Bientôt un manque de billets de banque dans les distributeurs automatiques sur fond de grève?


Dans le cadre de la mobilisation générale contre la réforme des retraites, la CGT de la Banque de France appelle à bloquer dès le 13 janvier deux centres de gestion en Île-de-France et dans les Hauts-de-France traitant une importante partie des billets du pays.

Le syndicat CGT de la Banque de France a annoncé le dépôt d’un préavis de grève «reconductible bloquante» à partir de lundi dans deux centres fiduciaires de la banque en Île-de-France et dans les Hauts-de-France, qui traitent plus du quart des billets du pays, relate l’AFP.

Cet appel à la grève intervient dans le cadre du mouvement de protestation contre la réforme des retraites, détaille un communiqué, rappelant la demande de la CGT d’un «retrait de la réforme».

Il concerne un site à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, et un autre à Sainghin-en-Mélantois, dans le département du Nord. Leur blocage pourrait perturber l’approvisionnement des distributeurs automatiques de billets, prévient le syndicat.

Ces deux sites traitent plus du quart des billets du pays. Ils font partie du réseau de caisses de la Banque de France, grâce auquel elle assure l’entretien des pièces et des billets et gère leur bonne circulation.

La CGT indique aussi réfléchir à une extension du mouvement ailleurs en France.

Source: Sputnik News

La crise aux urgences s’étend, plus de 200 services en grève en France


Ils sont désormais 216 services à être en grève. En plein cœur de l’été, le mouvement continue même à s’amplifier. Le ministère de la Santé espère trouver des solutions.

Le personnel hospitalier dénonce un manque de personnel et de moyens dans les services d’urgences. LP/Sarah Alcalay

C’est devenu leur rituel du lundi soir. Depuis cinq semaines, des dizaines de professionnels de santé, habitants et même touristes, se massent devant les urgences de l’hôpital de Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence). Qui, elles, restent… portes closes. Après l’arrêt maladie d’un médecin, la direction a décidé de fermer le service toutes les nuits, de 20h30 à 8h30. « Des horaires de supermarché » – selon la formule ironique de Cédric Volait, coordinateur CGT santé pour la région Paca.

La situation oblige les patients à aller se faire soigner à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) ou à Gap (Hautes-Alpes), situés à respectivement 40 et 50 km de là. « Notre cas est emblématique des tensions et du manque de moyens qui frappent les urgences. Les problèmes ne sont pas qu’à Paris, reprend-il. Voilà pourquoi la pression ne redescend pas, même en pleine période estivale. »

Réputé pour calmer les ardeurs sociales, l’été n’a cette fois-ci pas apaisé la grogne. Au contraire, le chassé-croisé entre juillettistes et aoûtiens a redonné du carburant à la grève. Car, si grâce à des avancées locales, Libourne et les parisiens Trousseau, Antoine-Béclère ou la Pitié-Salpêtrière sont sortis du mouvement national, les urgentistes du Tarn, de Bastia ou de Nice l’ont, eux, rejoint. Résultat : 216 services (sur 713) sont désormais grévistes, soit le double d’il y a un mois.

L’enveloppe du gouvernement ne change rien

« Nous sommes réputés endurants aux urgences ! » prévient dans un sourire Hugo Huon, président de Inter-Urgences, le collectif à l’origine du mouvement que les services pionniers ( comme Lariboisière, à Paris ) ont débuté mi-mars. Depuis, le ministère de la Santé, a annoncé débloquer une enveloppe de 70 millions d’euros . «… sur 80 milliards d’euros de budget de l’hôpital. Vous trouverez que cela pèse lourd ? » interroge l’infirmier Huon qui demande toujours l’arrêt immédiat des fermetures de lits, la création de 10 000 postes supplémentaires et une augmentation de salaire de 300 euros.

Encore sur le pont, la ministre Agnès Buzyn assure pourtant ne pas prendre le problème à la légère. « La crise persiste. Il y a une nécessité de repenser l’organisation des systèmes de santé », a récemment reconnu la ministre-médecin, fine connaisseuse de l’hôpital pour y avoir fait toute sa carrière. Les premières préconisations de la mission, qu’elle a notamment confiée au patron du Samu de Paris Pierre Carli, lui seront remises d’ici à « la fin de l’été » avant le rendu définitif de ses conclusions cet automne.

Les professionnels sont unanimes : ils ne se contenteront pas d’un énième rapport stérile. Et si la crise ne prend pas de vacances, la rentrée s’annonce d’ores et déjà agitée . Une assemblée générale nationale est prévue le 10 septembre.

Source: Le Parisien

«Ça craque de partout»: les pompiers préviennent Christophe Castaner et préparent une grève


Les syndicats de sapeurs-pompiers ont adressé une lettre à Christophe Castaner pour réclamer des moyens supplémentaires et ont annoncé un éventuel préavis de grève, a relaté Le Parisien.

Emboîtant le pas aux personnels des urgences des hôpitaux, les 40.000 sapeurs-pompiers professionnels français sont sur le point d’entamer une grève.

Les soldats du feu ont décidé eux aussi d’exprimer leur ras-le-bol et en ont prévenu le gouvernement.

Selon une lettre envoyée le 19 juin au ministre de l’Intérieur, que s’est procurée Le Parisien, les sept syndicats de la profession ont informé Christophe Castaner d’une série de préavis de grève pendant l’été. D’une durée de 24 heures chacun, ces préavis sont prévus du 26 juin au 31 août prochains.

«Le malaise est profond. Il y a urgence. Depuis trop longtemps, les pompiers jouent les pompiers des autres services publics. Ça craque de partout», a indiqué Frédéric Perrin, responsable de Spadis CFTC.

Les syndicats dénoncent notamment le «déni de dialogue social» et «l’absence de réponse» après des rencontres «stériles» organisées avec le ministre, l’Association des maires de France (AMF) et l’Association des départements de France (ADF). Les syndicats demandent notamment que la prime de risque soit revalorisée à hauteur des autres métiers à risques, alors qu’elle n’a pas été augmentée depuis 1990.

«On est pourtant en première ligne sur les attentats, les feux, dans les zones difficiles, le samedi depuis six mois sur les Gilets jaunes […]. On est la seule profession à n’avoir pas eu de prime!», a déclaré André Goretti, président du syndicat numéro 1, le FA/SPP-PATS.

L’une des principales demandes formulées par les syndicats des pompiers porte sur des effectifs supplémentaires, note le journal.

«On a de moins en moins de moyens et de plus en plus d’interventions […]. Peut-être qu’un jour on ne pourra pas répondre assez vite à une victime d’arrêt cardiaque, un départ de feu. Ce jour-là, il ne faudra pas nous en vouloir», a fait remarquer André Goretti.

Dans ce contexte, les syndicats demandent l’organisation d’une table ronde avec les autres services d’urgences «pour remettre à plat l’ensemble de l’organisation avec les personnels de santé et de police, et ne plus se contenter de poser des sparadraps à droite et à gauche».

Les «organisations responsables» ajoutent qu’elles resteront «ouvertes à toutes négociations qu’il vous conviendra d’ouvrir» lors de ces deux mois de préavis.

Contacté, le ministère de l’Intérieur n’a pas donné suite à nos sollicitations, a précisé Le Parisien.

Source: Sputnik News