Coronavirus : « nous nous préparons à une épidémie » en France indique le ministre de la Santé


Alors que plusieurs villes italiennes sont placées en quarantaine depuis le début du week-end, le nouveau ministre de la Santé Olivier Véran a indiqué dimanche que le risque d’épidémie en France était « très probable ».

La France se prépare à une possible « épidémie » du nouveau coronavirus, déclare le ministre de la Santé Olivier Véran dans un entretien au Parisien Dimanche.

Interrogé sur la possibilité de nouveaux cas en France, le ministre l’estime « très probable ».

« Une épidémie ? Nous nous y préparons », ajoute-t-il, évoquant notamment l’augmentation du « nombre de laboratoires équipés en tests de diagnostic pour atteindre une capacité de plusieurs milliers d’analyses par jour et sur tout le territoire, contre 400 aujourd’hui ».

« Nous poursuivons également l’équipement en masques », poursuit-il. Il indique également avoir « réuni mardi une soixantaine de décideurs en matière de santé car le partage d’informations et le retour d’expérience sont essentiels ».

La crainte de nouveaux modes de contamination

« Bien sûr que c’est sérieux, et nous nous mettons en situation. Si l’épidémie atteint l’Europe, je veux que nous soyons pleinement opérationnels », souligne le ministre, se disant attentif à la situation en Italie, « où un malade est décédé sans avoir été en Chine ni en contact connu avec un autre malade ».

Concernant le dernier groupe de 28 Français rapatriés vendredi de Chine et placés en quarantaine dans un village vacances de Normandie, le ministre souligne « qu’à ce stade, rien n’indique que l’un d’eux est infecté », mais assure que « nous restons en alerte maximale ».

Un seul patient reste hospitalisé en France, rappelle le ministre, alors qu’un touriste chinois est mort à Paris et que dix autres patients sont guéris.
Deux personnes sont décédées en Italie, pays d’Europe où le bilan est le plus lourd et où une trentaine de cas de contamination ont été répertoriés jusqu’à présent dont plus de 25 en Lombardie (région de Milan).

Source: Sud Ouest

Le pape dénonce l’antisémitisme comme une renaissance « inhumaine et antichrétienne »


« Les Juifs sont nos frères et ne doivent pas être persécutés »

Le pape François a dénoncé mercredi la renaissance « inhumaine et antichrétienne » de l’antisémitisme, qui pèse sur une question qui secoue l’Italie depuis ces dernières semaines.

S’exprimant devant son auditoire, le Pape a dénoncé l’antisémitisme, affirmant qu’il faisait rage après que le monde pensait que les « brutalités » de la Shoah étaient terminées.

« Il y a une nouvelle renaissance de la persécution des Juifs. Frères et soeurs, ce n’est ni humain ni chrétien. Les Juifs sont nos frères et ne doivent pas être persécutés. Vous comprenez? », a-t-il affirmé.

En Italie, une polémique a éclaté lorsque Liliana Segre, une survivante d’Auschwitz âgée de 89 ans, a appelé à la création d’un comité parlementaire chargé de lutter contre la haine, le racisme et l’antisémitisme.

La sénatrice italienne Liliana Segre va bénéficier d’une protection à vie en raison d’une multiplication des menaces, a décidé le ministère de l’Intérieur.

Deux carabiniers vont l’escorter à chacun de ses déplacements. 

Liliana Segre dit recevoir environ 200 messages d’insultes et de menaces par jour sur les réseaux sociaux.

Source: i24 News

Une invasion de millions de sauterelles inquiète les agriculteurs en Sardaigne


Des millions de sauterelles dans le centre de la Sardaigne suscitent l’inquiétude des agriculteurs. La région actuellement la plus touchée se trouve sur une zone couvrant les communes de Nuoro, Ottana et Orani, dans le centre de l’île. La Coldiretti, principale organisation agricole italienne, précise que tout traitement pour remédier au problème serait pour l’heure inefficace.

Une invasion de millions de sauterelles dans le centre de la Sardaigne (Italie) suscite l’inquiétude des agriculteurs de la région où quelque 2 000 hectares de terres ont déjà été dévastés par les insectes. Une telle invasion de ces insectes ne s’était pas produite depuis plus de 60 ans, a assuré Ignazio Floris, professeur d’entomologie à l’université de Sassari, en Sardaigne, interrogé lundi par le journal La Stampa.

La région actuellement la plus touchée se trouve sur une zone couvrant les communes de Nuoro, Ottana et Orani, dans le centre de l’île, où l’on peut voir des zones totalement recouvertes d’un tapis de sauterelles, selon la Coldiretti, principale organisation agricole italienne, qui a lancé l’alerte lundi dans un communiqué.

Tout traitement serait « inefficace pour l’instant »

Selon l’organisation, les exploitations concernées par l’invasion se retrouvent sans pâturages et les cours des fermes sont envahies. « Juin et juillet, mais aussi août sont les mois favorables à la propagation des sauterelles qui se développent sur les terres non cultivées, mais se déplacent aussi dans celles qui sont cultivées pour se nourrir », souligne la Coldiretti.

L’organisation agricole précise que tout traitement pour remédier au problème serait pour l’heure inefficace mais qu’une solution consisterait à labourer les terres, surtout celles qui ne sont pas cultivées et qui représentent un lieu idéal pour la prolifération des sauterelles.

Source: Ouest-France

Européennes: inquiétude face à la montée de l’extrême-droite


Dans les sondages, l’extrême-droite arrive en tête en France et en Italie.

Alors que le scrutin des élections européennes aura lieu dimanche, la montée de l’extrême-droite inquiète, d’autant plus que les actes antisémites sont en nette augmentation. 

Pour pallier ce phénomène, certaines communautés juives ont appelé à faire barrage contre l’extrême-droite.

Dans les sondages, l’extrême-droite a enregistré de très bons scores en France et en Italie et se place même en tête devant les traditionnels partis de gauche et de droite.

Alors que de nombreux Juifs quittent l’Europe ou envisagent de partir vivre ailleurs en raison de la recrudescence des actes antisémites, la commissaire européenne de la Justice, Vera Jourova a estimé que « par le passé, quand les Juifs ont quitté l’Europe, cela n’a jamais été un bon signe pour l’état de l’Europe. »

Précipitées dans une ultime course-poursuite rythmée de débats et meetings, les têtes de liste aux élections européennes ont martelé jeudi à la Maison de la Radio leurs messages essentiels, en espérant mobiliser leurs sympathisants et troubler le match entre majorité et Rassemblement national.

L’UE s’écroulera-t-elle sous peu pour finir en guerre civile? De nombreux Européens le pensent


Un sondage montre que les citoyens européens ne pensent pas que l’UE puisse survivre. L’Union européenne s’effondrera dans 20 ans et pourrait même aboutir à une guerre civile, estiment même certains d’entre eux.

La plupart des Européens craignent que l’UE ne s’écroule au cours des 20 prochaines années et une personne sur trois pense qu’elle pourrait même sombrer dans la guerre civile, révèle un sondage réalisé par YouGov.

Plus de la moitié des électeurs de pays comme la France, l’Allemagne, l’Italie et la Pologne pensent que la désintégration du bloc d’ici 2040 est une «possibilité réaliste».

Leur verdict s’avère pessimiste alors que le soutien populaire accordé au projet européen atteint pourtant de nouveaux sommets sur tout le continent en raison du chaos provoqué par le Brexit au Royaume-Uni.

Les chiffres sont particulièrement impressionnants en Slovaquie (66%) et en France. Dans ce dernier pays, 58% des personnes interrogées pensent que l’UE risque fort ou très probablement de s’effondrer au cours des deux prochaines décennies.

Les Suédois, les Danois et les Espagnols sont les seuls à se montrer beaucoup moins pessimistes.

En France et en Pologne, près d’un tiers des personnes interrogées ont déclaré qu’une guerre entre les États membres de l’UE était possible dans les prochaines années.

Ce sondage a été réalisé auprès d’électeurs en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Autriche, en Slovaquie, en Roumanie, en Grèce, en République tchèque et en Pologne.

Source: Sputnik News

Vaccination : l’Italie opte pour la menace “pas de vaccin, pas d’école”


Pour en finir avec la défiance des parents envers les vaccins obligatoires, le gouvernement italien vient d’instaurer la règle “pas de vaccins pas d’école”. Les enfants de moins de 6 ans peuvent être refoulés si leur carnet de vaccination n’est pas à jour.

Aux grands maux les grands remèdes. Pour limiter les épidémies de rougeole et pousser les parents à vacciner correctement leurs enfants, l’Italie a décidé d’employer la manière forte, que l’on pourrait résumer ainsi : “pas de vaccins, pas d’école” !

Désormais, un enfant de moins de 6 ans peut se voir refuser l’entrée à l’école s’il n’est pas à jour dans ses vaccins. De 6 à 16 ans, les enfants ne peuvent être exclus de la scolarisation, mais leurs parents se verront infliger une amendedont le montant peut aller jusqu’à 500 euros.

Ces mesures quelque peu drastiques concernent les vaccins obligatoires en Italie, dont celui contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (ROR), mais aussi celui contre la varicelle ou encore la poliomyélite. La date limite de vaccination, initialement fixée au 10 mars, avait été prolongée jusqu’au lundi 11 mars.

Chaque autorité régionale d’Italie peut cependant gérer cette mesure à sa façon. A Bologne, les autorités locales ont ainsi envoyé une lettre de suspension aux parents de quelque 300 enfants non ou mal vaccinés. D’autres régions se sont permis d’augmenter le délai de quelques jours pour laisser le temps aux parents de “régulariser” la situation vaccinale de leurs enfants.

Par cette mesure, l’Italie espère faire passer la couverture vaccinale de 80 à 95%, quelle que soit la maladie concernée. Car c’est à partir de ce seuil de 95% de personnes vaccinées que l’on estime le risque d’épidémie écarté. On parle d’immunité collective. Car la vaccination ne sert pas qu’à se protéger soi-même, c’est aussi un acte collectif pour protéger les plus fragiles, celles et ceux qui ne peuvent pas recevoir le vaccin (nourrissons trop jeunes pour être vaccinés, personnes dites immunodéprimées, femmes enceintes non vaccinées, etc.).

Le mois dernier, un petit garçon habitant à Rome et atteint d’une leucémie n’a ainsi pas pu aller à l’école car plusieurs de ses camarades de classe n’étaient pas vaccinés, et risquaient de lui transmettre la rougeole ou encore la rubéole, maladies pouvant entraîner de graves complications.

Source : BBC

«Une vraie pensée philosophique complexe» : en Italie, Macron veut «ré-inspirer» les peuples


A l’occasion d’un entretien diffusé à l’heure de grande audience sur la télévision publique italienne, Emmanuel Macron a tenté d’apaiser la crise diplomatique franco-italienne, soulignant l’importance selon lui de «réinventer le rêve européen».

Emmanuel Macron, le 25 février 2019 à l’Elysée (image d’illustration).

L’italien Fabio Fazio, présentateur de l’émission Che tempo che fa («Le temps qu’il fait», en français) recevait ce 3 mars Emmanuel Macron à l’antenne de la chaîne publique Rai Uno.

Le président de la République a estimé que l’Europe était comme «sur un volcan» : «Il y a des gens qui pensent qu’on peut continuer comme des somnambules, comme si de rien n’était, ils seront ensevelis. Moi, j’ai la conscience du tragique […] Nous avons besoin d’une vraie pensée philosophique complexe et de ré-inspirer nos peuples».

Après une succession d’échanges tendus entre Paris et Rome, le chef de l’Etat a donc affiché son intention d’«aller au-delà des malentendus». De fait, comme l’a relevé l’AFP, à défaut d’évoquer les sujets qui fâchent, le président de la République s’est étendu sur son amour pour l’Italie, parlant de ses voyages, de ses lectures, de Naples…

Moi, j’ai la conscience du tragique […] Nous avons besoin d’une vraie pensée philosophique complexe et de ré-inspirer nos peuples.

Emmanuel Macron

«Les péripéties les plus récentes ne sont pas très graves, nous devons passer outre» l’entend-on affirmer dans un court extrait de l’entretien diffusé sur les réseaux sociaux.

Entre nos deux pays, il y a le cœur, l’amitié, l’amour…

Emmanuel Macron a souligné l’importance de consolider les relations franco-italiennes, indispensables selon lui pour «une Europe plus forte». «Il faut réinventer le rêve européen» a-t-il déclaré. «Il n’y a pas d’aventure européenne, s’il n’y a pas d’amitié entre nos deux pays» a estimé le président de la République, concluant son intervention télévisée, selon ses propos rapportés par Le Figaro, en ces termes : «Je crois qu’entre nos deux pays, il y a le cœur, l’amitié, l’amour… Tout ce qui nous permet d’aller au-delà des malentendus, pour l’Europe et pour nous.»

Emmanuel Macron a annoncé qu’il recevrait le président italien, Sergio Mattarella, le 2 mai à Amboise et à Chambord, deux célèbres châteaux de la Loire, «avec la jeunesse française et italienne» : «On parlera d’avenir et d’Europe» a-t-il expliqué.

En outre, le chef d’Etat français n’a pas manqué de plaider pour «une Europe souveraine sur le plan de la défense et de la politique».

Le 7 février 2019, la France avait rappelé son ambassadeur en Italie, pour des «consultations». Paris pointait notamment du doigt «les dernières ingérences italiennes» après la rencontre entre Luigi di Maio et des Gilets jaunes, le 5 février.

Source: RT France

Crise entre l’Italie et l’UE: «L’Italie fera défaut et sortira de l’euro»


L’Italie a entamé un bras de fer avec Bruxelles. Il lui reste deux semaines pour présenter un budget 2019 qui satisfasse la Commission européenne. Mais les jours passent et Rome ne flanche pas. Pour Olivier Delamarche, membre des Éconoclastes, le but des dirigeants italiens est de sortir de l’euro, tout en rendant l’Europe responsable. Lire la suite