La Russie est prête à prendre le contrôle des plus grandes réserves mondiales de pétrole


Le gouvernement vénézuélien est prêt à céder le contrôle de la compagnie pétrolière d’Etat PDVSA à Rosneft en Russie, a rapporté un journal local, citant des sources de l’industrie.

La TASS russe rapporte, citant El Nacional, que le mouvement radical est en discussion pour effacer la dette de Caracas envers Moscou. La dette est considérable : à la fin de Juin de cette année, l’argent dû à Rosneft seul s’élevait à 1,1 milliard de dollars. Il s’agit d’une baisse par rapport aux 1,8 milliard de dollars à la fin mars.

Il y a deux ans, Caracas et Moscou ont conclu un accord pour la restructuration d’une autre dette de 3,15 milliards de dollars sur 10 ans envers la Russie, avec des paiements minimums sur les six premières années. Depuis 2006, les prêts russes au Venezuela ont atteint plus de 17 milliards de dollars au total.

Selon le rapport El Nacional, Moscou a réagi positivement à cette suggestion et plusieurs commissions ont été créées et envoyées au Venezuela pour évaluer la situation à la PDVSA. La première réaction de ces commissions a été que l’entreprise était trop grande et qu’elle avait besoin de licenciements massifs pour devenir plus compétitive.

La compétitivité reste toutefois discutable. La plupart des sanctions américaines à l’encontre du Venezuela ont ciblé précisément la PDVSA en raison de son rôle vital en tant que vache à lait du pays et du gouvernement Maduro. Rosneft fait également l’objet de sanctions américaines.

Rosneft est active au Venezuela dans des projets communs avec la PDVSA. Toutefois, selon l’envoyé spécial des États-Unis au Venezuela, Elliott Abrams, ces activités ne semblent pas constituer une violation des sanctions américaines. Toutefois, Abrams a déclaré le mois dernier que des sanctions pourraient être prises à l’encontre de la société russe à l’avenir. Si le rapport d’El Nacional est confirmé, il est probable qu’elles le seront plus tôt que prévu.

Caracas voudrait céder le contrôle à Rosneft sans avoir à passer par la privatisation. En tout état de cause, un changement de propriété de la PDVSA devrait être approuvé par l’Assemblée nationale, qui est contrôlée par l’opposition.

Source: Oil Price

Traduction par Nouvelordremondial.cc

L’ONU lance une enquête sur les violations des droits humains au Venezuela


Le Venezuela a accepté la « présence continue » de deux responsables du Haut-Commissariat de l’ONU.

Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a décidé vendredi de créer un groupe d’experts chargés d’enquêter sur les violations des droits humains commises au Venezuela depuis 2014, une initiative que Caracas a qualifiée d' »hostile ».

Une résolution en ce sens, proposée notamment par des pays du Groupe de Lima (composé de pays latino-américains et du Canada) et soutenue par l’Union européenne, a été adoptée par le Conseil à Genève (Suisse) par 19 voix pour, sept contre et 21 abstentions, dont le Mexique et l’Uruguay.

Cette décision intervient alors que le Venezuela a réussi de son côté jeudi à faire adopter une autre résolution par le Conseil sur le « renforcement de la coopération » dans le domaine des droits humains avec le bureau de la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet.

Le Haut-Commissariat a d’ailleurs annoncé pour sa part mardi la signature d’un accord avec le gouvernement vénézuélien visant justement à accroître la coopération en matière de droits humains, avec pour objectif notamment d’ouvrir un bureau permanent sur place. En attendant, le Venezuela a accepté la « présence continue » de deux responsables du Haut-Commissariat.

Mme Bachelet, qui a déploré la persistance de la torture et des disparitions forcées au Venezuela, n’a d’ailleurs jamais demandé une enquête, contrairement à son prédécesseur Zeid Ra’ad al Hussein.

La résolution adoptée vendredi, saluée par l’ONG Human Rights Watch, demande que la « mission internationale indépendante d’établissement des faits » soit « déployée d’urgence » au Venezuela.

Source: i24 News

Au Venezuela, le président Maduro suspend le dialogue avec l’opposition


Le gouvernement vénézuélien entend ainsi protester contre un nouveau train de sanctions imposées par les Etats-Unis.

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a suspendu, mercredi 7 août, le dialogue qu’il a engagé avec l’opposition en vue d’une sortie de crise au Venezuela, en réponse aux nouvelles sanctions économiques prises par les Etats-Unis contre Caracas.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro le 7 août à Caracas. Leonardo Fernandez / AP

« Bien que la délégation de l’opposition désignée par le député Juan Guaido se trouve déjà à La Barbade pour la session de discussions prévue pour cette semaine, le président Nicolas Maduro a décidé de ne pas envoyer la délégation vénézuélienne à cette occasion, en raison de la grave et brutale agression perpétrée de manière continuelle et retorse par l’administration Trump contre le Venezuela », selon un communiqué officiel.

Le gouvernement affirme néanmoins qu’il ne quitte pas la table des négociations : « Le Venezuela se prépare à revoir les mécanismes de ce processus afin qu’ils s’accordent avec les intérêts de notre peuple ».

La Barbade annulée

Après des contacts exploratoires et une première rencontre à la mi-mai à Oslo, les discussions entre les deux camps avaient repris à La Barbade le 8 juillet. Les délégations devaient se retrouver sur l’île caribéenne pour de nouveaux pourparlers jeudi et vendredi, toujours sous l’égide de la Norvège.

Dans un communiqué publié vendredi, le gouvernement norvégien avait indiqué que les délégués du gouvernement et de l’opposition s’étaient engagés à trouver une solution « constitutionnelle » à la crise vénézuélienne.

La décision du dirigeant socialiste intervient au surlendemain de l’annonce par la Maison Blanche que le président Donald Trump avait ordonné un gel total des biens aux Etats-Unis du gouvernement vénézuélien de Nicolas Maduro, que Washington souhaite voir quitter le pouvoir.

« Stratégie »

Dans un entretien téléphonique mercredi avec la chaîne de télévision publique VTV, le président vénézuélien, soulignant que l’opposition avait applaudi les nouvelles sanctions américaines, a conclu qu’on ne pouvait pas négocier dans ces conditions.

Le chef de l’opposition,Juan Guaido, qui s’est déclaré président par intérim du Venezuela en janvier et a été reconnu par plus d’une cinquantaine de pays, dont les Etats-Unis, s’est félicité mardi du gel décidé par les Etats-Unis à l’encontre des biens du gouvernement. Il a estimé sur Twitter que la mesure prise par les Etats-Unis visait à « protéger les Vénézuéliens » et a une nouvelle fois accusé M. Maduro d’usurper le pouvoir parce que son mandat actuel est issu d’une élection présidentielle que l’opposition considère comme entachée de fraude.

Mercredi, il a assuré que les sanctions allaient frapper les dirigeants chavistes et non pas les citoyens. « Elles sont dirigées contre le régime, contre Maduro », a-t-il déclaré au cours d’une petite cérémonie dans un quartier huppé de l’est de Caracas pour demander la libération du député Juan Requesens.

Ce dernier est en prison depuis un an pour son lien supposé avec une attaque aux drones contre le chef de l’Etat socialiste. « Il y a une stratégie nationale et internationale, dirigée par le Venezuela, pour mettre fin à la souffrance de notre peuple », a ajouté le social-démocrate Guaido.

« Terrorisme économique »

Au lendemain de l’annonce du gel de ses biens aux Etats-Unis, dernière en date d’une série de sanctions économiques américaines contre le pouvoir de M. Maduro, qui incluent un embargo pétrolier, Caracas avait accusé Washington de « terrorisme économique » et de chercher à provoquer une rupture du dialogue avec l’opposition.

Mercredi, au moment où des milliers de partisans de Nicolas Maduro défilaient à Caracas pour dénoncer les sanctions américaines, le ministre vénézuélien de la défense, le général Vladimir Padrino, demandait, lui, que la justice punisse ceux qui au Venezuela se déclarent favorables aux mesures prises par l’administration Trump.

« L’impunité, ça suffit ! », a écrit le ministre sur Twitter. « Ceux qui ont commencé le jeu de demander des sanctions contre la nation (…) avec des buts politiques minables doivent être punis par la loi ».

Elections libres réclamées

Le général Padrino n’a pas précisé nommément qui il visait. Mais le communiqué officiel du gouvernement annonçant la suspension des pourparlers a attaqué directement Juan Guaido pour son approbation des sanctions américaines. « Nous avons noté avec une profonde indignation que le chef de la délégation de l’opposition, Juan Guaido, célèbre, promeut et appuie ces actions qui nuisent à la souveraineté de notre pays et aux droits humains les plus élémentaires de ses habitants », déclare le communiqué.

Depuis La Barbade, où elle est arrivée, la délégation de l’opposition a répété qu’elle souhaitait la tenue d’élections libres et « la fin de la corruption, de la pauvreté et des violations des droits humains » au Venezuela.

Sous la présidence de M. Maduro, héritier du président Hugo Chavez (1999-2013), le Venezuela s’est enfoncé dans la plus grave crise économique, sociale et politique de son histoire moderne. Quelque 3,3 millions de Vénézuéliens se sont exilés depuis 2015, selon l’ONU.

Source: Le Monde

Un raid de la police américaine contre l’ambassade du Venezuela à Washington


Des policiers américains ont fait irruption dans l’ambassade du Venezuela à Washington pour convaincre les partisans de Nicolas Maduro de quitter les lieux, en vain. Les militants, privés d’électricité, sont quand même restés dans le bâtiment.

La police américaine est entrée dans l’ambassade du Venezuela à Washington, où se trouvent retranchés les derniers partisans de Nicolas Maduro.

Les négociations en vue de les pousser à quitter l’ambassade ont duré une demi-heure, puis les policiers sont partis en fermant l’entrée, les militants restant à l’intérieur.

L’ambassade et les consulats du Venezuela aux États-Unis avaient été fermés en janvier 2019, le personnel diplomatique avait quitté les lieux fin avril, privé de visas par l’administration Trump qui considère comme déchu le Président Nicolas Maduro. Des militants avaient alors occupé l’ambassade, affirmant vouloir empêcher une intervention militaire américaine à Caracas.

Au départ une cinquantaine, ils ne sont plus qu’une quinzaine, assiégés par les opposants à M. Maduro et privés d’électricité depuis quelques jours. Le Président vénézuélien les avait remerciés pour la défense de l’ambassade en exprimant sa «profonde admiration».

Les États-Unis, le Canada, de nombreux pays d’Amérique latine et certains pays européens ont reconnu Juan Guaido comme Président par intérim du Venezuela. La Russie, la Bolivie, la Chine, Cuba, la Turquie et un certain nombre d’autres pays ont exprimé leur soutien à Nicolas Maduro, élu constitutionnellement, en tant que seul Président légitime du Venezuela.

Source: Sputnik News

Prochain arrêt dans le train de guerre – Iran, Venezuela ou Corée du Nord ?


Si vous apprenez une règle sur la façon dont les gouvernements fonctionnent aujourd’hui, ce devrait être que les dirigeants politiques sont habituellement des marionnettes et que les vrais décideurs n’apparaissent presque jamais à visage découvert. La question est de savoir comment on peut être certain que c’est le cas avec un leader en particulier. 

Sa rhétorique peut être convaincante, il connaît probablement tous les mots à la mode pour susciter votre intérêt, et il peut même vous jeter des os à ronger législatifs de la table politique de temps à autre pour vous faire croire qu’il va tenir ses promesses électorales, mais croit-il vraiment aux principes qu’il a initialement défendus ? 

Le test décisif pour tout président américain est d’examiner le type de personnes qu’il invite dans son gouvernement. De qui s’entoure-t-il ? Le cabinet est le compagnon permanent du président et son équipe de prise de décision. Il regarde par-dessus son épaule et influence tout ce qu’il fait. Si vous voulez savoir qui tire les ficelles d’un président, c’est un bon point de départ. 

Une fois que vous avez identifié les principaux acteurs au sein du cabinet, il est important de discerner ce qu’ils veulent. Quels objectifs tentent-ils de tirer d’un premier ou d’un second mandat à la Maison-Blanche ? Quelle est la tendance géopolitique ou sociale qu’ils créent par leur influence ? Cela ne devrait pas être difficile à lire…. 

Le problème avec notre président actuel, Donald Trump, n’est pas qu’il est très différent des présidents précédents, mais qu’il leur ressemble à bien des égards. Alors que les conservateurs qui ont voté pour Trump l’ont fait surtout dans l’espoir qu’il tiendrait sa promesse de «drainer le marais », il a plutôt rempli activement le marais de créatures toujours plus visqueuses et parasites. Chaque fois que quelqu’un quitte le cabinet, il est remplacé par un autre personnage tout aussi macabre, issu d’une liste d’élites bancaires, de sociopathes de think tank et de globalistes. 

Le rapport Mueller a été une distraction très efficace à la fois pour les gauchistes et les conservateurs quand il s’est agit de la loyauté véritable de Trump. Tant d’Américains ont été obsédés par la question de savoir si le président est contrôlé ou non par une puissance étrangère, ils ont oublié de chercher les véritables influences sous le toit de la Maison-Blanche. 

L’idée que Trump puisse encore fonctionner comme une sorte de combattant de la liberté tout en jouant aux échecs avec les élites assis confortablement au sein de sa propre équipe décisionnelle est un fantasme incroyablement absurde, mais certaines personnes dans le mouvement pour la liberté s’accrochent encore à cette idée. La dissonance cognitive survient lorsque la réalité entre en conflit avec ce que nous voulons voir dans le monde, et nous choisissons notre version idéale des événements plutôt que cette réalité. 

Un grand danger est qu’un grand nombre de conservateurs soutiennent Trump dans des actions qu’ils auraient considérées comme contraires à leurs principes parce qu’ils veulent croire qu’il n’est pas ce qu’il est. Cela inclut la perpétuation potentielle de longues guerres fondées sur la désinformation, ainsi que la création de nouvelles guerres fondées sur des mensonges similaires et avec des motifs cachés. 

Le voile sur l’administration Trump est en train d’être lentement levé, ce qui n’est peut-être pas une coïncidence au moment où le cirque du rapport Mueller a atteint un crescendo. Deux jours seulement avant la publication du rapport, Trump a opposé son veto à la « Loi sur les pouvoirs de guerre » adoptée par le Congrès, qui supprime le soutien américain à la guerre de l’Arabie saoudite au Yémen, une guerre qui a été totalement sous-estimée dans les grands médias, même si le nombre de morts a récemment été révisé à cinq fois plus qu’annoncé initialement. 

Une semaine seulement après le rapport Mueller, Trump a soutenu le seigneur de guerre libyen Khalifa Haftar, qui est maintenant engagé dans un autre siège sanglant et peu commenté à Tripoli et tente d’affirmer sa position dominante sur le pays. C’est encore un autre événement qui est clairement manœuvré par les élites du cabinet de Trump, alors que dans le même temps les médias insinuent que Trump agit «unilatéralement » contre leur contribution. 

Sur le plan constitutionnel, aucun président n’est censé avoir le pouvoir de déclarer unilatéralement la guerre à un autre pays ou d’impliquer secrètement les États-Unis dans de telles guerres. Le Congrès a discrètement cédé cette autorité au cours des dernières décennies. On pourrait penser que si Trump était constitutionnaliste, l’une de ses premières actions serait de ramener volontairement les pouvoirs constitutionnels à la forme qu’ils avaient initialement avant qu’ils ne soient manipulés par des politiciens élitistes. Mais Trump mentionne rarement le mot «constitution » en public, alors s’attendre à ce qu’il la défende pourrait être un peu exagéré. 

La suspicion sous-jacente dans la décision de Trump d’opposer son veto est qu’il ne s’agit pas seulement du Yémen, mais d’une guerre (ou de plusieurs guerres) qui doit encore être déclenchée. Il y a au moins trois options majeures sur la table en ce moment…. 

Iran

Tout le monde sait qu’une guerre avec l’Iran finira par éclater. La CIA a mené au coup d’État qui a renversé le Premier ministre démocratiquement élu Mohammad Mosaddegh (un nationaliste) et installé le Shah (Mohammed Reza Pahlevi), ce qui a directement entraîné la révolution iranienne en 1979. Tous les présidents et cabinets élitistes des États-Unis depuis cet événement ont mis à l’épreuve le sentiment de l’opinion publique au sujet d’un nouveau conflit avec l’Iran. Jusqu’à présent, ils n’ont pas été en mesure de trouver une justification que les citoyens soient prêts à acheter ; soit cela, soit ils ont simplement été trop occupés à perpétuer des guerres dans d’autres régions pour s’occuper de l’Iran. 

Cependant, sous Donald Trump, les élites ont une opportunité. Pour l’instant, elles ont la possibilité de lancer des guerres sans risquer un retour négatif du public au sujet leur agenda. Confus ? Considérez ceci – Trump a été peint comme un pilier conservateur, un extraordinaire nationaliste et populiste qui est farouchement anti-globaliste (même si son cabinet est rempli d’élites et de globalistes). En tant que président pantin, Trump est une arme parfaite. L’establishment peut maintenant lancer des guerres sans être contraint de construire une quelconque logique élaborée, et ensuite il peut simplement blâmer les désastres qui en résultent sur le «populisme » et les conservateurs en général. 

C’est peut-être la raison pour laquelle les tensions avec l’Iran sont en train de monter en flèche alors que les États-Unis réaffirment des sanctions étouffantes et déclarent les Gardiens de la révolution iraniens comme une organisation terroriste. Les États-Unis sont également sur le point de mettre fin à toutes les dérogations pour les exportations pétrolières iraniennes et menacent de représailles économiques tous les pays qui ignoreront les sanctions. On s’attend à ce que les prix de l’essence grimpent encore plus haut à court terme. 

L’Iran a réagi en déclarant que les États-Unis parrainent le terrorisme et il menace de fermer le détroit d’Ormuz, qui est l’une des voies les plus importantes pour le transport du pétrole dans le monde. Je note également que de nombreux pays européens ne sont pas d’accord avec la hausse des prix du pétrole et cherchent des moyens de contourner les sanctions à l’encontre de l’Iran. 

L’effort visant à fomenter la guerre avec l’Iran a été mené principalement par l’ancien directeur de la CIA et actuel secrétaire d’État, Mike Pompeo, ainsi que par John Bolton, membre du CFR. Ils ont insinué que si l’Iran bloque le détroit d’Ormuz, il en résultera une guerre. 

Venezuela

J’ai beaucoup écrit sur la situation au Venezuela dans le passé, notamment dans mon récent article intitulé « Le Venezuela est-il sur le point de devenir une autre Syrie ? ». En résumé, le Venezuela était déjà sur le point de s’effondrer en raison de politiques socialistes insensées, mais les élites ont décidé d’aider le pays sud-américain à tomber avec des sanctions ainsi que le déclenchement d’un coup d’État utilisant Juan Guaido comme marionnette. Actuellement, Guaido est entré au Venezuela sous la protection des États-Unis et fomente ouvertement une révolution contre Nicolas Madruro

Le conflit au Venezuela semble être dirigé par John Bolton, conseiller de Trump pour la sécurité nationale. Bolton a indiqué à maintes reprises que l’option militaire est sur la table pour la région si Maduro refuse de se retirer et de renoncer au pouvoir, ou s’il ose arrêter Guaido. 

Un scénario vénézuélien m’intéresse beaucoup pour un certain nombre de raisons, mais surtout parce qu’il correspond parfaitement à un scénario décrit dans « Operation Garden Plot », une continuité secrète du programme gouvernemental et de la loi martiale exposée lors des audiences Iran/Contra dans les années 1980. « Operation Garden Plot » souligne qu’une crise en Amérique du Sud ou centrale suivie de migrations massives vers le nord jusqu’à la frontière américaine serait une crise utile et une excuse valable pour déclencher des mesures de loi martiale en Amérique, d’abord à la frontière puis à partir de là sur tout le territoire. N’est-ce pas là la situation à laquelle nous assistons aujourd’hui à la frontière ? 

Une guerre au Venezuela, que ce soit par un coup d’État ou par une action militaire américaine directe, amplifierait au maximum les conditions instables actuelles. 

Corée du Nord

Il n’y a rien d’étonnant à ce que les «négociations diplomatiques » avec la Corée du Nord se soient terminées en désordre. La sortie très médiatisée de Trump lors du dernier sommet a même été saluée par des gens comme Joe Biden. La Corée du Nord menace maintenant de reprendre les essais de missiles et les essais nucléaires et d’interrompre les sommets futurs si les États-Unis ne lèvent pas leurs sanctions d’ici la fin de cette année. 

L’état actuel de la décentralisation des affaires avec la Corée du Nord était très prévisible, même si le temps qu’il a fallu pour que la farce devienne largement évidente a certainement été plus longue que je ne le pensais. Comme je l’ai averti pendant des mois, il n’y a jamais eu aucune intention de la part de l’administration Trump et de ses gestionnaires élitistes d’obtenir un accord légitime avec la Corée du Nord, et l’idée que la Corée du Nord aurait jamais commencé à se dénucléariser était ridicule dès le début. 

Le théâtre kabuki a été conçu comme un moyen de solidifier la base de Trump et d’attirer le mouvement de liberté dans le pli néo-con. Dans le même temps, l’Administration Trump a mis en place des négociations amenant à un désastre épique dans un avenir proche. «Si près, et il a tout fait foirer… », diront les experts des médias. 

La Corée du Nord est toujours engagée dans des négociations au sommet, non pas avec les États-Unis, mais avec la Russie et Vladimir Poutine. Le résultat sera probablement exactement le contraire de ce que les médias grand public ont suggéré (c.-à-d. des efforts renouvelés pour dénucléariser). Je soupçonne que cela ne fera qu’accélérer la rupture des pourparlers de paix entre la Corée du Nord et l’Occident, tout comme les négociations de la Turquie avec Poutine n’ont fait qu’accélérer leur départ de l’OTAN. 

La question est la suivante : si La Corée du Nord recommence les essais de missiles et les essais nucléaires à la fin de cette année, comme elle semble menacer de le faire, cela servira-t-il d’excuse à une guerre dans la région ? Et, est-ce la prochaine étape du récit globaliste scénarisé dans lequel Trump joue un «méchant populiste » destiné à conduire la nation à la ruine économique et géopolitique… ? 

La guerre comme catalyseur de la centralisation

La raison d’être des conflits régionaux et mondiaux devrait être évidente, mais pour une raison quelconque, les motifs semblent échapper à beaucoup de gens, peut-être parce qu’ils sont si facilement pris dans de faux paradigmes. 

Presque toutes les guerres du siècle dernier ont été suivies d’une plus grande centralisation du pouvoir gouvernemental et de la création d’institutions globalistes qui ne cessent de plaider en faveur de la fin de la souveraineté nationale comme LA SOLUTION pour mettre fin à toute guerre. Considérant le fait que toutes les guerres modernes sont des guerres conçues par les banquiers, je dirais que l’élimination forcée et permanente des élites sociopathes organisées des positions de pouvoir et d’influence est la seule solution à long terme pour mettre fin à la guerre. 

La guerre n’est pas seulement «un racket » comme l’a dénoncé Smedley Butler ; la guerre est aussi un outil utile pour mouler la psychologie de masse. Cependant, je tiens à rappeler à tout le monde que tous les projets globalistes ne réussissent pas ; beaucoup d’entre eux échouent de manière spectaculaire. La déstabilisation secrète de la Syrie et la tentative d’attirer l’opinion publique américaine à soutenir une invasion militaire pour destituer le président Bachar al-Assad du pouvoir ont commencé il y a plus de 7 ans et ont abouti à des résultats lamentables pour la cabale de l’establishment. Non seulement ils n’ont pas réussi à convaincre les Américains que les insurgés syriens formés par la CIA étaient des «combattants héroïques de la liberté » (les mêmes insurgés qui ont fini par former ISIS), mais ils ont également échoué à convaincre le public et les militaires américains que la guerre dans la région pour renverser Assad était une option raisonnable. Le seul succès en Syrie, je suppose, c’est que personne dans les agences de renseignement ou en politique n’a encore été puni pour son rôle dans l’entraînement secret, l’armement et le financement des groupes terroristes. 

Les globalistes ne sont pas omnipotents. Ils se trompent souvent et sous-estiment le public. Leur narcissisme extrême est l’une de leurs plus grandes faiblesses, et c’est une faiblesse à laquelle ils ne peuvent rien faire ; ils sont coincés avec elle et ils l’ignorent en même temps. La clé pour arrêter les nouvelles guerres aujourd’hui repose entre les mains des conservateurs, car c’est en notre nom que les prochaines guerres seront lancées. Nous ne devons pas permettre cela, et encore moins le soutenir. Quelle que soit la région du monde où la prochaine conflagration régionale aura lieu, qu’elle soit menée par l’administration Trump ou non, c’est à nous de dire non, d’exposer l’ordre du jour et d’arrêter la farce, tout comme nous avons mis au jour les plans élitistes en Syrie. C’est faisable. 

Source: Le Saker Francophone

Maduro demande à l’armée de se tenir «prête» à repousser une attaque américaine contre le Venezuela


Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a estimé dans un message adressé au «peuple vénézuélien» que le «temps de la transition» était venu. De son côté, le président Nicolas Maduro s’est affiché proche de l’armée, qui continue à le soutenir.

Le président du Venezuela Nicolas Maduro a exhorté ses troupes à se tenir «prêtes à défendre le pays, armes en main, si un jour l’empire nord-américain ose toucher à ce pays, cette terre sacrée». Le chef de l’Etat, qui accuse Washington d’être derrière une récente tentative de coup d’Etat avortée, s’adressait à de jeunes soldats en ce 4 mai, dans l’Etat de Cojedes.

«Nous ne sommes pas un pays faible ou sans défense. Nous sommes un pays avec une puissante Force armée nationale bolivarienne, qui devrait être plus unie et loyale que jamais», a affirmé le président élu du pays.

Le même jour, l’opposant Juan Guaido (qui s’est autoproclamé dirigeant par intérim du pays, avant d’être reconnu comme tel par plusieurs dizaines de pays à la tête desquels les Etats-Unis) a appelé les Vénézuéliens à remettre un tract aux militaires pour leur demander de lâcher Nicolas Maduro. L’homme politique a promis l’amnistie aux soldats, qui continuent pourtant de soutenir le dirigeant élu.

Juan Guaido avait appelé le 30 avril à un soulèvement militaire depuis la base de La Carlota, mais celui-ci a échoué.

«Le moment de la transition est venu», menace Washington

De son côté, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a diffusé sur Twitter une vidéo adressée aux Vénézuéliens. «Le moment de la transition est venu», affirme-t-il, ajoutant : «Les Etats-Unis se tiennent fermement à vos côtés dans votre quête de liberté et de démocratie.»

«Nous sommes avec vous», a conclu en espagnol celui dont le pays a plusieurs fois fait savoir que l’option d’une intervention militaire visant à forcer au départ Nicolas Maduro restait sur la table.

Source: RT France

Au Venezuela les blindés foncent et roulent sur les manifestants


Pendant qu’en France les Gilets Jaunes se plaignent de se faire gazer et matraquer…

Les affrontements qui ont éclaté, mardi à Caracas, entre les manifestants descendus dans la rue à l’appel du président par intérim, Juan Guaido, et les forces loyales au régime de Nicolas Maduro, ont pris une nouvelle tournure avec le recours aux véhicules blindés.
Des vidéos relayées par les médias internationaux montraient des véhicules blindés foncer à plusieurs reprises sur les manifestants.

Dans ces vidéos, des véhicules blindés ont roulé à plusieurs reprises au milieu de la foule, renversant plusieurs personnes, avant qu’un de ces véhicules ne prenne feu, après avoir reçu un cocktail Molotov, et ne recule.

Vers midi, des groupes de manifestants avaient ont tenté de pénétrer dans la base La Carlota, près de l’endroit où le président Juan Guaido avait affirmé avoir reçu le soutien de l’armée pour mettre fin à « l’usurpation » du pouvoir au Venezuela, mais l’armée a riposté avec des tirs de bombes lacrymogènes et des véhicules blindés.

Des images véhiculées par les médias, montraient également des rues remplies de fumée de gaz lacrymogène, des manifestants arborant le drapeau national et des échanges de tirs entre des membres de la Garde nationale bolivarienne loyale à Nicolás Maduro et des gardes appuyant Juan Guaido.

Plus tôt dans la journée, des policiers avaient lancé du gaz lacrymogène contre les manifestants qui avaient répondu à l’appel de M. Guaido à sortir dans les rues.

« Peuple du Venezuela, nous allons dans la rue (avec) les forces armées nationales, pour continuer le déploiement jusqu’à la consolidation de la fin de l’usurpation qui est déjà irréversible », avait affirmé Juan Guaido sur son compte Twitter.

Dans une série de Tweets, M. Guaido, également président de l’Assemblée nationale (Parlement), a assuré qu’il avait rencontré les principales unités militaires des forces armées, et qu’il avait entamé la phase finale de « l’opération liberté ».

Dans une autre vidéo postée sur les réseaux sociaux, le chef de file de l’opposition a affirmé avoir le soutien de « vaillants soldats », depuis une base militaire de la capitale.

« Aujourd’hui, de vaillants soldats, de vaillants patriotes, de vaillants hommes attachés à la Constitution ont répondu à notre appel, nous avons répondu aussi à l’appel et nous nous sommes retrouvés dans les rues du Venezuela », avait poursuivi Guaido, reconnu par une cinquantaine de pays en tant que président par intérim, accompagné du chef de l’opposition, Leopoldo Lopez, qui a été libéré de sa résidence surveillée.

Réagissant à la situation au Venezuela, le président brésilien Jair Bolsonaro, a indiqué, sur les réseaux sociaux, que son pays suivait de près la situation au Venezuela et réaffirme son soutien au président par intérim du pays voisin, Juan Guaido.

« Le Brésil suit de près la situation au Venezuela et réaffirme son soutien à la transition démocratique qui se déroule dans le pays voisin. Le Brésil est aux côtés du peuple du Venezuela, du président (par intérim) Juan Guaido et de la liberté des Vénézuéliens », a indiqué le chef d’Etat sur son compte Twitter.

Exprimant sa solidarité avec le peuple Venezuela, le président Bolsonaro a souhaité que les Vénézuéliens « vivent enfin une véritable démocratie ».

Cette escalade de violence est le dernier chapitre de la profonde crise politique économique qui ne cesse d’empirer au Venezuela depuis 15 ans.

Le pays sud-américain vit actuellement un effondrement économique et humanitaire, avec une inflation supérieure à 1.000.000%, qui a forcé des millions de Vénézuéliens à l’exil.

Ce mois-ci, plusieurs coupures d’électricité et des pénuries d’eau risquent de déclencher une catastrophe sanitaire dans le pays.

Source: TSQ

Venezuela : Maduro passe à l’offensive contre les « putschistes »


L’opposant Juan Guaido a lui appelé à manifester « en paix » samedi devant les bases militaires du pays pour demander à l’armée de lâcher le président socialiste.

Le président Nicolas Maduro et l’armée, pilier du pouvoir au Venezuela, sont passés jeudi 2 mai à l’offensive contre « tous les putschistes », deux jours après une tentative de soulèvement manquée d’un groupe de soldats passé dans le camp de l’opposant Juan Guaido.

« Oui, nous sommes en plein combat, le moral doit être au maximum dans cette lutte pour désarmer tous les traîtres, tous les putschistes », a asséné le chef de l’Etat devant 4 500 soldats rassemblés à Caracas dans la cour du Fort Tiuna, la principale caserne du pays, au cours d’une cérémonie radio-télévisée.

« Loyauté toujours, trahison jamais ! », a scandé le président vénézuélien, flanqué de son ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino, et de plusieurs autres officiers de haut rang.

Chasse aux « traîtres » et appel à manifester

Ce discours s’inscrit dans la continuité de la chasse aux « traîtres » que Nicolas Maduro a lancée dès mardi soir, lorsqu’il a affirmé avoir déjoué l’« escarmouche putschiste »entreprise par un groupe de militaires entrés en rébellion pour rejoindre Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, dont les Etats-Unis.

L’armée est un acteur central du pouvoir vénézuélien. Elle tient le secteur pétrolier, poumon économique du Venezuela, dont ce pays tire 96 % de ses revenus, et plusieurs ministères. L’opposant Juan Guaido, lui, a appelé à manifester « en paix » samedi devant les bases militaires du pays pour demander à l’armée de lâcher le président socialiste.

« Samedi 4 : mobilisation nationale en paix vers les principales unités militaires pour qu’elles se rallient à la Constitution », a tweeté dans la nuit de jeudi à vendredi Juan Guaido.

Lopez réfugié dans l’ambassade d’Espagne

La tentative de soulèvement de mardi s’est rapidement dégonflée. Quelque 25 militaires rebelles ont demandé l’asile à l’ambassade du Brésil à Caracas. Puis Leopoldo Lopez, une des figures de l’opposition qui était assigné à résidence depuis 2017 et était apparu aux côtés de Juan Guaido et des soldats insurgés, s’est réfugié dans l’ambassade d’Espagne.

La justice vénézuélienne a ordonné jeudi son arrestation mais le gouvernement espagnol a aussitôt annoncé qu’il ne livrerait « en aucun cas » l’opposant.

Dans des déclarations effectuées dans la résidence de l’ambassadeur d’Espagne, Leopoldo Lopez a affirmé que la tentative de soulèvement « fait partie d’un processus, c’est une brèche qui va se transformer en brèche plus grande et qui va finir par rompre le barrage ».

« La chute a commencé » pour le régime vénézuélien et « c’est un processus irréversible » car « les militaires se sont rendus compte qu’ils ne sont pas seuls », a-t-il ajouté. « J’ai parlé à beaucoup de généraux (…) Cette dictature va se terminer. »

Quatre morts

La tentative de soulèvement a été accompagnée dans tout le Venezuela mardi et mercredi de manifestations monstre des partisans de Juan Guaido, émaillées de violents heurts entre des manifestants et les forces de l’ordre.

La tentative de soulèvement a été accompagnée dans tout le Venezuela mardi et mercredi de manifestations monstre.

Ces affrontements ont fait quatre morts parmi les manifestants, selon l’opposition et les familles. Selon Amnesty International, les troubles ont par ailleurs fait quelque 200 blessés et 205 personnes ont été arrêtées.

Le mécontentement populaire est alimenté par les conséquences de la pire crise de l’histoire récente du pays. L’hyperinflation pourrait atteindre 10 000 000 %, selon le FMI, les coupures de courant se multiplient et les hôpitaux ne peuvent plus soigner les malades, faute de médicaments et d’équipement.

Malgré l’échec de la manifestation de mercredi censée être le point final de l’« opération liberté » qui doit le mener au palais présidentiel de Miraflores, Juan Guaido a appelé à la poursuite des manifestations et appuyé l’idée de grèves tournantes pour arriver à la grève générale.

Réunion Pompeo-Lavrov

Pour Nicolas Maduro, le véritable donneur d’ordres derrière cette « escarmouche putschiste » est John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.

« La répression brutale du peuple vénézuélien doit s’achever et doit s’achever rapidement », a déclaré jeudi Donald Trump.« Les gens ont faim. Ils n’ont pas de nourriture, ils n’ont pas d’eau dans ce qui fut l’un des pays les plus riches du monde. »

Et pour accentuer un peu la pression et tenter de déloger Nicolas Maduro du pouvoir, Washington a pris un très grand nombre de sanctions, dont la plus récente est la plus marquante : un embargo sur le pétrole vénézuélien, depuis dimanche.

Les Etats-Unis évoquent aussi l’option militaire. « Une intervention militaire est possible. Si c’est nécessaire, c’est que ce feront les Etats-Unis », a ainsi assuré mercredi Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine.

A l’inverse, Nicolas Maduro a notamment le soutien de la Chine et de la Russie, dont Mike Pompeo a affirmé le même jour qu’elle « déstabilisait » le Venezuela, demandant à Moscou de cesser de soutenir le président vénézuélien.

Mike Pompeo discutera de la situation au Venezuela en début de semaine prochaine avec son homologue russe Sergueï Lavrov en marge d’une réunion en Finlande.

Source: L’OBS

Maduro appelle les Vénézuéliens à dire «non» au coup d’État et aux États-Unis


À la suite de l’échec du coup d’État organisé par Juan Guaido, le Président Maduro s’est adressé aux Vénézuéliens sur Twitter, appelant ces derniers à interdire aux États-Unis d’intervenir dans leur pays.

Le lendemain de la tentative de coup d’État, le Président vénézuélien Nicolas Maduro a lancé un appel à ses compatriotes pour dire «non» à l’ingérence des États-Unis. Il a posté ce message adressé aux Vénézuéliens sur son compte Twitter, à l’occasion des célébrations du 1er-Mai.

«Aujourd’hui la classe ouvrière du Venezuela se mobilise dans tout le pays pour célébrer sa journée et défendre ses réussites en organisant un grand défilé pour dire «non» au coup d’État, pour dire «non» à l’ingérence des Yankee. Nerfs d’acier, calme et bon sens! Vive les ouvriers et les ouvrières de la patrie!», a déclaré Maduro.

À Caracas, la Journée internationale des travailleurs est marquée par de nouvelles manifestations réunissant des partisans du Président et ceux de l’opposition, a indiqué RFI. Des centaines de manifestants se sont déjà rassemblés.

Mardi 30 avril, Juan Guaido était intervenu devant ses partisans réunis à l’extérieur d’une base militaire, annonçant le début de la «fin définitive de l’usurpation» et appelant à rejoindre les manifestants dans leur lutte contre le gouvernement en place.

Le chef de l’État a ensuite déclaré l’échec du coup d’État et a fait savoir qu’il avait ordonné d’ouvrir une enquête sur cette tentative et que plusieurs putschistes présumés étaient déjà interrogés. Il a ajouté que tous ceux qui avaient pris les armes pour renverser le pouvoir seraient retrouvés et jugés.

Pour le 1er-Mai, le «Président par intérim» Juan Guaido, reconnu par une cinquantaine de pays dont les États-Unis, avait promis d’organiser «la plus grande marche de l’histoire vénézuélienne». Le pouvoir a, lui aussi, appelé à manifester le 1er mai dans le centre de Caracas pour le traditionnel défilé de la fête du Travail.

Source: Sputnik News

Le Venezuela de nouveau plongé dans le noir


Selon l’AFP et de nombreux témoignages, une nouvelle panne d’électricité a touché une grande partie du Venezuela dans la nuit du 9 au 10 avril. Pour l’heure, aucune explication n’a été donnée à cette panne générale.

La ville de Maracaibo plongée dans le noir, le 31 mars 2019 (image d’illustration).

La capitale vénézuélienne Caracas et une grande partie du pays étaient à nouveau plongées dans le noir dans la nuit du 9 au 10 avril en raison d’une nouvelle panne d’électricité, selon l’AFP et des témoignages publiés sur les réseaux sociaux. Cette nouvelle panne d’électricité, la plus importante depuis une semaine, s’est déclaré à 23H20 (3H20 GMT le 10 avril), touchant une grande partie de la capitale ainsi que des zones importantes d’au moins 20 des 23 Etats du Venezuela, dont Vargas, Miranda, Aragua, Carabobo, Cojedes (centre), Lara, Zulia (ouest) et l’île de Margarita, selon les mêmes sources.

Ni le gouvernement, ni la compagnie nationale d’électricité Corpoelec n’ont apporté d’explication à cette panne générale, alors que l’opposant Juan Guaido a appelé ce 10 avril à des manifestations pour protester contre les défaillances des services publics. 

Depuis le 7 mars et une méga-panne qui avait laissé presque tout le pays dans l’obscurité pendant cinq jours, les coupures d’électricité ont été sporadiques au Venezuela, affectant notamment les services de distribution d’eau, les transports et les réseaux de téléphone et internet.

Le gouvernement du président Nicolas Maduro attribue ces pannes à des «attaques électromagnétiques, cybernétiques et physiques» contre la centrale hydrolélectrique de Guri, qui produit 80% de l’énergie du pays. Il accuse les Etats-Unis d’être derrière ces attaques dans le but de déstabiliser son gouvernement.  

Les pannes d’électricité sont néanmoins courantes dans le pays et généralement attribués par l’opposition et des experts au délabrement général des installations techniques. L’opposant Juan Guaido, auto-proclamé «président par intérim» et reconnu par une cinquantaine de pays comme tel, a appelé le pays à manifester ce 10 avril  à l’occasion d’une «Opération Liberté» contre le président Maduro.

Source: RT France