Le procès en destitution de Donald Trump a officiellement commencé


En signant un « livre de serment », les sénateurs ont ouvert le troisième procès en destitution de l’histoire des Etats-Unis. Les débats commenceront le mardi 21 janvier.

Du silence, des serments et de la gravité. Le Sénat a ouvert solennellement, jeudi 16 janvier, le procès en destitution de Donald Trump, le troisième de l’histoire des Etats-Unis. « C’est une mascarade, c’est une honte », a tonné le milliardaire républicain, tout en affichant son optimisme sur une issue rapide à cet épisode qui entache sa campagne de réélection. « Ça devrait aller très vite… », a-t-il déclaré, en comptant sur la majorité républicaine du Sénat pour être acquitté sans avoir à subir de longs débats.

Son procès, qui divise autant la classe politique que le pays, a débuté quand sept élus démocrates de la Chambre des représentants se sont présentés au Sénat pour lire l’acte d’accusation adopté le 18 décembre par leur assemblée. « Donald John Trump, président des Etats-Unis, a été mis en accusation pour des crimes et délits graves », a énoncé Adam Schiff, qui dirige cette équipe chargée du rôle de procureur. L’ancien magnat de l’immobilier « a agi d’une manière contraire à la confiance placée en un président et subversive pour la conduite du gouvernement », a-t-il poursuivi d’un ton grave, empreint d’émotion.

« Le poids de l’histoire est sur nos épaules »

Après une pause, les parlementaires sont revenus dans l’hémicycle pour prêter serment devant le chef de la Cour suprême des Etats-Unis, John Roberts, chargé par la Constitution de présider le procès. Ils ont collectivement juré de rendre la justice « de manière impartiale en accord avec la Constitution et les lois », devant le plus haut magistrat des Etats-Unis qui, drapé dans sa toge noire, a prononcé le même serment, la main sur la Bible.

Dans le plus grand silence, les sénateurs ont ensuite signé, par groupes de quatre, un « livre de serment » pour inscrire noir sur blanc leur engagement. L’audience a alors été ajournée jusqu’à mardi 13 heures (19 heures à Paris), quand les débats débuteront véritablement« Le poids de l’histoire est sur nos épaules », a commenté le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, à la sortie de l’hémicycle.

Donald Trump, qui ne devrait pas comparaître en personne, est visé par deux chefs d’accusation : abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès.

Selon l’acte d’accusation, il a demandé à l’Ukraine d’enquêter sur Joe Biden, son rival potentiel à la présidentielle de novembre, et exercé des pressions pour obtenir gain de cause, notamment en gelant une aide militaire cruciale pour ce pays en guerre avec la Russie.

Une fois ce chantage révélé, il a entravé l’enquête du Congrès, en interdisant à ses conseillers de témoigner ou de fournir des documents, relève encore le document.

Trump répète n’avoir « rien fait de mal »

Donald Trump a répété jeudi n’avoir « rien fait de mal », se posant à nouveau en victime d’une « mascarade bidon » orchestrée par les démocrates, qui contrôlent la Chambre des représentants.

Les élus républicains, qui disposent, eux, de la majorité au Sénat, font jusqu’ici bloc autour de lui. Leur chef à la Haute Chambre, Mitch McConnell, a encore critiqué jeudi matin l’enquête menée par la Chambre des représentants, « une performance visiblement partisane ». Mais, a-t-il poursuivi, « l’heure de la Chambre est finie, c’est au tour du Sénat » et « cette assemblée existe pour que nous puissions (…) mettre de côté nos bas instincts ».

Un haut responsable de l’administration a estimé que le procès ne devrait pas durer plus de deux semaines. Pendant cette période, les cent sénateurs devront assister aux audiences, sans sortir de la salle et en respectant le plus grand silence. S’ils ont des questions pour les parties, ils devront les poser par écrit à John Roberts, qui les lira à voix haute.

Adam Schiff, l’une des bêtes noires de Donald Trump, portera l’accusation. Chef de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, l’élu de 59 ans a supervisé l’enquête contre le président, qui l’a rebaptisé « Schiff le fourbe ». Pour obtenir la destitution, il lui faudrait une majorité des deux tiers à la Haute Chambre, soit rallier 20 sénateurs républicains, ce qui paraît impossible.

Les démocrates espèrent malgré tout que le procès fera émerger de nouveaux éléments embarrassants pour Donald Trump, et réclament l’audition de quatre proches conseillers du président. « L’intégrité du Sénat est aussi en procès », a déclaré la sénatrice démocrate Kamala Harris, en espérant que ses collègues républicains accepteront cette requête.

Hasard du calendrier : un organisme indépendant de contrôle du gouvernement a apporté jeudi de l’eau à leur moulin, en estimant que la Maison Blanche avait « enfreint la loi » en suspendant les fonds destinés à l’Ukraine au cœur du scandale. « Cela renforce encore le besoin d’avoir de nouveaux documents et des témoins au procès », a commenté la chef démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Source: Le Monde

Le procès en destitution de Trump débutera probablement le 21 janvier (chef du Sénat)


« Des étapes préliminaires pourraient avoir lieu dès la fin de cette semaine »

Le procès en destitution de Donald Trump devrait s’ouvrir mardi prochain, a annoncé le chef du Sénat après avoir appris que les Démocrates de la Chambre des représentants étaient prêts à lui transmettre l’acte d’accusation retenu contre le président des Etats-Unis.

Dans un vote historique, la chambre basse, contrôlée par les Démocrates, avait adopté le 18 décembre deux chefs d’accusation contre le milliardaire: abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès.

La chef démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, avait ensuite tardé à transmettre l’acte d’accusation au Sénat, aux mains des républicains, dans l’espoir d’obtenir des garanties sur l’organisation d’un procès « équitable » à la chambre haute.

Mardi, à l’issue d’une réunion à huis clos avec ses élus, elle a finalement annoncé que ce document serait transmis dès le lendemain, après un ultime vote en séance plénière à la Chambre.

Le chef républicain du Sénat Mitch McConnell a alors fait savoir qu’il engagerait « selon toute probabilité » avant la fin de la semaine les « démarches préliminaires » à l’ouverture du procès, dont la prestation de serment des sénateurs devant le chef de la Cour suprême des Etats-Unis, John Roberts.

« Nous espérons y parvenir de manière consensuelle, ce qui permettrait de commencer véritablement le procès mardi prochain », a ajouté ce fidèle soutien de Donald Trump, déterminé à sortir au plus vite le président de cette passe difficile.

Source: i24 News

Destitution: les démocrates se réunissent en vue du procès imminent de Trump


La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, réunit ses troupes mardi en vue de la transmission au Sénat de l’acte d’accusation contre Donald Trump, signalant ainsi l’imminence du procès en destitution du président américain.

L’élue de Californie s’entretiendra à partir de 09H00 (14H00 GMT) à huis clos avec les membres de sa majorité pour fixer les modalités et le calendrier de cette procédure historique. 

Ils devraient également définir quels élus de la Chambre joueront le rôle de procureurs lors du procès du président républicain, accusé d’avoir abusé de sa fonction pour convaincre l’Ukraine de salir un de ses rivaux puis d’avoir entravé l’enquête du Congrès.

Les décisions prises lors de cette réunion devront être officialisées par un vote en séance plénière à la chambre basse du Congrès, qui pourrait intervenir dans la foulée. 

Plus rien n’empêchera alors l’ouverture du procès du président, le troisième seulement de l’histoire des Etats-Unis.

Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, qui ne fait pas mystère de son intention de faire acquitter le locataire de la Maison Blanche, s’est dit prêt à agir vite.

« La Chambre a fait suffisamment de mal, le Sénat est prêt à assumer ses responsabilités », a-t-il déclaré lundi dans l’enceinte de la chambre haute.

Le sénateur républicain John Cornyn a même déclaré au site Politico s’attendre à être « collé » à son siège dès mardi.

– « Pari étrange » –

Selon les règles du Sénat, le procès débutera quand l’équipe de procureurs de la Chambre traversera les couloirs du Capitole pour rejoindre le Sénat, afin d’y lire les chefs d’accusation retenus contre Donald Trump.

Dans la foulée, le président de la Cour suprême des Etats-Unis, John Roberts, chargé par la Constitution de superviser les débats, jurera d’être « impartial », avant de faire prêter serment aux cent sénateurs, à la fois juges et jurés du procès.

Donald Trump a été mis en accusation pour « abus de pouvoir » et « entrave à la bonne marche du Congrès » le 18 décembre par un vote à la Chambre qui a quasiment scrupuleusement suivi les lignes partisanes. 

Nancy Pelosi a retardé l’étape suivante pour tenter d’obtenir des garanties sur l’équité du procès. Les démocrates ont notamment demandé à Mitch McConnell de convoquer plusieurs conseillers du locataire de la Maison Blanche qui n’avaient pas eu le droit de témoigner devant eux.

« Ce pari étrange n’a mené à rien » mais a démontré que l’enquête de la Chambre était « précipitée, faible et incomplète », a-t-il rétorqué en renvoyant la question des témoins à une date ultérieure. Compte tenu du climat électrique au Congrès, un consensus sur la question paraît peu probable.

– « Farce » –

Les démocrates, qui ne disposent que de 47 sièges sur 100 au Sénat, sont conscients qu’ils n’ont quasiment aucune chance d’obtenir la destitution du président, une majorité des deux tiers étant nécessaire.

Mais ils espèrent faire émerger des informations embarrassantes pour le locataire de la Maison Blanche. Sans témoins ni documents additionnels, « le procès au Sénat deviendra une farce, une réunion télévisée pour un procès fictif », a reconnu lundi leur chef au Sénat, Chuck Schumer.

Les démocrates ont voté l' »impeachment », convaincus que Donald Trump a usé des moyens de l’Etat pour faire pression sur l’Ukraine, afin qu’elle annonce une enquête sur Joe Biden, qui pourrait être son adversaire lors de la présidentielle de novembre.

Ils lui reprochent notamment d’avoir gelé une aide militaire cruciale pour ce pays en conflit armé avec son voisin russe, afin d’arriver à ses fins.

Les républicains, qui font bloc autour de M. Trump, dénoncent une « chasse aux sorcières » orchestrée par des démocrates qui, selon eux, ne se sont jamais remis de la victoire en 2016 de ce président atypique.

Source: Actu Orange

Destitution: Pelosi donne son feu vert à l’envoi de l’acte d’accusation de Trump au Sénat « la semaine prochaine »


Pelosi a demandé au chef de la commission judiciaire de « se tenir prêt ».

La chef des Démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi, a donné vendredi son feu vert à l’envoi de l’acte d’accusation de Donald Trump au Sénat, essentiel pour l’ouverture de son procès en destitution, en demandant un vote la « semaine prochaine ».

Démocrates et Républicains étaient engagés dans un bras de fer depuis la mise en accusation, le 18 décembre, de Donald Trump par la majorité démocrate de la Chambre des Représentants pour « abus de pouvoir » et « entrave à la bonne marche du Congrès » dans l’affaire ukrainienne. 

Un procès doit désormais être organisé au Sénat, où les Républicains sont majoritaires, pour décider ou non de sa destitution. Compte tenu du grand soutien dont il dispose dans ses rangs, Donald Trump devrait être acquitté.   

Or Nancy Pelosi, présidente de la Chambre, a attendu plus de trois semaines avant d’initier l’envoi de l’acte d’accusation au Sénat, condition essentielle à l’ouverture du procès.

Alors que les Républicains criaient au scandale depuis des jours, elle a finalement annoncé, dans une lettre à son groupe parlementaire, avoir demandé au chef démocrate de la commission judiciaire de « se tenir prêt » à organiser un vote en séance plénière « la semaine prochaine ». 

Il s’agira de voter sur « une résolution pour nommer des responsables » démocrates qui seront chargés d’endosser le rôle de procureurs « et transmettre l’acte d’accusation au Sénat ».

Source: i24 News

Destitution : le deux poids deux mesures des démocrates bien parti pour profiter à Trump


Alors qu’ils s’étaient refusés à le faire contre George Bush, les démocrates vont lancer au Congrés une procédure de destitution contre Donald Trump mais dans les sondages le soutien à cette démarche s’effrite en vue de la présidentielle de 2020.

Abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès : les démocrates ont défini les deux chefs d’accusation retenus à l’encontre de Donald Trump dans la procédure de destitution lancée à son encontre. Si le calendrier s’accélère sous l’égide de Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, c’est peu dire que le bien-fondé de la démarche peine à convaincre au-delà des électeurs de son propre camp. Interrogée début décembre lors d’un rassemblement démocrate diffusé par CNN,

Nancy Pelosi a d’ailleurs été contrainte de se livrer au difficile exercice de justifier sa position contre le président américain, ce qui constitue un revirement par rapport à ses prises de positions passées. En 1998, elle s’était en effet refusée à soutenir la procédure enclenchée contre Bill Clinton.

Plus étonnant encore, quelques années plus tard, elle n’avait pas souhaité lancer une procédure contre le président républicain George Bush, pourtant son adversaire politique, et alors que celui-ci avait menti sur la présence d’armes de destruction massives en Irak. Des décisions dont la logique est difficilement compréhensible aujourd’hui, qu’elle a tenté d’expliquer au moyen d’arguments particulièrement alambiqués :

«Je savais qu’il n’y avait pas d’armes nucléaires en Irak. Il n’y en avait vraiment pas. […] Je savais qu’il y avait une présentation des faits au public erronée. Mais après avoir dit ça, de mon point de vue, cela ne constituait pas un motif de destitution.»

Comprenant l’incompréhension que peut susciter une telle position, la guerre en Irak ayant tout de même fait plus de 100 000 morts, Nancy Pelosi a essayé de se rattraper aux branches.

Sans grand succès : «Jusqu’à ce jour, les gens pensent que [ne pas destituer] était la bonne chose à faire. Les gens pensaient que l’Irak avait quelque chose à voir avec le 11 septembre. C’est épouvantable ce qu’ils ont fait, mais si quelqu’un veut plaider, il peut le faire.» Seul problème, c’est à elle, en sa qualité de présidente de l’opposition à la Chambre des représentants, que revenait la charge de plaider pour la destitution de George Bush…

Voyant qu’elle parvenait à s’emmêler les pinceaux sur un plateau pourtant acquis sa cause, Nancy Pelosi a alors évoqué Bill Clinton pour se sortir de l’ornière. «Juste là, [ils avaient] destitué Bill Clinton parce qu’il était stupide ou quelque chose comme ça. […] Alors, ils ont fait Bill Clinton, maintenant ils veulent que je fasse George Bush. Je ne voulais pas que [la destitution] devienne un mode de vie dans notre pays».

En d’autres termes, Nancy Pelosi a donc expliqué avoir refusé de destituer George Bush, responsable de centaines de milliers de morts sur la base d’un mensonge, pour que la procédure ne devienne pas «un mode de vie» de la politique américaine. Mais elle n’a pas hésité à lancer la démarche contre l’actuel président Donald Trump.

Trump parti pour en sortir gagnant

Une logique bien difficile à suivre au delà des cercles démocrates. D’autant qu’aucune preuve tangible n’est à ce jour venu étayer les accusations des opposants au président américain. Pire, son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky a répété à maintes reprises qu’il n’y avait pas eu de qui pro quo, c’est-à-dire que Donald Trump ne lui a jamais dit que l’aide américain était conditionnée à l’ouverture d’une enquête sur l’entreprise ukrainienne qui employait le fils de l’ancien vice-président américain, Joe Biden. 

«C’est une honte que des gens puissent faire une mise en accusation à partir de rien», a de nouveau lancé le président américain le 10 décembre, qui parle depuis des semaines de «chasse au sorcière» le visant, évoquant même un «coup d’Etat». Et à en croire les sondages, les témoignages des «lanceurs d’alertes» – dont l’un se trouve être un agent du renseignement, proche du camp démocrate – sont loin d’avoir convaincus, et au contraire, ont renforcé l’image d’un président aux prises avec «l’Etat profond».

Ainsi d’après Real Clear Politics, qui fournit une compilation de plusieurs sondages, le nombre de personnes favorables à la destitution est en baisse depuis le mois d’octobre, alors que celui de celles qui s’opposent à la démarche augmente. Plus grave pour le camp démocrate en vue de la présidentielle de 2020, la cote de Donald Trump remonte dans trois Etats clés.

Dès octobre, selon un sondage publié par Firehouse Strategies, le président américain battait tous les prétendants démocrates dans le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvanie. Et à en croire le même institut, son avance s’est aujourd’hui largement creusée, notamment vis-à-vis de Joe Biden. Entre une procédure de destitution, qui apparaît de plus en plus motivée politiquement, et des indicateurs économiques qui sont tous au vert, les électeurs indécis semblent à l’heure actuelle pencher en faveur de Donald Trump.

Sauf énorme surprise, la Chambre des représentants à majorité démocrate, votera, dans quelques jours, la mise en accusation de Donald Trump. Puis le Sénat, à majorité républicaine, décidera, dans quelques semaines, de ne pas le condamner. Et la campagne électorale reprendra ses droits, non sans qu’il y ait eu des dégâts. A l’instar d’un Bill Clinton dont la procédure de destitution à son encontre avait favorisé la réélection, Donald Trump est bien parti pour tirer les marrons d’un feu allumé – mais non maîtrisé – par ses adversaires démocrates.

Source: RT France

Enquête sur la destitution de Trump: soutien solide quoique tempéré des Américains


Un plus grand nombre d’Américains approuvent l’enquête sur la destitution du président Donald Trump, bien qu’un tiers seulement des répondants estiment que l’enquête devrait être une priorité absolue pour le Congrès, selon un nouveau sondage réalisé par l’Associated Press et le Centre de recherche sur les affaires publiques NORC.

Ce soutien solide, quoique modéré, sert de signal d’avertissement pour la Maison-Blanche et la campagne de réélection de Donald Trump, qui ont insisté sur le fait que la poursuite finirait par être une vulnérabilité pour les démocrates à l’horizon 2020.

Mais les résultats présentent aussi certaines mises en garde pour les démocrates : de plus en plus de personnes disent que les membres de la Chambre sont motivés principalement par la politique partisane plutôt que par le devoir alors qu’ils enquêtent sur les relations du président républicain avec l’Ukraine.

Dans l’ensemble, plus d’Américains approuvent l’enquête, soit 47 %, comparativement à 38 % qui la désapprouvent.

Néanmoins, 53 % des Américains sondés estiment que la Chambre agit principalement pour des raisons politiques et pour contester la présidence de Donald Trump.

Une proportion un peu moins grande d’Américains, soit 43 %, croit que les membres agissent surtout en raison de leur bonne foi et de la responsabilité d’enquêter sur le pouvoir exécutif.

Débat polarisé

Plus les témoignages dans l’enquête sur la destitution sont concrets, plus les républicains se rangent fortement derrière le président Donald Trump.

Témoins après témoins, lors d’audiences à huis clos à la Chambre des représentants, corroborent des faits qui, selon les démocrates, constituent un dossier solide contre le président.

Donald Trump a exercé des pressions sur l’Ukraine, pays allié des États-Unis, pour qu’il enquête sur Joe Biden, sa famille et les démocrates. Durant la même période, l’administration Trump a suspendu l’aide militaire à la jeune démocratie confrontée à l’agression russe.

Pour les démocrates, il s’agit là d’un abus de pouvoir effronté, d’un quid pro quo, qui aurait vu l’administration Trump transiger des fonds de politique étrangère à des fins politiques personnelles.

« Je pense que rien ne justifie l’inconduite de ce président », a déclaré lors d’une entrevue le président du comité du renseignement menant l’enquête, Adam Schiff.

Les républicains, eux, ne veulent rien entendre. M. Trump dit qu’il ne s’agit que d’une « chasse aux sorcières », et ses partisans sont d’accord.

« La population américaine voit bien ce qu’il en retourne », a dit croire le représentant de l’Ohio Jim Jordan, plus haut républicain au comité de surveillance faisant partie de l’enquête. « Nous voyons cela tout comme la population américaine, et nous savons — vraiment — que c’est faux. »

Tandis que cette enquête se déroule dans le sous-sol du Capitole, une autre version se joue à l’étage pour le public.

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a organisé un vote cette semaine pour officialiser l’enquête sur la destitution et le résultat a été scindé en fonction de lignes de parti.

Pas un seul républicain n’a rejoint les démocrates pour approuver la tenue de l’enquête. Tous les démocrates, à l’exception de deux d’entre eux, ont soutenu l’enquête.

Dans les précédentes procédures de destitution de l’ère moderne, au moins certains législateurs avaient traversé les frontières des partis pour apporter initialement un soutien bipartite aux enquêtes sur Richard Nixon et Bill Clinton.

Mais les temps sont différents. La polarisation du pays se manifeste dans presque tous les aspects de la vie politique. Jusqu’à présent, les procédures sur la destitution ne font que refléter cette division, au Congrès comme dans l’ensemble du pays.

Ni Donald Trump ni les républicains du Congrès ne contestent la transcription brute de la conversation téléphonique de M. Trump en juillet avec le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy. Ils soutiennent que cette transcription prouve que le président n’a rien fait de mal.

Julian Zelizer, professeur à l’Université de Princeton, estime que la partisanerie est plus grande que durant le Watergate et que « la loyauté envers le parti est encore plus imposante ».

Il est donc fort peu probable qu’un groupe de législateurs républicains se rende à la Maison-Blanche pour dire au président qu’il en est fini pour lui, comme lors de la procédure de destitution contre Nixon.

Jusqu’à présent, les républicains soutiennent sans réserve Donald Trump. Les enquêteurs à la Chambre se préparent maintenant à amener les audiences de destitution sur la scène publique.

Source: LaPresse.ca

Vote jeudi à la Chambre pour formaliser la procédure de destitution contre Trump (Pelosi)


Les républicains réclamaient depuis des semaines un vote formelle pour formaliser le début de l’enquête

La Chambre américaine des représentants votera cette semaine pour la première fois en séance plénière sur une résolution formalisant l’enquête en vue de destituer Donald Trump et autorisant des auditions publiques, a annoncé lundi sa présidente démocrate Nancy Pelosi. 

Le vote se tiendra jeudi, a précisé un responsable démocrate. 

« Nous présenterons cette semaine dans l’hémicycle une résolution qui réaffirme l’enquête en cours », a écrit Nancy Pelosi dans une lettre adressée à son groupe parlementaire. 

Le texte « établit la procédure pour des auditions ouvertes aux Américains » et « énonce les droits garantis au président et à sa défense », précise-t-elle. 

Les républicains réclamaient depuis des semaines un vote formel pour marquer le début de l’enquête annoncée fin septembre et menée à huis clos par des commissions de la Chambre, à majorité démocrate. 

L’opposition cherche à établir si le président républicain a abusé de son pouvoir à des fins personnelles quand il a demandé à l’Ukraine d’enquêter sur son rival Joe Biden.

Aucun calendrier n’a été fixé pour l’enquête menée par les démocrates contre Donald Trump. A son terme, la commission judiciaire de la Chambre sera chargée, le cas échéant, de définir et présenter les chefs de la mise en accusation du président, ou « impeachment » en anglais. 

Un vote sera alors organisé en séance plénière. Si sa mise en accusation est approuvée, le Sénat, à majorité républicaine, devra organiser le « procès » de Donald Trump. 

Source: i24 News

Destitution de Trump : les démocrates tirent la première salve


Le secrétaire d’Etat Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine, a été sommé par les démocrates de livrer tous les documents nécessaires à l’enquête.

Destitution POTUS, phase 1. Dans le cadre de la procédure de destitution engagée contre Donald Trump, les parlementaires démocrates américains ont sommé vendredi le chef de la diplomatie Mike Pompeo de leur livrer des documents nécessaires à leur enquête. Ne pas céder « constituerait une entrave à l’enquête du Congrès », lui rappellent-ils dans un courrier, montrant leur volonté d’aller vite dans cette procédure explosive.

« Il ne faut pas que ça traîne », a appuyé la cheffe des démocrates au Congrès, Nancy Pelosi. Après avoir tempéré pendant des mois l’impatience de l’aile gauche du parti, la présidente de la chambre des Représentants a créé la surprise mardi en décidant d’initier une procédure de destitution contre le président des Etats-Unis.

De même, les élus à la tête de ces commissions ont déjà fixé l’agenda des auditions de cinq hauts diplomates, susceptibles de leur fournir des informations sur le scandale ukrainien impliquant le président américain. Elles devraient avoir lieu dans les deux semaines qui viennent. L’un d’eux, Kurt Volker, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour l’Ukraine, a démissionné vendredi, selon l’AFP et Reuters.

Trump a «trahi son serment »

Si la démarche de destitution de Trump a peu de chances d’aboutir pour cause de majorité républicaine au Sénat, elle complique sa campagne de réélection et annonce une lutte acharnée pendant plus d’un an, jusqu’au scrutin de novembre 2020.

Donald Trump « ne nous a pas laissé le choix », a défendu vendredi Nancy Pelosi : il a « trahi son serment, mis en péril la sécurité nationale et l’intégrité des élections », a-t-elle tempêté.

Les démocrates lui reprochent d’avoir demandé à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, lors d’une conversation téléphonique il y a deux mois, d’enquêter sur l’ancien vice-président Joe Biden, bien placé pour porter les couleurs démocrates en 2020. Son fils, Hunter Biden, a travaillé pour un groupe gazier ukrainien quand lui-même était le vice-président de Barack Obama.

Source: Le Parisien