Israël: le président Rivlin chargera Benny Gantz de former le gouvernement mercredi soir


Netanyahou avait jusqu’à mardi pour former un gouvernement

Le président Rivlin va officiellement charger le dirigeant du parti Bleu Blanc Benny Gantz de former un nouveau gouvernement, lors de sa venue à la résidence du président mercredi soir, a annoncé un porte-parole du parti centriste.

Gantz aura alors 28 jours pour former une coalition à partir de mercredi soir à minuit.

Le Premier ministre sortant avait annoncé lundi qu’il renonçait à tenter de former un gouvernement, laissant ainsi la voie libre à son rival Benny Gantz.

« J’espère et je crois que nous pourrons créer un socle de base auquel tout le monde pourra se connecter », a déclaré le leader du parti Bleu Blanc à des journalistes mardi.

La ministre de la Justice Ayelet Shaked a écrit sur ses réseaux sociaux mardi que « si son parti Nouvelle Droite était invité à discuter avec Benny Gantz, elle le ferait très probablement ».

Elle a toutefois précisé que c’était « une perte de temps et qu’il est préférable de commencer à négocier avec le représentant du bloc. »

« Une autre élection est inutile et nuisible », a-t-elle ajouté.

« Einstein a défini la folie comme étant une série d’actions se répétant encore et encore, en espérant obtenir des résultats différents », a-t-elle conclu.

Source: i24 News

Netanyahou rend son mandat au président Rivlin


Il avait jusqu’à mercredi pour former un gouvernement

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a annoncé lundi soir sur son compte Facebook qu’il renonçait à former un gouvernement après les législatives du 17 septembre dont les résultats étaient très serrés.

« Il y a peu de temps j’ai annoncé au chef de l’Etat que je renonçais à former un gouvernement », a annoncé M. Netanyahou dans une vidéo mise en ligne sur son compte Facebook, en s’adressant aux « citoyens israéliens ».

Source: i24 News

Netanyahu ne demandera pas plus de temps pour former une coalition


Le Premier ministre a jusqu’à mercredi pour rassembler un gouvernement ; d’après le député Likud David Bitan, Netanyahu ne demandera pas de délai supplémentaire.

Benjamin Netanyahu ne demandera pas de délai supplémentaire de 14 jours au président Reuven Rivlin après l’expiration du délai alloué pour former un gouvernement, a assuré un député de son parti dimanche.

Le Likud et son principal rival, l’alliance centriste Kakhol lavan, n’ont pas avancé dans les négociations autour de la constitution d’un gouvernement d’union.

Netanyahu doit rassembler une coalition d’ici mercredi soir ou informer Reuven Rivlin qu’il n’y est pas parvenu. Reuven Rivlin pourrait lui accorder deux semaines supplémentaires, mais cela semblerait peu probable, la perspective d’une sortie d’impasse étant considérée comme maigre. Le chef du Likud est actuellement à la tête d’un bloc de 55 sièges (Likud : 32 ; Shas : 9; Yahdout HaTorah : 7, et Yamina : 7) dans une Knesset qui en compte 120 au total.

Reuven Rivlin pourrait plutôt confier la tâcher à un autre député. Benny Gantz, numéro un de Kakhol lavan, prendrait ainsi la relève, même si ses chances de réussite sont encore plus faibles.

L’option la plus défendue est celle du chef de l’État, qui a proposé la formation d’un gouvernement d’union où le pouvoir serait partagé équitablement entre les blocs de Benjamin Netanyahu et Benny Gantz, avec une rotation entre les deux hommes au poste de Premier ministre. Netanyahu étant actuellement menacé par une mise en examen, Reuven Rivlin a suggéré, sans préciser, que celui-ci prendrait congés pour une durée indéterminée le cas échéant. En vertu de cet arrangement élaboré par Rivlin, Gantz, en tant que « Premier ministre par intérim » dans ce scénario, jouirait de toute l’autorité de Premier ministre.

Kakhol lavan et le parti laïc Yisrael Beytenu, dirigé par Avigdor Liberman qui se trouve en position de faiseur de rois, ont appelé à un gouvernement d’union mais sans le bloc de partis religieux de Benjamin Netanyahu. Le parti centriste a appelé à sa démission de la direction tête du Likud en raison des risques de mise en examen, assurant qu’il ne servirait pas dans un gouvernement dirigé par un Premier ministre empêtré dans des démêlés judiciaires.

Kakhol lavan a affirmé qu’un gouvernement d’union serait formé « dans l’heure » si Benjamin Netanyahu démissionnait.

« Netanyahu ne demandera pas de prolongation, cela n’a aucun intérêt, car Kakhol lavan ne souhaite pas discuter », a déclaré dimanche matin le député Likud David Bitan, l’ancien négociateur en chef pour la coalition, au micro de la chaîne publique Kan.

« Cela ne sert à rien de discuter d’autres choses dans la mesure où ils ne sont pas d’accord avec le principe de base d’un gouvernement d’union dirigé par Netanyahu », a ajouté David Bitan. « Nous attendons que Kakhol lavan se ressaisisse et prenne part à des négociations. »

Cette impasse dans les pourparlers augmente la probabilité d’un troisième scrutin législatif en un an.

« Kakhol lavan veut des élections car ils pensent que si Netanyahu est inculpé, leur résultat électoral sera meilleur lors d’un troisième scrutin. Ils insistent sur leur interprétation de l’union et ne veulent pas reculer », a-t-il accusé.

Jeudi, Netanyahu a fait une nouvelle proposition à Gantz concernant un gouvernement d’unité composé du Likud et de ses alliés de la droite religieuse.

Celle-ci a été rapidement balayée par Benny Gantz, qui l’a qualifiée de non sincère, accusant Netanyahu de ne pas chercher « l »unité mais l’immunité », faisant référence à l’insistance du Premier ministre de rester à son poste – supposément pour ne pas avoir à démissionner en cas de mise en examen.

Ce sous-entendu sur la proposition de partage du pouvoir faite par le président Rivlin. Elle maintiendrait le statu quo concernant l’État et la religion pendant un an, tout en œuvrant à un compromis sur la conscription militaire des ultra-orthodoxes — une question qui avait provoqué l’échec des pourparlers de coalition à la suite du scrutin d’avril.

Netanyahu n’a pas proposé de revenir sur sa condition d’un gouvernement composé des partis de droite dure et ultra-orthodoxes — un obstacle majeur pour Kakhol lavan.

Benny Gantz a fait savoir : « Même maintenant, [Netanyahu] ne souhaite pas participer à des négociations directes et reconnaître le fait que la majorité des citoyens israéliens ont voté pour un gouvernement d’union libéral, sans les extrémistes ».

Netanyahu accuse son rival d’avoir l’intention de former un gouvernement minoritaire avec le soutien extérieur de la Liste arabe unie, avertissant qu’une telle disposition mettrait en péril la sécurité d’Israël.

« Établir un gouvernement minoritaire reposant sur la Liste arabe unie est une décision antisioniste qui compromet notre sécurité », a-t-il ainsi écrit vendredi sur Facebook, accusant les dirigeants de la Liste arabe unie, Ayman Odeh et Ahmad Tibi, de soutenir les organisations terroristes palestiniennes et le Hezbollah.

Récemment, le quotidien pro-Netanyahu Israel Hayom a laissé entendre que Kakhol lavan, vainqueur de 33 sièges lors des élections de septembre, pourrait tenter de créer un gouvernement minoritaire de 44 sièges soutenu de l’extérieur par la Liste arabe unie (13 sièges) et Yisrael Beytenu (8 sièges).

Mais à aucun moment depuis la fin du scrutin Benny Gantz n’a exprimé son intention de constituer une telle coalition avec le Parti travailliste (6 sièges) et le Camp démocratique (5 sièges).

Un reportage télévisé ne citant pas de sources et diffusé jeudi a affirmé que le chef de Kakhol lavan envisageait de convaincre Liberman de soutenir l’idée d’un gouvernement minoritaire.

D’après la Treizième chaîne, Benny Gantz compterait inviter des représentants de Yisrael Beytenu et du Likud pour discuter d’un gouvernement d’union s’il était chargé du mandat la semaine prochaine.

Gantz ne s’attend pas à la présence du Likud à la réunion, ce qui, espère-t-il, lui ouvrira les portes du soutien de Liberman à un gouvernement minoritaire, d’après la chaîne.

L’absence du Likud donnerait une justification au chef de Yisrael Beytenu pour accuser le parti de Netanyahu d’empêcher la formation d’un gouvernement d’unité. Liberman pourrait alors dire qu’un camp, Kakhol lavan, avait accepté ses conditions pour un gouvernement d’union, contrairement à l’autre camp, le Likud.

Toutes ces informations concernant ces stratagèmes de coalition n’ont pas été confirmées officiellement.

Source: Times of Israël

22è Knesset : les députés prêteront serment jeudi


La nouvelle assemblée va accueillir huit nouveaux députés et enregistrer le retour de neuf anciens élus

Les 120 députés israéliens récemment élus suite aux élections du mois dernier vont prêter serment jeudi après-midi au Parlement (Knesset), au cours d’une cérémonie officielle d’investiture, en dépit des menaces persistantes d’une nouvelle dissolution après celle de mai dernier, et un troisième scrutin en moins d’un an.

La 22è Knesset, qui  va accueillir huit nouveaux députés et enregistrer le retour de neuf autres qui l’ont été par le passé.

103 députés de cette nouvelle assemblée vont donc ainsi prêter serment pour la deuxième fois en 2019.

Jeudi, à 8 heures, les députés se retrouveront à la Knesset, où ils recevront une boutonnière et se feront prendre en photo. Dans l’après-midi, une réception aura lieu dans la salle Chagall.

Le président Reuven Rivlin arrivera au Parlement à 15 heures, où il sera accueilli par une garde d’honneur et un bataillon de l’armée israélienne. Le Président de la Knesset, Yuli Edelstein, et d’autres hauts responsables du Parlement rencontreront Rivlin devant le bâtiment, où un chœur de l’armée interprétera l’hymne israélien

Rivlin déposera une gerbe sur le mémorial des soldats tombés au combat avant de pénétrer dans la Knesset.

Les 120 députés retrouveront ensuite leur siège, et Edelstein lira le texte suivant : »Je jure allégeance à l’État d’Israël et je remplis fidèlement ma mission à la Knesset ». Les nouveaux députés répondront alors : « Je le promets ».

La célébration se terminera par un toast et la photo traditionnelle des chefs de faction de la Knesset.

Source: i24 News

Israël : le président Rivlin mandate Benyamin Netanyahou pour former le gouvernement


Netanyahou a demandé à Gantz de le rejoindre dans un gouvernement d’union.

Le président israélien Reuven Rivlin a demandé mercredi soir au Premier ministre sortant Benyamin Netanyahou de tenter de former le prochain gouvernement après des élections législatives qui ont plongé le pays dans une impasse politique.

« La responsabilité de former le prochain gouvernement sera donnée au Premier ministre et leader du Likoud Benyamin Netanyahou », a déclaré la présidence dans un communiqué.

M. Netanyahou, avec ses alliés de droite et des partis religieux, compte pour l’instant 55 soutiens sur les 120 du Parlement et le centriste Benny Gantz, avec le ralliement des partis de gauche et majoritairement arabes, ne rassemble que 54 députés.

Aucun n’est parvenu pour l’instant à obtenir le soutien de 61 députés, seuil de la majorité absolue au Parlement israélien, d’où l’appel plus tôt cette semaine du président à un « gouvernement d’union ».

Mais à l’issue de pourparlers depuis lundi entre les camps de MM. Netanyahou et Gantz, chefs respectivement des partis Likoud (droite) et « Bleu-blanc » (centre), le président israélien a décidé d’accorder le mandat de former le gouvernement au Premier ministre sortant. 

« Celui qui a le plus de chances c’est Netanyahou soutenu par 55 députés alors que Gantz n’a que 54 mais 10 sur les 54 ont annoncé qu’ils ne siégeraient pas au gouvernement », a déclaré M. Rivlin lors d’une conférence de presse aux côtés de Benjamin Netanyahou.

Dix députés de la Liste arabe unie, devenue la troisième force politique en Israël à l’issue des élections législatives du 17 septembre, avaient soutenu la candidature de Benny Gantz pour le Premier ministre sans toutefois s’engager à participer dans le prochain gouvernement.

Source: i24 News

Gantz refuse d’entrer dans un gouvernement mené par un Premier ministre menacé d’inculpation

« Le parti Bleu Blanc que je dirige ne l’acceptera pas »

Benny Gantz, rival de Benyamin Netanyahou aux dernières élections législatives en Israël, a affirmé mercredi soir refuser de participer à un gouvernement dirigé par un Premier ministre menacé d’inculpation.

« Le parti Bleu Blanc que je dirige n’acceptera pas de siéger dans un gouvernement dans lequel son chef est sous le coup d’un grave acte d’accusation », a déclaré sur sa page Facebook M. Gantz en référence à Benyamin Netanyahou qui doit être auditionné pour des affaires de « fraudes » et « malversations ».

Le président israélien Reuven Rivlin a mandaté mercredi soir le Premier ministre sortant Benyamin Netanyahou pour former le prochain gouvernement de coalition afin de sortir le pays de l’impasse après des élections législatives n’ayant pas réussi à faire de vainqueur clair. 

A l’issue de ces législatives, M. Netanyahou, avec ses alliés de droite et des partis religieux, compte 55 sièges sur les 120 du Parlement et le centriste Benny Gantz, avec le ralliement des partis de gauche et majoritairement arabes, ne rassemble que 54 députés.

D’où l’appel plus tôt cette semaine du président Rivlin à des pourparlers entre les deux camps afin de former un « gouvernement d’union ». 

Source: i24 News

En l’absence de progrès dans les négociations, Netanyahou pourrait être désigné dès ce soir pour former la coalition


Bleu Blanc plaide pour une législation laïque incompatible avec les revendications des partis religieux.

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu chairs the weekly cabinet meeting at the Prime Minister’s office in Jerusalem, Tuesday, Sept. 3, 2019. (AP Photo/Sebastian Scheiner, Pool)

Le président israélien, Reuven Rivlin, pourrait décider dès mercredi soir de confier à Benyamin Netanyahou la mission de former un gouvernement, s’il ne constate aucun progrès dans les négociations entre le Likoud et la liste centriste Bleu Blanc. 

Mercredi, la Commission électorale a annoncé qu’après le décompte final des bulletins de vote, le Likoud, parti de Benyamin Netanyahou gagnait un mandat et obtenait ainsi 32 sièges à la Knesset (Parlement israélien).

Le Likoud reste toutefois en deuxième position derrière Bleu Blanc qui a décroché 33 sièges, mais M. Netanyahou, appuyé par les partis de droite et des ultra-orthodoxes, a été recommandé par 55 députés, contre 54 pour Benny Gantz, et devrait être ainsi désigné par le chef de l’Etat, si aucune progression dans les discussions n’est enregistrée.

Le Likoud de Benyamin Netanyahou et la liste centriste de Benny Gantz ont entamé mardi des négociations par l’intermédiaire de leur négociateur en chef respectif, Yariv Levin et Yoram Turbowitz en vue d’un gouvernement d’union, chacun des chefs de file souhaitant en obtenir la direction.

Mais Bleu Blanc plaide pour une législation laïque réclamant notamment l’ouverture des commerces et le fonctionnement des transports le samedi (jour de repos pour les Juifs), ainsi que le mariage civil, des exigences inadmissibles pour les partis religieux avec lesquels M. Netanyahou a veillé à s’engager pour une coalition au lendemain des élections.

Source: i24 News

« Nous avons franchi une étape importante », estime Rivlin après une réunion tripartite avec Gantz et Netanyahou


Mercredi, le président israélien désignera M. Netanyahou ou M. Gantz pour former le prochain gouvernement

Après plus de deux heures d’entretien lors d’une réunion tripartite avec le Premier ministre sortant Benyamin Netanyahou et le chef de file de la liste centriste Bleu Blanc, Benny Gantz, le président israélien, Reuven Rivlin, s’est montré optimiste.

« Nous avons franchi une étape importante ce soir et le premier défi est la construction d’un dialogue direct entre les parties », a-t-il déclaré.

« Un gouvernement d’union équitable est possible, et il peut et doit représenter toutes les voix de la société », a-t-il ajouté.

MM. Gantz et Netanyahou ont eux fait savoir que leurs équipes de négociations se rencontreront dès mardi, puis les deux chefs de file retrouveront mercredi soir M. Rivlin qui devra désigner l’un d’entre eux pour former le prochain gouvernement.

Le président israélien avait procédé préalablement à des consultations avec les partis élus à la Knesset (Parlement israélien) pour entendre leurs recommandations sur le choix d’un Premier ministre.

A l’issue de ces entretiens, ni M. Netanyahou, ni M. Gantz n’était en mesure de réunir la majorité minimale requise de 61 parlementaires (sur 120 à la Knesset) pour former une coalition.

La liste Bleu Blanc de Benny Gantz a reçu le soutien de la gauche et d’une partie de la Liste arabe unifiée, mais cela ne lui octroie que 54 sièges.

Le Likoud de Benyamin Netanyahou est arrivé en deuxième position avec 31 députés (contre 33 pour Bleu Blanc), et il n’est en mesure de rassembler que 55 sièges avec ses alliés religieux et de la droite nationaliste.

MM. Gantz et Netanyahou ont tous deux également appelé à un gouvernement d’union, chacun néanmoins souhaitant en prendre la tête.

Plus tôt, le chef du parti Israel Beiteinou, Avigdor Lieberman, qui a confirmé dimanche qu’il ne recommanderait aucun des deux candidats, s’est toutefois brièvement entretenu avec Benny Gantz.

« Nous avons échangé des opinions et des impressions. Nous reparlerons si nécessaire », ont tweeté MM. Gantz et Lieberman.

Source: i24 News

Israël: les partis arabes soutiennent Gantz pour «faire chuter Netanyahou»


Pour la première fois depuis 1992, les partis arabes d’Israël ont recommandé ce 22 septembre un candidat au poste de Premier ministre d’Israël: Benny Gantz. Et ce, dans le cadre des consultations ouvertes par le Président Reuven Rivlin en vue de former un gouvernement de coalition à l’issue des législatives du 17 septembre.

La Liste arabe unie a recommandé Benny Gantz, chef du parti Kahol Lavan, comme candidat au poste de Premier ministre d’Israël.

Le Président israélien Reuven Rivlin a entamé une série de consultations avec les partis politiques représentés à la Knesset de la 22e législature en vue de la formation d’un nouveau gouvernement de coalition.

«Nous recommandons […] Benny Gantz pour former le prochain gouvernement », a déclaré au cours de ces démarches Ayman Odeh, dirigeant de la Liste qui est devenue la troisième force politique du pays.

«Faire chuter Netanyahou»

Le député Ahmad Tibi, un cadre de la Liste arabe unie, a fait une déclaration à ce sujet sur Twitter:

«Aujourd’hui, nous écrivons l’histoire: nous ferons tout ce qui est nécessaire pour faire chuter Netanyahou.»

Pourtant, le parti Balad, qui figure sur la Liste unie mais qui n’a pas participé aux consultations, a annoncé qu’il ne soutenait pas cette candidature. Son président, Jamal Zahalka, a déclaré dès samedi soir que le parti s’opposerait à ce que Benny Gantz soit recommandé à Reuven Rivlin.

En règle générale, les partis arabes se trouvent en opposition et n’ont jamais soutenu qui que ce soit depuis 1992, lorsque des députés de deux partis majoritairement arabes avaient permis à Yitzhak Rabin de former un gouvernement.

Un soutien insuffisant

Au final, Benny Gantz pourrait obtenir jusqu’à 57 élus. Le Premier ministre sortant, Benyamin Netanyahou, peut compter, lui, sur 55 élus. Quoi qu’il en soit, ces scores restent en dessous du nombre de 61 députés, seuil de la majorité absolue au Parlement.

Si aucun accord sur la formation du gouvernement n’est trouvé, il se peut que les électeurs soient de nouveau appelés aux urnes.

Source: Sputnik News

Les résultats sont encore officieux mais le cauchemar d’un 3e vote pointe déjà


Si Netanyahu considère que c’est son dernier espoir et que Gantz pense en sortir plus fort encore, Israël pourrait glisser petit à petit vers ce que tout le monde veut éviter

Il est encore prématuré de tenter de comprendre quel gouvernement pourrait émerger de ces élections israéliennes dont la complexité nous apporte quotidiennement son lot de migraines. Nous ne disposons pas encore des résultats définitifs. Néanmoins, l’issue que tout le monde affirme vouloir éviter commence d’ores et déjà se profiler à l’horizon.

Aucun des deux responsables des camps rivaux – le Premier ministre en titre Benjamin Netanyahu et son challenger Benny Gantz – n’a su s’attirer le soutien de la majorité des 120 membres de la prochaine Knesset. Netanyahu, leader du Likud, s’est garanti l’appui des deux partis ultra-orthodoxes, le Shas et Yahadout HaTorah, et de la formation orthodoxe et nationaliste Yamina.

Gantz, à la tête de Kakhol lavan, peut supposer que les deux partis de gauche, le Camp démocratique et l’alliance Travailliste-Gesher, se tiendront à ses côtés et que la Liste arabe unie œuvrera également contre l’attribution du mandat à Netanyahu.

Avigdor Liberman de Yisrael Beytenu – un faucon vivant dans les implantations, qui se positionne plutôt à droite de l’échiquier politique lorsqu’il s’agit des questions de sécurité, mais plus proche de Kakhol lavan dans sa détermination à s’opposer à la coercition ultra-orthodoxe – tient, pour sa part, l’équilibre du pouvoir entre les deux blocs.

Ayant pris l’initiative de renforcer sa mainmise en unissant les trois alliés naturels du Likud derrière lui, Netanyahu a, de manière peu sincère, invité Gantz, jeudi, à le rencontrer « sans conditions préalables » pour évoquer la possibilité d’un gouvernement « d’unité ».

De façon guère surprenante, Gantz a refusé. Le dirigeant de Kakhol lavan veut faire entrer le Likud dans sa coalition « d’unité » – mais sous son leadership, et seulement après que le Likud a libéré Netanyahu de ses obligations pour qu’il puisse se consacrer à ses déboires judiciaires.

Netanyahu, il n’est pas nécessaire de le dire, savait très bien que Gantz rejetterait son offre. Son objectif est de donner l’impression de chercher ) former un gouvernement d’unité, de traquer toutes les faiblesses dans les rangs des membres de la Knesset s’alignant sur Gantz pour retourner, d’une manière ou d’une autre, ces résultats électoraux en sa faveur… Et, si tout le reste échoue, il pourra imputer cet échec à Gantz, ostensiblement intransigeant, car il aura dédaigné ses gestes d’ouverture, obligeant l’Etat juif à retourner aux urnes pour la troisième fois – ce scénario que tous nos dirigeants fraîchement élus, ils nous l’assurent, feront tout pour éviter.

Gantz, pour sa part – clamant que Netanyahu a perdu même s’il hésite à revendiquer la victoire – va traquer, lui aussi, les faiblesses dans les soutiens de Netanyahu.

Il a peut-être moins d’appuis fiables dans son bloc – cela dépendra de la volonté de la Liste arabe unie de le recommander auprès du président pour le poste de Premier ministre et du positionnement qui sera adopté par Liberman lorsqu’il rendra visite, lui aussi, à Reuven Rivlin dimanche soir.

Mais le pari de Gantz est que, au cours des prochaines semaines, voire au cours des prochains mois, avec des négociations de coalition encore une fois dans l’impasse, le Likud commencera à se fissurer.

Alors que la perspective d’un troisième scrutin – dernier recours obligatoire si les parties échouent à former une coalition – semblera se pointer davantage à l’horizon, espère-t-il, les législateurs du Likud commenceront à prendre en compte la possibilité que leur parti obtienne un résultat encore un moins bon lors du prochain vote.

Il semblerait que le Likud a perdu environ quatre sièges depuis les 35 fauteuils engrangés au mois d’avril mais il a, en réalité, chuté davantage dans la mesure où, lors des élections de mardi, il avait phagocyté Koulanou dans ses rangs – un parti qui avait gagné, à lui seul, quatre sièges la dernière fois.

Les formations ultra-orthodoxes ont gagné un peu de terrain mais l’essor de la Liste arabe unie et la hausse significative du soutien apporté à Liberman – dont les électeurs savaient mardi, et contrairement au mois d’avril, qu’un vote pour Yisrael Beytenu ne représentait plus un suffrage automatique apporté à un gouvernement Netanyahu – n’ont pas échappé aux députés du Likud.

De plus, si un troisième scrutin devait être organisé, Netanyahu pourrait bien être à ce moment-là inculpé dans les dossiers pour corruption à son encontre.

Et alors qu’il pourrait tenter de s’afficher, de manière plus désespérée encore, comme la victime d’une chasse aux sorcières politique, il semble que ce stratagème n’ait pas tourné à son avantage mardi. En effet, plusieurs de ses tactiques les plus classiques ont entraîné un effet boomerang – notamment les caméras dans les bureaux de vote résultant de la manœuvre de la dite « fraude électorale » dans les communautés arabes, la diabolisation de l’électorat arabe, et la ruse du « Gevalt… nous sommes en train de perdre », reprise en boucle dans les interviews et sur les réseaux sociaux.

Alors que Gantz espère que le Likud se fissurera, Netanyahu cherche des options – en jouant sur le temps et avec l’avantage d’être Premier ministre en titre. Nous sommes au Moyen-Orient, où les affaires étrangères peuvent, à tout moment, faire irruption, dans les plans et les programmes des politiciens ; et où ces manœuvres sont parfois même encouragées.

Netanyahu est sur la défensive : il s’est trouvé dans l’obligation d’annuler son déplacement à l’ONU, à New York, la semaine prochaine et donc contraint – une ignominie – à annuler également une rencontre prévue avec le président américain Donald Trump qui a répondu mercredi avec la révélation dévastatrice qu’il ne s’était pas entretenu avec Netanyahu depuis le scrutin et que, d’une manière ou d’une autre, « c’est avec Israël que nous entretenons une relation ». Mais, à l’heure actuelle, son parti lui reste fidèle.

Alors que Gantz espère que le Likud se fissurera, Netanyahu cherche des options – en jouant sur le temps et avec l’avantage d’être Premier ministre en titre. Nous sommes au Moyen-Orient, où les affaires étrangères peuvent, à tout moment, faire irruption, dans les plans et les programmes des politiciens ; et où ces manœuvres sont parfois même encouragées.

L’électorat israélien a eu son mot à dire. L’homme qui pourrait seul nous faire sortir de l’impasse que nous avons nous même produite, Liberman, insiste sur le partenariat d’unité que les deux responsables des deux partis affirment vouloir – mais pas véritablement avec l’autre.

Et c’est ainsi que notre président, dimanche, va commencer sa délicate mission consistant à transformer la volonté du peuple, la volonté diverse des uns et des autres, en leadership viable pour Israël – en persuadant nos représentants élus de mettre en place un gouvernement stable. Le cas échéant, si Netanyahu considère cette éventualité comme son dernier espoir et que Gantz estime qu’il en sortira plus fort, nous pourrions encore une fois devoir tout recommencer.

Source: Times of Israël