avait annoncé le déploiement dans le golfe Arabo-Persique du porte-avions Abraham Lincoln ainsi que de bombardiers B-52, invoquant également une « menace » de l’Iran.

Dimanche, le gouvernement irakien a critiqué l’évacuation temporaire du personnel de la compagnie américaine ExxonMobil opérant sur le site pétrolier de West Qorna, dans le sud du pays. Selon Bagdad, ce retrait s’explique par des « raisons politiques liées probablement aux tensions dans la région ». Interrogée par l’AFP aux Etats-Unis, une porte-parole d’ExxonMobil a déclaré que l’entreprise ne donnerait pas de détail supplémentaire.

« Pas de nouvelle guerre »

Pour sa part, le ministre iranien des affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a minimisé, samedi, la possibilité d’une guerre dans la région. A l’issue d’une visite en Chine, il s’est dit « certain (…) qu’il n’y aurait pas de guerre puisque nous ne souhaitons pas de conflit et puisque personne ne se fait d’illusion quant à sa capacité à affronter l’Iran dans la région », a rapporté l’agence officielle IRNA.

L’Arabie saoudite avait demandé, samedi, la convocation de deux sommets, au Conseil de coopération du Golfe (CCG) et à la Ligue arabe, à la suite du sabotage de navires dans le Golfe et d’attaques contre des stations de pompage dans le royaume.

Ces réunions extraordinaires auxquels Riyad invite ses partenaires se tiendraient le 30 mai prochain à La Mecque « pour discuter de ces agressions et de leurs conséquences sur la région », a détaillé l’agence de presse officielle saoudienne. Il s’agit « de se consulter et de se coordonner avec les dirigeants frères » à propos de « tous les sujets susceptibles de renforcer la sécurité et la stabilité dans la région ».

Le ministre saoudien des affaires étrangères, Adel Al-Jubeir, a affirmé que son pays « ne veut pas une guerre » avec l’Iran et « va tout faire pour la prévenir », tout en assurant que Riyad est prêt « à se défendre et à défendre ses intérêts » si l’autre partie choisissait d’aller vers un conflit armé.

Hausse des stocks mondiaux de pétrole

Les alliés régionaux du royaume ont salué l’invitation saoudienne. Le ministère des affaires étrangères des Emirats arabes unis a indiqué que dans les « circonstances critiques » actuelles les pays du Golfe et arabes devaient faire preuve d’unité.

Dimanche, lors d’une réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis se sont inquiétés d’une hausse des stocks mondiaux d’hydrocarbures. Les pays exportateurs ont affirmé leur détermination à stabiliser le marché malgré les tensions dans le Golfe.

Les pays de l’OPEP sont « unanimes dans leur volonté de continuer à travailler pour arriver à la stabilité entre l’offre et la demande », a déclaré le ministre saoudien de l’énergie Khaled Al-Faleh. L’Arabie saoudite est le premier exportateur mondial d’or noir.

Source: Le Monde



Les Émirats arabes unis confirment que quatre navires ancrés dans le port ont été endommagés par l’Iran


L’information a été ratifiée par le ministère des Affaires étrangères dans l’Union des Emirati.

» Quatre navires commerciaux ont été soumis à des opérations de sabotage aujourd’hui 12 mai, près des eaux territoriales des Émirats arabes unis dans le golfe d’Oman, à l’est de Fujairah, selon le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, MOFAIC ».

Le ministère a déclaré que les autorités concernées avaient pris toutes les mesures nécessaires et enquêtaient sur cet incident en coopération avec des organismes locaux et internationaux. Il a indiqué qu’il n’y avait eu ni blessés ni morts à bord des navires et qu’il n’y avait pas eu de déversement de produits chimiques nocifs, ni de carburant.

La déclaration du MOFAIC a déclaré que la réalisation d’actes de sabotage sur des navires commerciaux et civils et menaçant la sécurité et la vie des personnes à bord est un acte grave. Il a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités pour empêcher de telles actions par des parties qui tentent de compromettre la sûreté et la sécurité du trafic maritime.

Le ministère a également qualifié de « rumeurs sans fondement » plus tôt aujourd’hui, le 12 mai, d’incidents survenus dans le port de Fujairah, affirmant que les opérations dans le port se déroulaient normalement, sans interruption. Ce matin seulement, un surfeur nommé mek2 a annoncé qu’une explosion avait eu lieu dans le port de l’Union d’Émirati, mais de hauts responsables l’ont rapidement démentie et ont déclaré « qu’il n’y avait rien « .

Mais il y a peu de temps, le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a déclaré sur la chaîne libanaise Miyadin que ‘ les navires de commerce ont été exposés à des cas de violence et d’extorsion militaire et leurs membres d’équipage ont été menacés. Cette situation est gravissime’, faisant référence à des informations arabes faisant état d’attaques iraniennes sur des navires ancrés dans le golfe Persique.

Source: Infos-Israel.News

L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Égypte font pressions sur les dirigeants palestiniens pour qu’ils acceptent le plan de paix de Trump


Selon des reportages de médias arabes, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Égypte exercent de fortes pressions sur les dirigeants de l’Autorité palestinienne pour qu’ils ne résistent pas à «l’accord du siècle» de Trump.

Selon un rapport publié sur le site Internet Alkhaleej Onlin e, un membre du comité central du Fatah a révélé le 20 avril que de fortes pressions arabes étaient exercées sur les dirigeants de l’Autorité palestinienne concernant le plan de paix du président américain Donald Trump, le soi-disant « accord ». du siècle « – que la Maison Blanche devrait se dévoiler en juin. Le responsable a déclaré que l’Arabie saoudite dirigeait la campagne, selon le rapport.

La source aurait déclaré: « Certains pays arabes, dont l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Égypte, manifestent un grand intérêt pour l’accord américain et emploient tous les moyens disponibles, y compris les pressions politiques et financières, pour que les Palestiniens acceptent le plan, malgré les risques qu’il comporte pour la cause palestinienne. « 

La source a ajouté que la position des pays arabes sur cet accord jette une lumière décevante sur tout leur soutien précédent à la cause palestinienne. Il a souligné que les dirigeants de l’Autorité palestinienne ne céderaient jamais à la pression, que ce soit des États arabes, des États-Unis ou d’Israël.

Il convient de noter qu’Alkhaleej Online , qui appartient au Qatar, est hostile à l’Arabie saoudite compte tenu des tensions entre Doha et Riyad.

Source Israël Hayom – Traduction Europe Israël News