L’Iran promet de venger la mort d’un de ses généraux tué par les Etats-Unis


L’Iran a promis de venger « au bon moment et au bon endroit » l’assassinat d’un de ses puissants généraux, Qassem Soleimani, tué vendredi dans une attaque de drone des Etats-Unis à Bagdad, une escalade qui fait craindre un conflit ouvert entre les deux pays ennemis.

L’Irak a dit redouter « une guerre dévastatrice » sur son sol après le raid inédit qui a tué l’homme-clé de l’influence iranienne au Moyen-Orient et son premier lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, ces paramilitaires irakiens majoritairement pro-iraniens.

La frappe, qui a suscité des réactions inquiètes dans le monde, a été ordonnée par le président américain Donald Trump après une attaque mardi des partisans et des combattants du Hachd contre l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad.

C’est le « tir de précision d’un drone », a indiqué à l’AFP un responsable militaire américain, qui a pulvérisé en pleine nuit les deux véhicules à bord desquels se trouvaient Soleimani et Al-Mouhandis, à la sortie de l’aéroport international de Bagdad.

Soleimani, chef de la Force Qods des Gardiens de la révolution, chargée des opérations extérieures d’Iran, est mort sur le coup, tout comme Al-Mouhandis, homme de l’Iran à Bagdad et ennemi numéro un en Irak des Etats-Unis depuis des décennies.

Selon un responsable local, le commandant irakien « était venu chercher Qassem Soleimani à l’aéroport, ce qui d’habitude n’arrive pas. Il l’a accueilli ainsi que deux autres visiteurs et leurs véhicules ont ensuite été touchés ». En tout, 10 personnes sont mortes selon le Hachd.

« Soleimani aurait dû être tué il y a des années! » a tweeté Donald Trump, en affirmant que le général iranien avait « tué ou grièvement blessé des milliers d’Américains sur une longue période et prévoyait d’en tuer beaucoup d’autres ».

Son secrétaire d’Etat Mike Pompeo a affirmé que Soleimani préparait une « action d’envergure » menaçant des « centaines de vies américaines », après que les Etats-Unis ont appelé leurs ressortissants à quitter l’Irak « immédiatement ».

Il s’agit de « la plus importante opération de +décapitation+ jamais menée par les Etats-Unis, plus que celles ayant tué Abou Bakr al-Baghdadi ou Oussama ben Laden », les chefs des groupes jihadistes Etat islamique et Al-Qaïda, a commenté Phillip Smyth, spécialiste américain.

– « Plus grave erreur » –

Les bruits de bottes ont été à la mesure du choc en Irak et en Iran, où Soleimani, 62 ans, était perçu comme intouchable.

« L’Amérique doit savoir que son attaque criminelle contre le général Soleimani a été sa plus grave erreur (…) Ces criminels subiront une dure vengeance au bon endroit et au bon moment », a averti le Conseil suprême de la sécurité nationale, la plus haute instance sécuritaire d’Iran.

Le guide suprême iranien Ali Khamenei et le président Hassan Rohani ont eux aussi appelé à venger celui qui était considéré comme un adversaire redouté des Etats-Unis.

« L’Iran et les autres nations libres de la région prendront leur revanche sur l’Amérique criminelle », a menacé M. Rohani, alors que les autorités iraniennes ont rapidement annoncé un successeur à Soleimani, Esmaïl Qaani.

Trois jours de deuil ont été décrétés en Iran, où des dizaines de milliers de personnes ont manifesté aux cris de « Mort à l’Amérique ».

Téhéran n’a pas évoqué les détails du rapatriement du corps de Soleimani. Le Hachd a annoncé qu’Al-Mouhandis serait enterré samedi dans la ville sainte de Najaf (sud) après une cérémonie à Bagdad.

Les commandants du Hachd ont appelé leurs combattants à se « tenir prêts ». Il faut, a exhorté Hadi al-Ameri, « serrer les rangs pour bouter les troupes étrangères » hors d’Irak.

Le Parlement irakien doit se réunir dimanche et pourrait dénoncer l’accord irako-américain qui encadre la présence de 5.200 soldats américains sur le sol irakien.

Le turbulent leader chiite irakien Moqtada Sadr a réactivé l’Armée du Mehdi, sa milice dissoute après avoir harcelé l’occupant américain en Irak (2003-2011).

Au Liban, le Hezbollah pro-iranien a promis « un juste châtiment » aux « assassins ».

Et au Yémen, les rebelles Houthis, soutenus par Téhéran, ont appelé à des « représailles rapides ».

L’assaut de l’ambassade américaine à Bagdad, qui a ravivé pour Washington le traumatisme de la prise d’otages à l’ambassade de Téhéran en 1979, a eu lieu deux jours après un bombardement américain meurtrier d’une base d’une faction du Hachd en Irak.

Ce bombardement était en représailles à des attaques à la roquette contre des installations abritant des Américains en Irak, dont l’une, attribuée par Washington aux paramilitaires pro-iraniens, a tué le 27 décembre un sous-traitant américain.

– Craintes d’une guerre? –

« Les renseignements américains suivaient (Soleimani) depuis des années, mais ils n’ont jamais appuyé sur la détente. Lui le savait mais n’a pas mesuré à quel point ses menaces de créer une autre crise des otages à l’ambassade (de Bagdad) changerait » les choses, a expliqué à l’AFP Ramzy Mardini, de l’Institut of Peace.

En renversant en 2003 Saddam Hussein, les Etats-Unis avaient pris la haute main en Irak mais après leur retrait en 2011 ils ont perdu de leur influence au profit de l’Iran et de ses alliés irakiens.

Le Hachd, désormais intégré aux forces irakiennes, a combattu les jihadistes au côté du pouvoir et de la coalition antijihadistes emmenée par Washington, mais aujourd’hui certaines de ses factions sont considérées par les Américains comme une importante menace.

A moins d’un an de la présidentielle américaine et alors que le Congrès n’a pas été notifié en amont du raid selon un élu, les avis divergent à Washington: la plupart des ténors républicains ont fait bloc derrière M. Trump mais les démocrates ont exprimé leurs craintes.

La communauté internationale, elle, a exprimé sa vive inquiétude.

Pour Moscou, l’assassinat de Soleimani risque de « sérieusement aggraver la situation » au Proche-Orient. Paris a dit vouloir « éviter une nouvelle escalade dangereuse ». Pékin et Londres ont appelé à la « désescalade » et l’ONU a estimé que « le monde ne peut se permettre une nouvelle guerre dans le Golfe ».

Les cours du pétrole ont bondi, les marchés craignant une confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran.

Source: Challenges

Escalade en Irak : le pétrole grimpe, les Bourses mondiales se crispent


Les cours du pétrole flambaient vendredi dans la foulée de la mort du haut dignitaire iranien lors d’un raid américain à Bagdad

Les cours du pétrole flambaient vendredi dans la foulée de la mort d’un haut dignitaire iranien lors d’un raid américain à Bagdad, un assassinat ciblé ravivant les craintes d’une confrontation violente entre les deux pays qui inquiète les Bourses mondiales.

Vers 15H45 (14H45 GMT), le cours du WTI, référence américaine du brut prenait 3,71 % et celui du Brent, référence européenne, grimpait de 3,83 %.

La frappe, qui a suscité des réactions inquiètes dans le monde, a été ordonnée par le président américain Donald Trump après une attaque contre l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, mardi.

« Le marché prend la menace d’une escalade militaire au sérieux, en particulier parce que l’administration Trump est imprévisible dans ses actions », explique à l’AFP John Hall, du cabinet Alfa Energy.

Et l’Iran a d’ores et déjà promis de prendre sa « revanche sur l’Amérique criminelle pour cet horrible meurtre ».

« L’Iran pourrait bloquer le détroit d’Ormuz, s’emparer des pétroliers ou même les attaquer. Bien entendu, de telles actions susciteraient une réaction rapide de la part de pays tiers et cela pourrait mener à une guerre totale au Moyen-Orient », craint Réda Aboutika, analyste pour le courtier en ligne XTB.

Ce bond des prix du pétrole intervient par ailleurs dans un contexte de réduction de la production des pays de l’Opep, décidée en décembre.

Wall Street dans le rouge

Logiquement, du côté des valeurs, les titres des sociétés pétrolières faisaient partie des rares gagnantes du jour.

À Paris, Total prenait 0,93 % et TechnipFMC 1,98 %. Shell grimpait aussi, tant à Londres (+1,51 %) qu’à Amsterdam (+1,36 %).

Les Bourses mondiales faisaient grise mine à l’image de Wall Street où le Dow Jones (-1,25 %) comme le Nasdaq (-1,27 %) ont ouvert en nette baisse.

Les places boursières européennes, déjà en recul vendredi matin n’ont cependant pas trop accentué leurs pertes au cours de la journée.

Vers 15H55 (14H55 GMT), la Bourse de Paris résistait plutôt bien (-0,10 %) et le FTSE-100 à Londres était même timidement dans le vert (+0,07 %).

En revanche, la bourse de Francfort perdait beaucoup de terrain (-1,28 %) et celle de Milan reculait de 0,44 %.

« La nouvelle selon laquelle le président Trump a ordonné la frappe qui a tué le général iranien renforce les inquiétudes sur un conflit au Moyen-Orient », note Samuel Springett, analyste chez Accendo Markets.

Pour le premier ministre irakien démissionnaire Adel Abdel Mahdi, cet assassinat ciblé va même « enclencher une guerre dévastatrice en Irak ».

Du côté des marchés asiatiques, Hong Kong (-0,32 %) et Shenzhen (-0,05 %) ont fini en baisse et Shanghai a terminé sur une hausse très modérée (+0,27 %). Tokyo, fermé pour les festivités du Nouvel-an, ne rouvre que lundi.

L’once d’or jouait quant à elle son rôle de valeur refuge et montait nettement à 1.548,95 euros contre 1.529,13 euros la veille. Le yen progressait également pour les mêmes raisons, de 0,43 % contre le dollar et de 0,55 % contre l’euro.

La devise japonaise, qui s’apprécie en période d’incertitudes, est « le grand gagnant » de l’accroissement des tensions géopolitiques, a expliqué Kit Juckes, analyste pour Société Générale.

Source: Times of Israël

Soleimani préparait une action menaçant des « centaines de vies américaines »


« Nous savons que c’était imminent. Nous avons pris notre décision sur la base des évaluations de nos services de renseignement », a déclaré Mike Pompeo

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a affirmé vendredi que le général iranien Qassem Soleimani, tué dans un raid américain à Bagdad, préparait une « action d’envergure » menaçant des « centaines de vies américaines ».

« Il s’affairait activement à mener des actions dans la région – une action d’envergure, comme il disait – qui auraient mis en danger des dizaines, voire des centaines, de vies américaines », a déclaré le secrétaire d’Etat sur CNN.

« Nous savons que c’était imminent. Nous avons pris notre décision sur la base des évaluations de nos services de renseignement. »

Source: Times of Israël

Le puissant général iranien Qassem Soleimani tué en Irak sur ordre de Donald Trump


Le raid américain, qui a visé un convoi de véhicules dans l’enceinte de l’aéroport de Bagdad, a tué en tout au moins neuf personnes au total – dont cette figure très populaire du régime iranien.

L’opposition entre Washington et Téhéran sur le sol irakien est entrée dans une nouvelle phase. Le puissant général iranien Qassem Soleimani, émissaire de la République islamique en Irak, a été tué tôt vendredi 3 janvier dans une frappe aérienne américaine survenue à Bagdad. Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, s’est immédiatement engagé à « venger » la mort de son chef militaire et a décrété un deuil national de trois jours dans son pays.

Peu après l’opération, le Pentagone a annoncé que le président américain Donald Trump avait lui-même donné l’ordre de « tuer » Qassem Soleimani, un dirigeant des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique. Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires majoritairement pro-Iran désormais intégrés à l’Etat irakien, est également mort dans ce bombardement.

Un lieutenant également visé par ce raid

Cette frappe intervient trois jours après l’attaque par des militants pro-Iran de l’ambassade américaine à Bagdad. Les Etats-Unis ont en outre subi depuis la fin du mois d’octobre une dizaine d’attaques à la roquette, qui ont visé des soldats et des diplomates, tuant il y a une semaine un sous-traitant américain. Non revendiquées, ces frappes ont été attribuées par Washington aux forces favorables à Téhéran en Irak. L’armée américaine a déjà répondu dimanche soir en bombardant plusieurs bases de forces pro-Iran près de la frontière syrienne, faisant 25 morts.

« Sur ordre du président, l’armée américaine a pris des mesures défensives décisives pour protéger le personnel américain à l’étranger en tuant Qassem Soleimani », a commenté le Pentagone dans un communiqué. Donald Trump n’a pour l’heure par réagi à ce tournant majeur du conflit avec Téhéran, si ce n’est en publiant sur son compte Twitter un drapeau américain.

Le raid américain, qui a visé un convoi de véhicules dans l’enceinte de l’aéroport de Bagdad, a tué au moins neuf personnes au total, selon des responsables des services de sécurité irakiens. L’autre grande figure tuée est Abou Mehdi al-Mouhandis, lieutenant du général Soleimani pour l’Irak depuis des décennies.

Une opération en forme de déclaration de guerre

L’assassinat ciblé de Qassem Soleimani, une des figures les plus populaires d’Iran, soulève l’inquiétude, à moins d’un an de la présidentielle américaine. « Le président Trump amène notre nation au bord d’une guerre illégale avec l’Iran, sans l’approbation du Congrès », a notamment fustigé le sénateur démocrate Tom Udall.

Sur Twitter, le directeur adjoint de l’Institut de relations internationales et stratégiques Didier Billion juge que « la décision irresponsable de Donald Trump ouvre une nouvelle séquence et risque de déchaîner une vague de violences ».

La nouvelle a fait bondir de plus de 4% les cours du pétrole. L’or noir iranien est déjà sous le coup de sanctions américaines et la montée en puissance de l’influence de Téhéran en Irak, deuxième producteur de l’Opep, fait redouter aux experts un isolement diplomatique et des sanctions politiques et économiques.

Source: France Info

Un responsable du Pentagone dit qu’il y a des indications qu’une « agression » iranienne pourrait se produire


Un haut responsable du Pentagone a déclaré mercredi qu’il avait été annoncé que l’Iran pourrait potentiellement mener des actions agressives à l’avenir, alors que la tension régressait entre Téhéran et Washington, rapporte l’ agence Reuters .

Les tensions dans le Golfe se sont accrues depuis les attaques contre les pétroliers au cours de l’été, y compris au large des Émirats arabes unis, et contre les installations énergétiques en Arabie saoudite. Les États-Unis ont blâmé l’Iran, qui a nié être à l’origine des attaques contre les infrastructures énergétiques mondiales.

« Nous continuons également de voir des indices, et pour des raisons évidentes, je n’entrerai pas dans les détails, une éventuelle agression iranienne pourrait se produire », a déclaré aux journalistes John Rood, le responsable n ° 3 du Pentagone.

Rood n’a pas fourni de détails sur les informations sur lesquelles il se basait ni sur un calendrier.

« Nous avons envoyé des signaux très clairs et directs au gouvernement iranien sur les conséquences potentielles d’une agression », a déclaré Rood.

Sous couvert d’anonymat, deux responsables américains ont déclaré qu’il y avait eu des renseignements le mois dernier indiquant que l’Iran déplaçait des forces et des armes dans la région.

On ne savait pas exactement ce que l’Iran cherchait à faire avec ces mouvements, ont-ils ajouté.

L’un des responsables a déclaré que l’inquiétude était en partie liée aux activités iraniennes en Irak, qui connaissent des manifestations anti-gouvernementales.

L’année dernière, Reuters a annoncé que l’Iran avait donné des missiles balistiques aux mandataires chiites en Irak et qu’il développait la capacité d’y construire de nouveaux moyens pour dissuader les attaques visant ses intérêts au Moyen-Orient et lui donner les moyens de s’attaquer aux ennemis régionaux.

Les États-Unis ont déployé des milliers de forces militaires supplémentaires au Moyen-Orient, y compris des bombardiers et du personnel de la défense aérienne, pour dissuader ce que Washington qualifie de comportement provocateur de la part de l’Iran.

Les responsables américains ont déclaré que des discussions étaient en cours sur l’ajout de troupes américaines dans la région, mais qu’aucune décision n’avait été prise et que la situation était fluide. Ils ont dit que l’armée parlait régulièrement de forces dans le monde entier, y compris au Moyen-Orient.

L’Iran fait face depuis des semaines à des manifestations parfois violentes contre la hausse des prix de l’essence.

Les troubles, qui ont débuté le 15 novembre après que le gouvernement a brutalement augmenté les prix de l’essence de 300%, se sont étendus à plus de 100 villes et villages et sont devenus politiques, alors que les manifestants jeunes et ouvriers réclamaient la démission des dirigeants cléricaux.

Les dirigeants religieux de Téhéran ont accusé les « voyous » liés à ses opposants en exil et les principaux ennemis du pays – les États-Unis, Israël et l’Arabie saoudite – d’être responsables de ces troubles.

Source: The Middle East Monitor

Traduit par: SENTINELLE SAPS

Les Etats-Unis craignent que Israël n’attaque l’Iran pour sauver Netanyahu


Des responsables militaires américains et israéliens se sont rencontrés dimanche (24 novembre) et ont discuté de la menace iranienne pour Israël, a déclaré une source militaire israélienne à l’ agence Anadolu.

La source, qui a préféré rester anonyme, n’a pas donné plus de détails, mais le journal israélien Haaretz a publié un article d’Amos Harel révélant l’essentiel des discussions.

Harel a déclaré qu’Israël et les États-Unis avaient discuté de garanties concernant l’Iran.

Les réunions se sont déroulées en présence du général Mark Milley, président des chefs d’état-major des États-Unis, et du chef d’état-major israélien Aviv Kochavi.

Selon Harel, Israël craint que les États-Unis n’abandonnent le problème de l’Iran tandis que les États-Unis craignent que Israël ne mène une attaque unilatérale contre Téhéran, forçant Washington à une guerre.

Harel a averti qu’il est impossible de séparer le chaos interne israélien de la question iranienne; en particulier en ce qui concerne l’ acte d’ accusation du Premier ministre Benjamin Netanyahu et son incapacité à former un gouvernement.

Il a également souligné les tentatives du nouveau ministre de la Défense, Naftali Bennett, de tirer parti du peu de temps qu’il a passé au pouvoir pour « marquer des points politiques ».

Source: The Middle East Monitor

Traduit par: SENTINELLE SAPS

L’Iran, la Russie et la Chine organiseront pour la première fois des exercices de guerre conjoints dans un but d’envoyer un message au monde


« La guerre conjointe entre l’Iran, la Russie et la Chine, qui, espérons-le, aura lieu le mois prochain, transmet le même message au monde, à savoir que ces trois pays ont atteint un point stratégique significatif dans leurs relations, en ce qui concerne leurs intérêts communs et non communs, et par non partagés, je veux dire le respect que nous avons pour les intérêts nationaux des uns des autres « , a déclaré Khanzadi.

Le commandant de la marine iranienne, le contre-amiral Hossein Khanzadi, a déclaré mercredi que la République islamique fera équipe avec Moscou et Pékin au cours du mois prochain pour organiser les exercices de guerre de masse.

L’Iran, la Chine et la Russie tiendront dans les semaines à venir leurs tout premiers exercices de guerre conjoints, dont les dirigeants disent qu’ils sont destinés à envoyer un  » message au monde  » sur le renforcement de la coopération militaire entre ces pays voyous.

Jamais auparavant ces trois nations, qui figurent toutes en bonne place dans la prophétie biblique de la fin des temps, n’ont joint leurs forces militaires pour organiser des exercices de jeu de guerre conjoints. Quand les journaux et les Écritures commencent à s’aligner, vous savez que vous vous approchez. Et dans une déclaration quelque peu étonnante, ils ont dit que c’était pour « envoyer un message au monde ». C’est toujours ainsi.

Et toi, fils de l’homme, prophétise contre Gog! Tu diras: Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel: Voici, j’en veux à toi, Gog, Prince de Rosch, de Méschec et de Tubal! 2Je t’entraînerai, je te conduirai, Je te ferai monter des extrémités du septentrion, Et je t’amènerai sur les montagnes d’Israël.…

Ézéchiel 39:1-2

Alors que nous nous préparons dans les dernières heures de l’âge de l’Église à décoller sur le vol 777, un monde pas encore sauvé se prépare à se lancer tête la première dans le temps des angoisses de Jacob où des centaines de prophéties sur cette période attendent de se produire et de se réaliser. L’Iran, la Russie et la Chine s’apprêtent à faire ce que les prophètes disent qu’ils feront.

« Lorsque nous parlons de jeux de guerre conjoints, nous parlons de deux pays ou plus qui entretiennent des relations de haut niveau dans divers domaines politiques, économiques et sociaux, qui culminent dans la coopération dans le secteur militaire, les jeux de guerre étant généralement le niveau le plus élevé de cette coopération « , a déclaré Khanzadi dans des remarques à la presse contrôlée par l’Iran.

« UNE GUERRE CONJOINTE ENTRE PLUSIEURS PAYS, QUE CE SOIT SUR TERRE, EN MER OU DANS LES AIRS, INDIQUE UNE EXPANSION REMARQUABLE DE LA COOPÉRATION ENTRE EUX « , A DÉCLARÉ LE CHEF MILITAIRE.

Les exercices de guerre conjoints viseront à envoyer un message au monde entier, en particulier aux pays occidentaux, comme les États-Unis, qui ont cherché à limiter les ambitions militaires croissantes de l’Iran.

Le chef militaire iranien a souligné l’importance d’effectuer des exercices militaires en mer, où la République islamique d’Iran a été particulièrement gênante pour les pays occidentaux. Les navires de guerre iraniens harcèlent régulièrement les navires militaires américains et ont joué un rôle dans divers efforts de sabotage visant à perturber les routes maritimes internationales.

« Le wargame vise à faire comprendre au monde que toute forme de sécurité en mer doit tenir compte des intérêts de tous les pays concernés. Nous ne tolérons pas le genre de sécurité qui ne profite qu’à un pays en particulier à un moment donné et qui ne tient pas compte de la sécurité des autres « , a dit Khanzadi. « Les mers, qui servent de plate-forme pour faire du commerce mondial, ne peuvent être exclusivement bénéfiques à certaines puissances.

Source: NTEB

Traduit par: SENTINELLE SAPS

Nucléaire: Téhéran menace de « reconsidérer » ses engagements envers l’AIEA


La France et l’Allemagne ont averti qu’un mécanisme prévu par l’accord pouvait être activé en cas de différend

Téhéran s’est dit prêt dimanche à « sérieusement reconsidérer » ses engagements envers l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), en réaction à la menace des Européens d’activer un mécanisme prévu par l’accord de Vienne pouvant mener au rétablissement de sanctions onusiennes. 

Depuis mai, Téhéran a enclenché un désengagement progressif de l’accord, en riposte au retrait des Etats-Unis et au rétablissement de lourdes sanctions américaines asphyxiant son économie. 

Par ces mesures, l’Iran veut faire pression sur les autres Etat parties de l’accord pour qu’ils l’aident à contourner les sanctions américaines qui ont plongé son économie dans la récession.

Mais face à la dernière mesure prise par la République islamique début novembre en contravention avec l’accord sur le nucléaire iranien, la France et l’Allemagne ont averti que le mécanisme prévu par le texte en cas de différend pourrait être activé.

« S’ils ont recours au mécanisme, l’Iran serait forcé de sérieusement reconsidérer certains de ses engagements » envers l’AIEA, a déclaré dimanche le président du Parlement, Ali Larijani.

« S’ils pensent que c’est plus avantageux pour eux, ils peuvent le faire », a ajouté M. Larijani, lors d’une conférence de presse.

Ce dispositif compte toutefois de nombreuses étapes et sa mise en place durerait probablement plusieurs mois.

A terme, il peut mener jusqu’à un vote au Conseil de sécurité de l’ONU pour décider si l’Iran peut toujours bénéficier de l’allègement de sanctions décidé lors de l’accord.

Source: i24 News

« Israël, les USA et l’Arabie saoudite seront détruits s’ils ne respectent pas nos limites » (général iranien)


Note de SENTINELLE SAPS: C’est bien, il a de l’ambition quand même (humour).

« L’Iran détruira les Etats-Unis, Israël et l’Arabie saoudite s’ils franchissent les lignes rouges de Téhéran »

Le n°2 des Gardiens de la Révolution, le général Hossein Salami, a déclaré lundi lors d’un discours télévisé que « l’Iran détruira les Etats-Unis, Israël et l’Arabie saoudite s’ils franchissent les lignes rouges de Téhéran », a rapporté le Jerusalem Post.

« Nous avons fait preuve de retenue. Nous avons fait preuve de patience face aux mouvements hostiles de l’Amérique, du régime sioniste (Israël) et de l’Arabie saoudite contre la République islamique d’Iran. Mais nous les détruirons s’ils franchissent nos lignes rouges », a-t-il ajouté.

L’Iran est touché par une vague de contestations depuis le 15 novembre, date à laquelle le gouvernement a augmenté d’au moins 50% le prix de l’essence afin de réformer son système très coûteux de subvention aux carburants et afin de lutter contre la contrebande.

Des Iraniens ont défilé lundi en masse à Téhéran à l’appel des autorités pour dénoncer « les émeutes », après une vague de contestation et de violences ayant secoué l’Iran la semaine précédente.

« Cette guerre est finie », a affirmé Salami, aux manifestants qui scandaient « A bas l’Amérique », « A bas Israël », « A bas les séditieux ».

« Le coup de grâce a été porté » à l’ennemi, a ajouté l’officier à la tête de l’armée idéologique de la République islamique d’Iran.

Composée de femmes en tchador, d’hommes en civil ou de clercs chiites enturbannés, jeunes et moins jeunes, la foule a convergé par différentes avenues vers la place Enghelab (« Révolution » en persan), selon des images diffusées en direct par la télévision d’Etat.

Source: i24 News

La coupure d’Internet teste la patience et l’ingéniosité des Iraniens


Les autorités ont affirmé qu’Internet sera totalement rétabli quand elles seront sûres que son usage n’entraînera pas d’abus.

Les Iraniens tentent tant bien que mal de s’adapter à un quotidien sans internet depuis plus d’une semaine, après la coupure quasi-totale du réseau imposée par Téhéran dans le contexte de manifestations violentes.

Des troubles ont éclaté le 15 novembre, quelques heures après l’annonce d’une réforme du mode de subvention de l’essence, censée bénéficier aux ménages les moins favorisés mais s’accompagnant d’une très forte hausse du prix à la pompe, dans un contexte de profonde crise économique.

Le lendemain, les Iraniens ont été coupés du monde après une restriction drastique de l’accès à internet, vue comme un moyen d’empêcher le partage des vidéos des troubles, qui ont fait cinq morts selon un bilan officiel, plus de cent selon l’ONG Amnesty International.

Selon le général Abnoosh, un des responsables du Bassidj, mouvement paramilitaire de volontaires islamiques, la coupure d’internet a aidé à « perturber » les plans des ennemis de l’Iran.

Samedi, premier jour de la semaine dans le pays et sept jours après le début du black-out, les habitants de la capitale s’escriment à trouver des solutions aux difficultés provoquées par la coupure.

Certains disent avoir dû faire de longs trajets pour faire de simples transferts d’argent réalisés auparavant en deux clics devant leur écran d’ordinateur.

« Nous n’avons pas d’autre choix », dit une femme âgée de la trentaine, se présentant uniquement par son prénom Asgari.

« Ce que j’aurais pu faire sur internet, je dois désormais le faire par téléphone ou par d’autres moyens », dit-elle à l’AFP, précisant avoir dû prendre une journée de congé du travail.

D’autres disent avoir des difficultés à joindre leurs proches qui vivent hors du pays.

« J’ai essayé d’appeler mes enfants, en vain », déplore Taheri, âgé de 70 ans. « Ils étaient inquiets et ont dû aller acheter une carte téléphonique pour nous joindre. Ce n’est pas juste ».

Mais pour beaucoup d’Iraniens, l’impact de la coupure dépasse les simples complications sociales : il peut signifier la faillite.

L’Iran dispose d’une économie en ligne florissante, avec ses équivalents nationaux aux applications en ligne comme Airbnb, Amazon et Uber.

Ces dernières sont sorties globalement indemnes de la coupure, car l’accès aux applications en ligne nationales perdure.

Il en va autrement pour les petites entreprises comme les agences de voyage qui dépendent des réseaux sociaux pour communiquer avec leurs clients.

« Les agences de voyage font face à un problème grave et chacune se démène avec des difficultés diverses », affirme Hormotollah Rafiei, directeur de l’association des agents de voyage.

« La vente de billets d’avion à l’étranger et la réservation d’hôtels hors du pays ont été nulles et certaines agences de voyage ont dû fermer à cause de pertes financières », a-t-il déclaré à l’agence de presse Ilna.

Après avoir chuté à 4 % lors du pic de la coupure mardi, selon l’ONG NetBlocks, qui surveille la liberté d’accès à internet dans le monde, le taux d’accès à internet est revenu à 22 % samedi.

« Que peut-on faire ? »

Les Etats-Unis ont imposé vendredi des sanctions au ministre iranien des Télécommunications Mohammad Javad Azari Jahromi pour « son rôle dans la vaste censure d’internet » en Iran.

Ce dernier a réagi en affirmant n’être qu’une victime iranienne parmi d’autres des sanctions américaines rétablies après le retrait de Washington en 2018 de l’accord sur le nucléaire iranien.

« Je ne suis pas le seul membre du club des personnes sanctionnées », a-t-il écrit sur son compte Twitter.

« Avant moi, des entreprises iraniennes de télécommunication, des développeurs, des patients malades de cancer et des enfants atteints d’EBJ sont passés par là », a-t-il ajouté, en référence à l’épidermolyse bulleuse jonctionnelle (EBJ).

L’Iran affirme que les sanctions américaines ont réduit l’accès aux médicaments pour l’EBJ, une maladie grave de la peau qui touche les enfants, provoquant plusieurs décès.

Les autorités ont affirmé qu’Internet sera totalement rétabli quand elles seront sûres que son usage n’entraînera pas d’abus.

En attendant, Mina, une quinquagénaire Iranienne dit prendre son mal en patience.

« Ma famille vit à l’étranger et j’ai toujours gardé le contact avec eux, mais désormais je n’ai plus aucun contact », dit-elle à l’AFP.

« Je dois me procurer une carte téléphonique, car appeler à l’étranger coûte trop cher (depuis une ligne fixe) », déplore-t-elle.

« Que peut-on faire ? On essaye juste d’être patient ».

Source: Times of Israël