Le Vatican rejoint IBM et Microsoft pour réclamer une réglementation sur la reconnaissance faciale


Le Vatican s’est associé vendredi aux géants de la technologie que sont Microsoft et IBM pour promouvoir le développement éthique de l’intelligence artificielle (IA) et appeler à la réglementation des technologies intrusives telles que la reconnaissance faciale.

Les trois ont déclaré que l’IA devait respecter la vie privée, travailler de manière fiable et sans parti pris, tenir compte des droits de l’homme et agir de manière transparente.

Le pape Francois, qui a fait part de ses inquiétudes quant à la diffusion incontrôlée des technologies d’IA, a apporté son soutien dans un discours lu en son nom lors d’une conférence à laquelle ont participé le président de Microsoft, Brad Smith et le vice-président exécutif d’IBM , John Kelly. Le pape est malade et n’a pas pu prononcer le discours lui-même.

Appelant à un développement éthique des algorithmes, connu sous le nom d' »algor-éthique », Francois a mis en garde contre les dangers de l’utilisation de l’IA pour extraire des données à des fins commerciales ou politiques, souvent à l’insu des individus.

« Cette asymétrie, par laquelle une poignée d’élus savent tout de nous alors que nous ne savons rien d’eux, ternit la pensée critique et l’exercice conscient de la liberté », a-t-il déclaré dans son message.

« Les inégalités se creusent énormément ; le savoir et la richesse s’accumulent entre quelques mains, ce qui présente de graves risques pour les sociétés démocratiques », a-t-il déclaré.

Le document conjoint fait spécifiquement référence à l’abus potentiel de la technologie de reconnaissance faciale.

« De nouvelles formes de réglementation doivent être encouragées pour promouvoir la transparence et le respect des principes éthiques, en particulier pour les technologies avancées qui risquent davantage d’avoir un impact sur les droits de l’homme, comme la reconnaissance faciale », selon le document.

La police a utilisé des systèmes de reconnaissance faciale pour enquêter sur des crimes, et les entreprises du Fortune 500 ont utilisé l’IA pour vérifier les candidats à un emploi – deux exemples de tâches à haut risque où le déploiement de logiciels imprécis ou biaisés pourrait entraîner des dommages.

Il n’a pas été immédiatement clair si d’autres entreprises technologiques pourraient adhérer au document, ni comment les signataires mettraient en œuvre les principes.

IBM, par exemple, veut qu’un médecin soit au courant lorsque sa technologie d’IA fait des recommandations en matière de soins de santé – ce qui pourrait augmenter avec le temps suite à un accord avec l’hôpital pour enfants Bambino Gesù de Rome, propriété du Vatican.

Ce partenariat se concentrera sur le développement d’une technologie permettant d’accélérer le diagnostic et le traitement des patients atteints de tumeurs cérébrales.

IBM et Microsoft ont toutes deux déclaré qu’elles refusaient de faire des affaires lorsqu’elles ne se sentaient pas à l’aise avec la façon dont un client voulait utiliser leur technologie.

La conférence de Rome est le dernier exemple en date où le Vatican tente de rester à l’avant-garde en matière de technologie et de questions sociales afin d’influencer les pionniers de l’avenir, quelle que soit leur religion.

Les responsables du Vatican ont déclaré qu’ils pourraient fournir des éléments pour un éventuel document papal sur l’IA, tout comme les réunions avec les scientifiques ont contribué à la rédaction de l’encyclique « Laudato Si » du pape sur la protection de l’environnement, qui fera date en 2015.

Source: Yahoo News

Traduit par: SENTINELLE SAPS

Clearview ou la reconnaissance faciale aux trois milliards de visages


La start-up scrute le net pour en extraire le maximum de photos, puis offre ses services aux forces de l’ordre.

L’une des variables clés dans l’utilisation de logiciels de reconnaissance faciale est la base de données dans laquelle l’algorithme peut aller fouiller afin d’identifier un visage. L’un des dangers des réseaux sociaux et de la big data est qu’internet, où des milliards de personnes postent des photos d’elles-mêmes de leur plein gré, puisse être utilisé comme une base de données universelle.

Or, c’est exactement ce que fait Clearview, une start-up créée en 2016. Pour constituer sa base de données, l’entreprise a consciencieusement récupéré toutes les photos qu’elle pouvait, en passant au crible Facebook, Twitter, YouTube, Instagram, des sites de recrutement, etc.

Lorsqu’une photo est entrée dans l’application, le logiciel propose une liste de visages similaires, ainsi que le lien vers la page web où il l’a trouvée. La start-up affirme détenir plus de trois milliards de photographies; dans un document promotionnel, elle se vante même d’être bien plus exhaustive que la base de données du FBI, qui ne concentre «que» 411 millions de visages.

Tous et toutes fichées

L’entreprise a vite compris que ses meilleurs clients pouvaient être les services de police des États-Unis, charmés par la rapidité avec laquelle le logiciel leur permettait de récupérer l’identité d’un·e suspect·e, même inconnu·e des fichiers policiers et judiciaires.

Grâce à l’important carnet d’adresses de Richard Schwartz, la solution proposée par la discrète petite firme a été adoptée par 600 départements de police, selon ses propres dires.

Son logiciel n’a pas encore été étudié par un quelconque organisme indépendant, si bien qu’il est utilisé dans des affaires criminelles sans que l’on ne connaisse précisément son taux d’erreur ou ses limites. Les personnes à la peau foncée, notamment, sont souvent mésidentifiées par ce type de logiciel.

De plus, le contrôle que Clearview a sur son application semble illimité, y compris lorsqu’une agence de police en fait usage. Après qu’un journaliste du New York Times qui enquêtait sur la start-up a demandé à un policier de passer sa photo dans l’algorithme, l’agent en question a reçu un coup de téléphone lui demandant s’il parlait aux médias.

Cela indique que l’entreprise peut consulter les photos prises par la police, des images potentiellement sensibles, et savoir qui est visé par une enquête.

Tout ceci est-il légal? Pas entièrement, car Clearview semble violer les conditions d’utilisation de Facebook, qui interdit de collecter les photos téléversées sur sa plateforme. Le réseau social affirme enquêter pour savoir si Clearview enfreint ses règlements.

Le créateur du logiciel, l’Australien Hoan Ton-That, ne semble pas inquiet outre mesure. Il explique au NYT que «tout le monde le fait, et Facebook le sait». L’un des investisseurs de sa start-up est Peter Thiel, également à la tête de la très contestée Palantir et qui fait aujourd’hui partie des sept personnes siégeant à son comité d’administration.

Source: Korii

L’angoissant développement de la reconnaissance d’émotions


Les logiciels de «lecture des sentiments» se vendent comme des petits pains, alors que leurs bases scientifiques sont encore discutées.

Alors que l’intelligence artificielle avance à toute allure, entreprises et gouvernements se ruent sur des technologies nouvelles, dont les conséquences sont découvertes en temps réel et dont les risques ne sont compris qu’une fois déployées pour une utilisation globale.

AI Now est un institut visant à comprendre et prévoir les implications sociales de l’intelligence artificielle. Rattaché à l’université de New York, il rend tous les ans un rapport dans lequel il recommande des mesures à prendre afin d’encadrer au mieux les avancées de l’IA.

Cette année, sa publication avertit sur une application en particulier: la lecture d’émotions. Il existe en effet des logiciels affirmant pouvoir détecter les micro-expressions d’un visage et en déduire les émotions de la personne filmée. Mais selon AI Now, cette technologie repose sur des «fondations très fragiles» –ce qui ne l’empêche pas d’être déjà largement répandue et d’avoir des répercussions bien réelles.

Méthode contestée

D’après la professeure Kate Crawford, cofondatrice de AI Now, beaucoup de systèmes se basent sur le travail du psychologue Paul Ekman qui, dans les années 1970, a mis au point une technique pour lire les émotions à partir des mouvements et expressions faciales.

La méthode d’Ekman est pourtant vivement contestée. Après avoir analysé des milliers d’algorithmes la prenant pour base, des scientifiques ont conclu qu’au mieux, ce type d’IA permet de détecter efficacement les micro-expressions du visage.

En revanche, le lien de cause à effet ensuite établi entre expressions et émotions est jugé extrêmement réducteur et simpliste, compte tenu du large éventail des sentiments humains: les expressions peuvent varier d’une personne ou d’une culture à l’autre, les émotions peuvent se mélanger et être contradictoires…

Biais racial

Le biais racial observé dans de nombreuses intelligences artificielles n’épargne pas non plus la reconnaissance d’émotions. Plusieurs algorithmes, dont celui de Microsoft, ont par exemple plus souvent détecté de la colère chez les Noir·es que chez les Blanc·hes.

Malgré des bases soulevant de nombreuses questions, le marché pour ce genre d’IA représente plusieurs dizaines de milliards de dollars. Ces logiciels sont souvent ajoutés en tant que fonctionnalité «bonus» de programmes de reconnaissance faciale, afin d’identifier de potentielles menaces ou d’aider au recrutement.

La police se fournit notamment chez Oxygen Forensics et Rekognition, des services proposant une option «lecture de sentiments». En août dernier, Amazon se vantait d’ailleurs d’avoir appris à Rekognition à reconnaître la peur. Pour mémoire, l’entreprise est également propriétaire des caméras de surveillance connectées Ring, dont le maillage aux États-Unis fait peser une menace sur les libertés publiques.

Source: Korii

Ouvrir un compte bancaire avec un selfie? Ce sera bientôt possible en France


Alors qu’aujourd’hui en France, une personne qui veut créer un compte bancaire est obligée de présenter plusieurs documents, y compris un justificatif de domicile, les autorités financières envisagent de suivre l’exemple d’autres pays européens et de simplifier en 2020 la procédure en un simple selfie, rapporte Les Échos.

Une pièce d’identité, une quittance de loyer ou une facture d’électricité ainsi qu’une signature manuscrite: voici le bagage minimum de documents nécessaires pour ouvrir un compte bancaire en ligne en France.

Avec ce minimum légal, la procédure prend «au moins 24 heures», écrit les Échos, citant un banquier français. La situation d’autant plus déplorable que, par exemple, au Royaume-Uni et en Allemagne, les clients peuvent le faire avec un simple selfie ou une vidéo et une pièce d’identité.

Conscient du problème, la direction du Trésor veut mettre l’année prochaine en œuvre des dispositifs digitaux comme le selfie, jugeant qu’«aujourd’hui, il n’est plus risqué d’entrer en relation d’affaires à distance».

Il s’agit, précise le média, d’un assouplissement du dispositif existant dans le cadre de la transposition de la cinquième directive sur la lutte antiblanchiment, qui sera achevée le 10 janvier 2020.

«Il faut faciliter l’entrée en relation tout en maintenant de hauts standards de lutte contre le blanchiment», explique aux Échos Olivier Fliche, directeur du pôle Innovation à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution.

Pour le moment, un groupe de travail réunissant les banques et les fournisseurs de technologies de reconnaissance à distance, ainsi que l’Autorité des marchés financiers et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), a déjà rendu ses conclusions. Parmi lesquelles la proposition de supprimer l’exigence d’un justificatif de domicile pour l’ouverture d’un compte.

Le groupe de travail propose d’adopter l’expérience des pays voisins. Si les banques allemandes filment en direct pendant quelques dizaines de secondes leur client pour s’assurer que c’est bien lui qui présente sa carte d’identité, leurs confrères britanniques mettent en œuvre un système de selfie dynamique qui ne demande que la présence du futur titulaire du compte et sa carte d’identité. Dès lors que l’ANSSI certifie la technologie et son prestataire, le groupe de travail recommande de permettre aux banques d’offrir à leurs clients de profiter de l’un de ces moyens.

Source: Sputnik News

Le gouvernement chinois utilise des empreintes faciales et des empreintes digitales sur les chrétiens lorsqu’ils entrent dans l’église


Dans le but de maintenir un contrôle plus étroit sur la communauté chrétienne grandissante du pays, le gouvernement chinois utilise maintenant une technologie de reconnaissance faciale et de numérisation des empreintes digitales à l’entrée des églises.

Le mois dernier, les autorités ont installé deux scanners biométriques à l’entrée de l’église de Muyang, dans le Hubei. Selon Bitter Winter , chien de garde de la persécution chrétienne , les fidèles ont ensuite été obligés de se faire scanner le visage et les empreintes digitales avant de pouvoir entrer dans le sanctuaire.

Plus de Bitter Winter:

«Un croyant a révélé à  Bitter Winter  qu’il y a plus d’un mois, les Deux Conseils chrétiens chinois locaux exigeaient que tous les lieux de réunion établis par les églises Trois-Soi de la ville de Huangshi prennent les empreintes digitales des croyants et enregistrent leurs informations personnelles et familiales.

Les fidèles sont dérangés par l’ordre car cette exigence place non seulement les membres de la congrégation sous la surveillance et la surveillance constantes du gouvernement, mais peut également impliquer les membres de leur famille et leurs proches. Il a ajouté que les membres de leur famille qui sont fonctionnaires ou membres du Parti communiste seraient très probablement punis ou soumis à des restrictions de leurs activités; cela peut même avoir un impact négatif sur leur promotion au travail. « 

La pratique consistant à installer de tels dispositifs se répand dans la province et fournit aux autorités des informations vitales sur les disciples de Jésus.

Une source qui avait vu le système en action a dit à la sortie que c’était comme si les fidèles étaient «au travail» quand ils assistaient au culte.

« De cette façon, l’église peut savoir clairement qui assiste aux offices et qui ne les assiste pas », a ajouté le président.

Des représentants du gouvernement chinois ont récemment été critiqués pour avoir interrogé des croyants qui étaient surpris en train d’acheter des livres religieux en ligne.

Les chrétiens sont invités à des «séances de thé», un terme familier pour des interrogatoires de police, après avoir tenté d’obtenir des livres chrétiens par le biais de l’application de messagerie instantanée «WeChat» et d’un magasin en ligne associé appelé «Wheat Bookstore».

S’adressant à  International Christian Concern (ICC) , le père Francis Liu de la communauté chrétienne de la justice chrétienne a confirmé que de nombreux croyants cherchant à acheter des articles dans le magasin font actuellement l’objet d’une enquête par des responsables de l’administration chinoise.

La CPI a noté que l’un de ces croyants avait « récemment reçu la visite de responsables de la sécurité de l’Etat grâce à l’achat qu’il avait effectué l’année dernière ».

«On lui a demandé de fournir son numéro de téléphone portable et son compte WeChat et de signer un document confirmant son appartenance religieuse. Son superviseur a également été invité à signer », a expliqué le chien de garde de la persécution.

À la suite de l’intervention de la police, la librairie Wheat Bookstore a averti que tout achat effectué auprès de celle-ci pourrait donner lieu à une visite de la police. Le magasin a également indiqué aux clients potentiels comment aborder toute conversation avec des officiels.

Selon une source locale qui a parlé à la CPI, les autorités chinoises tentent d’étouffer le flot de littérature chrétienne afin de créer une «famine spirituelle» parmi les croyants.

«La répression contre les chrétiens et les autres communautés religieuses en Chine est une stratégie à multiples facettes mise en œuvre par le gouvernement chinois», a déclaré à Faithwire Matias Perttula, directeur du plaidoyer de la CPI.

«La surveillance des achats de matériaux confessionnels fabriqués par des chrétiens n’est qu’un autre indicateur de l’oppression exercée par le gouvernement chinois pour faire pression sur les chrétiens pour qu’ils cessent de pratiquer leur religion. Les États-Unis et leurs alliés doivent continuer à faire la lumière sur ces méthodes oppressives et mettre au défi le gouvernement chinois d’appliquer la véritable liberté de religion et les droits de l’homme dans le pays. « 

Source: Faithwire

Traduit par: SENTINELLE SAPS

L’embarquement par reconnaissance faciale arrive à New-York JFK avec Lufthansa


La technologie biométrique de reconnaissance faciale pour l’embarquement est maintenant disponible dans le terminal 1 de New-York JFK pour l’embarquement des passagers de Lufthansa, la compagnie de lancement de ce nouveau service dans le principal aéroport américain.

Le service d’embarquement biométrique par reconnaissance faciale est déployé par Vision-Box et Terminal One Group Association (TOGA) et pourra prochainement être proposé par 22 autres transporteurs internationaux opérant à partir du terminal 1 de JFK, à commencer par les compagnies Air France, Japan Airlines et Norwegian Airlines.

Embarquement rapide et sans papier

L’embarquement biométrique sans papier, c’est à dire sans avoir besoin de présenter de carte d’embarquement et de passeport, permet un gain de temps important pour l’embarquement et offre une capacité de traitement de 500 passagers en seulement 20 minutes. Lors du passage des portiques, les informations biographiques et biométriques personnelles des passagers sont gérées par une plate-forme logicielle et aucune donnée personnelle ni image n’est stockée par des entités privées. Seul le gouvernement des États-Unis conserve les informations de départ du territoire US. La plate-forme livrée prend en charge les processus d’embarquement des différents transporteurs et permet une utilisation commune des installations et doit permettre à l’aéroport de New-York JFK de bénéficier à terme de l’une des plus grandes capacités d’embarquement biométrique aux États-Unis.

Vision-Box est une multinationale basée à Lisbonne, au Portugal, spécialiste de la sécurité des services gouvernementaux, des déplacements, du contrôle des frontières et de toutes les installations intelligentes. En France, la technologie biométrique de reconnaissance faciale est pour l’instant utilisée pour le passage des frontières, comme à Paris, Nice et Marseille avec la nouvelle génération de sas PARAFE développés par les sociétés IN Groupe et Gunnebo.

Source: Actu Aero

La reconnaissance faciale bientôt utilisée en France pour les services publics en ligne ?


Alicem est une application pour smartphone développée par le ministère de l’Intérieur et l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Selon Bloomberg, elle arriverait dès novembre et permettra aux Français de se connecter aux différents services publics grâce à la reconnaissance faciale.

Si quelqu’un vous parle d’un gouvernement qui veut identifier tous les citoyens grâce à la reconnaissance faciale, vous penserez peut-être d’abord à la Chine. Cependant, il s’agit bel et bien du gouvernement d’Emmanuel Macron qui entend mettre en place ce système pour accéder à des services comme la Caisse d’allocations familiales (CAF) ou les impôts.

Grâce à une application baptisée Alicem, ou Authentification en Ligne CErtifiée sur Mobile, la reconnaissance faciale sera utilisée pour créer une identité numérique sécurisée afin d’accéder aux administrations dématérialisées, et ne proposera aucune alternative. Pour l’heure, seuls les utilisateurs d’appareils Android y auront accès. Le dispositif comparera la photo du passeport biométrique avec une vidéo que les utilisateurs devront créer, sous plusieurs angles et montrant plusieurs expressions.

Un lancement dès le mois de novembre

Le gouvernement tente de rassurer en indiquant que les données de reconnaissance faciale seront utilisées uniquement pour créer une identité numérique, et seront effacées ensuite sans être communiquées à des tiers. Cependant, la Quadrature du Net a déjà lancé un recours devant le Conseil d’État dès le mois de juillet, et la CNIL a émis un avis négatif sur la base du RGPD, notamment en l’absence d’alternative à la reconnaissance faciale, excluant de fait un consentement libre.

Le gouvernement vante la sécurité du dispositif, une déclaration très peu rassurante étant donné qu’il a suffi de 75 minutes pour pirater la messagerie de l’État, plus tôt cette année, ou qu’une simple attaque par phishing a permis de modifier des milliers de déclarations en ligne. L’opposition soulevée n’a pas ralenti le programme. Au contraire, selon Bloomberg, le lancement initialement prévu aux alentours de Noël a été avancé au mois de novembre.

Source: Futura Sciences

Cette nouvelle caméra de 500 mégapixels destinée à la reconnaissance faciale fait polémique


Une «super caméra», développée par des chercheurs chinois, sera capable de reconnaître un visage dans une foule immense, révèle le groupe audiovisuel américain ABC. Une technologie qui fait polémique, dans un pays où la vidéosurveillance est déjà utilisée comme un outil de contrôle social.

Des scientifiques chinois ont développé une caméra de 500 mégapixels, soit une qualité d’image quatre fois supérieure à celle de l’œil humain. Équipée d’un logiciel de reconnaissance faciale, combinée avec l’intelligence artificielle et une énorme base de données, «cette caméra sera capable de détecter un visage ou un objet, de localiser instantanément une cible même dans un stade rempli», explique Xiaoyang Zeng, l’un des créateurs de cette «super caméra», au groupe médiatique américain ABC.

Actuellement, l’ensemble du système de surveillance de masse chinois (environ 200 millions de caméras installées, selon le New York Times), vise à collecter des informations sur ses citoyens. La «super caméra» a été conçue pour remédier à un point faible des caméras actuelles, qui ne sont pas assez puissantes pour capturer une image claire d’un individu dans une foule.

Le système du crédit social

Depuis quelques années, la Chine a développé un système de crédit social qui évalue les citoyens et les entreprises selon un facteur économique et social. Le tout est traduit sous forme d’une note générale.

Ceux qui ont une bonne note ont droit à des privilèges tels qu’un traitement VIP dans les hôtels et les aéroports, des prêts à taux réduit ou un meilleur accès à certaines universités ou à certains emplois. Ceux dont la note est basse peuvent se voir interdire de voyager, de contracter un prêt ou d’avoir accès à un poste de fonctionnaire. Le système repose sur un vaste réseau de caméras de surveillance qui permet au gouvernement de reconnaître et de suivre ses concitoyens de manière constante.

«L’État possède des données massives de photos de personnes et ont la capacité de les relier à leur identité» explique la spécialiste de l’Institut politique australien Samantha Hoffman au groupe audiovisuel américain. Les données fournies par cette nouvelle caméra, une fois «regroupées avec d’autres données (…), grâce à l’intervention de l’intelligence artificielle, peuvent créer un outil de contrôle social, y compris des outils liés au système de crédit social» a-t-elle expliqué.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs personnes ont déjà fait part de leur inquiétude quant à l’utilisation de ce type de technologie.

Source: Sputnik News

La dernière frontière de la Silicon Valley pour les paiements mobiles – « la prise de contrôle néolibérale du corps humain »


L’élimination des cartes de crédit au profit de la reconnaissance faciale éliminera la dernière barrière physique entre notre corps et les Entreprises Américaines.

Aram Sinnreich est récemment allé faire des courses au Whole Foods Market dans sa ville natale de Washington, D.C., et a réalisé qu’il avait laissé son portefeuille à la maison. Il n’avait ni cartes ni argent liquide, mais il n’avait aucune raison de s’inquiéter – du moins, pas pour payer sa nourriture. « J’ai utilisé mon iPhone pour payer, et je l’ai déverrouillé avec mon visage, » dit-il.

C’est là que ça l’a frappé : Nous ne sommes qu’à un petit pas de payer avec nos seules caractéristiques corporelles. Avec des machines de reconnaissance faciale en magasin, il n’aurait même pas besoin de son smartphone. M. Sinnreich, professeur agrégé d’études en communication à l’American University, a dit qu’il avait eu un aperçu de l’avenir ce jour-là.

La technologie biométrique s’infiltre dans tous les autres aspects de notre vie numérique. Prochain arrêt : la fin de votre portefeuille.

Il existe déjà des portefeuilles biométriques mobiles – des technologies de paiement utilisant nos visages, nos empreintes digitales ou notre rétine. Selon M. Sinnreich, auteur du « Guide essentiel de la propriété intellectuelle », des entreprises technologiques de renom, dont Apple et Amazon, attendent un jour où une masse critique de consommateurs sera suffisamment à l’aise pour entrer dans un magasin et payer des marchandises sans carte ni appareil.

L’élimination de la dernière barrière physique – smartphones, montres et lunettes intelligents et cartes de crédit – entre notre corps et les entreprises américaines est l’ultime frontière des paiements mobiles. « Plus le lien entre le corps humain et les réseaux financiers sera profond, moins il y aura d’espaces intimes non reliés à ces réseaux », a dit M. Sinnreich.

Les entreprises affinent leurs services biométriques

Après un démarrage lent, le marché mondial du paiement mobile devrait enregistrer un taux de croissance annuel composé de 33 %, atteignant 457 milliards de dollars en 2026, selon la société d’études de marché IT Intelligence Markets. Alors que les paiements passent de l’argent liquide aux cartes de crédit et aux téléphones intelligents, les sociétés de technologie financière, connues sous le nom de fintechs, ont perfectionné leurs services biométriques.

La technologie biométrique, quant à elle, s’infiltre dans tous les autres aspects de notre vie numérique. Juniper Research prévoit que la biométrie mobile authentifiera 2 000 milliards de dollars de transactions de paiements mobiles en magasin et à distance en 2023, soit 17 fois plus que les 124 milliards estimés l’an dernier.

Juniper, une entreprise basée au Royaume-Uni qui effectue des recherches sur le secteur mondial des communications de haute technologie, a déclaré qu’elle s’attend à ce que la croissance soit stimulée à la fois par des « initiatives de normalisation de l’industrie » comme le Secure Remote Commerce de Visa et par l’introduction de différentes formes d’authentification biométrique par des fournisseurs de smartphones.

« L’utilisation de la biométrie comme moyen de paiement sera très populaire à l’avenir », a déclaré Hannah Zimmerman, avocate associée chez Fey LLC à Leawood, Kan. Elle a dit que cela sera stimulé par « la mondialisation du commerce » et le fait que les entreprises aux États-Unis voudront trouver de nouvelles façons de faciliter les transactions transfrontalières.

Les paiements sans contact entraînent une augmentation des dépenses

Il facilitera les achats des consommateurs et, si les études sur les paiements mobiles fournissent un baromètre, sera plus lucratif pour les entreprises. Une étude menée par des chercheurs de l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign a révélé que le nombre d’achats réels a augmenté de près d’un quart lorsque les gens utilisent les paiements mobiles Alipay.

Le nombre d’achats a augmenté de 24% lorsque les gens ont utilisé les paiements mobiles Alipay.

Selon l’étude universitaire, l’utilisation d’un porte-monnaie mobile incite les gens à dépenser davantage pour la nourriture, les divertissements et les voyages. En dollars, les utilisateurs de paiements mobiles ont dépensé en moyenne 2,4 % de plus que ceux qui ne l’ont pas fait. Une théorie : si nous ne gérons pas les cartes de crédit ou l’argent comptant, nous ne tenons pas compte des conséquences d’une transaction.

Selon un sondage mené auprès de 2 000 clients d’Amazon par Consumer Intelligence Research Partners, une société d’études de marché basée à Chicago, les utilisateurs du haut-parleur intelligent Echo d’Amazon dépensent en moyenne 66% de plus chez le détaillant en ligne que les autres consommateurs. Bien sûr, les gens qui ont de l’argent pour acheter des enceintes intelligentes peuvent aussi avoir plus à dépenser.

Il n’en demeure pas moins qu’il ouvre une fenêtre sur le monde des dépenses sans friction : Les propriétaires d’Echo dépensent 1 700 $ par an chez Amazon contre 1 300 $ pour les membres d’Amazon Prime – qui doivent payer un abonnement de 99 $ par an – et 1 000 $ pour tous les clients Amazon aux États-Unis. (Amazon n’a pas répondu à une demande de commentaires.)

La reconnaissance faciale est déjà largement utilisée

La reconnaissance faciale a déjà fait son chemin dans les services financiers. Mastercard et Visa ont des caractéristiques de sécurité qui obligent les gens à utiliser leur visage pour se connecter à leur compte sur leur téléphone. L’iPhone X d’Apple permet aux gens d’utiliser « Face ID » pour déverrouiller leur téléphone, et les Galaxy S8 et S8+ de Samsung ont un scanner d’iris. Le service de reconnaissance faciale Rekognition d’Amazon permet également d’identifier les objets et les personnes.

Entre 2018 et 2024, l’industrie de la reconnaissance faciale devrait doubler pour atteindre 9 milliards de dollars.

Le marché de la reconnaissance faciale devrait doubler pour atteindre 9 milliards de dollars entre 2018 et 2024, selon Mordor Intelligence, une société de conseil et d’analyse.

Juniper prévoit que 80 % des smartphones disposeront d’une certaine forme de matériel biométrique d’ici 2023, soit un peu plus de 5 milliards de smartphones. Cela signifie traditionnellement que les capteurs d’empreintes digitales, mais la reconnaissance faciale et le balayage de l’iris deviendront plus importants au cours des cinq prochaines années, avec plus d’un milliard d’appareils adoptés, prévoit Juniper.

Les plus grandes plateformes de paiement mobile de Chine, Ant Financial Services Group, l’entité BABA contrôlée par Alibaba qui exploite Alipay, et Tencent Holdings Ltd. qui gère WeChat Pay, ont déjà lancé des machines de reconnaissance faciale dans les points de vente. Ils exigent généralement que les clients s’inscrivent pour la première fois par SMS.

En 2017, KPro, une marque de KFC à Hangzhou, en Chine, a introduit la technologie de reconnaissance faciale Alipay dans les points de vente. Aujourd’hui, KFC utilise sa technologie de reconnaissance faciale « Smile to Pay » d’Alipay dans plus de 700 magasins en Chine. (Avant d’effectuer leur tout premier paiement, les clients doivent se connecter avec leur téléphone.)

La prise de pouvoir néolibérale sur le corps humain »

« Toutes les nécessités technologiques existent dans le monde réel et sont utilisées à des fins commerciales », a dit M. Sinnreich. « Tout n’a pas encore été intégré dans une méthode de paiement biométrique parce que ça ferait flipper les gens. » Il a dit que c’est la fin du jeu de la Silicon Valley : « C’est la prise de pouvoir néolibérale sur le corps humain. »

Apple et Samsung ont vendu des dizaines de millions d’appareils dotés de la technologie de numérisation des empreintes digitales.

La Federal Trade Commission a pris des mesures à l’encontre d’une variété d’entreprises de technologie financière alléguant de la publicité mensongère et la non-divulgation d’informations importantes relatives aux fonds des clients. Les nouveaux produits doivent tenir compte des « principes importants de protection du consommateur », des paiements mobiles aux monnaies virtuelles en passant par le financement participatif, a déclaré la FTC.

Les sociétés de services financiers ont tout intérêt à s’assurer qu’il est plus difficile de voler l’identité de leurs clients, a déclaré Eva Velasquez, PDG de l’Identity Theft Resource Center, une organisation sans but lucratif basée à San Diego qui soutient les victimes de vol d’identité. « Ils sont profondément incités à lutter contre la fraude et à la décourager. La biométrie est très difficile à falsifier. »

Apple et Samsung ont vendu des dizaines de millions d’appareils dotés de la technologie des empreintes digitales, un autre moyen relativement facile pour les gens de s’identifier sans avoir à porter un portefeuille, un smartphone ou une carte de crédit.

Comme toutes les informations biométriques, cependant, en cas de perte ou de vol, les empreintes digitales ne peuvent pas être modifiées comme un mot de passe.

Ça pourrait aller dans les deux sens : Il est bien connu qu’il est difficile de les reproduire, mais si les pirates informatiques mettent au point une technologie qui vole l’identité d’une personne en reproduisant ses empreintes digitales ou ses caractéristiques faciales pour acheter des biens ou contracter des prêts en son nom, les consommateurs et les entreprises pourraient avoir de gros problèmes à régler la facture.

Aucune loi fédérale pour réglementer la biométrie

Les experts juridiques disent que cela pose un problème. « Il n’existe aucune loi fédérale d’application générale qui réglemente la collecte et l’utilisation d’informations biométriques par le secteur privé aux États-Unis », a écrit Zimmerman, l’avocat, dans un article de 2018 intitulé « Vos Données : ‘Réglementer la collecte d’informations biométriques par le secteur privé.’ »

Les défenseurs des consommateurs s’inquiètent également de l’utilisation de la technologie biométrique à des fins commerciales.

En 2015, l’Office of Personnel Management des États-Unis a déclaré que les données dactyloscopiques de 5,6 millions de personnes avaient été volées lors de deux cyberattaques distinctes. On ne sait pas quand la première attaque a eu lieu, mais elle a été découverte en mars 2014 ; la deuxième attaque a eu lieu en mai 2014 et a été découverte en avril 2015. Les responsables ont déclaré à l’époque qu’il n’y avait aucune preuve d’abus, mais qu’un problème de contre-espionnage pourrait survenir à l’avenir.

Le pire scénario pour les empreintes digitales volées : Des empreintes digitales relevées ou des moules d’empreintes digitales d’utilisateurs peuvent tromper certains lecteurs, a fait remarquer M. Zimmerman. Mais dans le cas de l’OPM, les puissances étrangères pourraient utiliser les données dactyloscopiques volées pour faire des recoupements avec les empreintes digitales prises par des Américains qui pourraient travailler comme agents à l’étranger sous des noms d’emprunt.

Les défenseurs des consommateurs s’inquiètent également de l’utilisation de la biométrie à des fins commerciales. Trois États – Washington, Texas et Illinois – ont adopté des lois régissant la confidentialité des renseignements biométriques. « L’absence actuelle de réglementation est surprenante étant donné que les renseignements biométriques sont permanents et uniques à chaque individu et, par conséquent, suscitent des inquiétudes quant au vol d’identité », a déclaré M. Zimmerman. D’autres États ont proposé des projets de loi pour de telles lois.

Les services de paiement mobile évolueront lentement

M. Sinnreich, professeur en communications, a dit qu’il croit que les paiements biométriques se feront aux États-Unis, mais seulement lorsque les gens seront à l’aise avec eux. La quantité de données que nous pourrions éventuellement abandonner laisserait les gens exposés à une vie de « redlining numérique », dit-il. « Que cela signifie-t-il d’inviter ces réseaux dans nos corps et nos relations interpersonnelles ? »

La reconnaissance faciale, la prise d’empreintes digitales et le balayage de la rétine pourraient exposer les gens à une vie de « redlining numérique ».

Le gouvernement chinois a utilisé la reconnaissance faciale pour identifier les gens et, l’an dernier, aux États-Unis, la police d’Orlando a déclaré qu’elle testait Amazon Rekognition pour aider à prévenir le crime. Amazon a reconnu que cette technologie peut être utilisée par les forces de l’ordre.

Les entreprises pourraient également établir le profil de leurs clients et faire ce que font déjà les détaillants en ligne comme Amazon et eBay le font déjà : les tenter avec des articles en fonction de leurs achats précédents. « Que vous soyez un gouvernement ou une entreprise, il y a un incitatif pour encourager les citoyens à adopter une surveillance totale afin que le système fonctionne mieux », a dit M. Sinnreich. « Combien je donne un pourboire à un conducteur Uber aujourd’hui pourrait affecter combien je pourrais payer pour une hypothèque dans 20 ans. »

Les consommateurs sont naturellement effrayés par la perspective que les gouvernements, les organismes d’application de la loi et les entreprises nous identifient par la reconnaissance faciale, ou même par nos voix et nos empreintes digitales, a déclaré Eva Velasquez, du Identity Theft Resource Center« Certains diront : ‘Vous pouvez avoir mes données biométriques quand vous les arracherez de mes doigts froids et morts.’ »

Source: Market Watch

Traduction par Aube Digitale

La publicité sonore personnalisée et ciblée, c’est pour demain


Cela me fait fortement penser à ce que les américains ont nommé « la voix de Dieu ». Alors que ce n’était qu’une expérience en rapport avec la RFID notamment, maintenant cette voix sera bientôt entendue par tous… Je crois que cela amplifié pour ceux qui ont (et auront) la fameuse RFID sous leur peau.

SENTINELLE SAPS

Une webcam premier prix, un moteur Arduino, un logiciel de reconnaissance faciale et à vous les joies de la réclame qui vous suit partout.

Vous entendez des voix? Peut-être proviennent-elles d’un «projecteur sonore». | Oleg Laptev via Unsplash

Vous êtes dans un de ces immenses centres commerciaux futuristes, en pleine première semaine de soldes d’été. Si vous n’avez pas encore succombé à une crise d’agoraphobie foudroyante, vous tentez de survivre dans un brouhaha indescriptible en vous asseyant deux minutes à l’ombre d’un arbre en plastique.

Minority Report

Soudain, une voix doucereuse vous vante la promo im-man-quable du magasin d’en face. Autour de vous, la foule liquide continue son chemin, sans avoir rien entendu. Pensant vous trouver pile dans le champ d’une enceinte de sono, vous vous déplacez de quelques mètres.

L’annonce reprend, juste pour vos oreilles. Tiens-toi bien, Minority Report: la publicité sonore personnalisée et ciblée est à portée de main.

Le 5 août, TechXplore relayait les travaux d’une équipe de recherche de l’université du Sussex, qui sont parvenus à créer le premier projecteur acoustique capable d’identifier un individu, de suivre ses déplacements et de lui délivrer un message sonore spécifique.

Le système se base sur un « télescope acoustique » composé de deux lentilles (développées par la même équipe depuis 2017), dont le fonctionnement imite celui d’un objectif d’appareil photo à zoom automatique. Le système avait été présenté en mai dernier, mais il était alors incapable de suivre des cibles en mouvement.

Peu coûteux, facile à construire… et invasif

Avant de délivrer le message sonore, une webcam identifie une cible, puis un logiciel de reconnaissance faciale enregistre son visage. Le logiciel commande ensuite un moteur Arduino, qui va adapter la distance entre les lentilles pour maintenir le point focal sur la cible.

« Puisque les lentilles acoustiques peuvent être imprimées en 3D pour environ 100 livres (109 euros), nous voulions développer un système de suivi aussi économique. Avec une webcam à 10 livres (11 euros), nous coûtons dix fois moins cher qu’un système classique », explique Joshua Kybett, responsable de la conception de l’outil.

Concrètement, explique TechXplore, ce projecteur est capable d’envoyer une sphère sonore de 6 centimètres de diamètre directement dans les oreilles de sa cible, même en mouvement, mais dans une seule direction et dans une seule octave.

Si l’équipe de recherche parvient à étendre les capacités du système, les applications potentielles sont immenses : des messages d’alerte dans une foule, des expériences sonores immersives sans écouteurs, l’équivalent sonore des effets spéciaux et, bien sûr, une publicité plus intrusive que jamais.

Rassurons-nous (ou pas) cependant : consciente des potentiels mésusages, l’équipe assure que son système a été conçu pour ne fonctionner qu’avec le consentement préalable de l’utilisateur. Un refrain malheureusement trop familier.

Source : Korii