Facebook veut s’occuper de votre santé? Attention danger!


Les grands acteurs du numérique veulent partager vos données personnelles avec vos médecins. C’est une très mauvaise idée.

Vos habitudes sur Netflix peuvent-elles prédire la survenue d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin? Le vocabulaire religieux des messages postés sur Facebook par des internautes américain·es pourrait-il être un signe de diabète? Alexa d’Amazon est-elle capable de détecter quand vous tombez malade et vous proposer d’acheter des médicaments?

Depuis peu, toutes les grandes entreprises technologiques se lancent dans les soins de santé, avec des investissements mobilisant leurs vastes banques de données personnelles. Amazon est en train de vendre un logiciel capable de consulter les dossiers médicaux afin d’élargir les compétences d’Alexa en matière de santé et de bien-être. Google développe un logiciel de reconnaissance vocale pour aider les médecins à remplir les dossiers de leurs patient·es. Alphabet, maison mère de Google, a mis au point un partenariat entre Verily (sa branche spécialisée dans les sciences de la vie) et Walgreens pour surveiller si les malades suivent bien leurs traitements. Apple ne cesse de développer des applications de santé et de bien-être pour ses montres connectées, qui intégrent données personnelles de suivi et dossiers médicaux électroniques de ses hôpitaux partenaires. Microsoft travaille actuellement à la conception d’un logiciel d’intelligence artificielle (IA) de gestion à distance des dossiers médicaux. Même Uber et Lyft entrent dans la danse avec un service de «transport médical non urgent».

Le pari de ces entreprises? Monétiser nos traces numériques, même si elles ne sont pas directement liées à notre santé, grâce à une nouvelle approche combinant intelligence artificielle et données personnelles de consommation afin de créer une analyse personnalisée et prédictive. Sauf qu’il y a peu de chance que toutes ces données améliorent réellement notre santé. En revanche, elles pourraient aggraver notre vulnérabilité au profilage numérique, à la surveillance et à la manipulation dans l’un des domaines les plus intimes de notre existence: nos rapports avec les professionnel·les de santé.

Déterminants sociaux de santé

Avec 3.650 milliards de dollars (3 .337 milliards d’euros) dépensés en soins de santé aux États-Unis en 2018, le marché est effectivement énorme, et les promesses de gros sous des plus alléchantes. Malades et médecins ne se satisfont pas du système actuel, et les entreprises technologiques se targuent d’un avantage concurrentiel du fait qu’elles comprennent le comportement des personnes qui consomment, comme le prouvent la data qui est en leur possession. Si on suit leur raisonnement, leurs énormes banques de données personnelles seraient les seules à pouvoir révéler certaines corrélations entre comportements et santé, eu égard au temps que passent les internautes à se dévoiler sur les plateformes.

Pour les entreprises du secteur de la santé, il s’agit d’une occasion en or pour améliorer la démarche centrée «sur le patient», en prédisant des «scores de risque» individualisés pour personnaliser le parcours de soins (tout en augmentant leurs revenus et en réduisant leurs coûts). Reste que, pour les malades, les avantages qu’il y a à transmettre autant de données personnelles sont bien moins évidents.

L’influence des déterminants sociaux sur notre santé est plus importante que celle de la génétique ou des soins.

Le type de données exploitées par les entreprises technologiques –nos achats, nos goûts, ce qui nous procure du plaisir et ce qui nous fait pester– n’ont pas grand-chose à voir avec celles que les médecins et les équipes de recherche utilisent traditionnellement pour diagnostiquer les maladies. Contrairement à un taux de glycémie ou un ECG, les données issues de sites «métacliniques» comme Facebook ou Amazon concernent des déterminants sociaux de santé.

Comme les définit l’OMS, il s’agit des «circonstances dans lesquelles les individus naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent ainsi que les systèmes mis en place pour faire face à la maladie». Leur influence sur notre santé est plus importante que celle de la génétique ou des soins médicaux. Le sujet était encore peu évoqué dans les milieux médicaux ou le secteur technologique jusqu’à très récemment. Pourquoi? Parce qu’il est difficile de quantifier, par exemple, à quel point une personne peut se sentir seule, et encore plus difficile de mettre en œuvre des mesures médicales ou pharmacologiques pour l’inciter à sortir davantage de chez elle. Les déterminants sociaux ont donc été laissés aux bons soins des parentes pauvres de la médecine, à savoir la santé publique et l’action sociale.

Votre profil à la patte

Cette situation a changé après la crise financière de 2008 et l’adoption de l’Obamacare en 2010. Les hôpitaux ont désormais intérêt à se préoccuper des déterminants sociaux de santé. Par exemple, la réforme du système de santé américain voulue par Obama faisait du «soin axé sur la valeur» une nouvelle référence pour la rémunération des professionnel·les de santé, qui faisaient passer la qualité des soins (les résultats pour les patient·es) devant la quantité (ciao la tarification à l’acte). Pour être payées, les personnes qui travaillent dans ce domaine ont dû voir plus loin que leur cabinet et prendre en considération des facteurs tels que le voisinage, le niveau d’études, l’alimentation, les revenus, les discriminations et le stress des malades qui venaient les consulter pour en mesurer les effets sur leur santé.

Pour les partisans de l’assimilation des droits à la santé aux droits humains, il en allait d’une évolution prometteuse. Pour le secteur de l’analyse des données, c’était une mine d’or.

«Avec tous les consentements que vous avez à accordé, j’ai trouvé ça plutôt marrant!»

C’est là que l’intelligence artificielle et le machine learning sont entrés en piste. Les soins de santé représentent le plus gros marché pour ce secteur émergent. Des entreprises comme Jvion combinent des données sur «des milliers de facteurs socioéconomiques et comportementaux» avec le dossier médical d’un·e patient·e pour prévoir et prévenir ses maladies. Si vous avez récemment commencé à acheter des somnifères, à vous payer les services d’un·e avocat·e pour divorcer ou si vous avez reçu beaucoup de contraventions pour excès de vitesse, votre «profil de risque» en tiendra compte.

Des établissements hospitaliers comme la Mayo Clinic, l’Intermountain Healthcare ou le CHU de Cleveland payent pour avoir accès aux «technologies cognitives» de Jvion, IBM, ou encore DeepMind Health de Google qui leur promettent des «analyses prescriptives de dommages évitables», gèrent l’évolution des risques des personnes concernées et recommandent des interventions personnalisées.

«Merci @NHSDigital de nous soutenir pendant l’entraînement au management des risques cliniques. Nous vous assurons de livrer des produits sécurisés aux infirmières et aux médecins doctors using comme Streams.»

Par exemple: surveiller les personnes qui abusent de la médecine d’urgence lorsqu’elles ne sont pas à l’hôpital afin de les empêcher d’y revenir, prévenir une dépendance aux opiacés, des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux, ou encore anticiper une prise en charge pour des problèmes de santé mentale.

De la nature des données collectées

Ce qui pourrait presque faire rêver. On a l’impression de soins futuristes, avec des algorithmes détectant et prévenant la survenue imminente de la maladie avant même qu’elle ne se manifeste. À ceci près que lorsque les déterminants sociaux de santé relèvent de critères comme votre origine ethnique, votre quartier ou vos antécédents financiers, ces données ne sont ni neutres ni objectives, et requièrent d’être interprétées avec doigté. Lorsque les systèmes d’intelligence artificielle et de machine learning prennent en compte l’origine ethnique, par exemple, il faudrait qu’ils sachent faire la différence entre la «race» en tant que classification médicale fallacieuse et la «discrimination raciale», un facteur tout à fait réel qui affecte la santé du fait de préjudices structurels et individuels.

Des courtiers en données comme LexisNexis et Acxiom vendent déjà aux professionnel·les de santé des données sur les déterminants sociaux, y compris des informations relatives aux casiers judiciaires, achats en ligne, programmes de fidélité, registres électoraux, etc. Bientôt, quand ils mesureront leur poids ou leur tension artérielle, les médecins américains pourront aussi savoir si les personnes concernées ont leurs habitudes dans des restaurants pas très diététiques.

Ces courtiers ont joué un rôle de premier plan dans le ciblage publicitaire qui est pratiqué sur Facebook. Il semble que le réseau social veuille désormais constituer son propre stock de déterminants sociaux de santé. Une tribune publiée en janvier dans le Journal of the American Medical Association (Jama) présente un tel projet. Avec deux de ses collaborateurs, Freddy Abnousi, cardiologue à la tête du département de Facebook consacré à la recherche médicale, y soutient que les équipes de recherche en sciences de la santé devraient accorder davantage d’attention aux déterminants sociaux collectés sur les réseaux et combiner ces informations aux dossiers médicaux des patient·es afin d’obtenir les meilleurs résultats possible.

Si les auteurs ne présentent pas explicitement leur projet comme une exploitation des données Facebook, ils conçoivent une «définition plus fine et technologiquement orientée» des déterminants sociaux de santé qui comprendrait le «nombre d’amis» ainsi que des «biomarqueurs sociaux complexes, comme la temporalité, la fréquence, le contenu, l’orientation générale des messages et le degré d’intégration aux communautés en ligne» provenant «de millions d’utilisateurs». Ils exhortent leur lectorat à imaginer la «richesse des liens susceptibles d’être analysés grâce au machine learning et autres méthodologies évolutives de “big data”», en donnant comme exemples des sujets sur lesquels Facebook travaille d’ores et déjà: la prévention du suicide, la dépendance aux opiacés et la santé cardiovasculaire.

Règles de confidentialité violées

Ce qui ne fait pas sauter de joie les défenseurs du droit à la confidentialité des données médicales. Les premières initiatives de Facebook visant à combiner données sociales et médicales sans le consentement des malades (un projet également chapeauté par Abnousi) avaient été révélées en même temps que le scandale Cambridge Analytica, ce qui avait fait très mauvaise impression auprès du public et entraîné l’arrêt du projet.

En réaction à l’article du Jama, des patient·es se sont regroupé·es pour critiquer ces projets et ont souligné la perte de confiance de plus en plus patente que les internautes ressentent vis-à-vis de la plateforme. En outre, l’amende record de la Fédération américaine du commerce (FTC) infligée à Facebook pour ses manquements en matière de respect de la vie privée –et le fait que la décision ne prévoit aucune mesure spéciale sur la protection des données médicales– n’a fait que saper davantage la crédibilité de Facebook, avant que le Centre d’information sur la vie privée électronique (Epic) ne dépose une nouvelle plainte.

Facebook n’est pas le seul géant du numérique à être sur la sellette pour vouloir s’aventurer sur ce terrain. Une plainte déposée en juin contre Google et le CHU de Chicago affirme que le centre médical aurait partagé des données identifiables provenant des dossiers médicaux électroniques de milliers de personnes hospitalisées entre 2009 et 2016. Selon la plainte, ces dossiers contiendraient des horodatages qui, combinés aux données de géolocalisation et autres auxquelles Google peut accéder, rend très facile l’identification des patient·es. En 2018, des chercheurs de Google avaient déjà fait état de ce travail, en précisant que leurs méthodes de formation de leurs algorithmes reposaient sur «l’ensemble [du dossier médical électronique], y compris les annotations en texte libre», ce qui va dans le sens de la plainte estimant que des règles de confidentialité ont été violées lorsque Google a récupéré ces dossiers.

Quand Google ou Facebook combine ses données génériques à des données médicales très sensibles, des profils médicaux numériques sont créés sans validation externe de l’exactitude des données, sans consentement des internautes ni possibilité de refuser ce fichage. Plus les entreprises technologiques seront nombreuses à s’intéresser à la santé des personnes concernées, plus ces profils numériques seront intégrés à nos dossiers médicaux, ce qui risquera d’affecter les types de soins qui nous serons proposés, les ressources auxquelles nous pourrons avoir accès et la facture que nous aurons à payer en fin de compte.

Demandez à votre médecin si vous pouvez accéder à votre profil.

Une interprétation humaine de ces profils pourrait les contextualiser de manière plus nuancée et significative, par exemple, si on y trouve des tickets de caisse de supermarché remplis d’aliments ultra-transformés achetés dans un quartier pauvre. À l’inverse, un programme d’intelligence artificielle pourrait voir dans ces données la preuve d’un mauvais respect des recommandations nutritionnelles. Ce qui entraînera l’augmentation du score de risque et ses pénalités associées.

Vous avez tout intérêt à demander à votre médecin quels types d’exploration de données et de profilage numérique sont utilisés au moment de prendre une décision thérapeutique. Demandez aussi si vous pouvez accéder à votre profil. Mais ne vous étonnez pas s’il vous demande, à son tour, comment vous avez trouvé les piments farcis au fromage que vous vous êtes fait livrer avant de lancer Diagnosis sur Netflix.

Source: Slate

Les Etats-Unis disent aux Nations Unies


« Il n’existe pas de droit international à un avortement. »

Les États-Unis se sont joints à 18 autres pays lundi pour exhorter l’Organisation des Nations Unies à cesser d’utiliser des termes tels que « santé sexuelle et reproductive » dans les documents et résolutions de l’Organisation des Nations Unies, en affirmant que de telles expressions unissent plutôt que divisent les États Membres.

Le Secrétaire à la Santé et aux Services Sociaux des États-Unis, Alex Azar, a lu la déclaration commune lors d’une réunion sur la couverture maladie universelle.

« De tels termes ne prennent pas correctement en compte le rôle clé de la famille dans la santé et l’éducation, ni le droit souverain des nations de mettre en œuvre des politiques de santé en fonction de leur contexte national », a déclaré Alex Azar en lisant le communiqué.  « Il n’y a pas de droit international à l’avortement et ces termes ne devraient pas être utilisés pour promouvoir des politiques et des mesures favorables à l’avortement ».

« En outre », a dit Alex Azar, « nous ne soutenons que l’éducation sexuelle qui reconnaît le rôle de protection de la famille dans cette éducation et ne tolère pas les risques sexuels préjudiciables pour les jeunes. »

Les autres pays qui ont rejoint la déclaration sont les suivants : Arabie Saoudite, Bahreïn, Bélarus, Brésil, Émirats Arabes Unis, Égypte, Guatemala, Haïti, Hongrie, Libye, Mali, Nigéria, Pologne, Russie, Yémen.  Ensemble, ils représentent 1,3 milliard de personnes, a déclaré Alex Azar.

Les 19 pays « soutiennent des programmes visant à améliorer la santé, la vie, la dignité et le bien-être des femmes, des hommes, des enfants et des familles », a déclaré Azar.  Mais, les nations veulent que l’Organisation des Nations Unies abandonne certaines phrases courantes.

« Pour faire les progrès les plus significatifs sans retard ni dissension, nous appelons respectueusement les États Membres à se joindre à nous pour se concentrer sur des sujets qui unissent plutôt que divisent sur les questions critiques entourant l’accès aux soins de santé », a déclaré Alex Azar en lisant le communiqué.

« Nous ne soutenons pas les références à des termes et expressions ambigus, tels que santé et droits sexuels et reproductifs dans les documents de l’Organisation des Nations Unies », a-t-il déclaré, « car ils peuvent saper le rôle crucial de la famille et promouvoir des pratiques telles que l’avortement dans des circonstances qui ne bénéficient pas d’un consensus international et qui peuvent être mal interprétées par les agences de l’Organisation des Nations Unies ».

Source : Christian Head Lines

Traduit par PLEINSFEUX.ORG

Armement des agences


Saviez-vous que votre gouvernement est en train d’armer des agences telles que l’IRS, le DHS, le VHA, le OIG, le SSA, le NPS ?

« Les Allemands qui souhaitent utiliser des armes à feu doivent rejoindre les SS ou les AS ; Les citoyens ordinaires n’ont pas besoin d’armes à feu, leurs armes ne servant pas l’état ! »

Heinrich Himmler

Tandis que le gouvernement s’efforce de désarmer les Américains pour lesquels ils travaillent par le biais de leurs efforts continus de propagande, ils sont en train d’élargir secrètement les arsenaux de leurs agences.  Cela ne devrait pas surprendre.  Depuis le 11 septembre 2001, ce genre d’actions a été intenté contre le peuple américain.  De nombreuses agences ont été créées qui ont été vendues au peuple américain à titre de précaution et de mesures de sécurité, mais 18 ans plus tard, ces mêmes agences ont été retrouvées en train de se battre et de supprimer les droits des Américains que le gouvernement doit garantir (Deutéronome 29:63).

Si ce n’est pas une cause d’inquiétude pour le peuple américain, alors, qu’est-ce que c’est ?

Whitney Webb, dans son service de nouvelles, a publié un article intitulé, « Des agences fédérales non militaires sous Donald Trump développent des arsenaux déjà énormes »:

Les achats massifs de munitions et d’armes par des agences fédérales non militaires, telles que le Service du Revenu Interne et l’Administration de la Sécurité Sociale, qui ont débuté sous l’administration Obama, se sont poursuivis sans relâche sous l’administration Trump, tout en recevant moins de couverture médiatique.

Selon un rapport publié en décembre dernier par le Bureau de la Responsabilité Gouvernementale (GAO) et récemment souligné par Forbes, les achats massifs de munitions, d’armes et autres articles de qualité militaire par des organismes gouvernementaux soi-disant civils se sont poursuivis au cours de l’exercice 2017, la dernière année pour laquelle des données sont disponibles.  Le rapport a également révélé que de nombreux organismes avaient mal déclaré au GAO la quantité et la taille de leurs achats de munitions et d’armes à la GAO.  Dans un cas, le GAO a constaté qu’Immigration and Customs Enforcement (ICE) avait en réalité dépensé huit fois plus en armes et en munitions qu’il n’en avait annoncées à son bureau.

Les budgets proposés pour l’exercice 2017, qui se terminaient le 30 septembre 2017, avaient été initialement rédigés sous l’administration Obama, mais ils ont été modifiés par l’administration Trump et le Congrès alors dirigé par les républicains à partir de la fin du mois de janvier 2017, à la suite de l’inauguration du président Donald Trump.  L’administration Trump a choisi de laisser les achats massifs de munitions et d’armes effectués par des organisations non militaires, malgré la controverse qu’ils avaient provoquée entre de nombreux partisans de Trump et d’autres groupes lorsque de tels achats avaient été effectués sous l’administration Obama.

Parmi les agences qui ont acquis des munitions, des armes et du matériel connexe au cours de l’exercice 2017, figuraient :

  • Le Service du Revenu Interne a dépensé $600.000 en munitions, mais a refusé de divulguer au GAO le but recherché et a informé le GAO qu’il ne pouvait pas fournir de données sur les achats d’armes à feu. L’IRS a déclaré dans le passé que ces achats étaient utilisés pour « enquêter sur de potentielles infractions au code de la fiscalité »Son inventaire actuel comprendrait 4461 armes à feu, y compris des mitraillettes, et plus de 5 millions de cartouches.
  • L’Administration de la Santé des Vétérans (VHA) du Département des Anciens Combattants a acheté environ 600 armes à feu et près de 20.000 cartouches, ainsi que des uniformes anti-émeute et de camouflage. La VHA a prétendu que ces achats visaient « l’application de la loi fédérale dans les établissements médicaux de la Virginie et dans certains emplacements de cimetière national et d’avantages sociaux ».
  • Le Bureau de l’inspecteur général (OIG) de l’Administration de la sécurité sociale (SSA) ont acheté environ 300 armes à feu et 250.000 cartouches de munitions. L’OIG de la SSA a déclaré qu’ils utilisaient ces éléments pour enquêter sur des « actes répréhensibles commis par des demandeurs, des bénéficiaires, des contractants et des tiers, ainsi que des employés ».
  • Le Service des Parcs Nationaux (NPS) du Département de l’Intérieur des États-Unis a acheté près de 2 millions de cartouches, environ 1500 armes à feu, silencieux, boucliers anti-émeute, uniformes de camouflage et « pièces pyrotechniques et munitions spécialisées » afin de protéger « la sécurité et la santé des visiteurs, des partenaires et du personnel du NPS, ainsi que nos ressources naturelles et culturelles ».
  • Bien que ces chiffres semblent certes importants, peut-être même étonnants, à eux seuls, ils font partie d’un effort de plusieurs années entamé sous l’administration Obama et qui a vu de nombreuses agences fédérales non militaires s’armer jusqu’aux dents.
  • Comme l’indique le rapport du GAO récemment publié, de l’exercice 2010 à l’exercice 2017, les agences fédérales non militaires ont dépensé $1,5 milliard en munitions, armes et équipement tactique de qualité militaire. À titre d’exemple, au cours de cette période, la VA a acheté 11 millions de cartouches de munitions, soit à peu près l’équivalent de 2800 cartouches pour chacun de ses 3957 officiers.  De même, le Département de la Santé et des Services Sociaux (HHS) a acheté 4 millions de cartouches au cours des huit dernières années et un million de cartouches à l’usage de ses 461 agents spéciaux.  Le HHS a qualifié ses achats d’armes d’impératif.  En outre, la SSA a acheté 800.000 cartouches pour ses 270 agents spéciaux au cours de cette période, soit près de 3000 cartouches par agent.  Même le service postal américain a acquis d’importantes quantités d’armes et de munitions.

Ces achats dans le passé ont fait l’objet de controverses, tels que les achats massifs de cartouches creuses par des organismes gouvernementaux, notamment le Service des forêts, le Service des parcs nationaux, le Bureau de l’inspecteur général, le Bureau du service fiscal, la Drug Enforcement Administration, les US Marshals, et la US Immigration and Customs Enforcement.  Les balles à pointe creuse sont illégales en vertu de la Convention de Genève, mais les agences gouvernementales ont dépensé au moins $426.268 en seulement deux ans (exercices 2015 et 2016) pour les acquérir.

Les achats de munitions par le Département de la Sécurité Intérieure en 2013 ont également fait l’objet de controverses et ont ensuite été examinés par le GAO.  Le DHS avait prétendu qu’il achetait plus d’un milliard de cartouches, y compris des cartouches à pointe creuse, afin « d’économiser de l’argent ». Cependant, cette hypothèse a longtemps été mise en doute, étant donné que les cartouches à pointe creuse sont nettement plus chères que les autres cartouches qui ne s’étendent pas sur l’impact.

À l’époque, Forbes avait souligné que les achats massifs de munitions par le DHS pourraient être utilisés pour soutenir une « guerre chaude » pendant plus de vingt ans, étant donné qu’au plus fort de la guerre en Irak, l’armée utilisait environ 6 millions de cartouches par mois.  Avec l’achat prévu de 1,6 milliard de cartouches, le DHS n’aurait plus que des munitions après avoir égalé l’afflux quotidien record de plomb chaud de l’armée pendant deux décennies solides.

Bien que les premiers achats massifs de munitions et d’armes par des agences fédérales américaines aient attiré une attention considérable de la part des médias et alimenté de nombreuses théories du complot, le fait que ces achats se soient poursuivis sous Trump a attiré étonnamment moins d’attention.  Cela tient peut-être au fait que les inquiétudes suscitées par de tels achats pendant l’ère Obama ont souvent été exprimées de manière partisane, les conservateurs étant les critiques les plus virulents.  Cela peut paraître étrange compte tenu des positions de contrôle des armes à feu d’Obama et de ses partisans.  Beaucoup de ceux qui avaient critiqué ces achats choquants pour le gouvernement Obama, dont un grand nombre sont maintenant des partisans de Trump, ne sont peut-être pas enclins à lancer des critiques similaires contre un président qu’ils soutiennent maintenant.

En outre, il n’est pas étonnant que l’administration Trump permette la poursuite de ces achats, ces derniers profitant grandement aux fabricants d’armes américains, avec lesquels le président entretient des relations étroites tout en faisant des ventes d’armes aux alliés la pierre angulaire de sa politique étrangère.  Il serait donc logique que Trump soit disposé à soutenir les achats de ces mêmes armes par le gouvernement américain, à la fois par l’armée, comme le prouve le budget toujours en hausse du Pentagone, et par des agences non militaires.

On ne peut nier que ces achats représentent une quantité importante de déchets du gouvernement.  Plus important encore, ces achats révèlent l’effort progressif mais continu de militariser des agences fédérales historiquement administratives, tendance qui devrait concerner tous les Américains.

Bien que la militarisation des forces de police nationales ait attiré l’attention, il est tout aussi important de se demander pourquoi les organismes de réglementation sont maintenant si lourdement armés, étant donné que la quasi-totalité de ceux-ci sont des citoyens américains recherchés pour des infractions mineures ou non pour des crimes violents.

On pourrait se demander quelle a été l’histoire de l’État en ce qui concerne ce type d’activité.  Considérez que c’est ce gouvernement, en dehors de ses pouvoirs délégués, qui vient d’adopter un projet de loi appelant aux meurtres d’innocents jusqu’à la naissance (Proverbes 6:17).

Pourtant, il y a encore beaucoup d’Américains qui restent en retrait et jouent les fous à leur propre décès.

Source: News With Views 

Traduit par PLEINSFEUX.ORG