Un élu iranien promet 3 millions de dollars à «quiconque tue Trump»


Un membre d’un parlement régional dans la province de Kerman, où est né le général Soleimani, a proposé mardi 21 janvier de verser une récompense à «quiconque tuera Trump», rapporte l’agence ISNA.

Un membre du parlement iranien a proposé une récompense de trois millions de dollars à «quiconque tue Trump», rapporte l’agence de presse officielle ISNA.

«Au nom des habitants de la province de Kerman, nous verserons trois millions de dollars en espèces à quiconque tue Trump», indique le média, citant des propos tenus par Ahmad Hamzeh devant le parlement.

Kerman, capitale de la province homonyme, est la ville natale du général Soleimani, tué le 3 janvier à Bagdad dans une frappe américaine.

La procession funéraire organisée quelques jours plus tard a tourné à la tragédie dans cette ville après une bousculade ayant fait plus de 50 morts.

Après l’assassinat de Soleimani, le Parlement iranien a adopté en urgence une loi classant toutes les forces armées américaines comme «terroristes».

Les États-Unis dénoncent des propos «ridicules»

L’ambassadeur américain pour le désarmement, Robert Wood, a réagi dans la journée, jugeant «ridicules» les propos du parlementaire iranien.

«C’est tout simplement ridicule, mais cela vous donne une idée des fondements terroristes de ce régime et que ce régime doit changer son comportement», a-t-il déclaré devant la presse.

Source: Sputnik News

Israël s’attend à une riposte après la mort du général iranien Qassem Soleimani


Le premier ministre Benyamin Nétanyahou a défendu l’opération américaine au cours de laquelle le chef des Forces Al-Qods des gardiens de la révolution iraniens a été tué.

L’assassinat par les Etats-Unis de Ghassem Soleimani, chef des Forces Al-Qods des gardiens de la révolution iraniens, vendredi 3 janvier, est une bonne nouvelle pour l’Etat hébreu.

A la fois parrain du Hezbollah libanais et responsable de l’implantation de Téhéran en Syrie, le général iranien représentait une menace de premier ordre pour Israël. Mais l’annonce de sa mort lui réserve peut-être des lendemains plus sombres. Grand allié des Etats-Unis dans la région, Israël pourrait s’attendre à d’éventuelles représailles de la part de l’Iran ou des groupes armés de la région alignés sur Téhéran.

Vendredi matin, le ministre israélien de la défense, Naftali Bennett, a convoqué les hauts responsables de l’armée pour une « évaluation de la situation » au quartier général de l’armée à Tel-Aviv. Les autres ministres ont ensuite été avisés de ne pas commenter publiquement l’opération américaine. Interrompant son voyage en Grèce après la conclusion, la veille, d’un accord sur le projet de gazoduc EastMed, le premier ministre Benyamin Nétanyahou a tenu à s’exprimer sur le sujet. Affirmant que les Etats-Unis avaient, « comme Israël », le droit de se défendre, il a ensuite félicité le président américain Donald Trump d’avoir agi « rapidement, avec force et de manière décisive ». Selon des sources citées samedi dans la presse américaine, le premier ministre israélien avait été averti de l’opération avant sa mise en œuvre.

Niveau d’alerte sécuritaire relevé

Selon les médias locaux, l’armée israélienne aurait augmenté ses systèmes de défense aérienne et terrestre, anticipant d’éventuelles représailles de la part des alliés de l’Iran : le Hezbollah au Liban, ou encore le Hamas et le Jihad islamique dans la bande de Gaza. Dans le nord du pays, le mont Hermon a été fermé aux visiteurs. L’Etat hébreu a également relevé le niveau d’alerte sécuritaire dans ses ambassades à l’étranger. « Israël n’a pas peur, assure cependant Yaakov Amidror, ancien conseiller pour la sécurité nationale de M. Nétanyahou. Israël est simplement très prudent et se prépare, au cas où. Un de nos plus grands ennemis a été tué : c’est plutôt une bonne nouvelle. »

Après l’assassinat du général Soleimani par les Etats-Unis, l’Iran s’interroge sur ses représailles

L’Etat hébreu considère depuis longtemps Ghassem Soleimani comme un défi majeur pour sa sécurité. Alors qu’il aurait eu plusieurs occasions, ces dernières années, de l’assassiner, les Etats-Unis l’en auraient, à chaque fois, dissuadé. Le général iranien a d’abord contribué à faire de la milice chiite du Hezbollah l’une des grandes organisations politiques et militaires du Liban. Il était également l’artisan de l’implantation militaire de l’Iran en Syrie. Depuis 2011, pour y empêcher le déploiement de forces et d’équipements iraniens qui pourraient viser son territoire, l’aviation israélienne a entrepris des frappes aériennes préventives en territoire syrien, ciblant des convois d’armes destinés au Hezbollah ainsi que des infrastructures attribuées aux Forces Al-Qods et aux milices chiites qui lui sont affiliées.

Source: Le Monde

Les États-Unis annulent les manœuvres de troupes avec le Maroc pour les envoyer au Moyen-Orient


«Sur fond de tensions croissantes avec l’Iran» après l’élimination du général iranien Qassem Soleimani dans un raid américain, la Marine des États-Unis a renoncé à des exercices avec le Maroc pour rediriger ces forces dans la région.

Les forces navales des États-Unis ont annulé les manoeuvres qu’elles devaient mener en commun avec le Maroc au large des côtes de ce pays après le raid qui a tué en Irak le général iranien Qassem Soleimani, a annoncé le site spécialisé USNI News.

Ce dernier a précisé que le bâtiment de guerre et la force opérationnelle qui devaient participer aux manœuvres seraient redirigés vers le Moyen-Orient.

«Sur fond de tensions croissantes avec l’Iran, la Marine annule un exercice avec le Maroc et redirige le navire d’assaut amphibie USS Bataan et la 26e force expéditionnaire au Moyen-Orient», a indiqué le 3 janvier un responsable de la défense à USNI News.

L’envoi de ces forces dans la région s’explique par la nécessité de garantir la sécurité des troupes américaines après l’élimination du général iranien Qassem Soleimani.

Plusieurs médias américains ont annoncé le 3 janvier que le Pentagone dépêcherait jusqu’à 3.500 soldats de plus pour le cas où l’Iran ou les forces qu’il soutient tenteraient des représailles.

Résister aux «démarches agressives»

Qassem Soleimani, qui dirigeait l’unité d’élite des forces iraniennes Al-Qods, a été tué dans la nuit du 2 au 3 janvier dans un raid de l’armée américaine sur l’ordre de Donald Trump.

Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a affirmé dès le 3 janvier que le général Soleimani préparait dans la région une «action d’envergure» mettant en danger des «centaines de vies américaines».

Plusieurs responsables iraniens ont promis de venger sa mort. Le Président iranien Hassan Rohani a affirmé ce samedi 4 janvier, dans un entretien téléphonique avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, que Téhéran et Ankara devaient conjuguer leurs efforts pour résister aux «démarches agressives» des États-Unis.

Ce même jour, selon les forces de sécurité irakiennes, deux roquettes ont touché la base militaire irakienne de Balad, au nord de Bagdad, qui abrite des soldats américains. Les médias ont affirmé que trois personnes avaient été blessées.

Source: Sputnik News

Rohani propose à Erdogan de faire front commun face aux USA


Dans un entretien téléphonique, Hassan Rohani a appelé Recep Tayyip Erdogan à conjuguer les efforts de leurs pays pour faire face aux États-Unis.

Téhéran et Ankara doivent conjuguer leurs efforts pour résister ensemble aux États-Unis, a insisté samedi le Président de la République islamique Hassan Rohani dans un entretien téléphonique avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

«Notre silence face à de telles démarches agressives risque d’avoir pour conséquence des agressions encore plus insolentes», a estimé M.Rohani.

Toujours d’après lui, les actions de Washignton représentent une grave menace pour l’ensemble du Moyen-Orient et nécessitent une réponse commune.

Ces déclarations interviennent sur fond de brusque montée de tensions entre l’Iran et les USA à cause du meurtre du général iranien Qassem Soleimani dans une frappe américaine à Bagdad.

Promesses de représailles

Selon les médias locaux, le chef militaire sera enterré mardi 7 janvier dans la ville de Kerman. Le Président Rohani a qualifié l’assassinat du général de «plus grave crime commis par les États-Unis à l’encontre de la nation iranienne».

Source: Sputnik News

Le Koweït appelle à une position arabe unifiée après l’attaque américaine contre l’Iran


Le président de l’Assemblée nationale koweïtienne, Marzouq Al-Ghanim, a annoncé vendredi que les récents développements exigent une position unifiée en ce qui concerne la direction politique, tandis que les Émirats arabes unis (EAU) ont appelé à donner la priorité à la pratique et à la sagesse, suite à l’assassinat de Qassem Soleimani.

Al-Ghanim a posté sur son compte Twitter : « Les développements rapides, qui ont eu lieu dernièrement, sont très alarmants, et nécessitent une cohésion sociale forte et réelle, loin des réactions émotionnelles, des tensions et des actions irresponsables, au détriment de l’intérêt national du Koweït ».

Il a ajouté : « En tant que Koweïtiens, nous avons traversé les situations les plus difficiles, et nous avons toujours réussi à survivre aux épreuves grâce à notre sens de la solidarité, à la tolérance de nos différences, et à agir avec une vision à long terme concernant l’avenir de notre pays et de nos enfants ».

Le ministre d’État des affaires étrangères des Émirats arabes unis, Anwar Gargash, a appelé à donner la priorité aux solutions politiques plutôt qu’à la confrontation et à l’escalade.

Gargash a posté sur Twitter : « A la lumière des développements régionaux rapides, toutes les parties devraient privilégier la sagesse et l’équilibre, et se concentrer sur la recherche de solutions politiques au lieu de s’engager dans des confrontations et d’escalader la situation. »

Il a continué dans le même tweet : « Les problèmes auxquels la région est confrontée sont complexes et cumulatifs, en raison d’une crise de confiance entre les parties concernées. Traiter ces questions de manière rationnelle nécessite une approche calme et sans émotion. »

La télévision officielle irakienne a cité une source des médias des Forces de mobilisation populaire (FMP), à l’aube du vendredi, indiquant que le général de division Soleimani, commandant de la force de Quds, et Abu Mahdi Al-Muhandis, chef adjoint des FMP, ont été tués lors d’un raid aérien qui a visé leur véhicule sur la route de l’aéroport de Bagdad.

Ces développements sont survenus après que des dizaines de manifestants aient pris d’assaut le siège de l’ambassade américaine à Bagdad mardi dernier, et aient mis le feu à deux portes et à des tours d’observation, avant que la police anti-émeute irakienne ne parvienne à repousser les manifestants loin des environs de l’ambassade.

L’incursion était une réponse aux frappes aériennes menées par les forces américaines, dimanche, visant des sites de la Brigade irakienne du Hezbollah, une des factions du PMF dans le gouvernorat d’Al-Anbar, qui ont fait 28 morts et 48 blessés parmi les combattants affiliés au bataillon attaqué.

Les Etats-Unis ont lancé des frappes aériennes en réponse aux attaques de missiles menées par les factions contre les bases militaires irakiennes accueillant des soldats et des diplomates américains, au cours desquelles un entrepreneur civil américain a été tué près de la ville de Kirkouk.

Les responsables américains ont accusé l’Iran de lancer des attaques de missiles contre les bases militaires accueillant des soldats et des diplomates américains en Irak, par l’intermédiaire de ses mandataires des factions chiites, ce que Téhéran a nié précédemment.

Source: Middle East Monitor

Traduit par: SENTINELLE SAPS

Trump menace de frapper 52 sites en Iran, après la promesse iranienne de venger la mort de Soleimani


Le Hachd a appelé les Irakiens à s’éloigner « d’au moins 1000 mètres » des sites où sont présents les Américains

Les Etats-Unis ont sélectionné 52 sites en Iran et les frapperont « très rapidement et très durement » si la République islamique attaque du personnel ou des sites américains, a averti samedi le président Donald Trump.

Certains de ces sites iraniens « sont de très haut niveau et très importants pour l’Iran et pour la culture iranienne », a souligné M. Trump sur Twitter.

Si l’Iran se livre à des attaques anti-américaines comme il a menacé de le faire, « ces objectifs et l’Iran lui-même SERONT FRAPPES TRES RAPIDEMENT ET TRES DUREMENT », a prévenu M. Trump. « Les Etats-Unis ne veulent plus de menaces! »

L’Iran a promis de venger la mort du puissant général iranien Qassem Soleimani, tué vendredi par une frappe aérienne américaine à Bagdad.

M. Trump a souligné que le chiffre de 52 sites iraniens correspondait de manière symbolique au nombre des Américains qui avaient été retenus en otages pendant plus d’un an à partir de la fin de 1979 à l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran.

Samedi soir, des roquettes et obus de mortier se sont abattus quasi-simultanément dans la Zone verte de Bagdad, où se trouve l’ambassade américaine, et sur une base militaire plus au nord, où sont déployés des soldats américains, sans faire de victimes.

Après les attaques de samedi soir, les Brigades du Hezbollah, la faction la plus radicale du Hachd, ont appelé les forces de sécurité irakiennes à s’éloigner « d’au moins 1.000 mètres » des sites où sont présents des soldats américains à partir de dimanche à 17h00 (14h00 GMT).

Le Parlement irakien doit tenir dimanche une séance extraordinaire au cours de laquelle il pourrait voter l’expulsion des 5.200 militaires américains déployés en Irak.

Source: i24 News

Le « drapeau rouge de la mort » symbolisant la bataille à venir est hissé au sommet de la plus haute mosquée d’Iran


Pour la première fois dans l’histoire, le symbolique « drapeau rouge » de l’Iran a été hissé au-dessus du dôme sacré de la célèbre mosquée Jamkarān, qui se trouve dans la ville de Qom. Selon divers messages de sources iraniennes sur les médias sociaux, ce drapeau rouge symbolise qu’une grande bataille se profile à l’horizon.

Les experts en la matière disent que le drapeau a été hissé au sommet de l’une des plus grandes et des plus importantes mosquées en Iran, comme un autre geste symbolique pour indiquer la grande sévérité des temps. Le Tweet ci-dessous, de Siffat Zahra, montre quelques images du drapeau levé et donne une explication de sa signification symbolique.

C’est certainement un geste sans précédent pour le gouvernement iranien qui, depuis un certain temps déjà, fait trembler les États-Unis. Les tensions entre les deux pays se sont accrues depuis de nombreuses années, mais après le récent assassinat du général Shahid Qassem Suleimani dans des frappes aériennes ciblées, les relations n’ont jamais été aussi mauvaises. En fait, depuis que l’attaque a été signalée pour la première fois, des expressions comme  » troisième guerre mondiale  » ont été utilisées dans le monde entier et, à juste titre, l’Iran a menacé d’exercer de dures représailles en réponse à ces attaques.

Le gouvernement des États-Unis a justifié les attaques en suggérant que le général Shahid Qassem Suleimani aidait les ennemis du Moyen-Orient qui se battaient contre les forces américaines. Suleimani a été pris pour cible alors qu’il se trouvait dans une zone de combat en Irak, mais on lui attribue également le mérite d’avoir aidé des groupes à lutter contre l’ISIS et d’autres groupes de la région, de sorte qu’il ne serait pas très inhabituel ou suspect qu’il ait des affaires dans l’une de ces zones de conflit.

Après l’attaque, un haut responsable militaire en Iran a menacé d’attaquer des dizaines de  » cibles américaines « , qui comprendraient des  » destroyers et des navires de guerre  » situés dans le golfe Persique.

Source: Anonymous News

Traduit par: SENTINELLE SAPS

Mort de Soleimani: l’Iran menace d’attaquer Tel Aviv et des bases US au Moyen-Orient


Des milliers d’Irakiens scandaient samedi « Mort à l’Amérique et à Israël »

Un commandant iranien de haut rang a menacé samedi de cibler des bases militaires américaines au Moyen-Orient, ainsi que la ville de Tel Aviv, « à portée de Téhéran », pour venger la mort du général Qassem Soleimani, tué dans un raid américain vendredi.

« Le détroit d’Ormuz est un point crucial pour l’Occident et un grand nombre de navires de guerre américains le traversent … Des cibles américaines dans la région ont été identifiées par l’Iran depuis longtemps », a déclaré le général Gholamali Abuhamzeh, commandant des Gardiens de la révolution, rapporte Reuters.

« Quelque 35 cibles américaines dans la région, ainsi que Tel Aviv sont à notre portée », a-t-il averti.

Par ailleurs, des milliers d’Irakiens scandaient samedi « Mort à l’Amérique et à Israël », en cortège autour des cercueils du général iranien Qassem Soleimani et d’Abou Mehdi al-Mouhandis, son principal lieutenant en Irak, tués la veille.

Les participants à ce cortège funéraire, dans le quartier de Kazimiya à Bagdad qui abrite un sanctuaire chiite, ont également crié « Vengeance pour Abou Mehdi al-Mouhandis », chef opérationnel du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires intégrés aux forces de sécurité irakiennes.

Qassem Soleimani sera enterré mardi dans sa ville natale de Kerman en Iran à l’issue de trois jours de cérémonies d’hommage.

Source: i24 News

L’Iran promet de venger la mort d’un de ses généraux tué par les Etats-Unis


L’Iran a promis de venger « au bon moment et au bon endroit » l’assassinat d’un de ses puissants généraux, Qassem Soleimani, tué vendredi dans une attaque de drone des Etats-Unis à Bagdad, une escalade qui fait craindre un conflit ouvert entre les deux pays ennemis.

L’Irak a dit redouter « une guerre dévastatrice » sur son sol après le raid inédit qui a tué l’homme-clé de l’influence iranienne au Moyen-Orient et son premier lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, ces paramilitaires irakiens majoritairement pro-iraniens.

La frappe, qui a suscité des réactions inquiètes dans le monde, a été ordonnée par le président américain Donald Trump après une attaque mardi des partisans et des combattants du Hachd contre l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad.

C’est le « tir de précision d’un drone », a indiqué à l’AFP un responsable militaire américain, qui a pulvérisé en pleine nuit les deux véhicules à bord desquels se trouvaient Soleimani et Al-Mouhandis, à la sortie de l’aéroport international de Bagdad.

Soleimani, chef de la Force Qods des Gardiens de la révolution, chargée des opérations extérieures d’Iran, est mort sur le coup, tout comme Al-Mouhandis, homme de l’Iran à Bagdad et ennemi numéro un en Irak des Etats-Unis depuis des décennies.

Selon un responsable local, le commandant irakien « était venu chercher Qassem Soleimani à l’aéroport, ce qui d’habitude n’arrive pas. Il l’a accueilli ainsi que deux autres visiteurs et leurs véhicules ont ensuite été touchés ». En tout, 10 personnes sont mortes selon le Hachd.

« Soleimani aurait dû être tué il y a des années! » a tweeté Donald Trump, en affirmant que le général iranien avait « tué ou grièvement blessé des milliers d’Américains sur une longue période et prévoyait d’en tuer beaucoup d’autres ».

Son secrétaire d’Etat Mike Pompeo a affirmé que Soleimani préparait une « action d’envergure » menaçant des « centaines de vies américaines », après que les Etats-Unis ont appelé leurs ressortissants à quitter l’Irak « immédiatement ».

Il s’agit de « la plus importante opération de +décapitation+ jamais menée par les Etats-Unis, plus que celles ayant tué Abou Bakr al-Baghdadi ou Oussama ben Laden », les chefs des groupes jihadistes Etat islamique et Al-Qaïda, a commenté Phillip Smyth, spécialiste américain.

– « Plus grave erreur » –

Les bruits de bottes ont été à la mesure du choc en Irak et en Iran, où Soleimani, 62 ans, était perçu comme intouchable.

« L’Amérique doit savoir que son attaque criminelle contre le général Soleimani a été sa plus grave erreur (…) Ces criminels subiront une dure vengeance au bon endroit et au bon moment », a averti le Conseil suprême de la sécurité nationale, la plus haute instance sécuritaire d’Iran.

Le guide suprême iranien Ali Khamenei et le président Hassan Rohani ont eux aussi appelé à venger celui qui était considéré comme un adversaire redouté des Etats-Unis.

« L’Iran et les autres nations libres de la région prendront leur revanche sur l’Amérique criminelle », a menacé M. Rohani, alors que les autorités iraniennes ont rapidement annoncé un successeur à Soleimani, Esmaïl Qaani.

Trois jours de deuil ont été décrétés en Iran, où des dizaines de milliers de personnes ont manifesté aux cris de « Mort à l’Amérique ».

Téhéran n’a pas évoqué les détails du rapatriement du corps de Soleimani. Le Hachd a annoncé qu’Al-Mouhandis serait enterré samedi dans la ville sainte de Najaf (sud) après une cérémonie à Bagdad.

Les commandants du Hachd ont appelé leurs combattants à se « tenir prêts ». Il faut, a exhorté Hadi al-Ameri, « serrer les rangs pour bouter les troupes étrangères » hors d’Irak.

Le Parlement irakien doit se réunir dimanche et pourrait dénoncer l’accord irako-américain qui encadre la présence de 5.200 soldats américains sur le sol irakien.

Le turbulent leader chiite irakien Moqtada Sadr a réactivé l’Armée du Mehdi, sa milice dissoute après avoir harcelé l’occupant américain en Irak (2003-2011).

Au Liban, le Hezbollah pro-iranien a promis « un juste châtiment » aux « assassins ».

Et au Yémen, les rebelles Houthis, soutenus par Téhéran, ont appelé à des « représailles rapides ».

L’assaut de l’ambassade américaine à Bagdad, qui a ravivé pour Washington le traumatisme de la prise d’otages à l’ambassade de Téhéran en 1979, a eu lieu deux jours après un bombardement américain meurtrier d’une base d’une faction du Hachd en Irak.

Ce bombardement était en représailles à des attaques à la roquette contre des installations abritant des Américains en Irak, dont l’une, attribuée par Washington aux paramilitaires pro-iraniens, a tué le 27 décembre un sous-traitant américain.

– Craintes d’une guerre? –

« Les renseignements américains suivaient (Soleimani) depuis des années, mais ils n’ont jamais appuyé sur la détente. Lui le savait mais n’a pas mesuré à quel point ses menaces de créer une autre crise des otages à l’ambassade (de Bagdad) changerait » les choses, a expliqué à l’AFP Ramzy Mardini, de l’Institut of Peace.

En renversant en 2003 Saddam Hussein, les Etats-Unis avaient pris la haute main en Irak mais après leur retrait en 2011 ils ont perdu de leur influence au profit de l’Iran et de ses alliés irakiens.

Le Hachd, désormais intégré aux forces irakiennes, a combattu les jihadistes au côté du pouvoir et de la coalition antijihadistes emmenée par Washington, mais aujourd’hui certaines de ses factions sont considérées par les Américains comme une importante menace.

A moins d’un an de la présidentielle américaine et alors que le Congrès n’a pas été notifié en amont du raid selon un élu, les avis divergent à Washington: la plupart des ténors républicains ont fait bloc derrière M. Trump mais les démocrates ont exprimé leurs craintes.

La communauté internationale, elle, a exprimé sa vive inquiétude.

Pour Moscou, l’assassinat de Soleimani risque de « sérieusement aggraver la situation » au Proche-Orient. Paris a dit vouloir « éviter une nouvelle escalade dangereuse ». Pékin et Londres ont appelé à la « désescalade » et l’ONU a estimé que « le monde ne peut se permettre une nouvelle guerre dans le Golfe ».

Les cours du pétrole ont bondi, les marchés craignant une confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran.

Source: Challenges

Escalade en Irak : le pétrole grimpe, les Bourses mondiales se crispent


Les cours du pétrole flambaient vendredi dans la foulée de la mort du haut dignitaire iranien lors d’un raid américain à Bagdad

Les cours du pétrole flambaient vendredi dans la foulée de la mort d’un haut dignitaire iranien lors d’un raid américain à Bagdad, un assassinat ciblé ravivant les craintes d’une confrontation violente entre les deux pays qui inquiète les Bourses mondiales.

Vers 15H45 (14H45 GMT), le cours du WTI, référence américaine du brut prenait 3,71 % et celui du Brent, référence européenne, grimpait de 3,83 %.

La frappe, qui a suscité des réactions inquiètes dans le monde, a été ordonnée par le président américain Donald Trump après une attaque contre l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, mardi.

« Le marché prend la menace d’une escalade militaire au sérieux, en particulier parce que l’administration Trump est imprévisible dans ses actions », explique à l’AFP John Hall, du cabinet Alfa Energy.

Et l’Iran a d’ores et déjà promis de prendre sa « revanche sur l’Amérique criminelle pour cet horrible meurtre ».

« L’Iran pourrait bloquer le détroit d’Ormuz, s’emparer des pétroliers ou même les attaquer. Bien entendu, de telles actions susciteraient une réaction rapide de la part de pays tiers et cela pourrait mener à une guerre totale au Moyen-Orient », craint Réda Aboutika, analyste pour le courtier en ligne XTB.

Ce bond des prix du pétrole intervient par ailleurs dans un contexte de réduction de la production des pays de l’Opep, décidée en décembre.

Wall Street dans le rouge

Logiquement, du côté des valeurs, les titres des sociétés pétrolières faisaient partie des rares gagnantes du jour.

À Paris, Total prenait 0,93 % et TechnipFMC 1,98 %. Shell grimpait aussi, tant à Londres (+1,51 %) qu’à Amsterdam (+1,36 %).

Les Bourses mondiales faisaient grise mine à l’image de Wall Street où le Dow Jones (-1,25 %) comme le Nasdaq (-1,27 %) ont ouvert en nette baisse.

Les places boursières européennes, déjà en recul vendredi matin n’ont cependant pas trop accentué leurs pertes au cours de la journée.

Vers 15H55 (14H55 GMT), la Bourse de Paris résistait plutôt bien (-0,10 %) et le FTSE-100 à Londres était même timidement dans le vert (+0,07 %).

En revanche, la bourse de Francfort perdait beaucoup de terrain (-1,28 %) et celle de Milan reculait de 0,44 %.

« La nouvelle selon laquelle le président Trump a ordonné la frappe qui a tué le général iranien renforce les inquiétudes sur un conflit au Moyen-Orient », note Samuel Springett, analyste chez Accendo Markets.

Pour le premier ministre irakien démissionnaire Adel Abdel Mahdi, cet assassinat ciblé va même « enclencher une guerre dévastatrice en Irak ».

Du côté des marchés asiatiques, Hong Kong (-0,32 %) et Shenzhen (-0,05 %) ont fini en baisse et Shanghai a terminé sur une hausse très modérée (+0,27 %). Tokyo, fermé pour les festivités du Nouvel-an, ne rouvre que lundi.

L’once d’or jouait quant à elle son rôle de valeur refuge et montait nettement à 1.548,95 euros contre 1.529,13 euros la veille. Le yen progressait également pour les mêmes raisons, de 0,43 % contre le dollar et de 0,55 % contre l’euro.

La devise japonaise, qui s’apprécie en période d’incertitudes, est « le grand gagnant » de l’accroissement des tensions géopolitiques, a expliqué Kit Juckes, analyste pour Société Générale.

Source: Times of Israël