Le marché du pétrole se noie dans sa propre production


La chute brutale de la demande mondiale transforme le stockage des hydrocarbures en problème urgent.

La guerre entamée entre l’Arabie saoudite et la Russie associée à l’émergence de la pandémie de Covid-19 auront peut-être la peau d’un marché du pétrole que l’on savait déjà mal en point.

L’Agence internationale de l’énergie estime que la contraction de la demande au niveau mondial pourrait atteindre 20%. Bloomberg rapporte que l’un des enjeux les plus pressants pour les producteurs est le stockage de leurs hydrocarbures, dont le cours a chuté à son plus bas niveau depuis dix-sept ans.

L’offre dépasse à ce point les besoins que les réservoirs viennent à manquer sur la terre ferme et qu’il est fait appel à des supertankers, immobilisés par la paralysie globale, pour accueillir une partie du surplus.

Malgré cette extension navale, les capacités de stockage seront dépassées d’ici deux à trois mois. Le problème est encore plus criant pour les entreprises dont les exploitations n’ont aucun accès à la mer ou à un quelconque pipeline.

Moins cher que du papier toilette

Selon un autre article de Bloomberg, le coût du transport du Western Canadian Select, produit de l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta et considéré par beaucoup comme désastreux pour l’environnement et pour les communautés autochtones, dépasse désormais son prix de vente.

Son cours a chuté sous la barre des 5 dollars [4,5 euros]: un baril de bitume canadien revient aujourd’hui moins cher qu’un cappuccino élaboré chez Starbucks ou qu’un paquet de papier toilette.

Quant au boom du fracking aux États-Unis, qui a fait du pays un surprenant nouveau leader mondial de la production d’hydrocarbures, il prend des airs de très coûteux château de cartes qui, sous les récentes pressions, menace plus que jamais de s’effondrer.

Il y a quelques semaines, Bloomberg évoquait l’étrange possibilité de voir le pétrole être vendu à un prix négatif, de la même manière qu’il existe des taux d’intérêt négatifs. Ce point de rupture approchant beaucoup plus vite qu’envisagé, le marasme actuel est peut-être le moment idéal pour accélérer la transition vers un futur énergétique moins fossile.

Source: Korii

La Russie est prête à prendre le contrôle des plus grandes réserves mondiales de pétrole


Le gouvernement vénézuélien est prêt à céder le contrôle de la compagnie pétrolière d’Etat PDVSA à Rosneft en Russie, a rapporté un journal local, citant des sources de l’industrie.

La TASS russe rapporte, citant El Nacional, que le mouvement radical est en discussion pour effacer la dette de Caracas envers Moscou. La dette est considérable : à la fin de Juin de cette année, l’argent dû à Rosneft seul s’élevait à 1,1 milliard de dollars. Il s’agit d’une baisse par rapport aux 1,8 milliard de dollars à la fin mars.

Il y a deux ans, Caracas et Moscou ont conclu un accord pour la restructuration d’une autre dette de 3,15 milliards de dollars sur 10 ans envers la Russie, avec des paiements minimums sur les six premières années. Depuis 2006, les prêts russes au Venezuela ont atteint plus de 17 milliards de dollars au total.

Selon le rapport El Nacional, Moscou a réagi positivement à cette suggestion et plusieurs commissions ont été créées et envoyées au Venezuela pour évaluer la situation à la PDVSA. La première réaction de ces commissions a été que l’entreprise était trop grande et qu’elle avait besoin de licenciements massifs pour devenir plus compétitive.

La compétitivité reste toutefois discutable. La plupart des sanctions américaines à l’encontre du Venezuela ont ciblé précisément la PDVSA en raison de son rôle vital en tant que vache à lait du pays et du gouvernement Maduro. Rosneft fait également l’objet de sanctions américaines.

Rosneft est active au Venezuela dans des projets communs avec la PDVSA. Toutefois, selon l’envoyé spécial des États-Unis au Venezuela, Elliott Abrams, ces activités ne semblent pas constituer une violation des sanctions américaines. Toutefois, Abrams a déclaré le mois dernier que des sanctions pourraient être prises à l’encontre de la société russe à l’avenir. Si le rapport d’El Nacional est confirmé, il est probable qu’elles le seront plus tôt que prévu.

Caracas voudrait céder le contrôle à Rosneft sans avoir à passer par la privatisation. En tout état de cause, un changement de propriété de la PDVSA devrait être approuvé par l’Assemblée nationale, qui est contrôlée par l’opposition.

Source: Oil Price

Traduction par Nouvelordremondial.cc

Arabie Saoudite : les prix à la pompe vont augmenter « assez rapidement » selon les professionnels


La flambée des cours du pétrole à la suite de l’attaque d’installations saoudiennes est un événement « considérable » qui se traduira « assez rapidement » par une hausse de l’ordre de 5 centimes à la pompe en France, ont prévenu lundi les professionnels du secteur.

« On peut s’attendre assez rapidement à une augmentation de l’ordre de 4 ou 5 centimes » parce que « les grandes sociétés répercutent au jour le jour l’évolution des prix sur le marché de Rotterdam sur l’essence et le gazole », pronostique Francis Duseux, président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP).

« Quand vous payez 1,50 euro sur un litre d’essence, vous avez à peu près 50 centimes de matières premières, de raffinage et de distribution », le reste étant constitué de taxes diverses, rappelle-t-il. « Cinq centimes, à supposer que ça reste à ce niveau, c’est tout à fait considérable. C’est peut-être ce qu’il y a de plus inquiétant pour les Français », souligne Francis Duseux.

Les cours du pétrole ont grimpé de 10% lundi matin, deux jours après des attaques contre des infrastructures pétrolières en Arabie saoudite qui ont entraîné une réduction de moitié de sa production. Elles ont provoqué une réduction brutale de production de 5,7 millions de barils par jour, soit environ 6% de l’approvisionnement mondial.

En France, trois mois de stocks de réserve

« C’est une attaque militaire frontale, surprenante, inattendue » qui représente un événement « tout à fait considérable » pour le secteur, commente Francis Duseux.

Toutefois, la France est à l’abri d’une rupture d’approvisionnement, selon lui: « On a en France trois mois de stocks de réserve, c’est la loi qui nous oblige à posséder dans des stockages trois mois de la consommation de l’année précédente. » « Au cas où l’approvisionnement en brut deviendrait un peu plus tendu, je pense qu’il n’y aurait pas de problème pour continuer à approvisionner les Français dans les stations-service ou pour remplir leur cuve de fioul domestique », indique-t-il.

L’évolution de la situation va désormais dépendre de plusieurs facteurs comme le temps pour réparer les installations endommagées, la mobilisation des stocks saoudiens et l’augmentation de la production d’autres pays mais surtout la réaction diplomatique et éventuellement militaire. « Le danger c’est, est-ce qu’on pourrait voir un embrasement de cette région, avec toutes les conséquences que ça pourrait avoir? Franchement je pense que ce n’est pas souhaitable », conclut Francis Duseux.

Source: Dernières Nouvelles d’Alsace

Attaque de drones. Les États-Unis « prêts à riposter »


Les États-Unis se disent « prêts à riposter » aux attaques de drones contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, qui ont entraîné une réduction de moitié de sa production, stratégique pour l’économie mondiale.

« L’approvisionnement en pétrole de l’Arabie saoudite a été attaqué. Il y a des raisons de croire que nous connaissons le coupable. Nous sommes prêts à riposter (…), mais nous attendons que le Royaume (saoudien, NDLR) nous dise qui il estime être le coupable de cette attaque et sous quelle forme nous devrons agir ! », a tweeté Donald Trump, faisant ainsi pour la première fois allusion à une éventuelle réponse militaire.

Dans un tweet précédent, le président américain avait « autorisé l’utilisation du pétrole de la Strategic Petroleum Reserve, si besoin, pour une quantité qui reste à définir ».

Les rebelles yéménites Houthis, qui sont soutenus par l’Iran et qui font face depuis cinq ans à une coalition militaire menée par Ryad, ont revendiqué ces attaques contre les installations du géant Aramco.

Il n’y a aucune preuve que cette « attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique mondial » soit venue du Yémen, avait commenté, samedi, Mike Pompeo, secrétaire d’État américain, accusant l’Iran d’être à l’origine de l’attaque et assurant que les États-Unis allaient œuvrer pour assurer l’approvisionnement des marchés.

Des accusations « insensées »

Téhéran a jugé ces accusations « insensées » et « incompréhensibles », par la voix d’Abbas Moussavi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, laissant entendre qu’elles avaient pour but de justifier « des actions futures » contre l’Iran.

L’Irak a, de son côté, réfuté tout lien avec cette attaque après que le « Wall Street Journal » a indiqué que des responsables américains et saoudiens étudiaient la possibilité que des missiles aient pu être tirés sur les installations pétrolières depuis l’Irak.

Les Saoudiens aimeraient que d’autres se battent pour eux

« Agression terroriste »

Mohammed ben Salmane, prince héritier saoudien, dont le pays est le grand rival régional de l’Iran, a assuré que Ryad était « disposé et capable » de réagir à cette « agression terroriste ». Mais James Dorsey, expert du Moyen-Orient à la S. Rajaratnam School of International Studies, à Singapour, considère que des représailles directes sont peu probables : « Les Saoudiens ne veulent pas d’un conflit ouvert avec l’Iran (…). Ils aimeraient que d’autres se battent pour eux, mais les autres sont réticents ».

Source: Le Télégramme

L’Iran saisit un pétrolier, la tension régionale à son comble


Les gardiens de la révolution ont intercepté un navire qui transporte 250 000 litres de fioul.

Téhéran a saisi un navire soupçonné de contrebande de pétrole et arrêté son équipage de 11 membres près d’un important couloir de navigation pour pétroliers, aux abords du détroit d’Ormuz, a annoncé lundi 16 septembre une chaîne de télévision d’Etat iranienne sur son site.

Une patrouille navale des gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique, a intercepté le navire qui transportait 250 000 litres de fioul, selon cette chaîne de télévision, citant un responsable des gardiens.

« Ce bateau naviguait de Bandar Lengeh vers les eaux des Emirats arabes unis avant d’être saisi 20 miles (32 kilomètres) à l’est de l’île de la Grande Tomb », a dit le Brigadier général Ali Ozmayi. « Les onze membres d’équipage du bateau ont été arrêtés », a-t-il ajouté, sans dire quand cela s’était produit et sans donner leur nationalité.

Il s’agit de la deuxième saisie de ce genre depuis le début du mois. Le 7 septembre, un bateau soupçonné de contrebande de carburant avait été saisi dans le détroit d’Ormuz et 12 membres de son équipage, des Philippins, avaient été arrêtés.

Cette saisie s’ajoute à une situation déjà extrêmement tendue dans la région. Des installations pétrolières saoudiennes ont en effet été attaquées deux jours plus tôt, réduisant brutalement l’approvisionnement mondial en pétrole. Les Etats-Unis se sont d’emblée dits « prêts à riposter » aux attaques de drones, après que le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a accusé samedi l’Iran d’être à l’origine de l’attaque. Le reste de la communauté internationale appelle, elle, à la retenue.

Source: Nouvel Obs

Hajizadeh : l’Iran est prêt à une « guerre totale » contre les Etats-Unis


« Les bases américaines et leurs porte-avions à une distance de 2 000 km autour de l’Iran sont à portée de nos missiles, » a mis en garde le général iranien

Le général de brigade Amir Ali Hajizadeh, responsable des forces aériennes du Corps des gardiens de la révolution iraniens. (Crédit : capture d’écran YouTube/MEMRI)

Dimanche, un haut gradé iranien a prévenu que Téhéran était prêt à un conflit total avec les Etats-Unis, précisant que son pays pouvait lancer des missiles sophistiqués contre des bases américaines et des porte-avions à une distance de 2 000 kilomètres.

La déclaration a semblé être une réponse à l’accusation lancée samedi par Washington contre l’Iran après que des rebelles Houthi du Yemen ont mené des attaques de drone contre la plus grande installation de traitement du pétrole en Arabie Saoudite et un très important champ pétrolier, déclenchant des incendies gigantesques sur un lieu sensible pour l’approvisionnement en énergie mondiale.

Le ministre de l’Energie d’Arabie saoudite a déclaré que le royaume avait temporairement arrêté sa production sur les deux usines d’Aramco qui ont été attaquées par les rebelles yéménites, bloquant environ la moitié de la production totale de l’entreprise.

Les rebelles Houthis soutenus par l’Iran, qui contrôlent la capitale du Yémen, Sanaa, et d’autres territoires dans le pays le plus pauvre du monde arabe, ont revendiqué les attaques dans le cadre du conflit contre la coalition conduite par l’Arabie saoudite qui lutte depuis 2015 pour remettre en place le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale. Les Etats-Unis ont accusé l’Iran, et le Secrétaire d’Etat Mike Pompeo a tweeté : « Il n’y a pas de preuves que les attaques venaient du Yémen ».

« L’Iran a maintenant lancé une attaque sans précédent contre un fournisseur mondial de l’énergie », a ajouté Pompeo.

Dimanche, le commandant des Forces aériennes des Gardiens de la révolution, Amir Ali Hajizadeh, a été cité par l’agence de presse semi-officielle Tasnim comme ayant déclaré : « Tout le monde devrait savoir que toutes les bases américaines et leurs porte-avions à une distance de 2 000 kilomètres autour de l’Iran sont à portée de nos missiles », selon Reuters.

« L’Iran a toujours été prêt pour un conflit total », a ajouté Hajizadeh, sans mentionner directement les attaques en Arabie Saoudite.

Dimanche également, le ministre iranien des Affaires étrangères a rejeté comme étant « infondées » les accusations américaines, suggérant qu’il s’agissait d’un prétexte pour riposter contre la République islamique.

« De telles accusations et remarques inutiles et aveugles sont incompréhensibles et infondées », a déclaré un porte-parole du ministère Abbas Mousavi, cité dans un communiqué.

Les accusations sur les frappes de samedi auraient pour but de justifier de « futures actions » contre l’Iran, a-t-il ajouté.

Les attaques de drone ont affecté jusqu’à la moitié des sources d’approvisionnement du plus grand exportateur de pétrole dans le monde, même si la production devrait revenir à la normale dans les prochains jours, ont annoncé de multiples agences de presse, citant des sources non-identifiées. On ne sait pas précisément si quelqu’un a été blessé à l’usine de production de pétrole d’Abqaiq et dans le champ de pétrole de Khurais.

Les attaques ont suivi plusieurs semaines d’attaques similaires de drones contre l’infrastructure pétrolière du royaume, mais aucune des frappes précédentes n’avait semblé causer autant de dégâts. Les attaques vont probablement renforcer les tensions dans la zone du Golfe persique en pleine crise entre les Etats-Unis et l’Iran au sujet de l’accord sur le nucléaire iranien.

L’Iran a été plus vif dans ses attaques verbales contre les Etats-Unis en réaction à la décision du président Donald Trump de quitter l’accord sur le nucléaire de 2015 et sur les sanctions économiques dures imposées contre la République islamique, qui ont sérieusement entravé l’économie.

Il y a cependant eu des rumeurs sur une potentielle rencontre entre Trump et son homologue iranien, Hassan Rouhani, même si ce dernier a déclaré que des négociations avec les Etats-Unis sont inutiles à moins que les sanctions ne soient d’abord levées. Alors que Trump a dit qu’il était prêt à une rencontre sans pré-condition, le Secrétaire américain au Trésor Steve Mnuchin a déclaré jeudi qu’une telle rencontre n’était pas encore prévue.

Source: Times of Israël

La production de pétrole de l’Arabie fortement réduite après une attaque de drones


La production de pétrole de l’Arabie saoudite, le plus gros exportateur mondial d’or noir, est temporairement réduite de moitié après une attaque de drones revendiquée par les rebelles yéménites qui a provoqué samedi des incendies dans deux sites du géant Aramco, une action aussitôt condamnée par les Etats-Unis qui ont accusé l’Iran d’en être responsable.

Après cette troisième attaque du genre en cinq mois contre des infrastructures du mastodonte pétrolier, le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane a affirmé que son pays avait « la volonté et la capacité de faire face et répondre à cette agression terroriste », au cours d’un entretien téléphonique avec le président américain Donald Trump.

Mais ces attaques ont conduit à « la suspension provisoire de la production » sur les deux sites touchés, ce qui représente environ 50% de la production totale d’Aramco. Ces installations temporairement mises à l’arrêt produisent en temps normal 5,7 millions de barils par jour, soit environ 5% de la production mondiale de brut quotidienne.

« Les Etats-Unis condamnent fermement l’attaque d’aujourd’hui contre d’importantes infrastructures énergétiques. Des actions violentes contre des zones civiles et des infrastructures vitales pour l’économie mondiale ne font qu’aggraver les conflits et la méfiance », a pointé la Maison Blanche après cet appel téléphonique entre « MBS » et Donald Trump.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a été encore plus explicite: « L’Iran a lancé une attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique mondial », a-t-il affirmé.

« Nous appelons tous les pays à condamner publiquement et sans équivoque les attaques de l’Iran. Les Etats-Unis œuvreront avec nos partenaires et alliés pour assurer l’approvisionnement des marchés énergétiques et pour que l’Iran rende des comptes pour son agression », a-t-il ajouté.

Les équipes de sécurité d’Aramco sont intervenues pour éteindre des incendies à Abqaiq et Khurais, et « les deux incendies ont été maîtrisés », selon le ministère de l’Intérieur. Une enquête a été ouverte et les autorités ont renforcé la sécurité autour des deux sites visés, empêchant les journalistes de s’approcher.

– « Puiser dans les stocks » –

L’attaque n’a fait aucun blessé, a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère, Mansour al-Turki.

Le site d’Abqaiq, à 60 km au sud-ouest de Dahran, principal siège du géant pétrolier, abrite la plus grande usine de traitement du pétrole d’Aramco, selon son site internet. Khurais, à 250 km de Dahran, est l’un des principaux champs pétroliers de l’entreprise publique.

« En fonction de l’ampleur des dégâts et d’éventuelles pannes, Aramco utilisera ses plans d’urgence en puisant dans ses stocks », a expliqué à l’AFP Samir Madani, cofondateur du site de suivi du transport maritime Tanker Trackers. « Il pourrait y avoir des ruptures d’approvisionnement si les dégâts à Abqaiq sont importants ».

L’attaque intervient alors qu’Aramco prépare son introduction en bourse qui doit avoir lieu « bientôt », selon son nouveau PDG Amin Nasser.

Dans un communiqué, les Houthis, faction yéménite soutenue politiquement par Téhéran, grand rival régional de Ryad, ont fait état d' »une opération d’envergure contre des raffineries à Abqaiq et Khurais ».

Les Houthis, qui revendiquent régulièrement des tirs de drones ou de missiles contre des cibles en Arabie saoudite, affirment agir en riposte aux frappes aériennes de la coalition militaire menée par Ryad. Celle-ci intervient depuis 2015 dans la guerre au Yémen déclenchée en 2014 par une offensive des Houthis, qui se sont emparés de vastes pans du territoire dont la capitale Sanaa. Le conflit a provoqué la pire crise humanitaire au monde selon l’ONU.

– Menace sérieuse –

L’attaque a été condamnée par plusieurs pays arabes du Golfe et l’Egypte.

Dans un communiqué, l’émissaire de l’ONU pour le Yémen Martin Griffiths a jugé « la récente escalade militaire extrêmement inquiétante », appelant « toutes les parties à la retenue » et à « éviter de mettre en danger le processus de négociations engagées par l’ONU ».

D’après des experts, les attaques des rebelles yéménites montrent qu’ils disposent d’armes sophistiquées et constituent une menace sérieuse pour l’Arabie saoudite et plus particulièrement pour ses installations pétrolières.

Le 17 août, les Houthis avaient dit avoir mené une attaque à l’aide de dix drones, « la plus massive jamais lancée en Arabie saoudite », contre le champ de Shaybah (est), qui avait provoqué un incendie « limité » selon Aramco sur une installation gazière, sans faire de blessés.

Le 14 mai, les Houthis avaient revendiqué une attaque de drones dans la région de Ryad, contre deux stations de pompage d’un oléoduc reliant l’est à l’ouest du royaume, qui avait entraîné l’interruption temporaire des opérations sur cette installation.

Cette opération avait ajouté aux tensions grandissantes dans la région du Golfe, après des attaques et des actes de sabotage contre des pétroliers en mai et juin, imputés par les Etats-Unis et son allié saoudien à l’Iran, qui a nié toute implication.

La destruction d’un drone américain, entré dans l’espace aérien iranien selon Téhéran, avait fait craindre un embrasement général. Donald Trump avait alors affirmé avoir annulé à la dernière minute des frappes de représailles.

Source: Actu Orange

Le numéro deux de la diplomatie iranienne se rendra à Paris


Alors que la France a multiplié ces dernières semaines ses contacts avec l’Iran, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, envisage de se rendre à Paris pour discuter de propositions destinées à sauver l’accord nucléaire.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, se rendra en France lundi 2 septembre pour discuter de l’accord nucléaire de 2015 fragilisé par le retrait américain, a annoncé le chef du bureau présidentiel iranien, Mahmoud Vaezi.

«Une délégation dirigée par le vice-chef de la diplomatie Araghchi se rendra à Paris», a annoncé le responsable, cité par l’agence Isna. Selon Vaezi, le diplomate sera accompagné d’une équipe d’experts spécialisés en économie, et discutera de propositions destinées à sauver l’accord nucléaire.

Entretien entre Macron et Rohani

La France a multiplié ces dernières semaines ses contacts avec l’Iran afin de maintenir à flot l’accord nucléaire de 2015. Ces efforts interviennent sur fond d’une montée des tensions dans le Golfe, où Londres a proposé le déploiement d’une mission navale européenne.

Samedi 30 août, Emmanuel Macron s’est entretenu par téléphone avec le Président iranien Hassan Rohani, l’Iran avertissant qu’il pourrait s’affranchir un peu plus de son engagement sur le nucléaire militaire, la France souhaitant pour sa part consolider sa démarche pour sortir de la crise.

M. Rohani a par ailleurs reproché une nouvelle fois aux Européens de ne pas avoir pris de «mesures concrètes» pour maintenir les échanges économiques avec l’Iran, étouffés par les sanctions américaines.

Pétrole iranien

Paris estime qu’il faut que d’un côté l’Iran revienne à ses engagements du JCPOA  [l’accord nucléaire de 2015, ndlr], et d’autre part que Donald Trump fasse une pause dans ses sanctions économiques, par exemple en laissant l’Iran exporter un peu de son pétrole.

Téhéran juge vital le maintien de sa capacité à exporter ce pétrole, le principal acquis qu’il avait tiré de l’accord conclu il y a quatre ans avec les grandes puissances en échange d’un strict encadrement de ses activités nucléaires.

M. Araghchi avait déjà souligné fin juillet à la télévision iranienne que les États européens ne devaient opposer «aucun obstacle» aux exportations iraniennes de pétrole s’ils voulaient espérer sauver l’accord, destiné à garantir la nature strictement pacifique du programme nucléaire de Téhéran.

Vendredi 23 août, M. Zarif avait rencontré Emmanuel Macron à l’Élysée et effectué deux jours plus tard une visite surprise à Biarritz, invité par le Président français en marge du G7.

Source : Sputnik News

Netanyahou à Macron: «C’est le mauvais moment pour discuter avec l’Iran»

Alors que le Président français a récemment appelé à une rencontre entre les dirigeants américain et iranien, le Premier ministre israélien estime que le moment n’est pas opportun pour s’entretenir avec Téhéran.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déconseillé au Président français Emmanuel Macron de «discuter» avec l’Iran, que l’État hébreu accuse de chercher à fabriquer des missiles au Liban pour l’attaquer, informe l’AFP.

«C’est le mauvais moment pour discuter avec l’Iran», a dit M.Netanyahou à M.Macron lors d’une conversation téléphonique initiée par la France, estimant que l’Iran intensifiait son action belliqueuse dans la région, selon un communiqué officiel israélien.

Le Président français avait appelé plus tôt cette semaine à une rencontre entre les Présidents iranien Hassan Rohani et américain Donald Trump. Les tensions entre les deux pays n’ont cessé de s’accroître depuis le retrait unilatéral de Washington en mai 2018 de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, rappelle l’agence.

Israël a accusé jeudi 29 août l’Iran de chercher à fabriquer, via son allié le Hezbollah libanais, des missiles de précision qui pourraient causer «d’énormes pertes humaines» sur son territoire.

Faisant référence au Liban, il a ajouté au cours de sa conversation avec Emmanuel Macron que «ceux qui procurent un abri à l’agression et à l’armement (iraniens) ne seront pas épargnés», précise l’agence AFP.

Drones au-dessus du Liban

Le 28 août, l’armée libanaise a annoncé que ses soldats avaient ouvert le feu sur plusieurs drones israéliens qui avaient violé l’espace aérien du pays, près du village d’Adaisseh.

Plus tôt, le 25 août, les autorités libanaises avaient déclaré que des drones israéliens avaient attaqué la banlieue sud de Beyrouth dans la nuit du 24 au 25 août.

Source : Sputnik News

Quelles conséquences pourrait avoir une attaque des USA contre l’Iran sur le marché pétrolier?


Les nouvelles en provenance du Golfe sont de plus en plus inquiétantes. L’Iran a commencé à abattre des drones américains. Comment une probable guerre se répercuterait-elle sur le marché pétrolier, notamment du point de vue de l’approvisionnement du reste de la planète en pétrole?

Il est difficile de procéder à une analyse détaillée du rapport de forces entre les États-Unis et l’Iran dans un éventuel conflit sans comprendre les objectifs et les tâches des belligérants, écrit le journal Vzgliad. Les deux pays ne pourraient pas se fixer l’objectif «classique» d’une victoire militaire contre l’autre, généralement sous la forme d’une reddition inconditionnelle signée «sur le blindage du premier char» entré sur la place centrale de la capitale de l’ennemi.

Cette situation est évidente pour Téhéran. Pour Washington, cependant, l’impossibilité d’une victoire militaire classique nécessite des explications.

A quoi ressemblerait l’attaque américaine contre l’Iran

Une des dernières fuites d’informations sur les projets militaires américains vis-à-vis de l’Iran (sans compter l’éventuelle réaction au drone américain abattu) a été suivie d’un débat public entre Donald Trump et le Pentagone concernant les projets d’envoyer 120.000 militaires américains dans le Golfe. Compte tenu de l’opacité des actions du Pentagone et de la confidentialité des plans de ce genre, la position du département de la Défense a été présentée sous la forme de révélations de quelques responsables militaires anonymes au quotidien américain Le New York Times.

A première vue, le plan d’envoi de 120.000 soldats américains pour la «guerre contre l’Iran» paraît utopique: dans un éventuel conflit ils devraient faire face à plus de 650.000 militaires iraniens. A titre de comparaison, pendant la première guerre des USA contre l’Irak de Saddam Hussein, les Américains avaient concentré près de 700.000 soldats et officiers de leurs propres forces et des alliés dans la région. C’est seulement ensuite qu’ils avaient attaqué l’Irak, qui s’était retrouvé dans une situation d’isolement international total. Au début des opérations, l’armée irakienne comptait environ 350.000 hommes. Ainsi, les États-Unis avaient garanti leur supériorité en engageant deux fois plus de forces dans le conflit.

Toutefois, même l’envoi de 120.000 militaires pourrait ne pas ressembler à une démarche aventureuse. Les détails des plans du Pentagone qui ont fuité dans la presse sont d’un réalisme inquiétant.

Le texte révélé s’intitule OPLAN 1002-18 et, conformément à la classification américaine, constitue un «plan de guerre dans le Golfe rédigé en 2018». Selon ce texte, le Pentagone compte prendre la province iranienne du Khouzestan, ainsi que plusieurs ports du Golfe. Effectivement, pour remplir cette mission le Pentagone aurait seulement besoin de 2 divisions d’infanterie, d’une brigade de blindés et d’une division d’infanterie de marine – avec le soutien de la flotte et de l’aviation à partir des bases des pays frontaliers avec l’Iran. Seulement près de 120.000 soldats y participeraient.

Le Khouzestan est une cible pratique pour plusieurs raisons. La province est essentiellement peuplée d’Arabes, et non de Perses, sachant que la population du Khouzestan connaît d’anciennes traditions de séparatisme. En cas de débarquement au Khouzestan, le corps d’expédition américain aurait derrière lui l’Irak de facto contrôlé, serait couvert sur le flanc droit par sa propre flotte dans le Golfe, tandis que sur le front et sur le flanc gauche l’armée iranienne aurait énormément de mal à mener une offensive car ce territoire situé à la frontière de la province est principalement constitué de montagnes, avec seulement quelques routes praticables. Sachant que le Khouzestan n’est pas seulement frontalier de l’Irak: cette province se situe également à proximité du Koweït et de l’Arabie saoudite, ce qui prive l’Iran de plusieurs coups militaires de riposte. Enfin, dernier «bonus»: le Khouzestan renferme près de 80% des réserves pétrolières et gazières de l’Iran, ainsi qu’un tiers des sources d’eau douce.

Dans ces conditions, en effet, les États-Unis pourraient mener une opération contre l’Iran avec un contingent limité, avant de pousser Téhéran aux négociations sans même une capitulation inconditionnelle formelle. C’est de cette manière que les USA ont agi en Syrie: en utilisant le séparatisme kurde qui a permis d’assurer une longue présence américaine dans le Rojava syrien et de faire pression sur le gouvernement de Bachar el-Assad à Damas.

Le talon d’Achille du marché pétrolier

Comment l’Iran pourrait-il contrer ce plan agressif, qui entraînerait une division du pays en cas de succès? La riposte de Téhéran est déjà connue et, qui plus est, a déjà été utilisée par le passé: l’Iran pourrait bloquer le détroit d’Ormuz. Sa flotte relativement faible suffirait, car dans ce cas la géographie jouerait en sa faveur – contrairement à la configuration d’un conflit dans le Khouzestan.

Dans sa partie la plus étroite, le détroit d’Ormuz est large de 39 km, mais moins de 10 km sont praticables pour la navigation maritime, répartis en deux parcelles navigables de 3 km chacune, séparées par une zone tampon. Le détroit relie le golfe Persique à la mer d’Arabie et à l’océan Indien. Cette artère est traversée par les cargos pétroliers saoudiens, émiratis et irakiens, ainsi que ceux transportant le GNL qatari. Près de 80% du pétrole transitant via le détroit d’Ormuz part à destination des pays de la région Asie-Pacifique. La navigation maritime est contrôlée par la flotte iranienne, conjointement avec Oman. Lors de leur passage via le détroit d’Ormuz, tous les navires franchissent les eaux territoriales iraniennes.

La deuxième étape de la guerre Iran-Irak, qui a été déclenchée en 1984, est nommée «guerre des pétroliers». La bataille menée contre la flotte de pétroliers alternativement par l’Irak et l’Iran contre des navires de l’ennemi et des pays tiers a duré quatre ans. Au cours de cette période ont été endommagés plus de 300 navires, essentiellement des cargos pétroliers. Ce n’est pas la flotte qui était l’arme principale dans cette guerre, mais l’aviation et les mines. L’Iran et l’Irak étaient parvenus tous les deux à bloquer plusieurs fois les 10 km de la partie navigable du détroit d’Ormuz avec des mines. La sécurité dans la région devait être garantie par trois groupes aéronavals américains, qui se sont avérés pratiquement inutiles face à l’aviation iranienne et aux barrages de mines.

Au final, c’est la flotte auxiliaire des États-Unis – des dragueurs de mines, des frégates et des corvettes de guerre – qui a dû assumer le fardeau principal du conflit Iran-Irak.

D’ailleurs, l’attaque retentissante contre la frégate américaine Stark, quand, pour la première fois depuis 30 ans, un navire américain a été touché par un missile antinavire, montre tout le caractère «d’opérette» de la participation américaine à la guerre des pétroliers. Le 17 mai 1987, un chasseur Mirage F1 de l’armée de l’air irakienne a attaqué par erreur avec deux missiles la frégate américaine USS Stark, provoquant un incendie à bord. 37 marins ont été tués et 21 ont été blessés. Par la suite, Saddam Hussein a personnellement présenté ses excuses aux États-Unis, déclarant que le pilote avait pris la frégate Stark pour un cargo iranien.

La participation des USA aux conflits Iran-Irak était donc purement nominale: la marine américaine veillait à la sécurité dans le détroit d’Ormuz en essayant d’empêcher le banditisme dans le golfe Persique, sans pour autant entrer en confrontation directe avec l’Iran et l’Irak. Pourtant, le bilan matériel et humain n’est pas négligeable avec 300 navires coulés et endommagés, ainsi que les blocages d’Ormuz pendant des semaines avec des mines, draguées pendant les quatre années de la guerre des pétroliers et dont certains cargos ont été victimes jusqu’en 1990. Et voilà qu’aujourd’hui, les États-Unis voudraient se lancer dans une guerre, certes limitée, mais directe, contre l’Iran!

Les réserves stratégiques sont-elles suffisantes?

Bien évidemment, les États-Unis sont conscients du danger des contremesures iraniennes, susceptibles d’impacter près de 40% des exportations pétrolières mondiales – c’est la part de l’or noir mondial qui transite via ce détroit étroit au large de l’Iran.

Dans l’ensemble, les USA sont certains de leur propre sécurité. Leurs réserves stratégiques contiennent près de 730 millions de barils de pétrole brut, ce qui suffit amplement pour compenser 60 jours d’importations pétrolières. Toutefois, ces derniers temps, les ventes d’essai des réserves américaines ont montré qu’une partie du pétrole «stratégique» était mal stockée, sous terre, et polluée par le sulfure d’hydrogène. Le fait est que pour stocker le pétrole, les États-Unis utilisent des cavités géologiquement stables. Le plus grand réservoir, situé à Bryan Mound et d’où provient le pétrole pollué, se présente sous la forme de cavernes de sel où se trouvent près de 250 millions de baril de pétrole. De toute évidence, ces grottes étaient contaminées par des bactéries produisant du sulfure d’hydrogène, qui ont pollué un tiers des réserves stratégiques de pétrole. Aucun antibiotique ne pourra y remédier, c’est pourquoi l’on peut dire que désormais les États-Unis disposent de 40 jours de bon pétrole et de 20 jours de pétrole pollué.

En principe, la situation est la même dans les pays de l’UE. Conformément à une directive européenne, chacun des 28 États membres doit stocker sur son territoire une réserve stratégique de pétrole équivalente à 90 jours de consommation nationale. Mais en réalité, à l’heure actuelle, seulement 13 pays de l’UE ont créé une telle réserve (Hongrie, Danemark, Allemagne, Irlande, Espagne, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Slovaquie, Finlande, France, République tchèque, Suède). La durée couverte par ces réserves varie également: tandis que Prague a prévu une réserve de 100 jours de consommation, Dublin ne peut assurer qu’un mois d’autonomie. De plus, le Royaume-Uni compte également se doter de sa propre réserve stratégique de pétrole car ses propres gisements en mer du Nord sont pratiquement épuisés.

Sans oublier les réserves stratégiques des «tigres» économiques asiatiques – le Japon, la Chine, la Corée du Sud et l’Inde. La réserve stratégique de pétrole de la Chine a atteint 450 millions de barils, avec l’objectif de 476 millions de baril d’ici 2020. Ce qui, compte tenu d’un niveau de consommation pétrolière inférieur par rapport aux États-Unis, suffirait pour compenser les importations pétrolières pendant 90 jours.

Les réserves stratégiques du Japon et de la Corée du Sud paraissent plus modestes, aussi bien en volume qu’en durée de substitution: on parle ici d’un délai de 40 à 60 jours.

Enfin, les réserves de l’Inde ne lui permettraient de tenir que deux semaines.

Bien sûr, depuis la guerre des pétroliers dans les années 1980, des tentatives ont été entreprises pour contourner le problème du détroit d’Ormuz. Des oléoducs de dérivation ont été construits, comme l’ont fait les Émirats arabes unis, tandis que l’Arabie saoudite choisissait de mettre sur pied une infrastructure à part pour exporter le pétrole en mer Rouge. La principale crainte ne concerne pas la suspension physique des fournitures pétrolières sur le marché mondial (ce que les États-Unis chercheront à éviter), mais plutôt la hausse inévitable des prix qui découlerait de l’escalade militaire du conflit entre les États-Unis et l’Iran.

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur de l’article repris d’un média russe et traduit dans son intégralité en français.

Source: Sputnik News

Le prix de l’or noir explose


Après l’explosion de deux pétroliers géants ce jeudi dans la mer d’Oman, les cours du brut gagne 4.5% pour passer à 62. 55$ le baril sur le marché mondial.

Les places boursières en Arabie saoudite, aux Emirats et à Oman ont perdu respectivement de 0.83, 1.1 et 0.76 pourcent. Dans la foulée de l’explosion, le Koweït vient de lancer l’alerte sur l’ensemble de son territoire. La Grande-Bretagne se dit inquiète alors que les Etats-Unis ont fait savoir par la voix du porte-parole de la Diplomatie qu’ils étaient sur le point d’accueillir des éléments sur les deux explosions.  Les 44 membres de l’équipage ont été évacués par les marins iraniens et se trouvent à Jask, au sud du pays. 

Après les deux grandes explosions survenues dans la mer d’Oman, les cours du brut ont bondi. Aujourd’hui, le baril du pétrole pour livraison dans le marché mondial est passé à 62.55 $.

Reuters a également annoncé que le prix du baril du Brent, référence européenne, a bondi de 4,5% à la suite des attaques de ce matin. Selon les derniers rapports parvenus, deux pétroliers transportant à bord du brut ont été ciblés et de fortes explosions ont été entendues. Après l’incident de ce matin dans la mer d’Oman lors duquel l’un des deux pétroliers attaqués a coulé, le Koweït a annoncé un état d’urgence sur son sol. Le Koweït a annoncé qu’il suivrait de près cette affaire. L’UE appelle toutes les parties à la retenue. 

Pour Hazam al Hazam, expert saoudien qui vit à Londres,  » cette double explosion pourraient parfaitement être l’oeuvre des parties qui cherchent à déclencher une guerre dans le Golfe(persique), parties qui ont eux mêmes provoqué les explosions de Fujaïrah et qui se sentent déçues par le refus américain d’entrer en guerre contre l’Iran ». 

Source: Pars Today