Trump menace de frapper 52 sites en Iran, après la promesse iranienne de venger la mort de Soleimani


Le Hachd a appelé les Irakiens à s’éloigner « d’au moins 1000 mètres » des sites où sont présents les Américains

Les Etats-Unis ont sélectionné 52 sites en Iran et les frapperont « très rapidement et très durement » si la République islamique attaque du personnel ou des sites américains, a averti samedi le président Donald Trump.

Certains de ces sites iraniens « sont de très haut niveau et très importants pour l’Iran et pour la culture iranienne », a souligné M. Trump sur Twitter.

Si l’Iran se livre à des attaques anti-américaines comme il a menacé de le faire, « ces objectifs et l’Iran lui-même SERONT FRAPPES TRES RAPIDEMENT ET TRES DUREMENT », a prévenu M. Trump. « Les Etats-Unis ne veulent plus de menaces! »

L’Iran a promis de venger la mort du puissant général iranien Qassem Soleimani, tué vendredi par une frappe aérienne américaine à Bagdad.

M. Trump a souligné que le chiffre de 52 sites iraniens correspondait de manière symbolique au nombre des Américains qui avaient été retenus en otages pendant plus d’un an à partir de la fin de 1979 à l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran.

Samedi soir, des roquettes et obus de mortier se sont abattus quasi-simultanément dans la Zone verte de Bagdad, où se trouve l’ambassade américaine, et sur une base militaire plus au nord, où sont déployés des soldats américains, sans faire de victimes.

Après les attaques de samedi soir, les Brigades du Hezbollah, la faction la plus radicale du Hachd, ont appelé les forces de sécurité irakiennes à s’éloigner « d’au moins 1.000 mètres » des sites où sont présents des soldats américains à partir de dimanche à 17h00 (14h00 GMT).

Le Parlement irakien doit tenir dimanche une séance extraordinaire au cours de laquelle il pourrait voter l’expulsion des 5.200 militaires américains déployés en Irak.

Source: i24 News

Escalade en Irak : le pétrole grimpe, les Bourses mondiales se crispent


Les cours du pétrole flambaient vendredi dans la foulée de la mort du haut dignitaire iranien lors d’un raid américain à Bagdad

Les cours du pétrole flambaient vendredi dans la foulée de la mort d’un haut dignitaire iranien lors d’un raid américain à Bagdad, un assassinat ciblé ravivant les craintes d’une confrontation violente entre les deux pays qui inquiète les Bourses mondiales.

Vers 15H45 (14H45 GMT), le cours du WTI, référence américaine du brut prenait 3,71 % et celui du Brent, référence européenne, grimpait de 3,83 %.

La frappe, qui a suscité des réactions inquiètes dans le monde, a été ordonnée par le président américain Donald Trump après une attaque contre l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, mardi.

« Le marché prend la menace d’une escalade militaire au sérieux, en particulier parce que l’administration Trump est imprévisible dans ses actions », explique à l’AFP John Hall, du cabinet Alfa Energy.

Et l’Iran a d’ores et déjà promis de prendre sa « revanche sur l’Amérique criminelle pour cet horrible meurtre ».

« L’Iran pourrait bloquer le détroit d’Ormuz, s’emparer des pétroliers ou même les attaquer. Bien entendu, de telles actions susciteraient une réaction rapide de la part de pays tiers et cela pourrait mener à une guerre totale au Moyen-Orient », craint Réda Aboutika, analyste pour le courtier en ligne XTB.

Ce bond des prix du pétrole intervient par ailleurs dans un contexte de réduction de la production des pays de l’Opep, décidée en décembre.

Wall Street dans le rouge

Logiquement, du côté des valeurs, les titres des sociétés pétrolières faisaient partie des rares gagnantes du jour.

À Paris, Total prenait 0,93 % et TechnipFMC 1,98 %. Shell grimpait aussi, tant à Londres (+1,51 %) qu’à Amsterdam (+1,36 %).

Les Bourses mondiales faisaient grise mine à l’image de Wall Street où le Dow Jones (-1,25 %) comme le Nasdaq (-1,27 %) ont ouvert en nette baisse.

Les places boursières européennes, déjà en recul vendredi matin n’ont cependant pas trop accentué leurs pertes au cours de la journée.

Vers 15H55 (14H55 GMT), la Bourse de Paris résistait plutôt bien (-0,10 %) et le FTSE-100 à Londres était même timidement dans le vert (+0,07 %).

En revanche, la bourse de Francfort perdait beaucoup de terrain (-1,28 %) et celle de Milan reculait de 0,44 %.

« La nouvelle selon laquelle le président Trump a ordonné la frappe qui a tué le général iranien renforce les inquiétudes sur un conflit au Moyen-Orient », note Samuel Springett, analyste chez Accendo Markets.

Pour le premier ministre irakien démissionnaire Adel Abdel Mahdi, cet assassinat ciblé va même « enclencher une guerre dévastatrice en Irak ».

Du côté des marchés asiatiques, Hong Kong (-0,32 %) et Shenzhen (-0,05 %) ont fini en baisse et Shanghai a terminé sur une hausse très modérée (+0,27 %). Tokyo, fermé pour les festivités du Nouvel-an, ne rouvre que lundi.

L’once d’or jouait quant à elle son rôle de valeur refuge et montait nettement à 1.548,95 euros contre 1.529,13 euros la veille. Le yen progressait également pour les mêmes raisons, de 0,43 % contre le dollar et de 0,55 % contre l’euro.

La devise japonaise, qui s’apprécie en période d’incertitudes, est « le grand gagnant » de l’accroissement des tensions géopolitiques, a expliqué Kit Juckes, analyste pour Société Générale.

Source: Times of Israël

Le puissant général iranien Qassem Soleimani tué en Irak sur ordre de Donald Trump


Le raid américain, qui a visé un convoi de véhicules dans l’enceinte de l’aéroport de Bagdad, a tué en tout au moins neuf personnes au total – dont cette figure très populaire du régime iranien.

L’opposition entre Washington et Téhéran sur le sol irakien est entrée dans une nouvelle phase. Le puissant général iranien Qassem Soleimani, émissaire de la République islamique en Irak, a été tué tôt vendredi 3 janvier dans une frappe aérienne américaine survenue à Bagdad. Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, s’est immédiatement engagé à « venger » la mort de son chef militaire et a décrété un deuil national de trois jours dans son pays.

Peu après l’opération, le Pentagone a annoncé que le président américain Donald Trump avait lui-même donné l’ordre de « tuer » Qassem Soleimani, un dirigeant des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique. Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires majoritairement pro-Iran désormais intégrés à l’Etat irakien, est également mort dans ce bombardement.

Un lieutenant également visé par ce raid

Cette frappe intervient trois jours après l’attaque par des militants pro-Iran de l’ambassade américaine à Bagdad. Les Etats-Unis ont en outre subi depuis la fin du mois d’octobre une dizaine d’attaques à la roquette, qui ont visé des soldats et des diplomates, tuant il y a une semaine un sous-traitant américain. Non revendiquées, ces frappes ont été attribuées par Washington aux forces favorables à Téhéran en Irak. L’armée américaine a déjà répondu dimanche soir en bombardant plusieurs bases de forces pro-Iran près de la frontière syrienne, faisant 25 morts.

« Sur ordre du président, l’armée américaine a pris des mesures défensives décisives pour protéger le personnel américain à l’étranger en tuant Qassem Soleimani », a commenté le Pentagone dans un communiqué. Donald Trump n’a pour l’heure par réagi à ce tournant majeur du conflit avec Téhéran, si ce n’est en publiant sur son compte Twitter un drapeau américain.

Le raid américain, qui a visé un convoi de véhicules dans l’enceinte de l’aéroport de Bagdad, a tué au moins neuf personnes au total, selon des responsables des services de sécurité irakiens. L’autre grande figure tuée est Abou Mehdi al-Mouhandis, lieutenant du général Soleimani pour l’Irak depuis des décennies.

Une opération en forme de déclaration de guerre

L’assassinat ciblé de Qassem Soleimani, une des figures les plus populaires d’Iran, soulève l’inquiétude, à moins d’un an de la présidentielle américaine. « Le président Trump amène notre nation au bord d’une guerre illégale avec l’Iran, sans l’approbation du Congrès », a notamment fustigé le sénateur démocrate Tom Udall.

Sur Twitter, le directeur adjoint de l’Institut de relations internationales et stratégiques Didier Billion juge que « la décision irresponsable de Donald Trump ouvre une nouvelle séquence et risque de déchaîner une vague de violences ».

La nouvelle a fait bondir de plus de 4% les cours du pétrole. L’or noir iranien est déjà sous le coup de sanctions américaines et la montée en puissance de l’influence de Téhéran en Irak, deuxième producteur de l’Opep, fait redouter aux experts un isolement diplomatique et des sanctions politiques et économiques.

Source: France Info

Les troupes américaines quittent la Syrie pour l’Irak


Les troupes américaines auront deux missions : défendre l’Irak et combattre l’Etat islamique.

Le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, a déclaré qu' »en vertu du plan actuel, toutes les troupes américaines quittant la Syrie se rendront dans l’ouest de l’Irak et l’armée continuera à mener des opérations contre l’Etat islamique afin d’empêcher toute résurgence dans le pays ».

S’adressant à des journalistes voyageant avec lui au Moyen-Orient, Esper n’a pas écarté l’idée que les forces américaines pourront mener des missions de contre-terrorisme en Syrie depuis l’Irak. 

« Ces détails seront définis ultérieurement », a-t-il déclaré.

Esper a déclaré que les troupes auront deux missions principales, notamment pour contrer toute menace provenant de l’Etat islamique en Irak.

« Leur première mission consistera à défendre l’Irak, et la deuxième consistera à combattre l’Etat islamique », a-t-il affirmé.

« Les choses pourront encore changer d’ici le retrait total de nos troupes, mais il s’agit pour l’instant de notre plan d’action », a-t-il ajouté.

Le secrétaire à la Défense a également indiqué qu’il rencontrerait ses alliés lors d’une réunion de l’OTAN la semaine prochaine afin de discuter de l’avenir de la mission anti-Etat islamique.

Plus de 5.000 soldats américains sont actuellement en Irak, en vertu d’un accord entre les deux pays. Les Etats-Unis avaient retiré leurs troupes en 2011, mais y étaient retournés après que le groupe Etat islamique a commencé à s’emparer du pays en 2014.

Source: i24 News

Attaque de drones. Les États-Unis « prêts à riposter »


Les États-Unis se disent « prêts à riposter » aux attaques de drones contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, qui ont entraîné une réduction de moitié de sa production, stratégique pour l’économie mondiale.

« L’approvisionnement en pétrole de l’Arabie saoudite a été attaqué. Il y a des raisons de croire que nous connaissons le coupable. Nous sommes prêts à riposter (…), mais nous attendons que le Royaume (saoudien, NDLR) nous dise qui il estime être le coupable de cette attaque et sous quelle forme nous devrons agir ! », a tweeté Donald Trump, faisant ainsi pour la première fois allusion à une éventuelle réponse militaire.

Dans un tweet précédent, le président américain avait « autorisé l’utilisation du pétrole de la Strategic Petroleum Reserve, si besoin, pour une quantité qui reste à définir ».

Les rebelles yéménites Houthis, qui sont soutenus par l’Iran et qui font face depuis cinq ans à une coalition militaire menée par Ryad, ont revendiqué ces attaques contre les installations du géant Aramco.

Il n’y a aucune preuve que cette « attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique mondial » soit venue du Yémen, avait commenté, samedi, Mike Pompeo, secrétaire d’État américain, accusant l’Iran d’être à l’origine de l’attaque et assurant que les États-Unis allaient œuvrer pour assurer l’approvisionnement des marchés.

Des accusations « insensées »

Téhéran a jugé ces accusations « insensées » et « incompréhensibles », par la voix d’Abbas Moussavi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, laissant entendre qu’elles avaient pour but de justifier « des actions futures » contre l’Iran.

L’Irak a, de son côté, réfuté tout lien avec cette attaque après que le « Wall Street Journal » a indiqué que des responsables américains et saoudiens étudiaient la possibilité que des missiles aient pu être tirés sur les installations pétrolières depuis l’Irak.

Les Saoudiens aimeraient que d’autres se battent pour eux

« Agression terroriste »

Mohammed ben Salmane, prince héritier saoudien, dont le pays est le grand rival régional de l’Iran, a assuré que Ryad était « disposé et capable » de réagir à cette « agression terroriste ». Mais James Dorsey, expert du Moyen-Orient à la S. Rajaratnam School of International Studies, à Singapour, considère que des représailles directes sont peu probables : « Les Saoudiens ne veulent pas d’un conflit ouvert avec l’Iran (…). Ils aimeraient que d’autres se battent pour eux, mais les autres sont réticents ».

Source: Le Télégramme

La France dans le viseur de l’ONU pour avoir organisé un transfert de djihadistes vers l’Irak


Selon le rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires de l’ONU, la France a organisé en janvier le transfert de 13 djihadistes français du Kurdistan vers l’Irak. Elle aurait ainsi «bafoué» les droits de l’Homme.

© Fabrice COFFRINI Source: AFP
Le rapporteur spécial de l’ONU Agnès Callamard le 26 juin 2019 (image d’illustration).

A quel jeu joue la diplomatie française en Irak ? Le rapporteur spécial de l’ONU, Agnès Callamard, s’est en effet alarmée dans un courrier transmis au chef du gouvernement français du transfert de 13 djihadistes français du Kurdistan syrien vers l’Irak en janvier 2019, où ils ont été ensuite condamnés à mort.

Selon Le Figaro, l’institution reproche à Paris d’avoir «bafoué» les droits de l’Homme. C’est ce qu’estime l’ONU concernant le transfert de 13 djihadistes français du Kurdistan à l’Irak au mois de janvier. Le rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires a affirmé au quotidien que le document transmis à Matignon présentait «des faits étudiés et analysés à propos d’actions françaises susceptibles d’avoir bafoué les droits de l’homme et les conventions internationales».

Ils encourent la peine de mort grâce au soutien actif ou passif des autorités françaises

Selon Agnès Callamard, qui dit s’être entretenue avec des djihadistes français transférés et condamnés, ceux-ci «étaient détenus en Syrie, impliqués d’une façon ou d’une autre dans des actes de Daesh» puis «extradés en Irak où ils encourent la peine de mort grâce au soutien actif ou passif des autorités françaises». De même source, cette action de la France s’apparenterait à des condamnations à mort «par procuration». Un Etat interdisant la peine de mort ne devrait ainsi pas pouvoir transférer un individu à un pays qui la pratique encore.

«De la pure spéculation», selon la diplomatie française

«Les allégations formulées par Mme Agnès Callamard ne reposent sur aucun échange préalable avec les autorités française, comme le prévoient pourtant les procédures spéciales du Conseil des droits de l’Homme», a réagi le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué. «Elles ne sont nullement étayées, relèvent de la pure spéculation et n’engagent qu’elle», a-t-il ajouté.

Alors que la question du rapatriement en France des djihadistes français est sensible dans l’opinion, ce n’est pas la première fois que Paris est accusé d’ingérence dans les affaires des pays de la région. Début août, Le Point rapportait par exemple le témoignage d’un djihadiste affirmant que la France avait délégué aux autorités irakiennes la gestion de son cas. «L’Irak ne peut nous reprocher aucun délit ou crime commis sur son territoire. Si la France nous a fait transférer en Irak, c’est parce qu’elle n’a pas de preuve contre nous, elle n’a pas grand-chose pour nous faire condamner», accusait-il.

Source: RT France

Trump croit savoir qui a en réalité organisé les attentats du 11 septembre


Le locataire de la Maison-Blanche a déclaré avoir une idée concernant les vrais commanditaires des attentats terroristes du 11 septembre 2001. Et ce n’est pas l’Irak, à ses yeux.

Les attaques du 11 septembre 2001 aux États-Unis, qui ont fait près de 3.000 morts, n’ont pas été orchestrées par l’Irak de Saddam Hussein, a déclaré Donald Trump.

Dans une interview accordée à la chaîne ABC News, le Président américain a confié avoir une idée concernant les vrais commanditaires des attentats:

«L’Irak n’a pas détruit le World Trade Centre. Ce n’était pas l’Irak, c’était d’autres gens. Et je crois que je sais qui étaient ces gens. Et vous le savez aussi peut-être»

Après les attaques du 11 septembre revendiquées par la nébuleuse terroriste Al-Qaïda, les États-Unis sont intervenus en Afghanistan où le groupe était installé. Les attentats ont également servi de prétexte pour l’invasion de l’Irak en 2003, entraînant la mort de centaines de milliers d’Irakiens et contribuant à la montée en puissance de Daech.

Lors de l’entretien, Donald Trump a d’ailleurs estimé que l’intervention US au Moyen-Orient avait été «une décision terrible», décrivant cette région comme «du sable mouvant».

Fin 2018, le dirigeant US avait déclaré que ses prédécesseurs auraient pu empêcher les attentats du 11 septembre s’ils avaient prêté attention à ses propos concernant le chef d’Al-Qaïda*, Oussama ben Laden.

Source: Sputnik News

Irak : tir d’une roquette dans la « zone verte » alors que les tensions montent dans la région


Cette attaque survenue dans le secteur de Bagdad où se trouve l’ambassade américaine s’ajoute à de multiples incidents survenus entre les alliés de Washington et de l’Iran.

Une roquette est tombée, dimanche 19 mai, dans la « zone verte » de Bagdad, secteur ultra-sécurisé où se trouvent notamment l’ambassade des Etats-Unis et les sièges du gouvernement et du Parlement irakiens, ont fait savoir les forces de sécurité du pays dans un communiqué. Les mêmes sources ont précisé qu’aucune victime n’était à déplorer, sans mentionner la cible visée.

Selon une source policière citée par l’Agence France-presse (AFP), les informations préliminaires font état d’un projectile tiré d’une « zone abandonnée » dans le sud de la capitale irakienne.

Peu après l’incident le président des Etats-Unis, Donald Trump, a menacé sur Twitter l’Iran de destruction en cas d’attaque contre des intérêts américains.

Cet évènement intervient au moment où les tensions montent dans la région entre Washington et la République islamique qui dispose de nombreux relais en Irak.

Les Etats-Unis ont déjà ordonné, le 15 mai, le départ de certains employés de leur ambassade à Bagdad, mettant en cause des risques d’attaquesimminentes orchestrées par des groupes armés alliés de Téhéran. Cette décision a été prise après qu’une série d’incidents survenus dans le golfe Arabo-Persique soulignaient des tensions accrues entre l’Arabie saoudite, ses alliés du Golfe d’une part et l’Iran d’autre part.

Ligne dure qui divise

La presse américaine spécule sur des divergences au sein du cabinet de Donald Trump sur la manière de traiter le dossier iranien. Selon les médias outre-Atlantique, le conseiller à la sécurité nationale John Bolton fait pression en faveur d’une ligne dure contre Téhéran, mais d’autres au sein de l’administration y sont opposés. Le président lui-même a dit récemment qu’il avait dû « tempérer » M. Bolton.

Le 5 mai, l’administration américaine avait annoncé le déploiement dans le golfe Arabo-Persique du porte-avions Abraham Lincoln ainsi que de bombardiers B-52, invoquant également une « menace » de l’Iran.

Dimanche, le gouvernement irakien a critiqué l’évacuation temporaire du personnel de la compagnie américaine ExxonMobil opérant sur le site pétrolier de West Qorna, dans le sud du pays. Selon Bagdad, ce retrait s’explique par des « raisons politiques liées probablement aux tensions dans la région ». Interrogée par l’AFP aux Etats-Unis, une porte-parole d’ExxonMobil a déclaré que l’entreprise ne donnerait pas de détail supplémentaire.

« Pas de nouvelle guerre »

Pour sa part, le ministre iranien des affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a minimisé, samedi, la possibilité d’une guerre dans la région. A l’issue d’une visite en Chine, il s’est dit « certain (…) qu’il n’y aurait pas de guerre puisque nous ne souhaitons pas de conflit et puisque personne ne se fait d’illusion quant à sa capacité à affronter l’Iran dans la région », a rapporté l’agence officielle IRNA.

L’Arabie saoudite avait demandé, samedi, la convocation de deux sommets, au Conseil de coopération du Golfe (CCG) et à la Ligue arabe, à la suite du sabotage de navires dans le Golfe et d’attaques contre des stations de pompage dans le royaume.

Ces réunions extraordinaires auxquels Riyad invite ses partenaires se tiendraient le 30 mai prochain à La Mecque « pour discuter de ces agressions et de leurs conséquences sur la région », a détaillé l’agence de presse officielle saoudienne. Il s’agit « de se consulter et de se coordonner avec les dirigeants frères » à propos de « tous les sujets susceptibles de renforcer la sécurité et la stabilité dans la région ».

Le ministre saoudien des affaires étrangères, Adel Al-Jubeir, a affirmé que son pays « ne veut pas une guerre » avec l’Iran et « va tout faire pour la prévenir », tout en assurant que Riyad est prêt « à se défendre et à défendre ses intérêts » si l’autre partie choisissait d’aller vers un conflit armé.

Hausse des stocks mondiaux de pétrole

Les alliés régionaux du royaume ont salué l’invitation saoudienne. Le ministère des affaires étrangères des Emirats arabes unis a indiqué que dans les « circonstances critiques » actuelles les pays du Golfe et arabes devaient faire preuve d’unité.

Dimanche, lors d’une réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis se sont inquiétés d’une hausse des stocks mondiaux d’hydrocarbures. Les pays exportateurs ont affirmé leur détermination à stabiliser le marché malgré les tensions dans le Golfe.

Les pays de l’OPEP sont « unanimes dans leur volonté de continuer à travailler pour arriver à la stabilité entre l’offre et la demande », a déclaré le ministre saoudien de l’énergie Khaled Al-Faleh. L’Arabie saoudite est le premier exportateur mondial d’or noir.

Source: Le Monde



Pompeo dit avoir reçu des garanties de Bagdad contre « l’escalade » iranienne


Washington cherche à renforcer la pression sur l’Iran, pays voisin de l’Irak.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo vendredi 15 mars 2019 au département d’Etat à Washington

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a déclaré mardi avoir reçu des autorités irakiennes, au cours d’une visite surprise de quatre heures à Bagdad, des garanties sur la protection des intérêts des Etats-Unis face à une « escalade » attribuée à l’Iran.

« La raison pour laquelle nous allons » à Bagdad « ce sont les informations qui indiquent une escalade des activités de l’Iran », a-t-il dit aux journalistes qui l’accompagnaient dans son voyage vers la capitale irakienne, où il a rencontré le Premier ministre Adel Abdel Mahdi et le président Barham Saleh.

« Nous avons parlé de l’importance de voir l’Irak assurer qu’il est capable de protéger de manière adéquate les Américains dans leur pays. Ils ont tous deux montré qu’ils comprenaient que c’était leur responsabilité », a-t-il ensuite dit au terme de sa visite, en pleine nuit.

Le secrétaire d’Etat avait annulé à la dernière minute une visite à Berlin mardi en raison de « questions urgentes » à régler.

Une source gouvernementale irakienne a finalement rapporté qu’il se trouvait à Bagdad. Il devait ensuite reprendre le fil de sa tournée en Europe, avec une étape à Londres mercredi.

Sa visite en Irak, pays allié à la fois des Etats-Unis et de l’Iran, intervient en pleines tensions entre Téhéran et Washington.

Le Pentagone a annoncé mardi l’envoi de plusieurs bombardiers B-52 dans le Golfe, en réponse à un éventuel projet d’une « attaque » menée par l’Iran. Ce déploiement est justifié par des « signaux clairs et récents montrant que les forces iraniennes et leurs affidés font des préparatifs à une attaque possible contre les forces américaines », selon le Pentagone.

Le conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton avait déjà annoncé dimanche le déploiement dans le Golfe d’un porte-avions et de son groupe aéronaval et d’une force de bombardiers.

Dans le même temps, l’agence officielle Irna a rapporté que l’Iran annoncera mercredi une réduction de ses engagements pris au titre de l’accord international sur le nucléaire iranien de 2015, un an jour pour jour après la décision américaine de sortir unilatéralement de ce pacte.

Source: i24 News

La coalition continue à supprimer les traces de ses liens avec Deach à Baghouz en usant de ses munitions les plus puissantes jamais utilisés


Regardez bien cette carte. Est-ce un heureux hasard si Baghouz, une petite localité frontalière désignée par l’ensemble des médias mainstream et de la propagande-système comme la dernière poche de Daech est merveilleusement, idéalement et optimalement située à quelques kilomètres des batteries d’artillerie britanniques, françaises, hollandaises et US en Irak ?

Plus encore, Baghouz est sise au milieu ou plutôt en plein milieu du dispositif militaire de la coalition internationale au Levant.

Coïncidence troublante ? Pas tout à fait.

La prétendue poche de Daech était en fait une base de formation et de logistique pour mercenaires radicaux entourés de dix-neuf camps militaires étrangers illégaux en territoire syrien mais tout à fait légaux en Irak.

Cette base frontalière fait l’objet d’un pilonnage à l’artillerie lourde de l’OTAN à partir d’Irak et d’intenses bombardements aériens de la coalition pour officiellement éradiquer Daech mais en réalité supprimer toute trace compromettante mettant en évidence les liens troubles de la coalition avec Daech.

A cet effet, de Hagin à Baghouz, la coalition ne lésine pas sur la puissance de feu : des bombes au phosphore blanc, au napalm, les plus gros obus (l’artillerie française et celle des Marines US en Irak se croient en train de se battre en 14-18).

Daech est retiré du marché pour non-efficacité : le régime syrien tient bon grâce à ses alliés iranien et russe.

Et puis que faire des milliers de Daechiens trahis par l’organisation terroriste, dont des centaines de citoyens de pays de l’Europe de l’Ouest ? Londres veut les anéantir sur place pour services rendus à Sa Majesté ; Paris veut rapatrier la moitié pour recyclage tout en éliminant les plus dangereux, surtout les convertis radicalisés.

Washington a sonné la fin de la récré à ses alliés : que chaque pays rapatrie ses terroristes ou mercenaires. Les plans changent : Al-Qaïda reprend le service et on commence à désigner le prochain épouvantail : le plus jeune fils de Benladen. Un certain Hamza : Wanted pour cinq millions de dollars US.

Décidément, l’Empire est vraiment à court d’idées neuves !

En attendant le prochain simulacre réchauffé, la comédie de la fin de Daech continue sous un intense bombardement ininterrompu rappelant un peu les pires pilonnages du front oriental de la Seconde Guerre Mondiale.

Combien a coûté la folle aventure de Daech aux pays qui l’ont créé de toute pièces ? Un véritable P.I.B d’un pays de second ordre.

Quel simulacre !

Source: Strategika