L’Université d’État de San Diego normalise la pédophilie en tant qu’ »orientation sexuelle »


Cela pourrait entrer dans le cadre de « l’acceptation de diverses identités sexuelles ».

L’Université d’État de San Diego enseigne aux étudiants que la pédophilie pourrait être simplement considérée comme une « orientation sexuelle » alternative.

« Un sujet dont nous avons discuté en classe aujourd’hui dans une université d’État après avoir regardé une vidéo de 8 minutes sur les mœurs mettant en vedette des pédophiles qui se sont identifiés comme tels. Cela va se généraliser. », a tweeté Alex Mazzara.

La photo montre une diapositive de présentation intitulée « La pédophilie comme orientation sexuelle ».

Cela suggère que l’adoption de la pédophilie comme orientation sexuelle alternative pourrait faire partie de « l’acceptation de diverses identités sexuelles ».

La vidéo de VICE mettant en vedette des pédophiles pourrait bien avoir été celle de Todd Nickerson, un pédophile autoproclamé.

L’article de VICE sur Nickerson le dépeint avec sympathie, un individu qui avoue ouvertement vouloir agresser des enfants, et qui est une victime des « justiciers » de droite.

Les conservateurs préviennent depuis des années que l’objectif ultime de tout fétichisme, de toute identité de genre et de toute sexualité n’est pas seulement la tolérance, mais l’introduction éventuelle de la normalisation de la pédophilie.

Nous ne sommes pas loin de cette éventualité.

Source: Summit.news

Traduction par Nouvelordremondial.cc

Un Imam déclare que se marier avec des enfants est parfaitement OK car le “prophète Mohamed l’a fait aussi”


 Le chef spirituel de l’Arabie Saoudite, le Grand Mufti de l’Arabie Saoudite Abdul Aziz ibn Abdillah Ali ash-Shaykh, a déclaré à la télévision nationale hier soir qu’il ne condamnait pas les mariages avec des enfants car “le prophète Mohamed l’a fait aussi”, selon l’édition du Riyadh Times de ce matin.

Le Grand Mufti a décrit le mariage des filles de moins de 15 ans comme étant “loisible”, car selon le saint Coran, le prophète Mohamed a épousé Aïcha, la plus jeune de ses treize épouses, quand elle n’avait seulement que six ans.

Après cela, un homme de la foule lui a demandé quel était l’âge approprié de se marier pour une jeune fille et le Grand Mufti a cité le prophète comme un exemple.

“Notre Saint Prophète a été divinement inspiré par Allah, le plus grand et le plus miséricordieux, et dans sa grande sagesse, Mohamed a trouvé cela adéquate de prendre Aïcha pour épouse quand elle n’était alors qu’une enfant. Qu’Allah bénisse l’âme d’Aïcha”, dit-il à une foule de gens.

Interrogé quant à l’âge approprié de se marier pour une jeune fille, le chef spirituel religieux de l’Arabie saoudite a laissé entendre que du fait que le prophète Mohamed s’est marié avec une fille de 6 ans, alors cela en fait une oeuvre charitable à émuler.

Mariée à l’âge de 6 ans

La spécialiste du Moyen-Orient, Myriam Cerrah, reconnaît que le Coran est clair en rapport avec l’âge du mariage d’Aïcha et du prophète en accord avec la foi islamique.

“Il est marqué dans le Coran noir sur blanc, que le prophète s’est marié avec Aïcha quand elle n’avait que 6 ans et qu’il a consommé le mariage quand elle en avait 9. Alors qu’il en avait 54 lui-même”, a-t’elle expliqué.

Selon le Coran, Mohamed a cherché à épouser la jeune femme après avoir rêvé d’elle à plusieurs reprises. “On vous a montré à moi deux fois (dans mon rêve) avant que je ne me marie avec vous. Je vis un ange vous portant dans un morceau de tissu de soie, et je lui ai dit, ‘Révélez (Aïcha)’, et voici que voila, c’était toi. Je me dis (à moi-même), ‘Si Allah le veut, que cela se produise’,” peut-on lire dans le Coran.

La pédophilie est “inexistante” dans l’islam

La pédophilie est un “concept moderne social de l’occident”, explique le savant Sahid Zamir, et qu’il a été répandu par la culture occidentale et qu’il ne s’applique pas à tous les peuples du monde.

“Qui est à même de dire à quel âge une fille à le droit de se marier? Les Nations Unies ou le Coran, qui est la révélation d’Allah au travers de notre prophète Mohamed pour le monde entier? Je pense que le choix est assez évident”, a-t’il admis.

“L’âge ne détermine pas si des jeunes filles sont pas faites pour le mariage ou pas. C’est une question de maturité et en ce qui concerne Aïcha, la femme de Mohamed, il est clair que c’était une fille précoce et c’est pourquoi Allah a permis à Mohamed de lier sa destinée avec la sienne,” dit-il.

Il n’y a actuellement aucune loi en place qui définie un âge minimum pour le mariage en Arabie Saoudite, bien que le Ministère de la Justice a soumis une proposition en 2011 de limiter l’âge des jeunes femmes à marier à 15 ans. Mais la proposition a été rejetée.

Source: WNDR

Pédophilie dans l’Eglise : le pape François refuse la démission du cardinal Barbarin


L’archevêque de Lyon a été reconnu coupable de non-dénonciation d’atteintes sexuelles et condamné à six mois de prison avec sursis, le 7 mars. Le pape veut attendre le jugement en appel.

Le pape François s’exprime Place Saint-Pierre à Rome avant la traditionnelle prière de l’angelus, le 24 février 2019 Vincenzo PINTO (AFP)

Le cardinal Philippe Barbarin demeure finalement archevêque de Lyon. Le pape François, à qui il a présenté sa démission lundi 18 mars, à Rome, l’a refusée « en invoquant la présomption d’innocence », comme l’a précisé le prélat dans un communiqué publié par le site de son diocèse, mardi.

Prise dans l’attente que l’appel de la condamnation du primat des Gaules soit jugé, cette décision du pontife argentin risque d’accroître le désarroi des catholiques français face à une affaire qui dure depuis déjà trois ans et demi, et d’entretenir le doute sur la résolution de l’Eglise catholique à appliquer une politique de tolérance zéro contre les pédocriminels et les évêques qui les protègent.

Le cardinal Barbarin avait annoncé son intention de demander à être relevé de sa charge épiscopale après avoir été condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis pour non-dénonciation d’atteintes sexuelles sur mineurs de quinze ans par le tribunal correctionnel de Lyon, le 7 mars. Il avait été renvoyé devant ce tribunal à la suite d’une plainte déposée par des membres de l’association La Parole libérée, fondée par des victimes du prêtre Bernard Preynat, mis en examen pour des agressions sexuelles commises dans les années 1970 et 1980 sur de jeunes scouts de Sainte-Foy-lès-Lyon (Rhône).

« L’erreur de trop »

La référence au respect de la présomption d’innocence signifie que le pape François a tenu compte de la décision du cardinal Barbarin de faire appel de sa condamnation, qui n’est donc pas encore définitive. Mardi soir, sur la chaîne KTO, le prélat français a confirmé que ses avocats avaient rédigé une note à l’attention du pape sur les perspectives de l’appel. « Je n’allais pas refuser de la remettre [au pape] », a-t-il glissé.

Dans cette affaire, le pontife argentin avait déjà exprimé sa volonté de laisser la procédure judiciaire aller à son terme. Interrogé sur une éventuelle démission de l’archevêque de Lyon par le quotidien La Croix en mai 2016, François avait répondu : « Non, ce serait un contresens, une imprudence. On verra après la conclusion du procès. Mais maintenant, ce serait se dire coupable. » A la tête d’une Eglise universelle, le pape doit aussi adopter une « politique » applicable dans tous les pays où elle est implantée, y compris là où les garanties d’indépendance de la justice sont limitées.

Mais en France, cet argument aura sans doute du mal à convaincre. Du côté des victimes, c’est évident. François Devaux, cofondateur de l’association La Parole libérée, a qualifié cette décision du pape comme « l’erreur de trop »« Je crois que cet homme-là [le pape] va réussir à tuer l’Eglise », a-il déclaré à l’AFP.

Mais aussi du côté des catholiques. Beaucoup d’entre eux voyaient dans cette démission annoncée la possibilité de tourner la page d’une affaire qui, depuis trois ans et demi, écrase tout autre sujet et amoindrit la capacité de l’Eglise catholique à s’exprimer. « Le drame serait que le pape nomme un administrateur sans accepter la démission de Mgr Barbarin jusqu’à l’appel », affirmait ainsi un haut responsable de l’épiscopat il y a une semaine.

Malaise au sein de la hiérarchie catholique

La décision du pape aura autant de mal à passer à Lyon, où la vie du diocèse est profondément perturbée par cette affaire.

« Parce que l’Eglise de Lyon souffre depuis trois ans, j’ai décidé de me mettre en retrait pour quelque temps et de laisser la conduite du diocèse au vicaire général modérateur, le père Yves Baumgarten », a d’ailleurs précisé le cardinal Barbarin dans son communiqué. Pour combien de temps ? « Je n’en sais rien, cela dépend si le procès en appel est très long ou ne dure que quelques mois », a-t-il précisé sur KTO, ouvrant la porte à un retour en cas de relaxe.

Face à cette solution d’attente, le malaise est palpable dans la hiérarchie catholique. « Je suis étonné, je ne m’attendais pas à ce scénario », a ainsi réagi le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, qui a simplement « pris acte » de la décision du pape François.

Pendant son procès, le cardinal Barbarin s’en est tenu à la ligne de défense adoptée depuis le début de l’affaire. Elle se résume en une phrase maintes fois déclinée : « J’ai fait ce que Rome m’a demandé. »Dans l’entretien à La Croix de mai 2016, le pape avait semblé avaliser l’action de Philippe Barbarin : « D’après les éléments dont je dispose, je crois qu’à Lyon le cardinal Barbarin a pris les mesures qui s’imposaient, qu’il a bien pris les choses en main », avait-t-il dit. Il avait d’ailleurs refusé à cette époque une première offre de démission du primat des Gaules.

Difficile à comprendre en France

Le prélat avait écrit en décembre 2014 à la Congrégation pour la doctrine de la foi, l’organe du Vatican chargé de traiter les affaires de pédocriminalité, pour demander des consignes dans cette affaire ancienne mais qui concernait un prêtre toujours en activité. La réponse lui était parvenue en février 2015, lui demandant de « prescrire les mesures disciplinaires adéquates, tout en évitant le scandale public ».

Difficile à comprendre en France, la décision de François risque enfin de brouiller un peu plus le discours du pontife. Pourtant prometteuse, la conférence sur la protection des mineurs, organisée à Rome du 21 au 24 février, avait finalement laissé une impression mitigée. D’abord parce qu’aucune décision concrète n’était sortie de la réunion de tous les présidents des conférences épiscopales du monde. Ensuite, parce que le discours final du pape avait semblé vouloir diluer la responsabilité de l’institution qu’il dirige dans les affaires de pédocriminalité.

Source: Le Monde

Pédophilie dans l’Eglise : « Ce sont des gamins en frustration de tendresse » estime ce prêtre


Invité à débattre sur l’affaire Barbarin ce lundi sur LCI, le chroniqueur religieux l’Abbé de la Morandais en a profité pour parler des actes pédophiles au sein de l’Eglise catholique. Et ses propos sur la pédophilie ne passent pas.

L’Abbé de la Morandais était invité pour parler du cardinal Barbarin qui remettait sa lettre de démission au Pape François. Pour rappel, le cardinal a été condamné à 6 mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’abus sexuels commis par un prêtre. Sa démission n’a pas été acceptée par le Pape François. Le Huffington Post note que ce dernier se laisse le temps de la réflexion et attend que les recours judiciaires soient épuisés.

C’est donc dans ce cadre que l’Abbé de la Morandais avait été invité sur le plateau de LCI. Il a été interviewé sur les questions de la pédophilie dans l’Eglise et les solutions concrètes pour lutter contre ce fléau : « Les évêques ont prétendu mettre des cellules de prévention. Mais comment fait-on de la prévention ? On ne sait pas ! » commence-t-il. « La pédophilie est une énigme psycho-scientifique. Et moi, ça me pose beaucoup de questions ».

Ensuite, Alain de la Morandais a tenu des propos qui ont semblé très mal venus et révélés dans l’émission Quotidien. Ils ont publié sur Twitter un extrait vidéo dans lequel on entend le religieux français déclarer : « On a toujours l’impression que c’est un viol, qu’il y a de la violence. Mais au départ, je ne crois pas. D’après les échos que j’ai eus, les confidences, un enfant cherche spontanément de la tendresse de la part d’un homme ou d’une femme (…) et souvent ce sont des gamins en frustration de tendresse. »

« Il vous embrasse sur la bouche »

Audrey Crespo-Mara, la présentatrice de l’émission Audrey & Co, lui rappelle que « la responsabilité est chez l’adulte« . L’Abbé de la Morandais le reconnait mais continue son explication qui choque fortement les membres du plateau. Et pour cause, il affirme que  » le gamin va chercher de la tendresse« . Il appuie son propos avec cette phrase : « Vous avez tous observé qu’un gamin vient et qu’il vous embrasse sur la bouche« .

Complètement choquée par ces déclarations, l’équipe répond unanimement par la négative. Cette interview a fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux. De plus,  » l’Abbé de La Morandais dit être au courant de « crimes » d’un prélat et aurait alerté l’Église qui n’aurait rien fait. » tweete le journaliste David Perrotin. «  Pourquoi n’a-t-il pas prévenu la justice ? ‘Non, c’était des majeurs’  » répond-t-il.

Source: Au Féminin

Le cardinal Barbarin va remettre sa démission au pape


Le cardinal Philippe Barbarin a annoncé jeudi qu’il allait remettre sa démission au Pape « dans les prochains jours », après avoir « pris acte » de sa condamnation à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé les abus sexuels d’un prêtre lyonnais.

« J’ai décidé d’aller voir le Saint Père pour lui remettre ma démission. Il me recevra dans quelques jours », a indiqué devant la presse l’archevêque de Lyon après avoir dit « prendre acte de la décision du tribunal ». « Indépendamment de mon sort personnel, je tiens à redire toute ma compassion pour les victimes », a-t-il ajouté.

En avril 2016, aux débuts de l’affaire, le prélat avait déjà proposé sa démission mais celle-ci avait été refusée par le Pape.

Dans un communiqué transmis quasi-instantanément à la presse, la Conférence des évêques de France (CEF) a également « pris acte de la décision de justice » et estimé que le choix du primat des Gaules de présenter sa démission au Pape François relevait « de sa conscience personnelle ».

« Il appartiendra au Pape de lui donner la suite qu’il jugera opportune », a encore estimé la CEF.

Philippe Barbarin, 68 ans, a été condamné en première instance à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’agressions pédophiles commises par un prêtre dans son diocèse. Ses avocats ont annoncé qu’ils faisaient appel.

Alors que le parquet avait classé sans suite une procédure contre le cardinal Barbarin, et que celui-ci était poursuivi sur citation directe par une association de victimes « La Parole libérée », le tribunal s’est montré sévère à son égard dans ses attendus.

« Alors même que ses fonctions lui donnaient accès à toutes les informations et qu’il avait la capacité de les analyser et les communiquer utilement, Philippe Barbarin a fait le choix en conscience, pour préserver l’institution à laquelle il appartient, de ne pas les transmettre à la justice », a relevé le jugement.

Le prêtre accusé des actes pédophiles, Bernard Preynat, n’a pas encore été jugé pour les faits antérieurs à 1991 qui lui sont imputés.

Source: i24 News

Australie: Le numéro trois du Vatican reconnu coupable de pédophilie


Il est le plus haut responsable de l’Eglise catholique condamné dans une affaire de pédophilie.

Le Cardinal George Pell à Melbourne, le 26 février 2019. — AFP

Les faits avaient été commis dans la sacristie de la cathédrale Saint-Patrick de Melbourne dans les années 1990. Le cardinal australien George Pell, numéro trois du Vatican, a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur mineur, devenant ainsi le plus haut responsable de l’Eglise catholique condamné dans une affaire de pédophilie, a annoncé mardi un tribunal australien.

Le tribunal de Melbourne (sud) a déclaré le cardinal de 77 ans coupable d’un chef d’agression sexuelle et de quatre chefs d’attentat à la pudeur contre deux enfants de chœur alors âgés de 12 et 13 ans. Le prélat avait initialement rejeté ces accusations et le jury n’était pas parvenu à une décision lors d’un premier procès en septembre. Il a cependant été déclaré coupable lors d’un nouveau procès le 11 décembre.

Une nouvelle audience mercredi pour fixer sa peine

Le tribunal de Melbourne avait cependant pris une « ordonnance de suppression » (suppressing order) qui interdisait aux médias toute mention de cette affaire, sous peine de poursuites. Cette obligation de silence avait été imposée dans le but de protéger le jury d’un second procès lors duquel le cardinal Pell devait initialement être jugé pour d’autres faits présumés.

Mais l’accusation a décidé de renoncer à cette seconde série de poursuites, ce qui a eu pour conséquence de lever mardi le blackout médiatique sur la première affaire, autorisant les médias à annoncer le verdict de culpabilité.

La peine à laquelle le cardinal sera condamné n’a pas été fixée. Une nouvelle audience est prévue mercredi. Les avocats du cardinal ont d’ores et déjà annoncé à l’AFP son intention de faire appel. George Pell, qui avait pris congé de ses fonctions au Vatican pour se défendre, reste cependant sur le papier à la tête du secrétariat pour l’économie du Saint-Siège, soit le numéro trois du Vatican.

Source: 20 Minutes

Ce qu’il faut retenir du sommet du Vatican consacré à la pédophilie dans l’Eglise


Au dernier jour de la conférence du Vatican sur les abus sexuels perpétrés sur des mineurs par des membres du clergé, le pape a appelé à une « bataille totale » contre ces crimes. Mais peu de mesures concrètes ont émergé.

Le pape François, lors d’une célébration religieuse pénitentielle, le 23 février 2019, au Vatican. (VINCENZO PINTO / AFP)

Quatre jours intenses, des témoignages forts, des mots durs mais peu de mesures concrètes. Au terme du sommet historique sur la pédophilie dans l’Eglise, le pape a livré ses conclusions aux 190 participants de tous les continents (présidents de conférences épiscopales, chefs des Eglises catholiques orientales, supérieurs de congrégations religieuses et prélats de la Curie romaine). 

Les défenseurs des victimes n’ont pas caché leur déception après le discours conclusif du pape François. Ce dernier a comparé les abus sexuels sur mineurs par le clergé à des « sacrifices humains » des rites païens qui ne doivent plus jamais être « couverts », mais son discours est resté vague quant aux mesures à prendre pour lutter contre ce fléau. Voici ce qu’il faut retenir de ces rencontres.

Des témoignages bouleversants

La parole des victimes a ponctué ce « sommet sur la protection des mineurs dans l’Eglise » par le biais de témoignages enregistrés ou de vive voix. « Quel que soit l’abus, c’est l’humiliation la plus grande qu’un être humain subit », a ainsi expliqué un jeune homme chilien victime d’abus sexuels, devant les prélats. 

Quand on vit l’abus, on voudrait mettre fin à tout. Mais ce n’est pas possible. On voudrait fuir, c’est ce qui se passe car on n’est plus soi-même. On voudrait s’échapper en cherchant à sortir de soi. Donc, avec le temps, on devient complètement seul.

Un jeune Chilien victime d’abus sexuelslors du sommet

Après avoir raconté son parcours, samedi,  lors d’une célébration religieuse pénitentielle organisée avec la hiérarchie de l’Eglise et le pape, le jeune homme a joué un morceau de Bach, saisissant l’assemblée. 

Vendredi soir, une femme, elle aussi anonyme, avait particulièrement bouleversé les prélats en racontant son calvaire. « Lorsque j’avais 11 ans, un prêtre de ma paroisse a détruit ma vie. Dès lors, moi qui adorais les couleurs et faisais des pirouettes dans les prés, insouciante, j’ai cessé d’exister », a-t-elle dit, selon le texte de son témoignage publié samedi. « Toutes les fois où, enfant, il me bloquait avec une force surhumaine restent, en revanche, gravées dans mes yeux, mes oreilles, mon nez, dans mon corps, dans l’âme », a-t-elle raconté. 

Je sentais que désormais je ne valais plus rien, que je n’avais même pas le droit d’exister. Je voulais juste mourir. J’ai essayé… Je n’ai pas réussi. L’abus a duré cinq ans. Personne ne l’a remarqué.

Une victime d’abus sexuels lors du sommet

« Cela semble à peine croyable », écrit Le Monde (article abonnés), mais ces témoignages ont contribué à une « prise de conscience » de certains prélats : « Une partie de la hiérarchie catholique a semblé découvrir le problème des violences sexuelles sur mineurs et la responsabilité de la hiérarchie au cours de ce sommet », explique le quotidien. Les travaux du sommet se sont déroulés à huis clos (neuf discours seulement ont été retransmis), mais, selon un participant cité par Le Monde, « de nombreux prélats ont montré, par leurs questions, qu’ils ignoraient presque tout du sujet et plus encore des façons d’y faire face ».

Des prises de parole fortes

Clôturant cette conférence inédite avant le pape François, Mark Coleridge, le président de la conférence épiscopale d’Australie, secouée par d’énormes scandales, a déclaré dimanche que l’Eglise catholique était devenue sa « pire ennemie » pour avoir dissimulé les abus sexuels perpétrés par le clergé et n’avoir pas écouté les victimes. « Nous ne resterons pas impunis », a ajouté Mark Coleridge. Samedi, une religieuse a fustigé « l’hypocrisie » de l’Eglise tandis qu’un cardinal allemand, proche du pape, a lâché une bombe en admettant que l’institution avait parfois détruit des dossiers sur des cas de pédocriminalité.

Des dossiers qui auraient pu documenter ces actes terribles et indiquer le nom des responsables ont été détruits ou n’ont pas même été constitués.

Le cardinal Reinhard Marx lors du sommet

« Au lieu des coupables, ce sont les victimes qui ont été réprimandées et on leur a imposé le silence », a-t-il martelé. « Des procédures et des processus établis pour poursuivre les délits ont été délibérément non respectés, plutôt rayés et ignorés. Les droits des victimes ont été, de fait, foulés aux pieds et laissés aux caprices de personnes individuelles », a souligné le cardinal Marx. Il a ajouté que le « secret pontifical », souvent mis en avant par l’Eglise pour ne pas communiquer, n’avait aucune justification convaincante à ses yeux face à des cas d’abus sexuels.

Autre fait notable, la prise de parole de femmes et de laïques qui ont secoué l’assemblée de prélats. Ainsi, Valentina Alazraki, journaliste qui couvre le Vatican depuis 1974, a vivement interpellé les hommes d’Eglise. « Si vous n’êtes pas radicalement du côté des enfants, nous serons vos pires ennemis », a déclaré la Mexicaine, selon La Croix

Vous devriez prendre conscience que plus vous couvrirez, plus vous ferez les autruches, moins vous informerez les médias et, donc, les fidèles et l’opinion publique, et plus le scandale sera grand.

Valentina Alazraki, journaliste spécialiste du Vaticanaux prélats

Des pistes, mais peu de mesures concrètes

Si les organisateurs avaient promis des plans d’action, voire des changements législatifs, il faudra encore attendre. Dimanche, le pape a promis de « donner des directives uniformes pour l’Eglise », mais sans se soumettre à « la pression médiatique », évoquant avant tout des normes déjà en vigueur au niveau international et au niveau ecclésiastique.  

Un vade-mecum spécifiant les démarches à entreprendre en cas d’abus sexuel devrait sortir d’ici deux mois. Le pape souhaite aussi la création d’équipes mobiles d’experts compétents pour aider certaines conférences épiscopales et diocèses « sans moyens et sans personnel formé », ont indiqué dimanche les organisateurs à la presse. Vendredi, le cardinal américain Blase Cupich a présenté « un cadre » détaillé « pour la construction de nouvelles structures juridiques de responsabilisation dans l’Eglise ». Certaines propositions s’inspirent de ce qui existe aux Etats-Unis, comme une « ligne téléphonique dédiée » ou un « portail web » permettant aux victimes de signaler leur cas à une haute autorité indépendante.

Le Vatican a aussi promis de dévoiler prochainement une législation pour encadrer la lutte contre d’éventuels cas d’abus sexuels au sein de la Curie et de la Cité du Vatican, qui se trouvent dans un vide juridique en la matière. Trois membres de la Curie ont également évoqué la possible levée du secret pontifical pour des cas avérés d’abus sexuels. Ils veulent de la transparence sur les procédures judiciaires de l’Eglise, qui entendent les victimes comme témoins puis ne les informent jamais de l’état d’avancement du dossier.

Le Monde évoque enfin l’idée de renforcer la participation des laïcs « à tous les niveaux » de l’Eglise pour prévenir les abus, ou encore la collégialité entre évêques. Objectif : éviter qu’ils ne se retrouvent seuls face à des cas. Mais toutes ces pistes restent à l’état d’ébauche. 

La déception des victimes

« Beaucoup attendaient une annonce rapide de mesures concrètes », écrit La Croix. Or, dans son discours conclusif, le pape François s’est livré « à une réflexion générale sur les abus sexuels dans l’Eglise, les replaçant dans un contexte plus large, à la fois mondial et spirituel », résume le quotidien catholique. « On n’est pas surpris, mais on est déçus », a commenté auprès de l’AFP le Suisse Jean-Marie Fürbringer, présent comme beaucoup d’autres victimes sur la place Saint-Pierre. « Honnêtement, c’est un blabla pastoral, la faute du diable. Ils noient le poisson, ça permet de ne pas aborder directement les problèmes de l’Eglise », a-t-il asséné.

Pour l’Italien Francesco Zanardi, « le Vatican n’est plus crédible » et « l’Eglise continue à se sentir comme une victime » car « les victimes réclament des mesures »« C’est très décevant », a aussi lâché le Britannique Peter Saunders, anciennement membre d’une commission antipédophilie du Vatican.

Le discours parle du diable, du mal. Il n’y a rien sur la tolérance zéro, l’exclusion définitive des violeurs d’enfants et des agresseurs sexuels employés par l’Eglise !

Peter Saunders, ex-membre d’une commission antipédophilie du Vatican à l’AFP

Et de souligner : « Le pape fait habilement diversion en regardant ailleurs. Nous savons tous que c’est un problème global. » De fait, François a consacré un très long développement aux statistiques disponibles sur les abus sexuels perpétrés dans le monde dans toutes les sphères de la société, notamment dans les familles, les écoles et les milieux sportifs. 

« Je crois que le pape et l’Eglise avaient rendez-vous avec leur conscience et je crois qu’ils viennent de rater le rendez-vous, devant l’humanité tout entière : je crois que cela aura des conséquences désastreuses », a réagi sur franceinfo François Devaux, président de l’association La Parole libérée, qui rassemble les victimes du prêtre Bernard Preynat. « Quatre jours de travail pour accoucher d’aussi peu de concret, tout ça pour dire ce qu’on sait déjà depuis vingt ans, c’est quand même assez incroyable. »

Source: France TV Info

Le pape compare les abus sexuels sur mineurs à des « sacrifices » païens, mais déçoit les victimes


Le pape a comparé dimanche les abus sexuels sur mineurs par le clergé à des « sacrifices humains » des rites païens qui ne doivent plus jamais être « couverts », mais son discours peu spécifique clôturant un sommet inédit de l’Eglise a suscité des réactions très irritées des victimes.

« Aucun abus ne doit jamais être couvert, comme ce fut le cas par le passé, et sous-évalué », a déclaré François, après quatre jours d’un sommet inédit de la hiérarchie de l’Eglise.

« Cela me rappelle la pratique religieuse cruelle, répandue par le passé dans certaines cultures, qui consistait à offrir des êtres humains – spécialement des enfants – en sacrifice dans les rites païens », a comparé le pape, adepte des formules choc.

Le souverain pontife argentin a beaucoup insisté sur les dérives du clergé « devenant un instrument de Satan », ajoutant: « dans les abus, nous voyons la main du mal ».

Or pour lui, il est temps d’écouter « l’écho du cri silencieux des petits » qui se sont retrouvés devant « des bourreaux » aux « coeurs anesthésiés par l’hypocrisie et le pouvoir ». 

« Il s’agit de crimes abominables qui doivent disparaître de la face de la terre », a-t-il encore décrit en en lançant « un appel pressant pour la lutte à tous niveaux contre les abus sur mineurs ». 

Reste que le pape, qui a déjà multiplié les paroles fortes de condamnation et de mea culpa depuis des mois, n’est pas rentré dans le vif pratique du sujet. Il a promis de « donner des directives uniformes pour l’Eglise » mais sans se soumettre à « la pression médiatique », évoquant avant tout des normes déjà en vigueur au niveau international et au niveau ecclésiastique. 

– « la faute du diable » –

« On est pas surpris, mais on est déçus », a commenté le Suisse Jean-Marie Fürbringer, présent comme beaucoup d’autres victimes sur la place Saint-Pierre. « Honnêtement c’est un blabla pastoral, la faute du diable. Ils noient le poisson, ça permet de ne pas aborder directement les problèmes de l’Eglise », a-t-il assené.

Pour l’Italien Francesco Zanardi, « le Vatican n’est plus crédible » et « l’Eglise continue à se sentir comme une victime » car « les victimes réclament des mesures ».

– « Le pape fait diversion » –

« C’est très décevant », a aussi taclé le Britannique Peter Saunders, anciennement membre d’une commission anti-pédophilie du Vatican. « Le discours parle du diable, du mal. Il n’y a rien sur la tolérance zéro, l’exclusion définitive de violeurs d’enfants et des agresseurs sexuels employés par l’Eglise! », s’est-il insurgé. 

Et de souligner, « le pape fait habilement diversion en regardant ailleurs, nous savons tous que c’est un problème global ». 

De fait, François a consacré un très long développement aux statistiques disponibles sur les abus sexuels perpétrés dans le monde dans toutes les sphères de la société, notamment dans les familles, les écoles et les milieux sportifs. « Nous sommes, donc, devant un problème universel et transversal qui, malheureusement, existe presque partout », a insisté François.

L’archevêque maltais Charles Scicluna, un organisateur du sommet et grand expert des abus sexuels, a jugé « légitimes » les attentes des victimes et a dit « comprendre leur frustration ».

Mais les organisateurs n’ont cessé de répéter que des plans d’action, voire des changements législatifs, seront mis en chantier dès la fin du sommet. Un « vade-mecum » spécifiant les démarches à entreprendre si un cas d’agression sexuelle émerge sortira toutefois d’ici deux mois à l’intention des pays manquant d’experts.

Le pape souhaite aussi la création d’équipes mobiles d’experts compétents pour aider certaines conférences épiscopales et diocèses « sans moyens et sans personnel formé », ont indiqué dimanche les organisateurs devant la presse.

Le Vatican a aussi promis  de dévoiler prochainement une législation pour enfin encadrer la lutte contre d’éventuels cas d’abus sexuels au sein de la Curie et de la Cité du Vatican, qui se trouvent curieusement dans un vide juridique en la matière.

Trois membres de la Curie ont aussi évoqué durant la réunion la possible levée du « secret pontifical » pour des cas avérés d’abus sexuels du clergé. Ils veulent de la transparence sur les procédures judiciaires de l’Eglise, qui entendent les victimes comme témoins puis ne les informent jamais de l’état d’avancement du dossier.

Aux présidents de 114 conférences épiscopales, chefs des Eglises catholiques orientales et supérieurs de congrégations religieuses, le pape avait réclamé « du concret » dès le lancement des débats jeudi en distribuant une feuille de route en 21 points.

Durant quatre jours le pape a voulu surtout faire comprendre aux 190 participants de tous les continents leur « responsabilité » individuelle et collégiale face aux scandales, et prendre aussi par le bras des épiscopats d’Asie et d’Afrique affirmant, y compris cette semaine, se sentir peu concernés.

Source: Actu Orange

Un cardinal admet la destruction de dossiers sur des cas d’abus sexuels


Un cardinal allemand, proche du pape, a admis samedi que l’Eglise avait parfois détruit des dossiers sur des ecclésiastiques  soupçonnés d’avoir agressé sexuellement des mineurs et a appelé à la  transparence pour répondre aux scandales.

« Des dossiers qui auraient pu documenter ces actes terribles et indiquer le nom des responsables ont été détruits ou n’ont pas même été constitués », a déploré le cardinal allemand Reinhard Marx, dans un discours aux 190 participants d’un sommet au Vatican, qui aborde sans fards depuis jeudi des pratiques au sein de l’Eglise catholique qui ont pu mener à perpétrer ou à taire des abus sexuels sur des mineurs.

Le président de la conférence épiscopale allemande, connu pour ses prises de position libérales, fait partie d’un conseil restreint de cardinaux conseillant le pape sur ses réformes.

« Les abus sexuels à l’égard d’enfants et de jeunes sont, dans une mesure non négligeable, dus à l’abus de pouvoir dans le cadre de l’administration », qui a « discrédité » la mission de l’Eglise, a argué le cardinal allemand. 

« Au lieu des coupables, ce sont les victimes qui ont été réprimandées et on leur a imposé le silence », a-t-il martelé. 

-‘illégal’-

Le cardinal Marx avait présenté à l’automne les excuses de l’Eglise catholique allemande en présentant un rapport rédigé par des universitaires révélant des abus sexuels sur plus de 3.600 mineurs pendant des décennies. 

Ce rapport, commandé par l’épiscopat allemand, fait état de dossiers « manipulés » même s’il n’apporte pas de preuves, a précisé le prélat allemand lors d’une conférence de presse. « Je suppose que l’Allemagne n’est peut-être pas le seul endroit où cela a été fait », a-t-il commenté, sans répondre à une journaliste qui lui demandait si de telles destructions de dossiers pouvaient aussi avoir eu lieu au Vatican.

L’aveu du cardinal n’a pas échappé samedi à une centaine de victimes qui défilaient à Rome. « C’est illégal » de détruire des dossiers, a commenté à l’AFP l’Américain Peter Isely, un membre fondateur de l’organisation internationale ECA (« End Clergy Abuse »), qui avait rencontré la veille le cardinal. « C’est quelque chose qui pourrait intéresser la Cour de justice internationale », a-t-il noté.

Samedi, Mgr Marx a par ailleurs estimé que « le secret pontifical » mis en avant par l’Eglise pour ne pas communiquer avec l’extérieur n’avait aucune justification convaincante à ses yeux face à des cas d’abus sexuels.

Il a plaidé pour une plus grande transparence sur les procès à huis clos de l’Eglise, une revendication majeure des victimes d’abus sexuels. 

– ‘secret pontifical’ –

L’idée a été évoquée par deux autres membres de la Curie (gouvernement du Vatican), dont Linda Ghisoni, experte en droit canon et sous-secrétaire d’un « ministère ». « Il sera nécessaire de réviser la législation actuelle sur le secret pontifical », avait-t-elle annoncé vendredi soir devant les participants.

Le secret pontifical, mis en place pour « protéger la dignité des personnes » et « le bien de l’Eglise », ne doit pas être perçu comme un outil « utilisé pour cacher les problèmes », a estimé cette responsable.

L’archevêque maltais Charles Scicluna, secrétaire adjoint de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (section qui enquête sur les cas présumés d’abus sexuels du clergé), a confirmé samedi à la presse que l’idée d’un relâchement du secret pontifical, « lourde institution », avait bien progressé.

Le Saint-Siège doit informer les victimes sur l’état d’avancement et le résultat du procès canonique de leur agresseur présumé. « Ils sont entendus comme témoins et c’est tout », a regretté cet expert de la question.

Le cardinal Marx souhaite pour sa part la fin de l’opacité sur les statistiques documentant le nombre d’abus sexuels perpétrés par le clergé. Il estime que cette opacité conduit à « une méfiance » envers l’Eglise ainsi qu’à « des théories du complot ». 

Les présidents de 114 conférences épiscopales sont réunis jusqu’à dimanche au Vatican, avec de hauts prélats de la Curie, des chefs des Eglises catholiques orientales et des supérieurs de congrégations religieuses. Le pape François avait ouvert les travaux jeudi en demandant des mesures « concrètes » et c’est lui qui résumera dimanche matin les résultats de la rencontre.

Source: Actu Orange