L’EI dit vouloir lancer une « nouvelle phase » en ciblant Israël 


Le groupe terroriste Etat islamique (EI) a affirmé lundi, dans un message audio, vouloir lancer une « nouvelle phase » de son « jihad », en ciblant spécifiquement Israël.

Le nouveau chef de l’EI, Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi, est « déterminé » à entamer une « nouvelle phase qui n’est autre que de combattre les Juifs et de rendre ce qu’ils ont volé aux musulmans », a affirmé Abou Hamza El Qourachi dans ce message d’une durée de 37 minutes diffusé sur l’application Telegram.

« Les yeux des soldats du califat, où qu’ils se trouvent, sont toujours (rivés) sur Jérusalem », a ajouté le porte-parole de l’EI.

« Dans les prochains jours, si Dieu le veut, vous verrez (…) ce qui vous fera oublier les horreurs » du passé, a encore déclaré Abou Hamza El Qourachi, en allusion à une éventuelle attaque.

Avant sa défaite territorial en mars 2019, l’organisation jihadiste avait administré un vaste « califat » autoproclamé à cheval sur la Syrie et l’Irak, qui a compté jusqu’à sept millions d’habitants. 

Elle y imprimait une monnaie, prélevait des taxes et gérait des programmes scolaires. 

Sous l’effet d’opérations militaires combinées des forces syriennes et irakiennes soutenues par leurs alliés respectifs, ce vaste territoire s’est réduit comme peau de chagrin avant d’être rayé de la carte. 

Mais l’EI a préservé en Syrie et en Irak une présence non négligeable autour du fleuve de l’Euphrate et dans le désert attenant.

Le groupe possède également plusieurs branches en Afrique et en Asie, qui mènent toujours des attaques meurtrières. 

EI: Amman s’inquiète d’une « résurgence » et exhorte la coalition internationale à l’unité


La Jordanie s’est inquiétée lundi d’une résurgence du groupe jihadiste Etat islamique (EI), et a exhorté la coalition internationale à l’unité, alors que les récents développements régionaux ont relégué ce combat au second plan.

« Ce qui m’inquiète le plus, c’est la résurgence (…) de l’EI au cours de l’année, pas seulement dans le sud-est syrien mais aussi dans l’ouest de l’Irak », a déclaré à France 24 le roi Abdallah II, attendu ces prochains jours à Bruxelles, Strasbourg et Paris.

« Cela va devenir un problème pour Bagdad, et nous devons être là pour aider les Irakiens à gérer cette menace pour nous tous, pas seulement pour la région mais aussi pour l’Europe et le monde », a-t-il ajouté.

Cette menace a également été à l’ordre du jour des entretiens à Amman lundi entre le chef de la diplomatie jordanienne, Ayman Safadi, et son homologue allemand, Heiko Maas.

« Nous devons préserver la cohésion de la coalition internationale contre le terrorisme », car « toute division en son sein serait une opportunité pour les terroristes de s’infiltrer dans le vide créé », a déclaré M. Safadi lors d’une conférence de presse.

Il a dit espérer que les membres de cette coalition parviendraient à « dépasser ce qui s’est passé en Irak et en Iran », appelant à « préserver la présence des forces de la coalition, américaines, européennes et autres dans la région ».

Les tensions entre l’Iran et les Etats-Unis se sont exacerbées depuis l’assassinat par Washington il y a dix jours du puissant général iranien Qassem Soleimani à Bagdad, suivi de frappes de représailles de Téhéran sur des bases irakiennes abritant des Américains.

Après l’opération américaine du 3 janvier, le Parlement irakien a appelé au départ des troupes étrangères du pays, au premier rang desquels américaines.

– « Baisser la température » –

Ces vives tensions doivent être au menu des discussion d’Abdallah II avec les Européens.

« Jusqu’à présent, il semble que nous assistions à une désescalade. Nous espérons que cette tendance se poursuivra », a souligné le souverain jordanien.

« Ce qui se passera à Téhéran aura des conséquences pour Bagdad, Amman, Beyrouth, et pour le processus de paix israélo-palestinien », a-t-il fait valoir. « Dans les prochains mois, nous pourrons trouver le ton juste pour la région, afin de faire baisser la température », a-t-il espéré.

Concernant la Libye, où un cessez-le-feu à l’initiative de la Turquie et de la Russie est entré en vigueur dimanche après plus de neuf mois de combats meurtriers aux portes de la capitale Tripoli, le roi Abdallah II a dénoncé « le renfort de combattants étrangers venus de Syrie ».

« Plusieurs milliers de combattants étrangers ont quitté Idleb par la frontière nord (de la Syrie, ndlr) et sont arrivés en Libye ». Ce sujet « fera l’objet d’une discussion importante au cours des prochains jours » avec les Européens.

Selon un récent rapport d’experts de l’ONU sur la Libye, la Jordanie a envoyé des équipements militaires au maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est libyen qui tente depuis avril 2019 sans succès de s’emparer de Tripoli, siège du gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU. 

Ce rapport place le royaume, avec les Émirats arabes unis et la Turquie, sur la liste des pays qui ont violé l’embargo sur les armes imposé depuis 2011 à la Libye.

Ankara a fourni du matériel aux troupes loyales au GNA, allant des véhicules blindés aux drones, selon des sources diplomatiques.

Source: Actu Orange

Syrie: l’ONU s’inquiète du « risque de dispersion » des prisonniers djihadistes


« On est tous d’accord » sur le danger d’une reconstitution du groupe Etat islamique »

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est inquiété mercredi dans une très courte déclaration adoptée à l’unanimité « du risque de dispersion » des djihadistes retenus prisonniers dans le nord-est de la Syrie, sans toutefois réclamer la fin de l’offensive militaire turque contre les Kurdes.

Les 15 membres du Conseil, incluant la Russie, acteur principal dans le conflit opposant Turcs aux Kurdes déclenché il y a dix jours par Ankara, font aussi part dans ce texte de leur « grande préoccupation » face à l’éventualité d’une « détérioration accrue de la situation humanitaire » dans le nord-est de la Syrie.

« On est tous d’accord » sur le danger d’une reconstitution du groupe Etat islamique, a résumé un ambassadeur occidental sous couvert d’anonymat.

Proposé par la France, le texte a minima et ultra court adopté par le Conseil de sécurité à l’issue d’une réunion demandée par les Européens ne contient ni condamnation de l’offensive turque, ni demande d’arrêt des opérations de l’armée turque.

En fin de semaine dernière, à l’issue d’une première réunion sur la Syrie, des textes concurrents, d’une part des membres européens du Conseil (Allemagne, Belgique, France, Royaume-Uni et Pologne) et d’autre part des Etats-Unis, réclamant un arrêt de l’offensive turque, avaient été bloqués par la Russie et la Chine.

Depuis, Européens et Américains ont amélioré leur coordination, a assuré une source diplomatique occidentale sous couvert d’anonymat.

L’offensive turque dans le nord-est de la Syrie a provoqué le déplacement de plus de 160.000 civils selon l’ONU et le retrait, par mesure de sécurité, de plusieurs ONG apportant de l’aide humanitaire à une population éprouvée par la guerre déclenchée en 2011 et qui a fait plus de 370.000 morts.

Source: i24 News

Violents combats turco-kurdes en Syrie, Pence et Pompeo dépêchés en Turquie


En lançant le 9 octobre son offensive, la Turquie a ouvert un nouveau front dans la guerre complexe en Syrie qui a fait plus de 370 000 morts depuis 2011.

Les forces kurdes en Syrie ont tenté mardi de repousser les troupes turques engagées dans une offensive dans le nord du pays, que le président américain Donald Trump cherche à stopper en dépêchant en Turquie son vice-président et son chef de la diplomatie.

M. Trump a annoncé que le vice-président Mike Pence et le secrétaire d’Etat Mike Pompeo se rendraient mercredi en Turquie pour négocier un « cessez-le-feu ».

Selon la Maison-Blanche, M. Pence rencontrera jeudi à Ankara le président Recep Tayyip Erdogan, qui ne cesse de répéter vouloir poursuivre l’offensive contre la milice kurde syrienne des YPG, qualifiée de « terroriste » par les autorités turques.

Le vice-président américain « réaffirmera l’engagement de M. Trump à maintenir les sanctions économiques punitives visant la Turquie tant qu’une solution n’aura pas été trouvée », a indiqué la Maison-Blanche.

M. Erdogan a encore réitéré son refus dans des déclarations au quotidien Hurriyet. « Ils nous disent de ‘déclarer un cessez-le-feu’. Nous ne pourrons jamais déclarer un cessez-le-feu », a dit le président turc à des journalistes dans l’avion qui le ramenait d’Azerbaïdjan.

En lançant le 9 octobre son offensive avec des supplétifs syriens pour éloigner de sa frontière les Unités de protection du peuple (YPG), la Turquie a ouvert un nouveau front dans la guerre complexe en Syrie qui a fait plus de 370 000 morts depuis 2011.

Pour contrer l’offensive, les forces kurdes ont appelé à la rescousse Damas, qui a déployé des troupes dans le nord du pays, notamment à Minbej et à Ras al-Aïn, où deux soldats du régime ont été tués mardi soir par des tirs d’artillerie de rebelles proturcs, selon une ONG, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Plusieurs pays interviennent militairement en Syrie mais les soldats américains, qui étaient présents dans le nord pour aider les Kurdes face au groupe jihadiste Etat islamique (EI), ont reçu de Washington l’ordre de partir.

L’offensive turque a provoqué un tollé international – le Canada s’est joint mardi aux pays qui suspendent leurs ventes d’armes à la Turquie – et le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir à nouveau mercredi.

La Turquie a toutefois assuré qu’elle poursuivrait son opération « avec ou sans le soutien » du monde, dénonçant le « sale marché » conclu entre les forces kurdes et le régime Assad.

Son objectif affiché : la création d’une « zone de sécurité » de 32 km de profondeur le long de sa frontière, qui permettrait notamment de rapatrier une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens installés en Turquie.

Depuis le 9 octobre, les forces turques et leurs supplétifs syriens ont pris le contrôle d’une bande frontalière de près de 120 km. Une ville clé reste à conquérir, celle de Ras Al-Aïn.

Patrouilles russes

C’est là où les combats les plus violents se concentrent, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les YPG, opposant une résistance acharnée en utilisant un réseau de tunnels. Dans la soirée, les affrontements se sont poursuivis dans l’ouest de Ras al-Aïn et près de la ville de Tal Abyad, selon l’OSDH.

Les forces du régime de Bachar al-Assad se sont déployées dès lundi dans des secteurs du nord, notamment à Aïn Issa et à Minbej où les soldats syriens ont hissé le drapeau national, après le retrait des soldats américains.

Dans ses déclarations à Hurriyet, M. Erdogan a minimisé l’importance de l’entrée des forces régulières syriennes dans Minbej. « Pour moi, l’entrée du régime dans Minbej n’est pas un (développement) très, très négatif. Pourquoi ? Parce que c’est leur territoire. »

Dans ce contexte, la Russie a souligné qu’elle ne permettrait pas des combats entre les armées turque et syrienne. De tels combats « ne sont dans l’intérêt de personne et seraient inacceptables », a déclaré l’émissaire russe pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev.

La police militaire russe mène « des patrouilles le long de la ligne de contact » entre les forces syriennes et turques dans le secteur de Minbej, selon Moscou.

Deux soldats turcs ont toutefois été tués selon Ankara par des obus tirés depuis la région de Minbej, où de violents combats nocturnes avaient opposé les forces d’Ankara aux Kurdes.

En sept jours, 71 civils, 158 combattants des FDS ainsi que 128 combattants proturcs ont été tués, d’après l’OSDH. Ankara a déploré la mort de six soldats en Syrie ainsi que de 20 civils par des tirs de roquettes sur des villes turques en provenance de Syrie.

Suspension d’aides

De plus, l’offensive a provoqué l’exode de 160 000 personnes, d’après l’ONU.

Les autorités kurdes se sont alarmées de l’arrêt des activités de « toutes » les ONG internationales et du retrait de leurs employés de la région, où se trouvent de nombreux camps accueillant des dizaines de milliers de déplacés.

L’ONG Médecins sans frontières a dit avoir dû « suspendre la majorité de ses activités et évacuer tout son personnel international ».

Les agences de l’ONU poursuivent, elles, leurs opérations, malgré la situation dangereuse.

Après avoir annoncé le départ du nord syrien de près d’un millier de soldats américains, les Etats-Unis ont adopté des sanctions contre des ministres turcs mais cherchent dans le même temps à sauver leur alliance historique avec la Turquie, membre de l’Otan et qui accueille des bases américaines stratégiques.

Paris et d’autres capitales européennes ont dit, elles, craindre la fuite de jihadistes de l’EI détenus par les Kurdes à la faveur de cet assaut.

Mais un responsable américain a assuré que Washington n’avait pas « constaté à ce stade d’évasion majeure » de prisonniers de l’EI.

Source: Times of Israël

Le juge Trévidic : « Le pire est devant nous, Daech prépare des massacres de masse en France »


Note de SENTINELLE SAPS: Cet article date de 2015, mais au vu des récents événements, je crois qu’il est toujours bon de se souvenir des avertissements que la France a eu….

Le vice-Président du tribunal de grande instance de Lille, le juge Trévidic, a affirmé mercredi que le pire en matière d’attaques terroristes islamiste est à venir pour la France, la cible prioritaire du groupe État islamique (EI).

« La menace est à un niveau maximal, jamais atteint jusqu’alors. D’abord, nous sommes devenus pour l’EI l’ennemi numéro un. La France est la cible principale d’une armée de terroristes aux moyens illimités. », a déclaré l’ancien patron du Pôle judiciaire antiterroriste dans un entretien accordé à Paris Match.

« J’ai acquis la conviction que les hommes de Daech [acronyme de l’Etat islamique] ont l’ambition et les moyens de nous atteindre beaucoup plus durement en organisant des actions d’ampleur, incomparables à celles menées jusqu’ici. Je le dis en tant que technicien : les jours les plus sombres sont devant nous. La vraie guerre que l’EI entend porter sur notre sol n’a pas encore commencé. », a-t-il mis en garde.

« Nous avons en face de nous un groupe ­terroriste plus puissant que jamais. Bien plus puissant qu’Al-Qaïda à sa grande époque. L’EI, fort d’environ 30 000 « soldats » sur le terrain, a recruté plus de membres que l’organisation fondée par Ben Laden en quinze ans ! Et ce n’est pas fini.

La France est, de fait, confrontée à une double menace. Celle du déferlement de ce que j’appelle les “scuds” humains du djihad individuel, ces hommes qui passent à l’action sans grande formation ni préparation, agissant seuls, avec plus ou moins de réussite, comme on a pu le voir ces derniers temps.

Et celle, sans commune mesure, que je redoute : des actions d’envergure que prépare sans aucun doute l’EI, comme celles menées par Al-Qaïda, qui se sont soldées parfois par des carnages effroyables. », a poursuivi M. Trévidic.

« Les hommes de Daech ont les moyens, l’argent et la faculté d’acquérir facilment autant d’armes qu’ils veulent et d’organiser des attaques de masse. Le terrorisme est une surenchère ; il faut toujours aller plus loin, frapper plus fort. »

Et puis, il reste « le prix ­Goncourt du terrorisme » à atteindre, et je fais là référence aux attentats du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center.Lire aussi:  Syrie : entre radicales et ultra-radicales, les femmes de combattants de l’EI se déchirent dans le camp de déplacés de Al-Hol

Je n’imagine pas un instant qu’un homme tel qu’Abou Bakr ­al-Baghdadi et son armée vont se satisfaire longtemps d’opérations extérieures de peu d’envergure.

Ils sont en train de penser à quelque chose de bien plus large, visant en tout premier lieu l’Hexagone.», a expliqué le magistrat.

Selon M. Trévidic, « les juges, les policiers de la DGSI, les hommes de terrain, sont complètement débordés. » « Nous risquons d’aller dans le mur. », a-t-il conclu.

Éric Hazan – © Le Monde Juif.info | Photo : DR

Syrie : les Forces démocratiques syriennes annoncent que le dernier territoire du groupe Etat islamique est tombé


Le groupe Etat islamique a perdu son dernier bastion syrien à Baghouz et a été définitivement vaincu en Syrie, ont déclaré samedi les Forces démocratiques syriennes, l’alliance arabo-kurde soutenue par les Occidentaux.

Des véhicules appartenant aux Forces démocratiques syriennes circulent à l’entrée de Baghouz (Syrie), le 21 mars 2019. (GIUSEPPE CACACE / AFP)

Les forces arabo-kurdes soutenues par les Etats-Unis ont annoncé samedi la fin du « califat » autoproclamé il y a près de cinq ans par le groupe Etat islamique (EI), après avoir conquis le dernier territoire tenu par cette organisation jihadiste en Syrie. La perte dans son intégralité de Baghouz un village de l’est de la Syrie, proche de la frontière irakienne, signe ainsi la fin territoriale de l’EI en Syrie, après sa défaite en Irak voisin en 2017.

« Les Forces démocratiques syriennes [FDS] déclarent la totale élimination du soi-disant califat et une défaite territoriale à 100% de l’EI », a déclaré un porte-parole des FDS, Mustefa Bali dans un communiqué. A l’issue de mois de combats, les FDS ont réussi à s’emparer des dernières positions jihadistes à Baghouz, un village de l’est de la Syrie, proche de la frontière irakienne. Les combats ont été très violents face aux derniers irréductibles de l’EI, a précisé ce porte-parole mais les FDS ont désormais levé leur drapeau sur Baghouz pour célébrer leur victoire. Au sol, à quelques mètres du fleuve, un drapeau noir de l’EI git a même le sol, pris dans des branches desséchées, a pu voir une équipe de l’AFP sur place.

A son apogée en 2014, l’EI contrôlait un territoire aussi vaste que la Grande-Bretagne en Irak et en Syrie. L’organisation responsable d’atrocités et d’attentats meurtriers y compris en Europe y avait imposé un règne de terreur. Le dernier assaut des FDS contre l’ultime poche de l’EI à Baghouz, lancé début février, est la dernière phase d’une opération déclenchée en septembre 2018 pour chasser le groupe des derniers secteurs sous son contrôle en Syrie.

« Il ne restait qu’une colline »

La campagne militaire soutenue dans les airs par la coalition internationale soutenue par les Etats-Unis a été ralentie par la sortie de l’enclave de dizaines de milliers de personnes, dont des milliers de jihadistes qui se sont rendus et leurs familles. Les bombardements se sont poursuivis jusque tard dans la nuit avant la proclamation de la victoire par les FDS. Les jihadistes étaient au final acculés dans une petite bande de territoire au bord du fleuve Euphrate, dans la province de Deir Ezzor. Il ne restait qu’une « colline contrôlée par l’EI », selon un responsable des forces arabo-kurdes. Ces dernières heures, des combattants des FDS étaient visibles sur les toits de bâtisses de Baghouz, au milieu de l’océan de ruines qu’est devenu le village.

Vendredi soir, la Maison Blanche avait d’emblée annoncé que le « califat territorial de l’EI a été éliminé en Syrie« , mais les FDS avaient ensuite souligné que les combats se poursuivaient. D’après l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), les derniers jihadistes se cachaient dans des tunnels souterrains et des caves dans Baghouz. Depuis septembre, plus de 750 combattants des FDS ont péri dans les combats et presque le double de jihadistes, selon l’OSDH.

Et depuis janvier, plus de 67 000 personnes ont quitté la poche de l’EI, dont 5 000 jihadistes arrêtés après leur reddition, selon les FDS. Les civils parmi elles, la plupart des familles de jihadistes, ont été transférés dans des camps, principalement dans celui d’Al-Hol. Quelques heures avant sa défaite, l’EI a dans une vidéo diffusée sur ses comptes sur les réseaux sociaux,rejeté les déclarations sur la fin imminente du « califat » et appelé ses partisans à mener des attaques contre « les ennemis » en Occident.

Source: France TV Info

Irak : une ONG dénonce la torture d’enfants accusés d’appartenir à Daesh


L’ONG Human Rights Watch dénonce de larges abus dans la condamnation d’enfants accusés d’appartenance à Daesh en Irak. Tortures et extorsions d’aveux feraient selon elle partie d’exactions courantes des autorités irakiennes.

En Irak, des enfants sont condamnés par les autorités pour leurs liens présumés avec le groupe Etat islamique à l’issue d’une procédure judiciaire «profondément biaisée», avec des aveux obtenus par la torture, dénonce ce 6 mars Human Rights Watch (HRW).

L’ONG de défense des droits humains publie un rapport fondé sur des entretiens avec 29 enfants irakiens actuellement détenus, ou qui l’ont été, par le gouvernement fédéral et les forces de sécurité dans la région autonome du Kurdistan irakien.

Après avoir déclaré fin 2017 la «victoire» sur Daesh, les autorités poursuivent hommes, femmes et enfants accusés d’appartenir au groupe djihadiste, coupable de multiples exactions dans le pays.

«Les contrôles, enquêtes et poursuites contre des enfants en tant que suspects de Daesh par les autorités irakiennes et le gouvernement régional kurde sont profondément biaisés, conduisant souvent à des détentions arbitraires et à des procès inéquitables», déplore l’ONG. Selon elle, de nombreux garçons ont été arrêtés sur la base de preuves fragiles, dans des camps ou à des points de contrôle.

Ils ont ensuite été battus, subissant des chocs électriques, sans avoir le droit de voir leurs proches ou d’obtenir une aide juridique, et forcés à faire des aveux sous la torture, selon HRW. «Ils me battaient avec des tubes en plastique. Ils ont dit que je devais dire que j’étais avec Daesh, alors j’ai acquiescé», raconte un garçon de 14 ans détenu par les forces de sécurités kurdes.

Nous étions battus tous les jours, chacun de nous

Si Daesh a recruté et endoctriné de nombreux enfants, la plupart de ceux qui ont été interrogés par HRW déclarent n’avoir jamais combattu avec les djihadistes. Ils ont été jugés sans avocat lors d’audiences de moins de 10 minutes qui se déroulaient en kurde, langue que les garçons arabes ne comprennent pas. Leurs condamnations au Kurdistan oscillent de six à neuf mois de prison ferme.

La justice fédérale a elle condamné des enfants jusqu’à 15 ans de prison et les a envoyés dans des prisons surpeuplées, aux côtés d’adultes, en violation des normes internationales. «Chaque jour était une torture. Nous étions battus tous les jours, chacun de nous», rapporte un adolescent de 17 ans ayant passé neuf mois en prison. Après avoir été libéré, beaucoup ne retournent pas chez eux de peur d’être de nouveau arrêtés ou de subir des représailles au sein de leur communauté.

HRW estime que les autorités irakiennes et le gouvernement régional kurde détenaient fin 2018 environ 1 500 enfants pour appartenance présumée à Daesh. Des centaines d’enfants, dont au moins 185 étrangers, ont déjà été condamnés pour terrorisme.

Pour Jo Becker, chargée des droits de l’enfant à HRW, il s’agit davantage d’une «vengeance aveugle que d’une justice rendue pour les crimes de Daesh». «Les enfants impliqués dans des conflits armés ont le droit d’être réhabilités et réintégrés, pas d’être torturés et emprisonnés», poursuit-elle. HRW appelle les autorités irakiennes à cesser d’arrêter des enfants pour appartenance à Daesh et libérer tous les mineurs, sauf en cas d’accusation de crimes violents.

Source: RT France

Chretiens d’Irak et de Syrie massacrés et chassés…


Que ce soit Daesh ou d’autres groupes islamiques combattants, l’islam radical reste omniprésent dans cette région où les conflits entre factions belliqueuses concurrentes n’en finissent pas. Dans les siècles précédents, la religion mahométane s’est acharnée à éradiquer les chrétiens de cette terre mésopotamienne où ils furent majoritaires. Cette situation locale dramatique, médiatisée depuis 10 ans sous l’angle d’événements militaires, devrait inciter à connaître le passé de ce pays meurtri, afin de comprendre de quelle manière son avenir a été bafoué et compromis. Lire la suite

Syrie: Lafarge mis en examen notamment pour « complicité de crimes contre l’humanité »


L’entreprise Lafarge SA a été mise en examen jeudi en tant que personne morale pour financement d’une entreprise terroriste et complicité de crimes contre l’humanité dans le dossier de sa cimenterie syrienne, a-t-on appris de source judiciaire. LafargeHolcim a fait savoir qu’il fera appel devant la justice. Lire la suite