Le Pentagone a mobilisé près de 1.600 soldats dans la région de Washington


« Les troupes sont en état d’alerte renforcé mais ne participent pas au soutien des opérations civiles »

Le Pentagone a mobilisé près de 1.600 soldats de l’armée américaine et les a déployés dans la région de Washington, a déclaré mardi le département américain de la Défense, tandis que neuf jours après la mort de George Floyd, la vague de contestation historique ne faiblit pas.

« Des éléments en service actif sont postés sur des bases militaires dans la région du Capitole, mais ne se trouvent pas à Washington même », a toutefois précisé le porte-parole du Pentagone, Jonathan Rath Hoffman, dans un communiqué.

Les troupes sont en « état d’alerte renforcé » mais « ne participent pas au soutien des opérations menées par les autorités civiles », a-t-il souligné.

Le chef du Pentagone Mark Esper avait déclaré lundi que les forces de l’ordre devaient « dominer le champ de bataille » pour rétablir l’ordre, après l’annonce de Donald Trump indiquant qu’il était disposé à déployer l’armée à Washington et dans les villes où les autorités locales ne parviendraient pas à contrôler les émeutes.

Le président de la commission des Forces armées de la Chambre des représentants, Adam Smith, a de son côté rappelé que le rôle de l’armée américaine dans le maintien de l’ordre sur le territoire était « limité par la loi ».

Une loi interdit en effet d’utiliser des soldats d’active dans des missions de maintien de l’ordre, sauf en cas d’insurrection. En cas de désordres publics, il revient à chaque Etat américain de faire appel à d’anciens policiers réservistes de la Garde nationale.

Source: i24 News

Un responsable du Pentagone dit qu’il y a des indications qu’une « agression » iranienne pourrait se produire


Un haut responsable du Pentagone a déclaré mercredi qu’il avait été annoncé que l’Iran pourrait potentiellement mener des actions agressives à l’avenir, alors que la tension régressait entre Téhéran et Washington, rapporte l’ agence Reuters .

Les tensions dans le Golfe se sont accrues depuis les attaques contre les pétroliers au cours de l’été, y compris au large des Émirats arabes unis, et contre les installations énergétiques en Arabie saoudite. Les États-Unis ont blâmé l’Iran, qui a nié être à l’origine des attaques contre les infrastructures énergétiques mondiales.

« Nous continuons également de voir des indices, et pour des raisons évidentes, je n’entrerai pas dans les détails, une éventuelle agression iranienne pourrait se produire », a déclaré aux journalistes John Rood, le responsable n ° 3 du Pentagone.

Rood n’a pas fourni de détails sur les informations sur lesquelles il se basait ni sur un calendrier.

« Nous avons envoyé des signaux très clairs et directs au gouvernement iranien sur les conséquences potentielles d’une agression », a déclaré Rood.

Sous couvert d’anonymat, deux responsables américains ont déclaré qu’il y avait eu des renseignements le mois dernier indiquant que l’Iran déplaçait des forces et des armes dans la région.

On ne savait pas exactement ce que l’Iran cherchait à faire avec ces mouvements, ont-ils ajouté.

L’un des responsables a déclaré que l’inquiétude était en partie liée aux activités iraniennes en Irak, qui connaissent des manifestations anti-gouvernementales.

L’année dernière, Reuters a annoncé que l’Iran avait donné des missiles balistiques aux mandataires chiites en Irak et qu’il développait la capacité d’y construire de nouveaux moyens pour dissuader les attaques visant ses intérêts au Moyen-Orient et lui donner les moyens de s’attaquer aux ennemis régionaux.

Les États-Unis ont déployé des milliers de forces militaires supplémentaires au Moyen-Orient, y compris des bombardiers et du personnel de la défense aérienne, pour dissuader ce que Washington qualifie de comportement provocateur de la part de l’Iran.

Les responsables américains ont déclaré que des discussions étaient en cours sur l’ajout de troupes américaines dans la région, mais qu’aucune décision n’avait été prise et que la situation était fluide. Ils ont dit que l’armée parlait régulièrement de forces dans le monde entier, y compris au Moyen-Orient.

L’Iran fait face depuis des semaines à des manifestations parfois violentes contre la hausse des prix de l’essence.

Les troubles, qui ont débuté le 15 novembre après que le gouvernement a brutalement augmenté les prix de l’essence de 300%, se sont étendus à plus de 100 villes et villages et sont devenus politiques, alors que les manifestants jeunes et ouvriers réclamaient la démission des dirigeants cléricaux.

Les dirigeants religieux de Téhéran ont accusé les « voyous » liés à ses opposants en exil et les principaux ennemis du pays – les États-Unis, Israël et l’Arabie saoudite – d’être responsables de ces troubles.

Source: The Middle East Monitor

Traduit par: SENTINELLE SAPS

Les ovnis, nouveau business pour la Silicon Valley


Les objets volants ne sont pas identifiés, mais les dollars, eux, sont bien réels.

Depuis une semaine, le sujet des ovnis est de nouveau à la mode dans les médias américains. L’US Navy a confirmé que trois vidéos prises en 2004 et 2015 ne sont pas truquées et montrent des «phénomènes volants non identifiés» (UAP) –un choix de termes qui a de quoi réjouir les fans de science-fiction, les passionné·es de phénomènes paranormaux… et des entrepreneurs de la Silicon Valley.

Bien que tout ceci ne valide absolument pas l’existence des extraterrestres, un marché s’est créé pour travailler à identifier les objets mentionnés dans les rapports de la Navy.

L’armée américaine prend très au sérieux les engins non identifiés aperçus. En avril 2019, elle a officialisé de nouvelles procédures quant aux rapports d’observation d’appareils aériens effectués par ses pilotes et son personnel. L’idée derrière cette mise à jour est d’étudier, d’enregistrer mais aussi de déstigmatiser les rapports d’aéronefs non identifiés.

Depuis juin, des sénateurs sont briefés sur ces rapports lors de réunions classifiées par le Pentagone, selon des sources de Politico. Donald Trump a également été informé. «J’ai eu une brève réunion à ce sujet, a-t-il révélé à ABC News. Mais les gens disent appercevoir des ovnis. Est-ce que je les crois? Pas vraiment.»

Petits hommes (et gros billets) verts

Qu’ils croient ou non en la réalité extraterrestre des repérages, des professeurs, des entrepreneurs et des vétérans de la Silicon Valley ont lancé des organisations pour identifier ces phénomènes sur la côte californienne.

L’une d’entre elles, UAP eXpeditions, compte dans son équipe Kevin Day, un ex-militaire convaincu que son étude des objets volants non identifiés lui aurait donné des «pouvoirs» comme la «cognition avancée», mais aussi le professeur Kevin Knuth, jadis employé par la NASA et désormais professeur de physique à l’université d’Albany, ou Luis Elizondo, un ancien du Pentagone qui avait participé à réveler en 2017 que son employeur avait investi près de 20 millions de dollars dans un programme d’enquête sur les ovnis.

Mais c’est une autre organisation, appelée To the Stars Academy of Arts & Science (TTSA), qui attire toute l’attention. Créée en 2015 par Tom DeLonge, chanteur et guitariste du groupe Angels & Airwaves et ancien membre et fondateur de Blink-182, elle se consacre pleinement à la recherche sur les unidentified flying objects.

Entre deux tournées, le musicien écrit des livres pour enfants, a produit une série pour The History Channel et place quelques billes dans son obsession.

Le quadragénaire a ainsi dépensé une fortune pour acquérir ce qu’il dit être un alliage métallique d’origine possiblement extraterrestre. Son investissement se révélera peut-être vite rentable: TTSA a annoncé avoir signé un contrat avec l’armée américaine pour développer des technologies du futur héritées de ses éventuelles trouvailles.

Source: Korii

Téhéran prévient qu’une guerre avec l’Iran serait «la mère de toutes les guerres»


En pleines tensions entre Téhéran et Washington, le Président Rohani a affirmé qu’une guerre avec l’Iran serait la mère de toutes les guerres et a annoncé les conditions à remplir pour préserver la paix avec son pays, indique la chaîne locale IRIB.

Sur fond d’escalade des tensions au Moyen-Orient entre les États-Unis et l’Iran, le Président iranien a déclaré qu’une guerre avec son pays pourrait devenir «la mère de toutes les guerres», lors d’une rencontre avec la direction du ministère iranien des Affaires étrangères, rapporte la chaîne locale IRIB.

«Une paix avec l’Iran est la mère de toute paix, alors qu’une guerre avec l’Iran est la mère de toutes les guerres, je le répète à nouveau. La paix se fait en échange de la paix», a affirmé Hassan Rohani.

«Si vous voulez de la sécurité, si vos soldats veulent être en sécurité dans la région, vous ne pouvez pas porter atteinte à notre sécurité tout en vous attendant à être en sécurité vous-mêmes», a-t-il précisé.

Pour que l’Iran reprenne les négociations avec les États-Unis, ces derniers doivent lever les sanctions actuelles, a-t-il souligné.

Tensions entre Téhéran et Washington

Les tensions sont montées d’un cran entre les deux pays après l’annonce en mai 2018 du retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien et du rétablissement de certaines sanctions.

Ces derniers temps, les tensions se renforcent dans les golfes Persique et d’Oman. Au mois de juin 2019, les deux pétroliers Front Altair et Kokuka Courageous ont été attaqués dans le golfe d’Oman. Les États-Unis ont attribué la responsabilité de l’incident à l’Iran. Ce dernier a nié son implication.

Plus tard, des militaires iraniens ont abattu un drone américain qui avait violé l’espace aérien du pays, d’après les autorités de la République islamique iranienne, alors que les États-Unis ont déclaré que l’appareil se trouvait dans l’espace aérien international. En juillet, le Pentagone a annoncé avoir visé deux drones iraniens dans le détroit d’Ormuz. Cependant, l’Iran n’a pas confirmé cette information.

Une série d’arraisonnements de navires

Le 19 juillet, Téhéran a annoncé avoir saisi le pétrolier britannique Stena Impero dans le détroit d’Ormuz pour avoir violé le droit maritime. Cet incident est survenu après l’arraisonnement par les forces britanniques d’un tanker iranien au large de Gibraltar.

Le 14 juillet, le corps des Gardiens de la révolution islamique avait saisi le pétrolier panaméen Riah dans le golfe Persique. Cependant, il ne s’agissait que d’un bateau capable de transporter un million de litres de pétrole, selon le ministère iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.

Le troisième arraisonnement en un mois a eu lieu le 31 juillet, lorsqu’un navire irakien transportant du carburant de contrebande a été saisi par les Pasdaran, d’après les déclarations du corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI). À son tour, le ministère irakien du Pétrole a démenti cette accusation.

Source: Sputnik News

Tensions avec l’Iran: Washington envoie 1.000 militaires de plus au Moyen-Orient


Le Pentagone a déjà envoyé mi-mai dans le Golfe un navire de guerre.

Les Etats-Unis ont décidé d’envoyer environ 1.000 militaires supplémentaires au Moyen-Orient dans un contexte de tensions accrues avec l’Iran, a annoncé lundi le chef du Pentagone Patrick Shanahan.

Cette mesure est destinée à « assurer la sécurité et la santé de nos militaires déployés dans la région et à protéger nos intérêts nationaux », a indiqué le ministre américain de la Défense par intérim, précisant que « les Etats-Unis ne cherchent pas à entrer en conflit avec l’Iran ».

« Les récentes attaques iraniennes valident les renseignements fiables et crédibles que nous avons reçus sur le comportement hostile des forces iraniennes et des groupes qu’elles soutiennent, qui représente une menace pour les citoyens et les intérêts américains dans l’ensemble de la région », a précisé M. Shanahan.

En réponse à une requête du commandement central américain qui a demandé des renforts, en accord avec le chef d’état-major et après consultation de la Maison Blanche, « j’ai autorisé l’envoi de 1.000 troupes supplémentaires à des fins défensives pour répondre à des menaces aériennes, navales et terrestres au Moyen-Orient », a-t-il ajouté.

Le Pentagone a déjà envoyé mi-mai dans le Golfe un navire de guerre transportant des véhicules, et une batterie de missiles Patriot pour faire face à des menaces d’attaques « imminentes » attribuées à l’Iran.

Source: i24 News

Le Pentagone prépare des “plans d’urgence” pour une intensification potentielle de la crise avec l’Iran


Alors que l’on craint que les Etats-Unis ne s’engagent dans une nouvelle guerre désastreuse au Moyen-Orient, le ministre de la Défense Patrick Shanahan a déclaré vendredi à la presse que le Pentagone préparait des “plans d’urgence” si la situation devait s’aggraver rapidement au niveau militaire.

“Quand vous regardez la situation…. 15 % du pétrole mondial passe par le détroit d’Ormuz, a déclaré Shanahan, cité dans le Washington Times“Il est donc évident que nous élaborer faire des plans d’urgence au cas où la situation dégénèrerait. Nous devons également élargir notre soutien à cette situation internationale.”

Le Pentagone a indiqué qu’il poursuivait la mise en œuvre de ses plans de coordination avec les alliés internationaux de l’Amérique en cas de confrontation militaire avec l’Iran – ce qui pourrait s’avérer difficile étant donné que l’Union européenne a appelé à une “retenue maximale” après les attaques de pétroliers de jeudi que Washington a rapidement imputées à l’Iran. Le Royaume-Uni a été la seule exception, qui a immédiatement soutenu l’évaluation de Pompeo et Trump.

Notamment, comme l’indique le Washington Times à la suite de la conférence de presse de vendredi, “le Pentagone prévoit le déploiement éventuel de forces américaines supplémentaires dans la région du golfe Persique au cas où la menace de l’Iran s’aggraverait”.

Il y a quelques semaines, alors que les tensions commençaient à monter en flèche dans la région à la suite de l’annonce par John Bolton d’une “menace accrue” de l’Iran ou de ses alliés contre les troupes américaines voisines, le Pentagone a déployé le groupe d’attaque du porte-avions Abraham Lincoln, au moins 1500 soldats, et aussi des bombardiers B-52, drones et missiles Patriot.

Le Pentagone utilisera probablement l’incident du pétrolier pour maintenir la pression sur Téhéran : “Plus nous pourrons déclassifier d’informations, plus nous pourrons partager d’informations, plus nous le ferons. Et c’est notre intention. Et je pense, comme vous l’avez vu hier, qu’il faut faire vite”a poursuivi Shanahan dans sa déclaration.

Cependant, quant à l’origine de ce que le CENTCOM a dit être des mines Limpet attachées sur le côté d’un des pétroliers, que l’US Navy a produit une vidéo de ce qu’elle a dit être le retrait des forces du CGRI, le Pentagone n’a donné aucune indication que cela permettrait de prouver qui les a placées là ou le fabricant des mines limpet.

Source: Zero Hedge

Traduction Nouvelordremondial.cc

Pourquoi le Pentagone s’intéresse-t-il soudain aux ovnis?


L’US Navy et l’Air Force admettent enfin donner des moyens aux pilotes pour signaler des rencontres avec des objets volants inconnus… sans pour autant lever le secret-défense.

Quelle entité se cache derrière ces objets volants: extraterrestres, aéronefs russes ou fusées chinoises? La recherche va pouvoir avancer. | MartinStr via Pixabay

Lorsqu’on travaille dans l’armée de l’air ou la marine américaine, croiser des objets volants non identifiés (ovnis) est loin d’être exceptionnel. Le phénomène est même suffisamment courant pour que les pilotes concerné·es aient envie de le faire savoir à leur hiérarchie afin d’avoir, éventuellement, des réponses aux questions que l’on se pose forcément après une telle rencontre.

Le langage de l’armée nomme ce questionnement la «conscience situationnelle» –le langage courant, plus simplement, constate qu’on préfère savoir de quoi est peuplé notre environnement, histoire d’anticiper nos réactions et d’éventuelles interactions.

Là où le bât blesse, c’est que la relation entre l’armée américaine et les ovnis est protégée par le secret-défense, les conspirations et les démentis. Officiellement, les ovnis n’existent pas, point. Jusqu’ici, les pilotes américain·es n’avaient aucun moyen de signaler une rencontre à leur hiérarchie puisqu’il est ubuesque de signaler une chose dont on nie l’existence.

Fin avril, cependant, le Washington Post rapportait une information déconcertante: face à la grogne des pilotes et la recrudescence de signalement d’ovnis, l’US Navy et l’Air Force prépareraient des protocoles de signalement inédits, qui permettraient enfin à la soldatesque de faire remonter l’information à qui de droit. Une première.

Plusieurs rencontres aériennes par mois

«Ces dernières années, nous avons constaté un certain nombre de rapports d’avions non autorisés et/ou non identifiés entrés dans différents espaces aériens contrôlés par l’armée», détaillait la Navy le 23 avril dans un article de Politico«Pour des raisons de sécurité, la Navy et l’US Air Force prennent ces rapports très au sérieux et enquêtent sur chacun d’eux.»

Selon le Washington Post, le nombre d’apparitions d’objets volants non identifiés aurait augmenté depuis 2014. On en décompterait jusqu’à plusieurs par mois. Une fréquence suffisante pour que ces rencontres du troisième type soient considérées comme autant de menaces potentielles pour la sécurité du pays.

Pour Joseph Gradisher, porte-parole de la Navy interrogé par le Washington Post, collecter officiellement des données permettra «d’aller au fond du problème. Nous devons déterminer qui est à l’origine de ces vols, d’où est-ce qu’ils viennent, et dans quel but. Nous devons trouver des moyens d’éviter que ça se reproduise.»

Première étape: le vocabulaire. Adieu le traditionnel «objet volant non identifié», UFO en anglais, introduit vers 1953 à l’occasion du projet d’étude Blue Book.

Place au «phénomène aérien inexpliqué» (UAP), à l’«avion non identifié» (UA) et à l’intrigante «incursion suspectée» (SI).

Libérer la parole des pilotes

Loin de représenter un léger changement terminologique, la reconnaissance officielle de ces rencontres aura des conséquences très concrètes sur le fonctionnement de l’armée.

Politico explique qu’à l’heure actuelle, les UAP sont traités par les radars comme des anomalies à évacuer du système: un objet qui se déplace en défiant les lois de la physique est traité comme un bug et l’information est supprimée.

Si d’aventure elle parvient jusqu’aux yeux d’un opérateur humain, poursuit un responsable de l’armée dans Politico, elle est également supprimée. Désormais, l’anomalie sera enregistrée et conservée dans une base de données dédiée.

Cette réforme du protocole change également beaucoup de choses pour les pilotes, affirme The Atlantic. Ces nouvelles règles leur permettront de témoigner des objets vus en vol sans craindre que leur hiérarchie les cataloguent comme psychologiquement instables dans un monde d’élite où même un infime écart peut ruiner une carrière et où personne ne veut être «un·epilote qui a vu des aliens».

En reconnaissant l’existence de phénomènes aériens inexpliqués, qui se manifestent parfois plus de 8.000 fois par an aux États-Unis, l’armée sort les ovnis du purgatoire de l’imaginaire pour les placer dans le royaume des sujets d’étude au nom de la sécurité nationale. Mais pourquoi maintenant?

Depuis 2017, le Congrès veut savoir

D’abord parce que le contexte politique est extrêmement favorable. Rappelons qu’en 2017, une enquête extraordinaire de Politico et du Washington Post révélait l’existence d’un programme secret du Pentagone dédié à la vérification de témoignages liés aux ovnis (à ne pas confondre avec les extraterrestres), nommé Advanced Aerospace Threat Identification Program, entre 2007 et 2012.

Un programme financé par le ministère de la Défense à hauteur de 22 millions de dollars (19,7 millions d’euros), dont certaines conclusions posent finalement plus de questions qu’elles n’apportent de réponses.

Après les révélations du directeur du programme Luis Elizondo, qui souhaitait rendre son activité publique afin d’encourager le grand public à témoigner, les députés du Congrès veulent en savoir plus, inquiets pour leur souveraineté technologique et militaire.

L’US Navy indique ainsi au Washington Post avoir mené plusieurs présentations devant les responsables politiques américain·es. La grande muette peut donc compter sur un appui politique solide afin d’améliorer sa conscience situationnelle dans les airs, sans avoir l’air de chasser du petit gris au radar. Elle cherchera plutôt à dénicher des avions furtifs d’un type inconnu développé par une puissance étrangère –sans nommer la Russie, ni la Chine.

Une occasion en or pour les protocoles de détection

Selon Iain Boyd, ancien conseiller scientifique de l’US Air Force, la stratégie est avantageuse à tous points de vue. L’armée reconnaît qu’elle dispose de témoignages sur les ovnis suffisamment étayés pour que l’hypothèse de l’hallucination collective soit écartée.

Ils existent, dans un angle mort de son renseignement. Dès lors, lunique préoccupation de l’armée est d’en apprendre le plus possible sur la nature du phénomène pour évaluer la menace et apprendre à ses troupes quelle attitude adopter –amicale, neutre, hostile– pour y répondre. «Connais ton ennemi et connais-toi toi-même», écrivait Sun Tzu.

S’intéresser sérieusement aux ovnis, écrit Iain Boyd, «représente pour l’armée l’opportunité d’améliorer ses techniques d’identification». Les véhicules militaires sont presque littéralement couverts de capteurs, voyagent en convois, échangent sans cesse des données et sont surveillés par des satellites en orbite: ce sont des dispositifs d’observation et de traque idéaux si tant est qu’on souhaite les mettre à profit.

En leur permettant de récolter des données en temps réel sur ces phénomènes inexpliqués puis en offrant ces données à –au hasard– des algorithmes de machine learning plutôt que de les balancer à la poubellel’armée parviendra peut-être à en apprendre plus sur ces Tic Tac volants qui vont de 0 à Mach 3 en une seconde, sans propulseur apparent, en se déplaçant comme si la gravité ne les concernait pas.

Les militaires croiseront alors de moins en moins d’objets volants non identifiés dans le ciel américain –paradoxalement, ceux qui défieront toute identification n’en seront que plus précieux. Quoi que ces futurs systèmes permettent de repérer, nous autres mortels n’en saurons probablement rien: l’armée américaine a déjà prévenu que tout serait couvert par le secret-défense. On ne rigole pas avec les ovnis. Encore moins s’ils parlent russe.

Source: Korii

Le Pentagone envisage d’envoyer 10.000 soldats en renfort au Moyen-Orient


« Le fait d’avoir tous ces moyens militaires dans un petit espace est en soi facteur à accidents »

Zarif

Le département américain de la Défense va demander à la Maison Blanche d’envoyer 10 000 soldats supplémentaires au Moyen-Orient, a annoncé mercredi le Pentagone, sur fond de tensions avec l’Iran.

Il s’agirait également de renforcer les capacités militaires ainsi que la Sixième flotte, une unité opérationnelle de l’US Navy opérant dans la mer Méditerranée.

Le département de la Défense devrait demander au président américain Donald Trump d’envoyer, en plus des 10 000 soldats, un nombre inconnu de batteries de missiles Patriot et de navires de guerre, mais on ignore si les exigences seront approuvées par la Maison Blanche.

Cette initiative ne découle pas de nouvelles menaces lancées par l’Iran, ont précisé les responsables sécuritaires, mais fait partie des efforts déployés pour renforcer la sécurité dans la région. 

Mardi, l’administration Trump a semblé vouloir freiner l’escalade militaire avec l’Iran après deux semaines de montée des tensions, assurant privilégier « la dissuasion, pas la guerre » et avoir réussi à éloigner les menaces les plus imminentes.

De son côté, Téhéran a mis en garde Washington contre les « conséquences douloureuses » d’une « escalade » contre l’Iran.

« Le fait d’avoir tous ces moyens militaires dans un petit espace navigable [le Golfe, NDLR] est en soi facteur à accidents, surtout avec des gens qui cherchent l’accident », a déclaré le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif dans un entretien accordé mardi à CNN.

Source: i24 News

Le Pentagone envoie une batterie de missiles Patriot au Moyen-Orient


Le Pentagone a approuvé l’envoi de missiles Patriot au Moyen-Orient. Cette décision intervient après l’arrivée du porte-avions USS Abraham Lincoln et d’une force de bombardiers B-52 dans la région face à des menaces d’attaques attribuées à l’Iran.

Le Pentagone a annoncé le 10 mai l’envoi au Moyen-Orient d’un navire de guerre transportant des véhicules, notamment amphibies, et d’une batterie de missiles Patriot, s’ajoutant au déploiement dans la région d’un porte-avions.

«Ces équipements vont se joindre au groupe de frappe du porte-avions USS Abraham Lincoln et au détachement spécial de bombardiers de l’US Air Force dans la région du Moyen-Orient en réaction à des indications sur une amélioration des préparatifs des Iraniens pour mener des opérations offensives contre les forces américaines et nos intérêts», a justifié le ministère américain de la Défense dans un communiqué.

«Nous sommes en position et prêts à défendre les forces et intérêts américains dans la région», a ajouté le Pentagone, cité par l’AFP.

Dimanche 5 mai, le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, a annoncé le déploiement de l’USS Abraham Lincoln et d’une force opérationnelle de bombardiers dans la zone d’influence du commandement central des États-Unis, dans le but d’envoyer un message à Téhéran. Le 7 mai, l’armée américaine a annoncé que des bombardiers stratégiques B-52 Stratofortress seraient déployés au Moyen-Orient.

L’Iran a rejeté les allégations de menaces, les qualifiant de «faux renseignements».

Source: Sputnik News

Etats-Unis: Le Pentagone débloque 1 milliard de dollars pour le mur de Trump


Pendant sa campagne, Donald Trump avait promis la construction de ce mur à la frontière avec le Mexique.

Le chef du Pentagone Patrick Shanahan a annoncé lundi avoir débloqué un milliard de dollars pour la construction d’une section du mur frontalier voulu par le président Donald Trump à la frontière avec le Mexique.

Le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) a demandé au Pentagone de construire un mur de 91 km de long dans la région de El Paso (Texas), et le corps du génie de l’armée de Terre « est autorisé à se coordonner directement avec le DHS et les gardes-frontières pour entreprendre la planification et la mise en œuvre de ce projet à hauteur d’un milliard de dollars », a indiqué le ministre de la Défense par intérim dans un communiqué.

Un mur de 91 km de long et de 5,5 m de haut

Patrick Shanahan justifie cette dépense par la loi fédérale. Un paragraphe de l’article 10 du Code des Etats-Unis « autorise le ministère de la Défense à construire des routes et des barrières et à installer des éclairages pour empêcher […] le trafic de drogue transfrontalier ».

« Par conséquent, j’ai décidé d’entreprendre […] la construction d’un mur de 91 km de long et de 5,5 m de haut, de construire et de réparer les routes et d’installer des éclairages comme requis » par le DHS, précise Patrick Shanahan dans ce communiqué publié à une heure tardive, quelques heures seulement avant qu’il ne s’adresse au Congrès pour défendre le projet de budget du Pentagone.

Les démocrates indignés

Frustré par le refus du Congrès de lui accorder le budget qu’il réclamait pour construire le mur frontalier, Donald Trump a déclenché le 15 février une procédure d’« urgence nationale » qui lui permet de contourner les parlementaires afin de débloquer plus de huit milliards de dollars de financements.

Cette mesure exceptionnelle a indigné les démocrates, mais aussi des élus de son camp, qui estiment que le républicain outrepasse les pouvoirs présidentiels et crée un dangereux précédent.

Source: 20 Minutes