Vladimir Poutine dénonce l’expansion continue de l’Otan


Vladimir Poutine a qualifié de «menace potentielle pour la sécurité» de la Russie les actions de l’Otan qui s’approchent du territoire russe, avant de rappeler que Moscou avait plusieurs fois invité l’Alliance à lutter ensemble contre les menaces réelles, dont le terrorisme.

Le rapprochement de l’Otan des frontières russes constitue une menace pour la sécurité nationale de la Russie, a déclaré mardi 3 décembre à Sotchi le Président Vladimir Poutine alors qu’un sommet de l’Otan se déroule à Londres à l’occasion du 70e anniversaire de l’Alliance.

«Aujourd’hui, nous sommes obligés d’agir, compte tenu du fait que l’élargissement de l’Otan et le développement de son infrastructure militaire à proximité des frontières russes représente une menace potentielle pour la sécurité de notre pays», a indiqué M.Poutine lors d’une conférence consacrée à l’évolution de la Marine nationale et de l’industrie de défense.

Il a rappelé que l’Alliance, initialement formée par 12 États, compte déjà 29 membres et que les dépenses militaires de ces pays «représentent plus de 70% des dépenses militaires mondiales».

«L’Alliance a agi d’une manière incorrecte, voire brutale, à l’égard de la Russie»

«L’Union soviétique n’existe plus, tout comme l’organisation du pacte de Varsovie, qui a été mise en place en réaction à l’apparition de l’Otan. Mais l’Otan existe toujours et ne cesse de se développer», a-t-il fait remarquer.

Moscou s’est plusieurs fois montré prêt à coopérer avec l’Alliance, l’invitant à lutter ensemble «contre les menaces réelles comme le terrorisme international, les conflits armés régionaux et le danger de la prolifération non contrôlée des armes de destruction massive», a rappelé M.Poutine.

«Nous avons fait plusieurs pas vers l’Alliance, nous avons essayé de proposer une planification constructive. Plusieurs manifestations conjointes ont eu lieu, mais notre coopération s’est de fait terminée après 2008 parce que l’Alliance a agi d’une manière incorrecte, voire brutale, à l’égard de la Russie, sans tenir compte des intérêts de notre pays», a-t-il ajouté.

Dans ce contexte, la Russie poursuivra le rééquipement technique de ses Forces armées, a conclu le Président.

Source: Sputnik News

À quelques heures de la guerre: comment Poutine et Erdogan vont régler le problème kurde


L’opération militaire de la Turquie en Syrie a conduit à l’apparition de drapeaux russes dans les villes clés de la région, tandis que les Kurdes ont reconduit leurs récents «alliés» américains sous une pluie de pierres.

La situation en Syrie change constamment: les pourparlers actuels entre les Présidents de la Russie et de la Turquie sont consacrés à la recherche d’une solution au conflit qui conviendrait à tout le monde. Quels sont les intérêts de Moscou et d’Ankara au Moyen-Orient et en quoi convergent-ils?

Une trêve temporaire

Avant la visite de Recep Tayyip Erdogan en Russie, le ministère des Affaires étrangères turc a publié un communiqué sur la situation au Nord-Est de la Syrie rapportant que les Kurdes avaient commencé à mettre en œuvre les conditions de l’accord turco-américain en quittant les régions frontalières. 

«Les groupes terroristes kurdes ont enfreint 22 fois le cessez-le-feu. Il reste 35 heures jusqu’à la fin de la trêve. Si les Peshmerga [groupes kurdes] ne quittaient pas la frontière turco-syrienne, nous relancerions l’opération militaire», a averti ce 21 octobre le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu.

Ce dernier a ajouté qu’Ankara prônait un règlement politique de la crise syrienne, et précisé que l’issue pacifique du conflit ne dépendait pas seulement des autorités turques, mais également des États-Unis.

«Ayant remporté la victoire contre les terroristes de Daech*, notre allié, Washington, continue, pour une raison qu’on ignore, d’armer les terroristes des Forces d’autodéfense populaire [groupe kurde participant aux affrontements, ndlr]. Nous coordonnerons nos actions avec les militaires américains. Nous espérons que les États-Unis tiendront leur promesse», s’est exprimé le ministre Cavusoglu.

La Turquie accorde une importance particulière à la participation de la Russie au règlement des problèmes qui surviennent. Les prochains pourparlers entre Poutine et Erdogan, selon Ankara, sont appelés à déterminer la disposition des forces au Nord-Est de la Syrie après le retrait des groupes kurdes. La question centrale à l’ordre du jour est de savoir si l’armée de Bachar el-Assad pourra garantir la sécurité de ces territoires si elle en reprenait le contrôle.

Poutine et Erdogan abordent également la coopération entre les militaires dans la zone de sécurité frontalière. Le refus d’Ankara de reconnaître la légitimité du pouvoir de Bachar el-Assad reste une pierre d’achoppement. Et on ignore si Erdogan acceptera de reconnaître comme légitimes les unités gouvernementales syriennes après leur entrée dans le Nord-Est.

«Notre objectif consiste à trouver une entente raisonnable avec la Russie. La condition principale est le nettoyage des territoires syriens des unités du Parti des travailleurs du Kurdistan [PKK, considéré comme organisation terroriste en Turquie, ndlr]. Nous ne sommes pas opposés au passage de Manbij [ville au Nord-Est de la Syrie, ndlr] sous le contrôle des autorités syriennes», a partagé Recep Tayyip Erdogan avant les pourparlers avec son homologue russe dans la ville russe de Sotchi.

Il a déclaré qu’en Russie seraient également déterminées les «démarches concrètes» des militaires turcs à l’issue de la trêve avec les Kurdes.

Le Kremlin a positivement réagi à cet accord de cessez-le-feu. «Mais demain s’écoulent les 120 heures – ou cinq jours – nous verrons comment la situation évoluera. C’est précisément ce qui sera évoqué par nos dirigeants», a déclaré ce 21 octobre Youri Ouchakov, conseiller du Président russe.

Erdogan obstiné

L’opération turque au Nord-Est de la Syrie, «Source de paix», a pu être suspendue avec la médiation de Washington. Le vice-président américain Mike Pence s’est rendu à Ankara pour persuader Recep Tayyip Erdogan de renoncer à la solution de force. Mais cette tâche n’était pas simple.

La Turquie a rappelé que pendant une longue période elle avait tenté en vain de mettre en place un travail commun avec les États-Unis pour la création d’une zone de sécurité au Nord de la Syrie. Au final, le Président turc a seulement accepté de décréter un cessez-le-feu de cinq jours. Les négociateurs ont évoqué les détails de cet accord pendant quatre jours – ce qui est beaucoup à l’échelle diplomatique. Et c’est seulement après que Mike Pence a garanti que les États-Unis contrôleraient la sortie des Kurdes dans les délais impartis qu’un compromis a été trouvé.

«Les Kurdes ont réagi avec gratitude à cette opportunité. Ils sortiront de manière organisée dans la zone de sécurité», a promis Mike Pence à l’issue des pourparlers.

«Excellentes nouvelles de Turquie! Des millions de vie seront sauvées», a écrit sur Twitter le Président américain. Il a promis que le retrait des groupes armés kurdes se déroulerait sous un contrôle «ferme et rigoureux» de Washington.

Pendant que les Américains se réjouissaient d’avoir persuadé Recep Tayyip Erdogan de faire des concessions, les militaires turcs sont entrés dans la ville syrienne de Kobané. Pence a immédiatement accusé Ankara d’enfreindre la trêve, ce à quoi Cavusoglu a répondu: «Nous n’avons fait aucune promesse concernant Kobané. La question de savoir si nous entrerons dans la ville ou quelque part encore n’a pas été abordée.»

Les médias turcs ont également attiré l’attention sur le fait que littéralement avant la visite de Mike Pence, le représentant spécial du Président russe pour la Syrie Alexandre Lavrentiev et le vice-ministre russe Sergueï Verchinine avaient été reçus à Ankara.

«La conviction que la stabilisation à l’Est de l’Euphrate ne sera possible que sur la base du rétablissement de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie a été réaffirmée», a commenté les pourparlers le ministère russe des Affaires étrangères.

Garder le crédit de confiance

Les experts interrogés par Sputnik à l’approche du sommet à venir à Sotchi sont d’avis que le règlement du problème kurde est désormais associé à la Russie. Sachant que Moscou devra agir dans le contexte de l’amélioration des relations turco-américaines.

«Le soutien des Kurdes par Washington était le principal élément irritant dans les relations entre les deux pays pendant la campagne syrienne. La décision de Trump de retirer les forces américaines du Nord-Est de la Syrie signifie que l’inquiétude d’Erdogan a été entendue», suppose Rouslan Mamedov, coordinateur des projets relatifs au Moyen-Orient du Conseil russe des affaires internationales.

Dans cette combinaison rusée, selon le politologue, il est important pour Moscou de maintenir la tendance positive dans les relations avec Ankara.

«Le rapprochement russo-turc se poursuivra si les sanctions de Washington contre Ankara affectaient significativement son économie. Pour l’instant, Trump fait tout pour que les restrictions décrétées n’affectent pas significativement la livre turque. Autrement dit, la rivalité pour l’alliance avec Ankara se déroulera tous azimuts», estime Rouslan Mamedov.

L’expert pense que la Russie essaiera de persuader la Turquie de revenir à l’accord d’Adana de 1998. À l’époque, les parties étaient tombées d’accord sur la garantie de la sécurité à la frontière turco-syrienne. Le document donnait le droit à Ankara d’utiliser ses militaires en Syrie si la république arabe ne parvenait pas à maîtriser les combattants du PKK.

«La confirmation de l’accord d’Adana par la Turquie signifierait également la reconnaissance, de facto, des relations interétatiques avec la Syrie. Ce serait un tout nouveau niveau de coopération étant donné que pendant une longue période Ankara niait la légitimité d’el-Assad. Et Moscou pourrait jouer un rôle de premier plan dans le rapprochement turco-syrien», suppose l’analyste.

Orhan Gafarly, expert du Centre d’études politiques d’Ankara, reconnaît que le rapprochement turco-syrien pourrait se produire grâce à un retour aux conditions de l’accord d’Adana.

«Les contacts turco-syriens se sont poursuivis tout au long du conflit avec la médiation de la Russie. Cependant, cela ne signifiait pas du tout qu’Ankara reconnaissait la légitimité du gouvernement d’el-Assad. Même si les parties revenaient à l’accord d’Adana, cela ne signifierait pas automatiquement la reconnaissance du régime syrien», estime l’expert turc.

En ce qui concerne le rôle des États-Unis dans le règlement de la situation au Nord-Est de la Syrie, Orhan Gafarly pense qu’il dépendra directement de la situation politique intérieure.

«Trump inscrira à son palmarès l’amélioration des relations turco-américaines. Mais cela ne veut pas dire que les contacts entre Ankara et Moscou connaîtront un déclin. Erdogan voit Poutine comme un partenaire important sans qui le dénouement dans le Nord-Est de la Syrie est impossible. Il comprend que Moscou joue un rôle clé dans le rétablissement des institutions du pouvoir à Damas. Et maintenir le crédit de confiance de la Russie est dans l’intérêt de la Turquie», a conclu l’expert.

Source: Sputnik News

Fin du traité INF: Poutine appelle à un « dialogue sérieux » pour « éviter le chaos »


« Pour éviter un chaos, il faut entamer un dialogue sans ambiguïté »

Vladimir Poutine a appelé lundi les Etats-Unis à un « dialogue sérieux » sur la sécurité pour « éviter le chaos », après la fin actée le 2 août du traité de désarmement nucléaire INF signé entre Moscou et Washington, mettant en garde contre « une course aux armements illimitée ».

Les Etats-Unis et la Russie ont acté vendredi la fin du traité conclu pendant la Guerre froide, s’accusant mutuellement d’être responsables de la mort de ce texte bilatéral emblématique.

« Pour éviter un chaos où il n’y aucune règle, limite ou loi, il faut encore une fois réfléchir à toutes les conséquences dangereuses possibles et entamer un dialogue sérieux sans ambiguïté », a lancé M. Poutine dans une déclaration publiée par le Kremlin.

« La Russie juge nécessaire de relancer entièrement et sans attendre les pourparlers visant à assurer la stabilité stratégique et la sécurité. Nous y sommes prêts », a souligné M. Poutine.

Il a mis en garde contre une « course aux armements illimitée » si Washington se lançait dans la production de missiles interdits par le traité INF.

Dans ce cas, « la Russie sera contrainte de se mettre à la mise au point de missiles analogues » à ceux des Etats-Unis, a-t-il averti, ordonnant aux ministères de la Défense et des Affaires étrangères et aux services de renseignement de suivre « attentivement » les initiatives prises par Washington en la matière et assurant que les actes de Moscou auront « exclusivement un caractère de réciprocité ».

Source: i24 News

Le Qatar, la Russie et la Syrie rejettent les conclusions de la ligue arabe sur l’Iran


Les conclusions des sommets arabes qui se sont tenus fin mai accablent l’Iran, notamment sur la question syrienne. Le Qatar, qui a participé à ce sommet, a rejeté ses conclusions. La Russie, la Syrie et l’Iran ont aussi exprimé leur désaccord.

Le Qatar a rejeté le 2 juin les conclusions des sommets auxquels il a participé la semaine dernière en Arabie saoudite sur l’escalade des tensions régionales avec l’Iran, affirmant que ces communiqués reflétaient la politique américaine en ce qui concerne l’Iran. Ces conclusions concernent notamment la question de l’influence iranienne en Syrie.

A l’occasion de ces sommets, Riyad a obtenu un soutien quasi unanime face à son grand rival iranien de la part de ses alliés arabes, réunis à l’occasion de trois sommets à La Mecque.

En ce qui concerne la Syrie, le communiqué final du sommet d’urgence de la Ligue arabe a dénoncé «l’ingérence iranienne» dans la crise syrienne et ses conséquences pour l’avenir de la Syrie, sa souveraineté, sa sécurité, son indépendance, son unité nationale et son intégrité territoriale. Les efforts déployés pour régler la crise syrienne conformément au contenu de la Convention de Genève 1 et des résolutions internationales.

«Le Qatar émet des réserves sur les sommets du Golfe et de la Ligue arabe car certaines dispositions sont contraires à la politique étrangère de Doha», a déclaré le ministre des Affaires étrangères qatari, le cheikh Mohammed ben Abderrahmane al-Thani, à la chaîne de télévision al-Araby. «Les communiqués des sommets du Golfe et de la Ligue arabe avaient été préparés en avance et nous n’avons pas été consultés», a ajouté le chef de la diplomatie du Qatar.

La Syrie a également vigoureusement rejeté la déclaration finale de la ligue arabe sur l’influence iranienne. «La déclaration elle-même constitue une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures de la Syrie», a déclaré le 31 mai une source officielle du ministère des Affaires étrangères dans un communiqué à l’agence SANA.

La diplomatie syrienne a affirmé que la présence iranienne était légitime car organisée à la demande du gouvernement syrien et avait contribué à soutenir les efforts de la Syrie dans la lutte contre le terrorisme que certains des participants à ce sommet soutiennent.
Pointant sans la citer l’Arabie saoudite, la source officielle syrienne a regretté en revanche que le sommet de la ligue arabe ne condamne pas l’implication d’autres pays dans les affaires syriennes, sans légitimité ni légalité et apportent un soutien indéfectible sous diverses formes aux groupes terroristes prolongeant la crise en Syrie».

Le président russe Vladimir Poutine s’est également inscrit en faux sur la question de l’implication iranienne en Syrie. «L’Iran, en coopération avec la Russie et la Turquie, a apporté une contribution considérable et beaucoup de choses positives», a-t-il déclaré.
«Je pense que, grâce à la position iranienne, à celle de la Turquie et de la Russie, nous avons réussi à faire beaucoup pour mettre fin à l’effusion de sang en Syrie. L’Iran a énormément contribué à ce dossier», a déclaré Vladimir Poutine lors d’une réunion avec les responsables des agences de presse internationales lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg le 6 juin.

L’Iran a pour sa part accusé l’Arabie saoudite de «semer la division» au Moyen-Orient.

Source: RT France

Poutine : la Russie doit se doter d’un système de défense contre les armes hypersoniques


Pour protéger la Russie des menaces extérieures, Vladimir Poutine a estimé que son pays devait mettre sur pied un système de défense contre les armes hypersoniques avant que ces dernières ne soient développées par d’autres pays.

«Nous devons nous doter de moyens de protection contre [les armes hypersoniques] avant que [celles-ci] ne soient mises en service par d'[autres] armées», a déclaré ce 13 mai Vladimir Poutine lors d’une visite dans le plus grand centre d’essais militaires de l’aviation russe, situé dans la région russe d’Astrakhan (sud).  

Le président russe a rappelé que Moscou était à ce jour le seul pays au monde à posséder une arme hypersonique, faisant référence au test réussi du missile hypersonique Avangard fin 2018. «Mais nous savons aussi parfaitement que les nations les plus importantes du monde développeront de telles armes tôt ou tard», a-t-il averti. 

Soulignant que les forces armées devaient assurer «un contrôle croissant de l’espace aérien» russe, le locataire du Kremlin a souhaité que les capacités de défense de la Russie afin de repousser «les menaces potentielles aériennes et spatiales» soient renforcées.

En mars 2018, lors de son discours annuel devant les représentants des deux chambres du Parlement russe, Vladimir Poutine avait consacré une partie de son allocution au matériel militaire, en particulier hypersonique et sous-marin, développé par la Russie.

Le chef d’Etat russe avait insisté sur le caractère défensif du développement de ces nouvelles armes, qu’il avait présenté comme une «réponse» de la Russie à l’activité militaire américaine, dénoncée par Moscou comme «belliqueuse» et «antirusse».

Source: RT France

Mike Pompeo rencontrera Vladimir Poutine en Russie


M. Pompeo rencontrera également à Sotchi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo va s’entretenir avec le président russe Vladimir Poutine lors de sa visite en Russie la semaine prochaine, a annoncé vendredi le département d’Etat.

Le ministre américain des Affaires étrangères rencontrera M. Poutine mardi à Sotchi, dans le sud de la Russie, après avoir fait étape à Moscou, où il déposera une gerbe sur la tombe du soldat inconnu dédié aux troupes soviétiques tombées pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque les deux puissances étaient encore alliées.

M. Pompeo rencontrera également à Sotchi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, avec lequel il a déjà échangé cette semaine en marge d’une conférence sur l’Arctique en Finlande.  

Cette visite du secrétaire d’Etat américain en Russie intervient alors que Washington et Moscou ont multiplié les passes d’armes récemment, notamment sur le Venezuela.

Les deux pays s’accusent mutuellement de déstabiliser le Venezuela, secoué par une profonde crise politique depuis plus de trois mois.

Source: i24 News

La Russie déploie des bombardiers à capacité nucléaire en Crimée


‘La crainte terrible de l’Europe face à Vladimir Poutine―son voisin immédiat―va contribuer à façonner et former, assez soudainement, le Saint Empire romain.’

Un officier supérieur a dit que le gouvernement russe a déployé des « escadrons » de bombardiers à capacité nucléaire dans la péninsule de Crimée, que la Russie a illégalement annexée de l’Ukraine en 2014.

Victor Bondarev, dirigeant du Comité pour la défense et la sécurité du Conseil de la Fédération de Russie, a déclaré à l’agence de presse gouvernementale tass le 18 mars, que le déploiement avait eut lieu en réaction au déploiement par les États-Unis de son bouclier de défense anti-missile Aegis Ashore en Europe de l’Est en 2015. « Le déploiement des systèmes de défense anti-missile américain en Roumanie est venu comme un défi majeur, à la suite duquel le ministère de la défense russe a pris la décision de déployer des bombardiers porteurs de missiles longue portée Tupolev Tu-22M23 à la base de Gvardeyskoye », a déclaré Bondarev, selon tass.

Les Tupolev Tu-22M23 sont des bombardiers stratégiques supersoniques conçus pour transporter des armes nucléaires. Moscou n’a pas divulgué si les unités actuellement en Crimée sont présentement équipées d’armes nucléaires. D’une façon ou d’une autre, les bombardiers stratégiques sont maintenant bien à la portée de frappe de plusieurs nations européennes et des groupes aéronavals de la Marine américaine en Méditerranée.

Bondarev a dit que les bombardiers, ainsi que les missiles Iskander que la Russie a récemment stationnés en Crimée, empêchera les autres pays de pouvoir « enfermer » la flotte russe de la Mer Noire hors de la mer Méditerranée.

Les données du renseignement de l’Ukraine disent que depuis que la Russie a annexé la Crimée, elle a renforcé sa puissance militaire dans la région à plus de 32,000 soldats, 680 véhicules blindés, 170 pièces d’artillerie, 100 avions de combat et environ 40 chars d’assaut.

L’accroissement des armements vient à un moment où l’augmentation de l’agression russe dans la région est en hausse. En novembre 2018, la marine russe a illégalement capturé trois navires ukrainiens après avoir ouvert le feu sur eux dans le détroit de Kertch, qui relie la Mer Noire à la Mer d’Azov. L’équipage est toujours détenu en Russie.

Le 25 mars, le ministère de la défense russe a annoncé que 1,500 parachutistes russes et 300 véhicules militaires ont été envoyés dans la péninsule pour rejoindre des milliers de militaire basés en Crimée lors d’exercices offensifs d’envergure.

‘La peur que vous voyez en Europe’

C’était il y a cinq ans ce mois-ci, que la Russie a annexé la péninsule de Crimée de l’Ukraine, faisant de ce territoire une partie illégale de la Fédération de Russie. À cette époque, le rédacteur en chef de la Trompette, Gerald Flurry, a écrit un article intitulé « La crise de la Crimée est en train de remodeler l’Europe ! »

Il parlait des prophéties enregistrées dans les livres de Daniel et dans l’Apocalypse, montrant qu’une puissance européenne avec 10 dirigeants de haut rang s’unirait dans le temps de la fin, et formerai un colosse militaire qui jouera un rôle clé dans la Troisième Guerre mondiale. Puis il a mentionné un facteur important qui incitera ces nations européennes à mettre de côté leurs différences et à s’unir militairement :

La crainte que vous voyiez en Europe à cause des événements en Crimée amènera 10 dirigeants en Europe à s’unir de façon soudaine et dramatique―en accord précis avec la description biblique de cet Empire européen ! …

La crainte terrible de l’Europe face à Vladimir Poutine―son voisin immédiat―aidera à façonner et former, plutôt soudainement, le Saint Empire romain.

Depuis cinq ans, la Russie est devenue plus agressive, militariste et provocatrice, et les européens sont devenus plus craintifs face à ses provocations. En réponse au nouveau déploiement de bombardiers, l’otan a déclaré ; « Nous condamnons le renforcement de l’armée russe en cours en Crimée, et nous nous inquiétons des efforts et des plans déployés par la Russie pour une augmentation militaire plus grande dans la région de la Mer Noire. »

Il est clair que l’inquiétude et la peur s’intensifient parmi les Européens. Et M. Flurry a prédit que cette inquiétude et cette crainte se développeront bientôt en quelque chose de plus significatif. Cela ira bientôt bien au-delà des déclarations et cela explosera en une guerre nucléaire mondiale.

Ces développements qui donnent à réfléchir vont bientôt s’aggraver en un conflit mondial sans précédent. (…)

Source: La Trompette

Abbas rencontrera Poutine à Moscou après le Ramadan


Le président de l’Autorité palestinienne ira en Russie en juin, au moment où la Maison Blanche devrait dévoiler son plan de paix.

Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas lors de leur rencontre à la résidence du président Novo-Ogaryovo, près de Moscou, le 13 avril 2015. (Crédit : Sergei Ilnitsky/Pool/AFP)

Le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas rencontrera le président russe Vladimir Poutine en Russie après l’Aid el-Fitr, une fête musulmane qui marque la fin du mois de Ramadan, a fait savoir la commission exécutive de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) à Voice of Palestine, la fréquence officielle de l’AP.

L’Aid el-Fitr aura lieu normalement au début du mois de juin.

Jared Kushner, le gendre et conseiller spécial du président américain, a déclaré que Washington publierait son plan de résolution du conflit israélo-palestinien après le Ramadan.

Source: Times of Israël

Poutine : la Corée du Nord prête à la dénucléarisation en cas de garanties sur sa souveraineté


Le chef d’Etat russe a salué une discussion constructive avec son homologue nord-coréen, qu’il rencontrait pour la première fois à Vladivostok. Il a souligné l’importance du droit international dans la résolution de la crise de la péninsule coréenne.

Le président russe Vladimir Poutine s’est exprimé le 25 avril lors d’un point presse à l’issue de son entretien avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, pour la première rencontre entre les deux dirigeants sur l’île Rousski, près de Vladivostok en Russie.

Dénucléarisation : «restaurer la force du droit international»

La question de la dénucléarisation dans la péninsule coréenne a occupé une place importante dans les discussions.

Le président russe a rappelé sa position sur cette question, à savoir qu’il était favorable, comme les Etats-Unis, à la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne. Il a fait savoir que Kim Jong-un lui-même s’était dit favorable à la dénucléarisation, ajoutant toutefois : «La Corée du Nord a besoin de garanties sur sa sécurité et sa souveraineté.»

Saluant une «discussion intéressante et constructive» avec son homologue, Vladimir Poutine a souligné l’importance de «restaurer la force du droit international» comme clé de la résolution des tensions dans la région.

Lors d’un précédent sommet entre Pyongyang et Washington à Hanoï en février, Donald Trump avait déjà expliqué que Kim Jong-un s’était dit prêt «à procéder à une dénucléarisation». Mais le sommet s’était finalement conclu sans accord, le dirigeant américain invoquant les conditions demandées par son interlocuteur : «Nous ne pouvions pas renoncer à toutes les sanctions.»

Source: RT France

Kim Jong Un en Russie en quête de l’appui stratégique de Valdimir Poutine


Kim Jong Un vient chercher un soutien dans son bras de fer avec Washington sur le nucléaire et un certain rééquilibrage entre Pékin, son plus proche soutien, et Moscou.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un passe devant les gardes d’honneur lors d’une cérémonie de bienvenue à son arrivée à la gare du port russe de Vladivostok, le 24 avril 2019. (KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP)

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un est arrivé mercredi 24 avril à Vladivostok, en Extrême Orient russe, pour son premier sommet avec Vladimir Poutine, qu’il a espéré « utile » au moment où Pyongyang cherche des appuis en pleine impasse diplomatique avec Washington sur le nucléaire.

Sa rencontre prévue jeudi avec le dirigeant russe sera pour Kim Jong Un sa première entrevue avec un chef d’Etat étranger depuis son retour de Hanoï, théâtre en février d’un fiasco diplomatique retentissant avec le président américain Donald Trump.

Soutien et rééquilibrage

Le train vert olive du dirigeant nord-coréen s’est immobilisé peu après 8h dans la gare de Vladivostok, des hommes en costume se précipitant pour astiquer la porte de son wagon avant l’arrêt du convoi. Tout vêtu de noir, chapeau sur la tête, il a suivi un tapis rouge déroulé sur le quai.

A l’issue d’une brève cérémonie militaire, il est parti dans une limousine noire encadrée de gardes du corps courant de chaque côté sous les notes d’une chanson populaire soviétique, Katioucha, jouée par un orchestre militaire.

« J’espère que cette visite sera couronnée de succès et utile », a déclaré le dirigeant nord-coréen. Il a assuré vouloir « évoquer de manière concrète le règlement de la situation sur la péninsule coréenne », dans ses propos à la télévision russe lors d’un arrêt dans la ville frontalière russe de Khassan, où des femmes en costume folklorique l’ont accueilli avec du pain et du sel comme le veut la tradition.

Drapeaux russes et nord-coréens ont déjà été accrochés sur les lampadaires de l’Île Rousski, en face du port de Vladivostok, où devrait se tenir le sommet. Selon le Kremlin, il débutera par une rencontre entre Kim Jong Un et Vladimir Poutine avant qu’il ne prenne « un format élargi », sans plus de détails. Ni communiqué commun ni signature d’accords ne sont prévus.

Selon des experts, Kim Jong Un vient chercher un soutien dans son bras de fer avec Washington sur le nucléaire et un certain rééquilibrage entre Pékin, son plus proche soutien, et Moscou, son ancien allié de la Guerre froide.

Pour la Russie, il s’agit de se faire une place dans la grande offensive diplomatique lancée l’an dernier par Kim Jong Un, invité plusieurs fois en Russie sans succès jusqu’à présent.

Deux « voisins amicaux de la Chine »

Après des années de montée des tensions en raison des programmes nucléaire et balistique de Pyongyang, Kim Jong Un a rencontré depuis mars 2018 quatre fois le président chinois Xi Jinping, trois fois le président sud-coréen Moon Jae-in et deux fois Donald Trump.

A Hanoï, la Corée du Nord avait cherché à obtenir un allègement immédiat des sanctions internationales décidées pour la contraindre de renoncer à ses armes atomiques. Mais les discussions avaient été écourtées en raison de désaccords profonds avec Washington, notamment sur les concessions que Pyongyang était prêt à faire.

Signe de la dégradation observée depuis, Pyongyang s’est fendu la semaine dernière d’une attaque d’une rare violence contre Mike Pompeo, en demandant que le secrétaire d’Etat américain ne participe plus aux discussions sur la dénucléarisation. Quelques heures plus tôt, les Nord-Coréens avaient revendiqué l’essai d’une nouvelle arme.

Moscou prône un dialogue avec Pyongyang sur la base d’une feuille de route définie par la Chine et la Russie. Cette dernière a déjà demandé la levée des sanctions internationales, tandis que les Etats-Unis l’ont accusée d’aider Pyongyang à les contourner.

Pékin a estimé que le sommet de Vladivostok, entre deux « voisins amicaux de la Chine », allaient « contribuer à la paix et la stabilité sur la péninsule (coréenne) et dans la région ».

Rivalité sino-soviétique

Les relations entre Pyongyang et Moscou remontent à l’ère soviétique: l’URSS a placé le grand-père de Kim Jong Un et fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Il Sung, au pouvoir et lui a apporté un soutien crucial durant la Guerre froide.

Les relations furent cependant en dents de scie au cours de cette période, notamment parce que Kim Il Sung excellait dans l’art de jouer sur la rivalité sino-soviétique pour obtenir des concessions de ses deux puissants voisins.

Peu après sa première élection à la présidence russe, Vladimir Poutine chercha à normaliser ces relations et rencontra trois fois Kim Jong Il, père et prédécesseur de l’actuel leader, la première fois à Pyongyang en 2000. Il fut alors le premier dirigeant russe à se rendre en Corée du Nord.

La dernière rencontre à ce niveau remonte à 2011, quand Kim Jong Il avait affirmé à l’ex-président Dmitri Medvedev qu’il était prêt à renoncer aux essais nucléaires. L’ex-dirigeant nord-coréen était mort trois mois plus tard.

Kim Jong Un a depuis présidé à quatre essais nucléaires dont, potentiellement, celui d’une bombe à hydrogène en 2017, et au lancement de missiles intercontinentaux capables d’atteindre l’ensemble du territoire continental américain.

Source: Nouvel Obs