Le Japon verse 22,4 millions de dollars à l’UNRWA


« Le soutien du gouvernement japonais à l’UNRWA est extrêmement opportun et généreux »

Le gouvernement japonais a signé jeudi un accord de contribution d’un montant de 22,4 millions de dollars avec l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

L’événement s’est déroulé à Jérusalem-Est en présence de Masayuki Magoshi, envoyé japonais auprès de l’Autorité palestinienne (AP), et de Christian Saunders, commissaire général par intérim de l’UNRWA.

« Cette importante contribution fournira un financement vital pour la prestation de services de l’UNRWA aux réfugiés palestiniens en Syrie, au Liban, en Jordanie, à Gaza et en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est. Sur le total des dons, plus de 4,2 millions de dollars soutiendront l’UNRWA en Syrie pour 2020, et 7,6 millions de dollars sont alloués à la réponse d’urgence de l’Agence pour l’assistance humanitaire en 2020 à Gaza », a déclaré l’UNRWA dans un communiqué.

« Je suis heureux que cette contribution soutienne les activités importantes de l’UNRWA dans les cinq domaines de ses opérations. Cette contribution démontre le ferme engagement du Japon à soutenir l’UNRWA et ses opérations essentielles pour aider les réfugiés de Palestine », a affirmé M. Magoshi.

« Le soutien du gouvernement japonais à l’UNRWA est extrêmement opportun et généreux. C’est ce type d’appui qui est particulièrement utile à l’Agence, car il permet à l’UNRWA de progresser dans plusieurs domaines, notamment la santé et l’éducation, pour notre programme d’intervention humanitaire d’urgence et le développement durable, » a-t-il souligné.

Les États-Unis, qui étaient auparavant le plus grand contributeur de l’UNRWA, ont coupé leur aide à hauteur de 300 millions de dollars de financement à l’agence en 2018, le laissant à court d’argent et demandant à d’autres pays d’aider à combler le déficit.

Source: i24 News

Depuis le Japon, le pape François dénonce l’arme atomique, « plus que jamais un crime »


« La véritable paix ne peut être qu’une paix désarmée », a dit le pape à Hiroshima, ville martyre de la bombe atomique.

C’est une charge sans précédent de la part d’un chef de l’Église catholique. Le pape François a qualifié ce dimanche de « crime » l’usage de l’atome à des fins militaires et a démonté la logique de la dissuasion nucléaire, durant des visites à Nagasaki puis Hiroshima, villes japonaises martyres de la bombe atomique

« L’utilisation de l’énergie atomique à des fins militaires est aujourd’hui plus que jamais un crime, non seulement contre l’homme et sa dignité, mais aussi contre toute possibilité d’avenir dans notre maison commune », a déclaré François dans un message prononcé au Mémorial de la paix de Hiroshima, non loin du lieu où avait été larguée la bombe américaine le 6 août 1945. 

Il avait plus tôt dans la journée rejeté à Nagasaki, frappée trois jours plus tard par une deuxième bombe A, la doctrine selon laquelle posséder l’arme nucléaire pour dissuader les attaques est le moyen de garantir la paix. Une « fausse sécurité » qui envenime au contraire les relations entre les peuples, avait-il lancé dans cette ville de l’île de Kyushu dans le sud-ouest du Japon, où ses propos ont résonné devant des survivants du bombardement dans lequel ont péri au moins 74 000 personnes. 

« La véritable paix ne peut être qu’une paix désarmée », a-t-il plus tard martelé dans son discours à Hiroshima, où au moins 140 000 personnes périrent le matin de l’attaque et dans les mois qui suivirent. 

« Vivre, mourir en humain »

L’horreur de la guerre et des armes, un cri récurrent de l’Argentin Jorge Bergoglio, s’inscrit dans la continuité des papes qui l’ont précédé. Mais un rejet clair de la théorie de la dissuasion nucléaire constitue une rupture avec le passé. Devant l’ONU en 1982, Jean-Paul II avait défini cette doctrine comme un mal nécessaire « dans les conditions actuelles ». 

Le Saint-Siège a ratifié en 2017 le traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Voici deux ans, lors d’un symposium au Vatican, François avait condamné « la possession » même d’armes nucléaires ainsi que « la menace de leur usage ». Car pour lui, les relations internationales ne peuvent pas être fondées sur les intimidations militaires. Le pape s’est aussi insurgé ce dimanche contre toute la filière de l’armement : « La fabrication, la modernisation, l’entretien et la vente d’armes toujours plus destructrices sont un outrage continuel qui crie vers le ciel ». 

Il a rencontré des survivants de la bombe, appelés « hibakusha » au Japon, et rendu hommage à « la force et la dignité » de ceux qui ont supporté dans leur corps « les souffrances les plus atroces » et « dans leur esprit, les germes de la mort ». « Ma mère et ma soeur aînée ont été tuées, carbonisées. Même si vous surviviez, vous ne pouviez plus vivre comme des humains ni mourir comme des humains (…). C’est toute l’horreur des armes nucléaires », avait expliqué à la presse Sakue Shimohira, âgée de 85 ans, qui a remis au pape une gerbe de fleurs blanches à Nagasaki, devant le principal monument du « parc de la paix », lieu central de l’impact de la bombe atomique. 

0,3 % de Japonais catholiques

« Ce pays a connu comme peu le niveau de destruction dont l’être humain est capable », a dit le pape dans son homélie au cours d’une messe en plein air célébrée devant 35.000 personnes dans un stade de baseball de Nagasaki. 

Le Japon, doté d’une Constitution pacifiste dictée par l’occupant américain après la Seconde Guerre mondiale, s’est par ailleurs donné en 1967 pour principes de « ne pas produire, détenir ou introduire sur son territoire d’armes nucléaires ». Reste que le pays dépend du parapluie nucléaire américain pour sa sécurité. 

Dans un deuxième discours à Nagasaki, avant la messe, François a rendu hommage aux premiers missionnaires et « martyrs » japonais des XVIe et XVIIe siècles, « une profonde source d’inspiration et de renouvellement » pour lui dans sa jeunesse, et rappelé la nécessité de garantir la liberté religieuse pour tous. À peine 440 000 Japonais sont catholiques, sur une population totale de 126 millions d’habitants. 

François rencontrera aussi lundi des victimes du séisme de magnitude 9 survenu au large du nord-est du Japon et du tsunami, qui a tué quelque 18.500 personnes le 11 mars 2011, une catastrophe naturelle suivie par le désastre nucléaire de Fukushima.  

Source: L’Express

Au Japon, le réveil du volcan Asama


Le mont Asama, l’un des volcans les plus actifs du pays, s’est réveillé dans la nuit de mercredi à jeudi en projetant des cendres et de la fumée sur près de 2 000 mètres dans le ciel.

Un volcan japonais situé à environ 140 km à l’ouest de Tokyo est entré en éruption dans la nuit de mercredi à jeudi pour la première fois depuis 2015, entraînant des restrictions d’accès. Le mont Asama, l’un des volcans les plus actifs du pays, s’est réveillé dans la nuit en projetant des cendres et de la fumée sur près de 2 000 mètres dans le ciel.

L’agence météorologique nationale a aussitôt relevé son niveau d’alerte d’un cran, à 3 sur une échelle de 5, signifiant l’interdiction d’approcher à moins de 4 km du lieu de l’éruption. Des chutes de roches et des nuées chaudes de gaz volcaniques pourraient en effet affecter un rayon de 4 km autour du cratère, a averti l’agence.

Les agglomérations voisines pourraient être touchées par des chutes de petites pierres

Selon l’orientation des vents, les agglomérations voisines du volcan pourraient être touchées par des chutes de plus petites pierres et de cendres, a-t-elle encore prévenu. Plusieurs personnes qui campaient à proximité ont été évacuées vers un refuge où elles ont passé la nuit.

Des gaz volcaniques continuaient jeudi matin à être projetés dans l’air mais à un niveau «normal», a précisé à l’AFP un responsable de l’agence. «Nous n’observons pas de hausse de l’activité», a-t-il ajouté.

Source: Paris Match

Première expérience sur un embryon animal composé de cellules humaines au Japon


Le Japon a approuvé la toute première expérience sur un embryon mi-humain mi-animal. Cette recherche pourrait produire des sources alternatives d’organes pour la transplantation. Cependant, il y a toute une série d’obstacles éthiques et techniques à surmonter.

© Jennifer Doudna/UC Berkeley
CRISPR – Le nouvel outil révolutionnaire pour couper et épisser l’ADN.

Selon le journal Nature, un scientifique japonais spécialisé dans les cellules souches est sur le point d’obtenir le soutien du gouvernement pour développer des embryons animaux qui contiennent des cellules humaines. Ces embryons seront ensuite transplantés dans des animaux de substitution. Cette décision fait suite à l’abrogation d’une telle interdiction au début de l’année 2019. 

L’étude sera dirigée par Hiromitsu Nakauchi de l’Université de Tokyo, avec le soutien de scientifiques de l’Université Stanford en Californie. L’objectif est de cultiver des cellules humaines dans des embryons de souris et de rats. L’objectif à long terme est de créer des animaux avec des organes composés de cellules humaines et de faire en sorte que ces organes puissent être transplantés chez les humains. 

Commentaire : L’Université Stanford, ou la foi délirante du gouvernement US dans un avenir tout technologique et tout business qui va changer le monde : « Les origines secrètes de la Silicon Valley – Ce que les grandes entreprises technologiques ne veulent pas que vous sachiez » 

Après avoir reçu la permission, Nakauchi a déclaré :

« Enfin, nous sommes en mesure d’entamer des études sérieuses dans ce domaine après dix années de préparation. Nous ne nous attendons pas à créer des organes humains immédiatement, mais cela nous permet de faire avancer nos recherches en nous basant sur le savoir-faire que nous avons acquis jusqu’à présent. »

La recherche se fonde sur des « embryons chimériques hybrides humains et animaux » fabriqués aux États-Unis (comme l’a signalé le Digital Journal), mais ces embryons n’ont jamais été menés à terme et les National Institutes of Health des États-Unis ont depuis imposé un moratoire sur le financement de ce type d’expériences. 

Ceci soulève plusieurs questions éthiques, la modification génétique étant une pratique controversée, avec un équilibre entre partisans et détracteurs dans le domaine scientifique. Les premières études ont été menées en Chine, où un gène responsable d’une maladie du sang a été éliminé. L’une des principales préoccupations est de savoir si le traitement aura des « effets hors cible », c’est-à-dire s’il modifiera d’autres gènes. Une actuelle mesure de bioéthique stipule que si les scientifiques détectent que les cellules humaines dépassent plus de trente pour cent du total des cellules cérébrales des embryons de rongeurs, cela conduira à l’annulation de l’expérience. 

La première partie de la recherche est une étude visant à créer des pancréas humains chez les rongeurs en utilisant des cellules souches pluripotentes induites par l’homme. Cela impliquera la création d’œufs fécondés de rats et de souris sans la capacité de produire des pancréas en manipulant les gènes. Les chercheurs placeront ensuite des cellules iPS humaines dans ces ovules fécondés, formant les « embryons mi-animal mi-humain ». 

Source: Digital Journal 

Traduction : Sottt.net

Tremblement de terre à Tokyo juste avant l’arrivée de Donald Trump


Un tremblement de terre de magnitude 5 a secoué les immeubles de Tokyo, samedi, à quelques heures de l’arrivée du président américain Donald Trump.

National falgs of Japan and the US are displayed on street in Tokyo on May 25, 2019. US President Donald Trump will arrive in Japan on May 25 for a four-day trip likely to be dominated by warm words and friendly images, but light on substantive progress over trade. / AFP / Kazuhiro NOGI

Donald Trump arrive ce samedi 25 mai au Japon pour une visite de quatre jours. Si celle-ci devrait être dominée par force amabilités et images de bonne entente, sans réelles avancées concrètes à attendre sur la question prégnante du commerce, elle sera d’un autre côté placée sous le signe du danger tellurique : un tremblement de terre de puissance moyenne a secoué les immeubles de Tokyo, ce samedi, à quelques heures de l’arrivée du président américain.

Le séisme a été ressenti dans la partie orientale du Japon, selon la chaîne NHK.

Pas d’alerte au tsunami

Son épicentre était situé dans le sud de la préfecture de Chiba, à une soixantaine de kilomètres au sud-est de la capitale, là-même où Donald Trump a prévu de jouer au golf dimanche avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

L’institut de veille géologique américain (USGS) a mesuré un tremblement de terre de magnitude 5. Aucune alerte au tsunami n’a été émise.

Pour ce deuxième voyage au Japon, Trump sera le premier dirigeant étranger à rencontrer le nouvel empereur Naruhito, monté sur le trône du Chrysanthème le 1er mai, après l’abdication de son père Akihito, un signe des liens forts noués par les deux pays autrefois ennemis.

Source: Ouest-France

Un ancien sanctuaire japonais lance un robot bouddhiste


Une nouvelle tournure high-tech qui espère offrir une sagesse bouddhiste facilement compréhensible par les jeunes générations au Japon.

Kyoto, l’ancienne capitale du Japon, abrite des temples, des sanctuaires et des jardins impériaux. Berceau de la tradition japonaise, la ville attire quelque 53 millions de touristes chaque année.

Récemment, le célèbre temple Kodaiji de Kyoto, vieux de 400 ans, a dévoilé un nouveau look moderne. La première divinité androïde sutra-chanting du monde, inspirée de Kannon la déesse bouddhiste de la miséricorde, a été présentée au public la semaine dernière. Kannon est vénéré par des milliers de temples au Japon comme une divinité qui aide les gens en détresse ; maintenant la fascination du pays pour la robotique a fait son chemin dans ce culte.

L’administrateur du temple Kodaiji, Tensho Goto, voulait faire connaître le bouddhisme à une jeune génération qui perdait le contact avec la tradition. Il a fait appel à l’aide du professeur Hiroshi Ishiguro, chef de la robotique intelligente à l’Université d’Osaka, qui s’est fait un nom dans la recherche robotique sur la scène mondiale.

La version androïde de Kannon, nommée « Mindar », qui en résulte, se dresse sur un piédestal de 195 centimètres de haut (6 pieds, 4 pouces), pèse 60 kilogrammes, et est faite de silicium et d’aluminium. Comme beaucoup de robots téleoïdes populaires d’Ishiguro, Mindar prend une forme humaine non sexiste. L’apparence est réduite au strict minimum – presque comme un robot nu. Mais en tant qu’androïde incarnant la Déesse de la Miséricorde, Mindar avait des caractéristiques spéciales conçues pour évoquer à la fois les qualités féminines et masculines. Avec une tête ouverte de fils d’aluminium exposés et une moitié inférieure mécanique, Mindar n’est peut-être pas comme certains pourraient imaginer un Kannon robotique. Cependant, les caractéristiques faciales simples permettent aux visiteurs d’utiliser leur propre imagination dans la façon dont ils aimeraient que la divinité apparaisse.

Kohei Ogawa est professeur agrégé de robotique intelligente à l’Université d’Osaka et a travaillé à la création de Mindar avec Ishiguro. Il dit que les images de divinités que nous voyons aujourd’hui à partir de reliques et de statues ont été gravées dans la pierre par l’imagination des différentes générations de moines dans le passé. Mais une nouvelle génération de moines voit la robotique comme un moyen de diversifier la façon dont les gens voient et adorent ces divinités domestiques.

« Tout dépend de la personne qui regarde le robot « , explique Ogawa. « Si quelqu’un veut traiter l’androïde comme un homme, il y aura des éléments qui représentent une forme masculine et vice versa. »

Ogawa dit qu’une divinité androïde n’est pas une expérience normale pour les Japonais et est toujours un concept étranger. Mais les Japonais n’ont pas de pensée stéréotypée quand il s’agit de robots et n’ont pas de préjugés. « Ils pensent juste’oh, ce qui s’est passé ici’ et puis ils l’acceptent, » dit-il en riant.

Cette collaboration conjointe unique a coûté la modique somme de 100 millions de yens (909 090 $). Ogawa dit que tout le monde haut placé dans les rangs du temple Kodaiji n’approuve pas la technologie la plus récente. Néanmoins, les moines se sont réunis lors de la cérémonie d’ouverture pour présenter l’androïde Kannon aux médias avec une cérémonie traditionnelle de chants, de saluts, de tambours et de sonneries de cloches.

Pour imiter un dialogue « naturel », Mindar peut bouger les yeux, les mains et le torse, faire des gestes humains pendant son discours, et rassembler ses mains dans la prière. Une caméra implantée dans l’œil gauche pour faire la mise au point sur un sujet donne l’impression d’un contact visuel.

Le sermon préprogrammé de 25 minutes de Mindar est basé sur le texte religieux profondément philosophique appelé le Soutra du cœur, qui est bien connu au Japon et en Asie. Mais Ogawa dit que le sens derrière ce texte important est à peine compris par quiconque ; même les moines ne font que chanter et réciter le sutra sans s’engager dans son contenu. « Les moines ne parlent pas de la véritable signification du Soutra du Coeur aux adorateurs ; ils le lisent simplement comme de la poésie « , dit-il. « Mais ça ne marche pas. Les moines sont comme des robots. »

Le projet a adopté pour la première fois une carte de projection 3D interactive, où les visiteurs dans la salle sont projetés en 3D grâce à un projecteur omnidirectionnel. Sur le mur derrière Mindar, une personne préprogrammée projetée pose aux androïdes des questions sur le texte du Soutra du cœur. Mindar répond en japonais simple et clair, avec sous-titres anglais et chinois affichés sur le mur.

L’androïde Kannon peut transmettre des messages très compliqués aux visiteurs, ce qui leur permet d’écouter plus facilement le message « , explique Ogawa. « Les visiteurs ont l’impression que le robot et la personne projetée sur l’écran interagissent en temps réel. »

« Le Soutra du cœur devrait encourager les gens à résoudre les problèmes par eux-mêmes et leur donner l’occasion de réfléchir à la nature du problème. Nous pouvons donner aux visiteurs l’occasion de commencer à réfléchir sur eux-mêmes « , ajoute-t-il.

Mindar n’est ouvert au public que le 8 mars. L’androïde est en cours d’essai jusqu’en mai, date à laquelle Ogawa analysera les données pour y apporter les mises à jour nécessaires. Déjà, il y a des ambitions d’améliorer Mindar pour pouvoir répondre aux questions des visiteurs et aux divers problèmes personnels.

Source: The Diplomat