Washington ne considère plus les implantations israéliennes comme contraires au droit international (Pompeo)


« Les USA réparent l’injustice historique, le peuple juif n’est pas étranger en Judée-Samarie » (Netanyahou)

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a annoncé lundi soir que les implantations israéliennes en Cisjordanie ne sont plus en violation des lois internationales, lors d’une allocution à la télévision.

« Nous considérons désormais que l’implantation de civils israéliens en Cisjordanie n’est plus incompatible avec la loi internationale », a-t-il déclaré.

« Notre décision ne porte pas préjudice à un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens. Nous constatons simplement que la position américaine qui jusqu’à présent, considérait ces implantations comme illégales, n’a pas servi à faire avancer la paix », a-t-il ajouté.

Suite à ce discours, le Premier ministre sortant Benyamin Netanyahou a réagi sur ses réseaux sociaux en déclarant que « les Etats-Unis réparent l’injustice historique, le peuple juif n’est pas étranger en Judée-Samarie. »

Le chef de file de la liste centriste Bleu Blanc, Benny Gantz a félicité sur son compte Twitter « le gouvernement américain pour son importante décision », ajoutant que « le sort des implantations devrait être déterminé par des accords répondant aux exigences de sécurité et promouvant la paix. »

Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi a par ailleurs mis en garde contre les « conséquences dangereuses » de la déclaration américaine, en affirmant que « les colonies de peuplement israéliennes en Palestine occupée violent le droit international et éliminent la solution à deux États. »

Le président de la Liste arabe unifiée, Ayman Odeh a déclaré quant à lui qu' »aucun ministre étranger ne changera le fait que les colonies de peuplement ont été construites sur des terres occupées, sur lesquelles un État palestinien souverain sera aux côtés d’Israël. »

Source: i24 News

Netanyahu réitère son désir d’annexer les implantations, AP et Hamas fulminent


Plus de 600 000 Israéliens vivent actuellement en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, où résident également trois millions de Palestiniens.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui courtise l’électorat de droite en vue des législatives du 17 septembre, a réitéré dimanche son intention d’annexer les implantations en Cisjordanie.

« Avec l’aide de Dieu, nous allons faire valoir la souveraineté juive sur l’ensemble des communautés, au titre de la terre (biblique) d’Israël, et au titre de l’Etat d’Israël », a déclaré Netanyahu lors d’un discours dans l’implantation d’Elkana, en Cisjordanie.

Plus de 600 000 Israéliens vivent actuellement dans des implantations en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, où résident également trois millions de Palestiniens, une proximité souvent source de conflits.

A la toute fin de la campagne pour les élections d’avril, qui n’avaient pas débouché sur un gouvernement d’unité d’où le nouveau scrutin de septembre, Netanyahu avait déjà promis d’annexer les implantations.

Dimanche, le Secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erekat, a demandé à la communauté internationale de prendre des mesures afin d’empêcher M. Netanyahu de passer à l’acte.

« Ceux qui se disent préoccupés à chaque annonce de colonisation israélienne doivent désormais faire face à la réalité : le Premier ministre de la puissance occupante (Israël) annonce l’annexion des Territoires occupés », a-t-il aussitôt réagi sur Twitter.

« Assez d’impunité: la communauté internationale a la responsabilité d’imposer des sanctions à Israël après des décennies de crimes », a-t-il ajouté.

Nabil Abu Rudeineh, porte-parole du président de l’AP, Mahmoud Abbas, a aussi critiqué dimanche la déclaration de Netanyahu.

« Cette affaire est la continuation des tentatives visant à créer un statu quo inacceptable qui ne mènera ni à la paix, ni à la sécurité et ni à la stabilité », a déclaré le porte-parole dans un communiqué, selon le site officiel de l’AP, Wafa.

« La politique de construction dans les colonies, les tentatives de normalisation gratuite, en violation de l’Initiative de paix arabe, et les efforts visant à éroder la solution des deux États sont rejetés et condamnés. »

Hazem Qassim, un porte-parole du groupe terroriste palestinien du Hamas, s’est également attaqué aux déclarations de Netanyahu. « Notre peuple a pris la décision finale d’expulser l’occupation de ses terres », a-t-il affirmé dans un communiqué. « Tous les discours sur l’annexion de la Cisjordanie s’évaporeront face aux tirs intenses de la résistance en Cisjordanie. »

Source : Times of Israël

Pompeo refuse de dire si Washington s’opposerait à une annexion israélienne des implantations


« Vous verrez notre proposition », s’est-il borné à dire à plusieurs reprises

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a refusé mardi de dire si les Etats-Unis s’opposeraient à une éventuelle annexion des implantations en Cisjordanie par Israël, promise par le Premier ministre Benyamin Netanyahou.

Avant les élections législatives de ce mardi, le chef du gouvernement sortant, qui semble être sorti vainqueur du scrutin selon des projections, a dit vouloir annexer ces localités. 

Leur annexion par l’Etat hébreu pourrait sonner le glas de la solution dite à deux Etats, c’est-à-dire la création d’un Etat palestinien qui coexisterait avec Israël.

Prié de dire, par le sénateur démocrate Chris Van Hollen, si l’administration de Donald Trump s’opposerait à une « annexion unilatérale de tout ou partie de la Cisjordanie par Israël », Mike Pompeo a refusé de répondre lors d’une audition parlementaire.

« Vous verrez notre proposition », s’est-il borné à dire à plusieurs reprises au sujet du « plan de paix » préparé depuis près de deux ans dans le plus grand secret par une petite équipe mise en place à la Maison Blanche par le président Trump, dirigée par son conseiller et gendre Jared Kushner.

Ce plan sera dévoilé « dans pas longtemps », a poursuivi M. Pompeo, sans plus de précisions.

Le secrétaire d’Etat a également refusé de réaffirmer le soutien américain à une solution à deux Etats, défendue par les précédentes administrations des Etats-Unis mais que l’actuel gouvernement républicain n’a jamais clairement fait sienne.

« In fine, les Israéliens et les Palestiniens décideront comment résoudre cela », a-t-il déclaré. « Nous espérons avoir certaines idées qui sont différentes, uniques, qui permettront aux Israéliens et aux Palestiniens de parvenir à une résolution du conflit. »

Le plan américain, a poursuivi le secrétaire d’Etat, visera « à résoudre un problème qui dure depuis des décennies et des décennies, que les précédentes administrations (américaines) n’ont pas pu résoudre ».

Une annexion de tout ou partie de la Cisjordanie par Israël « saperait tout effort pour une solution pacifique à deux Etats », lui a répondu le sénateur Van Hollen.

L’administration Trump a déjà pris des décisions spectaculaires en rupture avec le consensus international et avec la tradition diplomatique américaine, en reconnaissant unilatéralement, Jérusalem comme capitale d’Israël et l’annexion du Golan syrien par l’Etat hébreu.

Source: i24 News

Erdogan fustige Netanyahu : la Cisjordanie est un « territoire palestinien »


Le président turc a déclaré que le projet de Netanyahu d’étendre la souveraineté aux implantations en Cisjordanie était « une autre mesure d’occupation ».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d’un discours de cérémonie de la remise des prix présidentiels de la culture et des arts à Ankara, en Turquie, le 19 décembre 2018 (Crédit : Adem Altan/AFP)

Lundi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a vivement critiqué la promesse de campagne du Premier ministre Benjamin Netanyahu d’étendre la souveraineté israélienne sur les implantations, en insistant que la Cisjordanie est un territoire palestinien.

« La Cisjordanie est totalement un territoire des Palestiniens », a-t-il déclaré à des journalistes avant de monter à bord d’un avion en direction de Moscou où il doit rencontrer le président russe Vladimir Poutine.

Ergodan a prévenu que la réalisation de cette promesse constituerait une « autre mesure d’occupation », selon Reuters. Il a insisté que la Turquie « se tiendra avec la Palestine ».

S’il est réélu, Netanyahu a déclaré à la Douzième chaîne samedi, « je vais étendre la souveraineté israélienne [aux implantations de Cisjordanie], mais je ne distingue par les blocs d’implantations des implantations isolées. De mon point de vue, chaque implantation est israélienne ».

Mevlut Cavusoglu, le ministre turc des Affaires étrangères, a également condamné les remarques comme étant « irresponsables ».

« La Cisjordanie est un territoire occupé par Israël en violation du droit international », a écrit Mevlut Cavusoglu, le ministre turc des Affaires étrangères, sur Twitter.

« La déclaration irresponsable du Premier ministre Netanyahu pour recueillir des voix juste avant les élections israéliennes ne peut pas et ne changera pas ce fait ».

« Il s’agit d’un autre exemple montrant comment Netanyahu utilise des campagnes électorales pour justifier l’occupation et saper la solution à deux États », a déclaré Ibrahim Kalin, le porte-parole d’Erdogan.

« S’il était réélu, ce sera un triomphe de la ‘démocratie’ ou de l’occupation ? Les démocraties occidentales vont-elles réagir ou vont-elles chercher à apaiser la situation ? Honte à eux tous », a tweeté Kalin.

Les implantations construites sur la terre capturée par Israël pendant la Guerre des Six Jours de 1967 sont considérées comme illégales par la communauté internationale. Leur construction continue est vue par les Palestiniens et leurs soutiens comme un obstacle majeur à la paix.

Etendre la souveraineté pourrait conduire à tirer un trait à toute solution à deux états, craignent les critiques de Netanyahu.

Erdogan, un grand défenseur de la cause palestinienne, et Netanyahu échangent souvent des insultes, notamment lors des campagnes électorales.

Le mois dernier, Erdogan a qualifié le dirigeant israélien de « tyran » après que Netanyahu l’a traité de « dictateur » et de « plaisanterie ».

Source: Times of Israël

ONU: Le Haut-Commissaire critique Israël pour Gaza et sa loi de l’État-nation


Zeid Raad Al Hussein n’a pas dénoncé le Hamas, et a émis de « sérieuses réserves » sur les enquêtes israéliennes qui ne sont pas conformes aux normes internationales

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a sévèrement critiqué Israël lundi, qualifiant de « scandaleux » les récents décès causés par ses soldats lors de manifestations palestiniennes le long de la clôture de la frontière de Gaza.

Ces derniers mois ont été marqués par une recrudescence de la violence à la frontière israélienne avec Gaza et par de violents affrontements lors de manifestations hebdomadaires. Ce vendredi, un soldat de Tsahal a été tué par des terroristes, des frappes aériennes massives à Gaza et des centaines de roquettes et de mortiers ont été tirés sur Israël. Lire la suite

Le monde doit dire la vérité à la population maltraitée par le Hamas à Gaza


Les Palestiniens se mobilisent pour un « droit » qu’ils n’ont pas et un « retour » qui ne se produira pas. Pourquoi le monde insiste-t-il pour aider le Hamas à les tromper ?

Après les terribles violences de lundi et la perte de vies humaines palestiniennes à la frontière de Gaza, le monde doit aux Palestiniens des vérités douloureuses mais simples.

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