Mike Pompeo va se rendre en Israël pour rencontrer le nouveau gouvernement de coalition (officiel)


« L’engagement des Etats-Unis auprès d’Israël n’a jamais été aussi fort que sous la direction de M. Trump »

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo va se rendre en Israël le 13 mai, jour de la prestation de serment du gouvernement d’union.

« Il rencontrera le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le président de la Knesset Benny Gantz à Jérusalem pour évoquer les efforts américains et israéliens dans la lutte contre la pandémie de Covid-19, ainsi que les questions de sécurité régionale liées à l’influence néfaste de l’Iran », a annoncé vendredi le département d’Etat américain dans un communiqué.

« L’engagement des Etats-Unis auprès d’Israël n’a jamais été aussi fort que sous la direction du président Trump », a-t-il ajouté.

« Les Etats-Unis et Israël feront face ensemble aux menaces contre leur sécurité et leur prospérité. Dans les temps difficiles, nous restons aux côtés de nos amis, et nos amis restent à nos côtés », a encore affirmé la diplomatie américaine.

Jeudi, le président israélien Reuven Rivlin a officiellement remis le mandat à Benyamin Netanyahou pour former le nouveau gouvernement, selon un communiqué officiel envoyé au Premier ministre.

Ce dernier a reçu le soutien de 72 membres de la Knesset, ce qui a ouvert la voie à la finalisation d’un accord de coalition avec Benny Gantz pour la formation d’un gouvernement d’union la semaine prochaine.

Source: i24 News

Annexion de pans de la Cisjordanie: les Palestiniens menacent d’annuler les accords avec Israël et les USA


« Les États-Unis n’ont pas le droit de céder des terres palestiniennes »

L’Autorité palestinienne (AP) a fustigé mercredi les propos du secrétaire d’État américain Mike Pompeo selon lesquels il appartenait à Israël de décider d’annexer des pans entiers de la Cisjordanie.

« Les Israéliens prendront ces décisions en dernier ressort, c’est une décision qui revient à Israël », a déclaré plus tôt le chef de la diplomatie américaine lors d’une conférence de presse à Washington.

Le président de l’AP, Mahmoud Abbas, a affirmé dans un discours en amont du mois du Ramadan avoir averti Israël et les États-Unis que toute annexion entraînerait l’annulation de tous les accords avec eux, une menace souvent répétée.

« Les États-Unis n’ont pas le droit de céder des terres palestiniennes », a de son côté souligné Nabil Abu Rudeineh, porte-parole de M. Abbas, estimant que les déclarations de M. Pompeo risquaient de donner le feu vert au nouveau gouvernement israélien pour faire avancer les plans d’annexion.

« Ces commentaires prouvent que les États-Unis ne peuvent pas jouer le role de médiateur dans les négociations de paix », a-t-il par ailleurs ajouté.

Le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Riyad al-Malki, a pour sa part exhorté son homologue français, Jean-Yves Le Drian, à rallier l’Europe aux côtés des Palestiniens pour mettre un terme aux plans d’Israël.

Source: i24 News

Le chef de la diplomatie de l’UE s’est entretenu avec Pompeo du plan de paix US


« Israéliens et Palestiniens doivent négocier une solution à deux Etats basée sur les frontières de 1967 »

Après une visite en Iran, le chef de la diplomatie de l’Union européenne Josep Borrell s’est entretenu vendredi avec des responsables américains du plan de paix pour le Proche-Orient du président américain Donald Trump, qu’il a déjà dénoncé.  

A l’occasion de son premier voyage à Washington depuis sa prise de position, il a rencontré Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine et a indiqué qu’ils avaient discuté de « beaucoup de choses ».

Dans un communiqué, le département d’Etat a pour sa part expliqué que les deux hommes avaient abordé « les perspectives de paix au Moyen-Orient, les relations commerciales entre les Etats-Unis et l’Union européenne et le fait de tenir l’Iran et la Russie responsables de leurs actions déstabilisantes ». 

Josep Borrell s’entretiendra également à Washington avec Jared Kushner, artisan du plan de paix, ainsi que Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants. 

Le chef de la diplomatie de l’Union européenne a ouvertement critiqué le plan du président Trump, estimant que les Israéliens et les Palestiniens devaient directement négocier une solution à deux Etats basée sur les frontières établies avant la guerre des Six jours de 1967. 

L’initiative américaine « s’écarte des paramètres convenus au niveau international », a affirmé M. Borrell, dans un communiqué cette semaine. 

Il a aussi expliqué que l’Union européenne était « particulièrement préoccupée » par la volonté d’Israël d’annexer la vallée du Jourdain. 

Les critiques de M. Borrell ont été formulées alors que l’Union européenne n’a pas réussi à se mettre d’accord pour faire une déclaration commune sur le sujet, la Hongrie et l’Autriche s’y étant opposées

Source: i24 News

Soleimani préparait une action menaçant des « centaines de vies américaines »


« Nous savons que c’était imminent. Nous avons pris notre décision sur la base des évaluations de nos services de renseignement », a déclaré Mike Pompeo

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a affirmé vendredi que le général iranien Qassem Soleimani, tué dans un raid américain à Bagdad, préparait une « action d’envergure » menaçant des « centaines de vies américaines ».

« Il s’affairait activement à mener des actions dans la région – une action d’envergure, comme il disait – qui auraient mis en danger des dizaines, voire des centaines, de vies américaines », a déclaré le secrétaire d’Etat sur CNN.

« Nous savons que c’était imminent. Nous avons pris notre décision sur la base des évaluations de nos services de renseignement. »

Source: Times of Israël

Corée du Nord : Kim Jong-un annonce la fin du moratoire sur les essais nucléaires


Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a annoncé la fin du moratoire sur les essais nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux et promis une action «sidérante» contre les Etats-Unis.

Washington a toutefois réagi avec modération. «Nous n’avons aucune raison de continuer à être liés unilatéralement par cet engagement» : le 1er janvier, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a annoncé aux dignitaires de son parti au pouvoir la fin du moratoire sur les essais nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux, selon l’agence d’Etat nord-coréenne KCNA.

«Le monde va découvrir dans un proche avenir une nouvelle arme stratégique que détient la Corée du Nord», a-t-il ajouté, appuyant également ses déclarations de 2018, selon lesquelles la Corée du Nord n’avait plus besoin d’essais nucléaires et d’essais de missiles balistiques intercontinentaux.

Les Etats-Unis formulent des exigences contraires aux intérêts fondamentaux de notre Etat et adoptent un comportement de voyou Les propos de Kim Jong-un rapportés ce 1er janvier semblent constituer un pas en arrière par rapport à la diplomatie nucléaire des deux dernières années.

Devant le comité central de son Parti des travailleurs, le dirigeant a par ailleurs clairement indiqué que la Corée du Nord était prête à continuer à vivre sous un régime de sanctions internationales pour préserver sa capacité nucléaire. «Les Etats-Unis formulent des exigences contraires aux intérêts fondamentaux de notre Etat et adoptent un comportement de voyou», a-t-il dit, cité par KCNA.

Washington a «conduit des dizaines d’exercices militaires conjoints [avec la Corée du Sud] que le président [Donald Trump] avait personnellement promis d’arrêter», a poursuivi le dirigeant, assurant que Pyongyang ne vendrait «jamais [sa] dignité» et promettant une action «sidérante pour faire payer [aux Etats-Unis] le prix de la douleur subie par [son] peuple».

Réaction modérée de Washington

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a préféré réagir à ces propos avec modération : «Nous voulons la paix, pas l’affrontement», a-t-il souligné au micro de la chaîne CBS. «Nous voulons continuer à laisser ouverte la possibilité que le dirigeant de la Corée du Nord fasse le choix qui est le meilleur, à la fois pour lui-même et pour son peuple», a-t-il ajouté, jouant ostensiblement l’apaisement. Si le président Kim a renié ses engagements pris auprès du président Trump, c’est profondément décevant «Si le président Kim a renié ses engagements pris auprès du président Trump, c’est profondément décevant», a-t-il toutefois relevé, avant de déclarer sur la chaîne Fox qu’il espérait que le dirigeant nord-coréen ne suivrait «pas ce chemin».

Depuis des mois, Pyongyang réclame un assouplissement des sanctions internationales qui lui sont imposées en raison de ses programmes d’armement nucléaire et de missiles balistiques, mais l’administration Trump estime que la Corée du Nord doit d’abord faire davantage de gestes concrets. Les pourparlers entre les deux capitales semblent dans une impasse depuis l’échec d’un nouveau sommet Kim-Trump à Hanoï en février 2019.

Malgré tout, le président américain Donald Trump a affirmé qu’il continuait à croire en la volonté du dirigeant nord-coréen de dénucléariser son pays. «Nous avons bien signé un contrat qui parle de dénucléarisation. C’était la phrase numéro un, cela a été fait à Singapour. Je pense que c’est un homme de parole», a-t-il déclaré en réaction aux propos de Kim Jong-un, faisant référence au premier sommet historique entre les deux dirigeants à Singapour en 2018.

Source: RT France

Après l’interdiction de Soros, la Hongrie bloque la tentative de l’UE de s’opposer à la décision pro-israélienne de Trump


Une tentative de l’Union européenne de publier une déclaration commune condamnant les États-Unis a été bloquée par la menace d’un veto hongrois. La déclaration visait à contrer une annonce faite lundi par le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, rétablissant la politique selon laquelle les colonies de peuplement juives en Judée-Samarie ne sont pas contraires au droit international. 

Quelques heures plus tard, Federica Mogherini, haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, a publié une déclaration réitérant la position de l’UE.

«La position de l’Union européenne sur la politique de colonisation israélienne dans le territoire palestinien occupé est claire et reste inchangée: toute activité de colonisation est illégale au regard du droit international et porte atteinte à la viabilité de la solution des deux États et aux perspectives d’instauration d’une paix durable, réaffirmées par Résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies. « 

«L’UE appelle Israël à mettre fin à toute activité de colonisation, conformément à ses obligations en tant que puissance occupante. L’UE continuera à soutenir la reprise d’un processus constructif en vue d’une solution négociée à deux États, le seul moyen réaliste et viable de répondre aux aspirations légitimes des deux parties. « 

Une source anonyme a confié au Times of Israel que le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, avait chargé ses diplomates de s’opposer à toute déclaration de l’UE sur la légalité des colonies de peuplement. Le ministre hongrois des Affaires étrangères a clairement indiqué que son pays opposerait son veto à toute déclaration future.

Plusieurs pays européens, y compris des membres de l’UE, ont publié des déclarations réaffirmant leur opinion qu’il est illégal pour les Juifs de vivre en Judée-Samarie.

La position récente de la Hongrie contre la condamnation du soutien américain à Israël fait écho à leurs actions de décembre 2017 lorsqu’elle s’est jointe à la République tchèque pour s’opposer à une tentative de l’UE de condamner les États-Unis pour avoir reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël. 

La position hongroise est importante dans la mesure où les déclarations communes publiées au nom des 28 États membres de l’Union européenne requièrent un accord unanime de tous les États membres.

En mars, la Hongrie est devenue le premier État membre de l’UE à ouvrir une mission diplomatique dans la capitale israélienne, ce qui va à l’encontre de la position du bloc selon laquelle de telles missions empêchent de progresser sur la voie d’un accord de paix au Moyen-Orient.

Les mouvements politiques dans lesquels la Hongrie s’appuie sur l’administration Trump peuvent contenir des éléments personnels et religieux. Lorsque le Premier ministre hongrois Viktor Orban s’est rendu à la Maison-Blanche en mai, Trump l’a félicité.

« Vous avez été formidable avec les communautés chrétiennes », a-t-il déclaré à Orban. « Vous avez vraiment mis un bloc, et nous l’apprécions beaucoup. »

Comme Trump, la Hongrie a été très critiquée pour son refus d’autoriser les immigrants clandestins à traverser leurs frontières. 

C’est précisément cette politique qui est devenue un champ de bataille opposant le Premier ministre hongrois au milliardaire juif d’origine hongroise George Soros, empêché d’entrer en Hongrie. Orban affirme que Soros a tenté de mettre en œuvre un complot secret visant à inonder la Hongrie de migrants et à détruire leur pays. Un article de Politico publié en 2018 affirmait qu’une société de renseignement privée israélienne appelée Black Cube avait acquis des enregistrements utilisés par Orban pour discréditer des ONG hongroises et des personnes financées par Soros. Selon Orban, Soros travaillait à inonder son pays d’immigrants clandestins de pays arabes afin de déstabiliser son gouvernement.

« Le milliardaire financier commande une force quasi mercenaire d’au moins 2 000 personnes, chargée de réaliser trois objectifs: faire tomber le gouvernement du Premier ministre Orban, démanteler la barrière de la frontière et promouvoir l’immigration en Hongrie », a déclaré un représentant d’Orban.

Ce n’est un secret pour personne que Soros a fondé l’ Open Society Foundations (OSF) avec une dotation de 20 milliards de dollars. OSF a été critiqué pour avoir permis l’immigration illégale dans plusieurs pays. D’après NGO Monitor, OSF « contribue de manière significative aux campagnes anti-Israël ». 

En 2017, l’ambassadeur israélien en Hongrie a publié un communiqué dans lequel il critiquait une campagne publicitaire d’Orban accusant Soros de s’immiscer dans les élections hongroises. Le ministère israélien des Affaires étrangères a révisé cette déclaration, justifiant les critiques de Soros par Orban.

« En aucun cas, la déclaration (de l’ambassadeur) ne visait à délégitimer la critique de George Soros, qui mine constamment les gouvernements élus démocratiquement par Israël », a lu un communiqué du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Emmanuel Nahshon. Il a souligné le travail d’organisations financées par Soros «qui diffament l’État juif et cherchent à lui dénier le droit de se défendre».

Source: Breaking Israël News

Traduit par: SENTINELLE SAPS

Washington ne considère plus les implantations israéliennes comme contraires au droit international (Pompeo)


« Les USA réparent l’injustice historique, le peuple juif n’est pas étranger en Judée-Samarie » (Netanyahou)

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a annoncé lundi soir que les implantations israéliennes en Cisjordanie ne sont plus en violation des lois internationales, lors d’une allocution à la télévision.

« Nous considérons désormais que l’implantation de civils israéliens en Cisjordanie n’est plus incompatible avec la loi internationale », a-t-il déclaré.

« Notre décision ne porte pas préjudice à un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens. Nous constatons simplement que la position américaine qui jusqu’à présent, considérait ces implantations comme illégales, n’a pas servi à faire avancer la paix », a-t-il ajouté.

Suite à ce discours, le Premier ministre sortant Benyamin Netanyahou a réagi sur ses réseaux sociaux en déclarant que « les Etats-Unis réparent l’injustice historique, le peuple juif n’est pas étranger en Judée-Samarie. »

Le chef de file de la liste centriste Bleu Blanc, Benny Gantz a félicité sur son compte Twitter « le gouvernement américain pour son importante décision », ajoutant que « le sort des implantations devrait être déterminé par des accords répondant aux exigences de sécurité et promouvant la paix. »

Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi a par ailleurs mis en garde contre les « conséquences dangereuses » de la déclaration américaine, en affirmant que « les colonies de peuplement israéliennes en Palestine occupée violent le droit international et éliminent la solution à deux États. »

Le président de la Liste arabe unifiée, Ayman Odeh a déclaré quant à lui qu' »aucun ministre étranger ne changera le fait que les colonies de peuplement ont été construites sur des terres occupées, sur lesquelles un État palestinien souverain sera aux côtés d’Israël. »

Source: i24 News

Violents combats turco-kurdes en Syrie, Pence et Pompeo dépêchés en Turquie


En lançant le 9 octobre son offensive, la Turquie a ouvert un nouveau front dans la guerre complexe en Syrie qui a fait plus de 370 000 morts depuis 2011.

Les forces kurdes en Syrie ont tenté mardi de repousser les troupes turques engagées dans une offensive dans le nord du pays, que le président américain Donald Trump cherche à stopper en dépêchant en Turquie son vice-président et son chef de la diplomatie.

M. Trump a annoncé que le vice-président Mike Pence et le secrétaire d’Etat Mike Pompeo se rendraient mercredi en Turquie pour négocier un « cessez-le-feu ».

Selon la Maison-Blanche, M. Pence rencontrera jeudi à Ankara le président Recep Tayyip Erdogan, qui ne cesse de répéter vouloir poursuivre l’offensive contre la milice kurde syrienne des YPG, qualifiée de « terroriste » par les autorités turques.

Le vice-président américain « réaffirmera l’engagement de M. Trump à maintenir les sanctions économiques punitives visant la Turquie tant qu’une solution n’aura pas été trouvée », a indiqué la Maison-Blanche.

M. Erdogan a encore réitéré son refus dans des déclarations au quotidien Hurriyet. « Ils nous disent de ‘déclarer un cessez-le-feu’. Nous ne pourrons jamais déclarer un cessez-le-feu », a dit le président turc à des journalistes dans l’avion qui le ramenait d’Azerbaïdjan.

En lançant le 9 octobre son offensive avec des supplétifs syriens pour éloigner de sa frontière les Unités de protection du peuple (YPG), la Turquie a ouvert un nouveau front dans la guerre complexe en Syrie qui a fait plus de 370 000 morts depuis 2011.

Pour contrer l’offensive, les forces kurdes ont appelé à la rescousse Damas, qui a déployé des troupes dans le nord du pays, notamment à Minbej et à Ras al-Aïn, où deux soldats du régime ont été tués mardi soir par des tirs d’artillerie de rebelles proturcs, selon une ONG, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Plusieurs pays interviennent militairement en Syrie mais les soldats américains, qui étaient présents dans le nord pour aider les Kurdes face au groupe jihadiste Etat islamique (EI), ont reçu de Washington l’ordre de partir.

L’offensive turque a provoqué un tollé international – le Canada s’est joint mardi aux pays qui suspendent leurs ventes d’armes à la Turquie – et le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir à nouveau mercredi.

La Turquie a toutefois assuré qu’elle poursuivrait son opération « avec ou sans le soutien » du monde, dénonçant le « sale marché » conclu entre les forces kurdes et le régime Assad.

Son objectif affiché : la création d’une « zone de sécurité » de 32 km de profondeur le long de sa frontière, qui permettrait notamment de rapatrier une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens installés en Turquie.

Depuis le 9 octobre, les forces turques et leurs supplétifs syriens ont pris le contrôle d’une bande frontalière de près de 120 km. Une ville clé reste à conquérir, celle de Ras Al-Aïn.

Patrouilles russes

C’est là où les combats les plus violents se concentrent, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les YPG, opposant une résistance acharnée en utilisant un réseau de tunnels. Dans la soirée, les affrontements se sont poursuivis dans l’ouest de Ras al-Aïn et près de la ville de Tal Abyad, selon l’OSDH.

Les forces du régime de Bachar al-Assad se sont déployées dès lundi dans des secteurs du nord, notamment à Aïn Issa et à Minbej où les soldats syriens ont hissé le drapeau national, après le retrait des soldats américains.

Dans ses déclarations à Hurriyet, M. Erdogan a minimisé l’importance de l’entrée des forces régulières syriennes dans Minbej. « Pour moi, l’entrée du régime dans Minbej n’est pas un (développement) très, très négatif. Pourquoi ? Parce que c’est leur territoire. »

Dans ce contexte, la Russie a souligné qu’elle ne permettrait pas des combats entre les armées turque et syrienne. De tels combats « ne sont dans l’intérêt de personne et seraient inacceptables », a déclaré l’émissaire russe pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev.

La police militaire russe mène « des patrouilles le long de la ligne de contact » entre les forces syriennes et turques dans le secteur de Minbej, selon Moscou.

Deux soldats turcs ont toutefois été tués selon Ankara par des obus tirés depuis la région de Minbej, où de violents combats nocturnes avaient opposé les forces d’Ankara aux Kurdes.

En sept jours, 71 civils, 158 combattants des FDS ainsi que 128 combattants proturcs ont été tués, d’après l’OSDH. Ankara a déploré la mort de six soldats en Syrie ainsi que de 20 civils par des tirs de roquettes sur des villes turques en provenance de Syrie.

Suspension d’aides

De plus, l’offensive a provoqué l’exode de 160 000 personnes, d’après l’ONU.

Les autorités kurdes se sont alarmées de l’arrêt des activités de « toutes » les ONG internationales et du retrait de leurs employés de la région, où se trouvent de nombreux camps accueillant des dizaines de milliers de déplacés.

L’ONG Médecins sans frontières a dit avoir dû « suspendre la majorité de ses activités et évacuer tout son personnel international ».

Les agences de l’ONU poursuivent, elles, leurs opérations, malgré la situation dangereuse.

Après avoir annoncé le départ du nord syrien de près d’un millier de soldats américains, les Etats-Unis ont adopté des sanctions contre des ministres turcs mais cherchent dans le même temps à sauver leur alliance historique avec la Turquie, membre de l’Otan et qui accueille des bases américaines stratégiques.

Paris et d’autres capitales européennes ont dit, elles, craindre la fuite de jihadistes de l’EI détenus par les Kurdes à la faveur de cet assaut.

Mais un responsable américain a assuré que Washington n’avait pas « constaté à ce stade d’évasion majeure » de prisonniers de l’EI.

Source: Times of Israël

Destitution de Trump : les démocrates tirent la première salve


Le secrétaire d’Etat Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine, a été sommé par les démocrates de livrer tous les documents nécessaires à l’enquête.

Destitution POTUS, phase 1. Dans le cadre de la procédure de destitution engagée contre Donald Trump, les parlementaires démocrates américains ont sommé vendredi le chef de la diplomatie Mike Pompeo de leur livrer des documents nécessaires à leur enquête. Ne pas céder « constituerait une entrave à l’enquête du Congrès », lui rappellent-ils dans un courrier, montrant leur volonté d’aller vite dans cette procédure explosive.

« Il ne faut pas que ça traîne », a appuyé la cheffe des démocrates au Congrès, Nancy Pelosi. Après avoir tempéré pendant des mois l’impatience de l’aile gauche du parti, la présidente de la chambre des Représentants a créé la surprise mardi en décidant d’initier une procédure de destitution contre le président des Etats-Unis.

De même, les élus à la tête de ces commissions ont déjà fixé l’agenda des auditions de cinq hauts diplomates, susceptibles de leur fournir des informations sur le scandale ukrainien impliquant le président américain. Elles devraient avoir lieu dans les deux semaines qui viennent. L’un d’eux, Kurt Volker, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour l’Ukraine, a démissionné vendredi, selon l’AFP et Reuters.

Trump a «trahi son serment »

Si la démarche de destitution de Trump a peu de chances d’aboutir pour cause de majorité républicaine au Sénat, elle complique sa campagne de réélection et annonce une lutte acharnée pendant plus d’un an, jusqu’au scrutin de novembre 2020.

Donald Trump « ne nous a pas laissé le choix », a défendu vendredi Nancy Pelosi : il a « trahi son serment, mis en péril la sécurité nationale et l’intégrité des élections », a-t-elle tempêté.

Les démocrates lui reprochent d’avoir demandé à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, lors d’une conversation téléphonique il y a deux mois, d’enquêter sur l’ancien vice-président Joe Biden, bien placé pour porter les couleurs démocrates en 2020. Son fils, Hunter Biden, a travaillé pour un groupe gazier ukrainien quand lui-même était le vice-président de Barack Obama.

Source: Le Parisien

L’Iran saisit un pétrolier, la tension régionale à son comble


Les gardiens de la révolution ont intercepté un navire qui transporte 250 000 litres de fioul.

Téhéran a saisi un navire soupçonné de contrebande de pétrole et arrêté son équipage de 11 membres près d’un important couloir de navigation pour pétroliers, aux abords du détroit d’Ormuz, a annoncé lundi 16 septembre une chaîne de télévision d’Etat iranienne sur son site.

Une patrouille navale des gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique, a intercepté le navire qui transportait 250 000 litres de fioul, selon cette chaîne de télévision, citant un responsable des gardiens.

« Ce bateau naviguait de Bandar Lengeh vers les eaux des Emirats arabes unis avant d’être saisi 20 miles (32 kilomètres) à l’est de l’île de la Grande Tomb », a dit le Brigadier général Ali Ozmayi. « Les onze membres d’équipage du bateau ont été arrêtés », a-t-il ajouté, sans dire quand cela s’était produit et sans donner leur nationalité.

Il s’agit de la deuxième saisie de ce genre depuis le début du mois. Le 7 septembre, un bateau soupçonné de contrebande de carburant avait été saisi dans le détroit d’Ormuz et 12 membres de son équipage, des Philippins, avaient été arrêtés.

Cette saisie s’ajoute à une situation déjà extrêmement tendue dans la région. Des installations pétrolières saoudiennes ont en effet été attaquées deux jours plus tôt, réduisant brutalement l’approvisionnement mondial en pétrole. Les Etats-Unis se sont d’emblée dits « prêts à riposter » aux attaques de drones, après que le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a accusé samedi l’Iran d’être à l’origine de l’attaque. Le reste de la communauté internationale appelle, elle, à la retenue.

Source: Nouvel Obs