EI: Amman s’inquiète d’une « résurgence » et exhorte la coalition internationale à l’unité


La Jordanie s’est inquiétée lundi d’une résurgence du groupe jihadiste Etat islamique (EI), et a exhorté la coalition internationale à l’unité, alors que les récents développements régionaux ont relégué ce combat au second plan.

« Ce qui m’inquiète le plus, c’est la résurgence (…) de l’EI au cours de l’année, pas seulement dans le sud-est syrien mais aussi dans l’ouest de l’Irak », a déclaré à France 24 le roi Abdallah II, attendu ces prochains jours à Bruxelles, Strasbourg et Paris.

« Cela va devenir un problème pour Bagdad, et nous devons être là pour aider les Irakiens à gérer cette menace pour nous tous, pas seulement pour la région mais aussi pour l’Europe et le monde », a-t-il ajouté.

Cette menace a également été à l’ordre du jour des entretiens à Amman lundi entre le chef de la diplomatie jordanienne, Ayman Safadi, et son homologue allemand, Heiko Maas.

« Nous devons préserver la cohésion de la coalition internationale contre le terrorisme », car « toute division en son sein serait une opportunité pour les terroristes de s’infiltrer dans le vide créé », a déclaré M. Safadi lors d’une conférence de presse.

Il a dit espérer que les membres de cette coalition parviendraient à « dépasser ce qui s’est passé en Irak et en Iran », appelant à « préserver la présence des forces de la coalition, américaines, européennes et autres dans la région ».

Les tensions entre l’Iran et les Etats-Unis se sont exacerbées depuis l’assassinat par Washington il y a dix jours du puissant général iranien Qassem Soleimani à Bagdad, suivi de frappes de représailles de Téhéran sur des bases irakiennes abritant des Américains.

Après l’opération américaine du 3 janvier, le Parlement irakien a appelé au départ des troupes étrangères du pays, au premier rang desquels américaines.

– « Baisser la température » –

Ces vives tensions doivent être au menu des discussion d’Abdallah II avec les Européens.

« Jusqu’à présent, il semble que nous assistions à une désescalade. Nous espérons que cette tendance se poursuivra », a souligné le souverain jordanien.

« Ce qui se passera à Téhéran aura des conséquences pour Bagdad, Amman, Beyrouth, et pour le processus de paix israélo-palestinien », a-t-il fait valoir. « Dans les prochains mois, nous pourrons trouver le ton juste pour la région, afin de faire baisser la température », a-t-il espéré.

Concernant la Libye, où un cessez-le-feu à l’initiative de la Turquie et de la Russie est entré en vigueur dimanche après plus de neuf mois de combats meurtriers aux portes de la capitale Tripoli, le roi Abdallah II a dénoncé « le renfort de combattants étrangers venus de Syrie ».

« Plusieurs milliers de combattants étrangers ont quitté Idleb par la frontière nord (de la Syrie, ndlr) et sont arrivés en Libye ». Ce sujet « fera l’objet d’une discussion importante au cours des prochains jours » avec les Européens.

Selon un récent rapport d’experts de l’ONU sur la Libye, la Jordanie a envoyé des équipements militaires au maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est libyen qui tente depuis avril 2019 sans succès de s’emparer de Tripoli, siège du gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU. 

Ce rapport place le royaume, avec les Émirats arabes unis et la Turquie, sur la liste des pays qui ont violé l’embargo sur les armes imposé depuis 2011 à la Libye.

Ankara a fourni du matériel aux troupes loyales au GNA, allant des véhicules blindés aux drones, selon des sources diplomatiques.

Source: Actu Orange

Le roi de Jordanie : Les relations avec Israël sont plus tendues que jamais


Le roi Abdallah II de Jordanie a déclaré vendredi que les relations entre la Jordanie et Israël sont plus tendues que jamais, en partie en raison de problèmes liés à la situation en Israël.

Le Roi, qui s’est exprimé lors d’une conférence à New York, a ajouté : « J’espère qu’Israël pourra déterminer son avenir dans les semaines et les mois à venir ».

Il a également souligné que la soi-disant « solution à deux États » est la seule solution au conflit entre Israël et les Arabes palestiniens et a averti : « C’est la dernière chance, chaque année qui passe compliquera encore la situation ».

La Jordanie est l’un des deux seuls pays arabes, avec l’Égypte, à avoir conclu un accord de paix avec Israël. Cependant, le parlement du pays, composé majoritairement d’islamistes, reste anti-israélien et ses membres ont demandé plus d’une fois l’annulation du traité de paix.

En mars, un groupe de législateurs jordaniens a appelé à l’expulsion de l’ambassadeur d’Israël du royaume en réponse à ce qu’ils ont qualifié d' » agression israélienne en cours  » sur les lieux saints de Jérusalem.

En août, le parlement jordanien a recommandé que le pays expulse l’ambassadeur d’Israël, rappelle l’ambassadeur de Jordanie en Israël et réexamine l’accord de paix entre les deux pays.

Les décisions d’annulation du traité de paix, signé en 1994, ne peuvent être prises que par le Roi.

Source: Prophecy Headlines

Traduit par: SENTINELLE SAPS

Le ministre israélien de la Sécurité veut changer le statut du Mont du Temple avec un accord prophétisé


Le ministre israélien de la Sécurité publique, Gilad Erdan, vient d’appeler à un changement du statu quo sur le Mont du Temple pour que les Juifs puissent y prier.

On rapporte que le ministre israélien de la Sécurité a déclaré lors d’une interview que  » je pense qu’il y a une injustice dans le statu quo qui existe depuis 1967 « .

Erdan a poursuivi en disant à Radio 90 d’Israël : « Nous devons travailler à la changer pour que les Juifs, avec l’aide de Dieu, puissent prier au Mont du Temple ».

Il a clarifié ses remarques en ajoutant : « Cela doit être réalisé par des accords diplomatiques et non par la force. »

Ceci est directement lié aux prophéties bibliques comme dans Daniel chapitre 9. Comment un accord futur s’annonce pour qu’Israël puisse également récupérer son accès et ses droits sur le Mont du Temple.

Ce qui les amènera à avoir à nouveau un temple juif et un culte à Jérusalem autour duquel les prophéties majeures des derniers jours s’accompliront.

Bien sûr, la Jordanie, par l’intermédiaire d’un porte-parole du ministère jordanien des Affaires étrangères, a averti qu’un changement du statu quo sur le Mont du Temple aurait de graves conséquences.

Et d’ajouter que les tentatives de changer le statu quo dans Jérusalem occupée ne feraient qu’exacerber le conflit et faire exploser la situation, menaçant ainsi la paix et la sécurité internationales.

Israël reconnaît actuellement la garde jordanienne du Mont du Temple par l’intermédiaire du Waqf, un trust islamique. Mais les tensions s’intensifient en Israël sur le Mont du Temple, alors qu’ils réclament un accès plus large.

Et comme le montrent les commentaires du ministre israélien de la Sécurité, le désir d’un accord qui résoudra ce problème se fait de plus en plus pressant. Ce qui nécessiterait évidemment un médiateur, dont les prophéties (Daniel 9) prédisent la venue qui accomplira cet accord qui sera d’une durée de 7 ans.

Ce qui conduira à l’autonomisation et à la montée en puissance de ce médiateur, qui sera révélé comme l’antéchrist dans le Temple juif de Jérusalem 3 ans et demi après l’accord à venir que le ministre israélien de la Sécurité demande maintenant.

Ces événements et conditions qui se produisent maintenant sont des signes qui indiquent que les prophéties des Derniers Jours approchent de leur accomplissement à la fin de cet âge, révélant qu’il est temps de préparer l’apparition prochaine de Jésus-Christ pour Son Église en étant né de nouveau spirituellement dans le Royaume de Dieu comme Jésus le dit (Jean 3) et ses Apôtres qui étaient autorisés (Matthieu 16:19) ont décrit comment (Ac 2).

Préparer ceux qui sont nés de nouveau dans la Bible dans le Royaume de Dieu à être prêts à échapper à toutes ces choses qui arriveront, dans la colère de la tribulation de la prophétie de l’Apocalypse qui vient sur le monde de la désobéissance, comme l’Église née de nouveau est destinée non à la colère mais plutôt au salut par le Seigneur Jésus Christ.

Source : Signs of the Last Days

Traduit par : SENTINELLE SAPS

Avec le lancement du sommet du Bahreïn, un agenda chargé mais peu d’attentes


Tony Blair, Steve Mnuchin et Jared Kushner interviendront à Manama, ainsi que des technocrates et des hommes d’affaires – mais le nom des absents devrait être tout aussi parlant.

Avec, dans l’ombre, les critiques âpres émanant des Palestiniens et un certain scepticisme affiché par d’autres, l’administration Trump va donner le coup d’envoi de son initiative de paix israélo-palestinienne mardi à Manama – espérant lever des milliards de dollars pour soutenir la vision d’une économie palestinienne prospère en cas de conclusion d’un accord de paix.

Les Etats-Unis n’ont obtenu qu’un soutien peu enthousiaste de la part de leurs partenaires traditionnels de paix au Moyen-Orient alors que va s’ouvrir la conférence intitulée « De la prospérité à la paix » au sein de la minuscule capitale bahreïnie, sur fond de tensions croissantes avec l’Iran qui pourraient provoquer un conflit régional.

Cette session de travail de deux jours, qui commence mardi, s’illustrera par l’absence de délégations israélienne ou palestinienne. Elle réunira des participants gouvernementaux et du secteur privé venus de douzaines de pays, même si certains n’ont pas de lien connu avec la politique ou l’économie régionale.

Parmi les personnalités qui assisteront à la conférence, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international (FMI) et le patron de la fédération internationale de football (FIFA) Gianni Infantino.

Si Blair s’est profondément impliqué dans les aspects socio-économiques du conflit israélo-palestinien depuis fort longtemps, Infantino et Lagarde ne se sont, pour leur part, jamais particulièrement distingués dans les affaires régionales.

L’événement comprendra également une présentation effectuée par le gendre et haut-conseiller de Trump, Jared Kushner, et par le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin.

Certains des intervenants les plus connus qui prendront la parole à la conférence sont issus de la communauté des affaires, comme Stephen Schwarzman, directeur-général du Blackstone Group, et Dina Powell, directrice de Goldman Sachs, qui ont d’ores et déjà travaillé avec l’administration Trump dans le passé.

Powell en particulier a été profondément impliquée dans les toutes premières négociations menées par Kushner entre Israéliens et Palestiniens avant de partir pour rejoindre le secteur privé.

Mais il y a quelque chose de peut-être plus éloquent encore que le nom de ceux qui se trouveront à l’ordre du jour à Manama : C’est le nom de ceux qui n’y figurent précisément pas.

Un seul intervenant palestinien est mentionné. Aucun Israélien ne figure au programme et seuls quelques représentants des Etats arabes ayant décidé d’envoyer une délégation au Bahreïn monteront à la tribune de salle de conférence où aura lieu le sommet.

Sur le programme de la session de travail, aucune mention non plus d’Israël et de la Palestine et seulement quatre références au nom « Palestiniens ».

L’une de ces références figure dans la description du seul participant palestinien qui prendra la parole lors de la rencontre, un homme d’affaires de Cisjordanie qui travaille avec les habitants d’implantation israéliens et qui est considéré avec suspicion par une grande partie de sa communauté.

Les critiques notent également que le programme de l’atelier – qui fait sept pages – ne contient aucune discussion portant sur le moyen de résoudre les querelles politiques au cœur du conflit.

Un document de 40 pages soulignant un plan de 50 milliards de dollars dont l’objectif est de redonner un élan à l’économie palestinienne a été raillé par certains qui y ont vu des propositions utopiques, ou rabâchant de vieilles idées.

Un commentateur l’a comparé à une brochure immobilière.

« Je ne pense pas qu’ils réalisent la difficulté de l’entreprise », déclare Dave Harden, ancien directeur de mission pour l’Agence américaine de développement international (USAID) en Cisjordanie et à Gaza. « Même s’il y a des fonds, la mise en oeuvre est un défi immense ».

Les Palestiniens ont d’ores et déjà rejeté le plan, disant qu’il était une tentative de les acheter, et ils boycottent la conférence.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, pour sa part, a indiqué dimanche que son gouvernement de transition donnerait une chance au sommet. Quelques heures auparavant, néanmoins, l’un de ses ministres, Tzachi Hanegbi, avait dédaigné l’idée d’une liaison terrestre entre Gaza et la Cisjordanie, la qualifiant « d’inappropriée ».

L’administration Trump a reconnu que ses propositions économiques ambitieuses dépendent de l’acceptation d’un plan politique, dont les lignes ne seront pas révélées avant l’automne.

« Difficile de savoir si quelque chose va sortir de cet ordre du jour », estime Shibley Telhami, experte du Moyen-Orient et professeure à l’université du Maryland, au sein de l’institut Sadate pour la paix et le développement.

En passant aux affaires

Alors que pourront donc attendre de ce sommet de quarante-huit heures les personnes qui y seront présentes et celles et ceux qui la suivront viaune retransmission en direct sur YouTube ?

Le sommet doit commencer, mardi soir, par un bref discours de Kushner, suivi d’une discussion appelée « le temps est venu : Construire une coalition pour la prospérité au Moyen-Orient ».

Schwarzman, qui a dirigé pendant une courte période le forum de politique d’entreprise de Trump – qui n’existe plus aujourd’hui – et l’homme d’affaires émirati Mohamed Alabbar évoqueront la manière dont le secteur privé pourra « accompagner une nouvelle ère de prospérité », selon le programme de la conférence.

Mercredi matin, il y aura un panel réunissant Lagarde – qui a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu l’année dernière à Munich – le ministre d’Etat saoudien des Affaires économiques et du développement Mohammed Al-Sheikh et l’homme d’affaires nigérian Tony Elumelu.

Un second groupe, réunissant des personnalités des affaires des Etats-Unis, du Bahreïn, de la Turquie et du Royaume-Uni se consacreront aux moyens, pour la Cisjordanie et Gaza, de créer une « renaissance économique. »

Selon les organisateurs de l’atelier, cette renaissance ne va pas seulement « nécessiter des engagements financiers mais également un cadre politique pro-croissance et favorable pour inciter aux investissements ».

Plus tard dans la matinée, Infantino et le réalisateur de film Fernando Sulichin, basé aux Etats-Unis, évoqueront la manière dont le sport et l’industrie du divertissement pourront « dynamiser le voyage vers la prospérité économique ».

« Une industrie florissante du sport et des loisirs ne créerait pas seulement des opportunités d’emploi de haute qualité pour la population de la région mais elle présenterait également des bénéfices tangentiels et d’ampleur, avec notamment la promotion de la créativité et d’un mode de vie sain », dit le document de la conférence.

D’autres panels seront organisés entre des hommes d’affaires et des experts venus de divers pays, notamment des Emirats arabes unis et d’Inde. Powell débattra de l’émancipation des femmes avec l’entrepreneuse égyptienne Reem Fawzy et la diplomate américaine Josette Sheeran.

Après une pause-déjeuner d’une heure, le président de la Banque mondiale, David Malpass, présenté comme un « expert du développement », aux côtés du directeur-général d’AT&T, Randall Stephenson, discuteront de stratégies visant à « renforcer les institutions publiques, les processus gouvernementaux et l’environnement juridique et régulatoire » dans la région.

Ashraf Jabari, un homme d’affaires de Hébron — et l’un des quelques Palestiniens qui n’a pas boycotté l’événement – sera interrogé sur les moyens à mettre en oeuvre pour développer un environnement commercial local prospère.

Jabari est décrit dans le programme comme le président du Palestinian Business Network, ignorant son rôle de co-président de la Chambre de commerce de Judée et Samarie, un groupe pro-implantations qui prône une coopération plus étroite entre Israéliens et Palestiniens en Cisjordanie.

Plusieurs autres hommes d’affaires palestiniens devraient participer, selon l’homme d’affaire américano-israélien Charles Tawil, à la tête de la délégation, qui n’a toutefois pas souhaité révéler leurs identités en raison « d’inquiétudes en termes de sécurité »

Lundi, un autre homme d’affaires palestinien qui avait confirmé de prime abord sa présence s’est retiré après avoir vu la liste des autres participants, qui sont tous liés à Jabari, selon Tawil.

« Cela ne me fait pas honneur de me trouver à leurs côtés », a estimé Mohammed Massad, 54 ans, un homme né à Jénine qui travaille dans le développement agricole et qui vit à Haïfa depuis 22 ans. Il a refusé de détailler son positionnement.

La conférence s’achèvera par une discussion entre Blair – reconnu comme un ami fervent d’Israël et qui est également un soutien convaincu de la solution à deux Etats – et Kushner, qui, jusqu’à présent, s’est retenu d’appeler à la création d’un Etat palestinien.

« Afin d’ouvrir la voir vers une prospérité économique durable pour la Cisjordanie, pour Gaza et la région, les parties prenantes devront s’attacher aux expériences précieuses des responsables internationaux à même de saisir au plus près les réalités de la région », dit le programme.

« Ce n’est qu’en tirant les leçons apprises ailleurs dans le monde que la Cisjordanie, Gaza et la région seront en mesure de construire une plateforme de croissance et de développement économiques forte », ajoute-t-il.

Lors du panel final, les ministres des Finances s’entretiendront avec Mnuchin.

Néanmoins, l’absence d’autres noms à l’ordre du jour souligne le profond scepticisme sur la conférence qui s’exprime en coulisses, et même parmi les plus grands alliés des Américains du le Golfe qui ont refusé d’envoyer des représentants autres que des ministres de bas niveau ou des adjoints.

La plupart d’entre eux ont lancé une mise en garde, avertissant qu’ils ne soutiendraient pas un plan de paix qui ne serait pas accepté par les Palestiniens.

L’Egypte et la Jordanie, qui sont les seuls alliés de l’Etat juif dans la région, ont également minimisé la conférence et tenté d’expliquer leur participation comme étant simplement à titre d’information. Leur absence dans les panels confirment ce positionnement.

« Nous avons le droit d’évaluer et d’examiner », a dit le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry dans une interview accordée à Russia Today dans la journée de lundi, défendant la présence du pays à la conférence, une initiative très impopulaire dans les rues du Caire. « Mais », a-t-il ajouté, « la décision finale en reviendra à l’Autorité palestinienne ».

Source: Times of Israël

Jordanie: des centaines d’islamistes manifestent contre le plan de paix de Trump


Brandissant des pancartes et avec des slogans tels que « non à la normalisation avec Israël », les manifestants ont demandé à Amman de se retirer de la conférence de Manama.

Les drapeaux jordaniens et des frères musulmans brandis parmi d’autres, dénonçant la conférence économique organisée par les Etats-Unis au Bahreïn au cours d’une manifestation contre « l’accord du siècle » du président Donald Trump, à Amman, capitale de la Jordanie, le 21 juin 2019 (Crédit : Khalil MAZRAAWI / AFP)

Des centaines d’Islamistes ont défilé au sein de la capitale jordanienne d’Amman, vendredi, pour protester contre le plan de paix de Trump, attendu depuis longtemps, et demander à leur gouvernement de se retirer de la conférence économique qui aura lieu au Bahreïn dans quelques jours.

Au début du mois, les Etats-Unis ont annoncé que la Jordanie prendrait part à ce sommet qui aura lieu dans la capitale bahreïnie de Manama le 25 et le 26 juin, après des semaines d’incertitude sur la présence du royaume.

La Jordanie est l’un des deux pays arabes du Moyen-Orient à entretenir des relations officielles avec Israël. L’autre est l’Egypte.

Les manifestants ont scandé « Ô Trump, Ô Trump, va-t-en loin de nous. La Jordanie est debout et ne tombera pas à genoux », a fait savoir l’agence Reuters.

Certains protestataires ont brandi des pancartes disant « A bas la conférence du Bahreïn » tandis que d’autres ont entonné : « Non, non à la normalisation avec Israël… A bas, à bas la conférence du Bahreïn. »

Des manifestants défilent avec des pancartes montrant le Dôme du rocher et disant en arabe (de gauche à droite) : « Jérusalem n’est pas à vendre » et « ne renonçons pas à nos droits » pendant la « marche de la colère » menant au siège de l’ambassade américaine à Amman, capitale de la Jordanie, le 21 juin 2019. (Crédit : Khalil MAZRAAWI / AFP)

Murad al Adaylah, chef du Front d’action islamique – branche politique des Frères musulmans – a affirmé à Reuters : « Nous sommes venus dire d’une seule voix qu’en tant que Jordaniens, nous rejetons le sommet du Bahreïn. Ceux qui y participent devraient avoir honte. »

Vendredi, l’ambassade américaine en Israël a émis un avertissement aux voyageurs en raison des inquiétudes face à d’éventuelles manifestations anti-américaines dans la région en signe de protestation contre le prochain sommet au Bahreïn. Elle a aussi interdit aux employés de la mission et aux membres de leurs familles à se rendre en Cisjordanie du 24 au 26 juin.

L’administration américaine et le Bahreïn avaient annoncé à la mi-mai qu’ils organiseraient la conférence économique dans la capitale bahreïnie de Manama les 25 et 26 juin et que le sommet « facilitera les discussions sur une vision ambitieuse et réalisable ainsi que sur le cadre nécessaire pour un avenir prospère pour les Palestiniens et pour la région ».

Les responsables américains ont déclaré que la rencontre serait consacrée au volet économique de leur plan de paix visant à résoudre le conflit israélo-palestinien – un plan dont la révélation a été retardée par le flou politique entraîné par le nouveau scrutin organisé au sein de l’Etat juif au mois de septembre.

Les autorités palestiniennes se sont fortement opposées à la conférence et ont vivement recommandé aux Etats arabes de ne pas y prendre part, affirmant qu’elle placerait les questions économiques avant la conclusion d’une solution politique au conflit israélo-palestinien.

Source: Times of Israël

Al Akhbar : Trump veut que la Jordanie accueille 1 million de « Palestiniens »


Le journal libanais Al-Akhbar a rapporté vendredi de nouveaux détails sur la promesse faite par le président Donald Trump dans « l’accord du siècle » qui sera révélé après les élections de ce 9 avril.

Selon le journal, 45 milliards de dollars seront investis dans des projets du Royaume de Jordanie en échange de son accord d’acceptation d’un million de « Palestiniens ». Mais le roi Abdullah a clairement indiqué qu’il pensait que le plan était dangereux.

Selon le rapport, le président égyptien Abd al-Fatah al-Sisi devrait être informé des derniers détails du plan lors de sa visite à Washington la semaine prochaine. Ce serait avant l’annonce officielle et sa mise en œuvre, qui sont prévues après les élections de mardi en Israël.

Al-Akhbar a également rapporté que l’Egypte et la Jordanie avaient réduit leur opposition à l’accord, sur lequel le roi Abdullah avait déjà été informé lors de sa récente visite à Washington.

Le roi a déclaré que le plan était dangereux et difficile à mettre en œuvre, en particulier la partie relative aux échanges de terres à Tzofar, au moshav dans le désert d’Arava, et Naharayim, où la Jordanie a conquis en 1948 l’île de la Paix et une centrale hydroélectrique qui appartenait à Israël. Selon la proposition de Trump, la Jordanie recevrait de l’Arabie saoudite une superficie égale à celle de ces territoires qu’Israël rachèterait.

En outre, il a été demandé à la Jordanie d’accueillir un million de réfugiés «palestiniens» en plusieurs étapes, moyennant des investissements de 45 milliards de dollars. Le PIB de la Jordanie n’est que de 40 milliards de dollars.

L’Arabie saoudite et d’autres États du Golfe financeront ces investissements.

Selon Al-Akhbar, le roi Abdullah a déclaré à des responsables égyptiens, d’après les cartes qu’il avait vues à Washington, que le plan américain prévoyait la création d’une confé-dération de l’Autorité palestinienne, de la Jordanie et de l’administration civile israélienne dans les territoires libérés.

Le plan prévoit également que l’Égypte permette aux «Palestiniens» de circuler librement dans le terminal de Rafah, de travailler légalement dans les zones industrielles égyptiennes et de poursuivre sur la voie de la citoyenneté égyptienne.

L’Égypte serait récompensée par des projets d’une valeur de 65 milliards de dollars dans le nord du Sinaï. Le Liban sera également inclus dans le nouvel accord, en accordant la citoyenneté libanaise aux réfugiés «palestiniens» installés sur son territoire, sans demander leur retour en Israël.

Source: Infos-Israel.News

Le plan de paix de Trump : des échanges de terres entre l’Arabie saoudite, la Jordanie et l’Égypte !


Pas de retrait israélien de Judée-Samarie : Le livre de la chercheuse Vicki Ward, Kushner Inc., révèle les discussions en coulisses du plan de paix du président Trump sur Israël et les Arabes de Judée-Samarie et de Gaza, selon le site Internet Globes. Selon le rapport, le président américain envisage un échange de territoire, mais pas un pays incluant Israël, selon l’auteur, des échanges de terres se feront entre pays arabes : l’Arabie saoudite, la Jordanie et l’Égypte.

Selon le plan, la Jordanie cédera des terres aux Arabes de Judée-Samarie et, en échange, l’Arabie saoudite lui cédera des terres. Il a également été révélé qu’un pipeline de pétrole reliant l’Arabie saoudite à la bande de Gaza serait créé et que des raffineries et des usines de dessalement d’eau seraient établies dans la bande de Gaza. Le programme d’échange de terres s’étendra également à l’Égypte, selon les projets. L’Arabie saoudite recevra deux îles de la mer Rouge qu’elle a remises à l’Égypte en 1950. Les discussions et les échanges de projets mentionnés dans le livre contredisent les affirmations israéliennes selon lesquelles Trump forcera Israël à se retirer de la Judée-Samarie.

Source: Infos-Israel.News

Le prince William en Israël et à Ramallah fin juin, une première


Durant son voyage en Jordanie, en Israël et en Cisjordanie, le duc de Cambridge rencontrera Netanyahu, Rivlin et Abbas – et pourrait se faire tatouer dans la Vieille Ville

A l’occasion de la toute première visite en Israël d’un membre de la famille royale de la Grande-Bretagne, le prince William arrivera à Tel Aviv le lundi 25 juin, a annoncé le palais de Kensington dans la matinée de vendredi. Lire la suite