La Chine célèbre son anniversaire, avec Hong Kong en embuscade


La Chine prépare une démonstration de force mardi pour le 70e anniversaire du régime communiste avec un défilé militaire géant, qui pourrait être éclipsé par de nouvelles manifestations à Hong Kong.

Quinze mille soldats, des centaines de chars, missiles et avions de combat: le défilé décennal du 1er octobre s’annonce comme l’un des plus gigantesques jamais vus à Pékin.

Objectif: afficher l’émergence d’un pays passé en 70 ans du statut d’homme malade de l’Asie à celui de deuxième puissance économique mondiale.

La discipline des soldats marchant au pas de l’oie devrait aussi refléter l’autorité renforcée du Parti communiste chinois (PCC) depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012.

Le président chinois devrait être la vedette incontestée de la journée, qu’il entamera par un discours depuis la porte Tiananmen, l’endroit même où son lointain prédécesseur Mao Tsé-toung proclama la République populaire le 1er octobre 1949.

Lundi, Xi Jinping et les plus hauts hiérarques du PCC se sont inclinés devant le corps embaumé de Mao, décédé en 1976, dans son mausolée de la place Tiananmen.

Selon un bilan avancé par de nombreux sinologues à l’étranger, les campagnes politiques et économiques lancées par le « Grand timonier » se sont traduites par la mort de 40 à 70 millions de personnes.

Xi Jinping, 66 ans, est lui-même parfois qualifié de dirigeant chinois le plus puissant depuis Mao. Il a ainsi obtenu l’an dernier la levée dans la constitution de la limite de deux mandats présidentiels, ce qui pourrait lui permettre de se maintenir au pouvoir à vie.

Mais la puissance chinoise est contestée par le président américain Donald Trump, qui a déclenché l’an dernier une guerre commerciale contre Pékin à coup de droits de douane punitifs. L’économie chinoise a commencé à accuser le coup.

– Journée de colère –

L’autorité de Pékin est surtout battue en brèche depuis juin à Hong Kong, à l’extrême sud du pays, par un mouvement de contestation jamais vu depuis le retour de l’ex-colonie britannique à la Chine en 1997.

Des manifestations violentes ont encore opposé dimanche forces de l’ordre et manifestants pro-démocratie, qui accusent Pékin d’accroître son influence dans le territoire autonome.

« Nous nous attendons à ce que la situation demain soit très, très dangereuse », a averti lundi John Tse, haut responsable de la police locale.

« Les émeutiers radicaux sont en train d’élever leur niveau de violence. La profondeur et l’ampleur de leurs violences et de leurs projets montrent qu’ils se livrent de plus en plus à des actes de terrorisme », a-t-il accusé.

Les manifestants hongkongais, qui ont appelé à une « journée de colère », comptent bien profiter des célébrations de mardi pour crier encore plus fort leur ressentiment à l’encontre du régime chinois, dénoncer le recul des libertés et la violation, selon eux, du principe « Un pays, deux systèmes » qui avait présidé à la rétrocession de 1997.

S’exprimant lundi soir, le président Xi Jinping s’est engagé à poursuivre l’application de ce principe et à respecter le « haut degré d’autonomie » de Hong Kong.

Ces propos ne constituent en aucun cas une concession: il s’agit d’un simple rappel de la position de Pékin, qui affirme depuis le début de la crise respecter ses engagements envers le territoire.

Les tensions à Hong Kong sont nées de l’opposition à un projet de loi local qui devait autoriser les extraditions vers la Chine continentale. Le texte a depuis été enterré mais les revendications se sont considérablement élargies.

Le gouvernement hongkongais avait déjà annulé le feu d’artifices prévu pour le 1er octobre, par crainte d’incidents.

Source: La Croix

L’atout à 1.000 milliards de la Chine face aux États-Unis


Il pourrait être utilisé en réponse à la guerre commerciale menée par Donald Trump.

La Chine de Xi Jinping est loin d’être désarmée face aux États-Unis de Donald Trump. | Brendan Smialowski via AFP

La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine monte en puissance. L’administration Trump a une fois de plus menacé d’imposer des droits de douane sur presque toutes les exportations chinoises et Pékin a réagi en dévaluant sa monnaie, afin de baisser la valeur de ses exportations et de résister à ces éventuelles nouvelles taxes.

Une arme menaçante…

Face à ces nouvelles menaces, la Chine s’est déclarée prête à se battre, si nécessaire. Et elle le fera avec ses armes économiques. Ce levier que le gouvernement chinois pourrait utiliser s’élève à plus de 1.000 milliards de dollars.

La Chine possède en effet un butin de titres de dette américaine s’élevant à 1.120 milliards de dollars (1.000 milliards d’euros). Le pays est, après la Réserve fédérale américaine, le premier créancier des États-Unis, devant le Japon. Une position qu’elle a construite au fil des années, lorsqu’il fallait recycler les gigantesques excédents extérieurs du pays.

Pour se défendre face à l’obsession de Trump, Pékin pourrait ainsi déclencher une panique sur les marchés obligataires en se débarrassant d’une partie des titres qu’il détient.

Tu m’embêtes sur le commerce? Je ne finance plus ton déficit. En se séparant de ses titres de dette américaine, la Chine pourrait créer un choc sur les taux d’intérêt, qui forcerait une Amérique en plein dérapage budgétaire à payer plus cher pour emprunter.

Si Xi Jinping décidait de suivre cette voie, cela entraînerait une chute du dollar –donc une augmentation des coûts d’importation pour les États-Unis– ainsi qu’une forte remontée des taux d’intérêt pour les entreprises, pour les individus et l’ensemble de l’économie américaine. Un phénomène qui aurait pour conséquence de freiner drastiquement la croissance économique du pays.

…mais des résultats douteux

En réalité, une telle décision comporte de gros risques. L’abandon des bons du Trésor américain pourrait être contre-productif. Si Pékin donne le coup d’envoi d’une vente au rabais d’obligations américaines, elle réduirait, du fait de la chute du dollar, la valeur de ses titres restants. Et la Chine a besoin de ces réserves pour défendre sa monnaie et pour la faire varier en fonction des conjonctures.

De plus, le fait que la Chine possède cet imposant magot rassure et attire les investissements étrangers sur les marchés boursiers et obligataires. S’en séparer minerait tous les efforts déployés par le pays.

Enfin, la menace sur l’économie américaine pourrait être plus limitée qu’espéré. Dans un rapport présenté au Congrès en 2012, le Département de la Défense a souligné, comme le rapporte CNN, que la Réserve fédérale est «pleinement capable» d’acheter les bons du Trésor américain que la Chine injecterait sur le marché, ce qui limiterait les conséquences d’une telle action.

Source: Korii

Après les guerres commerciale et technologique, la guerre monétaire


Pékin a cette fois-ci changé de tactique: le président Xi Jinping montre les dents.

Après la guerre commerciale, avec les taxes décidées par Donald Trump, après la guerre technologique, avec le bannissement de Huawei aux États-Unis, voici la guerre des monnaies entre Washington et Pékin. Lundi 5 août, le renminbi (la monnaie chinoise dans les relations financières extérieures) est passé sous la barre de sept renminbis pour un dollar sur laquelle il était assis depuis 2016 sans jamais la franchir. L’administration Trump a immédiatement réagi en accusant la Chine de «manipuler sa monnaie».

Les négociations entre les deux puissances pour mettre fin à leurs désaccords traînent en longueur depuis dix-huit mois. Donald Trump était jusqu’à présent convaincu de gagner facilement puisque la Chine, la grande gagnante de la mondialisation, a plus besoin des marchés occidentaux que l’inverse. Sa longue série de taxes imposées aux produits chinois à l’entrée aux États-Unis, depuis les panneaux solaires jusqu’à la propriété intellectuelle, n’ont pas fait de dégâts considérables à la croissance chinoise. Pas encore. «Une hausse réciproque de 25% des tarifs sur les importations amputerait le PIB américain de 0,6% et celui de la Chine de 1,5%, selon le Fonds monétaire américain»rapportent Les Échos.

Mais l’attaque intervient sur une Chine en transformation, elle n’est pas encore capable de se découpler du marché américain, ni de ses technologies et surtout très embarrassée par les manifestations à Hong Kong.À lire aussiChine et Russie, la démocratie se réveille

Réorienter le canon… sur l’euro

La tactique chinoise était donc jusqu’ici dilatoire: gagner du temps en attendant que Trump soit remplacé. Dans les négociations, Pékin joue ainsi avec le chaud (faire des gestes) et le froid (revenir dessus). C’est ce qui agace prodigieusement l’impatient président américain, et c’est pourquoi il augmente la pression mois après mois en rajoutant une tranche supplémentaire de droits de douane.

Le mouvement sur le renminbi montre que Pékin a cette fois-ci changé de tactique: le président Xi montre les dents. Et, en effet, il manipule sa monnaie. Le taux de change du renminbi en dollar est fixé tous les matins par la banque centrale de Chine; il s’agit en fait d’une fourchette avec un taux pivot autour duquel le marché est autorisé à fluctuer de 2%, en plus ou en moins. Ledit marché étant constitué pour l’essentiel par les grands groupes chinois qui y financent leurs opérations extérieures, le franchissement du seuil de 7 pour 1 a évidemment été décidé par la banque centrale, c’est-à-dire la Cité interdite, c’est-à-dire Xi Jinping lui-même.

Il n’est pas moins évident que cette dévaluation compense en petite partie l’effet des droits de douane de Trump: les produits chinois coûteront moins cher en dollar avec un renminbi dévalué. Autant le rapport de force sur le plan commercial et celui du droit de propriété intellectuelle sont favorables aux États-Unis, autant sur la monnaie, la Chine a une puissance de feu réelle grâce aux milliards d’avoirs en dollars qu’elle détient. Jusqu’où peut aller Xi? Personne ne le sait en dehors de Pékin. Probablement pas très loin puisque d’une part, une baisse du renminbi peut provoquer une fuite des capitaux privés chinois, et surtout parce que d’autre part, la Chine importe aujourd’hui autant qu’elle exporte. Sa balance très excédentaire qui avait motivé au départ l’ire trumpienne s’est équilibrée ces mois derniers. Pékin n’a aucun intérêt à mener une guerre monétaire à outrance.

Il n’empêche que le tir a eu lieu. Jusqu’à présent, les gouvernements du monde n’avaient pas ouvert ce front. C’est fait aujourd’hui. Le risque le plus gros est que Trump, attiré sur ce terrain neuf à quinze mois de l’élection présidentielle, s’y trouve bien et réponde. Il peut réorienter le canon… sur l’euro. Le président américain a pointé la Banque centrale européenne depuis un an, pour lui reprocher de maintenir des taux bas afin de faire baisser l’euro. Trump peut être très tenté de renforcer cette accusation à la fois pour faire diversion face à son impuissance devant la Chine et parce qu’il a prévenu qu’il allait s’en prendre aux voitures allemandes. Bref, la guerre monétaire pourrait faire une victime certaine: l’Europe.

Source: Slate

La Chine a déjà préparé le terrain pour la 5G en Europe


Le 24 mars 2019, le président de la République Populaire de Chine, Xi Jinping, est arrivé pour sa première visite officielle à Monaco. La Principauté de Monaco, qui compte 40 000 habitants, fait partie de la France et est devenue célèbre grâce au mariage de l’Américaine Grace Kelly avec le Prince Rainier. À l’occasion de cette visite, Monaco Telecom a signé un partenariat avec la société chinoise Huawei, qui fait de Monaco le premier pays au monde à être équipé de la technologie 5G chinoise. Maintenant qu’une tête de pont a été créée en Europe, il ne sera plus possible d’empêcher la technologie 5G de Huawei de s’étendre sur tout le continent.

Les principales entreprises de télécommunications françaises (Free Telecom, Orange, SFR et Bouygues Telecom) s’opposent à l’entrée de Huawei sur le marché français et font pression pour cela au Parlement. Le 3 avril, le Parlement français a ouvert le débat sur un projet de loi controversé présenté par le député Eric Bothorel du parti du président Emmanuel Macron (En Marche!). Eric Bothorel, veut interdire toute collaboration entre opérateurs français et chinois.

Cependant, le 25 mars, Xi Jinping a rencontré le président français Emmanuel Macron. À cette occasion, la compagnie d’aviation publique chinoise a commandé 290 Airbus A 320, d’une valeur supérieure à 35 milliards d’euros. Ce contrat pourrait aboutir au retrait du projet de loi « Bothorel ».

Source: Réseau International

Macron accueille Xi à Paris pour travailler à « un nouvel ordre international »


Le président chinois Xi Jinping a été accueilli lundi sous l’Arc de triomphe à Paris par Emmanuel Macron, qui espère le convaincre d’adhérer de manière coordonnée avec les Européens à un « nouvel ordre international », tâche délicate au vu des ambitions diplomatico-commerciales de Pékin et de la division du vieux continent.

Sous un beau soleil printanier, les deux dirigeants se sont recueillis, en compagnie de leurs épouses Peng Liyuan et Brigitte Macron, devant la tombe du soldat inconnu, un peu plus d’un siècle après la fin de la Première mondiale à laquelle avaient participé quelque 140.000 travailleurs chinois en France. 

Xi Jinping devait ensuite s’entretenir avec Emmanuel Macron des nombreux enjeux internationaux et bilatéraux, avec au menu la signature d’accords de coopération et de contrats commerciaux de quelque « milliards d’euros », selon l’Elysée. L’incertitude persiste sur la finalisation d’une méga-commande de 184 moyen-courriers A320 d’Airbus, destinés à 13 compagnies chinoises, qu’Emmanuel Macron avait annoncée lors de sa visite à Pékin en janvier 2018.

Les deux chefs d’Etat s’exprimeront devant la presse en fin d’après-midi avant un dîner d’Etat avec 200 invités, dont les acteurs Alain Delon, Gong Li ou Hélène Rolles, populaire en Chine pour son rôle dans le feuilleton des années 1990 « Hélène et les garçons ».

Avec Merkel et Juncker

Ils se retrouveront mardi matin à l’Elysée, où ils seront rejoints par la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Car Emmanuel Macron souhaite un « réveil européen » face à Pékin.
Gouvernance mondiale, règles commerciales, respect de l’environnement, investissements… Le titan chinois est en effet en train de changer la face du monde en investissant massivement un peu partout, notamment dans ses « nouvelles routes de la soie ».

Le président français ambitionne que cette réunion inédite à quatre permette de travailler « à une définition en commun d’un nouvel ordre international », a-t-il dit dans un entretien publié lundi par Nice-Matin. Afin notamment de recomposer « un nouveau multilatéralisme », aujourd’hui malmené, notamment par le président américain Donald Trump.

Mais l’Union européenne, gigantesque et appétissant marché, n’a pas de ligne politique claire face à Pékin et certains pays ont déjà commencé à céder aux sirènes chinoises.
Depuis plusieurs années déjà, Pékin travaille au corps les pays d’Europe centrale, dans le cadre du format 16+1. La Chine a aussi investi dans plusieurs actifs stratégiques de pays membres, comme le port du Pirée en Grèce, ou le fournisseur historique d’électricité portugais.

La Chine a « un projet politique de fracturation de l’Union européenne », a dénoncé lundi la tête de liste écologiste française aux élections européennes, Yannick Jadot. « La Chine ne parle jamais à l’Union européenne », mais « aux dirigeants européens » individuellement, « et elle achète systématiquement la complaisance des dirigeants européens ».

tique de fracturation de l’Union européenne », a dénoncé lundi la tête de liste écologiste française aux élections européennes, Yannick Jadot. « La Chine ne parle jamais à l’Union européenne », mais « aux dirigeants européens » individuellement, « et elle achète systématiquement la complaisance des dirigeants européens ».

« Rival »

Pékin continue de monter en puissance et vient de faire adhérer un pays fondateur de l’Union, l’Italie, à son projet d’infrastructures maritimes et terrestres des « nouvelles routes de la soie ». Le gouvernement italien a signé vendredi des accords qui prévoient par exemple des investissements chinois dans les ports de Gênes et Trieste.

« Dans un monde avec des géants comme la Chine, la Russie ou nos partenaires comme les Etats-Unis, nous ne pouvons survivre que si nous sommes unis en tant qu’Union européenne », a prévenu le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas dans le journal dominical Welt am Sonntag, mettant en garde « certains pays » qui penseraient « faire de bonnes affaires avec les Chinois » mais qui deviendront « dépendants ».
Emmanuel Macron avait appelé jeudi à « une prise de conscience et la défense d’une souveraineté européenne » face à Pékin.

Mais le président français veut parallèlement cultiver des liens étroits avec la Chine, où il entend se rendre une fois par an. Il a choyé dimanche son homologue au cours d’un dîner privé sur la Riviera.

Emmanuel Macron entend notamment faire de Pékin un allié dans la lutte contre le réchauffement et dans la culture, avec la confirmation de l’ouverture d’un Centre Pompidou d’art contemporain à Shanghai en novembre.

Outre l’aéronautique, Paris attend des avancées sur le plan agricole avec la levée de l’embargo sur la volaille après celui sur la viande de boeuf l’an dernier.

A l’occasion de cette visite, une vaste zone de sécurité a été instaurée dans le secteur de l’Elysée, au lendemain du rassemblement d’un millier de manifestants pro-tibétains réclamant une reprise du dialogue entre le Dalaï Lama et Xi Jinping. Trois autres rassemblements d’opposants sont prévus à Paris lundi.

Source: La Nouvelle République


Le plan de 100 ans de la Chine pour devenir la superpuissance mondiale


… Et, devinez quoi, ils sont plus qu’à mi-chemin.

« Certains ennemis peuvent être ignorés, d’autres doivent être détruits. »

Anonyme

« Chaque communiste doit comprendre la vérité.  Le pouvoir politique naît du canon d’une arme à feu. »

Mao Zedong, Problèmes de guerre et de stratégie (6 novembre 1938), œuvres choisies, vol. II, page 224

« Le camarade Mao, qu’il franchisse « une mer de vagues déferlantes » ou escaladait « un col de montagne imprenable comme du fer », a toujours suivi son cours sans faille, donnant ainsi un brillant exemple au Parti Communiste Chinois. »

Le président de la République Populaire de Chine, Xi Jinping

L’Amérique a de sérieux ennemis.  Un est la Chine, l’autre est l’Islam et les Américains ont besoin d’en savoir plus sur les deux.  La Chine a pour stratégie secrète de remplacer les États-Unis en tant que superpuissance mondiale et le réalisera pleinement d’ici à 2049, année de son 100e anniversaire de fondation.

Cet article fait partie d’une série sur l’éducation de la population à la menace que représente la Chine depuis 70 ans.  La survie même de notre République est menacée par l’influence du communisme à l’intérieur de notre pays.

Dans un récent article d’opinion publié dans Fox News et intitulé : « Tout le monde accepte enfin que la Chine ne puisse pas conquérir le monde », je me suis dit : « Eh bien, qu’est-ce qui a finalement donné à Fox son premier indice ? »  Xi Jinping a exposé sa vision élargie du rôle de la Chine dans l’économie mondiale, l’initiative « Ceinture et Route », destinée à encercler le monde des tentacules dorés de Pékin ; En même temps que ses revendications territoriales expansives, il a fait rapidement comprendre aux cœurs du parti fidèle d’accélérer.

Xi a demandé au reste du monde de repenser la sagesse de donner à la Chine les clés de la voiture mondiale.  Les milliards de dollars qu’elles ont amassés grâce au commerce américain leur ont permis d’acheter et de s’approprier le monde, et le Dragon a renforcé sa puissance militaire.  Ils disposent maintenant du deuxième budget le plus important au monde pour la défense.

La Chine continentale est la République Populaire de Chine (RPC), dirigée par les communistes.  La République de Chine (ROC) est la minuscule île de Taïwan située au large de la Chine continentale.  Tous deux se reconnaissent comme le parti au pouvoir en Chine.

La différence idéologique est qu’aujourd’hui l’un est résolument capitaliste et l’autre communiste.  Taïwan souhaite rester indépendant, mais, le président chinois Xi Jinping a renforcé la pression sur Taïwan.  Pékin, la capitale de la Chine continentale, a cherché à isoler diplomatiquement Taipei, la capitale de Taïwan.

Vous trouverez ci-dessous un aperçu de l’histoire de la Chine, des anciennes dynasties au communisme, et des efforts de la Chine continentale pour se moderniser et devenir la superpuissance mondiale d’ici 2049.

Des dynasties au communisme

Lorsque la dernière dynastie chinoise, la dynastie Qing, tomba en 1911-1912, elle marqua la fin de la longue histoire impériale de la nation.  La dynastie Qing s’est effondrée au cours de la seconde moitié du 19ième siècle et du début du 20ième siècle en raison d’une interaction complexe entre des facteurs internes et externes.

Les débuts officiels du Parti Communiste Chinois ont commencé avec le 1er Congrès tenu à Shanghai et à Jiaxing en juillet 1921.  Le communiste Mao Zedong était présent au premier congrès en tant qu’un des deux délégués d’un groupe communiste du Hunan.

Le Kuomintang (KMT) est le parti politique chinois qui a dirigé la Chine continentale de 1927 à 1948, puis, s’est installé à Taïwan après la guerre civile. Le nom se traduit par « Parti Populaire National de Chine » et était historiquement appelé les nationalistes chinois.  Le parti a été fondé le 25 août 1912 par Sun Yat-sen.  Il s’est reformé le 10 octobre 1919, à nouveau dirigé par Sun Yat-sen, et est devenu le parti au pouvoir en Chine.

Après la mort de Sun, le parti fut dominé de 1927 à 1975 par Tchang Kaï-chek, qui dirigea la République de Chine de 1928 à 1975, d’abord en Chine continentale jusqu’en 1949, puis, à Taïwan jusqu’à sa mort.

Le 1er octobre 1949, le dirigeant communiste chinois Mao Zedong a déclaré la création de la République populaire de Chine (RPC).  L’annonce a mis fin à la coûteuse guerre civile à grande échelle entre le Parti Communiste Chinois (PCC) et le parti nationaliste KMT, qui a éclaté immédiatement après la Seconde Guerre Mondiale et qui avait été précédée d’un « conflit intermittent » entre les deux parties depuis le début du conflit dans les années 1920.  La création de la RPC achève également le long processus de bouleversement gouvernemental en Chine amorcé par la révolution chinoise de 1911.  La « chute » de la Chine continentale au communisme en 1949 a conduit les États-Unis à suspendre leurs relations diplomatiques avec la RPC pendant des décennies.

Chiang a été reconnu par la plus grande partie du monde comme le chef du gouvernement légitime de la Chine jusqu’en 1971, au cours de laquelle l’Organisation des Nations Unies ont adopté la résolution 2758 qui ne reconnaissait que la Chine communiste continentale en tant que représentation chinoise légitime auprès de l’ONU.  Bien que le KMT (parti politique de Chiang) ait perdu la guerre civile avec le Parti communiste chinois en 1949, le KMT a pris le contrôle de Taïwan et reste un parti politique majeur de la République de Chine.

À Taïwan, le parti de Chiang a lentement renoncé à son caractère collectiviste, bien que la planification et le contrôle de l’État demeurent.  Heureusement pour Taïwan, le gouvernement a autorisé le fonctionnement relativement libre des petites entreprises qui ont permis leur succès économique.

Aujourd’hui, Taïwan est dirigée par leur première femme présidente, Tsai Ing-wen.

Président Richard M. Nixon

Après des années d’isolement diplomatique, la visite du Président Nixon en 1972 en Chine a constitué une ouverture stratégique et diplomatique qui a marqué le point culminant de la reprise par l’administration Nixon de relations harmonieuses entre les deux pays.  Lorsque les communistes ont pris le pouvoir en Chine continentale en 1949 et ont exilé les nationalistes sur l’île de Taïwan, les États-Unis se sont alliés à la République de Chine et l’ont reconnue comme le seul gouvernement de la Chine, et non la Chine communiste continentale.

Avant son élection à la présidence en 1968, l’ancien vice-président Richard Nixon a laissé entendre qu’il fallait nouer de nouvelles relations avec la République Populaire de Chine.  Au début de son premier mandat, Nixon, par l’intermédiaire de son conseiller à la sécurité nationale, Henry Kissinger, a envoyé de subtiles ouvertures laissant entrevoir des relations plus chaleureuses avec le gouvernement de la RPC.  Après une série de démarches de la part des deux pays, Kissinger a effectué des missions diplomatiques secrètes à Beijing en 1971, où il a rencontré le Premier Ministre Zhou Enlai.  Le 15 juillet 1971, le président a choqué le monde en annonçant à la télévision en direct qu’il se rendrait en République Populaire de Chine l’année suivante.

En 1972, le président américain Nixon s’est rendu en République Populaire de Chine (RPC) et a rencontré Mao Zedong, président du Comité central du parti communiste chinois, et Zhou Enlai, premier ministre de la RPC.  Les relations américano-chinoises ont été ouvertes.

Les États-Unis ont interdit le commerce avec la Chine jusqu’au début des années 1970.  Par la suite, le commerce a augmenté rapidement et, après la normalisation complète des relations diplomatiques et commerciales en 1979, les États-Unis sont devenus le deuxième importateur en importance de la Chine et, en 1986, le troisième partenaire de la Chine dans l’ensemble des échanges.  En 2018, notre énorme déficit commercial avec la Chine concernait principalement les secteurs de la technologie et de la fabrication.

Le grand bond en avant de Mao

La Chine communiste n’a aucun respect pour la vie.  Nous avons des communistes dans notre propre gouvernement fédéral, qui acceptent volontiers et encouragent le meurtre des enfants à naître, des nouveau-nés et des personnes âgées.  Mao Zedong, père de la révolution communiste chinoise, a tué beaucoup plus que Staline et Lénine.  La fameuse expérience d’ingénierie sociale de Mao, le Grand Bond en avant (pour la modernisation et la fabrication) a été la campagne qui a causé la mort de millions de personnes et a catapulté Mao Zedong dans la grande ligue des meurtres du 20ième siècle.

Dans le but de moderniser le pays et d’encourager la réforme agraire amorcée avec la formation de la République Populaire de Chine, le président Mao a lancé le mouvement menant au « Grand bond en avant ».  De plus en plus de personnes ont été détournées des champs vers les fours de leurs cours-arrières afin de réaliser le rêve de Mao d’être le plus important fournisseur d’acier au monde.  C’était une industrialisation rapide et une collectivisation des terres.

Le programme de Mao n’était pas seulement une tentative d’augmenter la présence chinoise dans le secteur manufacturier, mais aussi, de renforcer les idéaux communistes.  Les agriculteurs n’avaient aucune expérience de la production en usine et leurs qualités étaient si mauvaises qu’elles échouaient. Les cultures ont pourri dans les champs, car il n’y avait plus personne pour les récolter.  Les résultats ont été désastreux.

En fin de compte, en raison d’une combinaison de politiques économiques préjudiciables et de conditions météorologiques défavorables, environ 20 à 48 millions de personnes sont mortes de faim en Chine.

Deng Xiaoping

Après la mort de Mao, le dirigeant communiste Deng Xiaoping a dirigé la Chine continentale de la fin des années 1970 jusqu’en 1997.  Il était la figure la plus puissante de la République Populaire de Chine jusqu’à sa mort, en 1997.

Deng a restauré la stabilité intérieure et la croissance économique de la Chine après les désastreux excès de la révolution culturelle lancée par Mao Zedong. Son objectif déclaré était de préserver le communisme chinois en éliminant les restes d’éléments capitalistes et traditionnels de la société chinoise.

Sous sa direction, la Chine a acquis une économie en croissance rapide, un niveau de vie élevé, des libertés personnelles et culturelles considérablement élargies et des liens grandissants avec l’économie mondiale.  Deng a également laissé en place un gouvernement légèrement autoritaire qui est resté attaché au régime du parti unique du Parti Communiste chinois (PCC) même s’il s’appuyait sur des mécanismes de marché libre pour transformer la Chine en un pays développé.

Cependant, en mai 1989, exactement 70 ans après le mouvement du 4 mai, des millions de jeunes étudiants chinois se sont rassemblés à Beijing pour réclamer plus de démocratie et moins de répression, exactement ce que Deng Xiaoping avait préconisé.  Les étudiants étaient sensibles aux réformes de Deng, mais, les partisans durs de Deng exagéraient la menace posée par les étudiants.

Le 4 juin, les troupes et la police de sécurité chinoises ont pris d’assaut la place Tiananmen, tirant sans discernement sur la foule des manifestants.  Des milliers d’étudiants ont été tués et des dizaines de milliers ont été arrêtés.  La place Tiananmen n’aurait jamais dû se passer sous Deng Xiaoping.  Le communisme extrémiste a été restauré.

En 2012, Xi Jinping est devenu président de la Chine, ouvrant ainsi une ère d’affirmation de soi et d’autoritarisme, tout en consolidant la position de la Chine en tant que superpuissance qui, en 2049, dépassera l’Amérique en tant que leader mondial.

Le Marathon de Cent Années, de Michael Pillsbury, membre du Conseil des Relations Étrangères, vaut la peine d’être lu.  Vous pouvez y accéder via ce site. Faites défiler la liste jusqu’aux « États en guerre » et lisez les neuf principaux éléments de la stratégie chinoise qui constituent la base du marathon de cent ans de la Chine.

Conclusion

Le général Douglas MacArthur a déclaré : « Je suis préoccupé par la sécurité de notre grande nation ; Pas tellement à cause d’une menace extérieure, mais, à cause des forces insidieuses qui travaillent de l’intérieur. »  Il avait raison… les dangers au sein de notre gouvernement sont réels.

Staline considérait le président Mao comme un partenaire junior.  Il a même fait pression sur Mao pour qu’il aide la Corée du Nord communiste pendant la guerre de Corée.  La bataille du réservoir de Chosin a opposé 15,000 soldats terrestres alliées à 120,000 fantassins chinois.  Les soldats américains sont morts par milliers.

Les dix divisions chinoises, ainsi que les forces nord-coréennes, étaient en mission : Éliminer les marines, l’armée et tous les alliés.  MacArthur a ensuite demandé la permission de bombarder des bases de la Chine communiste au nord de Yalu et d’utiliser les forces nationalistes chinoises de Taïwan contre la République Populaire de Chine.  Craignant un élargissement de la guerre et une éventuelle entrée de l’Union Soviétique, Truman a catégoriquement refusé ces demandes.

La Chine est en train de façonner le monde sous un parapluie chinois et elle fera tout pour que cela se produise.  Ils recherchent la domination mondiale, alors que de nombreux responsables américains et universitaires chinois naïfs sont aveugles aux « véritables intentions » de la Chine.

MacArthur avait raison, et maintenant le Dragon est devenu un ennemi bien plus redoutable, un ennemi qui prend le contrôle mondial et réussira d’ici 2049 à moins que les Américains ne prennent conscience des projets internationaux de la Chine.

Source: News With Views

Traduit par PLEINSFEUX.ORG

 

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