La Russie multiplie les plaintes contre les frappes israéliennes


La Russie multiplie les plaintes selon lesquelles les raids israéliens mettent en danger des civils et pourraient déclencher une guerre avec la Syrie.

L’ambassadeur de Russie à Damas, Alexander Yevimov, a averti lundi 10 février que les raids israéliens «sont provocateurs et très dangereux pour la situation en Syrie». Il a accusé: «Les missiles tombent non seulement dans les zones frontalières d’Israël, mais atteignent également des zones profondes en Syrie, dans la partie orientale et même dans les zones résidentielles de Damas. Il est regrettable, a déclaré l’ambassadeur de Russie, que des civils soient victimes de ces raids. »

Yevimov a répété l’accusation antérieure du ministère russe de la Défense le 7 février, selon laquelle une prétendue frappe aérienne israélienne près de Damas un jour plus tôt aurait mis en danger un vol civil avec 172 passagers à bord qui tentait d’atterrir à l’aéroport de Damas. Ce vol s’est retrouvé être la cible de missiles de défense aérienne syriennes visant les raids israéliens, a affirmé le ministère.

Le diplomate a conclu: “En plus de la violation manifeste de la souveraineté syrienne et de la menace réelle pour la vie de personnes innocentes, tout cela augmente les risques de conflit avec la Syrie et va à l’encontre des efforts visant à parvenir à la stabilité et à un règlement politique.”

DEBKAfile : Moscou a averti Israël pour la deuxième fois en trois jours de cesser ses tirs de missiles et raids aériens sur la Syrie. Nos sources militaires rapportent: Les forces russes en Syrie sont en proie à une lourde opération de l’armée de l’air contre les positions des rebelles syriens à Idlib, la dernière province encore sous le contrôle du régime Assad. Les raids aériens visent principalement le groupe rebelle le plus puissant, Hayat Tahrir al-Sham, dans le but de faciliter l’avancée de l’armée syrienne dans sa campagne critique pour récupérer la province.

Les Russes lancent un avertissement fort à Israël pour qu’il renonce à toute action qui pourrait entraver la poussée syrienne à Idlib et, en outre, si la situation débouchait sur un conflit avec la Syrie, pour ne pas se tromper sur le côté que Moscou soutiendrait.

Source: JForum

Critiques, insultes… Le sommet du 70e anniversaire de l’Otan s’ouvre dans une ambiance électrique


Deux sujets de désaccords risquent d’animer les échanges lors de ce nouveau sommet de l’Otan: l’offensive turque en Syrie et la participation des pays européens au budget de défense de l’Alliance.

Les dirigeants des pays de l’Otan se réunissent ce mardi et ce mercredi en sommet à Watford, près de Londres, pour le 70e anniversaire de l’alliance, mais l’ambiance est loin d’être festive à cause de multiples différends. Le plus virulent oppose Emmanuel Macron et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan au sujet de l’intervention lancée par Ankara dans le nord-est de la Syrie sans en informer les autres membres de l’Alliance.

Les critiques du président français contre l’Alliance, jugée en état de « mort cérébrale », ont choqué tous ses partenaires. La charge d’Emmanuel Macron a notamment ulcéré Erdogan qui a jugé que c’est le président français qui est « en état de mort cérébrale ». Le dirigeant turc veut porter le différend au sommet. Paris a déploré ses insultes, mais Emmanuel Macron assume ses propos et n’entend pas renoncer à ses griefs.

Leurs partenaires espèrent qu’ils crèveront l’abcès mardi, au cours d’une réunion sur la Syrie organisée à Londres avec la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson. Le président Erdogan ne sera pas beaucoup soutenu après sa décision d’acheter un système de défense anti-missile S-400 à la Russie, incompatible avec les équipements de l’Otan. Mais il sait que son pays ne peut pas être expulsé et l’appui de Donald Trump lui suffit.

Trump et le budget de la défense

L’autre inconnue sera justement le comportement du milliardaire. Le président américain n’a qu’un seul sujet de discussion depuis son élection lorsqu’il vient à l’Otan: le partage du fardeau pour les dépenses militaires et son corollaire, l’augmentation des budgets de la défense des alliés européens et canadien.

Les responsables de l’Otan espèrent que l’accord pour réduire la contribution américaine au budget de fonctionnement de l’Alliance et les efforts financiers fournis par les alliés pour augmenter leurs dépenses militaires vont l’apaiser. Le secrétaire général de l’Otan, le Norvégien Jens Stoltenberg, assure que l’année prochaine, les alliés non américains auront augmenté leurs dépenses pour la défense de 130 milliards de dollars depuis 2016.

Mais beaucoup redoutent que cela ne suffise pas et craignent un nouveau coup de sang de Donald Trump. L’année dernière à Bruxelles, il avait pris à partie Angela Merkel, accusée de ne pas payer assez et de contribuer à l’effort militaire de la Russie avec ses achats massifs de gaz. Les alliés se sont engagés en 2014 à consacrer 2% de leur PIB pour leurs dépenses militaires en 2024. Neuf pays ont atteint cet objectif en 2019 et si la France va l’atteindre en 2025, l’Allemagne est encore très loin du but.

Un sommet bref

Le sommet sera bref: une session de travail de trois heures mercredi dans l’hôtel d’un golf prestigieux à Watford, dans la banlieue de Londres. Mais les décisions seront significatives, car à Londres, l’espace va devenir un domaine d’opérations de défense pour l’Otan et l’Alliance va se positionner face à la montée en puissance de la Chine, second budget militaire du monde et très présente dans le cyberespace.

Jens Stoltenberg pourrait par ailleurs être mandaté pour conduire une réflexion demandée par la France sur la relation de l’Otan avec la Russie et sur les futurs grands enjeux de sécurité collective, comme la menace terroriste. 

Source: BFM TV

Syrie: Les chrétiens plus que jamais sous la menace de l’Etat islamique


Le meurtre d’un prêtre de l’Église arménienne catholique et de son père lundi 11 novembre dans la province de Deir ez Zour, dans le nord-est de la Syrie témoigne de la menace croissante de l’Etat islamique sur les chrétiens dans la région.

Le 12 jour novembre, jour de leur enterrement un triple attentat frappait le quartier chrétien de la ville de Qamichli, faisant six victimes et une quarantaine de blessés, rapporte le reporter Sylvain Mercadier dans Ouest France. «Inlassablement, les chrétiens de Syrie sont rappelés à leur vulnérabilité ; eux qui ne représentent pas plus de 10 % de la population du pays sont régulièrement la cible des islamistes», décrit le journaliste.

600 000 chrétiens auraient fui la Syrie depuis 2011, soit 60% de de la population chrétienne syrienne de 2010, selon les estimations du chercheur Fabrice Balanche, géographe à l’université Lyon II.

Source: Evangéliques.info

Netanyahu : L’Iran cherche à cibler Israël depuis le Yémen


Téhéran développe sa capacité de frappes de précision au Moyen Orient, a averti le Premier ministre à Steven Mnuchin, qui promet plus de sanctions économiques contre les Iraniens

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti lundi que l’Iran cherche à développer et déployer des armes guidées qui peuvent frapper n’importe quel point au Moyen Orient, y compris en les plaçant au Yémen, dans le but d’attaquer Israël.

M. Netanyahu a fait ces remarques alors qu’il rencontrait le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin au cabinet du Premier ministre à Jérusalem, où les deux hommes ont donné une conférence de presse conjointe avant leur entretien.

« L’Iran cherche à mettre au point des missiles guidés de précision, des missiles qui peuvent atteindre n’importe quelle cible au Moyen Orient avec une circonférence de cinq à dix mètres », a déclaré M. Netanyahu dans un communiqué en anglais de son bureau. « Ils développent ça en Iran. »

« Ils veulent les placer en Irak et en Syrie, et convertir l’arsenal libanais de 130 000 roquettes [imprécises] en munitions guidées de précision », a-t-il ajouté. « Ils cherchent aussi à développer cela, et ont déjà commencé à le faire au Yémen, dans le but d’atteindre Israël de là aussi. »

« L’Iran est la plus grande menace pour la stabilité et la paix au Moyen Orient », a averti M. Netanyahu et a appelé Washington à imposer des sanctions supplémentaires afin de mettre fin à ce qu’il a appelé la « surenchère du tout pour le tout de l’Iran » au Moyen Orient.

En septembre, une attaque combinée de missiles de croisière et de drones a frappé les installations pétrolières de l’Arabie saoudite.

Les attaques, revendiquées par les rebelles Houthis soutenus par l’Iran au Yémen, ont endommagé un tiers de l’infrastructure pétrolière de l’Arabie saoudite et provoqué une flambée des prix mondiaux de l’énergie. Washington, Ryad, Berlin, Londres et Paris ont imputé à l’Iran les attentats, ce que Téhéran a nié.

Il n’était pas clair quel avantage stratégique l’Iran obtiendrait en ciblant Israël à partir du Yémen, qui est presque deux fois plus éloigné de l’État juif que son propre sol.

Lors de la réunion, Mnuchin s’est engagé à renforcer les sanctions économiques contre l’Iran, affirmant que la « campagne de pression maximum » de Washington est en train de faire cesser l’agression iranienne.

Il a déclaré que les sanctions américaines visent à forcer l’Iran à cesser « ses mauvaises activités et à exporter du terrorisme, en cherchant à créer des capacités nucléaires et des missiles ».

Washington a réimposé des sanctions à l’Iran après avoir dénoncé l’année dernière un accord nucléaire conclu avec sept pays en 2015, qui offrait à l’Iran un allègement des sanctions en échange de restrictions à son programme nucléaire. Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il se retirait de l’accord parce qu’il n’allait pas assez loin pour empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires et qu’il n’abordait pas correctement le programme balistique de l’Iran.

L’Iran nie vouloir produire des armes nucléaires et a également commencé à réduire ses engagements dans le cadre de l’accord connu sous le nom de Joint Comprehensive Plan of Action. Au fur et à mesure que le pacte s’effondre, les tensions au Moyen Orient ont augmenté avec des attaques non revendiquées contre des pétroliers dans le golfe Persique.

Hoveizeh, le nouveau missile de croisière de l’Iran, est présenté lors d’une exposition dans la capitale Téhéran, le 2 février 2019. (Atta Kenare Atta/AFP)

La semaine dernière, la radio de l’armée israélienne a rapporté qu’Israël se préparait à une attaque directe de missiles de croisière ou de drones par Téhéran en réponse aux récentes attaques contre des mandataires régionaux iraniens qui ont été attribués à l’Etat juif.

Le rapport cite des sources israéliennes anonymes qui ont déclaré que Tsahal était déjà en état d’alerte quant à cette possibilité.

Le cabinet de sécurité de haut niveau se réunira mardi pour une réunion spéciale dans un contexte de tensions avec la République islamique, selon le rapport.

Ce serait la deuxième fois ce mois-ci que l’organe, qui doit approuver les grandes opérations militaires, se réunit. Le 6 octobre, ses membres se sont rassemblés au milieu des avertissements sibyllins lancés par les dirigeants israéliens au sujet d’une menace croissante pour la sécurité de l’Iran. Cette réunion a duré près de six heures.

Contrairement aux missiles balistiques, qui volent habituellement dans un arc de cercle élevé en direction de la cible, les missiles de croisière et les drones volent à basse altitude, ce qui les rend plus difficiles à détecter.

L’Iran semble avoir intensifié ses activités et ses attaques de drones ces derniers mois. En août, des avions de combat israéliens ont effectué des frappes aériennes en Syrie pour contrecarrer une attaque planifiée contre Israël par des combattants soutenus par l’Iran utilisant des drones armés, a déclaré l’armée israélienne. L’armée israélienne a déclaré que sa frappe visait des agents de la Force Al-Qods du Corps des Gardiens de la révolution islamique d’Iran, ainsi que des milices chiites qui prévoyaient d’envoyer des drones d’attaque « kamikaze » en Israël armés d’explosifs.

Israël s’est juré d’empêcher les milices régionales de substitution de l’Iran d’obtenir des armes avancées à utiliser contre l’État juif et a effectué des centaines de frappes aériennes en Syrie qui, selon lui, devaient empêcher la livraison d’armes et mettre un terme au retranchement militaire de l’Iran dans ce pays.

Mnuchin dirige une délégation au Moyen Orient et en Inde pour discuter des liens économiques et des initiatives antiterroristes. Il est rejoint par Jared Kushner, conseiller principal et gendre du président américain Donald Trump, qui a également rencontré Netanyahu et son principal rival, le chef du parti Kakhol lavan, le député Benny Gantz.

M. Gantz a été chargé la semaine dernière de former un gouvernement après l’échec à le faire de M. Netanyahu à la suite des élections improductives de septembre, mais ses chances de former une coalition semblent encore plus faibles que celles du Premier ministre en exercice.

Source: Times of Israël

Prolongation de la trêve en Syrie : Erdogan rejette la proposition de Macron


« Si les promesses faites par les Américains ne sont pas respectées, l’opération reprendra avec une plus grande détermination », a averti le président turc, mardi, avant de prendre l’avion pour rejoindre son homologue russe.

Après l’offensive turque en Syrie et la trêve négociée entre Washington et Ankara, Emmanuel Macron a fait part à la Russie d’une « prolongation du cessez-le-feu«  en Syrie. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a rejeté cette proposition, mardi 22 octobre.

« Je n’ai pas reçu une telle proposition de Macron. Macron rencontre des terroristes et il a choisi ce moyen pour nous communiquer la proposition des terroristes », a déclaré le président turc, après qu’Emmanuel Macron a souligné lors d’un entretien téléphonique, lundi, avec son homologue russe Vladimir Poutine « l’importance de la prolongation du cessez-le-feu » qui expire mardi soir dans le nord-est de la Syrie.

Menace d’une reprise « avec une plus grande détermination »

« Le processus [de trêve] s’achève aujourd’hui à 22 heures. Si les promesses faites par les Américains ne sont pas respectées, l’opération reprendra avec une plus grande détermination », a déclaré Recep Tayyip Erdogan avant de s’envoler pour la Russie pour une rencontre cruciale avec son homologue russe Vladimir Poutine.

M. Erdogan a affirmé que « 700 à 800 » combattants kurdes s’étaient retirés pour le moment, ajoutant qu’entre 1 200 et 1 300 combattants devaient encore quitter la zone. « Nous suivons cela de près. Ce processus ne sera pas achevé sans un retrait complet », a-t-il ajouté.

Source: France TV Info

Les troupes américaines quittent la Syrie pour l’Irak


Les troupes américaines auront deux missions : défendre l’Irak et combattre l’Etat islamique.

Le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, a déclaré qu' »en vertu du plan actuel, toutes les troupes américaines quittant la Syrie se rendront dans l’ouest de l’Irak et l’armée continuera à mener des opérations contre l’Etat islamique afin d’empêcher toute résurgence dans le pays ».

S’adressant à des journalistes voyageant avec lui au Moyen-Orient, Esper n’a pas écarté l’idée que les forces américaines pourront mener des missions de contre-terrorisme en Syrie depuis l’Irak. 

« Ces détails seront définis ultérieurement », a-t-il déclaré.

Esper a déclaré que les troupes auront deux missions principales, notamment pour contrer toute menace provenant de l’Etat islamique en Irak.

« Leur première mission consistera à défendre l’Irak, et la deuxième consistera à combattre l’Etat islamique », a-t-il affirmé.

« Les choses pourront encore changer d’ici le retrait total de nos troupes, mais il s’agit pour l’instant de notre plan d’action », a-t-il ajouté.

Le secrétaire à la Défense a également indiqué qu’il rencontrerait ses alliés lors d’une réunion de l’OTAN la semaine prochaine afin de discuter de l’avenir de la mission anti-Etat islamique.

Plus de 5.000 soldats américains sont actuellement en Irak, en vertu d’un accord entre les deux pays. Les Etats-Unis avaient retiré leurs troupes en 2011, mais y étaient retournés après que le groupe Etat islamique a commencé à s’emparer du pays en 2014.

Source: i24 News

Une convergence soudaine de « paix et sécurité » ?


Plusieurs des plus grands obstacles géopolitiques du monde sont soudainement sur le point d’être résolus, du moins dans l’état actuel des choses. Cette soudaine confluence de résolutions pourrait-elle être le mantra des 1 Thessaloniciens 5 de « paix et sécurité » avant la destruction soudaine ?

Un cessez-le-feu inattendu entre les forces turques et les Kurdes dans le nord de la Syrie a mis les dirigeants du monde à l’aise dans ce qui était auparavant une situation d’escalade rapide impliquant non seulement la Turquie et le PKK, mais aussi la Russie, l’UE et les Etats-Unis. Le cessez-le-feu doit durer 120 heures, ce qui donnera aux Kurdes le temps d’évacuer une étroite « zone de sécurité » le long de la frontière que la Turquie est en train de tracer. Notez ici deux thèmes « jours de Noé » : d’abord, la Turquie abrite le Mont Ararat, lieu supposé de repos de l’Arche de Noé (bien que certains suggèrent que le vrai Mont Ararat se trouve en Iran). Deuxièmement, le calme avant la tempête doit durer 120 heures. Comparez à l’avertissement de Dieu dans Genèse 6:3 que 120 ans sont restés jusqu’au Déluge :

Alors l’Éternel dit : Mon esprit ne demeurera pas éternellement dans l’homme, car il est chair ; ses jours seront de 120 ans.

Un accord de dernière minute a été conclu entre l’équipe de négociation du Premier ministre Boris Johnson et l’UE sur les termes d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne le 31 octobre ( » Brexit « ). Le Parlement britannique votera sur l’accord aujourd’hui.

Le leader bleu et blanc Benny Gantz capitule soudainement devant la suggestion du président israélien de faire alterner le poste de Premier ministre avec celui de Benjamin Netanyahou, permettant à ce dernier de servir en premier puisqu’il pourrait bientôt être accusé. Aucune décision finale n’a été prise, mais même une ouverture à la proposition semble être un progrès dans l’impasse actuelle. Une nouvelle encore plus importante est que Jared Kushner se rendra en Israël dans un peu plus d’une semaine pour rencontrer Netanyahou et Gantz, sûrement au sujet du dévoilement imminent de l’accord du siècle.

Source: Unsealed

Traduit par: SENTINELLE SAPS

Syrie: l’ONU s’inquiète du « risque de dispersion » des prisonniers djihadistes


« On est tous d’accord » sur le danger d’une reconstitution du groupe Etat islamique »

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est inquiété mercredi dans une très courte déclaration adoptée à l’unanimité « du risque de dispersion » des djihadistes retenus prisonniers dans le nord-est de la Syrie, sans toutefois réclamer la fin de l’offensive militaire turque contre les Kurdes.

Les 15 membres du Conseil, incluant la Russie, acteur principal dans le conflit opposant Turcs aux Kurdes déclenché il y a dix jours par Ankara, font aussi part dans ce texte de leur « grande préoccupation » face à l’éventualité d’une « détérioration accrue de la situation humanitaire » dans le nord-est de la Syrie.

« On est tous d’accord » sur le danger d’une reconstitution du groupe Etat islamique, a résumé un ambassadeur occidental sous couvert d’anonymat.

Proposé par la France, le texte a minima et ultra court adopté par le Conseil de sécurité à l’issue d’une réunion demandée par les Européens ne contient ni condamnation de l’offensive turque, ni demande d’arrêt des opérations de l’armée turque.

En fin de semaine dernière, à l’issue d’une première réunion sur la Syrie, des textes concurrents, d’une part des membres européens du Conseil (Allemagne, Belgique, France, Royaume-Uni et Pologne) et d’autre part des Etats-Unis, réclamant un arrêt de l’offensive turque, avaient été bloqués par la Russie et la Chine.

Depuis, Européens et Américains ont amélioré leur coordination, a assuré une source diplomatique occidentale sous couvert d’anonymat.

L’offensive turque dans le nord-est de la Syrie a provoqué le déplacement de plus de 160.000 civils selon l’ONU et le retrait, par mesure de sécurité, de plusieurs ONG apportant de l’aide humanitaire à une population éprouvée par la guerre déclenchée en 2011 et qui a fait plus de 370.000 morts.

Source: i24 News

Violents combats turco-kurdes en Syrie, Pence et Pompeo dépêchés en Turquie


En lançant le 9 octobre son offensive, la Turquie a ouvert un nouveau front dans la guerre complexe en Syrie qui a fait plus de 370 000 morts depuis 2011.

Les forces kurdes en Syrie ont tenté mardi de repousser les troupes turques engagées dans une offensive dans le nord du pays, que le président américain Donald Trump cherche à stopper en dépêchant en Turquie son vice-président et son chef de la diplomatie.

M. Trump a annoncé que le vice-président Mike Pence et le secrétaire d’Etat Mike Pompeo se rendraient mercredi en Turquie pour négocier un « cessez-le-feu ».

Selon la Maison-Blanche, M. Pence rencontrera jeudi à Ankara le président Recep Tayyip Erdogan, qui ne cesse de répéter vouloir poursuivre l’offensive contre la milice kurde syrienne des YPG, qualifiée de « terroriste » par les autorités turques.

Le vice-président américain « réaffirmera l’engagement de M. Trump à maintenir les sanctions économiques punitives visant la Turquie tant qu’une solution n’aura pas été trouvée », a indiqué la Maison-Blanche.

M. Erdogan a encore réitéré son refus dans des déclarations au quotidien Hurriyet. « Ils nous disent de ‘déclarer un cessez-le-feu’. Nous ne pourrons jamais déclarer un cessez-le-feu », a dit le président turc à des journalistes dans l’avion qui le ramenait d’Azerbaïdjan.

En lançant le 9 octobre son offensive avec des supplétifs syriens pour éloigner de sa frontière les Unités de protection du peuple (YPG), la Turquie a ouvert un nouveau front dans la guerre complexe en Syrie qui a fait plus de 370 000 morts depuis 2011.

Pour contrer l’offensive, les forces kurdes ont appelé à la rescousse Damas, qui a déployé des troupes dans le nord du pays, notamment à Minbej et à Ras al-Aïn, où deux soldats du régime ont été tués mardi soir par des tirs d’artillerie de rebelles proturcs, selon une ONG, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Plusieurs pays interviennent militairement en Syrie mais les soldats américains, qui étaient présents dans le nord pour aider les Kurdes face au groupe jihadiste Etat islamique (EI), ont reçu de Washington l’ordre de partir.

L’offensive turque a provoqué un tollé international – le Canada s’est joint mardi aux pays qui suspendent leurs ventes d’armes à la Turquie – et le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir à nouveau mercredi.

La Turquie a toutefois assuré qu’elle poursuivrait son opération « avec ou sans le soutien » du monde, dénonçant le « sale marché » conclu entre les forces kurdes et le régime Assad.

Son objectif affiché : la création d’une « zone de sécurité » de 32 km de profondeur le long de sa frontière, qui permettrait notamment de rapatrier une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens installés en Turquie.

Depuis le 9 octobre, les forces turques et leurs supplétifs syriens ont pris le contrôle d’une bande frontalière de près de 120 km. Une ville clé reste à conquérir, celle de Ras Al-Aïn.

Patrouilles russes

C’est là où les combats les plus violents se concentrent, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les YPG, opposant une résistance acharnée en utilisant un réseau de tunnels. Dans la soirée, les affrontements se sont poursuivis dans l’ouest de Ras al-Aïn et près de la ville de Tal Abyad, selon l’OSDH.

Les forces du régime de Bachar al-Assad se sont déployées dès lundi dans des secteurs du nord, notamment à Aïn Issa et à Minbej où les soldats syriens ont hissé le drapeau national, après le retrait des soldats américains.

Dans ses déclarations à Hurriyet, M. Erdogan a minimisé l’importance de l’entrée des forces régulières syriennes dans Minbej. « Pour moi, l’entrée du régime dans Minbej n’est pas un (développement) très, très négatif. Pourquoi ? Parce que c’est leur territoire. »

Dans ce contexte, la Russie a souligné qu’elle ne permettrait pas des combats entre les armées turque et syrienne. De tels combats « ne sont dans l’intérêt de personne et seraient inacceptables », a déclaré l’émissaire russe pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev.

La police militaire russe mène « des patrouilles le long de la ligne de contact » entre les forces syriennes et turques dans le secteur de Minbej, selon Moscou.

Deux soldats turcs ont toutefois été tués selon Ankara par des obus tirés depuis la région de Minbej, où de violents combats nocturnes avaient opposé les forces d’Ankara aux Kurdes.

En sept jours, 71 civils, 158 combattants des FDS ainsi que 128 combattants proturcs ont été tués, d’après l’OSDH. Ankara a déploré la mort de six soldats en Syrie ainsi que de 20 civils par des tirs de roquettes sur des villes turques en provenance de Syrie.

Suspension d’aides

De plus, l’offensive a provoqué l’exode de 160 000 personnes, d’après l’ONU.

Les autorités kurdes se sont alarmées de l’arrêt des activités de « toutes » les ONG internationales et du retrait de leurs employés de la région, où se trouvent de nombreux camps accueillant des dizaines de milliers de déplacés.

L’ONG Médecins sans frontières a dit avoir dû « suspendre la majorité de ses activités et évacuer tout son personnel international ».

Les agences de l’ONU poursuivent, elles, leurs opérations, malgré la situation dangereuse.

Après avoir annoncé le départ du nord syrien de près d’un millier de soldats américains, les Etats-Unis ont adopté des sanctions contre des ministres turcs mais cherchent dans le même temps à sauver leur alliance historique avec la Turquie, membre de l’Otan et qui accueille des bases américaines stratégiques.

Paris et d’autres capitales européennes ont dit, elles, craindre la fuite de jihadistes de l’EI détenus par les Kurdes à la faveur de cet assaut.

Mais un responsable américain a assuré que Washington n’avait pas « constaté à ce stade d’évasion majeure » de prisonniers de l’EI.

Source: Times of Israël

Syrie: L’attaque turque pourrait conduire à une tragédie supplémentaire pour la présence chrétienne en Syrie, selon des responsables chrétiens


«L’invasion militaire prévue et la possible confrontation avec les Kurdes pourraient obliger les chrétiens de la région à partir. Cela signifie une tragédie de plus pour la présence chrétienne en Syrie», a déclaré Joseph Kassab, président du Conseil suprême des communautés évangéliques de Syrie, relaie Evangelical Focus le 10 octobre.

Par ailleurs, l’ancien directeur de l’Alliance évangélique du Kurdistan, Ashty Bahro, a également exprimé sa forte préoccupation concernant les minorités religieuses de la région: «Il est très possible que le retrait américain entraîne l’extinction du christianisme de ces territoires. Comment un autre pays peut-il entrer sous prétexte de libération du terrorisme ? La cible sera-t-elle uniquement le terrorisme ou des «personnes indésirables» ?, se questionne-t-il.

Selon Evangelical Focus, sur les 750’000 personnes vivant dans la zone de l’attaque turque, entre 40’000 et 100’000 sont des chrétiens kurdes. Ils craignent que l’objectif de la Turquie soit de terminer le génocide de leur peuple: «Nous espérons et prions que tout en défendant le monde contre Daech, le monde ne nous abandonne pas» a déclaré un groupe chrétien au Christian Broadcasting Network.

Aux Etats-Unis aussi, certains responsables évangéliques ont contesté la décision du gouvernement américain de retirer les troupes de Syrie. Franklin Graham a appelé à prier pour la protection des chrétiens kurdes et que Donald Trump reconsidère sa décision.

Président de la la Commission baptiste pour la liberté religieuse et l’éthique, Russell Moore a également déclaré que ce retrait pourrait avoir un impact négatif sur les droits et la survie des minorités religieuses et ethniques de la région, alors que les Kurdes se sont levés pour les Etats-Unis, pour la liberté et la dignité humaine contre l’Etat islamique et le régime sanguinaire d’Assad.

Source: Evangéliques.info